犯人 :: le Criminel

太宰治

:: Dazai Osamu

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犯人

le Criminel

太宰治

Dazai Osamu

1948

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あらすじ – RÉSUMÉ (AOZORA-SHOIN)

「僕はあなたを愛しています」と男は言った。女は顔を赤らめ、うつむいた。二人の恋の言葉は、陳腐で、きざんで、見ている者は鳥肌が立つほど。しかし、この物語は、笑い話では済まされない。恐ろしい事件が起きてしまったのだ。男は会社で働く26歳の鶴田慶助、女は21歳で小森ひで。二人は恋仲だった。ある晩秋の日曜日、二人は井の頭公園でデートをした。時刻も場所も、二人にとって最悪だった。金がないため、人目を避けることもできず、二人は周囲の視線に気まずさを覚えながら、公園の景色や社会の矛盾を話していた。男は、女と一緒の家に帰りたいと切望していた。しかし、現実には、男には住む場所がなく、女の家も都合が悪かった。男の切実な願いは、やがて恐ろしい行動へと繋がっていく。

犯人 – LE CRIMINEL

「僕はあなたを愛しています」とブールミンは言った「心から、あなたを、愛しています」

マリヤ・ガヴリーロヴナは、さっと顔をあからめて、いよいよ深くうなだれた。

――プウシキン(吹雪)

なんという平凡。わかい男女の恋の会話は、いや、案外おとなどうしの恋の会話も、はたで聞いては、その陳腐、きざったらしさに全身鳥肌の立つ思いがする。

けれども、これは、笑ってばかりもすまされぬ。おそろしい事件が起った。

同じ会社に勤めている若い男と若い女である。男は二十六歳、鶴田慶助。同僚は、鶴、鶴、と呼んでいる。女は、二十一歳、小森ひで、同僚は、森ちゃん、と呼んでいる。鶴と、森ちゃんとは、好き合っている。

晩秋の或る日曜日、ふたりは東京郊外の井の頭公園であいびきをした。午前十時。

時刻も悪ければ、場所も悪かった。けれども二人には、金が無かった。いばらの奥深く掻きわけて行っても、すぐ傍を分別顔の、子供づれの家族がとおる。ふたり切りになれない。ふたりは、お互いに、ふたり切りになりたくてたまらないのに、でも、それを相手に見破られるのが羞しいので、空の蒼さ、紅葉のはかなさ、美しさ、空気の清浄、社会の混沌、正直者は馬鹿を見る、等という事を、すべて上の空で語り合い、お弁当はわけ合って食べ、詩以外には何も念頭に無いというあどけない表情を努めて、晩秋の寒さをこらえ、午後三時には、さすがに男は浮かぬ顔になり、

「帰ろうか。」

と言う。

「そうね。」

と女は言い、それから一言、つまらぬことを口走った。

« Je vous aime », dit Bourmine, « je vous aime de tout mon cœur. »

Maria Gavrilovna rougit vivement et baissa encore plus profondément la tête.

— Pouchkine (La Tempête de neige)

Quelle banalité ! Les conversations amoureuses entre jeunes gens — non, même celles des adultes — sont à l'oreille d'un tiers d’une telle platitude et d’une telle mièvrerie qu’elles donnent la chair de poule.

Pourtant, ce n’est pas là matière à simple raillerie. Un événement terrifiant se produisit.

Il s’agissait d’un jeune homme et d’une jeune femme employés dans la même entreprise. Lui, âgé de vingt-six ans, s’appelait Tsuruta Keisuke ; ses collègues l’appelaient familièrement « Tsuru, Tsuru ». Elle, vingt et un ans, se nommait Komori Hide ; on la surnommait « Mori-chan ». Tsuru et Mori-chan s’aimaient.

Un dimanche de la fin de l’automne, les deux amoureux se retrouvèrent au parc Inokashira, en banlieue de Tokyo. Il était dix heures du matin.

L’heure était mal choisie, tout comme le lieu. Mais le couple n’avait pas d’argent. Même en s’enfonçant dans les fourrés épineux, des familles respectables, avec des enfants, passaient tout près. Ils ne parvenaient jamais à rester seuls. Tous deux brûlaient du désir d’être enfin en tête à tête, mais, par pudeur, redoutaient que l’autre ne perçoive leur impatience. Aussi échangeaient-ils distraitement des propos sur l’azur du ciel, la fugacité et la beauté des érables rouges, la pureté de l’air, le chaos du monde, sur le dicton que « les honnêtes gens se font avoir », et autres sujets convenus ; partageant leur bentō, s’efforçant d’arborer une expression innocente, comme si leur esprit n’était habité que de poésie, ils enduraient stoïquement le froid mordant de la saison. Vers quinze heures, l’homme, inévitablement, prit un air soucieux et murmura :

« On devrait rentrer. »

« Oui… », répondit-elle.

Puis, d’un trait, elle laissa échapper une parole futile.

「一緒に帰れるお家があったら、幸福ね。帰って、火をおこして、……三畳一間でも、……」

笑ってはいけない。恋の会話は、かならずこのように陳腐なものだが、しかし、この一言が、若い男の胸を、柄もとおれと突き刺した。

部屋。

鶴は会社の世田谷の寮にいた。六畳一間に、同僚と三人の起居である。森ちゃんは高円寺の、叔母の家に寄寓。会社から帰ると、女中がわりに立ち働く。

鶴の姉は、三鷹の小さい肉屋に嫁いでいる。あそこの家の二階が二間。

鶴はその日、森ちゃんを吉祥寺駅まで送って、森ちゃんには高円寺行きの切符を、自分は三鷹行きの切符を買い、プラットフオムの混雑にまぎれて、そっと森ちゃんの手を握ってから、別れた。部屋を見つける、という意味で手を握ったのである。

「や、いらっしゃい。」

店では小僧がひとり、肉切庖丁をといでいる。

「兄さんは?」

「おでかけです。」

「どこへ?」

「寄り合い。」

「また、飲みだな?」

義兄は大酒飲みである。家で神妙に働いている事は珍らしい。

「姉さんはいるだろう。」

「ええ、二階でしょう?」

「あがるぜ。」

姉は、ことしの春に生れた女の子に乳をふくませ添寝していた。

« Si seulement nous avions une petite maison où rentrer ensemble, ce serait le bonheur, n’est‑ce pas ? On rentrerait, on ferait du feu… même une seule pièce de trois tatamis… »

Il ne faut pas rire. Les propos d’amour sont toujours de ce genre, désespérément banals, et pourtant cette simple phrase vint transpercer la poitrine du jeune homme jusqu’à la garde.

Une chambre.

Tsuru habitait le foyer de l’entreprise, à Setagaya. Une pièce de six tatamis, qu’il partageait à trois avec deux collègues. Mori-chan, elle, logeait à Kōenji, chez sa tante, en simple pensionnaire : quand elle rentrait du bureau, elle faisait office de bonne.

La sœur de Tsuru avait épousé le propriétaire d’une petite boucherie à Mitaka. Il y avait, au deuxième étage, deux pièces.

Ce jour‑là, Tsuru accompagna Mori-chan jusqu’à la gare de Kichijōji. Il lui prit un billet pour Kōenji, s’en prit un pour Mitaka, et, profitant de la foule qui se pressait sur le quai, lui serra doucement la main avant de la quitter. Ce geste signifiait qu’il allait lui trouver une chambre.

« Ah, te voilà. »

Dans la boutique, un seul garçon aiguisait son grand couteau de boucher.

« Mon frère est là ? »

« Il est sorti. »

« Où ça ? »

« À une réunion. »

« Encore une beuverie, hein ? »

Son beau‑frère était un fameux buveur. On le voyait rarement rester travailler sagement à la maison.

« Ma sœur est là, au moins ? »

« Oui, sans doute à l’étage. »

« Je monte. »

Sa sœur était couchée, et la petite fille qu’elle avait mise au monde ce printemps dormait à ses côtés.

「貸してもいいって、兄さんは言っていたんだよ。」

「そりゃそう言ったかも知れないけど、あのひとの一存では、きめられませんよ。私のほうにも都合があります。」

「どんな都合?」

「そんな事は、お前さんに言う必要は無い。」

「パンパンに貸すのか?」

「そうでしょう。」

「姉さん、僕はこんど結婚するんだぜ。たのむから貸してくれ。」

「お前さんの月給はいくらなの? 自分ひとりでも食べて行けないくせに。部屋代がいまどれくらいか、知ってるのかい。」

「そりゃ、女のひとにも、いくらか助けてもらって、……」

「鏡を見たことがある? 女にみつがせる顔かね。」

「そうか。いい。たのまない。」

立って、二階から降り、あきらめきれず、むらむらと憎しみが燃えて逆上し、店の肉切庖丁を一本手にとって、

「姉さんが要るそうだ。貸して。」

と言い捨て階段をかけ上り、いきなり、やった。

姉は声も立てずにたおれ、血は噴出して鶴の顔にかかる。部屋の隅にあった子供のおしめで顔を拭き、荒い呼吸をしながら下の部屋へ行き、店の売上げを入れてある手文庫から数千円わしづかみにしてジャンパーのポケットにねじ込み、店にはその時お客が二、三人かたまってはいって来て、小僧はいそがしく、

「お帰りですか?」

「そう。兄さんによろしく。」

— Ton frère a dit qu’il accepterait de nous la prêter.

— Peut‑être qu’il l’a dit, mais ce n’est pas à lui seul d’en décider. Moi aussi, j’ai mes raisons.

— Quelles raisons ?

— Je n’ai pas à te les expliquer.

— Tu vas la louer à une fille des rues ?

— Sans doute.

— Grande sœur, je vais me marier, cette fois. Je t’en prie, prête‑nous la chambre.

— Combien gagnes‑tu par mois ? Tu n’arrives même pas à nourrir ta propre personne. Tu sais seulement combien coûtent les loyers, en ce moment ?

— Eh bien, ma femme pourra aussi m’aider un peu…

— Tu t’es déjà regardé dans un miroir ? Tu crois vraiment avoir la tête d’un homme à qui une femme serait prête à donner son argent ?

— Je vois. Très bien. Je ne te demande plus rien. »

Il se leva, descendit de l’étage, mais il se sentit incapable de renoncer ; la haine se mit soudain à bouillir en lui et le submergea. Il saisit un des couteaux de boucher qui se trouvaient dans la boutique.

« Grande sœur en a besoin, dit‑il. Prête‑le‑moi. »

Il lança ces mots, se précipita dans l’escalier et il frappa sans prévenir.

Sa sœur s’effondra sans un cri. Le sang jaillit, éclaboussant le visage de Tsuru. Il s’essuya la figure avec un des langes de l’enfant qui se trouvait dans un coin de la pièce, puis, haletant, descendit au rez‑de‑chaussée. Là, il ouvrit le coffret où l’on gardait la recette du jour, prit à pleine main quelques milliers de yens et les fourra dans la poche de sa vareuse. Au même moment, un groupe de deux ou trois clients entra dans la boutique, et le commis, affairé, lui demanda :

« Vous partez déjà ? »

« Oui. Salue bien mon frère de ma part. »

外へ出る。黄昏れて霧が立ちこめ、会社のひけどきの混雑。掻きわけて駅にすすむ。東京までの切符を買う。プラットフオムで、上りの電車を待っているあいだの永かったこと。わっ! と叫び出したい発作。悪寒。尿意。自分で自分の身の上が、信じられなかった。他人の表情がみな、のどかに、平和に見えて、薄暗いプラットフオムに、ひとり離れて立ちつくし、ただ荒い呼吸をし続けている。

ほんの四、五分待っていただけなのだが、すくなくとも三十分は待った心地である。電車が来た。混んでいる。乗る。電車の中は、人の体温で生あたたかく、そうして、ひどく速力が鈍い。電車の中で、走りたい気持。

吉祥寺、西荻窪、……おそい、実にのろい。電車の窓のひび割れたガラスの、そのひびの波状の線のとおりに指先をたどらせ、撫でさすって思わず、悲しい重い溜息をもらした。

高円寺。降りようか。一瞬ぐらぐらめまいした。森ちゃんに一目あいたくて、全身が熱くなった。姉を殺した記憶もふっ飛ぶ。いまはただ、部屋を借りられなかった失敗の残念だけが、鶴の胸をしめつける。ふたり一緒に会社から帰って、火をおこして、笑い合いながら夕食して、ラジオを聞いて寝る、その部屋が、借りられなかった口惜しさ。人を殺した恐怖など、その無念の情にくらべると、もののかずでないのは、こいをしている若者の場合、きわめて当然の事なのである。

烈しく動揺して、一歩、扉口のほうに向って踏み出した時、高円寺発車。すっと扉が閉じられる。

Il sortit. Le crépuscule tombait dans un brouillard épais, et la foule de la sortie des bureaux se pressait de partout. Il se fraya un passage jusqu’à la gare. Il acheta un billet pour Tōkyō. L’attente du train montant, là, sur le quai, lui parut interminable. Une envie de hurler d’un coup. Des frissons. L’envie d’uriner. Il n’arrivait pas à croire ce qui venait de lui arriver. Les visages des autres lui semblaient tous tranquilles, paisibles, et lui restait planté là, à l’écart, sur le quai assombri, respirant seulement à grands coups.

L'attente n'avait été en réalité que de quatre ou cinq minutes, mais il avait l’impression d’en avoir attendu au moins trente. Le train arriva. Bondé. Il monta. L’intérieur était tiède, chauffé par la chaleur des corps, et le train était d'une lenteur exaspérante. Dans ce wagon, il n’aspirait qu’à courir.

Kichijōji, Nishi‑Ogikubo… C’était lent, terriblement lent. Il suivait du bout du doigt les lignes sinueuses des fissures dans la vitre fêlée, et, tout en les caressant machinalement, laissa échapper un lourd soupir de tristesse.

Kōenji. Descendre, peut‑être ? Un instant, tout chancela devant ses yeux. Il avait si avidement envie de revoir Mori-chan, ne serait‑ce qu’un moment, que tout son corps en brûlait. Le souvenir d’avoir tué sa sœur s’effaçait. Ce qui serrait maintenant le cœur de Tsuru, c’était seulement le regret amer de n’avoir pas réussi à louer cette chambre. La chambre où ils seraient rentrés ensemble du bureau, auraient allumé le feu, dîné en riant, puis écouté la radio avant de s’endormir. Ne pas avoir pu obtenir cette pièce, voilà ce qui lui était insupportable. La peur d’avoir tué quelqu’un, en comparaison de cette frustration, ne comptait pour ainsi dire pas, ce qui est tout à fait naturel chez un jeune homme amoureux.

Boulever­sé, il fit un pas vers la porte, mais, à ce moment même, le train démarra, quittant Kōenji. Les battants se refermèrent d’un coup.

ジャンパーのポケットに手をつっ込むと、おびただしい紙屑が指先に当る。何だろう。はっと気がつく。金だ。ほのぼのと救われる。よし、遊ぼう。鶴は若い男である。

東京駅下車。ことしの春、よその会社と野球の試合をして、勝って、その時、上役に連れられて、日本橋の「さくら」という待合に行き、スズメという鶴よりも二つ三つ年上の芸者にもてた。それから、飲食店閉鎖の命令の出る直前に、もういちど、上役のお供で「さくら」に行き、スズメに逢った。

「閉鎖になっても、この家へおいでになって私を呼んで下さったら、いつでも逢えますわよ。」

鶴はそれを思い出し、午後七時、日本橋の「さくら」の玄関に立ち、落ちついて彼の会社の名を告げ、スズメに用事がある、と少し顔を赤くして言い、女中にも誰にもあやしまれず、奥の二階の部屋に通され、早速ドテラに着かえながら、お風呂は? とたずね、どうぞ、と案内せられ、その時、

「ひとりものは、つらいよ。ついでにお洗濯だ。」

とはにかんだ顔をして言って、すこし血痕のついているワイシャツとカラアをかかえ込み、

「あら、こちらで致しますわ。」

と女中に言われて、

「いや、馴れているんです。うまいものです。」

と極めて自然に断る。

En fouillant dans la poche de sa vareuse, il sentit sous ses doigts une masse de papiers froissés. Qu’était‑ce donc ? Il se rappela soudain. C’était de l’argent. Une lueur de salut le réchauffa. Très bien, il allait s’amuser. Tsuru était un jeune homme.

Il descendit à la gare de Tōkyō. Ce printemps, ils avaient disputé un match de base‑ball contre une autre entreprise, ils avaient gagné, et, à cette occasion, un de ses chefs l’avait emmené dans une maison de rendez‑vous de Nihonbashi, « Sakura », où une geisha, Suzume, de deux ou trois ans son aînée, avait eu un faible pour lui. Juste avant l’ordonnance de fermeture des établissements de boisson, il y était retourné une seconde fois, toujours en compagnie d’un supérieur, et avait revu Suzume.

« Même si la maison ferme, lui avait‑elle dit, venez ici et faites‑moi demander, et nous pourrons toujours nous voir. »

Tsuru s’en souvint. À sept heures du soir, il se présenta donc devant l’entrée de « Sakura », à Nihonbashi. D’un ton calme, il donna le nom de sa compagnie, ajoutant, le visage un peu empourpré, qu’il avait affaire à Suzume. Sans éveiller le moindre soupçon chez la servante ni chez personne, il fut conduit à une chambre au fond, à l’étage. Là, il enfila aussitôt un dotera et demanda si le bain était prêt. Sur l’invitation de la servante, il ajouta alors, un peu embarrassé :

« Quand on est seul, c’est dur. Tant qu’à faire, je vais aussi faire ma lessive. »

Tenant à la main une chemise et un col de chemise où subsistaient quelques taches de sang :

« Oh, nous pouvons nous en charger ici », proposa la servante.

« Non, j’ai l’habitude. Je me débrouille très bien », répondit‑il avec un naturel parfait.

血痕はなかなか落ちなかった。洗濯をすまし、鬚を剃って、いい男になり、部屋へ帰って、洗濯物は衣桁にかけ、他の衣類をたんねんに調べて血痕のついていないのを見とどけ、それからお茶をつづけさまに三杯飲み、ごろりと寝ころがって眼をとじたが、寝ておられず、むっくり起き上ったところへ、素人ふうに装ったスズメがやって来て、

「おや、しばらく。」

「酒が手にはいらないかね。」

「はいりますでしょう。ウイスキイでも、いいの?」

「かまわない。買ってくれ。」

ジャンパーのポケットから、一つかみの百円紙幣を取り出して、投げてやる。

「こんなに、たくさん要らないわよ。」

「要るだけ、とればいいじゃないか。」

「おあずかり致します。」

「ついでに、たばこもね。」

「たばこは?」

「軽いのがいい。手巻きは、ごめんだよ。」

Les traces de sang étaient décidément difficiles à faire partir. Une fois la lessive terminée, il se rasa, se fit beau, puis retourna dans la chambre. Il étendit le linge sur le porte‑vêtements, inspecta soigneusement ses autres habits pour s’assurer qu’aucun ne portait de taches, puis but trois tasses de thé d’affilée. Il se laissa tomber sur le dos et ferma les yeux, mais fut incapable de dormir. Au moment même où il se redressait d’un coup, Suzume fit son entrée, habillée en simple femme du monde.

« Tiens, ça fait longtemps », dit‑elle.

« Tu peux te procurer de l’alcool ? »

« On doit bien pouvoir trouver quelque chose. Du whisky, ça irait ? »

« Ça m’est égal. Achète-s‑en. »

Il sortit de la poche de sa vareuse une poignée de billets de cent yens qu’il lui lança.

« Je n’ai pas besoin d’une somme pareille », protesta‑t‑elle.

« Prends ce qu’il faut, voilà tout. »

« Je vous garde le reste, alors. »

« Et prends aussi des cigarettes. »

« Lesquelles ? »

« Des légères. Pas de tabac à rouler, pitié. »

スズメが部屋から出て行ったとたんに、停電。まっくら闇の中で、鶴は、にわかにおそろしくなった。ひそひそ何か話声が聞える。しかし、それは空耳だった。廊下で、忍ぶ足音が聞える。しかし、それも空耳であった。鶴は呼吸が苦しく、大声挙げて泣きたいと思ったが、一滴の涙も出なかった。ただ、胸の鼓動が異様に劇しく、脚が抜けるようにだるかった。鶴は寝ころび、右腕を両眼に強く押しあて、泣く真似をした。そうして小声で、森ちゃんごめんよ、と言った。

「こんばんは。慶ちゃん。」鶴の名は、慶助である。

蚊の泣くような細い女の声で、そう言うのを、たしかに聞き、髪の逆立つ思いで狂ったようにはね起き、襖をあけて廊下に飛び出た。廊下は、しんの闇で、遠くから幽かに電車の音が聞えた。

階段の下が、ほの明るくなり、豆ランプを持ったスズメがあらわれ、鶴を見ておどろき、

「ま、あなた、何をしていらっしゃる。」

豆ランプの光で見るスズメの顔は醜くかった。森ちゃんが、こいしい。

「ひとりで、こわかったんだよ。」

「闇屋さん、闇におどろく。」

自分があのお金を、何か闇商売でもやってもうけたものと、スズメが思い込んでいるらしいのを知って、鶴は、ちょっと気が軽くなり、はしゃぎたくなった。

「酒は?」

「女中さんにたのみました。すぐ持ってまいりますって。このごろは、へんに、ややこしくって、いやねえ。」

ウイスキイ、つまみもの、煙草。女中は、盗人の如く足音を忍ばせて持ち運んで来た。

「おしずかに、お飲みになって下さいよ。」

「心得ている。」

鶴は、大闇師のように、泰然とそう答えて、笑った。

Au moment même où Suzume quitta la chambre, le courant fut coupé. D’un coup, la pièce se retrouva plongée dans l’obscurité, et Tsuru fut saisi de terreur. Il lui sembla entendre des voix chuchoter. Mais ce n’était qu’une illusion. Il crut distinguer, dans le couloir, des pas furtifs. Là encore, ce n’était que son imagination. Il respirait mal, avait envie d’éclater en sanglots, mais pas une larme ne venait. Seuls les battements de son cœur, d’une violence anormale, et cette fatigue molle dans ses jambes, comme si elles allaient se dérober, le traversaient. Tsuru s’allongea, pressa son avant‑bras droit contre ses yeux, comme pour pleurer, et murmura à voix basse :

« Mori-chan, pardonne‑moi. »

« Bonsoir, Kei-chan. » Le vrai prénom de Tsuru était Keisuke.

Une voix de femme, fine comme le bourdonnement d’un moustique, venait de prononcer ces mots, il en fut sûr, et ses cheveux se hérissèrent sous l’effet de la panique. Il bondit comme un fou, ouvrit à la volée la cloison coulissante et se rua dans le couloir. Là, les ténèbres étaient absolues, seules arrivaient, de très loin, les rumeurs des trains.

Le bas de l’escalier s’éclaira faiblement, et Suzume apparut, portant une petite lampe à huile. En voyant Tsuru, elle sursauta.

« Eh bien, que faites‑vous donc là ? »

À la lueur de la veilleuse, le visage de Suzume lui parut laid. Morichan lui manquait cruellement.

« J’avais peur, tout seul », dit‑il.

« Un trafiquant du marché noir qui a peur du noir, » lança Suzume.

Comprenant qu’elle s’imaginait qu’il avait gagné cet argent en quelque sombre trafic clandestin, Tsuru se sentit tout à coup un peu soulagé et eut presque envie de fanfaronner.

« L’alcool ? » demanda‑t‑il.

« J’ai demandé à la servante. Elle a dit qu’elle l’apporterait tout de suite. De nos jours, tout est devenu si compliqué, c’en est fatigant, n’est‑ce pas ? »

Whisky, amuse‑gueules, cigarettes. La servante les apporta sur la pointe des pieds, comme une voleuse.

« Je vous en prie, buvez sans faire de bruit », dit‑elle.

« Je sais ce que j’ai à faire », répondit Tsuru, avec le calme d’un grand trafiquant de l’ombre, en souriant.

その下には紺碧にまさる青き流れ、

その上には黄金なす陽の光。

されど、

憩いを知らぬ帆は、

嵐の中にこそ平穏のあるが如くに、

せつに狂瀾怒濤をのみ求むる也。

あわれ、あらしに憩いありとや。鶴は所謂文学青年では無い。頗るのんきな、スポーツマンである。けれども、恋人の森ちゃんは、いつも文学の本を一冊か二冊、ハンドバッグの中に入れて持って歩いて、そうしてけさの、井の頭公園のあいびきの時も、レエルモントフとかいう、二十八歳で決闘して倒れたロシヤの天才詩人の詩集を鶴に読んで聞かせて、詩などには、ちっとも何も興味の無かった鶴も、その詩集の中の詩は、すべて大いに気にいって、殊にも「帆」という題の若々しく乱暴な詩は、最も彼の現在の恋の心にぴったりと来たのだそうで、彼は森ちゃんに命じて何度も何度も繰りかえして朗読させたものである。

嵐の中にこそ、平穏、……。あらしの中にこそ、……。

鶴は、スズメを相手に、豆ランプの光のもとでウイスキイを飲み、しだいに楽しく酔って行った。午後十時ちかく、部屋の電燈がパッとついたが、しかし、その時にはもう、電燈の光も、豆ランプのほのかな光さえ、鶴には必要でなかった。

Sous lui coule une eau plus bleue que l’azur,

Sur lui resplendit un soleil d’or.

Pourtant,

Ignorant le repos, la voile,

Comme si la paix n’existait que dans la tempête,

Ne cherche qu’avec ardeur les flots en furie.

Hélas, est‑il donc vrai qu’il n’est de repos que dans l’orage ?

Tsuru n’était pas ce qu’on appelle un jeune homme lettré, mais un sportif, plutôt insouciant. Sa fiancée, Mori-chan, en revanche, avait toujours un ou deux livres de littérature dans son sac à main. Ce matin‑là déjà, lors de leur rendez‑vous au parc d’Inokashira, elle lui avait lu des poèmes d’un certain Lermontov, un génial poète russe mort en duel à vingt‑huit ans. Tsuru, qui n’avait jamais eu le moindre goût pour la poésie, s’était pris d’affection pour tous les poèmes de ce recueil, et surtout pour l’un d’eux, intitulé « La Voile », plein de fougue juvénile et de véhémence, qui correspondait exactement, disait‑il, à l’état de son cœur amoureux du moment. Il avait tant insisté qu’elle le lui relise encore et encore.

Dans l’orage seul se trouve la paix… dans l’orage seul…

Tsuru, face à Suzume, buvait du whisky à la lueur de la petite lampe. Peu à peu, il se grisait, et l’ivresse lui devenait agréable. Vers dix heures du soir, la lumière électrique de la chambre se ralluma d’un coup, mais, à ce moment‑là, ni cette lumière crue, ni même la faible clarté de la veilleuse ne lui étaient plus nécessaires.

あかつき。

ドオウン。その気配を見た事のあるひとは知っているだろう。日の出以前のあの暁の気配は、決して爽快なものではない。おどろおどろ神々の怒りの太鼓の音が聞えて、朝日の光とまるっきり違う何の光か、ねばっこい小豆色の光が、樹々の梢を血なま臭く染める。陰惨、酸鼻の気配に近い。

鶴は、厠の窓から秋のドオウンの凄さを見て、胸が張り裂けそうになり、亡者のように顔色を失い、ふらふら部屋へ帰り、口をあけて眠りこけているスズメの枕元にあぐらをかき、ゆうべのウイスキイの残りを立てつづけにあおる。

金はまだある。

酔いが発して来て、蒲団にもぐり込み、スズメを抱く。寝ながら、またウイスキイをあおる。とろとろと浅く眠る。眼がさめる。にっちもさっちも行かない自分のいまの身の上が、いやにハッキリ自覚せられ、額に油汗がわいて出て来て、悶え、スズメにさらにウイスキイを一本買わせる。飲む。抱く。とろとろ眠る。眼がさめると、また飲む。

やがて夕方、ウイスキイを一口飲みかけても吐きそうになり、

「帰る。」

と、苦しい息の下から一ことそう言うのさえやっとで、何か冗談を言おうと思っても、すぐ吐きそうになり、黙って這うようにして衣服を取りまとめ、スズメに手伝わせて、どうやら身なりを整え、絶えず吐き気とたたかいながら、つまずき、よろめき、日本橋の待合「さくら」を出た。

L'aube.

Un grondement sourd. Ceux qui ont déjà senti cette présence la reconnaîtront : l’atmosphère de l’aube, juste avant le lever du soleil, n’a rien de réjouissant. On dirait qu’au loin résonnent les tambours de la colère des dieux, et une lumière d’un rouge brun, épais comme une pâte de haricots rouges, tout autre que celle du soleil levant, vient teinter les cimes des arbres d’une couleur sanglante. C’est une impression proche de la noirceur, de l’horreur.

Tsuru, depuis la fenêtre des latrines, contempla l’effroyable aube d’automne et sentit sa poitrine prête à éclater. Il devint livide comme un mort, regagna la chambre en titubant, s’assit en tailleur près de l’oreiller de Suzume qui dormait, bouche ouverte, et vida coup sur coup le reste de whisky de la veille.

Il lui restait de l’argent.

L’ivresse recommença à monter. Il se glissa sous la couette, étreignit Suzume. Couché, il reprit le whisky à la bouteille. Il s’assoupissait, dans un demi‑sommeil trouble. À chaque réveil, la situation désespérée où il se trouvait lui apparaissait avec une netteté cruelle ; une sueur froide lui perlait au front, il se tordait d’angoisse et envoyait Suzume acheter encore une bouteille. Boire. L’étreindre. Somnoler. Se réveiller, boire de nouveau.

Vers le soir, il en fut réduit à avoir la nausée dès la première gorgée de whisky.

« Je rentre », réussit‑il à articuler, à peine, d’une voix étranglée. Il voulut lancer une plaisanterie, mais sentit aussitôt la bile remonter. En silence, presque en rampant, il rassembla ses vêtements ; Suzume l’aida tant bien que mal à s’habiller. Il quitta la maison de rendez‑vous « Sakura » à Nihonbashi en trébuchant, vacillant, luttant sans cesse contre l’envie de vomir.

外は冬ちかい黄昏。あれから、一昼夜。橋のたもとの、夕刊を買う人の行列の中にはいる。三種類の夕刊を買う。片端から調べる。出ていない。出ていないのが、かえって不安であった。記事差止め。秘密裡に犯人を追跡しているのに違い無い。

こうしては、おられない。金のある限りは逃げて、そうして最後は自殺だ。

鶴は、つかまえられて、そうして肉親の者たち、会社の者たちに、怒られ悲しまれ、気味悪がられ、ののしられ、うらみを言われるのが、何としても、イヤで、おそろしくてたまらなかった。

しかし、疲れている。

まだ、新聞には出ていない。

鶴は度胸をきめて、会社の世田谷の寮に立ち向う。自分の巣で一晩ぐっすり眠りたかった。

寮では六畳一間に、同僚と三人で寝起きしている。同僚たちは、まちに遊びに出たらしく、留守である。この辺は所謂便乗線とかいうものなのか、電燈はつく。鶴の机の上には、コップに投げいれられた銭菊が、少し花弁が黒ずんでしなびたまま、主人の帰りを待っていた。

黙って蒲団をひいて、電燈を消して、寝た、が、すぐまた起きて、電燈をつけて、寝て、片手で顔を覆い、小声で、あああ、と言って、やがて、死んだように深く眠る。

朝、同僚のひとりにゆり起された。

「おい、鶴。どこを、ほっつき歩いていたんだ。三鷹の兄さんから、何べんも会社へ電話が来て、われわれ弱ったぞ。鶴がいたなら、大至急、三鷹へ寄こしてくれるようにという電話なんだ。急病人でも出来たんじゃないか? ところがお前は欠勤で、寮にも帰って来ないし、森ちゃんも心当りが無いと言うし、とにかくきょうは三鷹へ行って見ろ。ただ事でないような兄さんの口調だったぜ。」

鶴は、総毛立つ思いである。

Dehors régnait un crépuscule proche de l’hiver. Cela faisait déjà une journée et une nuit. Près du pont, Tsuru se glissa dans la queue des acheteurs des éditions du soir. Il en acheta trois différentes. Il les feuilleta une à une. Rien. L’absence d’article le rendait encore plus anxieux. On avait dû interdire la publication. Sans doute traquaient-ils le coupable en secret.

Il ne pouvait pas rester là. Il fuirait tant qu’il aurait de l’argent, puis se suiciderait.

Tsuru ne supportait pas, ne pouvait imaginer d’être arrêté, puis injurié, plaint, dégoûté, maudit par sa famille, ses collègues. C’était au-delà de l’insupportable, une terreur absolue.

Pourtant, il était épuisé.

Et rien encore dans les journaux.

Tsuru prit son courage à deux mains et se dirigea vers le dortoir de l’entreprise à Setagaya. Il voulait dormir profondément, toute une nuit, dans son propre nid.

Au dortoir, il partageait une pièce de six tatamis avec deux collègues. Ces derniers étaient sans doute sortis s’amuser, car ils n’étaient pas là. Était-ce ce qu’on appelait une ligne de fortune ? L’électricité fonctionnait. Sur son bureau, un verre où flottaient des chrysanthèmes aux pétales noircis et flétris attendait le retour de son maître.

Sans un mot, Tsuru prépara sa literie, éteignit la lumière et se coucha. Mais il se releva aussitôt, ralluma, se recoucha, couvrit son visage d’une main et murmura « Ahhh… », avant de sombrer enfin dans un sommeil de mort.

Le matin, un collègue le secoua.

« Hé, Tsuru ! Où diable étais-tu passé ? Ton frère de Mitaka a appelé plusieurs fois au bureau, on était dans l’embarras. Si tu étais là, il fallait filer dare-dare à Mitaka, qu’il disait. On dirait qu’il y a un malade grave. Mais toi, t’as fait l’école buissonnière, t’es pas rentré au dortoir, et Mori-chan n’avait aucune idée non plus. Va donc à Mitaka aujourd’hui. La voix de ton frère avait l’air grave, ça à l'air sérieux. »

Tsuru sentit tous ses poils se hérisser.

「ただ、来いとだけ言ったのか。他には、何も?」

既にはね起きてズボンをはいている。

「うん、何でも急用らしい。すぐ行って来たほうがいい。」

「行って来る。」

何が何だか、鶴にはわけがわからなくなって来た。自分の身の上が、まだ、世間とつながる事が出来るのか。一瞬、夢見るような気持になったが、あわててそれを否定した。自分は人類の敵だ。殺人鬼である。

既に人間では無いのである。世間の者どもは全部、力を集中してこの鬼一匹を追い廻しているのだ。もはや、それこそ蜘蛛の巣のように、自分をつかまえる網が行く先、行く先に張りめぐらされているのかも知れぬ。しかし、自分にはまだ金がある。金さえあれば、つかのまでも、恐怖を忘れて遊ぶ事が出来る。逃げられるところまでは、逃げてみたい。どうにもならなくなった時には、自殺。

鶴は洗面所で歯を強くみがき、歯ブラシを口にふくんだまま食堂に行き、食卓に置かれてある数種類の新聞のうらおもてを殺気立った眼つきをして調べる。出ていない。どの新聞も、鶴の事に就いては、ひっそり沈黙している。この不安。スパイが無言で自分の背後に立っているような不安。ひたひたと眼に見えぬ洪水が闇の底を這って押し寄せて来ているような不安。いまに、ドカンと致命的な爆発が起りそうな不安。

« Il a juste dit de venir, c’est tout ? Rien d’autre ? »

Il s’était déjà levé d’un bond et enfilait son pantalon.

« Oui, il a dit que c’était urgent, apparemment. Mieux vaut y aller tout de suite. »

« J’y vais. »

Tsuru ne comprenait plus rien. Sa situation actuelle pouvait‑elle encore s’inscrire dans le cours normal des choses du monde ? Pendant un instant, il eut l’impression de rêver, mais il se hâta de rejeter cette idée. Lui, l’ennemi de l’humanité. Un meurtrier.

Il n’était déjà plus un être humain. Tout le monde, là dehors, concentrait leurs efforts à pourchasser ce démon qu’il était. Peut-être des filets, tels ceux d’une toile d’araignée, étaient-ils déjà tendus partout où il irait. Mais il avait encore de l’argent. Tant qu’il en aurait, il pourrait, ne serait‑ce que pour un temps, s’amuser et oublier la terreur. Fuir le plus loin possible. Et quand il n’y aurait plus d’espoir, se suicider.

Tsuru se brossa les dents avec vigueur dans le lavabo, puis, la brosse encore à la bouche, alla à la salle à manger. Là, les yeux injectés de sang, il examina recto verso les différents journaux posés sur la table. Rien. Tous gardaient sur lui un silence de mort. Cette absence d’annonce était oppressante, comme si un espion se tenait en silence derrière son dos. Comme si une crue invisible rampait dans l’ombre pour le submerger. Comme si une explosion fatale allait arriver d’un instant à l’autre.

鶴は洗面所で嗽いして、顔も洗わず部屋へ帰って押入れをあけ、自分の行李の中から、夏服、シャツ、銘仙の袷、兵古帯、毛布、運動靴、スルメ三把、銀笛、アルバム、売却できそうな品物を片端から取り出して、リュックにつめ、机上の目覚時計までジャンパーのポケットにいれて、朝食もとらず、

「三鷹へ行って来る。」

と、かすれた声で呟くように言い、リュックを背負っておろおろ寮を出る。

まず、井の頭線で渋谷に出る。渋谷で品物を全部たたき売る。リュックまで売り捨てる。五千円以上のお金がはいった。

渋谷から地下鉄。新橋下車。銀座のほうに歩きかけて、やめて、川の近くのバラックの薬局から眠り薬ブロバリン、二百錠入を一箱買い求め、新橋駅に引きかえし、大阪行きの切符と急行券を入手した。大阪へ行ってどうするというあても無いのだが、汽車に乗ったら、少しは不安も消えるような気がしたのであった。それに、鶴はこれまで一度も関西に行った事が無い。この世のなごりに、関西で遊ぶのも悪くなかろう。関西の女は、いいそうだ。自分には、金があるのだ。一万円ちかくある。

駅の附近のマーケットから食料品をどっさり仕入れ、昼すこし過ぎ、汽車に乗る。急行列車は案外にすいていて、鶴は楽に座席に腰かけられた。

Tsuru se gargarisa dans le lavabo, ne se lava pas le visage, regagna sa chambre et ouvrit l’armoire encastrée. Il fouilla dans sa malle et en tira pêle‑mêle des vêtements d’été, des chemises, une veste en crêpe imprimé, une ceinture ancienne, une couverture, des chaussures de sport, trois paquets de seiche, une flûte en argent, un album, tout ce qui pourrait se revendre. Il fourra le tout dans un sac à dos, glissa même la montre-réveil du bureau dans la poche de sa vareuse, et, sans prendre de petit déjeuner, marmonna d’une voix rauque :

« Je vais à Mitaka. »

Il chargea le sac sur son dos et quitta le dortoir en titubant.

D’abord, il prit la ligne Inokashira jusqu’à Shibuya. Là, il écoula toute la marchandise au marché noir, sac à dos compris. Il empocha plus de cinq mille yens.

De Shibuya, il sauta dans le métro jusqu’à Shimbashi. Il bifurqua vers Ginza, puis se ravisa et acheta, dans une pharmacie de fortune près de la rivière, une boîte de deux cents comprimés de Brovalin, un somnifère. De retour à la gare de Shimbashi, il prit un billet et une réservation pour un train express à destination d’Osaka. Il n’avait aucun plan précis une fois sur place, mais monter dans un train lui semblait apaiser un peu son anxiété. De plus, Tsuru n’avait jamais mis les pieds dans le Kansai. Pour ses derniers instants en ce monde, s’y amuser n’était pas une mauvaise idée. On disait les femmes de là‑bas charmantes. Et lui avait de l’argent : presque dix mille yens.

Il fit le plein de provisions alimentaires au marché près de la gare, monta dans le train peu après midi. L’express, à sa grande surprise, était presque vide : Tsuru put s’asseoir confortablement.

汽車は走る。鶴は、ふと、詩を作ってみたいと思った。無趣味な鶴にとって、それは奇怪といってもよいほど、いかにも唐突きわまる衝動であった。たしかに生れてはじめて味う本当にへんな誘惑であった。人間は死期が近づくにつれて、どんなに俗な野暮天でも、奇妙に、詩というものに心をひかれて来るものらしい。辞世の歌とか俳句とかいうものを、高利貸でも大臣でも、とかくよみたがるようではないか。

鶴は、浮かぬ顔して、首を振り、胸のポケットから手帖を取り出し、鉛筆をなめた。うまく出来たら、森ちゃんに送ろう。かたみである。

鶴は、ゆっくり手帖に書く。

われに、ブロバリン、二百錠あり。

飲めば、死ぬ。

いのち、

それだけ書いて、もうつまってしまった。あと、何も書く事が無い。読みかえしてみても一向に、つまらない。下手である。鶴は、にがいものを食べたみたいに、しんから不機嫌そうに顔をしかめた。手帖のそのページを破り捨てる。詩は、あきらめて、こんどは、三鷹の義兄に宛てた遺書の作製をこころみる。

私は死にます。

こんどは、犬か猫になって生れて来ます。

Le train roulait. Tout à coup, Tsuru eut envie de composer un poème. Pour lui, si dépourvu de tout passe-temps artistique, c’était une impulsion si soudaine qu’elle en devenait étrange, presque monstrueuse. Une tentation vraiment bizarre, qu’il goûtait pour la première fois de sa vie. Il semble que, lorsque la mort approche, même le plus vulgaire des rustres se sente irrésistiblement attiré par la poésie. Ne voit-on pas les usuriers comme les ministres s’adonner aux jisei no uta ou aux haïkus de mort ?

Tsuru secoua la tête, l’air sombre, sortit son carnet de la poche de poitrine et humecta son crayon. S’il parvenait à quelque chose de bien, il l’enverrait à Morichan. Ce serait son legs.

Il écrivit lentement dans le carnet :

J’ai deux cents comprimés de Brovalin.

Si je les avale, je mourrai.

La vie,

Et voilà, bloqué. Plus rien ne venait. Il relut : c’était nul, sans intérêt. Maladroit. Comme s’il avait mangé quelque chose d’amer, Tsuru fit une grimace, profondément mécontent. Il arracha la page et la jeta. Tant pis pour la poésie ; il tenta plutôt de rédiger un testament adressé à son beau-frère de Mitaka.

Je vais mourir.

La prochaine fois, je renaîtrai chien ou chat.

もうまた、書く事が無くなった。しばらく、手帖のその文面を見つめ、ふっと窓のほうに顔をそむけ、熟柿のような醜い泣きべその顔になる。

さて、汽車は既に、静岡県下にはいっている。

それからの鶴の消息に就いては、鶴の近親の者たちの調査も推測も行きとどかず、どうもはっきりは、わからない。

五日ほど経った早朝、鶴は、突如、京都市左京区の某商会にあらわれ、かつて戦友だったとかいう北川という社員に面会を求め、二人で京都のまちを歩き、鶴は軽快に古着屋ののれんをくぐり、身につけていたジャンパー、ワイシャツ、セーター、ズボン、冗談を言いながら全部売り払い、かわりに古着の兵隊服上下を買い、浮いた金で昼から二人で酒を飲み、それから、大陽気で北川という青年とわかれ、自分ひとり京阪四条駅から大津に向う。なぜ、大津などに行ったのかは不明である。

宵の大津をただふらふら歩き廻り、酒もあちこちで、かなり飲んだ様子で、同夜八時頃、大津駅前、秋月旅館の玄関先に泥酔の姿で現われる。

江戸っ子らしい巻舌で一夜の宿を求め、部屋に案内されるや、すぐさま仰向に寝ころがり、両脚を烈しくばたばたさせ、番頭の持って行った宿帳には、それでもちゃんと正しく住所姓名を記し、酔い覚めの水をたのみ、やたらと飲んで、それから、その水でブロバリン二百錠一気にやった模様である。

Il n’avait plus rien à écrire. Il fixa un moment ces lignes sur le carnet, puis tourna la tête vers la fenêtre, et son visage prit l’expression laide d’un enfant qui pleure, tout barbouillé comme un kaki mûr.

Le train, entre-temps, était déjà entré dans la préfecture de Shizuoka.

Quant aux traces de Tsuru après cela, même les proches et les enquêteurs ne purent en reconstituer le fil avec précision : tout reste assez flou.

Cinq jours plus tard, à l’aube, Tsuru surgit soudain dans les bureaux d'une certaine société commerciale du quartier Sakyo à Kyōto. Il demanda à voir un employé nommé Kitagawa, qu’il présenta comme un ancien camarade de guerre. Tous deux arpentèrent les rues de Kyōto ; Tsuru, leste, entra dans une boutique de fripes, vendit en plaisantant sa vareuse, sa chemise, son pull, son pantalon, et s’acheta à la place un uniforme militaire usé. Avec l’argent gagné, ils burent ensemble dès le déjeuner. Puis, de bonne humeur, il se sépara du jeune Kitagawa et prit seul, depuis la gare Keihan de Shijō, un train pour Ōtsu. Pourquoi Ōtsu ? Nul ne le sait.

Il erra au hasard dans la ville au crépuscule, but beaucoup dans divers endroits, et, vers huit heures du soir, se présenta ivre mort devant l’entrée de la pension Akizuki, place de la gare d’Ōtsu.

D’une voix roulant les r à la manière d’un pur Tokyoïte, il réclama une chambre pour la nuit. À peine guidé jusqu'à sa chambre, il s’allongea sur le dos, agita violemment les jambes en tous sens. Il inscrivit pourtant correctement son nom et son adresse dans le registre que lui apporta le commis. Il demanda de l’eau pour se dégriser et en but des litres. Puis, avec cette eau, il avala d’un coup les deux cents comprimés de Brovalin.

鶴の死骸の枕元には、数種類の新聞と五十銭紙幣二枚と十銭紙幣一枚、それだけ散らばって在ったきりで、他には所持品、皆無であったそうである。

鶴の殺人は、とうとう、どの新聞にも出なかったけれども、鶴の自殺は、関西の新聞の片隅に小さく出た。

京都の某商会に勤めている北川という青年はおどろき、大津に急行する。宿の者とも相談し、とにかく、鶴の東京の寮に打電する。寮から、人が、三鷹の義兄の許に馳せつける。

姉の左腕の傷はまだ糸が抜けず、左腕を白布で首に吊っている。義兄は、相変らず酔っていて、

「おもて沙汰にしたくねえので、きょうまであちこち心当りを捜していたのが、わるかった。」

姉はただもう涙を流し、若い者の阿呆らしい色恋も、ばかにならぬと思い知る。

Près de la tête de Tsuru gisaient seulement quelques journaux de diverses sortes, deux billets de cinquante sen et un de dix sen, éparpillés là, sans aucun autre objet personnel.

Son meurtre ne fit jamais l’objet d’un article dans aucun journal, mais son suicide eut droit à une brève mention dans un coin discret d’un quotidien régional du Kansai.

Le jeune Kitagawa, employé de cette société de Kyōto, fut stupéfait et se rendit en hâte à Ōtsu. Après s’être concerté avec le personnel de la pension, il envoya un télégramme au dortoir de Tōkyō. Quelqu’un du dortoir courut porter la nouvelle chez le beau-frère à Mitaka.

La blessure au bras gauche de la sœur n’avait pas encore été recousue ; elle portait le membre en écharpe avec un bandage blanc autour du cou. Son beau-frère, fidèle à lui-même, était encore ivre :

« C’est ma faute, j’ai cherché partout où il aurait pu être, sans vouloir alerter les autorités, et voilà le résultat. »

La sœur ne put que pleurer. Elle comprit alors que les amours folles des jeunes gens n’avaient rien d’une simple bêtise.

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底本:「太宰治全集9」ちくま文庫、筑摩書房

1989(平成元)年5月30日第1刷発行

1998(平成10)年6月15日第5刷発行

底本の親本:「筑摩全集類聚版太宰治全集」筑摩書房

1975(昭和50)年6月~1976(昭和51)年6月

入力:柴田卓治

校正:かとうかおり

2000年1月23日公開

2004年3月4日修正

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