生まれいずる悩み
l'Angoisse de Naître
有島武郎
Arishima Takeo
1918
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小さき者へ・生まれいずる悩み
「生まれいずる悩み」は、青年「私」が北海道の農場で再会したかつての少年「木本」との出会いを通して、自然と人間の生き様、芸術と現実の対峙を描いた作品です。木本は、かつて才能を感じさせた絵を描きながら、故郷の岩内に戻り、漁師として過酷な労働に明け暮れていました。彼は、厳しい現実の中でも、心の奥底に秘めた芸術への情熱を捨てずに、風景画を描いていました。一方、文学者として生きる道を選んだ「私」は、木本の生き様に感銘を受け、自分自身の生き方を見つめ直すことになるのです。
目次
私は自分の仕事を神聖なものにしようとしていた。ねじ曲がろうとする自分の心をひっぱたいて、できるだけ伸び伸びしたまっすぐな明るい世界に出て、そこに自分の芸術の宮殿を築き上げようともがいていた。それは私にとってどれほど喜ばしい事だったろう。と同時にどれほど苦しい事だったろう。私の心の奥底には確かに――すべての人の心の奥底にあるのと同様な――火が燃えてはいたけれども、その火を燻らそうとする塵芥の堆積はまたひどいものだった。かきのけてもかきのけても容易に火の燃え立って来ないような瞬間には私はみじめだった。私は、机の向こうに開かれた窓から、冬が来て雪にうずもれて行く一面の畑を見渡しながら、滞りがちな筆をしかりつけしかりつけ運ばそうとしていた。
寒い。原稿紙の手ざわりは氷のようだった。
陽はずんずん暮れて行くのだった。灰色からねずみ色に、ねずみ色から墨色にぼかされた大きな紙を目の前にかけて、上から下へと一気に視線を落として行く時に感ずるような速さで、昼の光は夜の闇に変わって行こうとしていた。午後になったと思うまもなく、どんどん暮れかかる北海道の冬を知らないものには、日がいち早く蝕まれるこの気味悪いさびしさは想像がつくまい。ニセコアンの丘陵の裂け目からまっしぐらにこの高原の畑地を目がけて吹きおろして来る風は、割合に粒の大きい軽やかな初冬の雪片をあおり立てあおり立て横ざまに舞い飛ばした。雪片は暮れ残った光の迷子のように、ちかちかした印象を見る人の目に与えながら、いたずら者らしくさんざん飛び回った元気にも似ず、降りたまった積雪の上に落ちるや否や、寒い薄紫の死を死んでしまう。ただ窓に来てあたる雪片だけがさらさらさらさらとささやかに音を立てるばかりで、他のすべてのやつらは残らず唖だ。快活らしい白い唖の群れの舞踏――それは見る人を涙ぐませる。
私はさびしさのあまり筆をとめて窓の外をながめてみた。そして君の事を思った。
Je cherchais à sanctifier mon travail. Je donnais des gifles à mon cœur lorsqu'il menaçait de se tordre et m'efforçait d'émerger dans un monde droit, libre et lumineux pour y ériger le palais de mon art. Quelle joie c'était pour moi ! Et dans le même temps, quelle souffrance ! Il y avait bien, au plus profond de mon cœur – comme dans le cœur de tout un chacun – une flamme qui brûlait, mais l'amoncellement de poussière qui tentait de l'étouffer était terrible. Dans ces moments où, malgré mes efforts pour dégager ce feu, il refusait de s’élever, j'étais misérable. Face à la fenêtre ouverte derrière mon bureau, contemplant les champs ensevelis sous la neige à l'approche de l'hiver, je rudoyais ma plume récalcitrante pour la faire avancer.
Il faisait froid. Le papier sous mes doigts avait la froideur de la glace.
Le soleil déclinait rapidement. Tel un immense papier teinté de gris cendre, puis de girs souris, puis de noir d'encre, sur lequel le regard glisserait d'un bout à l'autre, la lumière du jour cédait à l'obscurité nocturne. Pour qui ne connaît pas les hivers de Hokkaido, où l'après-midi à peine entamée bascule déjà vers le crépuscule, cette étrange et inquiétante solitude d'un jour trop vite dévoré reste inconcevable. Le vent qui dévalait des collines de Nisekoan pour s'abattre sur les champs de ce plateau soulevait en rafales les larges flocons légers de ce début d'hiver et les faisait virevolter en tous sens. Tels des enfants égarés dans les dernières lueurs du jour, ils étincelaient devant les yeux avant de mourir, une fois tombés, d'une mort froide et mauve – malgré leur apparente exubérance. Seuls ceux qui venaient frapper la fenêtre crépitaient doucement, sara sara, sara sara, comme un chuchotement ; les autres restaient muets. Une danse de muets blancs en apparence joyeux – à faire pleurer.
Submergé par la solitude, je posai ma plume pour regarder par la fenêtre. Et je pensai à toi.
私が君に始めて会ったのは、私がまだ札幌に住んでいるころだった。私の借りた家は札幌の町はずれを流れる豊平川という川の右岸にあった。その家は堤の下の一町歩ほどもある大きなりんご園の中に建ててあった。
そこにある日の午後君は尋ねて来たのだった。君は少しふきげんそうな、口の重い、癇で背たけが伸び切らないといったような少年だった。きたない中学校の制服の立て襟のホックをうるさそうにはずしたままにしていた、それが妙な事にはことにはっきりと私の記憶に残っている。
君は座につくとぶっきらぼうに自分のかいた絵を見てもらいたいと言い出した。君は片手ではかかえ切れないほど油絵や水彩画を持ちこんで来ていた。君は自分自身を平気で虐げる人のように、ふろしき包みの中から乱暴に幾枚かの絵を引き抜いて私の前に置いた。そしてじっと探るように私の顔を見つめた。明らさまに言うと、その時私は君をいやに高慢ちきな若者だと思った。そして君のほうには顔も向けないで、よんどころなくさし出された絵を取り上げて見た。
私は一目見て驚かずにはいられなかった。少しの修練も経てはいないし幼稚な技巧ではあったけれども、その中には不思議に力がこもっていてそれがすぐ私を襲ったからだ。私は画面から目を放してもう一度君を見直さないではいられなくなった。で、そうした。その時、君は不安らしいそのくせ意地っぱりな目つきをして、やはり私を見続けていた。
La première fois que je t’ai rencontré, je vivais encore à Sapporo. La maison que je louais se trouvait sur la rive droite de la rivière Toyohira, en périphérie de la ville. Elle était bâtie au milieu d’un vaste verger de pommiers qui s’étendait sur près d’un hectare en contrebas de la digue.
Un après-midi, tu es venu me rendre visite. Tu étais un adolescent renfrogné, peu loquace, comme si une nervosité latente t’avait empêché de grandir pleinement. Je me souviens avec une étrange netteté de l’agrafe de ton col d’uniforme scolaire, décrochée avec une négligence agacée.
À peine assis, tu as annoncé abruptement que tu voulais me montrer tes peintures. Tu avais apporté tant de toiles à l’huile et d’aquarelles qu’une seule main ne suffisait pas à les porter. Comme quelqu’un qui se maltraite sans remords, tu as arraché quelques-unes d’entre elles de ton ballot de tissu pour les poser devant moi, puis tu as fixé mon visage avec un regard scrutateur. Pour être franc, je t’ai trouvé sur le moment insupportablement arrogant. Détournant les yeux, j’ai saisi les toiles que tu m’avais tendues à contrecœur.
Dès le premier coup d’œil, je n’ai pu cacher ma surprise. Bien que dépourvues de toute formation académique et témoignant d’une technique encore enfantine, elles dégageaient une force étrange qui m’a immédiatement saisi. J’ai dû détacher mes yeux de la toile pour te regarder à nouveau. Et c’est ce que j’ai fait. À ce moment-là, tu me fixais toujours, avec des yeux à la fois anxieux et obstinés.
「どうでしょう。それなんかはくだらない出来だけれども」
そう君はいかにも自分の仕事を軽蔑するように言った。もう一度明らさまに言うが、私は一方で君の絵に喜ばしい驚きを感じながらも、いかにも思いあがったような君の物腰には一種の反感を覚えて、ちょっと皮肉でも言ってみたくなった。「くだらない出来がこれほどなら、会心の作というのはたいしたものでしょうね」とかなんとか。
しかし私は幸いにもとっさにそんな言葉で自分を穢すことをのがれたのだった。それは私の心が美しかったからではない。君の絵がなんといっても君自身に対する私の反感に打ち勝って私に迫っていたからだ。
君がその時持って来た絵の中で今でも私の心の底にまざまざと残っている一枚がある。それは八号の風景にかかれたもので、軽川あたりの泥炭地を写したと覚しい晩秋の風景画だった。荒涼と見渡す限りに連なった地平線の低い葦原を一面におおうた霙雲のすきまから午後の日がかすかに漏れて、それが、草の中からたった二本ひょろひょろと生い伸びた白樺の白い樹皮を力弱く照らしていた。単色を含んで来た筆の穂が不器用に画布にたたきつけられて、そのままけし飛んだような手荒な筆触で、自然の中には決して存在しないと言われる純白の色さえ他の色と練り合わされずに、そのままべとりとなすり付けてあったりしたが、それでもじっと見ていると、そこには作者の鋭敏な色感が存分にうかがわれた。そればかりか、その絵が与える全体の効果にもしっかりとまとまった気分が行き渡っていた。悒鬱――十六七の少年には哺めそうもない重い悒鬱を、見る者はすぐ感ずる事ができた。
« Alors ? Celui-là n’est pas fameux, mais bon… »
Tu as prononcé ces mots comme si tu méprisais ton propre travail. Encore une fois, pour être franc, tout en éprouvant une joie étonnée devant tes peintures, ton attitude suffisante a éveillé en moi une certaine irritation, au point que j’ai eu envie de te lancer une pique. « Si cela n'est pas "fameux", alors vos chefs-d’œuvre doivent être impressionnants », ou quelque chose du genre.
Mais heureusement, j’ai échappé de justesse à la tentation de me salir avec de telles paroles. Ce n’était pas par pureté d’âme — c’est simplement que tes toiles, malgré tout, avaient vaincu mon antipathie envers toi et m’avaient saisi.
Parmi les peintures que tu as apportées ce jour-là, il en est une qui reste gravée dans ma mémoire avec une vivacité intacte. C’était un paysage d’automne tardif, probablement une tourbière près de la rivière Karu, peint sur une toile de taille moyenne (happō). Sous un ciel bas strié de nuages glacés, la lumière pâle de l'après-midi filtrait à travers les brumes, caressant faiblement l’écorce blanche de deux bouleaux chétifs émergeant des herbes. Les coups de pinceau, maladroits et violents, semblaient avoir été jetés sur la toile sans retenue, avec des touches si brutales que même le blanc pur—une couleur que l’on dit inexistante dans la nature—était étalé en aplats épais, sans mélange. Pourtant, à force de contemplation, on y discernait la sensibilité chromatique aiguë de l’artiste. Plus encore, l’ensemble dégageait une atmosphère cohérente et pénétrante. Une mélancolie—une mélancolie pesante, improbable pour un garçon de seize ou dix-sept ans—qu'on ressentait aussitôt.
「たいへんいいじゃありませんか」
絵に対して素直になった私の心は、私にこう言わさないではおかなかった。
それを聞くと君は心持ち顔を赤くした――と私は思った。すぐ次の瞬間に来ると、君はしかし私を疑うような、自分を冷笑うような冷ややかな表情をして、しばらくの間私と絵とを等分に見くらべていたが、ふいと庭のほうへ顔をそむけてしまった。それは人をばかにした仕打ちとも思えば思われない事はなかった。二人は気まずく黙りこくってしまった。私は所在なさに黙ったまま絵をながめつづけていた。
「そいつはどこん所が悪いんです」
突然また君の無愛想な声がした。私は今までの妙にちぐはぐになった気分から、ちょっと自分の意見をずばずばと言い出す気にはなれないでいた。しかし改めて君の顔を見ると、言わさないじゃおかないぞといったような真剣さが現われていた。少しでもまに合わせを言おうものなら軽蔑してやるぞといったような鋭さが見えた。よし、それじゃ存分に言ってやろうと私もとうとうほんとうに腰をすえてかかるようにされていた。
« C’est très bien », a murmuré, malgré moi, ma sincérité.
À ces mots, ton visage s’est légèrement coloré—du moins, c’est ce qu’il m’a semblé. Mais l’instant d’après, tu as adopté une expression froide, comme si tu te méfiais de moi ou te moquais de toi-même, et tu as porté ton regard tour à tour sur la toile et sur moi avant de te détourner brusquement vers le jardin. On aurait pu croire à un geste de mépris. Le silence s’installa entre nous. Gênés, nous sommes restés ainsi sans rien dire. Pour combler le vide, j’ai continué à contempler tes peintures en silence.
« Qu’est-ce qui ne va pas, avec celui-là ? »
Ta voix abrupte a de nouveau rompu le silence. Troublé par l’étrange dissonance de l’instant, je n’avais pas vraiment envie d’exprimer mon opinion crûment. Mais en levant les yeux vers toi, j’ai vu une détermination sans équivoque dans ton regard : tu exigeais une réponse. On y lisait même une pointe d’acuité, comme si tu m’aurais méprisé pour la moindre esquive. « Très bien, puisque c’est comme ça… » Je décidai alors de m’asseoir véritablement et de parler sérieusement.
その時私が口に任せてどんな生意気を言ったかは幸いな事に今はおおかた忘れてしまっている。しかしとにかく悪口としては技巧が非常にあぶなっかしい事、自然の見方が不親切な事、モティヴが耽情的過ぎる事などをならべたに違いない。君は黙ったまままじまじと目を光らせながら、私の言う事を聞いていた。私が言いたい事だけをあけすけに言ってしまうと、君はしばらく黙りつづけていたが、やがて口のすみだけに始めて笑いらしいものを漏らした。それがまた普通の微笑とも皮肉な痙攣とも思いなされた。
それから二人はまた二十分ほど黙ったままで向かい合ってすわりつづけた。
「じゃまた持って来ますから見てください。今度はもっといいものをかいて来ます」
その沈黙のあとで、君が腰を浮かせながら言ったこれだけの言葉はまた僕を驚かせた。まるで別な、初な、素直な子供でもいったような無邪気な明るい声だったから。
不思議なものは人の心の働きだ。この声一つだった。この声一つが君と私とを堅く結びつけてしまったのだった。私は結局君をいろいろに邪推した事を悔いながらやさしく尋ねた。
Heureusement, j’ai aujourd’hui oublié la plupart des impertinences que j’ai débitées alors. Mais je dois t’avoir reproché la fragilité de ta technique, ton manque d’empathie envers la nature, ou encore le sentimentalisme excessif de tes motifs. Tu m’as écouté sans mot dire, les yeux brillants d’attention. Quand j’ai eu fini, le silence s’est prolongé avant qu’un petit sourire, le premier, n’effleure le coin de tes lèvres— un sourire ambigu, difficile à dire s’il était sincère ou ironique.
Puis nous sommes restés assis face à face, sans parler, pendant vingt bonnes minutes.
« Je reviendrai. Avec de meilleures toiles. »
Après ce long silence, ces mots que tu as prononcés tandis que tu te levais m’ont une fois de plus surpris. Ta voix était soudain devenue claire, innocente, comme celle d’un enfant différent—sincère et neuf.
Ce qu’il y a de plus mystérieux, c’est le fonctionnement du cœur humain. Tout tenait à cette voix. Cette seule voix avait scellé entre nous un lien indéfectible. Rongé par le remords d’avoir mal jugé ce garçon, je lui ai posé une question avec douceur :
「君は学校はどこです」
「東京です」
「東京? それじゃもう始まっているんじゃないか」
「ええ」
「なぜ帰らないんです」
「どうしても落第点しか取れない学科があるんでいやになったんです。‥‥それから少し都合もあって」
「君は絵をやる気なんですか」
「やれるでしょうか」
そう言った時、君はまた前と同様な強情らしい、人に迫るような顔つきになった。
私もそれに対してなんと答えようもなかった。専門家でもない私が、五六枚の絵を見ただけで、その少年の未来の運命全体をどうして大胆にも決定的に言い切る事ができよう。少年の思い入ったような態度を見るにつけ、私にはすべてが恐ろしかった。私は黙っていた。
「僕はそのうち郷里に――郷里は岩内です――帰ります。岩内のそばに硫黄を掘り出している所があるんです。その景色を僕は夢にまで見ます。その絵を作り上げて送りますから見てください。……絵が好きなんだけれども、下手だからだめです」
私の答えないのを見て、君は自分をたしなめるように堅いさびしい調子でこう言った。そして私の目の前に取り出した何枚かの作品をめちゃくちゃにふろしきに包みこんで帰って行ってしまった。
« Dans quelle école es-tu inscrit ? »
« À Tokyo. »
« Tokyo ? Mais les cours ont déjà dû reprendre, non ? »
« Oui. »
« Alors pourquoi n’y es-tu pas ? »
« Je ne supporte plus d’avoir des notes désastreuses dans certaines matières… Et puis, il y a d’autres raisons. »
« Tu veux faire de la peinture, c’est ça ? »
« Est-ce que j’en suis capable ? »
En prononçant ces mots, ton visage a retrouvé cette même expression obstinée, presque provocante, comme si tu défiais le monde.
Je n’ai su quoi répondre. Comment moi, qui ne suis pas un expert, aurais-je pu, après avoir vu cinq ou six toiles, me permettre de prédire le destin entier de ce jeune homme ? Face à ta détermination presque farouche, tout me terrifiait. Je suis resté silencieux.
« Je vais bientôt rentrer chez moi — mon pays natal est Iwanai. Il y a une mine de soufre près de là. J’en rêve la nuit. Je peindrai ce paysage et vous l’enverrai… J’adore la peinture, mais je suis trop mauvais. »
Voyant que je ne répondais pas, tu as prononcé ces mots d’une voix dure, comme si tu te réprimandais toi-même. Puis, après avoir enfoui tes œuvres dans le tissu avec une précipitation désordonnée, tu es parti.
君を木戸の所まで送り出してから、私はひとりで手広いりんご畑の中を歩きまわった。りんごの枝は熟した果実でたわわになっていた。ある木などは葉がすっかり散り尽くして、赤々とした果実だけが真裸で累々と日にさらされていた。それは快く空の晴れ渡った小春びよりの一日だった。私の庭下駄に踏まれた落ち葉はかわいた音をたてて微塵に押しひしゃがれた。豊満のさびしさというようなものが空気の中にしんみりと漂っていた。ちょうどそのころは、私も生活のある一つの岐路に立って疑い迷っていた時だった。私は冬を目の前に控えた自然の前に幾度も知らず知らず棒立ちになって、君の事と自分の事とをまぜこぜに考えた。
とにかく君は妙に力強い印象を私に残して、私から姿を消してしまったのだ。
その後君からは一度か二度問い合わせか何かの手紙が来たきりでぱったり消息が途絶えてしまった。岩内から来たという人などに邂うと、私はよくその港にこういう名前の青年はいないか、その人を知らないかなぞと尋ねてみたが、さらに手がかりは得られなかった。硫黄採掘場の風景画もとうとう私の手もとには届いて来なかった。
こうして二年三年と月日がたった。そしてどうかした拍子に君の事を思い出すと、私は人生の旅路のさびしさを味わった。一度とにかく顔を合わせて、ある程度まで心を触れ合ったどうしが、いったん別れたが最後、同じこの地球の上に呼吸しながら、未来永劫またと邂逅わない……それはなんという不思議な、さびしい、恐ろしい事だ。人とは言うまい、犬とでも、花とでも、塵とでもだ。孤独に親しみやすいくせにどこか殉情的で人なつっこい私の心は、どうかした拍子に、このやむを得ない人間の運命をしみじみと感じて深い悒鬱に襲われる。君も多くの人の中で私にそんな心持ちを起こさせる一人だった。
Après t’avoir raccompagné jusqu’au portail, j’ai erré seul parmi les pommiers. Les branches ployaient sous le poids des fruits mûrs. Certains arbres, déjà dépouillés de leurs feuilles, étalaient leurs pommes rouges, nues sous le soleil. C’était une de ces douces journées d’arrière-saison où le ciel est d’un bleu immaculé. Les feuilles mortes écrasées sous mes geta craquaient en poussière sèche. Une mélancolie voluptueuse flottait dans l’air. À cette époque, j’étais moi-même à un carrefour de ma vie, hésitant, doutant. Bien des fois, devant cette nature qui se préparait à l’hiver, je me suis retrouvé figé sans m’en rendre compte, mêlant dans mes pensées ton sort au mien.
Bref, tu as disparu en me laissant une impression étrangement tenace.
Par la suite, j’ai reçu une ou deux lettres de toi, puis plus rien. Lorsque je rencontrais quelqu’un venant d’Iwanai, je m’informais : « Connaissez-vous un jeune homme de ce nom ? » Mais je n’ai jamais obtenu le moindre indice. Le tableau de la mine de soufre n’est jamais arrivé entre mes mains.
Deux, puis trois années passèrent. Et lorsque, par hasard, ton souvenir me revenait, je goûtais à l’amertume des chemins de la vie. Deux êtres qui se sont rencontrés une fois, dont les cœurs ont vibré à l’unisson, puis se sont séparés pour ne plus jamais se croiser sur cette même terre, bien qu’y respirant le même air… Quelle chose mystérieuse, mélancolique, et terrifiante ! Pas seulement avec les humains — avec un chien, une fleur, un grain de poussière aussi. Mon âme, à la fois encline à la solitude et secrètement sentimentale, se noie parfois dans une profonde tristesse face à cette implacable destinée humaine. Tu as été l’un de ceux qui ont éveillé ce sentiment en moi.
しかも浅はかな私ら人間は猿と同様に物忘れする。四年五年という歳月は君の記憶を私の心からきれいにぬぐい取ってしまおうとしていたのだ。君はだんだん私の意識の閾を踏み越えて、潜在意識の奥底に隠れてしまおうとしていたのだ。
この短からぬ時間は私の身の上にも私相当の変化をひき起こしていた。私は足かけ八年住み慣れた札幌――ごく手短に言っても、そこで私の上にもいろいろな出来事がわき上がった。妻も迎えた。三人の子の父ともなった。長い間の信仰から離れて教会とも縁を切った。それまでやっていた仕事にだんだん失望を感じ始めた。新しい生活の芽が周囲の拒絶をも無みして、そろそろと芽ぐみかけていた。私の目の前の生活の道にはおぼろげながら気味悪い不幸の雲がおおいかかろうとしていた。私は始終私自身の力を信じていいのか疑わねばならぬかの二筋道に迷いぬいた――を去って、私には物足らない都会生活が始まった。そして、目にあまる不幸がつぎつぎに足もとからまくし上がるのを手をこまねいてじっとながめねばならなかった。心の中に起こったそんな危機の中で、私は捨て身になって、見も知らぬ新しい世界に乗り出す事を余儀なくされた。それは文学者としての生活だった。私は今度こそは全くひとりで歩かねばならぬと決心の臍を堅めた。またこの道に踏み込んだ以上は、できてもできなくても人類の意志と取り組む覚悟をしなければならなかった。私は始終自分の力量に疑いを感じ通しながら原稿紙に臨んだ。人々が寝入って後、草も木も寝入って後、ひとり目ざめてしんとした夜の寂寞の中に、万年筆のペン先が紙にきしり込む音だけを聞きながら、私は神がかりのように夢中になって筆を運ばしている事もあった。私の周囲には亡霊のような魂がひしめいて、紙の中に生まれ出ようと苦しみあせっているのをはっきりと感じた事もあった。そんな時気がついてみると、私の目は感激の涙に漂っていた。芸術におぼれたものでなくって、そういう時のエクスタシーをだれが味わい得よう。しかし私の心が痛ましく裂け乱れて、純一な気持ちがどこのすみにも見つけられない時のさびしさはまたなんと喩えようもない。その時私は全く一塊の物質に過ぎない。私にはなんにも残されない。私は自分の文学者である事を疑ってしまう。文学者が文学者である事を疑うほど、世に空虚なたよりないものがまたとあろうか。そういう時に彼は明らかに生命から見放されてしまっているのだ。こんな瞬間に限っていつでもきまったように私の念頭に浮かぶのは君のあの時の面影だった。自分を信じていいのか悪いのかを決しかねて、たくましい意志と冷刻な批評とが互いに衷に戦って、思わず知らずすべてのものに向かって敵意を含んだ君のあの面影だった。私は筆を捨てて椅子から立ち上がり、部屋の中を歩き回りながら、自分につぶやくように言った。
Pourtant, nous autres humains, tout comme les singes, avons la mémoire courte. Quatre ou cinq années ont failli effacer ton souvenir de mon cœur. Tu franchissais peu à peu le seuil de ma conscience pour t'enfouir dans les profondeurs de mon inconscient.
Ce long intervalle a aussi transformé ma vie. J’ai quitté Sapporo après y avoir vécu huit ans — pour résumer, bien des choses s’y étaient produites. Je m'étais marié. J’étais devenu père de trois enfants. J’avais rompu avec l’Église, mettant fin à une longue période de foi. Le travail que j’exerçais alors commençait à me décevoir. De nouvelles aspirations naissaient en moi, indifférent aux refus de mon entourage. Une nuée de malheurs obscurs menaçait de s’abattre sur mon chemin. Sans cesse tiraillé entre la confiance en moi et le doute, j’ai plongé dans une vie urbaine insatisfaisante, spectateur impuissant d’un désastre montant. Au cœur de cette crise, j’ai dû me jeter à corps perdu dans un monde inconnu : celui de la littérature. « Cette fois, je marcherai seul », me suis-je juré. Une fois engagé sur cette voie, il fallait accepter de lutter, victorieux ou non, contre la volonté même de l’humanité. Toujours en proie au doute quant à mes capacités, je faisais face au papier. Certaines nuits, lorsque tout dormait — hommes, herbes et arbres —, seul éveillé dans le silence, j’écrivais comme en transe, n’entendant que le grincement de ma plume sur le papier. Parfois, je sentais distinctement des âmes fantomatiques se presser autour de moi, luttant pour naître dans ces pages. Alors, je m’apercevais que mes yeux baignaient dans des larmes d’exaltation. Qui d’autre qu’un être éperdu d’art pourrait comprendre cette extase ? Mais lorsque mon cœur se déchire douloureusement, que plus aucune pureté ne subsiste, cette solitude-là est indicible. Alors, je ne suis plus qu’une masse inerte. Rien ne me reste. Je doute d’être un écrivain. Existe-t-il au monde quelque chose de plus vain qu’un écrivain qui doute de sa vocation ? C’est dans ces instants qu’il est visiblement abandonné par la vie. Et c’est précisément dans ces moments-là que ton visage d’alors me revient immanquablement : ce visage où se lisaient une indécision farouche, une bataille intérieure entre volonté tenace et autocritique impitoyable, cette hostilité involontaire envers tout ce qui t’entourait. Je pose alors ma plume, me lève, arpente la pièce et me murmure à moi-même…
「あの少年はどうなったろう。道を踏み迷わないでいてくれ。自分を誇大して取り返しのつかない死出の旅をしないでいてくれ。もし彼に独自の道を切り開いて行く天稟がないのなら、どうか正直な勤勉な凡人として一生を終わってくれ。もうこの苦しみはおれ一人だけでたくさんだ」
ところが去年の十月――と言えば、川岸の家で偶然君というものを知ってからちょうど十年目だ――のある日雨のしょぼしょぼと降っている午後に一封の小包が私の手もとに届いた。女中がそれを持って来た時、私は干し魚が送られたと思ったほど部屋の中が生臭くなった。包みの油紙は雨水と泥とでひどくよごれていて、差出人の名前がようやくの事で読めるくらいだったが、そこにしるされた姓名を私はだれともはっきり思い出すことができなかった。ともかくもと思って私はナイフでがんじょうな渋びきの麻糸を切りほごしにかかった。油紙を一皮めくるとその中にまた麻糸で堅く結わえた油紙の包みがあった。それをほごすとまた油紙で包んであった。ちょっと腹の立つほど念の入った包み方で、百合の根をはがすように一枚一枚むいて行くと、ようやく幾枚もの新聞紙の中から、手あかでよごれ切った手製のスケッチ帳が三冊、きりきりと棒のように巻き上げられたのが出て来た。私は小気味悪い魚のにおいを始終気にしながらその手帳を広げて見た。
それはどれも鉛筆で描かれたスケッチ帳だった。そしてどれにも山と樹木ばかりが描かれてあった。私は一目見ると、それが明らかに北海道の風景である事を知った。のみならず、それは明らかにほんとうの芸術家のみが見うる、そして描きうる深刻な自然の肖像画だった。
« Qu’est-il advenu de ce garçon ? Puisses-tu ne pas t’égarer en chemin. Ne te gonfle pas d’orgueil au point d’entreprendre un voyage vers la mort dont on ne revient pas. Si tu n’as pas le don d’ouvrir ta propre voie dans la vie, alors s’il te plaît, termine ton existence comme un honnête travailleur ordinaire. Que cette souffrance soit réservée à moi seul, c’est bien suffisant. »
Pourtant, en octobre dernier – dix ans exactement après que j’eus fait par hasard ta connaissance dans cette maison au bord de la rivière –, par un après-midi de pluie fine, un petit paquet me parvint. Quand la bonne me l’apporta, la forte odeur qui envahit la pièce me fit croire qu’on m’avait envoyé du poisson séché. Le papier huilé de l’emballage était souillé de pluie et de boue au point qu’on distinguait à peine le nom de l’expéditeur. Mais je ne parvenais pas à me souvenir clairement à qui correspondait ce nom. Quoi qu’il en soit, je pris un couteau et commençai à couper la solide ficelle de chanvre qui serrait le paquet. Sous la première couche de papier huilé se trouvait un autre paquet, également ficelé. Une fois celui-ci ouvert, il y avait encore une couche de papier huilé. Cet emballage méticuleux commençait à m’agacer. Comme lorsqu’on épluche un bulbe de lys, je dus retirer une à une les couches avant de découvrir enfin, entre plusieurs feuilles de journal, trois carnets de croquis artisanaux, salis par les traces de mains et enroulés en cylindres bien serrés. Tout en étant incommodé par cette persistante odeur de poisson, je les ouvris pour les examiner.
C’étaient des carnets de croquis au crayon. Et tous ne représentaient que des montagnes et des arbres. Dès le premier coup d’œil, je reconnus des paysages de Hokkaidō. Bien plus, ces dessins étaient à l’évidence de véritables portraits de la nature profonde, comme seul un véritable artiste peut la voir et la représenter.
「やっつけたな!」咄嗟に私は少年のままの君の面影を心いっぱいに描きながら下くちびるをかみしめた。そして思わずほほえんだ。白状するが、それがもし小説か戯曲であったら、その時の私の顔には微笑の代わりに苦い嫉妬の色が濃くみなぎっていたかもしれない。
その晩になって一封の手紙が君から届いて来た。やはり厚い画学紙にすり切れた筆で乱雑にこう走り書きがしてあった。
「北海道ハ秋モ晩クナリマシタ。野原ハ、毎日ノヨウニツメタイ風ガ吹イテイマス。
日ゴロ愛惜シタ樹木ヤ草花ナドガ、イツトハナク落葉シテシマッテイル。秋ハ人ノ心ニイイロナ事ヲ思ワセマス。
日ニヨリマストアタリノ山々ガ浮キアガッタカト思ワレルクライ空ガ美シイ時ガアリマス。シカシタイテイハ風トイッショニ雨ガバラバラヤッテ来テ道ヲ悪クシテイルノデス。
昨日スケッチ帳ヲ三冊送リマシタ。イツカあなたニ絵ヲ見テモライマシテカラ故郷デ貧乏漁夫デアル私ハ、毎日忙シイ仕事ト激シイ労働ニ追ワレテイルノデ、ツイコトシマデ絵ヲカイテミタカッタノデスガ、ツイカケナカッタノデス。
« Tu as réussi ! » me suis-je dit, mordant ma lèvre inférieure tout en évoquant ton visage tel qu’il était dans ton adolescent. Et je souris malgré moi. Pour être honnête, si cela avait été un roman ou une pièce de théâtre, mon visage aurait peut-être été envahi, à la place de ce sourire, par une vive expression de jalousie amère.
Ce soir-là, une lettre de toi arriva. Elle était griffonnée à la hâte, d’une écriture désordonnée, avec une brosse usée, sur une épaisse feuille de papier à dessin.
« L’automne est déjà bien avancé à Hokkaidō. Dans les champs, le vent souffle chaque jour avec une force oppressante.
Les arbres et les fleurs que j’ai chéris tout au long de l’année perdent leurs feuilles sans que l’on s’en aperçoive. L’automne fait naître bien des pensées dans le cœur des hommes.
Certains jours, les montagnes alentour semblent flotter dans le ciel, d’une beauté à couper le souffle. Mais le plus souvent, le vent s’accompagne d’une pluie battante qui rend les chemins impraticables.
Je vous ai envoyé hier trois carnets de croquis. Un jour, vous m’aviez dit vouloir voir mes dessins, mais moi, pauvre pêcheur de mon village natal, accablé chaque jour par un travail harassant, je n’ai jamais eu l’occasion d’essayer de dessiner. Je n’y suis jamais parvenu.
コトシノ七月カラ始メテ画用紙ヲトジテ画帖ヲ作リ、鉛筆デ(モノ)ニ向カッテミマシタ。シカシ労働ニ害サレタ手ハ思ウヨウニ自分ノ感力ヲ現ワス事ガデキナイデ困リマス。
コンナツマラナイ素描帳ヲ見テクダサイト言ウノハタイヘンツライノデス。シカシ私ハイツワラナイデ始メタ時カラノヲ全部送リマシタ。(中略)
私ノ町ノ知的素養ノイクブンナリトモアル青年デモ、自分トイウモノニツイテ思イヲメグラス人ハ少ナイヨウデス。青年ノ多クハ小サクサカシクオサマッテイルモノカ、ツマラナク時ヲ無為ニ送ッテイマス。デスガ私ハ私ノ故郷ダカラ好キデス。
イロイロナモノガ私ノ心ヲオドラセマス。私ノスケッチニ取ルベキトコロノアルモノガアルデショウカ。
私ハナントナクコンナツマラヌモノヲあなたニ見テモラウノガハズカシイノデス。
C’est seulement depuis juillet que j’ai commencé à plier des feuilles de papier pour en faire des carnets et à m’exercer au crayon. Mais mes mains, abîmées par le labeur, refusent d’obéir à ce que je ressens, et cela me désespère.
Je suis terriblement gêné à l’idée de vous montrer ces croquis insignifiants. Pourtant, je vous ai envoyé tout ce que j’ai fait depuis le début, sans rien omettre. (…)
Dans mon village, même parmi les jeunes qui ont un certain niveau d’instruction, peu sont ceux qui réfléchissent profondément à leur propre existence. La plupart se contentent de petites satisfactions ou passent leur temps dans l’oisiveté. Mais moi, j’aime mon village natal.
Bien des choses émeuvent mon cœur. Peut-être trouverez-vous dans mes croquis quelque chose qui mérite d’être retenu ?
J’ai honte de vous montrer ces choses si médiocres.
山ハ絵ノ具ヲドッシリ付ケテ、山ガ地上カラ空ヘモレアガッテイルヨウニカイテミタイモノダト思ッテイマス。私ノスケッチデハ私ノ感ジガドウモ出ナイデコマリマス。私ノ山ハ私ガ実際ニ感ジルヨリモアマリ平面ノヨウデス。樹木モドウモ物体感ニトボシク思ワレマス。
色ヲツケテミタラヨカロウト考エテイマスガ、時間ト金ガナイノデ、コンナモノデ腹イセヲシテイルノデス。
私ハイロイロナ構図デ頭ガイッパイニナッテイルノデスガ、ナニシロマダカクダケノ腕ガナイヨウデス。オ忙シイあなたニコンナ無遠リョヲカケテタイヘンスマナク思ッテイマス。イツカオヒマガアッタラ御教示ヲ願イマス。
十月末」
Je voudrais peindre les montagnes en appliquant généreusement la peinture, pour qu’elles semblent s’échapper de la terre vers le ciel. Mes croquis ne parviennent pas à exprimer ce que je ressens. Mes montagnes sont trop plates par rapport à ce que j’éprouve réellement. Les arbres aussi manquent cruellement de relief.
Je pense qu’avec de la couleur, ce serait peut-être mieux, mais je n’ai ni le temps ni l’argent, et je me morfonds avec ces dessins.
J’ai la tête pleine de toutes sortes de compositions, mais il semble que je n’aie tout simplement pas le talent. Je suis désolé de vous importuner alors que vous devez être très occupé. Quand vous aurez un moment, je vous serais reconnaissant de vos conseils.
Fin octobre. »
こう思ったままを書きなぐった手紙がどれほど私を動かしたか。君にはちょっと想像がつくまい。自分が文学者であるだけに、私は他人の書いた文字の中にも真実と虚偽とを直感するかなり鋭い能力が発達している。私は君の手紙を読んでいるうちに涙ぐんでしまった。魚臭い油紙と、立派な芸術品であるスケッチ帳と、君の文字との間には一分のすきもなかった。「感力」という君の造語は立派な内容を持つ言葉として私の胸に響いた。「山ハ絵ノ具ヲドッシリ付ケテ、山ガ地上カラ空ヘモレアガッテイルヨウニカイテミタイ」‥‥山が地上から空にもれあがる‥‥それはすばらしい自然への肉迫を表現した言葉だ。言葉の中にしみ渡ったこの力は、軽く対象を見て過ごす微温な心の、まねにも生み出し得ない調子を持った言葉だ。
「だれも気もつかず注意も払わない地球のすみっこで、尊い一つの魂が母胎を破り出ようとして苦しんでいる」
私はそう思ったのだ。そう思うとこの地球というものが急により美しいものに感じられたのだ。そう感ずるとなんとなく涙ぐんでしまったのだ。
Tu ne peux sans doute pas imaginer à quel point cette lettre, écrite au fil de la pensée, m’a ému. En tant qu’homme de lettres, j’ai développé une capacité assez aiguë à percevoir immédiatement le vrai et le faux dans les mots des autres. En te lisant, les larmes me sont venues. Entre le papier huilé qui sentait le poisson, les carnets de croquis qui étaient de véritables œuvres d’art et ton écriture, il n’y avait pas la moindre faille. Le néologisme que tu as créé, « kanryoku », « la force de ressentir », résonna en moi comme un mot au contenu profond. « Les montagnes semblent s’échapper de la terre vers le ciel »… Quelle merveilleuse expression pour décrire cette proximité charnelle avec la nature ! Cette puissance qui imprègne les mots ne peut naître de l’imitation d’un cœur tiède qui ne fait qu’effleurer son sujet.
« Dans un recoin de la Terre où personne ne prête attention, une âme noble se débat pour briser son enveloppe charnelle. »
C’est ce que je me suis dit. Et cette pensée m’a soudain fait percevoir la Terre comme plus belle encore. Cette émotion m’a fait monter les larmes aux yeux.
そのころ私は北海道行きを計画していたが、雑用に紛れて躊躇するうちに寒くなりかけたので、もういっそやめようかと思っていたところだった。しかし君のスケッチ帳と手紙とを見ると、ぜひ君に会ってみたくなって、一徹にすぐ旅行の準備にかかった。その日から一週間とたたない十一月の五日には、もう上野駅から青森への直行列車に乗っている私自身を見いだした。
札幌での用事を済まして農場に行く前に、私は岩内にあてて君に手紙を出しておいた。農場からはそう遠くもないから、来られるなら来ないか、なるべくならお目にかかりたいからと言って。
農場に着いた日には君は見えなかった。その翌日は朝から雪が降りだした。私は窓の所へ机を持って行って、原稿紙に向かって呻吟しながら心待ちに君を待つのだった。そして渋りがちな筆を休ませる間に、今まで書き連ねて来たような過去の回想やら当面の期待やらをつぎつぎに脳裏に浮かばしていたのだった。
À cette époque, je projetais justement de me rendre à Hokkaidō, mais, distrait par diverses obligations, j’avais hésité jusqu’à ce que le froid s’installe, et je me disais que je ferais mieux d’y renoncer. Cependant, après avoir vu tes croquis et lu ta lettre, j’ai eu un tel désir de te rencontrer que je me suis immédiatement mis en devoir de préparer mon voyage. Moins d’une semaine plus tard, le 5 novembre, je me suis retrouvé dans le train direct d’Ueno à Aomori.
Après avoir réglé mes affaires à Sapporo et avant de me rendre à la ferme, je t’avais envoyé une lettre à Iwamizawa. Comme ce n’était pas très loin de la ferme, je t’avais écrit : « Si tu peux venir, viens. J’aimerais beaucoup te voir. »
Le jour de mon arrivée à la ferme, tu n’étais pas là. Le lendemain, la neige se mit à tomber dès le matin. J’avais approché mon bureau près de la fenêtre et, tout en peinant sur mes manuscrits, je t’attendais avec impatience. Entre deux pauses où ma plume refusait d’avancer, les souvenirs du passé et les attentes du présent défilaient dans mon esprit.
夕やみはだんだん深まって行った。事務所をあずかる男が、ランプを持って来たついでに、夜食の膳を運ぼうかと尋ねたが、私はひょっとすると君が来はしないかという心づかいから、わざとそのままにしておいてもらって、またかじりつくように原稿紙に向かった。大きな男の姿が部屋からのっそりと消えて行くのを、視覚のはずれに感じて、都会から久しぶりで来て見ると、物でも人でも大きくゆったりしているのに今さらながら一種の圧迫をさえ感ずるのだった。
渋りがちな筆がいくらもはかどらないうちに、夕やみはどんどん夜の暗さに代わって、窓ガラスのむこうは雪と闇とのぼんやりした明暗になってしまった。自然は何かに気を障えだしたように、夜とともに荒れ始めていた。底力のこもった鈍い空気が、音もなく重苦しく家の外壁に肩をあてがってうんともたれかかるのが、畳の上にすわっていてもなんとなく感じられた。自然が粉雪をあおりたてて、所きらわずたたきつけながら、のたうち回ってうめき叫ぶその物すごい気配はもう迫っていた。私は窓ガラスに白もめんのカーテンを引いた。自然の暴威をせき止めるために人間が苦心して創り上げたこのみじめな家屋という領土がもろく小さく私の周囲にながめやられた。
Le crépuscule s’épaississait peu à peu. L’homme qui s’occupait de la ferme vint avec une lampe et me demanda si je voulais qu’on me serve le dîner. Mais, pensant que tu pourrais arriver d’un moment à l’autre, je lui demandai d’attendre et me remis à fixer mon papier, comme mordant dessus. Je perçus du coin de l’œil sa silhouette massive quitter lentement la pièce. Après un long séjour en ville, tout ici, les objets comme les gens, me semblait plus grand, plus lent, et je ressentais une sorte de pression étrange.
Ma plume récalcitrante n’avait pas avancé d’un pouce que le crépuscule cédait déjà la place à l’obscurité de la nuit. De l’autre côté de la vitre, la neige et les ténèbres ne formaient plus qu’un flou indécis. La nature, comme contrariée, commençait à se déchaîner avec la nuit. Une force sourde et puissante, silencieuse et oppressante, semblait s’appuyer contre les murs de la maison, et même assis sur le tatami, je la sentais. La nature soulevait la neige poudreuse, la fouettant partout, se tordant et hurlant avec une fureur qui se rapprochait. Je tirai le rideau de coton blanc devant la fenêtre. Ce misérable abri, ce territoire que l’homme avait peiné à construire pour résister aux assauts de la nature, me semblait fragile et minuscule autour de moi.
突然、ど、ど、ど‥‥という音が――運動が(そういう場合、音と運動との区別はない)天地に起こった。さあ始まったと私は二つに折った背中を思わず立て直した。同時に自然は上歯を下くちびるにあてがって思いきり長く息を吹いた。家がぐらぐらと揺れた。地面からおどり上がった雪が二三度はずみを取っておいて、どっと一気に天に向かって、謀反でもするように、降りかかって行くあの悲壮な光景が、まざまざと部屋の中にすくんでいる私の想像に浮かべられた。だめだ。待ったところがもう君は来やしない。停車場からの雪道はもうとうに埋まってしまったに違いないから。私は吹雪の底にひたりながら、物さびしくそう思って、また机の上に目を落とした。
筆はますます渋るばかりだった。軽い陣痛のようなものは時々起こりはしたが、大切な文字は生まれ出てくれなかった。こうして私にとって情けないもどかしい時間が三十分も過ぎたころだったろう。農場の男がまたのそりと部屋にはいって来て客来を知らせたのは。私の喜びを君は想像する事ができる。やはり来てくれたのだ。私はすぐに立って事務室のほうへかけつけた。事務室の障子をあけて、二畳敷きほどもある大囲炉裏の切られた台所に出て見ると、そこの土間に、一人の男がまだ靴も脱がずに突っ立っていた。農場の男も、その男にふさわしく肥って大きな内儀さんも、普通な背たけにしか見えないほどその客という男は大きかった。言葉どおりの巨人だ。頭からすっぽりと頭巾のついた黒っぽい外套を着て、雪まみれになって、口から白い息をむらむらと吐き出すその姿は、実際人間という感じを起こさせないほどだった。子供までがおびえた目つきをして内儀さんのひざの上に丸まりながら、その男をうろんらしく見詰めていた。
Soudain, un bruit sourd, do, do, do… — ou plutôt un mouvement (dans ces cas-là, on ne distingue plus le son du mouvement) — ébranla le ciel et la terre. « Ça commence », pensai-je, redressant instinctivement le dos. Au même moment, la nature plaqua ses dents supérieures contre sa lèvre inférieure et souffla longuement. La maison trembla. Je m’imaginai clairement la scène tragique : la neige, soulevée du sol, rebondissant deux ou trois fois avant de s’élancer d’un coup vers le ciel, comme pour se rebeller, avant de retomber en rafale. « C’est raté. Il ne viendra plus. » La route depuis la gare devait déjà être ensevelie sous la neige. Perdu dans la tempête, je songeais mélancoliquement à cela avant de baisser à nouveau les yeux vers mon bureau.
Ma plume refusait toujours d’avancer. De légères contractions, comme des douleurs d’enfantement, se produisaient de temps en temps, mais les mots importants ne voulaient pas naître. Une trentaine de minutes s’écoulèrent ainsi, dans une frustration pitoyable, quand l’homme de la ferme entra à nouveau pour m’annoncer un visiteur. Tu peux imaginer ma joie. « Il est quand même venu ! » Je me levai aussitôt et me précipitai vers le bureau. En ouvrant la porte coulissante, je débouchai dans la cuisine, où un grand foyer était creusé. Là, debout sur la terre battue, un homme se tenait, toujours chaussé. L’homme de la ferme et la robuste maîtresse de maison, pourtant de taille normale, semblaient petits à côté de ce visiteur. Un véritable géant. Vêtu d’un manteau sombre avec une capuche enfoncée sur la tête, couvert de neige, soufflant une haleine blanche et saccadée, il avait quelque chose d’inhumain. L’enfant, blotti contre les genoux de sa mère, le regardait avec des yeux effrayés.
君ではなかったなと思うと僕は期待に裏切られた失望のために、いらいらしかけていた神経のもどかしい感じがさらにつのるのを覚えた。
「さ、ま、ずっとこっちにお上がりなすって」
農場の男は僕の客だというのでできるだけ丁寧にこういって、囲炉裏のそばの煎餅蒲団を裏返した。
その男はちょっと頭で挨拶して囲炉裏の座にはいって来たが、天井の高いだだっ広い台所にともされた五分心のランプと、ちょろちょろと燃える木節の囲炉裏火とは、黒い大きな塊的とよりこの男を照らさなかった。男がぐっしょり湿った兵隊の古長靴を脱ぐのを待って、私は黙ったまま案内に立った。今はもう、この男によって、むだな時間がつぶされないように、いやな気分にさせられないようにと心ひそかに願いながら。
部屋にはいって二人が座についてから、私は始めてほんとうにその男を見た。男はぶきっちょうに、それでも四角に下座にすわって、丁寧に頭を下げた。
「しばらく」
八畳の座敷に余るような錆を帯びた太い声がした。
「あなたはどなたですか」
大きな男はちょっときまりが悪そうに汗でしとどになったまっかな額をなでた。
「木本です」
「え、木本君 !? 」
En réalisant que ce n’était pas toi, je ressentis une déception cuisante, et mon irritation nerveuse redoubla.
— « Allez, entrez donc par ici », dit l’homme de la ferme avec toute la politesse due à mon invité, retournant un coussin près du foyer.
L’homme inclina légèrement la tête et s’avança vers le feu. Mais, dans la vaste cuisine au plafond haut, éclairée par une lampe à pétrole et la lueur vacillante du foyer, il n’apparaissait que comme une masse noire et imposante. Pendant qu’il ôtait ses vieilles bottes militaires toutes mouillées, je me tins debout, en silence, prêt à le conduire à l’intérieur, tout en souhaitant qu’il ne me fasse pas perdre davantage mon temps.
Ce n’est qu’une fois assis ensemble dans la pièce que j’eus vraiment le loisir de l’observer. Assis en "seiza" avec grande maladresse, il salua respectueusement.
— « Cela faisait longtemps. »
Une voix grave, presque trop imposante pour cette pièce de huit tatamis, résonna.
— « Qui êtes-vous ? »
Le géant, visiblement mal à l’aise, essuya son front rouge et ruisselant de sueur.
— « Kimoto. »
— « Hein ? Kimoto-kun ?! »
これが君なのか。私は驚きながら改めてその男をしげしげと見直さなければならなかった。疳のために背たけも伸び切らない、どこか病質にさえ見えた悒鬱な少年時代の君の面影はどこにあるのだろう。また落葉松の幹の表皮からあすこここにのぞき出している針葉の一本をも見のがさずに、愛撫し理解しようとする、スケッチ帳で想像されるような鋭敏な神経の所有者らしい姿はどこにあるのだろう。地をつぶしてさしこをした厚衣を二枚重ね着して、どっしりと落ち付いた君のすわり形は、私より五寸も高く見えた。筋肉で盛り上がった肩の上に、正しくはめ込まれた、牡牛のように太い首に、やや長めな赤銅色の君の顔は、健康そのもののようにしっかりと乗っていた。筋肉質な君の顔は、どこからどこまで引き締まっていたが、輪郭の正しい目鼻立ちの隈々には、心の中からわいて出る寛大な微笑の影が、自然に漂っていて、脂肪気のない君の容貌をも暖かく見せていた。「なんという無類な完全な若者だろう。」私は心の中でこう感嘆した。恋人を紹介する男は、深い猜疑の目で恋人の心を見守らずにはいられまい。君の与えるすばらしい男らしい印象はそんな事まで私に思わせた。
「吹雪いてひどかったろう」
「なんの。……温くって温くって汗がはあえらく出ました。けんど道がわかんねえで困ってると、しあわせよく水車番に会ったからすぐ知れました。あれは親身な人だっけ」
君の素直な心はすぐ人の心に触れると見える。あの水車番というのは実際このへんで珍しく心持ちのいい男だ。君は手ぬぐいを腰から抜いて湯げが立たんばかりに汗になった顔を幾度も押しぬぐった。
C’était donc toi ! Stupéfait, je dus te dévisager longuement. Où était passé le jeune homme mélancolique, presque maladif, qui peinait à grandir à cause de sa neurasthénie ? Où était l’artiste sensible, capable de remarquer et de caresser chaque aiguille de mélèze dépassant de l’écorce, comme le suggéraient tes carnets de croquis ? Vêtu de deux épais manteaux de coton matelassé, assis tranquillement, massif et posé, tu me dépassais d’au moins quinze centimètres. Ta tête, légèrement allongée et le teint cuivré, reposait fermement sur un cou épais comme celui d’un taureau, lui-même posé sur des épaules musclées. Ton visage anguleux, aux traits nets, était empreint d’une bienveillance naturelle qui réchauffait tes traits bien dessinés. « Quel jeune homme extraordinaire », pensai-je, admiratif. Un homme qui présente son amoureuse ne peut s’empêcher d'observer celle-ci avec une profonde inquiétude. L’impression virile et magnifique que tu dégageais m’inspirait des pensées similaires.
— « La tempête devait être terrible. »
— « Oh, non… Il faisait si chaud, si chaud que j’ai beaucoup transpiré. Mais je me suis perdu. Heureusement, j’ai croisé le meunier, qui m’a guidé. Un type vraiment serviable. »
Ton naturel semblait toucher les gens instantanément. Ce meunier était effectivement un homme rarement aimable dans les parages. Tu sortis une serviette de ta ceinture et essuyas plusieurs fois ton visage ruisselant de sueur presque brûlante.
On sent que ton cœur sincère entre immédiatement en contact avec celui des autres. Ce meunier est effectivement, dans le coin, un homme au caractère rare et agréable. Tu détachas ta serviette de ta ceinture et essuyas à plusieurs reprises ton visage couvert de sueur, qui semblait dégager de la vapeur.
夜食の膳が運ばれた。「もう我慢がなんねえ」と言って、君は今まで堅くしていたひざをくずしてあぐらをかいた。「きちょうめんにすわることなんぞははあねえもんだから。」二人は子供どうしのような楽しい心で膳に向かった。君の大食は愉快に私を驚かした。食後の茶を飯茶わんに三杯続けさまに飲む人を私は始めて見た。
夜食をすましてから、夜中まで二人の間に取りかわされた楽しい会話を私は今だに同じ楽しさをもって思い出す。戸外ではここを先途とあらしが荒れまくっていた。部屋の中ではストーブの向かい座にあぐらをかいて、癖のように時おり五分刈りの濃い頭の毛を逆さになで上げる男ぼれのする君の顔が部屋を明るくしていた。君はがんじょうな文鎮になって小さな部屋を吹雪から守るように見えた。温まるにつれて、君の周囲から蒸れ立つ生臭い魚の香は強く部屋じゅうにこもったけれども、それは荒い大海を生々しく連想させるだけで、なんの不愉快な感じも起こさせなかった。人の感覚というものも気ままなものだ。
楽しい会話と言った。しかしそれはおもしろいという意味ではもちろんない。なぜなれば君はしばしば不器用な言葉の尻を消して、曇った顔をしなければならなかったから。そして私も苦しい立場や、自分自身の迷いがちな生活を痛感して、暗い心に捕えられねばならなかったから。
その晩君が私に話して聞かしてくれた君のあれからの生活の輪郭を私はここにざっと書き連ねずにはおけない。
[d] On apporta le repas du soir. "Je n'en peux plus d'attendre", dis-tu en quittant la position de seiza pour t'asseoir en tailleur. "Faut pas s'embêter avec les bonnes manières." Nous nous mîmes à table avec la joie insouciante de deux enfants. Ton appétit vorace me surprit agréablement. Je voyais pour la première fois quelqu'un boire du thé trois fois à la suite dans son bol à riz.
Notre joyeuse conversation après le souper, jusque tard dans la nuit, me revient en mémoire avec toujours le même plaisir. Dehors, la tempête faisait rage comme si elle avait choisi cet endroit pour déchaîner toute sa fureur. Dans la pièce, assis en tailleur face au poêle, ton visage sympathique - avec ce geste répété de passer la main à rebrousse-poil dans tes cheveux coupés ras - illuminait la chambre. Tu ressemblais à un solide presse-papiers protégeant cette petite pièce de la tourmente. À mesure que tu te réchauffais, une odeur âcre de poisson émanait de tes vêtements et imprégnait toute la pièce, mais, loin d’être désagréable, elle évoquait vivement la mer démontée. Oui, la sensibilité humaine est parfois curieuse…
J'ai parlé de conversation joyeuse. Mais cela ne signifie pas qu'elle ait été futile ou amusante. Car tu devais souvent t’arrêter maladroitement au cours de tes phrases, ton visage se voilant de tristesse. Et moi aussi, prenant douloureusement conscience de ma situation difficile et de mon existence incertaine, je me sentais gagné par une sombre mélancolie.
Je ne peux m'empêcher de rapporter ici brièvement le récit que tu me fis ce soir-là de ta vie depuis notre dernière rencontre.
札幌で君が私を訪れてくれた時、君には東京に遊学すべき道が絶たれていたのだった。一時北海道の西海岸で、小樽をすら凌駕してにぎやかになりそうな気勢を見せた岩内港は、さしたる理由もなく、少しも発展しないばかりか、だんだんさびれて行くばかりだったので、それにつれて君の一家にも生活の苦しさが加えられて来た。君の父上と兄上と妹とが気をそろえて水入らずにせっせと働くにも係わらず、そろそろと泥沼の中にめいり込むような家運の衰勢をどうする事もできなかった。学問というものに興味がなく、従って成績のおもしろくなかった君が、芸術に捧誓したい熱意をいだきながら、そのさびしくなりまさる古い港に帰る心持ちになったのはそのためだった。そういう事を考え合わすと、あの時君がなんとなく暗い顔つきをして、いらいらしく見えたのがはっきりわかるようだ。君は故郷に帰っても、仕事の暇々には、心あてにしている景色でもかく事を、せめてもの頼みにして札幌を立ち去って行ったのだろう。
Lorsque tu étais venu me voir à Sapporo, la voie des études à Tokyo t'était déjà fermée. Le port de Iwanai, sur la côte ouest de Hokkaido, qui avait un temps laissé présager une prospérité telle qu’il pourrait rivaliser avec Otaru, s’enfonçait peu à peu, sans raison claire, dans la stagnation. Cela accrut encore la difficulté de vivre de ta famille. Ton père, ton frère et ta sœur travaillaient dur, mais ils ne purent enrayer le lent déclin familial, comme s'ils s'enfonçaient peu à peu dans un marécage. C'est pourquoi, toi qui n'avais guère d'intérêt pour les études et n’obtenais donc pas de bons résultats, et bien que brûlant d'une passion pour l'art, tu avais dû retourner dans ce vieux port de plus en plus désolé. Quand j'y repense, je comprends mieux pourquoi tu avais alors cet air sombre et irritable. Même en retournant au pays natal, tu comptais bien trouver quelque réconfort à peindre, dans tes moments de loisir, les paysages que tu aimais, et c'est avec cet espoir que tu quittas Sapporo.
しかし君の家庭が君に待ち設けていたものは、そんな余裕の有る生活ではなかった。年のいった父上と、どっちかと言えば漁夫としての健康は持ち合わせていない兄上とが、普通の漁夫と少しも変わりのない服装で網をすきながら君の帰りを迎えた時、大きい漁場の持ち主という風が家の中から根こそぎ無くなっているのをまのあたりに見やった時、君はそれまでの考えののんき過ぎたのに気がついたに違いない。充分の思慮もせずにこんな生活の渦巻の中に我れから飛び込んだのを、君の芸術的欲求はどこかで悔やんでいた。その晩、磯臭い空気のこもった部屋の中で、枕につきながら、陥穽にかかった獣のようないらだたしさを感じて、まぶたを合わす事ができなかったと君は私に告白した。そうだったろう。その晩一晩だけの君の心持ちをくわしく考えただけで、私は一つの力強い小品を作り上げる事ができると思う。
Mais ta famille ne t'offrit pas cette vie relativement libre que tu imaginais. Quand tu vis ton père vieillissant et ton frère - qui n'avait pas vraiment la robustesse d'un pêcheur – t'accueillir, vêtus comme de simples pêcheurs et occupés à réparer leurs filets, quand tu constatas que toute trace de l'aisance passée de cette famille qui possédait autrefois d'importantes zones de pêche avait disparu, tu dus réaliser à quel point tes espoirs avaient été naïfs. Quelque part en toi, tes aspirations artistiques regrettaient amèrement que tu te sois jeté sans assez réfléchir dans ce tourbillon de vie difficile. Tu m'as avoué que cette nuit-là, dans la chambre imprégnée d'odeur de marée, la tête sur l'oreiller, tu t'étais senti comme une bête prise au piège, trop agité pour fermer l'œil. Je le crois sans peine. Oui, rien qu'en imaginant les détails de ce que tu as ressenti cette nuit-là, je pense que je pourrais en tirer une nouvelle pleine de force.
しかし親思いで素直な心を持って生まれた君は、君を迎え入れようとする生活からのがれ出る事をしなかったのだ。詰め襟のホックをかけずに着慣れた学校服を脱ぎ捨てて、君は厚衣を羽織る身になった。明鯛から鱈、鱈から鰊、鰊から烏賊というように、四季絶える事のない忙しい漁撈の仕事にたずさわりながら、君は一年じゅうかの北海の荒波や激しい気候と戦って、さびしい漁夫の生活に没頭しなければならなかった。しかも港内に築かれた防波堤が、技師の飛んでもない計算違いから、波を防ぐ代わりに、砂をどんどん港内に流し入れるはめになってから、船がかりのよかった海岸は見る見る浅瀬に変わって、出漁には都合のいい目ぬきの位置にあった君の漁場はすたれ物同様になってしまい、やむなく高い駄賃を出して他人の漁場を使わなければならなくなったのと、北海道第一と言われた鰊の群来が年々減って行くために、さらぬだに生活の圧迫を感じて来ていた君の家は、親子が気心をそろえ力を合わして、命がけに働いても年々貧窮に追い迫られ勝ちになって行った。
鱈 [たら] Pacific cod
鰊, 鯡 [にしん, かど] Pacific herring (Clupea pallasii)
烏賊 [イカ] squid, (fr) calamar
親身な、やさしい、そして男らしい心に生まれた君は、黙ってこのありさまを見て過ごす事はできなくなった。君は君に近いものの生活のために、正しい汗を額に流すのを悔いたり恥じたりしてはいられなくなった。そして君はまっしぐらに労働生活のまっただ中に乗り出した。寒暑と波濤と力わざと荒くれ男らとの交わりは君の筋骨と度胸とを鉄のように鍛え上げた。君はすくすくと大木のようにたくましくなった。
Mais, parce que tu avais le cœur droit et aimant, tu n’as pas fui la vie qui t’attendait. Délaissant cet uniforme scolaire que tu portais sans en boutonner le col, tu as revêtu les épais vêtements du pêcheur. De la pêche à la dorade à celle de la morue, de la morue au hareng, du hareng au calmar, tu t'engageas dans le cycle incessant des saisons de pêche, affrontant toute l'année les vagues violentes et le climat rude de la mer du Nord, plongé dans la vie austère des pêcheurs. Puis, par suite d’une grosse erreur de calcul des ingénieurs, la digue construite dans le port, censée protéger des vagues, entraîna au contraire un ensablement massif. Et la côte, autrefois idéale pour la pêche, se mua rapidement en hauts-fonds. Ton propre site de pêche, pourtant bien situé, devint pratiquement inutilisable ; tu dus louer à prix fort d’autres emplacements. De plus, les bancs de harengs - autrefois les plus importants de Hokkaido - diminuaient d'année en année. Malgré les efforts unis de toute la famille qui travaillait d'arrache-pied, la pauvreté ne cessait de croître.
Toi, tendre et pourtant viril, avec un cœur bienveillant, tu ne pus rester spectateur de cette situation. Tu ne pouvais avoir ni regret ni honte à transpirer et à travailler durement pour subvenir aux besoins des tiens. Et tu plongeas à corps perdu dans une vie du travail. Le froid, la chaleur, les tempêtes, les efforts physiques et la fréquentation des rudes pêcheurs ont forgé ton corps et ton courage, les rendant durs comme l'acier. Tu grandis vigoureusement comme un arbre robuste.
「岩内にも漁夫は多いども腕力にかけておらにかなうものは一人だっていねえ」
君はあたりまえの事を言って聞かせるようにこう言った。私の前にすわった君の姿は私にそれを信ぜしめる。
パンのために生活のどん底まで沈み切った十年の月日――それは短いものではない。たいていの人はおそらくその年月の間にそういう生活からはね返る力を失ってしまうだろう。世の中を見渡すと、何百万、何千万の人々が、こんな生活にその天授の特異な力を踏みしだかれて、むなしく墳墓の草となってしまったろう。それは全く悲しい事だ。そして不条理な事だ。しかしだれがこの不条理な世相に非難の石をなげうつ事ができるだろう。これは悲しくも私たちの一人一人が肩の上に背負わなければならない不条理だ。特異な力を埋め尽くしてまでも、当面の生活に没頭しなければならない人々に対して、私たちは尊敬に近い同情をすらささげねばならぬ悲しい人生の事実だ。あるがままの実相だ。
パンのために精力のあらん限りを用い尽くさねばならぬ十年――それは短いものではない。それにもかかわらず、君は性格の中に植え込まれた憧憬を一刻も捨てなかったのだ。捨てる事ができなかったのだ。
"Il y a beaucoup de pêcheurs à Iwanai, , mais pour la force physique, personne ne me dépasse !" Tu dis cela comme une simple réalité. La carrure que j'avais en face de moi me le faisait croire sans peine.
Dix années passées à lutter pour le pain quotidien au plus bas de l'échelle sociale - ce n'est pas court. La plupart des gens auraient probablement perdu, en un tel laps de temps, toute force pour se relever d'une telle vie. Si l'on regarde le monde, combien de millions d'êtres ont ainsi piétiné leurs dons naturels exceptionnels dans ce genre d'existence, pour finir vides sous l'herbe des tombes ? C'est profondément triste. Et absurde. Mais qui peut jeter la pierre à cette absurdité du monde ? C'est une absurdité que nous devons chacun, bien malheureusement, porter sur nos épaules. Une triste réalité de la vie qui nous force à éprouver une sympathie proche du respect pour ces gens qui doivent s'absorber dans la lutte quotidienne au point d'ensevelir leurs talents exceptionnels. C'est la dure réalité.
Dix années passées à lutter dans la misère pour gagner son pain… Ce n’est pas rien. La plupart des gens auraient certainement perdu, sur un temps aussi long, la force de se relever. Regardons autour de nous : des millions, des dizaines de millions de personnes, écrasées par une telle vie, ont vu leur talent unique s’effacer et sont devenues l’herbe des tombeaux. ont ainsi piétiné leurs dons naturels exceptionnels dans ce genre d'existence, pour finir vides sous l'herbe des tombes ?
C’est profondément triste. Et absurde. Mais qui peut jeter la pierre à l’absurdité de cette société ? Hélas, c’est une absurdité que chacun de nous doit porter sur ses épaules. Face à la réalité des gens qui, malgré des dons particuliers, sont contraints de se plonger corps et âme dans la survie quotidienne, nous ne pouvons que leur offrir une sympathie quasi respectueuse. Voilà la vérité telle qu’elle est.
Dix années où tu dus employer toutes tes forces pour gagner ton pain - ce n'est pas court. Pourtant, tu n'abandonnas pas un instant l'idéal enfoui dans ton caractère. Tu ne pus l'abandonner.
Dix années à user toute son énergie pour le pain — ce n’est pas court. Pourtant, tu n’as jamais abandonné, ne serait-ce qu’un instant, l’aspiration profondément ancrée en toi ; tu ne pouvais pas l’abandonner.
雨のためとか、風のためとか、一日も安閑としてはいられない漁夫の生活にも、なす事なく日を過ごさねばならぬ幾日かが、一年の間にはたまに来る。そういう時に、君は一冊のスケッチ帳(小学校用の粗雑な画学紙を不器用に網糸でつづったそれ)と一本の鉛筆とを、魚の鱗や肉片がこびりついたまま、ごわごわにかわいた仕事着のふところにねじ込んで、ぶらりと朝から家を出るのだ。
Dans la vie d'un pêcheur qui ne connaît guère de jours de repos, sauf quand la pluie ou le vent l'y obligent, il arrive parfois quelques journées d'inactivité forcée. En ces occasions, tu glissais dans la poche de ta veste de travail raide et sèche, encore maculée d'écailles et de bouts de poisson, un carnet de croquis (un assemblage maladroit de feuilles grossières pour écoliers, cousues avec du fil de pêche) et un crayon, avant de sortir flâner dès le matin.
Même dans la vie d’un pêcheur, précaire au point de ne jamais connaître de repos à cause de la pluie ou du vent, il arrive parfois, quelques rares jours dans l’année, que le temps soit à l’inaction. Durant ces jours-là, tu prenais ton carnet de croquis (fait d’un grossier papier à dessin d’école élémentaire, relié maladroitement par une ficelle de filet), un crayon, et tu les glissais, couverts d’écailles de poisson ou de morceaux de chair séchés, dans la poche rêche de tes vêtements de travail, puis tu partais errer dehors dès le matin.
「会う人はおら事気違いだというんです。けんどおら山をじっとこう見ていると、何もかも忘れてしまうです。だれだったか何かの雑誌で『愛は奪う』というものを書いて、人間が物を愛するのはその物を強奪るだと言っていたようだが、おら山を見ていると、そんな気は起こしたくも起こらないね。山がしっくりおら事引きずり込んでしまって、おらただあきれて見ているだけです。その心持ちがかいてみたくって、あんな下手なものをやってみるが、からだめです。あんな山の心持ちをかいた絵があらば、見るだけでも見たいもんだが、ありませんね。天気のいい気持ちのいい日にうんと力こぶを入れてやってみたらと思うけんど、暮らしも忙しいし、やってもおらにはやっぱり手に余るだろう。色もつけてみたいが、絵の具は国に引っ込む時、絵の好きな友だちにくれてしまったから、おらのような絵にはまた買うのも惜しいし。海を見れば海でいいが、山を見れば山でいい。もったいないくらいそこいらにすばらしいいいものがあるんだが、力が足んねえです」
と言ったりする君の言葉も様子も私には忘れる事のできないものになった。その時はあぐらにした両脛を手でつぶれそうに堅く握って、胸に余る興奮を静かな太い声でおとなしく言い現わそうとしていた。
« Les gens que je croise disent que je suis un fou. Pourtant, quand je reste là à contempler la montagne, j'en oublie tout le reste. Je ne sais plus qui a écrit dans un magazine que "aimer, c'est posséder", affirmant que l'être humain, en aimant une chose, cherche à s'en emparer ; mais moi, quand je regarde la montagne, une telle envie ne me vient même pas à l'esprit. C’est plutôt la montagne qui m’aspire tout entier en elle, et je reste là, simplement ébahi. C'est ce sentiment que j'aimerais retranscrire, alors je m'essaie à ces gribouillis maladroits, mais c'est peine perdue. S'il existait un tableau capable de capturer l'âme de cette montagne, j'aimerais au moins pouvoir le voir, mais cela n'existe pas. Les jours de beau temps, quand le cœur y est, je me dis que je devrais m'y mettre avec acharnement, mais la vie quotidienne est trop prenante, et même en essayant, cela dépasserait sans doute mes capacités. J'aimerais aussi y mettre de la couleur, mais quand je suis reparti pour mon pays, j'ai donné mes peintures à un ami qui aimait l'art. Pour le genre de dessins que je fais, je trouve dommage d'en racheter. Que ce soit la mer ou la montagne, tout est magnifique. Il y a tant de merveilles autour de nous que c'en est presque un sacrilège, mais la force me manque pour les saisir. »
Tes paroles, ainsi que ton attitude alors que tu disais cela, sont devenues pour moi inoubliables. À ce moment-là, tu serrais tes jambes croisées si fort entre tes mains qu'elles semblaient sur le point de se briser, alors que tu tentais d'exprimer d'une voix calme et profonde l'exaltation qui débordait de ta poitrine.
私どもが一時過ぎまで語り合って寝床にはいって後も、吹きまく吹雪は露ほども力をゆるめなかった。君は君で、私は私で、妙に寝つかれない一夜だった。踏まれても踏まれても、自然が与えた美妙な優しい心を失わない、失い得ない君の事を思った。仁王のようなたくましい君の肉体に、少女のように敏感な魂を見いだすのは、この上なく美しい事に私には思えた。君一人が人生の生活というものを明るくしているようにさえ思えた。そして私はだんだん私の仕事の事を考えた。どんなにもがいてみてもまだまだほんとうに自分の所有を見いだす事ができないで、ややもするとこじれた反抗や敵愾心から一時的な満足を求めたり、生活をゆがんで見る事に興味を得ようとしたりする心の貧しさ――それが私を無念がらせた。そしてその夜は、君のいかにも自然な大きな生長と、その生長に対して君が持つ無意識な謙譲と執着とが私の心に強い感激を起こさせた。
次の日の朝、こうしてはいられないと言って、君はあらしの中に帰りじたくをした。農場の男たちすらもう少し空模様を見てからにしろとしいて止めるのも聞かず、君は素足にかちんかちんに凍った兵隊長靴をはいて、黒い外套をしっかり着こんで土間に立った。北国の冬の日暮らしにはことさら客がなつかしまれるものだ。なごりを心から惜しんでだろう、農場の人たちも親身にかれこれと君をいたわった。すっかり頭巾をかぶって、十二分に身じたくをしてから出かけたらいいだろうとみんなが寄って勧めたけれども、君は素朴なはばかりから帽子もかぶらずに、重々しい口調で別れの挨拶をすますと、ガラス戸を引きあけて戸外に出た。
Même après que nous eûmes discuté jusqu'à plus d'une heure du matin pour enfin gagner nos lits, la tempête qui faisait rage ne faiblit pas d'un iota. Toi de ton côté, et moi du mien, nous passâmes une nuit singulière, incapables de trouver le sommeil. Je songeais à toi, à cette âme si délicate et merveilleuse que la nature t’a donnée, et que tu ne perds pas — que tu ne peux pas perdre — malgré les épreuves répétées. Découvrir une âme aussi sensible que celle d’une jeune fille dans ton corps robuste de colosse, cela me semblait d'une beauté sans pareille. Il me semblait même que toi seul apportais une clarté à ce qu'est l'existence humaine. Puis, peu à peu, je me mis à réfléchir à mon propre travail. Cette pauvreté de cœur qui me rongeait : le fait de ne pas encore parvenir, malgré tous mes débats, à trouver ce qui m'appartient en propre ; cette tendance à chercher une satisfaction éphémère dans la rébellion amère ou l'hostilité, ou encore à prendre plaisir à observer la vie sous un angle déformé... tout cela m'emplissait de dépit. Cette nuit-là, la croissance si naturelle et grandiose de ton être, ainsi que l'humilité inconsciente et l'attachement que tu lui portais, firent naître en moi une profonde émotion.
Le lendemain matin, affirmant que tu ne pouvais rester ainsi les bras croisés, tu fis tes préparatifs pour repartir en pleine tempête. Les hommes de la ferme tentèrent de te retenir, insistant pour que tu attendes au moins que le ciel se dégage, mais tu ne voulus rien entendre. Pieds nus, tu enfilas tes bottes militaires encore gelées, dures comme de la pierre, puis tu te tins dans le vestibule, fermement boutonné dans ton manteau noir. Dans l'hiver du Nord, la présence d'un invité est particulièrement précieuse. C’est sans doute par regret sincère de te voir partir que les gens de la ferme t’entourèrent de soins, comme s’ils étaient de ta propre famille. Tous se pressaient autour de toi, te conseillant de bien te couvrir, de mettre ta capuche et de ne partir qu'une fois équipé au mieux. Pourtant, par une sorte de réserve naturelle et de simplicité, tu ne mis même pas ta capuche. Après avoir échangé d'un ton solennel les salutations d'usage, tu tiras la porte vitrée et sortis affronter les éléments.
私はガラス窓をこずいて外面に降り積んだ雪を落としながら、吹きたまったまっ白な雪の中をこいで行く君を見送った。君の黒い姿は――やはり頭巾をかぶらないままで、頭をむき出しにして雪になぶらせた――君の黒い姿は、白い地面に腰まで埋まって、あるいは濃く、あるいは薄く、縞になって横降りに降りしきる雪の中を、ただ一人だんだん遠ざかって、とうとうかすんで見えなくなってしまった。
そして君に取り残された事務所は、君の来る前のような単調なさびしさと降りつむ雪とに閉じこめられてしまった。
私がそこを発って東京に帰ったのは、それから三四日後の事だった。
Je tapotai la vitre pour faire tomber la neige accumulée à l'extérieur et te regardais t'éloigner en fendant la blancheur épaisse des congères. Ta silhouette noire — tu n'avais toujours pas mis de capuche et gardais la tête nue à la merci de la neige — s'enfonçait jusqu'à la taille dans le sol immaculé. Peu à peu, tu t'es éloigné, seul, dans cette neige qui tombait à l'horizontale en formant des zébrures tantôt denses, tantôt légères, jusqu'à ce que tu ne sois plus qu'une ombre floue, puis que tu disparaisses tout à fait.
Le bureau, que tu avais ainsi délaissé, se retrouva de nouveau enfermé dans la neige incessante et dans cette solitude monotone qui l'habitait avant ton arrivée.
Ce n'est que trois ou quatre jours plus tard que je quittai les lieux pour rentrer à Tokyo.
今は東京の冬も過ぎて、梅が咲き椿が咲くようになった。太陽の生み出す慈愛の光を、地面は胸を張り広げて吸い込んでいる。君の住む岩内の港の水は、まだ流れこむ雪解の水に薄濁るほどにもなってはいまい。鋼鉄を水で溶かしたような海面が、ややもすると角立った波をあげて、岸を目がけて終日攻めよせているだろう。それにしてももう老いさらぼえた雪道を器用に拾いながら、金魚売りが天秤棒をになって、無理にも春をよび覚ますような売り声を立てる季節にはなったろう。浜には津軽や秋田へんから集まって来た旅雁のような漁夫たちが、鰊の建網の修繕をしたり、大釜の据え付けをしたりして、黒ずんだ自然の中に、毛布の甲がけや外套のけばけばしい赤色をまき散らす季節にはなったろう。このころ私はまた妙に君を思い出す。君の張り切った生活のありさまを頭に描く。君はまざまざと私の想像の視野に現われ出て来て、見るように君の生活とその周囲とを私に見せてくれる。芸術家にとっては夢と現との閾はないと言っていい。彼は現実を見ながら眠っている事がある。夢を見ながら目を見開いている事がある。私が私の想像にまかせて、ここに君の姿を写し出してみる事を君は拒むだろうか。私の鈍い頭にも同感というものの力がどのくらい働きうるかを私は自分でためしてみたいのだ。君の寛大はそれを許してくれる事と私はきめてかかろう。
君を思い出すにつけて、私の頭にすぐ浮かび出て来るのは、なんと言ってもさびしく物すさまじい北海道の冬の光景だ。
À présent, l'hiver de Tokyo est passé, et les pruniers comme les camélias ont commencé à fleurir. La terre, ouvrant grand sa poitrine, absorbe la lumière bienveillante engendrée par le soleil. Les eaux du port d'Iwanai, où tu demeures, ne sont sans doute pas encore troublées par l'afflux des neiges fondues. La surface de la mer, semblable à de l'acier liquide, doit encore soulever par moments des vagues acérées qui, tout au long du jour, se lancent à l'assaut du rivage. Malgré cela, la saison est sûrement venue où le marchand de poissons rouges, portant son fléau sur l'épaule et évitant avec adresse les sentiers de neige décrépis, lance son cri pour réveiller le printemps à tout prix. Sur la grève, ces pêcheurs migrateurs venus des régions de Tsugaru ou d'Akita doivent être en train de réparer les filets à harengs ou d'installer les grands chaudrons, parsemant la nature assombrie du rouge éclatant de leurs vestes en laine et de leurs manteaux.
En ces jours, je me remémore ta personne de manière étrange. Je dessine dans mon esprit l'image de ta vie si ardente. Tu apparais distinctement dans le champ de mon imagination, me donnant à voir ta vie et ton entourage comme si je les contemplais de mes propres yeux. On peut dire que, pour l'artiste, il n'existe pas de seuil entre le rêve et la réalité. Il lui arrive de dormir tout en regardant le réel. Il lui arrive d'ouvrir grand les yeux tout en rêvant. Me refuserais-tu la liberté de projeter ici ton image au gré de mon imagination ? Je veux tester par moi-même jusqu'où la force de la sympathie peut agir sur mon esprit borné. Je veux croire que ta générosité me le permettra.
Chaque fois que je me souviens de toi, ce qui surgit aussitôt à mon esprit est, quoi qu'il en soit, le paysage solitaire et désolé de l'hiver de Hokkaido.
長い冬の夜はまだ明けない。雷電峠と反対の湾の一角から長く突き出た造りぞこねの防波堤は大蛇の亡骸のようなまっ黒い姿を遠く海の面に横たえて、夜目にも白く見える波濤の牙が、小休みもなくその胴腹に噛いかかっている。砂浜に繁われた百艘近い大和船は、舳を沖のほうへ向けて、互いにしがみつきながら、長い帆柱を左右前後に振り立てている。そのそばに、さまざまの漁具と弁当のお櫃とを持って集まって来た漁夫たちは、言葉少なに物を言いかわしながら、防波堤の上に建てられた組合の天気予報の信号灯を見やっている。暗い闇の中に、白と赤との二つの火が、夜鳥の目のようにぎらりと光っている。赤と白との二つの球は、危険警戒を標示する信号だ。船を出すには一番鳥が鳴きわたる時刻まで待ってからにしなければならぬ。町のほうは寝しずまって灯一つ見えない。それらのすべてをおおいくるめて凍った雲は幕のように空低くかかっている。音を立てないばかりに雲は山のほうから沖のほうへと絶え間なく走り続ける。汀まで雪に埋まった海岸には、見渡せる限り、白波がざぶんざぶん砕けて、風が――空気そのものをかっさらってしまいそうな激しい寒い風が雪に閉ざされた山を吹き、漁夫を吹き、海を吹きまくって、まっしぐらに水と空との閉じ目をめがけて突きぬけて行く。
La longue nuit d’hiver ne s’est pas encore levée. De l’autre côté de la baie, à l’opposé du col de Raiden, une jetée inachevée s’étire comme le cadavre d’un serpent géant étalant sa silhouette d’un noir d’encre à la surface de la mer ; les crocs de l’écume, dont la blancheur se devine dans l’obscurité, ne cessent de mordre ses flancs sans le moindre répit. Échouées sur la grève, près d’une centaine de barques de style japonais, les proues tournées vers le large, semblent se cramponner les unes aux autres tout en agitant leurs longs mâts dans tous les sens. À leurs côtés, des pêcheurs chargés de leurs divers apparaux et de leurs boîtes à repas se sont rassemblés ; ils échangent quelques rares paroles, les yeux fixés sur les feux de signalisation de la coopérative, érigés sur la digue pour annoncer la météo. Dans les ténèbres, deux lueurs, l'une blanche et l'autre rouge, luisent d'un éclat farouche comme les yeux d'un oiseau nocturne. Ces deux globes, rouge et blanc, sont le signal indiquant qu'il faut rester sur ses gardes. Pour mettre les bateaux à l'eau, il faudra attendre le chant du premier coq. La ville, plongée dans le sommeil, ne laisse paraître aucune lumière. Enveloppant tout cela, des nuages de glace pendent dans le ciel, pareils à un rideau. Dans un silence presque total, les nuages courent sans discontinuer des montagnes vers le large. Sur le rivage enseveli par la neige, les vagues blanches se brisent avec fracas à perte de vue, tandis qu'un vent — un vent si violent et glacial qu'il semble vouloir arracher l'air lui-même — souffle sur les monts clos par la neige, souffle sur les pêcheurs, souffle sur la mer, s'engouffrant droit vers l'horizon où se rejoignent l'eau et le ciel.
漁夫たちの群れから少し離れて、一団になったお内儀さんたちの背中から赤子の激しい泣き声が起こる。しばらくしてそれがしずまると、風の生み出す音の高い不思議な沈黙がまた天と地とにみなぎり満ちる。
やや二時間もたったと思うころ、あや目も知れない闇の中から、硫黄が丘の山頂――右肩をそびやかして、左をなで肩にした――が雲の産んだ鬼子のように、空中に現われ出る。鈍い土がまだ振り向きもしないうちに、空はいち早くも暁の光を吸い初めたのだ。
模範船(港内に四五艘あるのだが、船も大きいし、それに老練な漁夫が乗り込んでいて、他の船にかけ引き進退の合図をする)の船頭が頭をあつめて相談をし始める。どことも知れず、あの昼にはけうとい羽色を持った烏の声が勇ましく聞こえだす。漁夫たちの群れもお内儀さんたちのかたまりも、石のような不動の沈黙から急に生き返って来る。
「出すべ」
そのさざめきの間に、潮で鏽び切った老船頭の幅の広い塩辛声が高くこう響く。
漁夫たちは力強い鈍さをもって、互いに今まで立ち尽くしていた所を歩み離れてめいめいの持ち場につく。お内儀さんたちは右に左に夫や兄や情人やを介抱して駆け歩く。今まで陶酔したようにたわいもなく波に揺られていた船の艫には漁夫たちが膝頭まで水に浸って、わめき始める。ののしり騒ぐ声がひとしきり聞こえたと思うと、船はよんどころなさそうに、右に左に揺らぎながら、船首を高くもたげて波頭を切り開き切り開き、狂いあばれる波打ちぎわから離れて行く。最後の高いののしりの声とともに、今までの鈍さに似ず、あらゆる漁夫は、猿のように船の上に飛び乗っている。ややともすると、舳を岸に向けようとする船の中からは、長い竿が水の中に幾本も突き込まれる。船はやむを得ずまた立ち直って沖を目ざす。
Un peu à l’écart du groupe des pêcheurs, le cri strident d’un nourrisson s'élève soudain de derrière les dos courbés d’un groupe de femmes. Quand ce cri s’apaise, un étrange silence, porté par le sifflement aigu du vent, s’épanche de nouveau et sature le ciel comme la terre.
Au bout de peut-être deux heures, surgissant de ténèbres si épaisses qu'on n'y distingue plus rien, le sommet du mont Iô-ga-oka — avec son épaule droite dressée et la gauche fuyante — apparaît dans les airs tel un enfant-démon enfanté par les nuages. Avant même que la terre terne ne s'en aperçoive, le ciel a déjà commencé à s'imbiber des premières lueurs de l'aube.
Les patrons des « bateaux-modèles » (il y en a quatre ou cinq dans le port ; des navires imposants montés par des pêcheurs aguerris qui donnent les signaux de manœuvre aux autres embarcations) se réunissent pour délibérer. On ne sait d'où, le croassement vigoureux d'un corbeau — cet oiseau au plumage si sinistre en plein jour — commence à retentir. La foule des pêcheurs et l'amas des épouses sortent brusquement de leur silence pétrifié pour revenir à la vie.
« On y va ! » résonne, au milieu de ce remue-ménage, la voix large et rauque, rongée par le sel, d'un vieux patron de barque.
Avec une lourdeur puissante, les pêcheurs quittent les positions où ils se tenaient immobiles pour rejoindre leurs postes respectifs. Les femmes courent à droite et à gauche pour assister un mari, un frère ou un amant. À l'arrière des bateaux qui jusqu'alors se laissaient secouer par les vagues avec une docilité d'ivrogne, les hommes entrent dans l'eau jusqu'aux genoux et se mettent à hurler. Après un moment de cris et de tumulte, les navires, comme à contrecœur, tanguant de gauche à droite, dressent haut leurs proues pour fendre la crête des lames et s'arrachent au ressac déchaîné. Dans un dernier cri puissant, contrastant avec leur lourdeur de tout à l'heure, tous les pêcheurs sautent sur les ponts avec l'agilité de singes. Alors que les bateaux menacent à chaque instant de retourner le nez vers le rivage, de longues gaffes sont plongées par dizaines dans l'eau. Les embarcations, ainsi contraintes, se redressent et mettent le cap vers le large.
この出船の時の人々の気組み働きは、だれにでも激烈なアレッグロで終わる音楽の一片を思い起こさすだろう。がやがやと騒ぐ聴衆のような雲や波の擾乱の中から、漁夫たちの鈍い Largo pianissimo とも言うべき運動が起こって、それが始めのうちは周囲の騒音の中に消されているけれども、だんだんとその運動は熱情的となり力づいて行って、霊を得たように、漁夫の乗り込んだ舟が波を切り波を切り、だんだんと早くなる一定のテンポを取って沖に乗り出して行くさまは、力強い楽手の手で思い存分大胆にかなでられる Allegro Molto を思い出させずにはおかぬだろう。すべてのものの緊張したそこには、いつでも音楽が生まれるものと見える。
船はもう一個の敏活な生き物だ。船べりからは百足虫のように艪の足を出し、艫からは鯨のように舵の尾を出して、あの物悲しい北国特有な漁夫のかけ声に励まされながら、まっ暗に襲いかかる波のしぶきをしのぎ分けて、沖へ沖へと岸を遠ざかって行く。海岸にひとかたまりになって船を見送る女たちの群れはもう命のない黒い石ころのようにしか見えない。漁夫たちは艪をこぎながら、帆綱を整えながら、浸水をくみ出しながら、その黒い石ころと、模範船の艫から一字を引いて怪火のように流れる炭火の火の子とをながめやる。長い鉄の火箸に火の起こった炭をはさんで高くあげると、それが風を食って盛んに火の子を飛ばすのだ。すべての船は始終それを目あてにして進退をしなければならない。炭火が一つあげられた時には、天候の悪くなる印と見て船を停め、二つあげられた時には安全になった印として再び進まねばならぬのだ。暁闇を、物々しく立ち騒ぐ風と波との中に、海面低く火花を散らしながら青い炎を放って、燃え上がり燃えかすれるその光は、幾百人の漁夫たちの命を勝手に支配する運命の手だ。その光が運命の物すごさをもって海上に長く尾を引きながら消えて行く。
L'ardeur et l'agitation de ces hommes au moment du départ rappelleraient à quiconque un morceau de musique s'achevant sur un Allegro furieux. Au milieu du tumulte des nuages et des vagues, semblables à une audience bruyante, s'élève le mouvement des pêcheurs — que l'on pourrait qualifier de Largo pianissimo. D'abord étouffé par le vacarme environnant, ce mouvement gagne peu à peu en passion et en vigueur, comme s'il s'animait d'une âme propre. Voir ces barques chargées de pêcheurs fendre inlassablement les lames, adoptant un tempo de plus en plus rapide et régulier pour gagner le large, ne peut manquer d'évoquer un Allegro Molto joué avec une audace sans retenue par la main d'un musicien puissant. Il semble que partout où règne une telle tension, la musique finit toujours par naître.
Le bateau est désormais une créature vive. Sortant ses avirons comme les pattes d'un mille-pattes sur les flancs, dressant son gouvernail telle une queue de baleine à la poupe, il s'éloigne du rivage vers la haute mer en bravant les embruns qui l'assaillent dans l'obscurité totale, encouragé par le cri mélancolique des pêcheurs, si caractéristique du Nord. Sur la côte, le groupe des femmes restées là pour les regarder partir ne ressemble plus qu'à un amas de cailloux noirs sans vie. Tout en maniant l'aviron, en ajustant les drisses ou en écopant l'eau, les pêcheurs gardent l'œil sur ces cailloux noirs et sur les étincelles de charbon qui s'écoulent de la poupe du « bateau-modèle » comme des feux follets traçant un sillage. Lorsque l'on brandit bien haut, au bout de longues pincettes de fer, des charbons ardents, ceux-ci s'embrasent au vent et projettent une pluie d'étincelles. Tous les navires doivent constamment se régler sur ce signal pour manœuvrer. Quand un seul charbon est levé, c'est le signe que le temps se gâte et qu'il faut stopper ; quand deux sont levés, c'est que la sécurité est rétablie et qu'il faut reprendre la route. Dans les ténèbres de l'aube, au milieu du fracas solennel du vent et des vagues, cette lueur qui s'enflamme et s'étiole à la surface de l'eau, projetant des étincelles et des flammes bleutées, est la main du destin qui règne à sa guise sur la vie de centaines de pêcheurs. Telle une manifestation terrifiante de la fatalité, cette lumière laisse une longue traînée sur la mer avant de s'éteindre.
どこからともなく海鳥の群れが、白く長い翼に羽音を立てて風を切りながら、船の上に現われて来る。猫のような声で小さく呼びかわすこの海の砂漠の漂浪者は、さっと落として来て波に腹をなでさすかと思うと、翼を返して高く舞い上がり、ややしばらく風に逆らってじっとこたえてから、思い直したように打ち連れて、小気味よく風に流されて行く。その白い羽根がある瞬間には明るく、ある瞬間には暗く見えだすと、長い北国の夜もようやく明け離れて行こうとするのだ。夜の闇は暗く濃く沖のほうに追いつめられて、東の空には黎明の新しい光が雲を破り始める。物すさまじい朝焼けだ。あやまって海に落ち込んだ悪魔が、肉付きのいい右の肩だけを波の上に現わしている、その肩のような雷電峠の絶巓をなでたりたたいたりして叢立ち急ぐ嵐雲は、炉に投げ入れられた紫のような光に燃えて、山ふところの雪までも透明な藤色に染めてしまう。それにしても明け方のこの暖かい光の色に比べて、なんという寒い空の風だ。長い夜のために冷え切った地球は、今そのいちばん冷たい呼吸を呼吸しているのだ。
Surgissant de nulle part, des nuées d’oiseaux de mer apparaissent au-dessus des bateaux, leurs longues ailes blanches fendant le vent dans un bruissement de plumes. Ces nomades du désert marin s’interpellent d'une voix ténue, semblable au miaulement des chats ; on croit les voir se laisser choir pour effleurer la mer de leur ventre, mais soudain ils virent de l’aile et s’élancent vers les hauteurs. Là, ils luttent un instant contre les rafales, immobiles, avant de changer d’avis et de se laisser emporter avec entrain par le courant d’air, tous ensemble. À mesure que leurs plumes blanches paraissent tantôt éclatantes, tantôt sombres, la longue nuit septentrionale finit enfin par se dissiper tout à fait. Les ténèbres sont refoulées au loin vers le large, denses et noires, tandis qu'à l'est, la lumière neuve de l'aurore commence à déchirer les nuages. C’est une aube d'une splendeur farouche. Les nuages d'orage qui se hâtent en masses compactes, frôlant ou frappant la cime du col de Raiden — telle l'épaule droite et charnue d'un démon tombé par mégarde dans la mer et dont seul ce sommet émergerait —, s'enflamment d'une lueur pourpre, comme jetés dans un foyer, colorant jusqu'aux neiges au creux des montagnes d'un mauve diaphane. Pourtant, malgré la chaleur de ces teintes matinales, quelle froideur dans le vent qui tombe du ciel ! La Terre, glacée par cette longue nuit, exhale en cet instant son souffle le plus froid.
私は君を忘れてはならない。もう港を出離れて木の葉のように小さくなった船の中で、君は配縄の用意をしながら、恐ろしいまでに荘厳なこの日の序幕をながめているのだ。君の父上は舵座にあぐらをかいて、時々晴雨計を見やりながら、変化のはげしいそのころの天気模様を考えている。海の中から生まれて来たような老漁夫の、皺にたたまれた鋭い眼は、雲一片の徴をさえ見落とすまいと注意しながら、顔には木彫のような深い落ち付きを見せている。君の兄上は、凍って自由にならない手のひらを腰のあたりの荒布にこすりつけて熱を呼び起こしながら、帆綱を握って、風の向きと早さに応じて帆を立て直している。雇われた二人の漁夫は二人の漁夫で、二尋置きに本縄から下がった針に餌をつけるのに忙しい。海の上を見渡すと、港を出てからてんでんばらばらに散らばって、朝の光に白い帆をかがやかした船という船は、等しく沖を目がけて波を切り開いて走りながら、君の船と同様な仕事にいそしんでいるのだ。
配縄 [はいなわ] palangre, ligne de fond
帆綱 [ほづな] drisse (en l'occurrence, il s'agit ici d'écoute)
夜が明け離れると海風と陸風との変わり目が来て、さすがに荒れがちな北国の冬の海の上もしばらくは穏やかになる。やがて瀬は達せられる。君らは水の色を一目見たばかりで、海中に突き入った陸地と海そのものの界とも言うべき瀬がどう走っているかをすぐ見て取る事ができる。
Je ne dois pas t'oublier. Tandis que ton bateau n'est plus qu'une petite feuille flottant déjà loin du port, tu observes, tout en préparant la palangre (ligne de fond), le lever de rideau terriblement solennel de cette journée. Ton père est assis en tailleur au poste de pilotage ; il jette, de temps à autre, un regard au baromètre et scrute les caprices de ce ciel si changeant. Ce vieux pêcheur semble être né de la mer elle-même ; ses yeux perçants, nichés au creux de rides profondes, veillent à ne pas laisser échapper le moindre signe dans un lambeau de nuage, tandis que son visage affiche le calme imperturbable d’une sculpture sur bois. Ton frère, lui, frotte ses paumes engourdies par le gel contre la toile rude sur ses hanches, pour y ramener un peu de chaleur, tout en empoignant les drisses pour ajuster la voile selon la direction et la force du vent. Quant aux deux marins employés, ils sont occupés à amorcer les hameçons qui pendent, toutes les deux brasses, de la ligne principale. En portant le regard sur l'étendue marine, on voit que tous les navires, éparpillés depuis la sortie du port et dont les voiles blanches scintillent sous la lumière matinale, fendent les vagues vers le large, attelés à la même tâche que le vôtre.
Une fois la nuit totalement dissipée, le moment du basculement entre la brise de mer et la brise de terre arrive, et même la mer d'hiver du Nord, d'ordinaire si tourmentée, s'apaise pour un court instant. Bientôt, vous atteignez les hauts-fonds. D'un seul coup d'œil à la couleur de l'eau, vous êtes capables de discerner immédiatement comment courent ces bancs, que l'on pourrait décrire comme la frontière entre la terre qui s'enfonce sous les eaux et la mer elle-même.
帆がおろされる。勢いで走りつづける船足は、舵のために右なり左なりに向け直される。同時に浮標の付いた配縄の一端が氷のような波の中にざぶんざぶんと投げこまれる。二十五町から三十町に余る長さをもった縄全体が、海上に長々と横たえられるまでには、朝早くから始めても、日が子午線近く来るまでかからねばならないのだ。君らの船は艪にあやつられて、横波を食いながらしぶしぶ進んで行く。ざぶり‥‥ざぶり‥‥寒気のために比重の高くなった海の水は、凍りかかった油のような重さで、物すごいインド藍の底のほうに、雲間を漏れる日光で鈍く光る配縄の餌をのみ込んで行く。
今まで花のような模様を描いて、海面のところどころに日光を恵んでいた空が、急にさっと薄曇ると、どこからともなく時雨のような霰が降って来て海面を泡立たす。船と船とは、見る見る薄い糊のような青白い膜に隔てられる。君の周囲には小さな白い粒がかわき切った音を立てて、あわただしく船板を打つ。君は小ざかしい邪魔者から毛糸の襟巻で包んだ顔をそむけながら、配縄を丹念におろし続ける。
すっと空が明るくなる。霰はどこかへ行ってしまった。そしてまっさおな海面に、漁船は陰になりひなたになり、堅い輪郭を描いて、波にもまれながらさびしく漂っている。
きげん買いな天気は、一日のうちに幾度となくこうした顔のしかめ方をする。そして日が西に回るに従ってこのふきげんは募って行くばかりだ。
On affale les voiles. Continuant sur son erre, le navire est redressé tantôt à droite, tantôt à gauche par le gouvernail. Au même moment, l'extrémité de la palangre munie de ses flotteurs est jetée dans les vagues glaciales dans un clapotis régulier. Pour que la ligne entière, d'une longueur dépassant les vingt-cinq ou trente chô (environ trois kilomètres), soit totalement déployée sur la mer, il faut y travailler depuis l'aube jusqu'à ce que le soleil approche du méridien. Manœuvrée à l'aviron, votre barque progresse à contre-cœur en recevant les vagues par le travers. Zaburi... zaburi... L'eau de mer, dont la densité a augmenté sous l'effet du froid, possède la lourdeur d'une huile figée ; elle engloutit les appâts de la palangre qui brillent d'un éclat sourd, touchés par les rayons de soleil filtrant entre les nuages, pour les emporter vers les profondeurs d'un bleu d'indigo terrifiant.
Le ciel, qui dessinait jusqu'alors des motifs semblables à des fleurs en gratifiant la surface de l'eau de quelques taches de lumière, se couvre soudain d'un voile gris ; venue de nulle part, une grêle fine comme une ondée se met à tomber, faisant bouillonner la mer. En un clin d'œil, une membrane bleuâtre et pâle, pareille à de la colle fluide, sépare les bateaux les uns des autres. Autour de toi, de petits grains blancs frappent le bois du pont dans un crépitement sec et précipité. Tu détournes ton visage, emmitouflé dans une écharpe de laine, de ces intrus agaçants tout en continuant consciencieusement à mettre la ligne à l'eau.
Soudain, le ciel s'éclaircit. La grêle s'est évanouie. Sur la surface d'un bleu pur, les bateaux de pêche dessinent des contours nets, passant de l'ombre à la lumière, dérivant solitairement au gré des vagues.
Ce temps lunatique froncera ainsi les sourcils à maintes reprises au cours de la journée. Et à mesure que le soleil tourne vers l'ouest, cette mauvaise humeur ne fera que s'accentuer.
寒暑をかまっていられない漁夫たちも吹きざらしの寒さにはひるまずにはいられない。配縄を投げ終わると、身ぶるいしながら五人の男は、舵座におこされた焜炉の火のまわりに慕い寄って、大きなお櫃から握り飯をわしづかみにつかみ出して食いむさぼる。港を出る時には一かたまりになっていた友船も、今は木の葉のように小さく互い互いからかけ隔たって、心細い弱々しそうな姿を、涯もなく露領に続く海原のここかしこに漂わせている。三里の余も離れた陸地は高い山々の半腹から上だけを水の上に見せて、降り積んだ雪が、日を受けた所は銀のように、雲の陰になった所は鉛のように、妙に険しい輪郭を描いている。
漁夫たちは口を食物で頬張らせながら、きのうの漁のありさまや、きょうの予想やらをいかにも地味な口調で語り合っている。そういう時に君だけは自分が彼らの間に不思議な異邦人である事に気づく。同じ艪をあやつり、同じ帆綱をあつかいながら、なんという悲しい心の距りだろう。押しつぶしてしまおうと幾度試みても、すぐあとからまくしかかって来る芸術に対する執着をどうすることもできなかった。
Même ces pêcheurs pourtant endurcis à tous les climats ne peuvent s'empêcher de frémir sous la morsure de ce vent glacial. Une fois la palangre déployée, les cinq hommes se pressent en grelottant autour du réchaud allumé près du poste de pilotage ; ils tirent de larges poignées de riz d'un grand baquet et se mettent à manger avec avidité. Les bateaux amis, qui ne formaient qu'un seul groupe à la sortie du port, sont maintenant éparpillés, réduits à la taille de feuilles mortes, dérivant ici et là comme de fragiles silhouettes solitaires sur cette plaine marine qui s'étend à l'infini vers les eaux russes. La terre ferme, distante de plus de trois lieues, ne laisse voir que la partie supérieure de ses hautes montagnes au-dessus de l'eau ; la neige accumulée y dessine des contours d'une étrange dureté, brillante comme l'argent là où le soleil frappe, sombre comme le plomb là où tombe l'ombre des nuages.
Les joues gonflées de nourriture, les pêcheurs discutent d'un ton d'une grande sobriété de la pêche de la veille ou de leurs prévisions pour la journée. C'est à cet instant que toi, et toi seul, tu te rends compte que tu es parmi eux un étrange étranger. Bien que tu manies le même aviron et que tu manipules les mêmes drisses, quelle triste distance sépare vos cœurs ! Tu as beau essayer, maintes et maintes fois, d'écraser cet attachement à l'art qui t'habite, celui-ci revient sans cesse à la charge, irrésistible.
とはいえ、飛行機の将校にすらなろうという人の少ない世の中に、生きては人の冒険心をそそっていかにも雄々しい頼みがいある男と見え、死んでは万人にその英雄的な最後を惜しみ仰がれ、遺族まで生活の保障を与えられる飛行将校にすらなろうという人の少ない世の中に、荒れても晴れても毎日毎日、一命を投げてかかって、緊張し切った終日の労働に、玉の緒で炊き上げたような飯を食って一生を過ごして行かねばならぬ漁夫の生活、それにはいささかも遊戯的な余裕がないだけに、命とかけがえの真実な仕事であるだけに、言葉には現わし得ないほど尊さと厳粛さとを持っている。ましてや彼らがこの目ざましいけなげな生活を、やむを得ぬ、苦しい、しかし当然な正しい生活として、誇りもなく、矯飾もなく、不平もなく、素直に受け取り、軛にかかった輓牛のような柔順な忍耐と覚悟とをもって、勇ましく迎え入れている、その姿を見ると、君は人間の運命のはかなさと美しさとに同時に胸をしめ上げられる。
こんな事を思うにつけて、君の心の目にはまざまざと難破船の痛ましい光景が浮かび出る。君はやはり舵座にすわって他の漁夫と同様に握り飯を食ってはいるが、いつのまにか人々の会話からは遠のいて、物思わしげに黙りこくってしまう。そして果てしもなく回想の迷路をたどって歩く。
Pourtant, dans un monde où bien peu d'hommes aspirent à devenir officiers d'aviation — une carrière qui flatte le goût de l'aventure et donne, de son vivant, l'image d'un homme fier sur lequel on peut compter, et qui, après sa mort, voit son héroïsme pleuré et admiré de tous tandis que sa famille se voit garantir des moyens de subsistance — oui, dans ce monde-là, la vie du pêcheur, elle, consiste à risquer sa peau jour après jour, par tempête ou par beau temps. C'est une vie passée dans une tension laborieuse du matin au soir, nourrie d'un riz que l'on dévore comme si chaque grain était une perle de vie arrachée au destin. Et parce qu'elle ne laisse aucune place au jeu ou au superflu, parce qu'elle est un travail de vérité où la vie même sert de monnaie d'échange, elle possède une noblesse et une solennité indicibles.
Mieux encore, quand tu les vois accepter cette existence éclatante de courage comme une vie inévitable, pénible, mais foncièrement juste et naturelle — sans fierté, sans artifice, sans plainte, en l'accueillant bravement avec la patience docile et la résolution d'un bœuf de trait sous le joug — tu sens ton cœur se serrer devant la fragilité et la beauté simultanées de la destinée humaine.
Perdu dans de telles pensées, la vision déchirante d’un naufrage surgit distinctement devant les yeux de ton esprit. Bien qu'assis au poste de pilotage, mangeant ton riz comme les autres pêcheurs, tu t'es sans t'en apercevoir éloigné de leur conversation pour sombrer dans un silence pensif. Et tu te mets à errer sans fin dans le labyrinthe de tes souvenirs.
それはある年の三月に、君が遭遇した苦い経験の一つだ。模範船からすぐ引き上げろという信号がかかったので、今までも気づかいながら仕事を続けていた漁船は、打ち込み打ち込む波濤と戦いながら配縄をたくし上げにかかったけれども、吹き始めた暴風は一秒ごとに募るばかりで、船頭はやむなく配縄を切って捨てさせなければならなくなった。
「またはあ銭こ海さ捨てるだ」
と君の父上は心から嘆息してつぶやきながら君に命じて配縄を切ってしまった。
海の上はただ狂い暴れる風と雪と波ばかりだ。縦横に吹きまく風が、思いのままに海をひっぱたくので、つるし上げられるように高まった三角波が互いに競って取っ組み合うと、取っ組み合っただけの波はたちまちまっ白な泡の山に変じて、その巓が風にちぎられながら、すさまじい勢いで目あてもなく倒れかかる。目も向けられないような濃い雪の群れは、波を追ったり波からのがれたり、さながら風の怒りをいどむ小悪魔のように、面憎く舞いながら右往左往に飛びはねる。吹き落として来た雪のちぎれは、大きな霧のかたまりになって、海とすれすれに波の上を矢よりも早く飛び過ぎて行く。
雪と浸水とで糊よりもすべる船板の上を君ははうようにして舳のほうへにじり寄り、左の手に友綱の鉄環をしっかりと握って腰を据えながら、右手に磁石をかまえて、大声で船の進路を後ろに伝える。二人の漁夫は大竿を風上になった舷から二本突き出して、動かないように結びつける。船の顛覆を少しなりとも防ごうためだ。君の兄上は帆綱を握って、舵座にいる父上の合図どおりに帆の上げ下げを誤るまいと一心になっている。そしてその間にもしっきりなしに打ち込む浸水を急がしく汲んでは舷から捨てている。命がけに呼びかわす互い互いの声は妙に上ずって、風に半分がた消されながら、それでも五人の耳には物すごくも心強くも響いて来る。
顛覆 = 転覆 [てんぷく] overturning; capsizing
C'est l'une des amères expériences que tu as vécues, un certain mois de mars. Le « bateau-modèle » ayant donné le signal d’un repli immédiat, tous les bateaux de pêche, qui poursuivaient jusque-là leur labeur avec inquiétude, s'étaient mis à remonter les palangres en luttant contre les lames qui déferlaient sans relâche. Mais la tempête, qui venait de se lever, redoublait de violence à chaque seconde, et le patron se vit contraint d'ordonner l’abandon des lignes.
— « On jette encore tout notre argent à la mer... »
C'est avec un profond soupir de regret que ton père murmura ces mots, avant de t'ordonner de trancher la palangre.
Sur la mer, il n’y avait plus que la fureur déchaînée du vent, de la neige et des vagues. Le vent soufflait en tous sens, flagellant l'océan à sa guise ; des vagues pyramidales, soulevées comme par une force invisible, s’affrontaient dans une lutte féroce. Dès qu'elles s'entrechoquaient, elles se transformaient instantanément en montagnes d'écume blanche dont les sommets, déchiquetés par les rafales, s'écroulaient avec une violence terrifiante, sans direction précise. Des tourbillons de neige si denses qu'on ne pouvait y poser le regard poursuivaient les vagues ou s’en échappaient, tels de petits démons provocants défiant la colère du vent, virevoltant avec insolence de droite et de gauche. Les lambeaux de neige rabattus par les bourrasques formaient de grandes masses de brume qui filaient au ras de l'eau, plus rapides que des flèches.
Sur le pont, plus glissant que de la colle à cause du mélange de neige et d'eau de mer, tu rampais vers l'avant, te calant fermement en agrippant de la main gauche l'anneau de fer du câble de remorque ; de la main droite, tu tenais la boussole et tu hurlais le cap vers l'arrière du navire. Deux pêcheurs pointèrent deux grandes gaffes par le plat-bord au vent et les amarrèrent solidement pour tenter d'empêcher, tant bien que mal, le bateau de chavirer. Ton frère, les mains crispées sur les drisses, se concentrait de toutes ses forces pour ne pas faillir dans le maniement de la voile, guettant les signaux de ton père au poste de pilotage. Pendant ce temps, il écopait sans relâche l'eau qui s'engouffrait à bord pour la rejeter par-dessus bord. Vos voix, s'interpellant au péril de vos vies, montaient étrangement dans les aigus ; bien qu'à moitié étouffées par le vent, elles résonnaient aux oreilles des cinq hommes de façon aussi terrifiante que rassurante.
「おも舵っ」
「右にかわすだってえば」
「右だ‥‥右だぞっ」
「帆綱をしめろやっ」
「友船は見えねえかよう、いたらくっつけやーい」
どう吹こうとためらっていたような疾風がやがてしっかり方向を定めると、これまでただあてもなく立ち騒いでいたらしく見える三角波は、だんだんと丘陵のような紆濤に変わって行った。言葉どおりに水平に吹雪く雪の中を、後ろのほうから、見上げるような大きな水の堆積が、想像も及ばない早さでひた押しに押して来る。
「来たぞーっ」
緊張し切った五人の心はまたさらに恐ろしい緊張を加えた。まぶしいほど早かった船足が急によどんで、後ろに吸い寄せられて、艫が薄気味悪く持ち上がって、船中に置かれた品物ががらがらと音をたてて前にのめり、人々も何かに取りついて腰のすわりを定めなおさなければならなくなった瞬間に、船はひとあおりあおって、物すごい不動から、奈落の底までもとすさまじい勢いで波の背をすべり下った。同時に耳に余る大きな音を立てて、紆濤は屏風倒しに倒れかえる。わきかえるような泡の混乱の中に船をもまれながら行く手を見ると、いったんこわれた波はすぐまた物すごい丘陵に立ちかえって、目の前の空を高くしきりながら、見る見る悪夢のように遠ざかって行く。
ほっと安堵の息をつく隙も与えず、後ろを見ればまた紆濤だ。水の山だ。その時、
「あぶねえ」
「ぽきりっ」
というけたたましい声を同時に君は聞いた。そして同時に野獣の敏感さをもって身構えしながら後ろを振り向いた。根もとから折れて横倒しに倒れかかる帆柱と、急に命を失ったようにしわになってたたまる帆布と、その陰から、飛び出しそうに目をむいて、大きく口をあけた君の兄上の顔とが映った。
— « Tribord toute ! »
— « J'te dis d'esquiver par la droite ! »
— « À droite... À droite, j'ai dit ! »
— « Borde l'écoute ! »
— « Tu vois pas les autres bateaux ? Rapproche-toi, bon sang ! »
Les rafales, qui semblaient jusque-là hésiter sur leur direction, finirent par s'établir fermement ; les vagues pyramidales qui s'agitaient auparavant de manière désordonnée se muèrent peu à peu en une houle de lames plus larges, massives comme des collines. Au milieu d'un blizzard qui cinglait désormais à l'horizontale, d'immenses masses d'eau surgissaient de l'arrière en surplomb, s'avançant avec une rapidité dépassant l'imagination.
— « Elle arrive ! »
Les cœurs déjà tendus des cinq hommes se crispèrent d'une angoisse plus terrible encore. La vitesse du navire, qui était jusque-là vertigineuse, s'interrompit brusquement ; le bateau parut aspiré vers l'arrière, la poupe se souleva de manière sinistre et tout ce qui se trouvait à bord glissa vers l'avant dans un fracas d'objets renversés. Alors que chacun s'agrippait désespérément pour reprendre son assise, le bateau fut soulevé d'un coup et, sortant de cette effrayante immobilité, glissa le long de l'échine de la vague avec une impétuosité capable de le précipiter jusqu'au fond des abîmes. Dans un fracas assourdissant, la lame s'effondra d'un bloc derrière eux, comme un paravent qui bascule. Emporté au milieu d'un bouillonnement d'écume confuse, on voyait déjà la vague, à peine brisée, se reformer en une colline monstrueuse, barrant le ciel devant eux avant de s'éloigner comme un cauchemar.
Sans même laisser le temps de pousser un soupir de soulagement, une autre lame de fond arrivait déjà par l'arrière. Une montagne d'eau. C'est à cet instant que tu entendis simultanément :
— « Danger ! »
— « CRAC ! »
Ces deux cris stridents retentirent à tes oreilles. Avec la vivacité d'une bête sauvage, tu te mis en garde tout en te retournant. Tes yeux virent alors le mât se briser à la base et s'écrouler sur le côté, la voile se froisser et s'affaisser comme si elle venait de perdre la vie, et, surgissant de l'ombre, le visage de ton frère, les yeux exorbités et la bouche grande ouverte.
君は咄嗟に身をかわして、頭から打ってかかろうとする帆柱から身をかばった。人々は騒ぎ立って艪を構えようとひしめいた。けれども無二無三な船足の動揺には打ち勝てなかった。帆の自由である限りは金輪際船を顛覆させないだけの自信を持った人たちも、帆を奪い取られては途方に暮れないではいられなかった。船足のとまった船ではもう舵もきかない。船は波の動揺のまにまに勝手放題に荒れ狂った。
咄嗟に [とっさに] at once; immediately
金輪際 [こんりんざい] (not) on any account
第一の紆濤、第二の紆濤、第三の紆濤には天運が船を顛覆からかばってくれた。しかし特別に大きな第四の紆濤を見た時、船中の人々は観念しなければならなかった。
雪のために薄くぼかされたまっ黒な大きな山、その頂からは、火が燃え立つように、ちらりちらり白い波頭が立っては消え、消えては立ちして、瞬間ごとに高さを増して行った。吹き荒れる風すらがそのためにさえぎりとめられて、船の周囲には気味の悪い静かさが満ち広がった。それを見るにつけても波の反対の側をひた押しに押す風の激しさ強さが思いやられた。艫を波のほうへ向ける事も得しないで、力なく漂う船の前まで来ると、波の山は、いきなり、獲物に襲いかかる猛獣のように思いきり背延びをした。と思うと、波頭は吹きつける風にそりを打って靆とくずれこんだ。
D’un mouvement réflexe, tu t’es jeté de côté pour éviter le mât qui s’abattait sur ta tête. Dans l’agitation générale, les hommes se bousculèrent pour empoigner les avirons, mais ils furent impuissants face au tangage désordonné et violent du navire. Ces marins, qui auraient eu la certitude absolue de ne jamais chavirer tant qu’ils disposaient de leur voile, se retrouvèrent totalement désemparés une fois celle-ci arrachée. Privé de sa force, le bateau ne répondait plus à la barre. Il n’était plus qu’un jouet livré au bon vouloir d’une mer en furie.
Face à la première, à la deuxième, puis à la troisième lame, la protection divine épargna le navire du naufrage. Mais lorsqu’apparut la quatrième vague, d’une taille exceptionnelle, tous à bord durent se résigner à l'inévitable.
C’était une masse noire, colossale, estompée par la neige ; des crêtes d'écume blanche jaillissaient à son sommet et s'évanouissaient comme des flammes vacillantes, gagnant en hauteur à chaque seconde. Le vent lui-même semblait entravé par cet obstacle, créant autour du bateau un silence d'une inquiétante lourdeur. À cette vue, on devinait la violence inouïe avec laquelle les rafales poussaient la face opposée de la vague. Incapable de pointer la poupe face à la lame, le navire dérivait sans force lorsqu'arrivé devant lui, le mur d’eau se cabra soudain de toute sa hauteur, tel un fauve bondissant sur sa proie. Dans l'instant qui suivit, la crête, courbée par la force du vent, s'écroula dans un fracas de décombres.
はっと思ったその時おそく、君らはもうまっ白な泡に五体を引きちぎられるほどもまれながら、船底を上にして顛覆した船体にしがみつこうともがいていた。見ると君の目の届く所には、君の兄上が頭からずぶぬれになって、ぬるぬると手がかりのない舷に手をあてがってはすべり、手をあてがってはすべりしていた。君は大声を揚げて何か言った。兄上も大声を揚げて何か言ってるらしかった。しかしお互いに大きな口をあくのが見えるだけで、声は少しも聞こえて来ない。
割合に小さな波があとからあとから押し寄せて来て、船を揺り上げたり押しおろしたりした。そのたびごとに君たちは船との縁を絶たれて、水の中に漂わねばならなかった。そして君は、着込んだ厚衣の芯まで水が透って鉄のように重いのにもかかわらず、一心不乱に動かす手足と同じほどの忙しさで、目と鼻ぐらいの近さに押し迫った死からのがれ出る道を考えた。心の上澄みは妙におどおどとあわてている割合に、心の底は不思議に気味悪く落ちついていた。それは君自身にすら物すごいほどだった。空といい、海といい、船といい、君の思案といい、一つとして目あてなく動揺しないものはない中に、君の心の底だけが悪落ち付きに落ち付いて、「死にはしないぞ」とちゃんときめ込んでいるのがかえって薄気味悪かった。それは「死ぬのがいやだ」「生きていたい」「生きる余席の有る限りはどうあっても生きなければならぬ」「死にはしないぞ」という本能の論理的結論であったのだ。この恐ろしい盲目な生の事実が、そしてその結論だけが、目を見すえたように、君の心の底に落ち付き払っていたのだった。
Au moment même où l’effroi te saisissait, il était déjà trop tard : vous étiez déjà malmenés par une écume d’un blanc immaculé, au point de sentir vos membres se déchirer, luttant désespérément pour vous agripper à la coque du bateau retourné, quille en l’air. À portée de vue, tu aperçus ton frère, trempé de la tête aux pieds ; ses mains se posaient sur le plat-bord glissant et sans prise, dérapant encore et encore. Tu hurlas quelque chose. Ton frère semblait lui aussi hurler de toutes ses forces. Pourtant, vous ne voyiez que vos bouches s'ouvrir largement l'une face à l'autre ; aucun son ne parvenait à vos oreilles.
Des vagues, relativement plus petites, déferlaient les unes après les autres, soulevant puis enfonçant l’épave. À chaque assaut, vous perdiez tout contact avec le bateau et deviez dériver dans l’eau. Malgré tes vêtements épais, imbibés jusqu’à la fibre et lourds comme du fer, tu agitas tes membres avec une ardeur frénétique, cherchant, avec une célérité égale à tes mouvements, une issue pour échapper à cette mort qui te pressait de si près, à portée de regard, à portée de nez.
Tandis que la surface de ton esprit était animée d'une panique fébrile, le fond de ton cœur, lui, demeurait d'un calme aussi étrange qu'inquiétant. C'était terrifiant, même pour toi. Alors que tout — le ciel, la mer, le bateau et tes propres pensées — n'était que vacillement et chaos sans repère, seul le fond de ton âme restait ancré dans une sérénité sinistre, ayant déjà fermement décrété : « Je ne mourrai pas ». C'était presque effrayant. C'était la conclusion logique de l'instinct : « Je refuse de mourir », « Je veux vivre », « Tant qu'il restera une place pour la vie, je devrai vivre coûte que coûte », « Je ne mourrai pas ». Ce fait brut de la vie, ce désir aveugle et terrible, et cette unique conclusion, restaient là, posés au fond de ton cœur avec un aplomb imperturbable, tel un regard fixe et déterminé.
君はこの物すごい無気味な衝動に駆り立てられながら、水船なりにも顛覆した船を裏返す努力に力を尽くした。残る四人の心も君と変わりはないと見えて、険しい困苦と戦いながら、四人とも君のいる舷のほうへ集まって来た。そして申し合わしたように、いっしょに力を合わせて、船の胴腹にはい上がるようにしたので、船は一方にかしぎ始めた。
「それ今ひと息だぞっ」
君の父上がしぼり切った生命を声にしたように叫んだ。一同はまた懸命な力をこめた。
おりよく――全くおりよく、天運だ――その時船の横面に大きな波が浴びせこんで来たので、片方だけに人の重りの加わった船はくるりと裏返った。舷までひたひたと水に埋もれながらもとにかく船は真向きになって水の面に浮かび出た。船が裏返る拍子に五人は五人ながら、すっぽりと氷のような海の中にもぐり込みながら、急に勢いづいて船の上に飛び上がろうとした。しかししこたま着込んだ衣服は思うざまぬれ透っていて、ややともすれば人々を波の中に吸い込もうとした。それが一方の舷に取りついて力をこめればまた顛覆するにきまっている。生死の瀬戸ぎわにはまり込んでいる人々の本能は恐ろしいほど敏捷な働きをする。五人の中の二人は咄嗟に反対の舷に回った。そして互いに顔を見合わせながら、一度にやっと声をかけ合わせて半身を舷に乗り上げた。足のほうを船底に吸い寄せられながらも、半身を水から救い出した人々の顔に現われたなんとも言えない緊張した表情――それを君は忘れる事ができない。次の瞬間にはわっと声をあげて男泣きに泣くか、それとも我れを忘れて狂うように笑うか、どちらかをしそうな表情――それを君は忘れる事ができない。
Poussé par cette impulsion terrifiante et sinistre, tu as jeté toutes tes forces dans l'effort pour redresser l'épave, bien qu'elle fût pleine d'eau. Les cœurs des quatre autres hommes semblaient animés par la même volonté que toi ; luttant contre l'âpre détresse, ils se rassemblèrent tous du côté du plat-bord où tu te trouvais. Puis, comme s’ils s’étaient concertés, ils unirent leurs forces pour se hisser sur le flanc du navire, qui commença alors à s’incliner d’un côté.
— « Encore un effort, maintenant ! »
Ton père hurla ces mots, comme si sa voix exhalait les derniers restes de sa vie. Tous y mirent à nouveau une force désespérée. Fort heureusement — une chance pure, un coup du destin — une énorme lame vint s’abattre à ce moment précis sur le flanc du bateau. Sous le poids des hommes concentré d'un seul côté, le navire vira brusquement et se retourna. Bien qu’il fût enfoncé dans l’eau jusqu’au plat-bord, il se retrouva enfin à l’endroit, flottant à la surface. Dans le mouvement du redressement, tous les cinq furent plongés tête la première dans la mer glaciale, mais aussitôt, portés par un élan soudain, ils tentèrent de bondir sur le pont. Cependant, leurs vêtements lourdement imbibés d'eau cherchaient à chaque instant à les aspirer vers les profondeurs. S’ils s’agrippaient tous au même côté du plat-bord en forçant, le chavirement était inévitable.
À l’article de la mort, l’instinct de ces hommes fit preuve d’une agilité effrayante. Deux d’entre eux contournèrent instantanément le bateau vers le côté opposé. Puis, se regardant les uns les autres, ils poussèrent ensemble un cri de ralliement et parvinrent enfin à hisser la moitié de leur corps sur le plat-bord. Cette expression indescriptible de tension extrême sur les visages de ces hommes qui, bien que leurs jambes fussent encore aspirées vers le fond, venaient de sauver le haut de leur corps de l'abîme — cette expression-là, tu ne pourras jamais l’oublier. Ce regard qui semblait sur le point, l’instant d’après, soit d’éclater en sanglots virils, soit de se perdre dans un rire dément et frénétique — tu ne pourras jamais l’oublier.
すべてこうした懸命な努力は、降りしきる雪と、荒れ狂う水と、海面をこすって飛ぶ雲とで表わされる自然の憤怒の中で行なわれたのだ。怒った自然の前には、人間は塵ひとひらにも及ばない。人間などという存在は全く無視されている。それにも係わらず君たちは頑固に自分たちの存在を主張した。雪も風も波も君たちを考えにいれてはいないのに、君たちはしいてもそれらに君たちを考えさせようとした。
舷を乗り越して奔馬のような波頭がつぎつぎにすり抜けて行く。それに腰まで浸しながら、君たちは船の中に取り残された得物をなんでもかまわず取り上げて、それを働かしながら、死からのがるべき一路を切り開こうとした。ある者は艪を拾いあてた。あるものは船板を、あるものは水柄杓を、あるものは長いたわしの柄を、何ものにも換えがたい武器のようにしっかり握っていた。そして舷から身を乗り出して、子供がするように、水を漕いだり、浸水をかき出したりした。
吹き落ちる気配も見えないあらしは、果てもなく海上を吹きまくる。目に見える限りはただ波頭ばかりだ。犬のような敏捷さで方角を嗅ぎ慣れている漁夫たちも、今は東西の定めようがない。東西南北は一つの鉢の中ですりまぜたように渾沌としてしまった。
薄い暗黒。天からともなく地からともなくわき起こる大叫喚。ほかにはなんにもない。
「死にはしないぞ」――そんなはめになってからも、君の心の底は妙に落ち着いて、薄気味悪くこの一事を思いつづけた。
君のそばには一人の若い漁夫がいたが、その右の顳顐のへんから生々しい色の血が幾条にもなって流れていた。それだけがはっきり君の目に映った。「死にはしないぞ」――それを見るにつけても、君はまたしみじみとそう思った。
Tous ces efforts acharnés furent déployés au milieu de la fureur de la nature, une fureur faite de neige tombante, d'eaux déchaînées et de nuages volant au ras de la mer. Face à la nature en colère, l'être humain n'est même pas l'équivalent d'un grain de poussière. L'existence humaine y est totalement ignorée. Malgré cela, vous avez obstinément affirmé votre présence. Alors que ni la neige, ni le vent, ni les vagues ne se souciaient de vous, vous avez forcé ces éléments, par la contrainte, à vous prendre en compte.
Les crêtes des vagues, comme des chevaux au galop, franchissaient le plat-bord les unes après les autres. Immergés jusqu'à la taille, vous vous saisissiez de n'importe quel objet resté dans le bateau pour le mettre en œuvre, tentant de vous frayer un chemin pour échapper à la mort. L'un avait trouvé une rame. Un autre, une planche, un autre encore, une écope ou le long manche d'une brosse ; tous les serraient fermement comme des armes irremplaçables. Penchés par-dessus le bord, comme le feraient des enfants, vous ramiez et écopiez l'eau.
La tempête, qui ne montrait aucun signe d'apaisement, balayait la mer à l'infini. À perte de vue, il n'y avait que des crêtes d'écume. Même ces pêcheurs, habitués à flairer leur orientation avec l'agilité d'un chien, étaient désormais incapables de distinguer l'orient de l'occident. Le nord, le sud, l'est et l'ouest s'étaient mélangés dans un chaos total, comme broyés ensemble dans un mortier.
Une obscurité ténue. Un immense hurlement surgissant d'on ne sait où, du ciel ou de la terre. Rien d'autre.
« Je ne mourrai pas » — même dans une telle situation, le fond de ton cœur restait étrangement calme, et tu continuais à songer à cette unique chose avec une persistance presque sinistre.
À tes côtés se tenait un jeune pêcheur ; de sa tempe droite s'écoulaient des filets d'un sang vif. C'était la seule chose qui apparaissait clairement à tes yeux. « Je ne mourrai pas » — en voyant cela, tu le pensas de nouveau, avec une conviction profonde.
こういう必死な努力が何分続いたのか、何時間続いたのか、時間というもののすっかり無くなってしまったこの世界では少しもわからない。しかしながらとにかく君が何ものも納れ得ない心の中に、疲労という感じを覚えだして、これは困った事になったと思ったころだった、突然一人の漁夫が意味のわからない言葉を大きな声で叫んだのは。今まででも五人が五人ながら始終何か互いに叫び続けていたのだったが、この叫び声は不思議にきわ立ってみんなの耳に響いた。
残る四人は思わず言い合わせたようにその漁夫のほうを向いて、その漁夫が目をつけているほうへ視線をたどって行った。
船! ‥‥船!
濃い吹雪の幕のあなたに、さだかには見えないが、波の背に乗って四十五度くらいの角度に船首を下に向けながら、帆をいっぱいに開いて、矢よりも早く走って行く一艘の船!
それを見ると何かが君の胸をどきんと下からつき上げて来た。君は思わずすすり泣きでもしたいような心持ちになった。何はさておいても君たちはその船を目がけて助けを求めながら近寄って行かねばならぬはずだった。余の人たちも君と同様、確かに何物かを目の前に認めたらしく、奇怪な叫び声を立てた漁夫が、目を大きく開いて見つめているあたりを等しく見つめていた。そのくせ一人として自分らの船をそっちのほうへ向けようとしているらしい者はなかった。それをいぶかる君自身すら、心がただわくわくと感傷的になりまさるばかりで、急いで働かすべき手はかえって萎えてしまっていた。
Combien de minutes ou d'heures ces efforts désespérés durèrent-ils ? Dans ce monde où la notion de temps s'était totalement évanouie, il était impossible de le savoir. Cependant, alors que ton esprit — jusque-là fermé à tout le reste — commençait à être envahi par un sentiment d'épuisement, et que tu te disais que la situation devenait critique, soudain, l'un des pêcheurs poussa un cri dont les paroles étaient inintelligibles. Jusqu'alors, tous les cinq n'avaient cessé de s'interpeller, mais ce cri-là résonna étrangement aux oreilles de chacun, se détachant de tous les autres.
Comme s'ils s'étaient concertés, les quatre autres se tournèrent instinctivement vers lui et suivirent la direction de son regard.
Un bateau ! … Un bateau !
Par-delà l'épais rideau de la tempête de neige, on le distinguait à peine, mais il était là : un navire porté par la crête des vagues, la proue plongeant selon un angle de quarante-cinq degrés, toutes voiles dehors, filant plus vite qu'une flèche !
À cette vue, quelque chose cogna violemment contre ta poitrine. Tu fus pris d'une envie irrépressible de sangloter. Avant toute chose, vous auriez dû vous diriger vers ce navire pour appeler à l'aide. Les autres semblaient avoir vu la même chose que toi ; ils fixaient tous, les yeux écarquillés, le même point que le pêcheur qui avait crié. Pourtant, aucun d'entre eux ne semblait faire le moindre mouvement pour diriger votre propre embarcation vers lui. Toi-même, alors que tu t'en étonnais, tu sentais ton cœur s'emballer d'une émotion purement sentimentale, tandis que tes mains, qui auraient dû s'activer en hâte, restaient comme paralysées.
白い帆をいっぱいに開いたその船は、依然として船首を下に向けたまま、矢のように走って行く。降りしきる吹雪を隔てた事だから、乗り組みの人の数もはっきりとは見えないし、水の上に割合に高く現われている船の胴も、木の色というよりは白堊のような生白さに見えていた。そして不思議な事には、波の腹に乗っても波の背に乗っても、舳は依然として下に向いたままである。風の強弱に応じて帆を上げ下げする様子もない。いつまでも目の前に見えながら、四十五度くらいに船首を下向きにしたまま、矢よりも早く走って行く。
ぎょっとして気がつくと、その船はいつのまにか水から離れていた。波頭から三段も上と思われるあたりを船は傾いだまま矢よりも早く走っている。君の頭はかあんとしてすくみ上がってしまった。同時に船はだんだん大きくぼやけて行った。いつのまにかその胴体は消えてなくなって、ただまっ白い帆だけが矢よりも早く動いて行くのが見やられるばかりだ。と思うまもなくその白い大きな帆さえが、降りしきる雪の中に薄れて行って、やがてはかき消すように見えなくなってしまった。
怒濤。白沫。さっさっと降りしきる雪。目をかすめて飛びかわす雲の霧。自然の大叫喚‥‥そのまっただ中にたよりなくもみさいなまれる君たちの小さな水船‥‥やっぱりそれだけだった。
Ce navire aux voiles blanches grandes ouvertes continuait de filer comme une flèche, la proue toujours piquant vers le bas. À travers le rideau de neige qui tombait sans relâche, on ne distinguait pas clairement le nombre d'hommes à bord, et la coque, qui émergeait assez haut sur l'eau, paraissait d'une pâleur de craie plutôt que de la couleur du bois. Chose étrange : qu'il soit au creux ou sur la crête de la lame, le navire gardait obstinément sa proue inclinée vers le bas. On ne voyait aucune manœuvre pour affaler ou hisser les voiles selon la force du vent. Il restait là, sous vos yeux, la proue piquée à quarante-cinq degrés, filant plus vite encore qu'une flèche.
Soudain, un frisson d'horreur te traversa : tu réalisas que le navire s'était détaché de l'eau. Il voguait désormais, toujours incliné, à une hauteur de trois vagues au-dessus des crêtes, fendant l'air plus vite qu'une flèche. Ton esprit fut comme frappé de stupeur, figé par l'effroi. Au même instant, la silhouette du navire commença à s'élargir et à devenir floue. Bientôt, la coque disparut complètement, et l'on ne voyait plus que la grand-voile d'un blanc pur se déplacer à une vitesse fulgurante. Puis, en un clin d'œil, cette voile blanche elle-même s'estompa dans la neige tourbillonnante, avant de s'effacer comme une trace que l'on gomme.
Des vagues déchaînées. De l'écume blanche. La neige qui tombe avec un bruissement sec. Des lambeaux de nuages qui volent et s'entrecroisent devant les yeux. Le grand hurlement de la nature... et au beau milieu, votre petite barque pleine d'eau, malmenée et désemparée. Il n'y avait, après tout, rien d'autre.
死の間にさまよって、疲れながらも緊張し切った神経に起こる幻覚だったのだと気がつくと、君は急に一種の薄気味悪さを感じて、力を一度にもぎ取られるように思った。
さきほど奇怪な叫び声を立てたその若い漁夫は、やがて眠るようにおとなしく気を失って、ひょろひょろとよろめくと見る間に、くずれるように胴の間にぶっ倒れてしまった。
漁夫たちは何か魔でもさしたように思わず極度の不安を目に現わして互いに顔を見合わせた。
「死にはしないぞ」
不思議な事にはそのぶっ倒れた男を見るにつけて、また漁夫たちの不安げな様子を見るにつけて、君は懲りずまに薄気味悪くそう思いつづけた。
君たちがほんとうに一艘の友船と出くわしたまでには、どれほどの時間がたっていたろう。しかしとにかく運命は君たちには無関心ではなかったと見える。急に十倍も力を回復したように見えた漁夫たちが、必死になって君たちの船とその船とをつなぎ合わせ、半分がた凍ってしまった帆を形ばかりに張り上げて、風の追うままに船を走らせた時には、なんとも言えない幸福な感謝の心が、おさえてもおさえてもむらむらと胸の先にこみ上げて来た。
着く所に着いてから思い存分の手当をするからしばらく我慢してくれと心の中にわびるように言いながら、君は若い漁夫を卒倒したまま胴の間の片すみに抱きよせて、すぐ自分の仕事にかかった。
Quand tu réalisas qu'il ne s'agissait que d'une hallucination, née de nerfs à vif et épuisés par cette errance aux portes de la mort, tu fus soudain saisi d'un sinistre frisson ; tu eus l'impression que toute ta force t'était arrachée d'un coup.
Le jeune pêcheur, celui-là même qui avait poussé ce cri étrange peu avant, finit par perdre connaissance aussi paisiblement qu'on s'endort. On le vit tituber un instant, puis il s'effondra lourdement au milieu du bateau. Les autres pêcheurs échangèrent des regards, les yeux empreints d'une anxiété extrême, comme s'ils étaient sous l'emprise d'un maléfice.
« Je ne mourrai pas. »
Chose étrange, en voyant cet homme s'écrouler et en observant l'inquiétude de tes compagnons, tu t'obstinais, sans en démordre, à répéter cette pensée avec une persistance glaçante.
Combien de temps s'écoula-t-il avant que vous ne croisiez enfin un véritable navire ami ? Quoi qu'il en soit, il semble que le destin ne vous ait pas été indifférent. Quand les pêcheurs, paraissant soudain avoir recouvré leurs forces, s'acharnèrent à amarrer votre barque à leur navire et à hisser tant bien que mal la voile à moitié gelée pour filer au gré du vent, un sentiment de gratitude et de bonheur indicible envahit ton cœur, montant par vagues irrépressibles.
« Pardonne-moi, patiente encore un peu, nous te soignerons comme il se doit une fois arrivés à destination », murmurais-tu intérieurement comme pour t'excuser, tout en installant le jeune pêcheur évanoui dans un coin du bateau avant de te remettre aussitôt au travail.
やがて行く手の波の上にぼんやりと雷電峠の突角が現われ出した。山脚は海の中に、山頂は雲の中に、山腹は雪の中にもみにもまれながら、決して動かないものが始めて君たちの前に現われたのだ。それを見つけた時の漁夫たちの心の勇み‥‥魚が水にあったような、野獣が山に放たれたような、太陽が西を見つけ出したようなその喜び‥‥船の中の人たちは思わず足爪立てんばかりに総立ちになった。人々の心までが総立ちになった。
「峠が見えたぞ‥‥北に取れや舵を‥‥隠れ岩さ乗り上げんな‥‥雪崩にも打たせんなよう‥‥」
そう言う声がてんでんに人々の口からわめかれた。それにしても船はひどく流されていたものだ。雷電峠から五里も離れた瀬にいたものが、いつのまにかこんな所に来ているのだ。見る見る風と波とに押しやられて船は吸い付けられるように、吹雪の間からまっ黒に天までそそり立つ断崕に近寄って行くのを、漁夫たちはそうはさせまいと、帆をたて直し、艪を押して、横波を食わせながら船を北へと向けて行った。
陸地に近づくと波はなお怒る。鬣を風になびかして暴れる野馬のように、波頭は波の穂になり、波の穂は飛沫になり、飛沫はしぶきになり、しぶきは霧になり、霧はまたまっ白い波になって、息もつかせずあとからあとからと山すそに襲いかかって行く。山すその岩壁に打ちつけた波は、煮えくりかえった熱湯をぶちつけたように、湯げのような白沫を五丈も六丈も高く飛ばして、反りを打ちながら海の中にどっとくずれ込む。
Bientôt, la silhouette floue du promontoire du col de Raiden commença à se dessiner au dessus des vagues. Le pied dans la mer, le sommet dans les nuages et les flancs tourmentés par la neige, c’était la première chose immuable qui se présentait enfin à vous. Quelle exaltation s’empara alors des pêcheurs ! Une joie semblable à celle d’un poisson retrouvant l’eau, d’un fauve rendu à sa montagne, ou du soleil retrouvant l’occident… Dans le bateau, tous se levèrent d’un bond, comme s’ils voulaient s’élever sur la pointe des pieds. Leurs âmes mêmes se dressèrent d'un seul élan.
« On voit le col ! … Barre au nord ! … Gare aux récifs ! … Attention aux avalanches ! »
Ces cris jaillissaient pêle-mêle de chaque bouche. Malgré tout, le navire avait considérablement dérivé. Eux qui se trouvaient sur des hauts-fonds à cinq lieues du col de Raiden s’étaient retrouvés ici sans même s’en apercevoir. Sous leurs yeux, poussé par le vent et les lames, le bateau semblait irrésistiblement aspiré vers des falaises d'un noir d'encre qui s'élançaient jusqu'au ciel à travers la tempête. Pour empêcher cela, les pêcheurs rectifièrent la voilure, pesèrent sur les rames et, prenant les vagues de flanc, forcèrent le navire à mettre le cap au nord.
À mesure qu'on approche de la terre, la mer redouble de fureur. Telle une horde de chevaux sauvages aux crinières flottant dans le vent, les crêtes des vagues se changent en pointes d'écume, les pointes en éclaboussures, les éclaboussures en embruns, les embruns en brume, et la brume redevient vague d'un blanc pur, assaillant la base de la montagne sans laisser le moindre répit. Les vagues qui se brisent contre les parois rocheuses, semblables à de l'eau bouillante qu'on aurait projetée là, projettent des panaches d'écume à cinq ou six brasses de hauteur avant de s'écrouler lourdement dans la mer dans un fracas de tonnerre.
その猛烈な力を感じてか、断崕の出鼻に降り積もって、徐々に斜面をすべり下って来ていた積雪が、地面との縁から離れて、すさまじい地響きとともに、何百丈の高さから一気になだれ落ちる。巓を離れた時には一握りの銀末に過ぎない。それが見る見る大きさを増して、隕星のように白い尾を長く引きながら、音も立てずにまっしぐらに落として来る。あなやと思う間にそれは何十里にもわたる水晶の大簾だ。ど、ど、どどどしーん‥‥さあーっ‥‥。広い海面が目の前でまっ白な平野になる。山のような五百重の大波はたちまちおい退けられて漣一つ立たない。どっとそこを目がけて狂風が四方から吹き起こる‥‥その物すさまじさ。
君たちの船は悪鬼におい迫られたようにおびえながら、懸命に東北へと舵を取る。磁石のような陸地の吸引力からようよう自由になる事のできた船は、また揺れ動く波の山と戦わねばならぬ。
それでも岩内の港が波の間に隠れたり見えたりし始めると、漁夫たちの力は急に五倍にも十倍にもなった。今までの人数の二倍も乗っているように船は動いた。岸から打ち上げる目標の烽火が紫だって暗黒な空の中でぱっとはじけると、サンサンとして火花を散らしながら闇の中に消えて行く。それを目がけて漁夫たちは有る限りの艪を黙ったままでひた漕ぎに漕いだ。その不思議な沈黙が、互いに呼びかわす惨らしい叫び声よりもかえって力強く人々の胸に響いた。
船が波の上に乗った時には、波打ちぎわに集まって何か騒ぎ立てている群衆が見やられるまでになった。やがてあらしの間にも大砲のような音が船まで聞こえて来た。と思うと救助縄が空をかける蛇のように曲がりくねりながら、船から二三段隔たった水の中にざぶりと落ちた。漁夫たちはそのほうへ船を向けようとひしめいた。第二の爆声が聞こえた。縄はあやまたず船に届いた。
Comme sous l'effet de cette force brutale, la neige accumulée sur les saillies de la falaise, qui glissait lentement le long des pentes, finit par se détacher de la roche. Dans un fracas terrifiant, elle s'effondra d'un coup de plusieurs centaines de toises de hauteur. Au moment où elle quitte le sommet, elle n'est qu'une poignée de poussière d'argent ; mais sous vos yeux, elle grossit, traînant derrière elle une longue queue blanche comme une étoile filante, et se précipite droit vers le bas dans un silence de mort. En un éclair, elle devient un immense rideau de cristal s'étendant sur des lieues. Boum, boum, vrombissement sourd… Shaaaa… La vaste surface de la mer se transforme devant vous en une plaine d'un blanc immaculé. Les vagues colossales, pareilles à des montagnes empilées, sont instantanément balayées, laissant place à une mer d'huile où ne subsiste plus la moindre ride. C'est alors qu'un vent déchaîné s'engouffre de toutes parts vers ce point précis… Une vision d'une horreur absolue.
Votre barque, terrifiée comme si elle était poursuivie par des démons, maintenait désespérément le cap vers le nord-est. À peine libéré de l'attraction de la terre ferme, le navire devait de nouveau lutter contre les montagnes d'eau mouvantes.
Pourtant, lorsque le port d'Iwanai commença à apparaître et disparaître entre les vagues, la force des pêcheurs fut décuplée. Le bateau progressait comme si l'équipage avait doublé. Depuis le rivage, un signal de détresse éclata brusquement dans le ciel sombre, virant au violet, avant de s'éteindre dans les ténèbres en une pluie d'étincelles. Fixant ce point, les pêcheurs, dans un mutisme total, se mirent à ramer de toutes leurs forces. Ce silence étrange résonnait plus puissamment dans les cœurs que leurs précédents cris d'agonie.
Quand le bateau était porté par la crête d'une vague, on parvenait même à distinguer la foule qui s'agitait sur le rivage. Bientôt, un son semblable à un coup de canon parvint, malgré la tempête, jusqu'au navire. Aussitôt, une ligne de sauvetage fendit les airs, serpentant comme un reptile, avant de s'abattre dans l'eau à quelques brasses du bord. Les pêcheurs se bousculèrent pour diriger l'embarcation vers elle. Une seconde détonation retentit. Cette fois, la corde atteignit le navire sans faillir.
二三人の漁夫がよろけころびながらその縄のほうへ駆け寄った。
音は聞こえずに烽火の火花は間を置いて怪火のようにはるかの空にぱっと咲いてはすぐ散って行く。
船は縄に引かれてぐんぐん陸のほうへ近寄って行く。水底が浅くなったために無二無三に乱れ立ち騒ぐ波濤の中を、互いにしっかりしがみ合った二艘の船は、半分がた水の中をくぐりながら、半死のありさまで進んで行った。
君は始めて気がついたように年老いた君の父上のほうを振り返って見た。父上はひざから下を水に浸して舵座にすわったまま、じっと君を見つめていた。今まで絶えず君と君の兄上とを見つめていたのだ。そう思うと君はなんとも言えない骨肉の愛着にきびしく捕えられてしまった。君の目には不覚にも熱い涙が浮かんで来た。君の父上はそれを見た。
「あなたが助かってよござんした」
「お前が助かってよかった」
両人の目には咄嗟の間にも互いに親しみをこめてこう言い合った。そしてこのうれしい言葉を語る目から互い互いの目は離れようとしなかった。そうしたままでしばらく過ぎた。
君は満足しきってまた働き始めた。もう目の前には岩内の町が、きたなく貧しいながらに、君にとってはなつかしい岩内の町が、新しく生まれ出たままのように立ち列なっていた。水難救済会の制服を着た人たちが、右往左往に駆け回るありさまもまざまざと目に映った。
Deux ou trois pêcheurs se précipitèrent vers la corde en trébuchant et en tombant. Sans un bruit, les feux des signaux de détresse éclataient par intervalles dans le ciel lointain, telles des lueurs spectrales, pour s'évanouir aussitôt. Tiré par la ligne de sauvetage, le navire se rapprochait irrésistiblement du rivage. Au milieu des lames qui brisaient frénétiquement à cause du fond qui remontait, les deux embarcations, solidement amarrées l'une à l'autre, avançaient dans un état de délabrement extrême, à moitié submergées par les flots.
C'est alors que, comme si tu en prenais conscience pour la première fois, tu te retournas vers ton vieux père. Celui-ci, assis au poste de gouvernail avec de l'eau jusqu'aux genoux, te fixait intensément. Il n'avait cessé, tout ce temps, de vous couver du regard, toi et ton frère aîné. À cette pensée, tu fus saisi par un attachement filial d'une force indicible. Malgré toi, des larmes brûlantes montèrent à tes yeux. Ton père le vit.
« Je suis si heureux que vous soyez sain et sauf. »
« Je suis si heureux que tu aies survécu. »
En un instant, leurs regards échangèrent ces paroles empreintes d'une profonde affection. Et, tout à la joie de ce dialogue muet, leurs yeux ne pouvaient se détacher l'un de l'autre. Ils restèrent ainsi un moment.
Comblé de gratitude, tu te remis au travail. Déjà, la ville d'Iwanai s'alignait devant tes yeux ; bien que pauvre et délabrée, elle te paraissait plus familière que jamais, comme si elle venait, à l'instant, de renaître. Tu distinguais clairement les hommes en uniforme de la Société de sauvetage qui couraient en tous sens sur le rivage.
なんとも言えない勇ましい新しい力――上げ潮のように、腹のどん底からむらむらとわき出して来る新しい力を感じて、君は「さあ来い」と言わんばかりに、艪をひしげるほど押しつかんだ。そして矢声をかけながら漕ぎ始めた。涙があとからあとからと君の頬を伝って流れた。
唖のように今まで黙っていたほかの漁夫たちの口からも、やにわに勇ましいかけ声があふれ出て、君の声に応じた。艪は梭のように波を切り破って激しく働いた。
岸の人たちが呼びおこす声が君たちの耳にもはいるまでになった。と思うと君はだんだん夢の中に引き込まれるようなぼんやりした感じに襲われて来た。
君はもう一度君の父上のほうを見た。父上は舵座にすわっている。しかしその姿は前のように君になんらの迫った感じをひき起こさせなかった。
やがて船底にじゃりじゃりと砂の触れる音が伝わった。船は滞りなく君が生まれ君が育てられたその土の上に引き上げられた。
「死にはしなかったぞ」
と君は思った。同時に君の目の前は見る見るまっ暗になった。‥‥君はそのあとを知らない。
Une force nouvelle, d'une vaillance indicible — une force qui jaillissait des tréfonds de tes entrailles comme une marée montante — t'envahit. Comme pour dire « Qu'on m'amène l'obstacle ! », tu empoignas la rame avec une telle vigueur que tu manquas de la briser. Puis, tu te mis à ramer en lançant des cris d'encouragement. Les larmes ne cessaient de couler le long de tes joues.
Soudain, des bouches des autres pêcheurs, restés muets comme des carpes jusqu'alors, jaillirent des clameurs héroïques qui répondirent à la tienne. Les rames, telles des navettes de tisserand, fendaient les vagues avec une ardeur farouche.
Les voix des gens sur le rivage parvenaient désormais à vos oreilles. C’est à ce moment que tu fus envahi par une sensation de flou, comme si tu étais aspiré peu à peu dans un rêve.
Tu regardas une dernière fois vers ton père. Il était toujours assis au poste de gouvernail. Cependant, sa silhouette ne provoquait plus en toi cette émotion poignante de tout à l'heure.
Bientôt, le crissement du sable sous la coque se fit entendre. Sans encombre, le bateau fut hissé sur cette terre où tu étais né, sur cette terre qui t'avait vu grandir.
« Je ne suis pas mort », pensas-tu.
À cet instant précis, tout devint noir devant tes yeux... Tu ne sus rien de ce qui suivit.
君は漁夫たちとひざをならべて、同じ握り飯を口に運びながら、心だけはまるで異邦人のように隔たってこんなことを思い出す。なんという真剣なそして険しい漁夫の生活だろう。人間というものは、生きるためには、いやでも死のそば近くまで行かなければならないのだ。いわば捨て身になって、こっちから死に近づいて、死の油断を見すまして、かっぱらいのように生の一片をひったくって逃げて来なければならないのだ。死は知らんふりをしてそれを見やっている。人間は奪い取って来た生をたしなみながらしゃぶるけれども、ほどなくその生はまた尽きて行く。そうするとまた死の目の色を見すまして、死のほうにぬすみ足で近寄って行く。ある者は死があまり無頓着そうに見えるので、つい気を許して少し大胆に高慢にふるまおうとする。と鬼一口だ。もうその人は地の上にはいない。ある者は年とともにいくじがなくなって行って、死の姿がいよいよ恐ろしく目に映り始める。そしてそれに近寄る冒険を躊躇する。そうすると死はやおら物憂げな腰を上げて、そろそろとその人に近寄って来る。ガラガラ蛇に見こまれた小鳥のように、その人は逃げも得しないですくんでしまう。次の瞬間にその人はもう地の上にはいない。人の生きて行く姿はそんなふうにも思いなされる。実にはかないともなんとも言いようがない。その中にも漁夫の生活の激しさは格別だ。彼らは死に対してけんかをしかけんばかりの切羽つまった心持ちで出かけて行く。陸の上ではなんと言っても偽善も弥縫もある程度までは通用する。ある意味では必要であるとさえも考えられる。海の上ではそんな事は薬の足しにしたくもない。真裸な実力と天運ばかりがすべての漁夫の頼みどころだ。その生活はほんとに悲壮だ。彼らがそれを意識せず、生きるという事はすべてこうしたものだとあきらめをつけて、疑いもせず、不平も言わず、自分のために、自分の養わなければならない親や妻や子のために、毎日毎日板子一枚の下は地獄のような境界に身を放げ出して、せっせと骨身を惜しまず働く姿はほんとうに悲壮だ。そして惨めだ。なんだって人間というものはこんなしがない苦労をして生きて行かなければならないのだろう。
Assis côte à côte avec les pêcheurs, portant à ta bouche les mêmes boulettes de riz qu'eux, ton esprit s'égare pourtant comme celui d'un étranger et tu te prends à songer : quelle vie sérieuse et austère que celle du pêcheur ! Pour vivre, l'être humain est contraint, qu'il le veuille ou non, de s'approcher tout près de la mort. Il doit, pour ainsi dire, faire don de sa propre personne, marcher vers la mort et, guettant un moment d'inattention de celle-ci, lui dérober un lambeau de vie et s'enfuir comme un voleur. La mort, elle, fait mine de ne pas voir et observe la scène. L'homme savoure alors cette vie ainsi dérobée, mais qui vient bientôt à s'épuiser. Alors, de nouveau, il épie le regard de la mort et s'en approche à pas de loup. Certains, trouvant la mort trop indifférente, finissent par baisser la garde et tentent de se comporter avec audace ou arrogance. Ils sont dévorés en un clin d'œil. Ils ne sont déjà plus de ce monde. D'autres, avec l'âge, perdent leur courage ; la silhouette de la mort leur paraît de plus en plus terrifiante. Ils hésitent alors à tenter l'aventure de s'en approcher. Alors, la mort finit par lever le siège, nonchalamment, et s'approche lentement d'eux. Tels des oisillons hypnotisés par un crotale, ils restent figés, incapables de fuir. L'instant d'après, ils ne sont déjà plus de ce monde. Voilà comment on peut se représenter l'existence humaine. C'est d'une fragilité qu'aucun mot ne saurait décrire. Parmi toutes les vies, la vie du pêcheur est d'une intensité exceptionnelle. Il part en mer avec un sentiment d'urgence, comme s'il allait provoquer la mort en duel. Sur terre, après tout, l'hypocrisie et les faux-semblants ont cours, jusqu'à un certain point. On peut même considérer qu'ils sont, dans une certaine mesure, nécessaires. Sur mer, de telles choses n'ont aucune utilité. La force brute mise à nu et le destin sont les seuls soutiens du pêcheur. Sa vie est véritablement pathétique et grandiose. Qu'ils n'en aient pas conscience, qu'ils se résignent à l'idée que vivre n'est rien d'autre que cela, qu'ils travaillent sans douter, sans se plaindre, pour eux-mêmes et pour les parents, femmes et enfants qu'ils doivent nourrir, jetant chaque jour leur corps dans cet enfer où une simple planche de bois les sépare de l'abîme : cette image de labeur acharné est vraiment poignante. Et misérable. Pourquoi l'être humain doit-il vivre en endurant de si piètres souffrances ?
世の中には、ことに君が少年時代を過ごした都会という所には、毎日毎日安逸な生を食傷するほどむさぼって一生夢のように送っている人もある。都会とは言うまい。だんだんとさびれて行くこの岩内の小さな町にも、二三百万円の富を祖先から受け嗣いで、小樽には立派な別宅を構えてそこに妾を住まわせ、自分は東京のある高等な学校をともかくも卒業して、話でもさせればそんなに愚鈍にも見えないくせに、一年じゅうこれと言ってする仕事もなく、退屈をまぎらすための行楽に身を任せて、それでも使い切れない精力の余剰を、富者の贅沢の一つである癇癪に漏らしているのがある。君はその男をよく知っている。小学校時代には教室まで一つだったのだ。それが十年かそこらの年月の間に、二人の生活は恐ろしくかけ隔たってしまったのだ。君はそんな人たちを一度でもうらやましいと思った事はない。その人たちの生活の内容のむなしさを想像する充分の力を君は持っている。そして彼らが彼らの導くような生活をするのは道理があると合点がゆく。金があって才能が平凡だったら勢いああしてわずかに生の倦怠からのがれるほかはあるまいとひそかに同情さえされぬではない。その人たちが生に飽満して暮らすのはそれでいい。しかし君の周囲にいる人たちがなぜあんな恐ろしい生死の境の中に生きる事を僥倖しなければならない運命にあるのだろう。なぜ彼らはそんな境遇――死ぬ瞬間まで一分の隙を見せずに身構えていなければならないような境遇にいながら、なぜ生きようとしなければならないのだろう。これは君に不思議ななぞのようなここちを起こさせる。ほんとうに生は死よりも不思議だ。
Il existe dans ce monde, et particulièrement dans les cités où tu as passé ton adolescence, des gens qui passent leur vie entière comme dans un rêve, se gorgeant chaque jour, jusqu'à l'écœurement, d'une existence facile. Et point n'est besoin de parler des grandes villes. Même ici, dans cette petite ville d'Iwanai qui peu à peu périclite, il en est un qui a hérité de ses ancêtres une fortune de deux ou trois millions de yens. Il possède une luxueuse résidence secondaire à Otaru où il loge une maîtresse ; lui-même est sorti diplômé d'une école supérieure de Tokyo et, pour peu qu'on le fasse parler, il ne semble pas si stupide. Pourtant, il n'a aucune occupation sérieuse de toute l'année. Il s'abandonne aux plaisirs pour tromper son ennui et décharge dans des accès de colère, ce luxe propre aux riches, le surplus d'une énergie qu'il ne sait comment employer. Tu connais bien cet homme. À l'école primaire, vous partagiez la même salle de classe. En l'espace d'une dizaine d'années, vos vies se sont effroyablement éloignées l'une de l'autre. Pas une seule fois tu n'as envié de telles gens. Tu as bien assez d'imagination pour concevoir la vacuité de leur existence. Tu admets même qu'il est logique qu'ils mènent une telle vie : quand on a l'argent mais que le talent est médiocre, on n'a d'autre choix, par la force des choses, que de fuir ainsi la lassitude de vivre ; tu éprouverais presque une pointe de compassion pour eux. Qu'ils vivent ainsi dans la satiété, soit. Mais pourquoi ceux qui t'entourent sont-ils condamnés par le destin à devoir implorer la chance de survivre au milieu d'une lutte si terrifiante entre la vie et la mort ? Pourquoi, alors qu'ils sont dans une situation telle qu'ils ne peuvent relâcher leur garde un seul instant jusqu'à la seconde de leur trépas, pourquoi s'obstinent-ils ainsi à vouloir vivre ? Cela fait naître en toi le sentiment d'une énigme mystérieuse. Vraiment, la vie est plus étrange encore que la mort.
その人たちは他人眼にはどうしても不幸な人たちと言わなければならない。しかし君自身の不幸に比べてみると、はるかに幸福だと君は思い入るのだ。彼らにはとにかくそういう生活をする事がそのまま生きる事なのだ。彼らはきれいさっぱりとあきらめをつけて、そういう生活の中に頭からはまり込んでいる。少しも疑ってはいない。それなのに君は絶えずいらいらして、目前の生活を疑い、それに安住する事ができないでいる。君は喜んで君の両親のために、君の家の苦しい生活のために、君のがんじょうな力強い肉体と精力とを提供している。君の父上のかりそめの風邪がなおって、しばらくぶりでいっしょに漁に出て、夕方になって家に帰って来てから、一家がむつまじくちゃぶ台のまわりを囲んで、暗い五燭の電燈の下で箸を取り上げる時、父上が珍しく木彫のような固い顔に微笑をたたえて、
「今夜ははあおまんまがうめえぞ」
と言って、飯茶わんをちょっと押しいただくように目八分に持ち上げるのを見る時なぞは、君はなんと言っても心から幸福を感ぜずにはいられない。君は目前の生活を決して悔やんでいるわけではないのだ。それにも係わらず、君は何かにつけてすぐ暗い心になってしまう。
「絵がかきたい」
君は寝ても起きても祈りのようにこの一つの望みを胸の奥深く大事にかきいだいているのだ。その望みをふり捨ててしまえる事なら世の中は簡単なのだ。
Aux yeux d'autrui, on ne peut s'empêcher de dire que ces gens sont malheureux. Pourtant, en comparant leur sort au tien, tu en viens à penser qu'ils sont bien plus heureux que toi. Pour eux, mener une telle vie est tout simplement leur raison d'exister. Ils l'ont accepté une fois pour toutes et se sont immergés corps et âme dans ce quotidien. Ils ne nourrissent aucun doute. Toi, au contraire, tu es perpétuellement à cran ; tu doutes de la vie que tu as sous les yeux et tu es incapable de t'y établir sereinement. Certes, tu offres avec joie ton corps robuste et ton énergie au service de tes parents et de la vie précaire de ton foyer. Lorsque ton père guérit d'un rhume passager et que, pour la première fois depuis longtemps, vous sortez pêcher ensemble ; lorsqu'au retour, le soir venu, toute la famille se réunit harmonieusement autour de la table basse, sous la faible lueur d'une ampoule de cinq bougies ; et que ton pèrelaisse poindre un sourire sur son visage dur comme du bois sculpté en disant :
« Ce soir, le riz est vraiment délicieux »,
tout en levant son bol à la hauteur de ses yeux en signe de gratitude... dans ces moments-là, quoi qu'on en dise, tu ne peux t'empêcher de ressentir un bonheur sincère. Tu ne regrettes en aucun cas ta vie actuelle. Et pourtant, à la moindre occasion, ton cœur s'assombrit brusquement.
« Je veux peindre. »
Qu'il vente ou qu'il neige, au réveil comme au coucher, tu chéris ce désir unique au plus profond de ta poitrine, comme une prière. Si seulement tu pouvais abandonner cet espoir, le monde serait bien plus simple.
恋――互いに思い合った恋と言ってもこれほどの執着はあり得まいと君自身の心を憐れみ悲しみながらつくづくと思う事がある。君の厚い胸の奥からは深いため息が漏れる。
雨の日などに土間にすわりこんで、兄上や妹さんなぞといっしょに、配縄の繕いをしたりしていると、どうかした拍子にみんなが仕事に夢中になって、むつまじくかわしていた世間話すら途絶えさして、黙りこんで手先ばかりを忙しく働かすような時がある。こういう瞬間に、君は我れにもなく手を休めて、茫然と夢でも見るように、君の見ておいた山の景色を思い出している事がある。この山とあの山との距りの感じは、界の線をこういう曲線で力強くかきさえすれば、きっといいに違いない、そんな事を一心に思い込んでしまう。そして鋏を持った手の先で、ひとりでに、想像した曲線をひざの上に幾度もかいては消し、かいては消ししている。
またある時は沖に出て配縄をたぐり上げるだいじな忙しい時に、君は板子の上にすわって、二本ならべて立てられたビールびんの間から縄をたぐり込んで、釣りあげられた明鯛がびんにせかれるために、針の縁を離れて胴の間にぴちぴちはねながら落ちて行くのをじっと見やっている。そしてクリムソンレーキを水に薄く溶かしたよりもっと鮮明な光を持った鱗の色に吸いつけられて、思わずぼんやりと手の働きをやめてしまう。
これらの場合はっと我れに返った瞬間ほど君を惨めにするものはない。居眠りしたのを見つけられでもしたように、君はきょとんと恥ずかしそうにあたりを見回して見る。ある時は兄上や妹さんが、暗まって行く夕方の光に、なお気ぜわしく目を縄によせて、せっせとほつれを解いたり、切れ目をつないだりしている。ある時は漁夫たちが、寒さに手を海老のように赤くへし曲げながら、息せき切って配縄をたくし上げている。君は子供のように思わず耳もとまで赤面する。
L'amour lui-même — un amour partagé — ne saurait engendrer un tel acharnement. C’est ce que tu te dis avec un mélange de tristesse et de pitié pour ton propre cœur. Un profond soupir s’échappe alors de ta large poitrine.
Les jours de pluie, assis sur la terre battue avec ton frère ou ta sœur, vous réparez ensemble les palangres. Il arrive qu’à un moment donné, tout le monde soit si absorbé par sa tâche que les conversations amicales s’interrompent, laissant place à un silence où seules les mains s’activent avec fébrilité. À ces instants, tu t’arrêtes malgré toi et, comme plongé dans un rêve, tu te remémore l’image d’une montagne que tu as observée. Tu te dis avec ferveur : « Si je trace cette ligne de crête avec une courbe puissante, je saisirai à coup sûr la distance exacte entre ce sommet-là et celui-ci ». Et, de la pointe des ciseaux que tu tiens à la main, tu dessines machinalement sur tes genoux cette courbe imaginaire, la traçant et l'effaçant sans cesse.
D'autres fois, en pleine mer, au moment crucial et intense où l'on remonte les filets, tu es assis sur le plancher du bateau. Tu tires la corde qui passe entre deux bouteilles de bière dressées là, et tu regardes fixement les daurades rouges qui, heurtant les bouteilles, se décrochent de l’hameçon pour tomber en tressautant au milieu du navire. Tu es alors comme hypnotisé par la couleur de leurs écailles, d'un éclat bien plus vif que celui d'une laque cramoisie diluée dans l'eau, et tes mains cessent involontairement de travailler.
Dans ces moments-là, rien n’est plus pathétique que l'instant où tu reviens brusquement à la réalité. Comme si l'on t'avait surpris en train de somnoler, tu regardes autour de toi d'un air hébété et honteux. Parfois, ton frère et ta sœur, dans la lumière déclinante du crépuscule, ont les yeux rivés sur les cordages, s'affairant à dénouer les fils ou à rabouter les cassures. Parfois, les pêcheurs, les mains rougies par le froid et recroquevillées comme des crevettes, remontent les lignes à bout de souffle. Alors, comme un enfant, tu sens la rougeur te monter jusqu’aux oreilles.
「なんというだらしのない二重生活だ。おれはいったいおれに与えられた運命の生活に男らしく服従する覚悟でいるんじゃないか。それだのにまだちっぽけな才能に未練を残して、柄にもない野心を捨てかねていると見える。おれはどっちの生活にも真剣にはなれないのだ。おれの絵に対する熱心だけから言うと、絵かきになるためには充分すぎるほどなのだが、それだけの才能があるかどうかという事になると判断のしようが無くなる。もちろんおれに絵のかき方を教えてくれた人もなければ、おれの絵を見てくれる人もない。岩内の町でのたった一人の話し相手のKは、おれの絵を見るたびごとに感心してくれる。そしてどんな苦しみを経ても絵かきになれと勧めてくれる。しかしKは第一おれの友だちだし、第二に絵がおれ以上にわかるとは思われぬ。Kの言葉はいつでもおれを励まし鞭うってくれる。しかしおれはいつでもそのあとに、うぬぼれさせられているのではないかという疑いを持たずにはいない。どうすればこの二重生活を突き抜ける事ができるのだろう。生まれから言っても、今までの運命から言っても、おれは漁夫で一生を終えるのが相当しているらしい。Kもあの気むずかしい父のもとで調剤師で一生を送る決心を悲しくもしてしまったらしい。おれから見るとKこそは立派な文学者になれそうな男だけれども、Kは誇張なく自分の運命をあきらめている。悲しくもあきらめている。待てよ、悲しいというのはほんとうはKの事ではない。そう思っているおれ自身の事だ。おれはほんとうに悲しい男だ。親父にも済まない。兄や妹にも済まない。この一生をどんなふうに過ごしたらおれはほんとうにおれらしい生き方ができるのだろう」
« Qu'elle est pitoyable, cette double vie ! Ne m’étais-je pas pourtant résolu à me soumettre virilement à l’existence que le destin m’a assignée ? Et voilà qu’il semble que je garde encore des regrets pour ce dérisoire talent, incapable que je suis de renoncer à une ambition qui ne sied pas à ma condition. Je ne parviens à être sérieux dans aucune de ces deux vies. Si l'on en jugeait uniquement par mon ardeur pour la peinture, elle serait plus que suffisante pour devenir artiste ; mais, il m'est impossible de juger si je possède le talent nécessaire. Bien sûr, personne ne m'a jamais appris à peindre, et personne ne regarde mes toiles. K., mon seul confident ici à Iwanai, s’extasie chaque fois qu’il voit mes dessins. Il m'encourage à devenir peintre, quel que soit le prix des souffrances à endurer. Mais K. est d’abord mon ami, et ensuite, je ne pense pas qu'il s'y connaisse mieux que moi en art. Ses paroles m'encouragent et me stimulent toujours, mais elles laissent immanquablement derrière elles le doute : ne suis-je pas simplement victime de ma propre vanité ? Comment percer à jour cette double existence ? Par ma naissance comme par mon destin jusqu'à ce jour, il semble que ma place est de finir ma vie en tant que pêcheur. K., lui aussi, semble avoir pris la triste résolution de passer sa vie comme préparateur en pharmacie sous les ordres de ce père acariâtre. À mes yeux, K. est pourtant un homme qui ferait un remarquable écrivain, mais il s'est résigné à son sort sans emphase. Il s’est résigné, tristement. Mais attends… ce "tristement", ce n'est pas vraiment de K. qu'il s'agit. C'est de moi-même, qui pense ainsi. Je suis vraiment un être pathétique. Je m'en veux vis-à-vis de mon père. Je m'en veux vis-à-vis de mon frère et de ma sœur. Comment devrais-je passer cette vie pour pouvoir enfin vivre d'une manière qui me ressemble vraiment ? »
そこに居ならんだ漁夫たちの間に、どっしりと男らしいがんじょうなあぐらを組みながら、君は彼らとは全く異邦の人のようなさびしい心持ちになって、こんなことを思いつづける。
やがて漁夫たちはそこらを片付けてやおら立ち上がると、胴の間に降り積んだ雪を摘まんで、手のひらで擦り合わせて、指に粘りついた飯粒を落とした。そして配縄の引き上げにかかった。
西に舂きだすと日あしはどんどん歩みを早める。おまけに上のほうからたるみなく吹き落として来る風に、海面は妙に弾力を持った凪ぎ方をして、その上を霰まじりの粉雪がさーっと来ては過ぎ、過ぎては来る。君たちは手袋を脱ぎ去った手をまっかにしながら、氷点以下の水でぐっしょりぬれた配縄をその一端からたぐり上げ始める。三間四間置きぐらいに、目の下二尺もあるような鱈がぴちぴちはねながら引き上げられて来る。
三十町に余るくらいな配縄をすっかりたくしこんでしまうころには、海の上は少し墨汁を加えた牛乳のようにぼんやり暮れ残って、そこらにながめやられる漁船のあるものは、帆を張り上げて港を目ざしていたり、あるものはさびしい掛け声をなお海の上に響かせて、忙しく配縄を上げているのもある。夕暮れに海上に点々と浮かんだ小船を見渡すのは悲しいものだ。そこには人間の生活がそのはかない末梢をさびしくさらしているのだ。
Assis parmi les pêcheurs, les jambes croisées d'une manière robuste et virile, tu restes pourtant plongé dans tes pensées, le cœur solitaire, tel un étranger au milieu d'eux.
Bientôt, les pêcheurs rangèrent les lieux et se levèrent pesamment. Ils ramassèrent un peu de la neige accumulée dans la coque du bateau et la frottèrent entre leurs paumes pour enlever les grains de riz collés à leurs doigts. Puis, ils se mirent à remonter les palangres.
Alors que le soleil commençait à décliner vers l'ouest, sa course sembla s'accélérer brusquement. De plus, sous l'effet du vent qui soufflait sans relâche depuis les hauteurs, la surface de la mer prit une apparence étrangement élastique, comme apaisée, tandis que des rafales de neige poudreuse mêlée de grésil passaient et repassaient en sifflant. Les mains rougies par l'absence de gants, vous commenciez à tirer, centimètre par centimètre, la ligne de pêche trempée par une eau dont la température était passée sous le point de congélation. Toutes les trois ou quatre brasses, des morues de plus de deux pieds de long apparaissaient en tressautant, tirées des profondeurs.
Au moment où les quelque trente chô (environ trois kilomètres) de palangre furent enfin remontés, la mer s'était assombrie, prenant la teinte d'un lait où l'on aurait versé un peu d'encre de Chine. Parmi les barques de pêche que l'on distinguait encore ici et là, certaines hissaient la voile pour regagner le port, tandis que d'autres faisaient encore résonner leurs cris solitaires sur l'onde, s'activant à terminer leur labeur. C’est un spectacle empreint de tristesse que de contempler ces petites embarcations en pointillés sur la mer au crépuscule. La vie humaine y expose, dans toute sa solitude, ses extrémités les plus fragiles.
君たちの船は、海風が凪ぎて陸風に変わらないうちにと帆を立て、艪を押して陸地を目がける。晴れては曇る雪時雨の間に、岩内の後ろにそびえる山々が、高いのから先に、水平線上に現われ出る。船歌をうたいつれながら、漁夫たちは見慣れた山々の頂をつなぎ合わせて、港のありかをそれとおぼろげながら見定める。そこには妻や母や娘らが、寒い浜風に吹きさらされながら、うわさとりどりに汀に立って君たちの帰りを待ちわびているのだ。
これも牛乳のような色の寒い夕靄に包まれた雷電峠の突角がいかつく大きく見えだすと、防波堤の突先にある灯台の灯が明滅して船路を照らし始める。毎日の事ではあるけれども、それを見ると、君と言わず人々の胸の中には、きょうもまず命は無事だったという底深い喜びがひとりでにわき出して来て、陸に対する不思議なノスタルジヤが感ぜられる。漁夫たちの船歌は一段と勇ましくなって、君の父上は船の艫に漁獲を知らせる旗を揚げる。その旗がばたばたと風にあおられて音を立てる――その音がいい。
漁獲 [ぎょかく] pêche
だんだん間近になった岩内の町は、黄色い街灯の灯のほかには、まだ灯火もともさずに黒くさびしく横たわっている。雪のむら消えた砂浜には、けさと同様に女たちがかしこここにいくつかの固い群れになって、石ころのようにこちんと立っている。白波がかすかな潮の香と音とをたてて、その足もとに行っては消え、行っては消えするのが見え渡る。
Votre bateau hisse les voiles et vous forcez sur les rames pour regagner la terre avant que la brise marine ne tombe pour laisser place au vent de terre. Entre les averses de neige qui alternent avec les éclaircies, les montagnes s'élevant derrière Iwanai surgissent à l'horizon, les plus hautes apparaissant les premières. En entonnant des chants de marins, les pêcheurs relient entre eux les sommets familiers pour deviner, dans la pénombre, l'emplacement exact du port. Là-bas, exposées au vent cinglant du rivage, les femmes, mères et filles, attendent avec anxiété votre retour, échangeant mille rumeurs au bord de l'eau.
Dès que le promontoire du col de Raiden, enveloppé lui aussi dans cette froide brume vespérale de la couleur du lait, commence à paraître plus imposant et plus farouche, le feu du phare à l'extrémité de la jetée se met à clignoter pour guider votre route. Bien que ce soit une scène quotidienne, à sa vue, une joie profonde jaillit involontairement dans ton cœur — et dans celui de chacun — à la pensée que, pour aujourd'hui encore, la vie est sauve. On ressent alors une étrange nostalgie pour la terre ferme. Les chants des pêcheurs redoublent de vaillance, et ton père hisse à la poupe le pavillon annonçant le retour de pêche. Le drapeau claque bruyamment sous les assauts du vent — et ce son est magnifique.
La ville d'Iwanai, qui se rapproche peu à peu, gît là, sombre et solitaire, sans autre lumière que le jaune des réverbères. Sur la plage de sable où la neige a fondu par endroits, les femmes forment ici et là des groupes compacts, qui restent plantées là, aussi immobiles et dures que des galets, comme elles l'étaient ce matin. On voit les lames d'écume blanche s'échouer à leurs pieds avant de s'évanouir, dans un léger parfum d'iode et un murmure sans fin.
帆がおろされた。船は海岸近くの波に激しく動揺しながら、艫を海岸のほうに向けかえてだんだんと汀に近寄って行く。海産物会社の印袢天を着たり、犬の皮か何かを裏につけた外套を深々と羽織ったりした男たちが、右往左往に走りまわるそのあたりを目がけて、君の兄上が手慣れたさばきでさっと艫綱を投げると、それがすぐ幾十人もの男女の手で引っぱられる。船はしきりと上下する舳に波のしぶきを食いながら、どんどん砂浜に近寄って、やがて疲れ切った魚のように黒く横たわって動かなくなる。
漁夫たちは艪や舵や帆の始末を簡単にしてしまうと、舷を伝わって陸におどり上がる。海産物製造会社の人夫たちは、漁夫たちと入れ替わって、船の中に猿のように飛び込んで行く。そしてまだ死に切らない鱈の尾をつかんで、礫のように砂の上にほうり出す。浜に待ち構えている男たちは、目にもとまらない早わざで数を数えながら、魚を畚の中にたたき込む。漁夫たちは吉例のように会社の数取り人に対して何かと故障を言いたててわめく。一日ひっそりかんとしていた浜も、このしばらくの間だけは、さすがににぎやかな気分になる。景気にまき込まれて、女たちの或る者まで男といっしょになってけんか腰に物を言いつのる。
Les voiles furent affalées. La barque, violemment secouée par les vagues près du rivage, vira de bord pour présenter sa poupe à la plage et se rapprocha peu à peu de la grève. Ton frère, d’un geste expert, lança l’amarre vers l’endroit où couraient en tous sens des hommes vêtus de vestes happi aux emblèmes des compagnies de pêche, ou emmitouflés dans des manteaux doublés de peau de chien. Aussitôt, des dizaines de mains d'hommes et de femmes saisirent l'amarre et se mirent à tirer. Le bateau, dont la proue oscillante recevait les derniers embruns, progressa rapidement sur le sable avant de s'immobiliser enfin, gisant là comme un poisson épuisé.
À peine les pêcheurs eurent-ils fini de ranger les rames, le gouvernail et les voiles qu'ils sautèrent par-dessus le plat-bord pour gagner la terre ferme. Les ouvriers de la conserverie prirent leur place, bondissant dans l’embarcation avec l'agilité de singes. Ils empoignaient par la queue les morues qui n'avaient pas encore fini de mourir et les balançaient sur le sable comme on jette des cailloux. Sur la plage, les hommes qui attendaient les proies les projetaient dans des paniers de paille, tout en les comptant avec une dextérité fulgurante. Les pêcheurs, comme pour sacrifier à la coutume, se mirent à hurler des reproches aux pointeurs de la compagnie. La grève, qui était restée silencieuse toute la journée, s'animait enfin pour un court instant d'une atmosphère fébrile. Emportées par l'excitation, certaines femmes se joignaient aux hommes pour argumenter d'un ton belliqueux.
しかしこのはなばなしいにぎわいも長い間ではない。命をなげ出さんばかりの険しい一日の労働の結果は、わずか十数分の間でたわいもなく会社の人たちに処分されてしまうのだ。君が君の妹を女たちの群れの中から見つけ出して、忙しく目を見かわし、言葉をかわす暇もなく、浜の上には乱暴に踏み荒された砂と、海藻と小魚とが砂まみれになって残っているばかりだ。そして会社の人夫たちはあとをも見ずにまた他の漁船のほうへ走って行く。
こうして岩内じゅうの漁夫たちが一生懸命に捕獲して来た魚はまたたくうちにさらわれてしまって、墨のように煙突から煙を吐く怪物のような会社の製造所へと運ばれて行く。
夕焼けもなく日はとっぷりと暮れて、雪は紫に、灯は光なくただ赤くばかり見える初夜になる。君たちはけさのとおりに幾かたまりの黒い影になって、疲れ切った五体をめいめいの家路に運んで行く。寒気のために五臓まで締めつけられたような君たちは口をきくのさえ物惰くてできない。女たちがはしゃいだ調子で、その日のうちに陸の上で起こったいろいろな出来事――いろいろな出来事と言っても、きわだって珍しい事やおもしろい事は一つもない――を話し立てるのを、ぶっつり押し黙ったままで聞きながら歩く。しかしそれがなんという快さだろう。
Mais cette agitation colorée ne dure guère. Le fruit d’une journée entière de labeur harassant, si acharné qu'on y a presque laissé sa vie, est dissipé en quelques minutes à peine par les employés de la compagnie, sans la moindre considération. À peine as-tu repéré ta sœur parmi la foule des femmes, que déjà, sans même avoir le temps d’échanger un regard pressé ni quelques mots, il ne reste sur la plage qu’un sable piétiné sans ménagement, des algues et de petits poissons couverts de sable. Et les ouvriers de la compagnie, sans même se retourner, se précipitent déjà vers un autre bateau de pêche.
C’est ainsi que le produit de la pêche, pour lequel tous les marins d’Iwanai se sont démenés, est emporté en un clin d’œil vers l’usine de transformation — ce monstre qui crache par sa cheminée une fumée noire comme de l'encre.
Le jour tombe brusquement sans même avoir connu les lueurs du couchant ; c’est le début de la nuit où la neige paraît violette et où les lumières, sans éclat, ne sont plus que des points rouges. Comme ce matin, vous ne formez plus que quelques masses d'ombres noires traînant vos corps épuisés sur le chemin du retour. Transis par un froid qui semble vous compresser jusqu'aux entrailles, vous n'avez même plus la force de prononcer un mot. Vous marchez en silence, écoutant les femmes raconter d'un ton enjoué les divers événements survenus ce jour-là sur la terre ferme — bien qu'à vrai dire, il n'y ait rien de remarquable ni de divertissant dans leurs récits. Et pourtant, quelle indicible douceur cela procure !
しかし君の家が近くなるにつれて妙に君の心を脅かし始めるものがある。それは近年引き続いて君の家に起こった種々な不幸がさせるわざだ。長わずらいの後に夫に先立った君の母上に始まって、君の家族の周囲には妙に死というものが執念くつきまつわっているように見えた。君の兄上の初生児も取られていた。汗水が凝り固まってできたような銀行の貯金は、その銀行が不景気のあおりを食って破産したために、水の泡になってしまった。命とかけがえの漁場が、間違った防波堤の設計のために、全然役に立たなくなったのは前にも言ったとおりだ。こらえ性のない人々の寄り集まりなら、身代が朽ち木のようにがっくりと折れ倒れるのはありがちと言わなければならない。ただ君の家では父上といい、兄上といい、根性っ骨の強い正直な人たちだったので、すべての激しい運命を真正面から受け取って、骨身を惜しまず働いていたから、曲がったなりにも今日今日を事欠かずに過ごしているのだ。しかし君の家を襲ったような運命の圧迫はそこいらじゅうに起こっていた。軒を並べて住みなしていると、どこの家にもそれ相当な生計が立てられているようだけれども、一軒一軒に立ち入ってみると、このごろの岩内の町には鼻を酸くしなければならないような事がそこいらじゅうにまくしあがっていた。ある家は目に立って零落していた。あらしに吹きちぎられた屋根板が、いつまでもそのままで雨の漏れるに任せた所も少なくない。目鼻立ちのそろった年ごろの娘が、嫁入ったといううわさもなく姿を消してしまう家もあった。立派に家框が立ち直ったと思うとその家は代が替わったりしていた。そろそろと地の中に引きこまれて行くような薄気味の悪い零落の兆候が町全体にどことなく漂っているのだ。
Pourtant, à mesure que tu approches de ta maison, quelque chose commence étrangement à te tourmenter. C’est l’œuvre des malheurs accumulés ces dernières années dans ta famille. Depuis le décès de ta mère, emportée après une longue maladie, la mort semble s’acharner sur ton foyer. Le premier-né de ton frère t'a également été arraché. L'épargne accumulée goutte à goutte à force de sueur s’est volatilisée comme de l'écume quand la banque, touchée par la crise,, a fait faillite. Et comme je te l'ai déjà dit, le terrain de pêche, aussi vital que la vie elle-même, est devenu totalement inutilisable à cause d'une erreur de conception de la digue. S’il s’était agi d’un rassemblement de gens sans endurance, il aurait été inévitable que la fortune de la maison s’effondre d'un coup, comme du bois pourri. Mais dans ta famille, ton père comme ton frère sont des hommes honnêtes et d'ucaractère solide ; ils ont fait face à la violence de leur destin et ont travaillé sans ménager leur peine, si bien que, malgré les revers, ils parviennent encore à joindre les deux bouts. Pourtant, la pression d’un destin aussi cruel que celui qui a frappé ta maison n’était pas un cas isolé : partout alentour, on voyait des situations semblables. À première vue, dans chaque maison, on semblait vaquer tranquillement à ses occupations, mais en y regardant de plus près, Iwanai regorgeait, ces temps-ci, de tragédies qui serraient le cœur. Certaines familles tombaient manifestement dans la misère. On ne comptait plus les endroits où les bardeaux du toit, arrachés par la tempête, restaient en l'état et laissaient la pluie s'infiltrer. Dans d'autres maisons, des jeunes filles accomplies disparaissaient sans que nul ne parle de mariage. Parfois, alors qu'on pensait qu'une façade avait été dignement restaurée, on découvrait que les propriétaires avaient déjà changé. Partout dans la ville planait une sorte d’atmosphère sinistre, comme si tout le monde glissait lentement, inexorablement, vers une ruine souterraine.
人々は暗々裏にそれに脅かされている。いつどんな事がまくし上がるかもしれない――そういう不安は絶えず君たちの心を重苦しく押しつけた。家から火事を出すとか、家から出さないまでも類焼の災難にあうとか、持ち船が沈んでしまうとか、働き盛りの兄上が死病に取りつかれるとか、鰊の群来がすっかりはずれるとか、ワク船が流されるとか、いろいろに想像されるこれらの不幸の一つだけに出くわしても、君の家にとっては、足腰の立たない打撃となるのだ。疲れた五体を家路に運びながら、そしてばかに建物の大きな割合に、それにふさわない暗い灯でそこと知られる柾葺きの君の生まれた家屋を目の前に見やりながら、君の心は運命に対する疑いのために妙におくれがちになる。
暗々裏に : Secrètement
足腰の立たない打撃 : un coup qui empêche de rester debout
それでも敷居をまたぐと土間のすみの竈には火が暖かい光を放って水飴のようにやわらかく撓いながら燃えている。どこからどこまでまっ黒にすすけながら、だだっ広い囲炉裏の間はきちんと片付けてあって、居心よさそうにしつらえてある。嫂や妹の心づくしを君はすぐ感じてうれしく思いながら、持って帰った漁具――寒さのために凍り果てて、触れ合えば石のように音を立てる――をそれぞれの所に始末すると、これもからからと音を立てるほど凍り果てた仕事着を一枚一枚脱いで、竈のあたりに掛けつらねて、ふだん着に着かえる。一日の寒気に凍え切った肉体はすぐ熱を吹き出して、顔などはのぼせ上がるほどぽかぽかして来る。ふだん着の軽い暖かさ、一椀の熱湯の味のよさ。
水飴のようにやわらかく : souple comme du sirop
Les gens en sont secrètement terrifiés. L’angoisse que n'importe quel drame puisse éclater à tout moment pesait lourdement et sans relâche sur vos cœurs. Qu'un incendie se déclare chez vous ou que vous soyez victimes d'un feu de voisinage, que votre bateau coule, que ton frère aîné soit frappé par une maladie mortelle alors qu'il est dans la force de l’âge, que les bancs de harengs ne viennent pas, ou que vos barques soient emportées par le courant... La rencontre avec un seul de ces malheurs imaginables porterait un coup fatal à ta maison, un coup dont elle ne se relèverait pas. Tandis que tu traînes ton corps épuisé sur le chemin du retour, et que tu aperçois devant toi la demeure où tu es né — cette maison au toit de bardeaux dont les proportions imposantes contrastent avec la faible lueur qui l'éclaire — ton cœur flanche étrangement sous le poids du doute face au destin.
Pourtant, dès que tu franchis le seuil, le feu brûle dans l’âtre au coin de la pièce de terre battue, projetant une lumière chaude et vacillante, douce comme du sirop. Bien que la vaste pièce à vivre soit entièrement noircie par la suie, elle est parfaitement ordonnée et disposée de manière accueillante. Touché par les attentions de ta belle-sœur et de ta sœur, tu ranges à leur place les engins de pêche que tu as ramenés — si gelés par le froid qu'ils tintent au moindre choc comme de la pierre. Puis, tu retires un à un tes vêtements de travail, si raidis par le gel qu'ils craquent bruyamment, et tu les suspends près du foyer avant de revêtir tes habits de tous les jours. Ton corps, transi par le froid de la journée, se met soudain à dégager de la chaleur, et la sensation de bien-être te monte au visage. La chaleur légère des vêtements de tous les jours, la saveur délicieuse d'un bol d'eau chaude.
小気味のよいほどしたたか夕餉を食った漁夫たちが、
「親方さんお休み」
と挨拶してぞろぞろ出て行ったあとには、水入らずの家族五人が、囲炉裏の火にまっかに顔を照らし合いながらさし向かいになる。戸外ではさらさらと音を立てて霰まじりの雪が降りつづけている。七時というのにもうその界隈は夜ふけ同様だ。どこの家もしんとして赤子の泣く声が時おり聞こえるばかりだ。ただ遠くの遊郭のほうから、朝寝のできる人たちが寄り集まっているらしい酔狂のさざめきだけがとぎれとぎれに風に送られて伝わって来る。
「おらはあ寝まるぞ」
わずかな晩酌に昼間の疲労を存分に発して、目をとろんこにした君の父上が、まず囲炉裏のそばに床をとらして横になる。やがて兄上と嫂とが次の部屋に退くと、囲炉裏のそばには、君と君の妹だけが残るのだ。
囲炉裏 [いろり] sunken hearth; sunken fireplace
時が静かにさびしく、しかしむつまじくじりじりと過ぎて行く。
「寝ずに」
針の手をやめて、君の妹はおとなしく顔を上げながら君に言う。
「先に寝れ、いいから」
あぐらのひざの上にスケッチ帳を広げて、と見こう見している君は、振り向きもせずに、ぶっきらぼうにそう答える。
「朝げにまた眠いとってこづき起こされべえに」にっと片頬に笑みをたたえて妹は君にいたずららしい目を向ける。
Une fois que les pêcheurs, après avoir dévoré leur repas du soir avec une vigueur réconfortante, se sont retirés en lançant un « Bonne nuit, Patron », les cinq membres de la famille se retrouvent entre eux, leurs visages éclairés d'un rouge vif par l'âtre autour duquel ils se tiennent. Dehors, la neige mêlée de grésil ne cesse de tomber avec un bruissement léger. Bien qu'il ne soit que sept heures, le voisinage semble déjà plongé au cœur de la nuit. Chaque maison est silencieuse, et l'on n'entend plus, par instants, que les pleurs d'un nourrisson. Seul l'écho lointain du quartier des plaisirs, où s'élèvent les éclats de rire désordonnés de ceux qui peuvent se permettre de dormir jusqu'au matin, parvient par intermittence, porté par le vent.
« Moi, je vais me coucher. »
Le visage congestionné par la fatigue de la journée que le peu de saké du soir a fini de libérer, ton père, les yeux vitreux, est le premier à s'étendre sur la couche qu'il a fait dresser près de l'irori. Bientôt, ton frère et ta belle-sœur se retirent dans la pièce voisine, et vous ne restez plus que vous deux, ta sœur et toi, au coin du feu.
Le temps s'écoule lentement, dans une solitude paisible mais chaleureuse.
« Tu ne dors pas ? » te demande ta sœur d'un ton sage en levant les yeux de son ouvrage de couture.
« Dors d'abord, ça ne fait rien », réponds-tu brusquement sans même te retourner, absorbé par le carnet de croquis ouvert sur tes genoux croisés que tu examines sous tous les angles.
« Demain matin, on devra encore te secouer pour te réveiller parce que tu seras trop endormi ! » lance ta sœur avec un sourire en coin, fixant sur toi un regard malicieux.
「なんの」
「なんのでねえよ、そんだもの見こくってなんのたしになるべえさ。みんなよって笑っとるでねえか、※[#「仝」の「工」に代えて「サ」、屋号を示す記号、75-9]の兄さんこと暇さえあれば見ったくもない絵べえかいて、なんするだべって」
君は思わず顔をあげる。
「だれが言った」
「だれって‥‥みんな言ってるだよ」
「お前もか」
「私は言わねえ」
「そうだべさ。それならそれでいいでねえか。わけのわかんねえやつさなんとでも言わせておけばいいだ。これを見たか」
「見たよ。‥‥荘園の裏から見た所だなあそれは。山はわし気に入ったども、雲が黒すぎるでねえか」
「さし出口はおけやい」
そして君たち二人は顔を見合って溶けるように笑みかわす。寒さはしんしんと背骨まで徹って、戸外には風の落ちた空を黙って雪が降り積んでいるらしい。
今度は君が発意する。
「おい寝べえ」
「兄さん先に寝なよ」
「お前寝べし‥‥あしたまた一番に起きるだから‥‥戸締まりはおらがするに」
— Ce n'est rien.
— Comment ça, « ce n'est rien » ? Ça ne t'avance à rien de rester là à fixer ce carnet. Tout le monde se moque de toi, tu sais ? Ils disent : « Mais qu’est-ce qu’il fabrique, le grand frère de chez [Nom de l'enseigne], à dessiner ces trucs moches dès qu’il a un instant de libre ? »
Malgré toi, tu lèves les yeux.
— Qui a dit ça ?
— Qui ?... Mais tout le monde le dit !
— Toi aussi, tu le penses ?
— Pas moi.
— C’est bien ce qu’il me semblait. Alors, peu importe, non ? Laisse les imbéciles dire ce qu’ils veulent. … Tu as vu celui-là ?
— Oui, je l’ai vu. … C’est la vue depuis l’arrière du domaine, n’est-ce pas ? La montagne, je l’aime bien, mais tu ne trouves pas que les nuages sont trop noirs ?
— Mêle-toi de ce qui te regarde !
Et alors, vos regards se croisent et vous échangez un sourire si tendre qu'il semble vous faire fondre. Le froid pénètre profondément, jusqu'à la moelle des os, tandis qu’à l’extérieur, dans un ciel où le vent est tombé, la neige semble s’accumuler en silence.
Cette fois, c’est toi qui prends l’initiative.
— Allez, on va se coucher.
— Toi d'abord, grand frère.
— Couche-toi donc… Tu dois encore être la première levée demain… C’est moi qui m’occuperai de verrouiller la porte.
二人はわざと意趣に争ってから、妹はとうとう先に寝る事にする。君はなお半時間ほどスケッチに見入っていたが、寒さにこらえ切れなくなってやがて身を起こすと、藁草履を引っかけて土間に降り立ち、竈の火もとを充分に見届け、漁具の整頓を一わたり注意し、入り口の戸に錠前をおろし、雪の吹きこまぬよう窓のすきまをしっかりと閉じ、そしてまた囲炉裏座に帰って見ると、ちょろちょろと燃えかすれた根粗朶の火におぼろに照らされて、君の父上と妹とが炉縁の二方に寝くるまっているのが物さびしくながめられる。一日一日生命の力から遠ざかって行く老人と、若々しい生命の力に悩まされているとさえ見える妹の寝顔は、明滅する炎の前に幻のような不思議な姿を描き出す。この老人の老い先をどんな運命が待っているのだろう。この処女の行く末をどんな運命が待っているのだろう。未来はすべて暗い。そこではどんな事でも起こりうる。君は二人の寝顔を見つめながらつくづくとそう思った。そう思うにつけて、その人たちの行く末については、素直な心で幸あれかしと祈るほかはなかった。人の力というものがこんな厳粛な瞬間にはいちばんたよりなく思われる。
君はスケッチ帳を枕もとに引きよせて、垢じみた床の中にそのままもぐり込みながら、氷のような布団の冷たさがからだの温みで暖まるまで、まじまじと目を見開いて、君の妹の寝顔を、憐れみとも愛ともつかぬ涙ぐましい心持ちでながめつづける。それは君が妹に対して幼少の時から何かのおりに必ずいだくなつかしい感情だった。
涙ぐましい心持ち =sentiment larmoyant
それもやがて疲労の夢が押し包む。
今岩内の町に目ざめているものは、おそらく朝寝坊のできる富んだ惰け者と、灯台守りと犬ぐらいのものだろう。夜は寒くさびしくふけて行く。
Vous vous êtes disputés pour la forme, puis ta sœur a fini par aller se coucher. Tu restes encore une demi-heure absorbé par tes croquis, mais bientôt, ne pouvant plus supporter le froid, tu te lèves. Glissant tes pieds dans tes sandales de paille, tu descends dans la pièce de terre battue ; tu vérifies avec soin l'âtre de la cuisine, t’assures du bon ordre des engins de pêche, verrouilles la porte d’entrée et calfeutres les fentes des fenêtres pour empêcher la neige d'entrer.
De retour près de l’irori, tu contemples avec mélancolie, à la lueur vacillante des derniers tisons de broussailles, ton père et ta sœur enroulés dans leurs couvertures de chaque côté du foyer. Le visage de ce vieil homme qui, jour après jour, s'éloigne des forces de la vie, et celui de cette jeune fille qui semble presque tourmentée par la vigueur de sa propre jeunesse, dessinent devant les flammes dansantes des silhouettes étranges, presque fantomatiques. Quel destin attend ce vieillard au crépuscule de sa vie ? Quel avenir attend cette jeune fille ? Le futur n'est que ténèbres. Tout peut y advenir. En fixant leurs visages endormis, tu en as le cœur lourdement convaincu. Et face à cette pensée, il ne te reste qu'à prier d'une âme sincère pour que le bonheur les accompagne. Dans de tels moments de solennité, la force humaine semble être peu de chose.
Tu attires ton carnet de croquis près de ton chevet et te glisses tel quel dans ton lit usé. En attendant que la chaleur de ton corps ne vienne réchauffer la froideur glaciale de la couette, tu gardes les yeux grands ouverts, fixant le visage endormi de ta sœur avec un sentiment larmoyant mêlé de pitié et d'amour. C'est une émotion pleine de nostalgie que tu as toujours éprouvée pour elle, depuis l'enfance, dès que l'occasion s'en présentait.
Mais bientôt, les rêves nés de la fatigue t'enveloppent à ton tour.
Désormais, les seuls êtres encore éveillés dans la ville d'Iwanai ne sont probablement plus que les riches oisifs qui peuvent se permettre de dormir tard, les gardiens de phare et les chiens. La nuit s'étire, froide et solitaire.
君、君はこんな私の自分勝手な想像を、私が文学者であるという事から許してくれるだろうか。私の想像はあとからあとからと引き続いてわいて来る。それがあたっていようがあたっていまいが、君は私がこうして筆取るそのもくろみに悪意のない事だけは信じてくれるだろう。そして無邪気な微笑をもって、私の唯一の生命である空想が勝手次第に育って行くのを見守っていてくれるだろう。私はそれをたよってさらに書き続けて行く。
鰊の漁期――それは北方に住む人の胸にのみしみじみと感ぜられるなつかしい季節の一つだ。この季節になると長く地の上を領していた冬が老いる。――北風も、雪も、囲炉裏も、綿入れも、雪鞋も、等しく老いる。一片の雲のたたずまいにも、自然のもくろみと予言とを人一倍鋭敏に見て取る漁夫たちの目には、朝夕の空の模様が春めいて来た事をまざまざと思わせる。北西の風が東に回るにつれて、単色に堅く凍りついていた雲が、蒸されるようにもやもやとくずれ出して、淡いながら暖かい色の晴れ雲に変わって行く。朝から風もなく晴れ渡った午後なぞに波打ちぎわに出て見ると、やや緑色を帯びた青空のはるか遠くの地平線高く、幔幕を真一文字に張ったような雪雲の堆積に日がさして、まんべんなくばら色に輝いている。なんという美妙な美しい色だ。冬はあすこまで遠のいて行ったのだ。そう思うと、不幸を突き抜けて幸福に出あった人のみが感ずる、あの過去に対する寛大な思い出が、ゆるやかに浜に立つ人の胸に流れこむ。五か月の長い厳冬を牛のように忍耐強く辛抱しぬいた北人の心に、もう少しでひねくれた根性にさえなり兼ねた北人の心に、春の約束がほのぼのと恵み深く響き始める。
Mon ami, me pardonneras-tu ces imaginations égoïstes au nom de ma condition d’homme de lettres ? Mes visions surgissent l'une après l'autre, sans interruption. Qu'elles soient justes ou non, tu croiras, j'en suis sûr, à l'absence de malveillance dans mon dessein de prendre la plume. Et avec un sourire innocent, tu regarderas s’épanouir à sa guise cette fantaisie qui est mon unique raison de vivre. Fort de cette confiance, je continue d'écrire.
La saison de la pêche au hareng — c’est l’une de ces périodes nostalgiques dont la saveur ne peut être intimement ressentie que par le cœur de ceux qui vivent dans le Nord. À cette saison, l’hiver qui a longuement régné sur la terre commence à se faire vieux. Le vent du nord, la neige, l’âtre, les vêtements ouatés, les bottes de neige, tout vieillit de concert. Pour l’œil des pêcheurs, qui, avec une acuité hors du commun, perçoivent dans la moindre forme d’un nuage les desseins et les prophéties de la nature, les motifs du ciel, matin et soir, évoquent désormais clairement l’approche du printemps. À mesure que le vent du nord-ouest tourne vers l’est, les nuages qui étaient figés par un gel monochrome commencent à se désagréger en lambeaux vaporeux, comme sous l'effet d'une buée, pour se transformer en nuées claires aux teintes pâles mais chaleureuses.
Lorsqu'on descend jusqu'au rivage, par un après-midi de grand beau temps sans vent, on aperçoit, tout là-bas sur l'horizon lointain d'un ciel bleu tirant sur le vert, un amoncellement de nuages de neige tendus comme une immense toile droite ; le soleil les frappe et les fait briller uniformément d'un éclat rose. Quelle couleur subtile et magnifique ! L’hiver s'est retiré jusque-là. À cette pensée, un souvenir empreint de la générosité que n'éprouvent que ceux qui ont traversé le malheur pour rencontrer le bonheur, s’écoule lentement dans le cœur de celui qui se tient sur la grève. Dans l'âme de l'homme du Nord qui, tel un bœuf, a enduré avec une patience infinie les cinq longs mois d'un hiver rigoureux — cette âme qui a failli se distordre sous la peine — la promesse du printemps commence à résonner, tel un murmure d'une infinie bienveillance.
朝晩の凍み方はたいして冬と変わりはない。ぬれた金物がべたべたと糊のように指先に粘りつく事は珍しくない。けれども日が高くなると、さすがにどこか寒さにひびがいる。浜べは急に景気づいて、納屋の中からは大釜や締框がかつぎ出され、ホック船やワク船をつとのようにおおうていた蓆が取りのけられ、旅烏といっしょに集まって来た漁夫たちが、綾を織るように雪の解けた砂浜を行き違って目まぐるしい活気を見せ始める。
鱈の漁獲がひとまず終わって、鰊の先駆もまだ群来て来ない。海に出て働く人たちはこの間に少しの間息をつく暇を見いだすのだ。冬の間から一心にねらっていたこの暇に、君はある日朝からふいと家を出る。もちろんふところの中には手慣れたスケッチ帳と一本の鉛筆とを潜まして。
家を出ると往来には漁夫たちや、女でめん(女労働者)や、海産物の仲買いといったような人々がにぎやかに浮き浮きして行ったり来たりしている。根雪が氷のように磐になって、その上を雪解けの水が、一冬の塵埃に染まって、泥炭地のわき水のような色でどぶどぶと漂っている。馬橇に材木のように大きな生々しい薪をしこたま積み載せて、その悪路を引っぱって来た一人の年配な内儀さんは、君を認めると、引き綱をゆるめて腰を延ばしながら、戯れた調子で大きな声をかける。
「はれ兄さんもう浜さいくだね」
「うんにゃ」
「浜でねえ? たらまた山かい。魚を商売にする人が暇さえあれば山さ突っぱしるだから怪体だあてばさ。いい人でもいるだんべさ。は、は、は、‥‥。うんすら妬いてこすに、一押し手を貸すもんだよ」
「口はばったい事べ言うと鰊様が群来てはくんねえぞ。おかしな婆様よなあお前も」
「婆様だ !? 人聞きの悪い事べ言わねえもんだ。人様が笑うでねえか」
Le matin et le soir, le froid ne diffère guère de celui de l'hiver. Il n'est pas rare que le métal humide colle au bout des doigts comme s'il était enduit de colle. Pourtant, à mesure que le soleil monte, on sent bien que le froid commence à se fissurer. Le rivage s'anime : on sort des hangars les grands chaudrons et les pressoirs ; on retire les nattes de paille qui recouvraient les bateaux hokku et waku comme des linceuls. Les pêcheurs, rassemblés là avec les saisonniers de passage, vont et viennent sur le sable où la neige a fondu, s'entrecroisant comme les fils d'un métier à tisser dans une effervescence étourdissante.
La pêche à la morue vient de s'achever, et les premiers bancs de harengs ne sont pas encore arrivés. Pour ceux qui travaillent en mer, c’est le moment de trouver un court répit. Profitant de cette accalmie qu'il guettait depuis l'hiver, tu quittes la maison un beau matin, à l'improviste. Bien sûr, tu as glissé dans ta poche ton carnet de croquis habituel et un crayon.
Une fois dehors, tu retrouves la rue animée par le va-et-vient joyeux des pêcheurs, des travailleuses journalières et des courtiers en produits de la mer. La neige durcie forme un socle de glace sur lequel l'eau de fonte, souillée par la poussière de tout un hiver, s'écoule avec un glouglou sourd, de la couleur des sources de tourbière. Une femme d'un certain âge, qui tire sur cette route défoncée un traîneau à cheval lourdement chargé de gros bois de chauffage encore vert, t'aperçoit. Elle relâche la corde, redresse le dos et t'interpelle d'un ton badin :
— Tiens, le jeune homme ! Déjà en route pour la plage ?
— Non.
— Pas la plage ? Alors c'est encore la montagne ? C'est quand même curieux, quelqu'un dont le métier est le poisson qui file vers les sommets dès qu'il a un moment de libre ! Tu dois y avoir une belle qui t'attend. Ha, ha, ha ! Allez, au lieu de faire le jaloux, donne-moi donc un coup de main pour pousser !
— Si tu continues à raconter des bêtises, les Seigneurs Harengs ne viendront jamais jusqu'ici. Quelle drôle de vieille tu fais, tout de même.
— Une vieille ?! Ne dis pas de choses si désobligeantes. Les gens vont finir par se moquer !
実際この内儀さんの噪いだ雑言には往来の人たちがおもしろがって笑っている。君は当惑して、橇の後ろに回って三四間ぐんぐん押してやらなければならなかった。
「そだ。そだ。兄さんいい力だ。浜まで押してくれたらおらお前に惚れこすに」
君はあきれて橇から離れて逃げるように行く手を急ぐ。おもしろがって二人の問答を聞いていた群集は思わず一度にどっと笑いくずれる。人々のその高笑いの声にまじって、内儀さんがまただれかに話しかける大声がのびやかに聞こえて来る。
「春が来るのだ」
君は何につけても好意に満ちた心持ちでこの人たちを思いやる。
やがて漁師町をつきぬけて、この市街では目ぬきな町筋に出ると、冬じゅうあき屋になっていた西洋風の二階建ての雨戸が繰りあけられて、札幌のある大きなデパートメント・ストアの臨時出店が開かれようとしている。藁屑や新聞紙のはみ出た大きな木箱が幾個か店先にほうり出されて、広告のけばけばしい色旗が、活動小屋の前のように立てならべてある。そして気のきいた手代が十人近くも忙しそうに働いている。君はこの大きな臨時の店が、岩内じゅうの小売り商人にどれほどの打撃であるかを考えながら、自分たちの漁獲が、資本のないために、ほかの土地から投資された海産物製造会社によって捨て値で買い取られる無念さをも思わないではいられなかった。「大きな手にはつかまれる」‥‥そう思いながら君はその店の角を曲がって割合にさびれた横町にそれた。
その横町を一町も行かない所に一軒の薬種店があって、それにつづいて小さな調剤所がしつらえてあった。君はそこのガラス窓から中をのぞいて見る。ずらっとならべた薬種びんの下の調剤卓の前に、もたれのない抉り抜きの事務椅子に腰かけて、黒い事務マントを羽織った悒鬱そうな小柄な若い男が、一心に小形の書物に読みふけっている。それはKと言って、君が岩内の町に持っているただ一人の心の友だ。君はくすんだガラス板に指先を持って行ってほとほととたたく。Kは機敏に書物から目をあげてこちらを振りかえる。そして驚いたように座を立って来てガラス障子をあける。
En réalité, les passants s'amusent des invectives bruyantes de la femme et rient de bon cœur. Embarrassé, tu te vois obligé de passer derrière le traîneau pour le pousser vigoureusement sur quelques mètres.
— C’est ça ! C’est ça ! Tu as de la force, mon garçon ! Si tu me pousses jusqu’au rivage, je vais finir par tomber amoureuse de toi !
Accablé, tu lâches enfin le traîneau, et tu presses le pas comme si tu prenais la fuite. La foule, qui s’était délectée de votre échange, éclate d'un rire unanime. Mêlée à ce tumulte joyeux, la voix puissante de la femme s'élève à nouveau, s'adressant déjà à quelqu'un d'autre avec une insouciance radieuse :
« Le printemps arrive ! »
Face à ces gens, ton cœur reste empreint, quoi qu'il arrive, d'une profonde bienveillance.
Bientôt, tu traverses le quartier des pêcheurs pour déboucher sur l'une des artères principales de la ville. Là, on fait coulisser les volets d'une bâtisse de style occidental à deux étages, restée vide tout l'hiver : la succursale temporaire d'un grand magasin de Sapporo s'apprête à ouvrir. Plusieurs grandes caisses en bois, d'où débordent de la paille et des vieux journaux, sont abandonnées sur le devant de la porte. Des bannières publicitaires aux couleurs criardes sont alignées comme à l'entrée d'un théâtre. Une dizaine de commis dégourdis s'y activent avec ardeur.
Tout en songeant au coup terrible que cette grande boutique éphémère allait porter aux petits détaillants d'Iwanai, tu ne peux t'empêcher de ressentir de l'amertume : par manque de capitaux, vos propres prises de pêche finissent elles aussi par être rachetées à vil prix par des sociétés de transformation de produits de la mer financées par des investisseurs extérieurs. « On finit toujours par se faire broyer par les mains des puissants... » C'est avec cette pensée que tu tournes à l'angle du magasin pour t'engager dans une ruelle transversale, bien plus déserte.
À moins de cent mètres de là se trouve une pharmacie, flanquée d'un petit dispensaire. Tu jettes un coup d'œil par la fenêtre. Devant la table de préparation, sous des rangées de flacons de médicaments, un jeune homme chétif à l'air mélancolique est assis sur un tabouret de bureau sans dossier. Enveloppé dans une cape noire d'employé de bureau, il est plongé dans la lecture attentive d'un petit livre. C'est K., le seul et unique ami de cœur que tu as ici, à Iwanai. Tu approches ton doigt de la vitre ternie et frappes quelques petits coups : to-to-to. K. lève vivement les yeux de son livre et se retourne. Surpris, il se lève et vient ouvrir la fenêtre coulissante.
「どこに」
君は黙ったまま懐中からスケッチ帳を取り出して見せる。そして二人は互いに理解するようにほほえみかわす。
「君はきょうは出られまい」
君は東京の遊学時代を記念するために、だいじにとっておいた書生の言葉を使えるのが、この友だちに会う時の一つの楽しみだった。
「だめだ。このごろは漁夫で岩内の人数が急にふえたせいか忙しい。しかし今はまだ寒いだろう。手が自由に動くまい」
「なに、絵はかけずとも山を見ていればそれでいいだ。久しく出て見ないから」
「僕は今これを読んでいたが(と言ってKはミケランジェロの書簡集を君の目の前にさし出して見せた)すばらしいもんだ。こうしていてはいけないような気がするよ。だけどもとても及びもつかない。いいかげんな芸術家というものになって納まっているより、この薄暗い薬局で、黙りこくって一生を送るほうがやはり僕には似合わしいようだ」
そう言って君の友は、悒鬱な小柄な顔をひときわ悒鬱にした。君は励ます言葉も慰める言葉も知らなかった。そして心とがめするもののようにスケッチ帳をふところに納めてしまった。
「じゃ行って来るよ」
「そうかい。そんなら帰りには寄って話して行きたまえ」
この言葉を取りかわして、君はその薄よごれたガラス窓から離れる。
— Où vas-tu ?
Sans un mot, tu sors ton carnet de croquis de ta poche pour le lui montrer. Vous échangez alors des sourires complices.
— Tu ne pourras pas sortir aujourd'hui, je suppose ?
Tu prenais un malin plaisir, chaque fois que tu voyais cet ami, à employer ce langage d'étudiant que tu gardais précieusement comme un souvenir de tes années d'études à Tokyo.
— C'est impossible. Ces derniers temps, la ville d'Iwanai s'est brusquement remplie de pêcheurs et je suis débordé. Et puis, il doit encore faire froid là-haut, non ? Tes mains ne pourront pas bouger librement.
— Oh, même si je ne peux pas dessiner, contempler la montagne me suffira. Cela fait si longtemps que je ne suis pas sorti.
— J’étais en train de lire ceci... (K. te tendit alors un recueil des lettres de Michel-Ange). C’est prodigieux. En lisant cela, j’ai l’impression que je ne peux pas rester ainsi, à ne rien faire. Mais c’est hors de ma portée. Plutôt que de devenir un de ces artistes médiocres et satisfaits d’eux-mêmes, je crois qu’il me sied mieux de passer ma vie en silence dans cette pharmacie obscure.
En disant cela, ton ami assombrit encore son petit visage déjà mélancolique. Tu ne trouvas ni mots d'encouragement, ni paroles de réconfort. Comme pris d'un sentiment de culpabilité, tu rangeas ton carnet de croquis dans ta poche.
— Bon, j'y vais.
— Je vois. Dans ce cas, n’oublie pas de repasser au retour pour qu’on discute.
Sur ces mots, tu t'éloignes de la vitre encrassée.
南へ南へと道を取って行くと、節婦橋という小さな木橋があって、そこから先にはもう家並みは続いていない。溝泥をこね返したような雪道はだんだんきれいになって行って、地面に近い所が水になってしまった積雪の中に、君の古い兵隊長靴はややともするとすぽりすぽりと踏み込んだ。
雪におおわれた野は雷電峠のふもとのほうへ爪先上がりに広がって、おりから晴れ気味になった雲間を漏れる日の光が、地面の陰ひなたを銀と藍とでくっきりといろどっている。寒い空気の中に、雪の照り返しがかっかっと顔をほてらせるほど強くさして来る。君の顔は見る見る雪焼けがしてまっかに汗ばんで来た。今までがんじょうにかぶっていた頭巾をはねのけると、眼界は急にはるばると広がって見える。
なんという広大なおごそかな景色だ。胆振の分水嶺から分かれて西南をさす一連の山波が、地平から力強く伸び上がってだんだん高くなりながら、岩内の南方へ走って来ると、そこに図らずも陸の果てがあったので、突然水ぎわに走りよった奔馬が、そろえた前脚を踏み立てて、思わず平頸を高くそびやかしたように、山は急にそそり立って、沸騰せんばかりに天を摩している。今にもすさまじい響きを立ててくずれ落ちそうに見えながら、何百万年か何千万年か、昔のままの姿でそそり立っている。そして今はただ一色の白さに雪でおおわれている。そして雲が空を動くたびごとに、山は居住まいを直したかのように姿を変える。君は久しぶりで近々とその山をながめるともう有頂天になった。そして余の事はきれいに忘れてしまう。
En prenant la route plein sud, on traverse un petit pont de bois nommé Seppu-bashi [pont de la Femme Fidèle] ; au-delà, les rangées de maisons s'interrompent. Le chemin enneigé, qui ressemblait jusqu'alors à de la boue de caniveau brassée, devient peu à peu plus propre. Tes vieilles bottes militaires s'enfoncent par moments, avec un bruit sourd, dans cette neige accumulée dont la base s'est déjà transformée en eau.
La plaine enneigée s'étend en pente douce vers le pied du col de Raiden. La lumière du soleil, s'échappant des trouées d'un ciel qui commence à s'éclaircir, colore vivement les reliefs du sol d'un mélange d'argent et d'indigo. Dans l'air glacial, la réverbération de la neige est si intense qu'elle en brûle le visage. On voit ta peau rougir et perler de sueur sous l'effet de ce hâle hivernal. En repoussant la capuche que tu portais jusqu'alors solidement vissée sur la tête, l'horizon s'élargit soudain d'un seul coup devant tes yeux.
Quel paysage grandiose et solennel ! La chaîne de montagnes, qui se détache de la ligne de partage des eaux d'Iburi pour pointer vers le sud-ouest, s'élève avec force depuis l'horizon. En s'élançant vers le sud d'Iwanai, elle rencontre inopinément les confins de la terre. Tels des chevaux au galop arrivant brusquement au bord de l'eau, stoppant net sur leurs jambes avant et cabrant leur encolure, les monts se dressent soudainement, frôlant le ciel dans un élan presque bouillonnant. Bien qu'ils semblent sur le point de s'écrouler dans un fracas terrifiant, ils se dressent là, immuables, tels qu'ils étaient il y a des millions ou des dizaines de millions d'années. À présent, ils sont recouverts d'un manteau d'un blanc pur. À chaque mouvement des nuages dans le ciel, la montagne semble changer de posture, comme pour se redresser. En contemplant de si près ces sommets après une si longue absence, tu te sens transporté d'extase. Tout le reste, absolument tout, s'efface de ta mémoire.
君はただいちずにがむしゃらに本道から道のない積雪の中に足を踏み入れる。行く手に黒ずんで見える楡の切り株の所まで腰から下まで雪にまみれてたどり着くと、君はそれに兵隊長靴を打ちつけて足の雪を払い落としながらたたずむ。そして目を据えてもう一度雪野の果てにそびえ立つ雷電峠を物珍しくながめて魅入られたように茫然となってしまう。幾度見てもあきる事のない山のたたずまいが、この前見た時と相違のあるはずはないのに、全くちがった表情をもって君の目に映って来る。この前見に来た時は、それは厳冬の一日のことだった。やはりきょうと同じ所に立って、凍える手に鉛筆を運ぶ事もできず、黙ったまま立って見ていたのだったが、その時の山は地面から静々と盛り上がって、雪雲に閉ざされた空を確かとつかんでいるように見えた。その感じは恐ろしく執念深く力強いものだった。君はその前に立って押しひしゃげられるような威圧を感じた。きょう見る山はもっと素直な大きさと豊かさとをもって静かに君をかきいだくように見えた。ふだん自分の心持ちがだれからも理解されないで、一種の変屈人のように人々から取り扱われていた君には、この自然が君に対して求めて来る親しみはしみじみとしたものだった。君はまたさらに目をあげて、なつかしい友に向かうようにしみじみと山の姿をながめやった。
ちょうど親しい心と心とが出あった時に、互いに感ぜられるような温かい涙ぐましさが、君の雄々しい胸の中にわき上がって来た。自然は生きている。そして人間以上に強く高い感情を持っている。君には同じ人間の語る言葉だが英語はわからない。自然の語る言葉は英語よりもはるかに君にはわかりいい。ある時には君が使っている日本語そのものよりももっと感情の表現の豊かな平明な言葉で自然が君に話しかける。君はこの涙ぐましい心持ちを描いてみようとした。
Tu t'élances avec fougue, quittant le chemin principal pour t'enfoncer dans la neige vierge. Parvenu à une souche d'orme dont la silhouette sombre se dessine au loin, les jambes couvertes de neige jusqu'à la taille, tu t'arrêtes un instant en frappant tes bottes militaires contre le bois pour les dégager. Là, le regard fixe, tu contemples à nouveau le col de Raiden qui surplombe la plaine enneigée, comme si tu le découvrais pour la première fois, frappé de stupeur. Bien que cette silhouette montagnarde dont on ne se lasse jamais ne puisse avoir changé depuis ta dernière visite, elle se présente aujourd'hui à tes yeux avec une expression totalement différente. La dernière fois que tu étais venu, c'était par une journée de plein hiver. Tu te tenais au même endroit, incapable de faire courir le crayon dans tes mains gelées, te contentant de regarder en silence. À ce moment-là, la montagne semblait s'élever pesamment de terre, comme pour empoigner fermement un ciel obstrué par les nuages de neige. Elle dégageait une impression de force d'une ténacité effrayante. Face à elle, tu t'étais senti écrasé sous une pression accablante. Mais aujourd'hui, la montagne t'apparaît avec une grandeur plus sincère, une générosité paisible, comme si elle s'apprêtait à t'enlacer. Toi dont le cœur n'est d'ordinaire compris par personne, toi que l'on traite comme un original ou un excentrique, tu ressens avec une émotion profonde cette affection que la nature semble réclamer de toi. Tu lèves à nouveau les yeux vers la silhouette des monts, les scrutant avec l'intimité que l'on réserve à un ami cher.
Une émotion chaleureuse, semblable à celle que l'on ressent lorsque deux âmes sœurs se rencontrent, envahit alors ta poitrine courageuse. La nature est vivante. Elle possède des sentiments plus puissants et plus élevés que ceux des hommes. Bien que ce soit une langue parlée par tes semblables, tu ne comprends pas l'anglais. Pourtant, le langage de la nature t'est bien plus accessible. Parfois, elle s'adresse à toi avec des mots plus limpides et plus riches en expressions que le japonais que tu emploies toi-même. Tu cherchas alors à capturer, par le dessin, ce sentiment qui te montait aux yeux.
そして懐中からいつものスケッチ帳を取り出して切り株の上に置いた。開かれた手帖と山とをかたみがわりに見やりながら、君は丹念に鉛筆を削り上げた。そして粗末な画学紙の上には、たくましく荒くれた君の手に似合わない繊細な線が描かれ始めた。
ちょうど人の肖像をかこうとする画家が、その人の耳目鼻口をそれぞれ綿密に観察するように、君は山の一つの皺一つの襞にも君だけが理解すると思える意味を見いだそうと努めた。実際君の目には山のすべての面は、そのまますべての表情だった。日光と雲との明暗にいろどられた雪の重なりには、熱愛をもって見きわめようと努める人々にのみ説き明かされる貴いなぞが潜めてあった。君は一つのなぞを解き得たと思うごとに、小おどりしたいほどの喜びを感じた。君の周囲には今はもう生活の苦情もなかった。世間に対する不安も不幸もなかった。自分自身に対するおくれがちな疑いもなかった。子供のような快活な無邪気な一本気な心‥‥君のくちびるからは知らず知らず軽い口笛が漏れて、君の手はおどるように調子を取って、紙の上を走ったり、山の大きさや角度を計ったりした。
そうして幾時間が過ぎたろう。君の前には「時」というものさえなかった。やがて一つのスケッチができあがって、軽い満足のため息とともに、働かし続けていた手をとめて、片手にスケッチ帳を取り上げて目の前に据えた時、君は軽い疲労――軽いと言っても、君が船の中で働く時の半日分の労働の結果よりは軽くない――を感じながら、きょうが仕事のよい収穫であれかしと祈った。画学紙の上には、吹き変わる風のために乱れがちな雲の間に、その頂を見せたり隠したりしながら、まっ白にそそり立つ峠の姿と、その手前の広い雪の野のここかしこにむら立つ針葉樹の木立ちや、薄く炊煙を地になびかしてところどころに立つ惨めな農家、これらの間を鋭い刃物で断ち割ったような深い峡間、それらが特種な深い感じをもって特種な筆触で描かれている。君はややしばらくそれを見やってほほえましく思う。久しぶりで自分の隠れた力が、哀れな道具立てによってではあるが、とにかく形を取って生まれ出たと思うとうれしいのだ。
Puis tu sortis de ta poche ton carnet de croquis habituel, que tu posas sur la souche. Portant alternativement ton regard sur le carnet ouvert et sur la montagne, tu taillas ton crayon avec application. Puis, sur le papier à dessin rudimentaire commencèrent à s’épanouir des lignes d'une délicatesse inattendue — qu'on n'attendait pas de tes mains robustes et calleuses.
Tout comme un peintre, lorsqu’il s’apprête à dessiner un portrait, observe minutieusement chaque trait—les oreilles, les yeux, le nez, la bouche—tu t’efforçais de déchiffrer, dans chaque pli, chaque repli de la montagne, un sens que tu semblais être le seul à saisir. En vérité, pour toi, chaque facette de la montagne avait une expression vivante. Dans l'empilement des neiges colorées par le jeu d'ombre et de lumière des nuages et du soleil, se cachait un mystère sacré qui ne se révèle qu'à ceux qui s'acharnent à le percer avec passion. Chaque fois que tu pensais avoir résolu une de ces énigmes, tu ressentais une joie telle que tu aurais voulu tressaillir d'allégresse. Autour de toi, les tourments de la vie quotidienne s'étaient évanouis. Il n'y avait plus d'inquiétude face au monde, plus de malheur. Plus de ces doutes sur toi-même qui te freinaient sans cesse. Seul restait un cœur d'enfant, vif, innocent et entier... Un léger sifflement s'échappait de tes lèvres sans que tu t'en rendes compte, et ta main, comme habitée par une danse, parcourait le papier en rythme, mesurant l'immensité et les angles de la montagne.
Combien d'heures s'écoulèrent ainsi ? Pour toi, le « temps » lui-même n'existait plus. Enfin, le croquis fut achevé. Poussant un léger soupir de satisfaction, tu arrêtas ta main qui n'avait cessé de s'activer. En saisissant le carnet d'une main pour le placer devant tes yeux, tu ressentis une légère fatigue — légère, certes, mais pas moins éprouvante qu'une demi-journée de labeur à bord d'un navire — tout en priant pour que le travail du jour soit une bonne récolte.
Sur le papier, entre les nuages que le vent changeant dispersait, apparaissait la silhouette d'un col d'une blancheur éclatante, se montrant et se cachant tour à tour. En deçà, sur la vaste plaine enneigée, on voyait ici et là des bosquets de conifères, de misérables fermes d'où s'échappait une fumée rasant le sol, et entre elles, des gorges profondes comme si elles avaient été tranchées par une lame acérée. Tous ces éléments étaient dépeints avec une sensibilité singulière et une touche unique. Tu les contemplas un moment avec un sourire. Tu étais heureux de voir que, pour la première fois depuis longtemps, ta force cachée avait enfin pris forme et avait vu le jour, bien que ce fût par l'entremise d'outils bien dérisoires.
しかしながら狐疑は待ちかまえていたように、君が満足の心を充分味わう暇もなく、足もとから押し寄せて来て君を不安にする。君は自分にへつらうものに対して警戒の眼を向ける人のように、自分の満足の心持ちをきびしく調べてかかろうとする。そして今かき上げた絵を容赦なく山の姿とくらべ始める。
狐疑 [こぎ] suspicion; hesitation; indecision
自分が満足だと思ったところはどこにあるのだろう。それはいわば自然の影絵に過ぎないではないか。向こうに見える山はそのまま寛大と希望とを象徴するような一つの生きた塊的であるのに、君のスケッチ帳に縮め込まれた同じものの姿は、なんの表情も持たない線と面との集まりとより君の目には見えない。
この悲しい事実を発見すると君は躍起となって次のページをまくる。そして自分の心持ちをひときわ謙遜な、そして執着の強いものにし、粘り強い根気でどうかして山をそのまま君の画帖の中に生かし込もうとする、新たな努力が始まると、君はまたすべての事を忘れ果てて一心不乱に仕事の中に魂を打ち込んで行く。そして君が昼弁当を食う事も忘れて、四枚も五枚ものスケッチを作った時には、もうだいぶ日は傾いている。
一心不乱 [いっしんふらん] with heart and soul
しかしとてもそこを立ち去る事はできないほど、自然は絶えず美しくよみがえって行く。朝の山には朝の命が、昼の山には昼の命があった。夕方の山にはまたしめやかな夕方の山の命がある。山の姿は、その線と陰日向とばかりでなく、色彩にかけても、日が西に回るとすばらしい魔術のような不思議を現わした。峠のある部分は鋼鉄のように寒くかたく、また他の部分は気化した色素のように透明で消えうせそうだ。夕方に近づくにつれて、やや煙り始めた空気の中に、声も立てずに粛然とそびえているその姿には、くんでもくんでも尽きない平明な神秘が宿っている。見ると山の八合目と覚しい空高く、小さな黒い点が静かに動いて輪を描いている。それは一羽の大鷲に違いない。目を定めてよく見ると、長く伸ばした両の翼を微塵も動かさずに、からだ全体をやや斜めにして、大きな水の渦に乗った枯れ葉のように、その鷲は静かに伸びやかに輪を造っている。山が物言わんばかりに生きてると見える君の目には、この生物はかえって死物のように思いなされる。ましてや平原のところどころに散在する百姓家などは、山が人に与える生命の感じにくらべれば、惨めな幾個かの無機物に過ぎない。
八合目 : manière de mesurer la hautuer d'une montagne (la huitième station, sur dix)
Et pourtant l'hésitation, comme si elle était restée aux aguets, déferla à tes pieds, avant même que tu n'aies eu le temps de savourer pleinement ton contentement, et te plongea à nouveau dans l'anxiété. Tel un homme qui jetterait un regard méfiant sur ceux qui le flattent, tu te mis à examiner sévèrement ton propre sentiment de satisfaction. Tu commenças alors à comparer sans pitié le dessin que tu venais d'achever avec la stature réelle de la montagne.
Où donc se trouvait ce que tu jugeais satisfaisant ? Ce n'était, pour ainsi dire, qu'une simple silhouette de la nature. Tandis que la montagne là-bas se dressait comme une masse vivante, symbole de générosité et d'espoir, son image réduite dans ton carnet de croquis n'apparaissait plus à tes yeux que comme un amas de lignes et de surfaces dépourvues de toute expression.
Face à cette triste découverte, tu tournas la page fébrilement. Ton esprit se fit plus humble, et en même temps plus tenace ; et dans un effort renouvelé pour insuffler la vie de la montagne dans ton cahier par une persévérance inébranlable, tu oublias de nouveau tout le reste, te jetant corps et âme dans ton travail. Lorsque, oubliant même ton repas de midi, tu eus réalisé quatre ou cinq esquisses, le soleil avait déjà largement décliné.
Pourtant, la nature ne cessait de renaître en beauté, au point qu’il t'était impossible de partir. La montagne du matin avait la vie du matin ; celle de midi avait la vie de midi. Le soir venu, elle possédait la vie recueillie et paisible du crépuscule. La silhouette des monts, non seulement dans ses lignes et ses jeux d'ombre, mais aussi dans ses couleurs, révélait une magie mystérieuse à mesure que le soleil tournait vers l'ouest. Certaines parties du col semblaient froides et dures comme l'acier, tandis que d'autres, pareilles à des pigments évaporés, paraissaient transparentes, prêtes à s'évanouir. À l'approche du soir, dans l'air qui commençait à s'embrumer, cette forme qui se dressait solennellement en silence abritait un mystère limpide et inépuisable.
En levant les yeux vers le ciel, à ce qui semblait être la huitième station de la montagne, un petit point noir se déplaçait calmement en traçant des cercles. C’était, sans aucun doute, un grand aigle. En fixant ton regard, tu vis que l'aigle, sans bouger d'un iota ses ailes déployées, le corps légèrement incliné, décrivait des cercles avec une fluidité paisible, telle une feuille morte portée par un grand tourbillon d'eau. Pour tes yeux, qui voyaient la montagne si vivante qu'elle semblait sur le point de parler, cette créature paraissait au contraire inanimée. Quant aux maisons de paysans dispersées dans la plaine, elles n'étaient, comparées à la sensation de vie que la montagne t'insufflait, que quelques objets inorganiques dérisoires.
昼は真冬からは著しく延びてはいるけれども、もう夕暮れの色はどんどん催して来た。それとともに肌身に寒さも加わって来た。落日にいろどられて光を呼吸するように見えた雲も、煙のような白と淡藍との陰日向を見せて、雲とともに大空の半分を領していた山も、見る見る寒い色に堅くあせて行った。そして靄とも言うべき薄い膜が君と自然との間を隔てはじめた。
君は思わずため息をついた。言い解きがたい暗愁――それは若い人が恋人を思う時に、その恋が幸福であるにもかかわらず、胸の奥に感ぜられるような――が不思議に君を涙ぐましくした。君は鼻をすすりながら、ばたんと音を立ててスケッチ帳を閉じて、鉛筆といっしょにそれをふところに納めた。凍てた手はふところの中の温みをなつかしく感じた。弁当は食う気がしないで、切り株の上からそのまま取って腰にぶらさげた。半日立ち尽くした足は、動かそうとすると電気をかけられたようにしびれていた。ようようの事で君は雪の中から爪先をぬいて一歩一歩本道のほうへ帰って行った。はるか向こうを見ると山から木材や薪炭を積みおろして来た馬橇がちらほらと動いていて、馬の首につけられた鈴の音がさえた響きをたててかすかに聞こえて来る。それは漂浪の人がはるかに故郷の空を望んだ時のようななつかしい感じを与える。その消え入るような、さびしい、さえた音がことになつかしい。不思議な誘惑の世界から突然現世に帰った人のように、君の心はまだ夢ごこちで、芸術の世界と現実の世界との淡々しい境界線をたどっているのだ。そして君は歩きつづける。
Bien que les jours aient considérablement rallongé depuis le cœur de l'hiver, les teintes du crépuscule s'installaient désormais à grands pas. Avec elles, le froid se faisait plus mordant, pénétrant la peau. Les nuages, qui semblaient respirer la lumière sous les couleurs du soleil couchant, ne montraient plus que des jeux d'ombre et de lumière entre le blanc laiteux et le bleu pâle ; et la montagne, qui partageait avec eux la moitié de la voûte céleste, perdit ses couleurs à vue d'œil pour se figer dans une pâleur glaciale. Alors, une fine pellicule, semblable à de la brume, commença à s'interposer entre la nature et toi.
Tu poussas malgré toi un soupir. Une tristesse obscure et indicible — de celles que ressent un jeune homme pensant à sa bien-aimée, même lorsque son amour est heureux, et qu’il perçoit pourtant, au fond du cœur, une sorte de mélancolie — te fit étrangement monter les larmes aux yeux. En reniflant, tu refermas ton carnet de croquis d'un coup sec et le glissas dans ta poche de poitine avec ton crayon. Tes mains gelées accueillirent avec nostalgie la chaleur de ta poitrine. N’ayant pas le cœur à manger ton repas, tu le ramassas sur la souche pour l'attacher à nouveau à ta ceinture. Tes jambes, restées immobiles durant toute cette demi-journée, étaient si engourdies qu'au moindre mouvement elles semblaient parcourues de décharges électriques. C'est avec grand peine que tu parvins à extraire tes pieds de la neige pour regagner, pas à pas, le chemin principal.
Au loin, on apercevait çà et là le mouvement des traîneaux à chevaux qui descendaient de la montagne chargés de bois d'œuvre et de charbon ; le tintement des clochettes aux encoulures des chevaux résonnait d'un timbre pur et parvenait jusqu'à tes oreilles comme un murmure lointain. Ce son éveillait en toi une émotion nostalgique, pareille à celle d'un exilé tournant ses regards vers le ciel de sa terre natale. Ce tintement ténu, solitaire et limpide, t'était particulièrement cher. Tel un homme brusquement arraché à un monde de tentations mystérieuses pour être rendu au monde réel, ton esprit flottait encore dans un état de rêve, suivant la frontière vaporeuse entre l'univers de l'art et celui de la réalité. Et tu continuas à marcher.
いつのまにか君は町に帰って例の調剤所の小さな部屋で、友だちのKと向き合っている。Kは君のスケッチ帳を興奮した目つきでかしこここ見返している。
「寒かったろう」
とKが言う。君はまだほんとうに自分に帰り切らないような顔つきで、
「うむ。‥‥寒くはなかった。‥‥その線の鈍っているのは寒かったからではないんだ」
と答える。
「鈍っていはしない。君がすっかり何もかも忘れてしまって、駆けまわるように鉛筆をつかった様子がよく見えるよ。きょうのはみんな非常に僕の気に入ったよ。君も少しは満足したろう」
「実際の山の形にくらべて見たまえ。‥‥僕は親父にも兄貴にもすまない」
と君は急いで言いわけをする。
「なんで?」
Kはけげんそうにスケッチ帳から目を上げて君の顔をしげしげと見守る。
君の心の中には苦い灰汁のようなものがわき出て来るのだ。漁にこそ出ないが、ほんとうを言うと、漁夫の家には一日として安閑としていい日とてはないのだ。きょうも、君が一日を絵に暮らしていた間に、君の家では家じゅうで忙しく働いていたのに違いないのだ。建網に損じの有る無し、網をおろす場所の海底の模様、大釜を据えるべき位置、桟橋の改造、薪炭の買い入れ、米塩の運搬、仲買い人との契約、肥料会社との交渉‥‥そのほか鰊漁の始まる前に漁場の持ち主がしておかなければならない事は有り余るほどあるのだ。
Te voilà sans t'en rendre compte de retour en ville, dans la petite officine de pharmacie, face à ton ami K. Celui-ci feuillette ton carnet de croquis, les yeux brillants d'excitation.
— Tu as dû avoir froid, dit K.
Tu lui réponds avec l’air de quelqu'un qui n'est pas encore tout à fait revenu à lui-même :
— Oui... Non, je n'ai pas eu froid. Si cette ligne est un peu lourde, ce n'est pas à cause du froid.
— Elle n'est pas lourde du tout ! On voit très bien que tu as tout oublié pour laisser ton crayon courir sur le papier. J’aime énormément tout ce que tu as fait aujourd’hui. Tu dois être un peu satisfait, toi aussi ?
— Regarde donc la forme réelle de la montagne et compare... Je me sens coupable vis-à-vis de mon père et de mon frère, t'empresses-tu d'ajouter comme pour te justifier.
— Pourquoi donc ? demande K., laissant ses yeux quitter le carnet pour t'observer avec perplexité.
C’est qu’à l’intérieur de toi, une amertume semblable à de la suie commence à bouillonner. Certes, tu n’étais pas parti en mer, mais il n'y a pas, à dire vrai, un seul jour de répit dans une famille de pêcheurs. Aujourd’hui, pendant que tu passais ta journée à dessiner, les tiens ont dû travailler sans relâche, c'est certain. Vérifier l'état des filets fixes, étudier la topographie des fonds marins pour les poser, choisir l’emplacement des grandes chaudières, reconstruire l'embarcadère, acheter du bois et du charbon, transporter le riz et le sel, passer des contrats avec les grossistes, négocier avec les entreprises d'engrais... Et bien d’autres tâches encore, en quantité inépuisable, que le propriétaire d’un lieu de pêche doit accomplir avant le début de la saison du hareng.
君は自分が絵に親しむ事を道楽だとは思っていない。いないどころか、君にとってはそれは、生活よりもさらに厳粛な仕事であるのだ。しかし自然と抱き合い、自然を絵の上に生かすという事は、君の住む所では君一人だけが知っている喜びであり悲しみであるのだ。ほかの人たちは――君の父上でも、兄妹でも、隣近所の人でも――ただ不思議な子供じみた戯れとよりそれを見ていないのだ。君の考えどおりをその人たちの頭の中にたんのうができるように打ちこむというのは思いも及ばぬ事だ。
君は理屈ではなんら恥ずべき事がないと思っている。しかし実際では決してそうは行かない。芸術の神聖を信じ、芸術が実生活の上に玉座を占むべきものであるのを疑わない君も、その事がらが君自身に関係して来ると、思わず知らず足もとがぐらついて来るのだ。
「おれが芸術家でありうる自信さえできれば、おれは一刻の躊躇もなく実生活を踏みにじっても、親しいものを犠牲にしても、歩み出す方向に歩み出すのだが‥‥家の者どもの実生活の真剣さを見ると、おれは自分の天才をそうやすやすと信ずる事ができなくなってしまうんだ。おれのようなものをかいていながら彼らに芸術家顔をする事が恐ろしいばかりでなく、僭越な事に考えられる。おれはこんな自分が恨めしい、そして恐ろしい。みんなはあれほど心から満足して今日今日を暮らしているのに、おれだけはまるで陰謀でもたくらんでいるように始終暗い心をしていなければならないのだ。どうすればこの苦しさこのさびしさから救われるのだろう」
平常のこの考えがKと向かい合っても頭から離れないので、君は思わず「親父にも兄貴にもすまない」と言ってしまったのだ。
「どうして?」と言ったKも、君もそのまま黙ってしまった。Kには、物を言われないでも、君の心はよくわかっていたし、君はまた君で、自分はきれいにあきらめながらどこまでも君を芸術の捧誓者たらしめたいと熱望する、Kのさびしい、自己を滅した、温かい心の働きをしっくりと感じていたからだ。
Tu ne considères pas ton attachement à la peinture comme un simple passe-temps. Bien au contraire : c’est pour toi une tâche plus solennelle encore que la subsistance quotidienne. Pourtant, faire corps avec la nature et lui insuffler la vie sur le papier est une joie et une douleur que tu es le seul à connaître là où tu vis. Pour les autres — que ce soit ton père, tes frères et sœurs ou tes voisins — cela n'est rien de plus qu'un jeu étrange et enfantin. Il te serait impossible de leur faire entendre tes pensées pour qu'ils s'en satisfassent.
En théorie, tu es convaincu qu'il n'y a là rien dont tu devrais rougir. Mais dans la pratique, il en va tout autrement. Toi qui crois au caractère sacré de l’art et ne doutes pas qu’il doive trôner au-dessus de la vie matérielle, tu sens tes certitudes vaciller dès que la question te touche personnellement.
« Si seulement j'avais la certitude d'être un artiste, je n'hésiterais pas un seul instant à piétiner ma vie matérielle, à sacrifier mes proches et à m'engager sur la voie qui m'est destinée... Mais quand je vois le sérieux avec lequel les miens affrontent la réalité du quotidien, je ne parviens plus à croire si facilement en mon propre génie. Non seulement j'ai l'effroi de me faire passer pour un artiste auprès d'eux alors que je ne produis que de telles ébauches, mais cela me semble d'une présomption sans nom. Je m'en veux d'être ainsi, j'en ai peur. Eux tous vivent au jour le jour avec une satisfaction si sincère, alors que moi seul dois porter en permanence un cœur sombre, comme si je tramais quelque complot. Comment être sauvé de cette souffrance et de cette solitude ? »
C’est parce que cette pensée habituelle ne te quittait pas, même face à K., que tu avais laissé échapper sans y penser : « Je me sens coupable vis-à-vis de mon père et de mon frère. »
« Pourquoi ? » avait demandé K., mais vous étiez tous deux restés silencieux. K comprenait parfaitement ce que tu ressentais, sans même avoir besoin de mots. Et toi, de ton côté, tu percevais clairement, avec une douceur poignante, la chaleur de l'âme de K. — ce cœur mélancolique et désintéressé qui, bien qu'ayant renoncé pour lui-même, désirait ardemment que tu restes, envers et contre tout, un serviteur dévoué de l'art.
君ら二人の目は悒鬱な熱に輝きながら、互いに瞳を合わすのをはばかるように、やや燃えかすれたストーブの火をながめ入る。
そうやって黙っているうちに君はたまらないほどさびしくなって来る。自分を憐れむともKを憐れむとも知れない哀情がこみ上げて、Kの手を取り上げてなでてみたい衝動を幾度も感じながら、女々しさを退けるようにむずかゆい手を腕の所で堅く組む。
ふとすすけた天井からたれ下がった電球が光を放った。驚いて窓から見るともう往来はまっ暗になっている。冬の日の舂き隠れる早さを今さらに君はしみじみと思った。掃除の行き届かない電球はごみと手あかとでことさら暗かった。それが部屋の中をなお悒鬱にして見せる。
「飯だぞ」
Kの父の荒々しいかん走った声が店のほうからいかにもつっけんどんに聞こえて来る。ふだんから自分の一人むすこの悪友でもあるかのごとく思いなして、君が行くとかつてきげんのいい顔を見せた事のないその父らしい声だった。Kはちょっと反抗するような顔つきをしたが、陰性なその表情をますます陰性にしただけで、きぱきぱと盾をつく様子もなく、父の心と君の心とをうかがうように声のするほうと君のほうとを等分に見る。
君は長座をしたのがKの父の気にさわったのだと推すると座を立とうとした。しかしKはそういう心持ちに君をしたのを非常に物足らなく思ったらしく、君にもぜひ夕食をいっしょにしろと勧めてやまなかった。
Vos yeux, brillant d'une fièvre sombre, semblaient éviter de se croiser et restaient fixés sur le feu mourant du poêle.
Dans ce silence, une solitude insupportable finit par t'envahir. Un élan de pitié, dont tu ne savais s'il s'adressait à toi-même ou à K., monta en toi ; à plusieurs reprises, tu ressentis l'impulsion de prendre la main de ton ami pour la caresser, mais, pour chasser ce qui te semblait être une marque de faiblesse, tu croisas fermement tes bras, malgré cette sensation de fourmillement qui t'agitait.
Soudain, l'ampoule suspendue au plafond encrassé s'alluma. Surpris, tu regardas par la fenêtre : la rue était déjà plongée dans une obscurité totale. Tu ressentis alors avec une acuité nouvelle la rapidité avec laquelle les jours d'hiver déclinent et se cachent. L'ampoule, négligée, était couverte de poussière et de traces de doigts, rendant sa lumière particulièrement terne. Cela ne faisait qu'accentuer la mélancolie de la pièce.
— À table !
La voix rude et perçante du père de K. retentit depuis la boutique, sur un ton on ne peut plus brusque. C’était bien la voix de cet homme qui, te considérant depuis toujours comme le mauvais génie de son fils unique, ne t'avait jamais montré un visage amène lors de tes visites. K. eut une expression éphémère de révolte, mais son visage, déjà sombre, ne fit que s'assombrir davantage ; sans oser protester ouvertement, il tourna alternativement son regard vers la direction d'où venait la voix et vers toi, comme pour sonder à la fois les intentions de son père et les tiennes.
Devinant que ta présence prolongée irritait le père de K., tu t'apprêtas à prendre congé. Cependant, K., visiblement peiné de te voir dans cet état d'esprit, ne cessa d'insister pour que tu restes dîner avec lui.
「じゃ僕は昼の弁当を食わずにここに持ってるからここで食おうよ。遠慮なく済まして来たまえ」
と君は言わなければならなかった。
Kは夕食を君に勧めながら、ほんとうはそれを両親に打ち出して言う事を非常に苦にしていたらしく、さればとてまずい心持ちで君をかえすのも堪えられないと思いなやんでいたらしかったので、君の言葉を聞くと活路を見いだしたように少し顔を晴れ晴れさせて調剤室を立って行った。それも思えば一家の貧窮がKの心に染み渡ったしるしだった。君はひとりになると、だんだん暗い心になりまさるばかりだった。
それでも夕飯という声を聞き、戸のすきから漏れる焼きざかなのにおいをかぐと、君は急に空腹を感じだした。そして腰に結び下げた弁当包みを解いてストーブに寄り添いながら、椅子に腰かけたままのひざの上でそれを開いた。
北海道には竹がないので、竹の皮の代わりにへぎで包んだ大きな握り飯はすっかり凍ててしまっている。春立った時節とは言いながら一日寒空に、切り株の上にさらされていたので、飯粒は一粒一粒ぼろぼろに固くなって、持った手の中からこぼれ落ちる。試みに口に持って行ってみると米の持つうまみはすっかり奪われていて、無味な繊維のかたまりのような触覚だけが冷たく舌に伝わって来る。
« — Eh bien, puisque je n’ai pas mangé mon repas de midi et que je l’ai apporté, je vais le manger ici. Allez, ne vous en faites pas, terminez votre repas en toute tranquillité ».
C’est ce que tu aurais dû dire. K., tout en t’invitant à dîner, semblait en vérité éprouver une profonde difficulté à avouer la situation à ses parents ; pourtant, il ne pouvait supporter de te laisser repartir avec ce sentiment de gêne. Aussi, en entendant ces paroles, eut-il l’air de trouver une issue : son visage s’éclaircit légèrement, et il quitta la salle de préparation des médicaments. À y repenser, c’était bien là le signe que la pauvreté de sa famille imprégnait jusqu'à l'âme de K. Une fois seul, ton âme ne fit que s'assombrir davantage.
Pourtant, en entendant l’appel du dîner et en humant l’odeur du saumon grillé qui s'échappait par l'entrebâillement de la porte, tu fus soudain saisi par la faim. Tu dénouas le paquet de ton bento attaché à ta taille et, te rapprochant du poêle, tu l’ouvris sur tes genoux, toujours assis sur ta chaise.
Le bambou ne poussant pas à Hokkaidô, la grosse boule de riz était enveloppée dans des écorces au lieu de feuilles de bambou ; elle était totalement gelée. Bien que le printemps fût officiellement arrivé, le riz, exposé tout le jour au froid sur une souche d'arbre, s'était durci grain par grain, et il s'effritait et tombait de tes mains. En essayant d'en porter à ta bouche, tu découvris que toute la saveur du riz s'était évaporée ; seul le contact froid d'une masse de fibres insipides fut transmis à ta langue. Tu en portas prudemment un peu à la bouche : toute la saveur du riz avait disparu et il ne subsistait qu’une sensation froide et désagréable, semblable à un amas de fibres insipides, qui glaçait sa langue.
君の目からは突然、君自身にも思いもかけなかった熱い涙がほろほろとあふれ出た。じっとすわったままではいられないような寂寥の念がまっ暗に胸中に広がった。
君はそっと座を立った。そして弁当を元どおりに包んで腰にさげ、スケッチ帳をふところにねじこむと、こそこそと入り口に行って長靴をはいた。靴の皮は夕方の寒さに凍って、鉄板のように堅く冷たかった。
雪は燐のようなかすかな光を放って、まっ黒に暮れ果てた家々の屋根をおおうていた。さびしいこの横町は人の影も見せなかった。しばらく歩いて例のデパートメント・ストアの出店の角近くに来ると、一人の男の子がスケート下駄(下駄の底にスケートの歯をすげたもの)をはいて、でこぼこに凍った道の上をがりがりと音をさせながら走って来た。その子はスケートに夢中になって、君のそばをすりぬけても君には気がついていないらしい。
「氷の上がすべれだした時はほんとに夢中になるものだ」
君は自分の遠い過去をのぞき込むようにさびしい心の中にもこう思う。何事を見るにつけても君の心は痛んだ。
デパートメント・ストアのある本通りに出ると打って変わってにぎやかだった。電灯も急に明るくなったように両側の家を照らして、そこには店の者と購買者との影が綾を織った。それは君にとっては、その場合の君にとっては、一つ一つ見知らぬものばかりのようだった。そこいらから起こる人声や荷橇の雑音などがぴんぴんと君の頭を針のように刺激する。見物の前に引き出された見世物小屋の野獣のようないらだたしさを感じて、君は眉根の所に電光のように起こる痙攣を小うるさく思いながら、むずかしい顔をしてさっさとにぎやかな往来を突きぬけて漁師町のほうへ急ぐ。
Soudain, des larmes brûlantes, que tu n'attendais pas toi-même, coulèrent de tes yeux. Un sentiment de solitude tel qu'il t'était impossible de rester assis s'étendit comme des ténèbres dans ta poitrine.
Tu te levas doucement. Tu remballas ton bento comme il l'était, le rattachas à ta ceinture, glissas ton carnet de croquis dans ta poche de poitrine, et te glissas furtivement vers l'entrée pour enfiler tes bottes. Le cuir, gelé par le froid du soir, était aussi dur et froid qu'une plaque de fer.
La neige, qui émettait une lueur pâle, presque phosphorescente, recouvrait les toits des maisons plongées dans le noir complet. Aucune silhouette humaine dans cette ruelle désolée. Après avoir marché un moment, tu arrivas près de l'angle de la succursale du grand magasin et vis un jeune garçon chaussé de skate-geta (des socques de bois munies de lames de patins) qui venait en courant, faisant crisser la route gelée et accidentée. L'enfant, tout à son jeu, passa à côté de toi sans même sembler te remarquer.
« Quand la glace commence enfin à glisser, on oublie tout le reste », pensas-tu, le cœur triste, comme si tu contemplais ton propre passé lointain. Tout ce que tu voyais te faisait mal.
En débouchant sur l'avenue principale où se trouvait le grand magasin, l'ambiance changea radicalement pour devenir animée. Les lumières électriques semblaient soudain plus vives, éclairant les maisons de chaque côté de l'avenue, où s'entremêlaient les ombres des commerçants et des clients. Pour toi, dans l'état où tu te trouvais, chaque chose semblait étrangère. Le brouhaha des voix et le vacarme des traîneaux de marchandises piquaient ton esprit comme des aiguilles. Te sentant comme une bête de foire exhibée devant les curieux, agacé par les spasmes fulgurants qui parcouraient ton front, tu traversas la foule d'un pas pressé, le visage fermé, pour te hâter vers le quartier des pêcheurs.
しかし君の家が見えだすと君の足はひとりでにゆるみがちになって、君の頭は知らず知らず、なお低くうなだれてしまった。そして君は疑わしそうな目を時々上げて、見知り越しの顔にでもあいはしないかと気づかった。しかしこの界隈はもう静まり返っていた。
「だめだ」
突然君はこう小さく言って往来のまん中に立ちどまってしまった。そうして立ちすくんだその姿の首から肩、肩から背中に流れる線は、もしそこに見守る人がいたならば、思わずぞっとして異常な憂愁と力とを感ずるに違いない不思議に強い表現を持っていた。
しばらく釘づけにされたように立ちすくんでいた君は、やがて自分自身をもぎ取るように決然と肩をそびやかして歩きだす。
君は自分でもどこをどう歩いたかしらない。やがて君が自分に気がついて君自身を見いだした所は海産物製造会社の裏の険しい崕を登りつめた小山の上の平地だった。
全く夜になってしまっていた。冬は老いて春は来ない――その壊れ果てたような荒涼たる地の上高く、寒さをかすかな光にしたような雲のない空が、息もつかずに、凝然として延び広がっていた。いろいろな光度といろいろな光彩でちりばめられた無数の星々の間に、冬の空の誇りなる参宿が、微妙な傾斜をもって三つならんで、何かの凶徴のようにひときわぎらぎらと光っていた。星は語らない。ただはるかな山すそから、干潮になった無月の潮騒が、海妖の単調な誘惑の歌のように、なまめかしくなでるように聞こえて来るばかりだ。風が落ちたので、凍りついたように寒く沈み切った空気は、この海のささやきのために鈍く震えている。
Cependant, à mesure que ta maison devenait visible, tes pas avaient tendance à ralentir d'eux-mêmes, et ta tête, sans que tu t'en rendes compte, s'inclinait de plus en plus. Tu levais de temps à autre un regard méfiant, craignant de croiser un visage familier. Mais les environs étaient déjà plongés dans le silence.
« C’est sans espoir », murmuras-tu soudain en t’arrêtant au milieu de la rue.
Et cette silhouette pétrifiée, la ligne qui courait de ton cou à tes épaules, et de tes épaules à ton dos, possédait une expression si étrangement puissante que si quelqu’un t’avait observé, il aurait sans doute frissonné malgré lui devant une telle mélancolie et une intensité hors du commun.
Après être resté figé ainsi, comme cloué au sol pendant un moment, tu finis par t’arracher à toi-même et repartis d’un pas résolu en redressant les épaules.
Tu ne sus jamais sur quels chemins tu avais marché. Quand tu repris enfin conscience et que tu te retrouvas, tu étais sur le plateau d'une petite colline, au sommet d'une falaise escarpée derrière une entreprise de produits de la mer.
La nuit était maintenant totale. L’hiver déclinait, le printemps ne venait pas — au-dessus de cette terre désolée et comme brisée, un ciel sans nuages, dont le froid semblait s'être mué en une lueur ténue, s'étendait, immobile et à bout de souffle. Parmi les étoiles innombrables serties de diverses intensités et de divers éclats, les trois étoiles d'Orion, orgueil du ciel d'hiver, brillaient avec une inclinaison subtile, scintillant plus intensément que les autres, comme un sinistre présage. Les étoiles ne disent mot. Seul, venant du pied lointain des montagnes, le ressac d'une marée basse sous une nuit sans lune se faisait entendre, tel le chant de séduction monotone d'une sirène qui caresse l'air d'une manière voluptueuse. Le vent était tombé et l'air sombre figé par le gel vibrait sourdement sous les murmures de la mer.
君はその平地の上に立ってぼんやりあたりを見回していた。君の心の中にはさきほどから恐ろしい企図が目ざめていたのだ。それはきょうに始まった事ではない。ともすれば君の油断を見すまして、泥沼の中からぬるりと頭を出す水の精のように、その企図は心の底から現われ出るのだ。君はそれを極端に恐れもし、憎みもし、卑しみもした。男と生まれながら、そんな誘惑を感ずる事さえやくざな事だと思った。しかしいったんその企図が頭をもたげたが最後、君は魅入られた者のように、もがき苦しみながらも、じりじりとそれを成就するためには、すべてを犠牲にしても悔いないような心になって行くのだ、その恐ろしい企図とは自殺する事なのだ。
君の心は妙にしんと底冷えがしたようにとげとげしく澄み切って、君の目に映る外界の姿は突然全く表情を失ってしまって、固い、冷たい、無慈悲な物の積み重なりに過ぎなかった。無際限なただ一つの荒廃――その中に君だけが呼吸を続けている、それがたまらぬほどさびしく恐ろしい事に思いなされる荒廃が君の上下四方に広がっている。波の音も星のまたたきも、夢の中の出来事のように、君の知覚の遠い遠い末梢に、感ぜられるともなく感ぜられるばかりだった。すべての現象がてんでんばらばらに互いの連絡なく散らばってしまった。その中で君の心だけが張りつめて死のほうへとじりじり深まって行こうとした。重錘をかけて深い井戸に投げ込まれた灯明のように、深みに行くほど、君の心は光を増しながら、感じを強めながら、最後には死というその冷たい水の表面に消えてしまおうとしているのだ。
Tu te tenais sur ce plateau, promenant autour de toi un regard vague. En ton cœur, depuis un moment, un dessein terrible s'était éveillé. Cela ne datait pas d'aujourd'hui. Guettant ton inattention, tel un esprit des eaux surgissant furtivement d'un marécage dès que tu baisses ta garde, ce dessein émergeait des profondeurs de ton âme. Tu le craignais à l'extrême, tu le haïssais, tu le méprisais. Tu pensais que, étant né homme, le simple fait de ressentir une telle tentation était une chose méprisable. Pourtant, une fois que ce dessein relevait la tête, tu étais comme possédé ; tout en te débattant dans la souffrance, tu glissais peu à peu vers une résolution où tu es prêt à sacrifier tout, sans le moindre regret, pour mener ce dessein à son terme. Ce dessein terrible, c'était le suicide.
Ton cœur devint étrangement calme, d'une limpidité glaciale et tranchante. Les formes du monde extérieur reflétées dans tes yeux perdirent soudain toute expression ; elles n'étaient plus qu'un amoncellement d'objets durs, froids et impitoyables. Une désolation unique et infinie — une désolation qui s'étendait au-dessus, au-dessous et tout autour de toi, et dans laquelle tu te sentais seul à continuer de respirer, au point que cela en devenait insupportablement solitaire et terrifiant. Le bruit des vagues, le scintillement des étoiles, tout cela n'était plus ressenti qu'à l'extrémité lointaine de tes perceptions, comme des événements survenus en rêve. Tous les phénomènes s'étaient éparpillés, perdant tout lien entre eux. Au cœur de ce chaos, seul ton esprit, tendu à l'extrême, s'enfonçait progressivement, inexorablement, vers la mort. Tel un luminaire lesté d'un poids de plomb précipité au fond d'un puits profond, plus ton esprit descendait dans les profondeurs, plus sa lumière semblait croître, intensifiant chaque sensation, jusqu'à ce qu'il disparaisse enfin à la surface de cette eau glacée qu'est la mort.
君の頭がしびれて行くのか、世界がしびれて行くのか、ほんとうにわからなかった。恐ろしい境界に臨んでいるのだと幾度も自分を警めながら、君は平気な気持ちでとてつもないのんきな事を考えたりしていた。そして君は夜のふけて行くのも、寒さの募るのも忘れてしまって、そろそろと山鼻のほうへ歩いて行った。
足の下遠く黒い岩浜が見えて波の遠音が響いて来る。
ただ一飛びだ。それで煩悶も疑惑もきれいさっぱり帳消しになるのだ。
「家の者たちはほんとうに気が違ってしまったとでも思うだろう。‥‥頭が先にくだけるかしらん。足が先に折れるかしらん」
君はまたたきもせずにぼんやり崖の下をのぞきこみながら、他人の事でも考えるように、そう心の中でつぶやく。
不思議なしびれはどんどん深まって行く。波の音なども少しずつかすかになって、耳にはいったりはいらなかったりする。君の心はただいちずに、眠り足りない人が思わず瞼をふさぐように、崖の底を目がけてまろび落ちようとする。あぶない‥‥あぶない‥‥他人の事のように思いながら、君の心は君の肉体を崖のきわからまっさかさまに突き落とそうとする。
Tu ne savais plus si c’était ton esprit qui s'engourdissait, ou le monde entier. Tout en te répétant sans cesse que tu frôlais une frontière terrifiante, tu te surprenais à songer, l'esprit étrangement serein, à des choses d'une futilité incroyable. Tu oubliais la nuit qui s'avançait, le froid qui s'intensifiait, et marchais lentement vers la pointe de la montagne.
Tout en bas, sous tes pieds apparaissaient les rochers noirs du rivage, d'où montait l'écho lointain des vagues.
Un seul saut. Et toutes les angoisses, tous les doutes s'effaceraient d'un coup, proprement, complètement.
« Les miens penseront sûrement que je suis devenu fou... Est-ce la tête qui éclatera en premier ? Ou les jambes qui se briseront d'abord ? »
Sans même ciller, le regard perdu dans le gouffre au pied de la falaise, tu murmuras cela en toi-même, comme si tu réfléchissais à une affaire qui ne te concernait pas
Cet étrange engourdissement s’approfondissait sans cesse. Le bruit des vagues s'estompait peu à peu, parvenant à tes oreilles par intermittence. Ton esprit, avec une obstination aveugle, cherchait rouler vers le fond de l'abîme, tel un homme épuisé qui laisse malgré lui ses paupières se clore. Danger... Danger... pensais-tu comme à propos d'un autre, tandis que ton esprit s'apprêtait à précipiter ton corps la tête la première depuis le bord du précipice.
突然君ははね返されたように正気に帰って後ろに飛びすざった。耳をつんざくような鋭い音響が君の神経をわななかしたからだ。
ぎょっと驚いて今さらのように大きく目を見張った君の前には平地から突然下方に折れ曲がった崖の縁が、地球の傷口のように底深い口をあけている。そこに知らず知らず近づいて行きつつあった自分を省みて、君は本能的に身の毛をよだてながら正気になった。
鋭い音響は目の下の海産物製造会社の汽笛だった。十二時の交代時間になっていたのだ。遠い山のほうからその汽笛の音はかすかに反響になって、二重にも三重にも聞こえて来た。
もう自然はもとの自然だった。いつのまにか元どおりな崩壊したようなさびしい表情に満たされて涯もなく君の周囲に広がっていた。君はそれを感ずると、ひたと底のない寂寥の念に襲われだした。男らしい君の胸をぎゅっと引きしめるようにして、熱い涙がとめどなく流れ始めた。君はただひとり真夜中の暗やみの中にすすり上げながら、まっ白に積んだ雪の上にうずくまってしまった、立ち続ける力さえ失ってしまって。
Soudain, comme repoussé par une force invisible, tu revins à toi et fis un bond en arrière. Un son strident, à déchirer les tympans, venait de faire tressaillir tes nerfs.
Saisi d’effroi, ouvrant des yeux ronds comme si tu voyais le monde pour la première fois, tu vis devant toi le bord de la falaise, là où la plaine s'infléchissait brusquement vers le bas, s’ouvrant comme la plaie béante de la terre. Réalisant que tu t’en étais approché inconsciemment, tu revins à la réalité, les cheveux hérissés par un réflexe instinctif.
Ce son perçant était la sirène de l'usine de produits de la mer, en contrebas. Minuit venait de sonner — l'heure du changement d'équipe. Depuis les montagnes lointaines, la plainte de la sirène revenait en échos affaiblis, résonnant deux, trois fois encore.
La nature était redevenue la nature. En un instant, elle s'étendait de nouveau autour de toi à l'infini, emplie de cette expression désolée, ruinée, qui lui était propre. En ressentant cela, tu fus envahi par un sentiment de solitude absolue, sans fond. Ton cœur d'homme se serra violemment, et des larmes brûlantes commencèrent à couler sans fin. Seul, sanglotant au milieu des ténèbres de minuit, tu t’effondras sur la neige immaculée, n'ayant plus même la force de rester debout.
Translate in french (texxt by Arishima Takeo)
君よ !!
この上君の内部生活を忖度したり揣摩したりするのは僕のなしうるところではない。それは不可能であるばかりでなく、君を涜すと同時に僕自身を涜す事だ。君の談話や手紙を総合した僕のこれまでの想像は謬っていない事を僕に信ぜしめる。しかし僕はこの上の想像を避けよう。ともかく君はかかる内部の葛藤の激しさに堪えかねて、去年の十月にあのスケッチ帳と真率な手紙とを僕に送ってよこしたのだ。
君よ。しかし僕は君のために何をなす事ができようぞ。君とお会いした時も、君のような人が――全然都会の臭味から免疫されて、過敏な神経や過量な人為的知見にわずらわされず、強健な意力と、強靱な感情と、自然に哺まれた叡智とをもって自然を端的に見る事のできる君のような土の子が――芸術の捧誓者となってくれるのをどれほど望んだろう。けれども僕の喉まで出そうになる言葉をしいておさえて、すべてをなげうって芸術家になったらいいだろうとは君に勧めなかった。
それを君に勧めるものは君自身ばかりだ。君がただひとりで忍ばなければならない煩悶――それは痛ましい陣痛の苦しみであるとは言え、それは君自身の苦しみ、君自身で癒さなければならぬ苦しみだ。
地球の北端――そこでは人の生活が、荒くれた自然の威力に圧倒されて、痩地におとされた雑草の種のように弱々しく頭をもたげてい、人類の活動の中心からは見のがされるほど隔たった地球の北端の一つの地角に、今、一つのすぐれた魂は悩んでいるのだ。もし僕がこの小さな記録を公にしなかったならばだれもこのすぐれた魂の悩みを知るものはないだろう。それを思うとすべての現象は恐ろしい神秘に包まれて見える。いかなる結果をもたらすかもしれない恐ろしい原因は地球のどのすみっこにも隠されているのだ。人はおそれないではいられない。
Mon ami !!
Il ne m'appartient pas de sonder davantage ta vie intérieure ni d'en deviner les replis. C'est non seulement impossible, mais ce serait te profaner tout en me profanant moi-même. Tout ce que j'ai imaginé jusqu'ici, en recoupant tes paroles et tes lettres, me persuade que je ne me suis pas trompé. Pourtant, je me garderai d'imaginer la suite. Quoi qu'il en soit, incapable de supporter plus longtemps l'intensité de tes déchirements intérieurs, tu m'as envoyé, en octobre dernier, ce carnet de croquis accompagné d'une lettre d'une sincérité absolue.
Mon ami, que puis-je pourtant faire pour toi ? Lorsque nous nous sommes rencontrés, combien ai-je espéré qu'un homme tel que toi — totalement immunisé contre les miasmes de la ville, épargné par les nerfs hypersensibles et le trop-plein de savoirs artificiels, doté d'une volonté robuste, d'une sensibilité tenace et d'une sagesse nourrie par la nature, capable de voir le monde tel qu'il est — puisse devenir un serviteur dévoué de l'art. Pourtant, réprimant les mots qui brûlaient mes lèvres, je ne t'ai pas conseillé de tout abandonner pour devenir artiste.
Celui qui doit te le conseiller, c'est toi-même, et toi seul. Cette angoisse que tu dois endurer dans la solitude — bien qu'elle soit la douleur d'un accouchement déchirant — est ta propre souffrance, une douleur que tu es le seul à pouvoir guérir.
À l’extrémité nord de la terre — là où la vie humaine, écrasée par la puissance d'une nature sauvage, redresse timidement la tête comme la graine d'une mauvaise herbe jetée sur un sol aride ; dans un recoin du globe si éloigné du centre de l'activité humaine qu'il passe inaperçu — une âme d'élite est en proie au tourment. Si je ne rendais pas public ce modeste récit, personne ne connaîtrait la détresse de cette âme supérieure. En y songeant, chaque phénomène semble enveloppé d'un mystère terrifiant. Dans chaque recoin de la terre se cachent des causes redoutables dont on ignore les conséquences. On ne peut s'empêcher de frémir.
君が一人の漁夫として一生をすごすのがいいのか、一人の芸術家として終身働くのがいいのか、僕は知らない。それを軽々しく言うのはあまりに恐ろしい事だ。それは神から直接君に示されなければならない。僕はその時が君の上に一刻も早く来るのを祈るばかりだ。
そして僕は、同時に、この地球の上のそこここに君と同じい疑いと悩みとを持って苦しんでいる人々の上に最上の道が開けよかしと祈るものだ。このせつなる祈りの心は君の身の上を知るようになってから僕の心の中にことに激しく強まった。
ほんとうに地球は生きている。生きて呼吸している。この地球の生まんとする悩み、この地球の胸の中に隠れて生まれ出ようとするものの悩み――それを僕はしみじみと君によって感ずる事ができる。それはわきいで跳り上がる強い力の感じをもって僕を涙ぐませる。
君よ! 今は東京の冬も過ぎて、梅が咲き椿が咲くようになった。太陽の生み出す慈愛の光を、地面は胸を張り広げて吸い込んでいる。春が来るのだ。
君よ、春が来るのだ。冬の後には春が来るのだ。君の上にも確かに、正しく、力強く、永久の春がほほえめよかし‥‥僕はただそう心から祈る。
Vaut-il mieux que tu passes ta vie comme pêcheur ou que tu travailles comme artiste jusqu'à la fin de tes jours ? Je l'ignore. Il serait trop terrible de se prononcer avec légèreté. Cela doit t'être révélé directement par Dieu. Je ne peux que prier pour que ce moment vienne à toi le plus tôt possible.
Et je prie, en même temps, pour que le chemin suprême s'ouvre à tous ceux qui, ici et là sur cette terre, souffrent des mêmes doutes et des mêmes tourments que toi. Ce sentiment de prière fervente s'est intensifié en moi avec une force particulière depuis que j'ai découvert ton destin.
Vraiment, la Terre est vivante. Elle vit et elle respire. Cette agonie de la terre qui veut enfanter, cette souffrance de ce qui se cache dans son sein et cherche à naître — je peux les ressentir profondément à travers toi. Cela me tire des larmes, par le sentiment d'une force puissante qui jaillit et bondit.
Mon ami ! À présent, l'hiver de Tokyo s'est achevé, les pruniers fleurissent et les camélias s'épanouissent. Le sol déploie sa poitrine pour aspirer la lumière de compassion que le soleil engendre. Le printemps arrive.
Mon ami, le printemps arrive. Après l'hiver vient le printemps. Que sur toi aussi, de façon certaine, juste, puissante, le printemps éternel puisse sourire... C'est là mon vœu le plus sincère.
(一九一八年四月、大阪毎日新聞に一部所載)
(Partiellement publié dans le Osaka Mainichi Shimbun, avril 1918)
了
[Adapté de la page wikipedia
source: https://ja.wikipedia.org/wiki/生れ出づる悩み]
Nouvelle publiée du 16 mars au 30 avril 1918 (Taishō 7), en trente-deux épisodes dans l’Osaka Mainichi Shimbun et le Tokyo Nichi Nichi Shimbun, mais la publication a été interrompue au milieu du huitième chapitre, en raison de la maladie de l’auteur.
Par la suite, la partie allant du milieu du huitième chapitre jusqu’à la fin du neuvième chapitre a été écrite spécialement pour l’occasion, et l’ensemble, comprenant également des révisions par rapport à la version initialement parue dans les journaux, a été publié pour la première fois dans le sixième volume des œuvres complètes de Takeo Arishima, sous le titre 『生れ出づる悩み』.
Concernant le titre, on trouve pluieurs versions : « 生れ出る悩み », « 生れ出づる悩み », « 生まれ出づる悩み », « 生まれ出ずる悩み », « 生まれいずる悩み », etc.
« Moi», qui m’efforçait de rendre sacré mon propre travail, pense à « toi » tant la solitude me pèse. « Toi », qui autrefois étais venu me montrer tes tableaux, m’avais laissé une impression étrangement forte, puis tu avais disparu. Dix ans plus tard, tu m’envoies une lettre et un carnet de croquis.
« Toi », qui as brillamment mûri, me racontes, lors de notre unique nuit de retrouvailles, les tourments de ta vie et de ton art depuis ta disparition. Le lendemain matin, alors que je te raccompagne et que aussitôt tu repars, je commence à écrire, avec toute la force de ma sympathie, sur ta vie et tes souffrances, en me basant sur ce que tu m’as confié.
Quand, au terme de tes tourments, tu retrouves tes esprits, je trace une limite à mon imagination et prie pour que, pour tous ceux qui souffrent des mêmes doutes et tourments que toi, un meilleur chemin s’ouvre et que le printemps vienne
Le personnage de « Kimi (Kimoto) » est basé sur Kida Kinjiro, un peintre avec qui Arishima entretenait des liens étroits. Dans une lettre adressée à Asuke Sōichi le 17 janvier 1918, Arishima écrit : « J’ai reçu une lettre vraiment intéressante de Kida, un pêcheur de Hokkaidō qui souhaite devenir peintre. Depuis quelque temps, je pensais utiliser ce sujet pour une œuvre, alors je vais en faire quelque chose. »
La relation entre Kida et Arishima est détaillée dans les explications du Musée d’art Kida Kinjiro, ainsi que dans l’autobiographie de Kida lui-même et dans les commentaires des œuvres complètes d’Arishima.
底本:「小さき者へ・生まれいずる悩み」岩波文庫、岩波書店
1940(昭和15)年3月26日第1刷発行
1962(昭和37)年10月16日第26刷改版発行
1998(平成10)年4月6日第71刷改版発行
底本の親本:「生れ出る悩み」叢文閣
1918(大正7)年9月初版発行
入力:土田一柄
校正:丹羽倫子
2000年10月10日公開
2012年8月21日修正
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