女生徒 : l'Écolière

太宰治 : Dazaï Osamu

女生徒

l'Écolière

太宰治

Dazaï Osamu

source: https://www.aozora.gr.jp/cards/000035/files/275_13903.html

底本:「女生徒」角川文庫、角川書店

1954(昭和29)年10月20日初版発行

あらすじ

「女生徒」は、戦時中の女子学生の心の内を、繊細かつ複雑な筆致で描写した作品です。主人公は、周囲の期待に応えようとしながらも、自分の内面と向き合い、葛藤し、それでも懸命に生きています。戦争という時代背景、家族や友人との関係、そして自身の成長といった様々な要素が絡み合い、読者を深く引き込みます。彼女の心の揺れ動き、そして葛藤が、鮮やかに描かれた物語です。

« La Lycéenne » est une œuvre qui dépeint avec une plume délicate et nuancée l’univers intérieur d’une étudiante pendant la guerre. L’héroïne, tout en essayant de répondre aux attentes de son entourage, se confronte à elle-même, lutte intérieurement, et continue malgré tout à vivre de toutes ses forces. Le contexte de la guerre, les relations avec sa famille et ses amies, ainsi que son propre cheminement personnel s’entrelacent pour plonger profondément le lecteur dans le récit. C’est une histoire où les oscillations de son cœur et ses conflits intérieurs sont peints avec une grande vivacité.

女生徒

あさ、眼をさますときの気持は、面白い。かくれんぼのとき、押入れの真っ暗い中に、じっと、しゃがんで隠れていて、突然、でこちゃんに、がらっと襖をあけられ、日の光がどっと来て、でこちゃんに、「見つけた!」と大声で言われて、まぶしさ、それから、へんな間の悪さ、それから、胸がどきどきして、着物のまえを合せたりして、ちょっと、てれくさく、押入れから出て来て、急にむかむか腹立たしく、あの感じ、いや、ちがう、あの感じでもない、なんだか、もっとやりきれない。箱をあけると、その中に、また小さい箱があって、その小さい箱をあけると、またその中に、もっと小さい箱があって、そいつをあけると、また、また、小さい箱があって、その小さい箱をあけると、また箱があって、そうして、七つも、八つも、あけていって、とうとうおしまいに、さいころくらいの小さい箱が出て来て、そいつをそっとあけてみて、何もない、からっぽ、あの感じ、少し近い。パチッと眼がさめるなんて、あれは嘘だ。濁って濁って、そのうちに、だんだん澱粉が下に沈み、少しずつ上澄が出来て、やっと疲れて眼がさめる。朝は、なんだか、しらじらしい。悲しいことが、たくさんたくさん胸に浮かんで、やりきれない。いやだ。いやだ。朝の私は一ばん醜い。両方の脚が、くたくたに疲れて、そうして、もう、何もしたくない。熟睡していないせいかしら。朝は健康だなんて、あれは嘘。朝は灰色。いつもいつも同じ。一ばん虚無だ。朝の寝床の中で、私はいつも厭世的だ。いやになる。いろいろ醜い後悔ばっかり、いちどに、どっとかたまって胸をふさぎ、身悶えしちゃう。

Le matin, le moment où je me réveille, j'ai un sentiment étrange. Un peu comme quand, jouant à cache-cache, je suis accroupie dans l’obscurité d’un placard, et tout à coup, Deko-chan fait coulisser la porte avec fracas, un flot de lumière jaillit, et elle crie : « Je t’ai trouvée ! » — l’éblouissement, le léger malaise, le cœur qui bat, je rabats précipitamment le pan de mon kimono, je sors un peu gênée du placard, puis, soudain, un sentiment de rancune monte… Cette sensation… non, ce n’est pas tout à fait ça. C’est quelque chose d’encore plus pénible.

C’est comme ouvrir une boîte, et à l’intérieur se trouve une autre boîte, plus petite, puis encore une autre boîte à l’intérieur, encore plus petite… et ainsi de suite, sept ou huit boîtes qu’on ouvre l’une après l’autre, et au bout du compte, on trouve une minuscule boîte de la taille d’un dé. On l’ouvre délicatement… et il n’y a rien. Vide. Ce sentiment-là, c’est un peu plus proche.

Ouvrir les yeux d’un coup, « clac », comme dans les histoires, c’est un mensonge. Le réveil, c’est comme une eau trouble, qui décante lentement, lentement… L’amidon se dépose au fond, un peu de clarté émerge à la surface… et enfin, épuisée, j’ouvre les yeux. Le matin, il y a quelque chose de blafard. Tellement de tristesses montent dans ma poitrine, je suis submergée, c’est insupportable. Je déteste ça. Je déteste ça. Le matin, je suis la plus laide. Mes jambes sont fatiguées, molles, je n’ai envie de rien faire. Peut-être que je n’ai pas dormi profondément…

On dit que le matin est synonyme de santé ? C’est faux. Le matin, c’est gris. Toujours pareil. C’est le néant. Dans mon lit, chaque matin, je suis misanthrope. J’en ai assez. Plein de regrets affreux me submergent tous en même temps, ils me compressent la poitrine et me font me tordre de douleur.

朝は、意地悪。

「お父さん」と小さい声で呼んでみる。へんに気恥ずかしく、うれしく、起きて、さっさと蒲団をたたむ。蒲団を持ち上げるとき、よいしょ、と掛声して、はっと思った。私は、いままで、自分が、よいしょなんて、げびた言葉を言い出す女だとは、思ってなかった。よいしょ、なんて、お婆さんの掛声みたいで、いやらしい。どうして、こんな掛声を発したのだろう。私のからだの中に、どこかに、婆さんがひとつ居るようで、気持がわるい。これからは、気をつけよう。ひとの下品な歩き恰好を顰蹙していながら、ふと、自分も、そんな歩きかたしているのに気がついた時みたいに、すごく、しょげちゃった。

朝は、いつでも自信がない。寝巻のままで鏡台のまえに坐る。眼鏡をかけないで、鏡を覗くと、顔が、少しぼやけて、しっとり見える。自分の顔の中で一ばん眼鏡が厭なのだけれど、他の人には、わからない眼鏡のよさも、ある。眼鏡をとって、遠くを見るのが好きだ。全体がかすんで、夢のように、覗き絵みたいに、すばらしい。汚ないものなんて、何も見えない。大きいものだけ、鮮明な、強い色、光だけが目にはいって来る。眼鏡をとって人を見るのも好き。相手の顔が、皆、優しく、きれいに、笑って見える。それに、眼鏡をはずしている時は、決して人と喧嘩をしようなんて思わないし、悪口も言いたくない。ただ、黙って、ポカンとしているだけ。そうして、そんな時の私は、人にもおひとよしに見えるだろうと思えば、なおのこと、私は、ポカンと安心して、甘えたくなって、心も、たいへんやさしくなるのだ。

だけど、やっぱり眼鏡は、いや。眼鏡をかけたら顔という感じが無くなってしまう。顔から生れる、いろいろの情緒、ロマンチック、美しさ、激しさ、弱さ、あどけなさ、哀愁、そんなもの、眼鏡がみんな遮ってしまう。それに、目でお話をするということも、可笑しなくらい出来ない。

Le matin est cruel.

J’appelle doucement : « Papa. » C’est un peu embarrassant, mais aussi agréable. Je me lève et plie ma couette rapidement. En la soulevant, je lance un petit « Yoisho ! » comme un cri d’effort, et soudain, je m’en rends compte. Jusqu’à maintenant, je n’aurais jamais cru que je pouvais prononcer un mot aussi vulgaire que « yoisho ». C’est un mot qu’on imagine plutôt dans la bouche d’une vieille femme, c’est déplaisant. Pourquoi ai-je dit cela ? C’est comme s’il y avait quelque part en moi une vieille femme qui vit dans mon corps, et cette idée me dégoûte. À partir de maintenant, je vais faire attention. C’est un peu comme quand je critique la démarche vulgaire de quelqu’un, et que je réalise soudain que je marche exactement de la même manière — je me sens alors tellement dépitée.

Le matin, je n’ai jamais confiance en moi. Je m’assois en pyjama devant la coiffeuse. Sans mes lunettes, je regarde mon reflet : mon visage est un peu flou, doux, presque joli. Ce que je déteste le plus dans mon visage, ce sont mes lunettes. Mais il y a aussi un charme que seuls ceux qui portent des lunettes peuvent comprendre. J’aime retirer mes lunettes et regarder au loin. Tout devient flou, comme dans un rêve, comme une image dans une boîte à visionner — c’est merveilleux. Je ne vois rien de sale. Seules les choses grandes, les couleurs vives et la lumière me parviennent. J’aime aussi regarder les gens sans mes lunettes. Leurs visages me semblent tous doux, beaux, souriants. Et puis, quand je n’ai pas mes lunettes, je n’ai jamais envie de me disputer avec qui que ce soit, ni de dire du mal de quelqu’un. Je reste simplement là, silencieuse, un peu hébétée. Et quand je pense que les autres doivent me trouver gentille dans ces moments-là, cela me rassure d’autant plus. J’ai envie de me laisser aller, de dépendre des autres, et mon cœur devient incroyablement tendre.

Mais malgré tout, je déteste mes lunettes. Quand je les porte, j’ai l’impression de ne plus avoir de visage. Tous les sentiments nés du visage — la sensibilité, le romantisme, la beauté, l’intensité, la fragilité, l’innocence, la mélancolie — les lunettes les effacent. Et puis, parler avec les yeux devient presque ridicule, impossible.

眼鏡は、お化け。

自分で、いつも自分の眼鏡が厭だと思っているゆえか、目の美しいことが、一ばんいいと思われる。鼻が無くても、口が隠されていても、目が、その目を見ていると、もっと自分が美しく生きなければと思わせるような目であれば、いいと思っている。私の目は、ただ大きいだけで、なんにもならない。じっと自分の目を見ていると、がっかりする。お母さんでさえ、つまらない目だと言っている。こんな目を光の無い目と言うのであろう。たどん、と思うと、がっかりする。これですからね。ひどいですよ。鏡に向うと、そのたんびに、うるおいのあるいい目になりたいと、つくづく思う。青い湖のような目、青い草原に寝て大空を見ているような目、ときどき雲が流れて写る。鳥の影まで、はっきり写る。美しい目のひととたくさん逢ってみたい。

けさから五月、そう思うと、なんだか少し浮き浮きして来た。やっぱり嬉しい。もう夏も近いと思う。庭に出ると苺の花が目にとまる。お父さんの死んだという事実が、不思議になる。死んで、いなくなる、ということは、理解できにくいことだ。腑に落ちない。お姉さんや、別れた人や、長いあいだ逢わずにいる人たちが懐かしい。どうも朝は、過ぎ去ったこと、もうせんの人たちの事が、いやに身近に、おタクワンの臭いのように味気なく思い出されて、かなわない。

Les lunettes, ce sont des fantômes.

Peut-être parce que je déteste toujours mes propres lunettes, je me dis que la beauté des yeux est ce qu’il y a de plus important. Même sans nez, même si la bouche est cachée, tant que les yeux — en les regardant — vous donnent envie de vivre plus joliment, alors cela suffit. Mes yeux à moi sont seulement grands, et ne valent rien. Quand je les regarde fixement, je suis déçue. Même maman dit que ce sont des yeux sans intérêt. Ce genre de regard, on l’appelle sans lumière, n’est-ce pas ? Rien que d’y penser, je suis abattue. Voilà ce que je suis. C’est terrible.

À chaque fois que je me regarde dans le miroir, je me surprends à désirer avoir des yeux pleins de douceur. Des yeux comme un lac bleu, des yeux qui regardent le ciel en étant allongée sur une verte prairie — parfois reflétant le passage des nuages, même l’ombre d’un oiseau. J’aimerais rencontrer plein de gens avec de beaux yeux.

Ce matin, c’est Mai qui commence. Rien que d’y penser, je me sens un peu excitée. Oui, je suis contente. Je me dis que l’été est proche. Dans le jardin, ce sont les fleurs de fraisiers qui attirent mon regard. Le fait que papa soit mort me paraît étrange. Mourir, disparaître — c’est difficile à comprendre. Ça ne fait pas sens. Ma grande sœur, les gens dont je me suis séparée, ceux que je n’ai pas vus depuis longtemps, me manquent. Le matin, les choses passées, les gens du passé me reviennent trop vivement à l’esprit, comme une odeur de radis salés — insipide, désagréable, c’est insupportable.

ジャピイと、カア(可哀想な犬だから、カアと呼ぶんだ)と、二匹もつれ合いながら、走って来た。二匹をまえに並べて置いて、ジャピイだけを、うんと可愛がってやった。ジャピイの真白い毛は光って美しい。カアは、きたない。ジャピイを可愛がっていると、カアは、傍で泣きそうな顔をしているのをちゃんと知っている。カアが片輪だということも知っている。カアは、悲しくて、いやだ。可哀想で可哀想でたまらないから、わざと意地悪くしてやるのだ。カアは、野良犬みたいに見えるから、いつ犬殺しにやられるか、わからない。カアは、足が、こんなだから、逃げるのに、おそいことだろう。カア、早く、山の中にでも行きなさい。おまえは誰にも可愛がられないのだから、早く死ねばいい。私は、カアだけでなく、人にもいけないことをする子なんだ。人を困らせて、刺戟する。ほんとうに厭な子なんだ。縁側に腰かけて、ジャピイの頭を撫でてやりながら、目に浸みる青葉を見ていると、情なくなって、土の上に坐りたいような気持になった。

泣いてみたくなった。うんと息をつめて、目を充血させると、少し涙が出るかも知れないと思って、やってみたが、だめだった。もう、涙のない女になったのかも知れない。

Jappy et Kaa (je l’appelle Kaa parce que c’est un pauvre chien [kawaisô]), sont arrivés ensemble en courant. Je les ai fait asseoir côte à côte, mais je n’ai caressé que Jappy. Le pelage blanc de Jappy brille, c’est magnifique. Kaa est sale. Et pourtant, je sais bien que Kaa fait une tête toute triste quand je câline Jappy. Je sais aussi que Kaa est estropié. Kaa me rend triste, je ne le supporte pas. Il me fait trop de peine, alors je suis méchante exprès avec lui. Kaa ressemble à un chien errant, il pourrait se faire prendre par un tueur de chiens, un jour ou l'autre. Et avec ses pattes comme ça, il ne pourra pas s’enfuir vite. Kaa, va-t’en vite dans les montagnes. Personne ne t’aimera, alors tu ferais mieux de mourir. Je suis une fille qui fait des choses horribles, pas seulement à Kaa, mais aussi aux gens. Je les blesse, je les provoque. Je suis vraiment une sale gamine. Assise sur le bord de la galerie, caressant la tête de Jappy, je regarde les feuilles d’un vert éclatant, et j’ai envie de m’asseoir directement sur la terre.

J’ai envie de pleurer. Je retiens ma respiration, je force mes yeux à se remplir de sang en me disant que peut-être quelques larmes sortiront. J’ai essayé, mais ça n’a pas marché. Peut-être suis-je devenue une fille incapable de pleurer.

あきらめて、お部屋の掃除をはじめる。お掃除しながら、ふと「唐人お吉」を唄う。ちょっとあたりを見廻したような感じ。普段、モオツァルトだの、バッハだのに熱中しているはずの自分が、無意識に、「唐人お吉」を唄ったのが、面白い。蒲団を持ち上げるとき、よいしょ、と言ったり、お掃除しながら、唐人お吉を唄うようでは、自分も、もう、だめかと思う。こんなことでは、寝言などで、どんなに下品なこと言い出すか、不安でならない。でも、なんだか可笑しくなって、箒の手を休めて、ひとりで笑う。

きのう縫い上げた新しい下着を着る。胸のところに、小さい白い薔薇の花を刺繍して置いた。上衣を着ちゃうと、この刺繍見えなくなる。誰にもわからない。得意である。

お母さん、誰かの縁談のために大童、朝早くからお出掛け。私の小さい時からお母さんは、人のために尽すので、なれっこだけれど、本当に驚くほど、始終うごいているお母さんだ。感心する。お父さんが、あまりにも勉強ばかりしていたから、お母さんは、お父さんのぶんもするのである。お父さんは、社交とかからは、およそ縁が遠いけれど、お母さんは、本当に気持のよい人たちの集まりを作る。二人とも違ったところを持っているけれど、お互いに、尊敬し合っていたらしい。醜いところの無い、美しい安らかな夫婦、とでも言うのであろうか。ああ、生意気、生意気。

Je me résigne et commence à faire le ménage dans ma chambre. En nettoyant, je me mets soudain à fredonner Tôjin Okichi. Comme si je regardais autour de moi avec surprise. Moi qui d’habitude suis censée être passionnée par Mozart ou Bach, voilà que je chante inconsciemment Tôjin Okichi, et ça me fait rire. Si je me mets à dire yoisho en soulevant une couette, ou à fredonner Tôjin Okichi en nettoyant, c’est que je suis vraiment fichue. À ce rythme-là, qui sait quelles vulgarités je pourrais dire en dormant ? Rien que d’y penser, ça me fait peur. Et puis, sans raison, je trouve ça drôle et, posant mon balai, je me mets à rire toute seule.

Je mets les sous-vêtements neufs que j’ai finis de coudre hier. J’ai brodé une petite rose blanche sur la poitrine. Une fois que je mets mon haut, cette broderie ne se voit plus. Personne ne la verra. Et pourtant, j’en suis fière.

Maman est sortie tôt ce matin, toute affairée à arranger un mariage pour quelqu’un. Depuis que je suis toute petite, elle se consacre toujours aux autres, je suis habituée, mais vraiment, c’est étonnant à quel point elle est toujours en mouvement. J’en suis admirative. Papa passait tout son temps plongé dans les études, alors maman devait s’occuper aussi pour deux. Papa n’avait rien à voir avec le monde social, mais maman, elle, rassemblait autour d’elle des gens vraiment agréables. Ils étaient très différents l’un de l’autre, maisils paraissaient se respecter profondément. Peut-être pourrait-on dire qu’ils formaient un couple paisible et beau, sans aucune laideur. Ah… quelle prétention de ma part, c’est prétentieux de penser ça.

おみおつけの温まるまで、台所口に腰掛けて、前の雑木林を、ぼんやり見ていた。そしたら、昔にも、これから先にも、こうやって、台所の口に腰かけて、このとおりの姿勢でもって、しかもそっくり同じことを考えながら前の雑木林を見ていた、見ている、ような気がして、過去、現在、未来、それが一瞬間のうちに感じられるような、変な気持がした。こんな事は、時々ある。誰かと部屋に坐って話をしている。目が、テエブルのすみに行ってコトンと停まって動かない。口だけが動いている。こんな時に、変な錯覚を起すのだ。いつだったか、こんな同じ状態で、同じ事を話しながら、やはり、テエブルのすみを見ていた、また、これからさきも、いまのことが、そっくりそのままに自分にやって来るのだ、と信じちゃう気持になるのだ。どんな遠くの田舎の野道を歩いていても、きっと、この道は、いつか来た道、と思う。歩きながら道傍の豆の葉を、さっと毟りとっても、やはり、この道のここのところで、この葉を毟りとったことがある、と思う。そうして、また、これからも、何度も何度も、この道を歩いて、ここのところで豆の葉を毟るのだ、と信じるのである。また、こんなこともある。あるときお湯につかっていて、ふと手を見た。そしたら、これからさき、何年かたって、お湯にはいったとき、この、いまの何げなく、手を見た事を、そして見ながら、コトンと感じたことをきっと思い出すに違いない、と思ってしまった。そう思ったら、なんだか、暗い気がした。また、ある夕方、御飯をおひつに移している時、インスピレーション、と言っては大袈裟だけれど、何か身内にピュウッと走り去ってゆくものを感じて、なんと言おうか、哲学のシッポと言いたいのだけれど、そいつにやられて、頭も胸も、すみずみまで透明になって、何か、生きて行くことにふわっと落ちついたような、黙って、音も立てずに、トコロテンがそろっと押し出される時のような柔軟性でもって、このまま浪のまにまに、美しく軽く生きとおせるような感じがしたのだ。このときは、哲学どころのさわぎではない。盗み猫のように、音も立てずに生きて行く予感なんて、ろくなことはないと、むしろ、おそろしかった。あんな気持の状態が、永くつづくと、人は、神がかりみたいになっちゃうのではないかしら。キリスト。でも、女のキリストなんてのは、いやらしい。

J’attendais que la soupe miso chauffe, assise sur le seuil de la cuisine, et je regardais distraitement le petit bois devant moi. Et là, j’ai eu comme la sensation que, dans le passé, et même dans l’avenir, je me serais assise exactement ici, dans la même posture, à regarder ce bois devant moi, en pensant exactement aux mêmes choses. J’ai ressenti comme un étrange chevauchement du passé, du présent et du futur, comme si tout existait dans le même instant. Ça m’arrive parfois.

Je parle avec quelqu’un dans une pièce, mes yeux se posent sur le coin de la table, fixent un point sans bouger, tandis que seule ma bouche parle. C’est à ces moments-là que j’ai ces sortes d’hallucinations. J’ai l’impression que, quelque part, à un autre moment, j’étais exactement dans cette position, en train d’avoir exactement cette conversation, fixant le même coin de la table. Et je me dis aussi qu’à l’avenir, cette même scène reviendra telle quelle.

Même quand je marche sur une route de campagne inconnue, je suis convaincue que j’y suis déjà passée. Quand je tends la main pour cueillir une feuille de haricot sur le bord du chemin, j’ai la certitude que j’ai déjà fait ce geste ici même. Et je crois que je le referai, encore et encore, sur cette même route, cueillant toujours cette feuille à cet endroit.

Une autre fois, alors que je prenais un bain chaud, j’ai regardé ma main. Et tout à coup, j’ai eu la conviction que, des années plus tard, en prenant un bain, je me souviendrai très clairement de ce moment où j’avais regardé ma main sans y penser, et de ce petit ressenti silencieux qui l’accompagnait. Cette pensée m’a rendue un peu sombre.

Et puis, un soir, en transférant le riz dans le récipient, j’ai ressenti quelque chose passer soudainement dans mon corps — l’appeler "inspiration" serait exagéré — mais c’était comme un souffle, une intuition. J’ai envie de dire la "queue de la philosophie". Ce truc m’a traversée, et j’ai eu la sensation que ma tête et ma poitrine devenaient transparentes, que je pouvais vivre tranquillement, comme portée par les vagues, en douceur, comme de la gelée d’agar qui glisse lentement et sans bruit hors de son moule. Ce n’était plus une question de philosophie. Cette prémonition de vivre comme un chat voleur, en silence, me faisait plutôt peur. Je me suis dit qu’un état d’esprit pareil, s’il durait trop, pouvait mener à une sorte de folie mystique. Comme le Christ. Mais une femme-Christ, ce serait indécent.

結局は、私ひまなもんだから、生活の苦労がないもんだから、毎日、幾百、幾千の見たり聞いたりの感受性の処理が出来なくなって、ポカンとしているうちに、そいつらが、お化けみたいな顔になってポカポカ浮いて来るのではないのかしら。

食堂で、ごはんを、ひとりでたべる。ことし、はじめて、キウリをたべる。キウリの青さから、夏が来る。五月のキウリの青味には、胸がカラッポになるような、うずくような、くすぐったいような悲しさが在る。ひとりで食堂でごはんをたべていると、やたらむしょうに旅行に出たい。汽車に乗りたい。新聞を読む。近衛さんの写真が出ている。近衛さんて、いい男なのかしら。私は、こんな顔を好かない。額がいけない。新聞では、本の広告文が一ばんたのしい。一字一行で、百円、二百円と広告料とられるのだろうから、皆、一生懸命だ。一字一句、最大の効果を収めようと、うんうん唸って、絞り出したような名文だ。こんなにお金のかかる文章は、世の中に、少いであろう。なんだか、気味がよい。痛快だ。

Au final, je crois que c’est parce que j’ai trop de temps libre. Parce que je n’ai pas de soucis matériels. Tous les jours, je n’arrive pas à digérer les centaines, les milliers d’impressions que je vois, entends, ressens… alors je reste là, hébétée. Et c’est peut-être pour ça qu’elles me reviennent, toutes ces impressions, avec des visages de fantômes, flottant autour de moi.

Je mange toute seule à la cantine. Aujourd’hui, pour la première fois de l'année, je mange un concombre. À travers la verdeur du concombre, l’été approche. Dans le vert cru du concombre de Mai, il y a une tristesse qui chatouille, qui serre la poitrine, qui la rend vide. Quand je mange seule à la cantine, j’ai soudainement une envie irrépressible de partir en voyage. Je veux monter dans un train. Je lis le journal. Il y a une photo de M. Konoe. Est-ce un bel homme, Konoe ? Moi, je n’aime pas ce genre de visage. C’est son front, il ne va pas. Ce que je préfère dans le journal, ce sont les encarts publicitaires pour les livres. Comme chaque caractère, chaque ligne coûte cent ou deux cents yens, tout le monde s’y donne à fond. Ce sont des chefs-d'œuvre d’expressivité, extraits au forceps, mot par mot, pour atteindre un effet maximal. Il y a peu de textes dans le monde qui coûtent aussi cher. Je trouve ça agréable, même jouissif.

À la cantine, je mange seule. C'est la première fois de l’année que je mange un concombre. La verdeur du concombre annonce que l'été approche. Dans la fraîcheur verte des concombres de mai, il y a une tristesse qui vous vide la poitrine, une douleur lancinante, une mélancolie chatouillante. Quand je mange seule à la cantine, une envie soudaine et irrationnelle de voyager me prend. Je veux monter dans un train. Je lis le journal. Il y a une photo de Konoe. Est-ce que Konoe est un bel homme ? Moi, je n'aime pas ce genre de visage. Son front ne me plaît pas. Dans le journal, ce sont les publicités pour les livres qui m'amusent le plus. Puisqu’on doit payer cent, deux cents yens par ligne ou par caractère, tout le monde s’applique. Chaque mot, chaque phrase est ciselé pour avoir le plus grand effet possible, des phrases magnifiques qui semblent avoir été arrachées avec effort. Il doit y avoir peu d’écrits aussi coûteux dans le monde. Ça me fait du bien, d’une manière étrange. C’est jouissif.

ごはんをすまして、戸じまりして、登校。大丈夫、雨が降らないとは思うけれど、それでも、きのうお母さんから、もらったよき雨傘どうしても持って歩きたくて、そいつを携帯。このアンブレラは、お母さんが、昔、娘さん時代に使ったもの。面白い傘を見つけて、私は、少し得意。こんな傘を持って、パリイの下町を歩きたい。きっと、いまの戦争が終ったころ、こんな、夢を持ったような古風のアンブレラが流行するだろう。この傘には、ボンネット風の帽子が、きっと似合う。ピンクの裾の長い、衿の大きく開いた着物に、黒い絹レエスで編んだ長い手袋をして、大きな鍔の広い帽子には、美しい紫のすみれをつける。そうして深緑のころにパリイのレストランに昼食をしに行く。もの憂そうに軽く頬杖して、外を通る人の流れを見ていると、誰かが、そっと私の肩を叩く。急に音楽、薔薇のワルツ。ああ、おかしい、おかしい。現実は、この古ぼけた奇態な、柄のひょろ長い雨傘一本。自分が、みじめで可哀想。マッチ売りの娘さん。どれ、草でも、むしって行きましょう。

Après le repas, je ferme la porte à clé et pars à l’école. Je suis presque sûre qu’il ne pleuvra pas, mais je veux absolument porter ce joli parapluie que maman m’a donné hier, alors je l’emporte avec moi. Ce parapluie, c’est celui que maman utilisait quand elle était jeune fille. J’ai trouvé ce parapluie amusant, et j’en suis un peu fière. J’aimerais me promener dans les bas-quartiers de Paris avec un tel parapluie. Sans doute qu’après la guerre actuelle, ce genre d’ombrelle ancienne, comme sortie d’un rêve, deviendra à la mode. Ce parapluie irait parfaitement avec un bonnet ancien. Avec un kimono rose à long ourlet, un col largement ouvert, des gants longs tricotés de dentelle noire en soie, et un grand chapeau à large bord orné de jolies violettes mauves. Puis, au cœur d’un vert profond, aller déjeuner dans un restaurant parisien. En posant distraitement ma joue sur ma main, regardant distraitement la foule passer dehors, quelqu’un viendrait doucement me tapoter l’épaule. Et soudain, de la musique – la Valse des Roses. Ah, c’est ridicule, ridicule. La réalité, c’est ce vieux parapluie étrange, à la poignée fine et longue. Je me sens misérable, pitoyable. Comme la petite marchande d’allumettes. Allez, allons arracher quelques mauvaises herbes en chemin.

Après avoir fini mon repas, je ferme la porte et pars à l’école. Je ne pense pas qu’il va pleuvoir, mais malgré tout, je tiens absolument à emporter le joli parapluie que ma mère m’a offert hier. Ce parapluie, elle l’utilisait à l’époque où elle était jeune fille. Je suis un peu fière d’avoir trouvé un parapluie aussi original. J’aimerais me promener dans les quartiers populaires de Paris avec ce parapluie. Je suis sûre qu’après la fin de cette guerre, ces parapluies anciens et romantiques, comme sortis d’un rêve, seront à la mode. Un chapeau style bonnet irait parfaitement avec ce parapluie. Une robe rose à longue traîne, avec un col largement ouvert, de longs gants noirs en soie tricotée, et un grand chapeau à larges bords orné de belles violettes pourpres. Ainsi vêtue, j’irais déjeuner dans un restaurant parisien, au cœur de l’été. Accoudée nonchalamment, je regarderais les passants défiler dehors, quand soudain, quelqu’un me toucherait doucement l’épaule. Une musique s’élèverait, une valse aux roses. Ah, comme c’est drôle, comme c’est ridicule. La réalité, c’est juste ce vieux parapluie étrange, au manche trop long. Je me sens misérable, pitoyable, comme la petite marchande d’allumettes. Bon, allons cueillir quelques herbes en chemin.

出がけに、うちの門のまえの草を、少しむしって、お母さんへの勤労奉仕。きょうは何かいいことがあるかも知れない。同じ草でも、どうしてこんな、むしりとりたい草と、そっと残して置きたい草と、いろいろあるのだろう。可愛い草と、そうでない草と、形は、ちっとも違っていないのに、それでも、いじらしい草と、にくにくしい草と、どうしてこう、ちゃんとわかれているのだろう。理窟はないんだ。女の好ききらいなんて、ずいぶんいい加減なものだと思う。十分間の勤労奉仕をすまして、停車場へ急ぐ。畠道を通りながら、しきりと絵が画きたくなる。途中、神社の森の小路を通る。これは、私ひとりで見つけて置いた近道である。森の小路を歩きながら、ふと下を見ると、麦が二寸ばかりあちこちに、かたまって育っている。その青々した麦を見ていると、ああ、ことしも兵隊さんが来たのだと、わかる。去年も、たくさんの兵隊さんと馬がやって来て、この神社の森の中に休んで行った。しばらく経ってそこを通ってみると、麦が、きょうのように、すくすくしていた。けれども、その麦は、それ以上育たなかった。ことしも、兵隊さんの馬の桶からこぼれて生えて、ひょろひょろ育ったこの麦は、この森はこんなに暗く、全く日が当らないものだから、可哀想に、これだけ育って死んでしまうのだろう。

En sortant de la maison, j’ai arraché un peu d’herbe devant notre portail — un petit service pour maman. Aujourd’hui, il va peut-être m’arriver quelque chose de bien. Même pour les herbes, je me demande pourquoi il y en a qu’on a envie d’arracher, et d’autres qu’on veut laisser en paix. Il y a des herbes mignonnes et d’autres non, alors que leurs formes sont presque semblables. Et pourtant, il y a des herbes attendrissantes et d’autres exaspérantes — pourquoi la distinction est-elle si nette ? Il n’y a pas de logique. Les goûts et les dégoûts des femmes sont souvent terriblement arbitraires, je crois. Après ces dix minutes de service volontaire, je me hâte vers la gare. En passant par le chemin des champs, j’ai une forte envie de dessiner. En route, je traverse un petit sentier dans le bois du sanctuaire. C’est un raccourci que j’ai découvert toute seule. En marchant dans le sentier du bois, je baisse les yeux, et je vois de jeunes pousses d’orge qui ont commencé à pousser ici et là, sur quelques centimètres. En voyant ces jeunes orges d’un vert vif, je me rends compte que, cette année encore, les soldats sont venus. L’année dernière aussi, beaucoup de soldats et de chevaux sont passés par là et se sont reposés dans le bois du sanctuaire. Quelque temps plus tard, en repassant par là, j’ai vu, comme aujourd’hui, les orges pousser timidement. Mais elles n’ont pas grandi davantage. Cette année encore, ces orges qui ont poussé des graines tombées des seaux des chevaux des soldats — elles vont pousser comme ça, toutes fines, et mourir là, car le bois est si sombre, sans un seul rayon de soleil… Quelle tristesse.

En partant, j’arrache quelques herbes devant le portail de la maison, un petit « service laborieux » pour ma mère. Peut-être qu’aujourd’hui, il m’arrivera quelque chose de bien. Parmi ces herbes, pourquoi y en a-t-il que j’ai envie de cueillir sans hésiter, et d’autres que je préfère laisser tranquilles ? Certaines sont adorables, d’autres non, bien qu’en apparence, elles ne diffèrent en rien. Pourtant, elles se divisent clairement entre celles qui m’attendrissent et celles qui m’exaspèrent. Il n’y a aucune logique là-dedans. Les préférences d’une femme sont vraiment capricieuses. Une fois mes dix minutes de « service laborieux » terminées, je me dépêche vers la gare. En traversant les chemins de campagne, l’envie de dessiner me vient sans cesse. En chemin, je passe par un sentier dans le bois du sanctuaire — un raccourci que j’ai découvert et gardé pour moi seule. Tout en marchant, je baisse soudain les yeux et aperçois des touffes de blé, hautes d’environ deux pouces, dispersées çà et là. À leur verdure éclatante, je comprends : « Ah, cette année encore, des soldats sont passés par ici. » L’an dernier aussi, de nombreux soldats et leurs chevaux s’étaient arrêtés pour se reposer dans ce bois sacré. Quelque temps après, en repassant par là, j’avais vu le blé pousser vigoureusement, comme aujourd’hui. Mais il n’avait pas grandi davantage. Cette année encore, ces maigres pousses issues des grains tombés des seaux des chevaux des soldats vont, sans doute, mourir après avoir peiné à grandir dans l’obscurité de ce bois, où le soleil ne perce jamais.

神社の森の小路を抜けて、駅近く、労働者四、五人と一緒になる。その労働者たちは、いつもの例で、言えないような厭な言葉を私に向かって吐きかける。私は、どうしたらよいかと迷ってしまった。その労働者たちを追い抜いて、どんどんさきに行ってしまいたいのだが、そうするには、労働者たちの間を縫ってくぐり抜け、すり抜けしなければならない。おっかない。それと言って、黙って立ちんぼして、労働者たちをさきに行かせて、うんと距離のできるまで待っているのは、もっともっと胆力の要ることだ。それは失礼なことなのだから、労働者たちは怒るかも知れない。からだは、カッカして来るし、泣きそうになってしまった。私は、その泣きそうになるのが恥ずかしくて、その者達に向かって笑ってやった。そして、ゆっくりと、その者達のあとについて歩いていった。そのときは、それ限りになってしまったけれど、その口惜しさは、電車に乗ってからも消えなかった。こんなくだらない事に平然となれるように、早く強く、清く、なりたかった。

電車の入口のすぐ近くに空いている席があったから、私はそこへそっと私のお道具を置いて、スカアトのひだをちょっと直して、そうして坐ろうとしたら、眼鏡の男の人が、ちゃんと私のお道具をどけて席に腰かけてしまった。

En sortant du bois du sanctuaire, tout près de la gare, je me retrouve avec quatre ou cinq ouvriers. Comme d’habitude, ces ouvriers me lancent des mots dégoûtants, impossibles à répéter ici. Je ne savais plus quoi faire. J’avais envie de les dépasser rapidement, de les distancer, mais pour cela, il fallait que je me faufile au milieu d’eux, que je me glisse à travers eux, et cela me faisait peur. D’un autre côté, rester là debout, en silence, les laisser passer devant, et attendre qu’ils soient loin, demandait un courage encore plus grand. Ce serait impoli, et ils pourraient se fâcher. Mon corps s’échauffait, j’avais envie de pleurer. Et puis j’ai eu honte d’être sur le point de pleurer, alors je leur ai souri. Et j’ai marché lentement derrière eux. Cela s’est arrêté là pour ce jour-là, mais cette humiliation ne m’a pas quittée, même après être montée dans le train. Je veux devenir forte et pure assez vite pour que de telles choses insignifiantes ne m’ébranlent plus.

En sortant du sentier du sanctuaire, je me retrouve près de la gare, en compagnie de quatre ou cinq ouvriers. Comme d’habitude, ils me lancent des mots grossiers, des insultes inavouables. Je ne sais pas comment réagir. J’ai envie de les dépasser et de filer devant, mais pour ça, il faudrait me faufiler entre eux. Ça me fait peur. D’un autre côté, rester plantée là à les laisser passer, en attendant qu’ils s’éloignent suffisamment, demande encore plus de courage. Et puis, ce serait impoli — ils pourraient se fâcher. Mon corps s’échauffe, je suis sur le point de pleurer. Honteuse de cette faiblesse, je leur souris. Puis, lentement, je me mets à les suivre. Sur le moment, l’incident s’arrête là, mais la frustration me poursuit même dans le train. Je voudrais devenir forte, pure, assez tôt pour rester impassible face à de telles futilités.

Il y avait une place libre juste à l’avant du train, alors j’y ai posé doucement mes affaires, j’ai remis en ordre un pli de ma jupe, et alors que je m’apprêtais à m’asseoir, un homme à lunettes a déplacé mes affaires sans hésiter et s’est assis à ma place.

Près de l’entrée du wagon, il y a une place libre. J’y dépose discrètement mes affaires, ajuste les plis de ma jupe, et m’apprête à m’asseoir quand un homme à lunettes écarte tranquillement mes objets et s’installe à ma place.

「あの、そこは私、見つけた席ですの」と言ったら、男は苦笑して平気で新聞を読み出した。よく考えてみると、どっちが図々しいのかわからない。こっちの方が図々しいのかも知れない。

仕方なく、アンブレラとお道具を、網棚に乗せ、私は吊り革にぶらさがって、いつもの通り、雑誌を読もうと、パラパラ片手でペエジを繰っているうちに、ひょんな事を思った。

自分から、本を読むということを取ってしまったら、この経験の無い私は、泣きべそをかくことだろう。それほど私は、本に書かれてある事に頼っている。一つの本を読んでは、パッとその本に夢中になり、信頼し、同化し、共鳴し、それに生活をくっつけてみるのだ。また、他の本を読むと、たちまち、クルッとかわって、すましている。人のものを盗んで来て自分のものにちゃんと作り直す才能は、そのずるさは、これは私の唯一の特技だ。本当に、このずるさ、いんちきには厭になる。毎日毎日、失敗に失敗を重ねて、あか恥ばかりかいていたら、少しは重厚になるかも知れない。けれども、そのような失敗にさえ、なんとか理窟をこじつけて、上手につくろい、ちゃんとしたような理論を編み出し、苦肉の芝居なんか得々とやりそうだ。

(こんな言葉もどこかの本で読んだことがある)

— Pardonnez-moi, mais c’est ma place, dis-je.

L’homme eut un sourire forcé et continua de lire son journal comme si de rien n’était. À bien y réfléchir, je ne savais plus lequel de nous deux était le plus effronté. C’était peut-être moi.

Faute de mieux, je posai mon parapluie et mes affaires dans le filet à bagages et restai debout, la main aggrippée à une poignée. Comme à mon habitude, je voulus lire un magazine, mais tandis que je feuilletais les pages d’une main, une pensée singulière me traversa l'esprit.

Si l’on m’enlevait l’acte de lire, moi qui manque tant d’expérience, je ne serais plus qu’une enfant en pleurs. À ce point-là, je dépends de ce qui est écrit dans les livres. Dès que j’en lis un, il me passionne aussitôt ; je lui accorde ma confiance, je m'y assimile, j'entre en résonance avec lui, et je tente d'y greffer ma propre vie. Puis, quand j’en lis un autre, je change du tout au tout en un instant, l’air de rien. Ce talent pour voler les idées des autres et les transformer proprement en les miennes — cette ruse — est ma seule et unique spécialité. En vérité, cette malhonnêteté, cet imposture, me dégoûtent. Si je multipliais les échecs jour après jour et que je me couvrais de honte, peut-être finirais-je par acquérir un peu de profondeur. Mais même face à de tels échecs, je serais capable d'inventer des excuses, de les masquer avec habileté, de concocter une théorie qui tienne debout, et de jouer avec satisfaction quelque scène tragique de sacrifice.

(J’ai déjà lu ces mots-là dans un livre, quelque part.)

ほんとうに私は、どれが本当の自分だかわからない。読む本がなくなって、真似するお手本がなんにも見つからなくなった時には、私は、いったいどうするだろう。手も足も出ない、萎縮の態で、むやみに鼻をかんでばかりいるかも知れない。何しろ電車の中で、毎日こんなにふらふら考えているばかりでは、だめだ。からだに、厭な温かさが残って、やりきれない。何かしなければ、どうにかしなければと思うのだが、どうしたら、自分をはっきり掴めるのか。これまでの私の自己批判なんて、まるで意味ないものだったと思う。批判をしてみて、厭な、弱いところに気附くと、すぐそれに甘くおぼれて、いたわって、角をためて牛を殺すのはよくない、などと結論するのだから、批判も何もあったものでない。何も考えない方が、むしろ良心的だ。

この雑誌にも、「若い女の欠点」という見出しで、いろんな人が書いて在る。読んでいるうちに、自分のことを言われたような気がして恥ずかしい気にもなる。それに書く人、人によって、ふだんばかだと思っている人は、そのとおりに、ばかの感じがするようなことを言っているし、写真で見て、おしゃれの感じのする人は、おしゃれの言葉遣いをしているので、可笑しくて、ときどきくすくす笑いながら読んで行く。宗教家は、すぐに信仰を持ち出すし、教育家は、始めから終りまで恩、恩、と書いてある。政治家は、漢詩を持ち出す。作家は、気取って、おしゃれな言葉を使っている。しょっている。

Vraiment, je ne sais plus lequel est mon vrai moi. Quand il n'y aura plus de livres à lire, quand je ne trouverai plus aucun modèle à imiter, que ferai-je alors ? Je serai sans doute là, prostrée, incapable de faire un geste, à ne rien faire d'autre que me moucher sans cesse. De toute façon, rester ainsi à divaguer chaque jour dans le train ne mène à rien. Une chaleur désagréable stagne dans mon corps, c’est insupportable. Je sens qu’il faut que je fasse quelque chose, que j’agisse, mais comment réussir à me saisir clairement ? Je pense que l'autocritique que j'ai pratiquée jusqu'à présent n'avait absolument aucun sens. Dès que je fais mon examen de conscience et que je remarque mes côtés détestables ou faibles, je me complais aussitôt à les choyer, à les ménager, et je conclus en me disant qu’il ne faut pas « tuer le bœuf en voulant lui redresser les cornes ». Ce n'est plus de la critique, c'est du n'importe quoi. Il serait plus honnête de ne rien penser du tout.

Dans ce magazine aussi, divers auteurs ont écrit sous le titre : « Les défauts des jeunes femmes ». En le lisant, j’ai l’impression qu’on parle de moi et j’en ai honte. Et puis, selon l'auteur... celui que je trouve habituellement stupide dit des choses qui sentent la bêtise à plein nez ; celui qui a l'air élégant sur sa photo utilise des tournures raffinées. C’est si comique que je poursuis ma lecture avec de petits rires étouffés. Le religieux ramène tout à la foi ; l’éducateur ne parle que de « gratitude » du début à la fin. Le politicien cite de la poésie chinoise. L’écrivain prend des airs et utilise des mots sophistiqués. Ils posent tous.

でも、みんな、なかなか確実なことばかり書いてある。個性の無いこと。深味の無いこと。正しい希望、正しい野心、そんなものから遠く離れている事。つまり、理想の無いこと。批判はあっても、自分の生活に直接むすびつける積極性の無いこと。無反省。本当の自覚、自愛、自重がない。勇気のある行動をしても、そのあらゆる結果について、責任が持てるかどうか。自分の周囲の生活様式には順応し、これを処理することに巧みであるが、自分、ならびに自分の周囲の生活に、正しい強い愛情を持っていない。本当の意味の謙遜がない。独創性にとぼしい。模倣だけだ。人間本来の「愛」の感覚が欠如してしまっている。お上品ぶっていながら、気品がない。そのほか、たくさんのことが書かれている。本当に、読んでいて、はっとすることが多い。決して否定できない。

けれどもここに書かれてある言葉全部が、なんだか、楽観的な、この人たちの普段の気持とは離れて、ただ書いてみたというような感じがする。「本当の意味の」とか、「本来の」とかいう形容詞がたくさんあるけれど、「本当の」愛、「本当の」自覚、とは、どんなものか、はっきり手にとるようには書かれていない。この人たちには、わかっているのかも知れない。それならば、もっと具体的に、ただ一言、右へ行け、左へ行け、と、ただ一言、権威をもって指で示してくれたほうが、どんなに有難いかわからない。私たち、愛の表現の方針を見失っているのだから、あれもいけない、これもいけない、と言わずに、こうしろ、ああしろ、と強い力で言いつけてくれたら、私たち、みんな、そのとおりにする。誰も自信が無いのかしら。ここに意見を発表している人たちも、いつでも、どんな場合にでも、こんな意見を持っている、というわけでは無いのかもしれない。正しい希望、正しい野心を持っていない、と叱って居られるけれども、そんなら私たち、正しい理想を追って行動した場合、この人たちはどこまでも私たちを見守り、導いていってくれるだろうか。

Pourtant, tous écrivent des choses bien réelles. Le manque de personnalité. Le manque de profondeur. Le fait d’être si loin d’un espoir juste ou d’une ambition saine. En somme, l’absence d’idéal. Le fait d’avoir de l'esprit critique mais de manquer de détermination pour l'appliquer à sa propre vie. L'absence de réflexion. Le manque d'une véritable conscience de soi, d'amour-propre, de dignité. Même si l'on agit avec courage, est-on capable d'assumer toutes les conséquences de ses actes ? On s'adapte aux modes de vie de son entourage, on excelle à gérer les situations, mais on ne porte pas une affection juste et forte envers soi-même ou envers la vie de ceux qui nous entourent. L'absence d'humilité au sens noble. Le manque d'originalité. Rien que de l'imitation. L'absence du sentiment originel de « l'amour » humain. On joue les distinguées, mais on manque de classe. Et tant d'autres choses encore. Vraiment, en lisant cela, je suis souvent frappée de stupeur. C'est impossible à nier.

Cependant, tous ces mots écrits ici me donnent l'impression d'être déconnectés des sentiments habituels de ces auteurs, comme s'ils étaient simplement optimistes et qu'ils avaient écrit cela pour la forme. Ils utilisent beaucoup d'adjectifs comme « au sens véritable » ou « originel », mais ce qu'est « l'amour véritable » ou la « véritable » conscience de soi n'est jamais décrit de manière concrète, comme si on pouvait le toucher. Peut-être que ces gens-là, eux, le savent. Si c’est le cas, je leur serais infiniment reconnaissante de me dire plus concrètement, d'un seul mot, d'un doigt autoritaire : « Va à droite » ou « Va à gauche ». Puisque nous avons perdu de vue la direction que doit prendre l'expression de notre amour, au lieu de nous dire « ceci ne va pas » ou « cela ne va pas », qu'on nous ordonne avec force : « Fais ceci ! », « Fais cela ! », et nous obéirons toutes. Est-ce que personne n'a confiance en soi ? Peut-être que même ces gens qui exposent leurs opinions ici ne pensent pas ainsi en toutes circonstances. Ils nous réprimandent parce que nous n'avons pas d'espoir juste ni d'ambition saine, mais alors, si nous agissions en suivant un idéal juste, nous surveilleraient-ils et nous guideraient-ils jusqu'au bout ?

私たちには、自身の行くべき最善の場所、行きたく思う美しい場所、自身を伸ばして行くべき場所、おぼろげながら判っている。よい生活を持ちたいと思っている。それこそ正しい希望、野心を持っている。頼れるだけの動かない信念をも持ちたいと、あせっている。しかし、これら全部、娘なら娘としての生活の上に具現しようとかかったら、どんなに努力が必要なことだろう。お母さん、お父さん、姉、兄たちの考えかたもある。(口だけでは、やれ古いのなんのって言うけれども、決して人生の先輩、老人、既婚の人たちを軽蔑なんかしていない。それどころか、いつでも二目も三目も置いているはずだ)始終生活と関係のある親類というものも、ある。知人もある。友達もある。それから、いつも大きな力で私たちを押し流す「世の中」というものもあるのだ。これらすべての事を思ったり見たり考えたりすると、自分の個性を伸ばすどころの騒ぎではない。まあ、まあ目立たずに、普通の多くの人たちの通る路をだまって進んで行くのが、一ばん利巧なのでしょうくらいに思わずにはいられない。少数者への教育を、全般へ施すなんて、ずいぶんむごいことだとも思われる。学校の修身と、世の中の掟と、すごく違っているのが、だんだん大きくなるにつれてわかって来た。学校の修身を絶対に守っていると、その人はばかを見る。変人と言われる。出世しないで、いつも貧乏だ。嘘をつかない人なんて、あるかしら。あったら、その人は、永遠に敗北者だ。私の肉親関係のうちにも、ひとり、行い正しく、固い信念を持って、理想を追及してそれこそ本当の意味で生きているひとがあるのだけれど、親類のひとみんな、そのひとを悪く言っている。馬鹿あつかいしている。私なんか、そんな馬鹿あつかいされて敗北するのがわかっていながら、お母さんや皆に反対してまで自分の考えかたを伸ばすことは、できない。おっかないのだ。小さい時分には、私も、自分の気持とひとの気持と全く違ってしまったときには、お母さんに、

Nous devinons vaguement quel serait pour nous le meilleur endroit où aller, l’endroit magnifique où nous aimerions nous rendre, celui où nous devrions nous épanouir. Nous aspirons à une vie meilleure. Nous avons des espoirs justes, de l'ambition. Nous brûlons du désir de posséder une conviction inébranlable sur laquelle nous appuyer. Mais si une jeune fille tente d'incarner tout cela dans sa vie quotidienne, quels efforts ne doit-elle pas fournir ! Il y a la façon de penser d'une mère, d'un père, d'une sœur ou d'un frère. (On a beau dire tout haut que tout cela est vieux jeu, nous ne méprisons jamais nos aînés, les vieillards ou les gens mariés. Au contraire, nous leur accordons toujours une déférence particulière.) Il y a aussi les parents que l'on voit sans cesse, les connaissances, les amies. Et puis, il y a ce qu’on appelle « le monde », qui nous emporte toujours de sa force immense. Quand on voit et qu'on pense à tout cela, il ne s'agit plus de développer sa propre personnalité. On finit par se dire que le plus sage est sans doute d'avancer en silence, sans se faire remarquer, sur le chemin emprunté par le commun des mortels. Il semble même cruel d'appliquer à tous une éducation conçue pour une minorité. En grandissant, j'ai compris qu'il y avait un fossé énorme entre la morale enseignée à l'école et les règles du monde. Celui qui respecte à la lettre la morale scolaire finit par passer pour un idiot. On le traite d'original. Il ne réussit pas et reste toujours pauvre. Existe-t-il seulement quelqu'un qui ne mente jamais ? S'il existait, il serait un éternel perdant. Parmi mes propres parents, il y a quelqu'un qui se conduit avec droiture, possède une conviction ferme et poursuit son idéal — quelqu'un qui vit au sens véritable du terme — et pourtant, tous les membres de la famille disent du mal de lui. Ils le traitent comme un imbécile. Moi, tout en sachant que je serais perdante si j'étais traitée ainsi, je suis incapable de développer mes propres idées au point de m'opposer à ma mère et aux autres. J'ai trop peur. Quand j'étais petite et que mes sentiments différaient totalement de ceux des autres, je demandais à ma mère :

「なぜ?」と聴いたものだ。そのときには、お母さんは、何か一言で片づけて、そうして怒ったものだ。悪い、不良みたいだ、と言って、お母さんは悲しがっていたようだった。お父さんに言ったこともある。お父さんは、そのときただ黙って笑っていた。そしてあとでお母さんに「中心はずれの子だ」とおっしゃっていたそうだ。だんだん大きくなるにつれて、私は、おっかなびっくりになってしまった。洋服いちまい作るのにも、人々の思惑を考えるようになってしまった。自分の個性みたいなものを、本当は、こっそり愛しているのだけれども、愛して行きたいとは思うのだけど、それをはっきり自分のものとして体現するのは、おっかないのだ。人々が、よいと思う娘になろうといつも思う。たくさんの人たちが集まったとき、どんなに自分は卑屈になることだろう。口に出したくも無いことを、気持と全然はなれたことを、嘘ついてペチャペチャやっている。そのほうが得だ、得だと思うからなのだ。いやなことだと思う。早く道徳が一変するときが来ればよいと思う。そうすると、こんな卑屈さも、また自分のためでなく、人の思惑のために毎日をポタポタ生活することも無くなるだろう。

« Pourquoi ? ». À ce moment-là, ma mère se fâchait et m'expédiait d'un mot. Elle disait que c'était mal, que je me comportais comme une délinquante, et elle semblait s'en attrister. J'en ai aussi parlé à mon père. Lui se contentait de sourire en silence. Et j'ai appris plus tard qu'il avait dit à ma mère : « C'est une enfant excentrique ». En grandissant, je suis devenue craintive. Même pour me faire faire une robe, j'en suis venue à me soucier de ce que les gens allaient penser. Au fond de moi, je chéris secrètement ce qui ressemble à ma personnalité, et j'aimerais continuer à l'aimer, mais cela me terrifie de l'incarner clairement comme quelque chose m'appartenant. Je cherche toujours à être la jeune fille que les gens trouvent bien. Quand je me retrouve dans une foule, je deviens d'une servilité incroyable. Je mens et je bavarde sans cesse en disant des choses que je n'ai aucune envie de prononcer, des choses totalement déconnectées de ce que je ressens. C'est parce que je pense que c'est plus avantageux ainsi, oui, plus avantageux. Je trouve cela détestable. J'aimerais que vienne vite le temps où la morale changera du tout au tout. Alors, cette servilité, cette façon de vivre au jour le jour pour le regard des autres plutôt que pour soi-même, tout cela disparaîtra.

おや、あそこ、席が空いた。いそいで網棚から、お道具と傘をおろし、すばやく割りこむ。右隣は中学生、左隣は、子供背負ってねんねこ着ているおばさん。おばさんは、年よりのくせに厚化粧をして、髪を流行まきにしている。顔は綺麗なのだけれど、のどの所に皺が黒く寄っていて、あさましく、ぶってやりたいほど厭だった。人間は、立っているときと、坐っているときと、まるっきり考えることが違って来る。坐っていると、なんだか頼りない、無気力なことばかり考える。私と向かい合っている席には、四、五人、同じ年齢恰好のサラリイマンが、ぼんやり坐っている。三十ぐらいであろうか。みんな、いやだ。眼が、どろんと濁っている。覇気が無い。けれども、私がいま、このうちの誰かひとりに、にっこり笑って見せると、たったそれだけで私は、ずるずる引きずられて、その人と結婚しなければならぬ破目におちるかも知れないのだ。女は、自分の運命を決するのに、微笑一つでたくさんなのだ。おそろしい。不思議なくらいだ。気をつけよう。けさは、ほんとに妙なことばかり考える。二、三日まえから、うちのお庭を手入れしに来ている植木屋さんの顔が目にちらついて、しかたがない。どこからどこまで植木屋さんなのだけれど、顔の感じが、どうしてもちがう。大袈裟に言えば、思索家みたいな顔をしている。色は黒いだけにしまって見える。目がよいのだ。眉もせまっている。鼻は、すごく獅子っぱなだけれど、それがまた、色の黒いのにマッチして、意志が強そうに見える。唇のかたちも、なかなかよい。耳は少し汚い。

Tiens, une place s'est libérée là-bas. Je descends vite mes affaires et mon parapluie du filet et m'y glisse rapidement. À ma droite, un collégien ; à ma gauche, une femme portant un enfant sur le dos sous son nenneko. Cette femme, malgré son âge, était lourdement maquillée et ses cheveux étaient coiffés à la mode. Son visage était joli, mais son cou était marqué de rides sombres ; c'était pitoyable, et elle m'agaçait au point que j'aurais eu envie de la frapper. On pense de façon totalement différente selon que l'on est debout ou assis. Une fois assise, je ne pense plus qu'à des choses vagues et sans énergie. Sur les sièges en face de moi, quatre ou cinq employés de bureau du même âge sont assis, l'air absent. Ils doivent avoir la trentaine. Je les déteste tous. Leurs yeux sont troubles, vitreux. Ils n'ont aucune ardeur. Et pourtant, si je faisais un sourire à l'un d'eux maintenant, cela suffirait peut-être pour que je sois entraînée malgré moi à devoir l'épouser. Pour une femme, un simple sourire suffit à décider de son destin. C'est effrayant. C'en est presque incroyable. Je dois faire attention. Ce matin, je n'ai vraiment que des pensées bizarres. Depuis deux ou trois jours, le visage du jardinier qui vient s'occuper de notre jardin ne cesse de flotter devant mes yeux. Il a tout d'un jardinier, et pourtant, l'expression de son visage est différente de celle d'un jardinier. En exagérant un peu, on dirait le visage d'un penseur. Son teint sombre lui donne un air robuste. Ses yeux sont beaux. Ses sourcils sont rapprochés. Son nez est très épaté, mais cela s'accorde avec son teint mat et lui donne un air de grande volonté. La forme de ses lèvres est assez belle aussi. Ses oreilles sont un peu sales.

手といったら、それこそ植木屋さんに逆もどりだけれど、黒いソフトを深くかぶった日蔭の顔は、植木屋さんにして置くのは惜しい気がする。お母さんに、三度も四度も、あの植木屋さん、はじめから植木屋さんだったのかしら、とたずねて、しまいに叱られてしまった。きょう、お道具を包んで来たこの風呂敷は、ちょうど、あの植木屋さんがはじめて来た日に、お母さんからもらったのだ。あの日は、うちのほうの大掃除だったので、台所直しさんや、畳屋さんもはいっていて、お母さんも箪笥のものを整理して、そのときに、この風呂敷が出て来て、私がもらった。綺麗な女らしい風呂敷。綺麗だから、結ぶのが惜しい。こうして坐って、膝の上にのせて、何度もそっと見てみる。撫でる。電車の中の皆の人にも見てもらいたいけれど、誰も見ない。この可愛い風呂敷を、ただ、ちょっと見つめてさえ下さったら、私は、その人のところへお嫁に行くことにきめてもいい。本能、という言葉につき当ると、泣いてみたくなる。本能の大きさ、私たちの意志では動かせない力、そんなことが、自分の時々のいろんなことから判って来ると、気が狂いそうな気持になる。どうしたらよいのだろうか、とぼんやりなってしまう。否定も肯定もない、ただ、大きな大きなものが、がばと頭からかぶさって来たようなものだ。そして私を自由に引きずりまわしているのだ。引きずられながら満足している気持と、それを悲しい気持で眺めている別の感情と。なぜ私たちは、自分だけで満足し、自分だけを一生愛して行けないのだろう。本能が、私のいままでの感情、理性を喰ってゆくのを見るのは、情ない。ちょっとでも自分を忘れることがあった後は、ただ、がっかりしてしまう。あの自分、この自分にも本能が、はっきりあることを知って来るのは、泣けそうだ。お母さん、お父さんと呼びたくなる。けれども、また、真実というものは、案外、自分が厭だと思っているところに在るのかも知れないのだから、いよいよ情ない。

Ses mains le ramenaient sans doute à sa condition de jardinier, mais ce visage à l'ombre de son chapeau mou noir me semblait trop précieux pour être laissé à un simple jardinier. J'ai demandé trois ou quatre fois à ma mère s'il l'avait toujours été, et j'ai fini par me faire gronder. Ce furoshiki dans lequel j'ai emballé mes affaires ce matin, c'est justement ma mère qui me l'a donné le premier jour où ce jardinier est venu. C'était le jour du grand ménage ; il y avait le réparateur de cuisine et le poseur de tatamis. Maman triait le contenu de l'armoire et elle en a sorti ce furoshiki pour me l'offrir. Un magnifique furoshiki, très féminin. Il est si beau que j'ai presque de la peine à le nouer. Assise ainsi, je le pose sur mes genoux, je le contemple longuement, je le caresse. J'aimerais que tout le monde dans le train le remarque, mais personne ne regarde. Si un homme daignait seulement poser un instant les yeux sur ce charmant furoshiki, je pourrais décider, là, sur-le-champ, de devenir sa femme.

Le mot « instinct », quand je le rencontre, me donne envie de pleurer. La puissance de l'instinct, cette force que notre volonté ne peut ébranler... quand je commence à comprendre cela à travers les petits événements de ma propre vie, j'ai l'impression de devenir folle. Je reste là, hébétée, à me demander que faire. Il n'est question ni de nier, ni d'affirmer ; c'est simplement comme si quelque chose d'immense, de gigantesque, s'abattait sur ma tête et me recouvrait. Et cela me traîne partout à sa guise. Il y a ce sentiment de satisfaction à se laisser entraîner, et cette autre émotion qui observe la scène avec tristesse. Pourquoi ne pouvons-nous pas nous suffire à nous-mêmes et ne passer notre vie qu'à nous aimer nous-mêmes ? C'est lamentable de voir l'instinct dévorer mes sentiments et ma raison. Dès que je m'oublie un tant soit peu, je me sens envahie par le découragement. Savoir que cet instinct existe bel et bien en moi, comme en chacun, me donne envie de sangloter. J'ai envie d'appeler « Maman ! Papa ! ». Mais d'un autre côté, la vérité se trouve peut-être justement là où je ressens du dégoût, et c'est ce qui est le plus désolant.

もう、お茶の水。プラットフォムに降り立ったら、なんだかすべて、けろりとしていた。いま過ぎたことを、いそいで思いかえしたく努めたけれど、いっこうに思い浮かばない。あの、つづきを考えようと、あせったけれど、何も思うことがない。からっぽだ。その時、時には、ずいぶんと自分の気持を打ったものもあったようだし、くるしい恥ずかしいこともあったはずなのに、過ぎてしまえば、何もなかったのと全く同じだ。いま、という瞬間は、面白い。いま、いま、いま、と指でおさえているうちにも、いま、は遠くへ飛び去って、あたらしい「いま」が来ている。ブリッジの階段をコトコト昇りながら、ナンジャラホイと思った。ばかばかしい。私は、少し幸福すぎるのかも知れない。

Ochanomizu, déjà. Une fois sur le quai, tout s'était brusquement envolé. J'ai essayé de me remémorer ce à quoi je pensais il y a un instant, mais rien ne me revenait. Je m'échinais à retrouver le fil de mes pensées, mais mon esprit était vide. Creux. Sur le moment, certaines choses m'avaient pourtant bouleversée, j'avais dû ressentir de la douleur ou de la honte, mais une fois l'instant passé, c'est comme s'il n'y avait jamais rien eu. Le présent est une chose curieuse. « Maintenant, maintenant, maintenant »... le temps de le désigner du doigt, ce « maintenant » s'est déjà envolé au loin pour laisser place à un nouveau maintenant. En montant les marches de la passerelle, j'ai pensé : « Et hop là ! ». C'est ridicule. Je suis peut-être un peu trop heureuse.

けさの小杉先生は綺麗。私の風呂敷みたいに綺麗。美しい青色の似合う先生。胸の真紅のカーネーションも目立つ。「つくる」ということが、無かったら、もっともっとこの先生すきなのだけれど。あまりにポオズをつけすぎる。どこか、無理がある。あれじゃあ疲れることだろう。性格も、どこか難解なところがある。わからないところをたくさん持っている。暗い性質なのに、無理に明るく見せようとしているところも見える。しかし、なんといっても魅かれる女のひとだ。学校の先生なんてさせて置くの惜しい気がする。お教室では、まえほど人気が無くなったけれど、私は、私ひとりは、まえと同様に魅かれている。山中、湖畔の古城に住んでいる令嬢、そんな感じがある。厭に、ほめてしまったものだ。小杉先生のお話は、どうして、いつもこんなに固いのだろう。頭がわるいのじゃないかしら。悲しくなっちゃう。さっきから、愛国心について永々と説いて聞かせているのだけれど、そんなこと、わかりきっているじゃないか。どんな人にだって、自分の生まれたところを愛する気持はあるのに。つまらない。机に頬杖ついて、ぼんやり窓のそとを眺める。風の強いゆえか、雲が綺麗だ。お庭の隅に、薔薇の花が四つ咲いている。黄色が一つ、白が二つ、ピンクが一つ。ぽかんと花を眺めながら、人間も、本当によいところがある、と思った。花の美しさを見つけたのは、人間だし、花を愛するのも人間だもの。

Ce matin, Mademoiselle Kosugi est splendide. Aussi splendide que mon furoshiki. C'est une professeure à qui le bleu va à ravir. L'œillet rouge vif à son corsage attire tous les regards. Si seulement elle ne « fabriquait » pas autant les choses, je l'aimerais encore bien plus. Mais elle prend trop la pose. Il y a quelque chose de forcé chez elle. Cela doit être épuisant. Son caractère a aussi quelque chose d'indéchiffrable. Elle garde en elle beaucoup de zones d'ombre. On voit bien qu'elle s'efforce de paraître radieuse malgré son tempérament sombre. Pourtant, c'est une femme fascinante. C’est presque du gâchis de la laisser enseigner à l'école. Elle a perdu de sa popularité en classe, mais moi, je reste tout aussi séduite qu'avant. Elle me fait l'effet d'une demoiselle vivant dans un vieux château au bord d'un lac de montagne. Quel éloge j'en fais là ! Mais pourquoi les discours de Mademoiselle Kosugi sont-ils toujours aussi rigides ? Serait-elle un peu sotte ? Cela me rend triste. Depuis tout à l'heure, elle disserte longuement sur le patriotisme, mais enfin, n'est-ce pas une évidence ? N'importe qui aime le lieu où il est né. C'est ennuyeux. La joue appuyée sur ma main, je regarde par la fenêtre. À cause du vent fort, sans doute, les nuages sont magnifiques. Dans un coin du jardin, quatre roses sont écloses. Une jaune, deux blanches, une rose. En contemplant ces fleurs d'un air absent, je me suis dit que les humains avaient tout de même du bon. Après tout, ce sont les humains qui ont découvert la beauté des fleurs, et ce sont eux qui les aiment.

お昼御飯のときは、お化け話が出る。ヤスベエねえちゃんの、一高七不思議の一つ、「開かずの扉」には、もう、みんな、きゃあ、きゃあ。ドロンドロン式でなく、心理的なので、面白い。あんまり騒いだので、いま食べたばかりなのに、もうペコになってしまった。さっそくアンパン夫人から、キャラメル御馳走になる。それからまた、ひとしきり恐怖物語にみなさん夢中。誰でもかれでも、このお化け話とやらには、興味が湧くらしい。一つの刺戟でしょうかな。それから、これは怪談ではないけれど、「久原房之助」の話、おかしい、おかしい。

午後の図画の時間には、皆、校庭に出て、写生のお稽古。伊藤先生は、どうして私を、いつも無意味に困らせるのだろう。きょうも私に、先生ご自身の絵のモデルになるよう言いつけた。私のけさ持参した古い雨傘が、クラスの大歓迎を受けて、皆さん騒ぎたてるものだから、とうとう伊藤先生にもわかってしまって、その雨傘持って、校庭の隅の薔薇の傍に立っているよう、言いつけられた。先生は、私のこんな姿を画いて、こんど展覧会に出すのだそうだ。三十分間だけ、モデルになってあげることを承諾する。すこしでも、人のお役に立つことは、うれしいものだ。けれども、伊藤先生と二人で向かい合っていると、とても疲れる。話がねちねちして理窟が多すぎるし、あまりにも私を意識しているゆえか、スケッチしながらでも話すことが、みんな私のことばかり。返事するのも面倒くさく、わずらわしい。ハッキリしない人である。変に笑ったり、先生のくせに恥ずかしがったり、何しろサッパリしないのには、ゲッとなりそうだ。「死んだ妹を、思い出します」なんて、やりきれない。人は、いい人なんだろうけれど、ゼスチュアが多すぎる。

À l'heure du déjeuner, on se raconte des histoires de fantômes. Quand la grande sœur Yasubé a commencé le récit de la « Porte qui ne s'ouvre jamais », l'un des sept mystères du Premier Lycée, tout le monde s'est mis à hurler. Ce n'est pas du genre spectaculaire, à la doron doron, c'est psychologique, et c'est ce qui est intéressant. On a tellement crié que je suis déjà affamée alors que je viens de manger. Madame Anpan nous a aussitôt offert des caramels. Puis, tout le monde s'est replongé dans les récits d'épouvante. On dirait que n'importe qui est attiré par ces histoires de fantômes. Sans doute un stimulus commun ?. Ensuite, même si ce n'est pas une histoire de revenants, celle sur Kuhara Fusanosuke était à mourir de rire.

À l'heure du déjeuner, les récits de fantômes refont leur apparition. Lorsque Yasubē nēchan raconte l'un des « Sept mystères de la Première supérieure », celui de la « Porte qui ne s'ouvre jamais », tout le monde pousse des cris d'effroi : « Kyaa ! Kyaa ! » Ce n'est pas un récit à la Dracula, mais d'ordre psychologique — bien plus intéressant. L'agitation fut telle qu'à peine avions-nous fini de manger que nous avions déjà de nouveau l'estomac vide. Aussitôt, Madame Anpan nous régala de caramels. Puis chacun se replongea avec passion dans les histoires d'épouvante. Il semblerait que ces récits de fantômes suscitent l'intérêt de tous, sans exception. Est-ce là une forme de stimulation ? Ensuite — ce n'était pas un récit de fantômes, mais tout aussi savoureux — quelqu'un raconta l'histoire de Kuwahara Fusanosuke. Hilarant, vraiment hilarant.

L'après-midi, pour le cours de dessin, nous sommes toutes allées dans la cour pour nous exercer au croquis. Pourquoi Monsieur Itō s'obstine-t-il toujours à m'embarrasser sans raison ? Aujourd'hui encore, il m'a ordonné de lui servir de modèle. Mon vieux parapluie que j'avais apporté ce matin a eu un tel succès auprès de la classe que Monsieur Itō l'a remarqué ; il m'a donc ordonné de rester là, dans un coin de la cour près des roses, mon parapluie à la main. Il paraît qu'il veut peindre mon portrait pour l'envoyer à la prochaine exposition. J'accepte d'être son modèle pendant trente minutes. C'est toujours un plaisir de se rendre un peu utile. Pourtant, se retrouver face à Monsieur Itō est épuisant. Ses propos sont visqueux, trop pleins de théories, et sans doute parce qu'il est trop conscient de ma présence, il ne parle que de moi, même en dessinant. C'est fatigant et agaçant de devoir lui répondre. C'est un homme qui manque de clarté. Il rit bizarrement, il joue les timides alors qu'il est professeur... bref, son manque de franchise me donne presque la nausée. « Vous me rappelez ma sœur décédée »... c'est insupportable. C'est sans doute un homme bon, mais il fait trop de chichis.

Lors du cours de dessin de l'après-midi, nous sortîmes tous dans la cour pour nous exercer au croquis d'après nature. Pourquoi donc Itō-sensei s'acharne-t-elle à me mettre systématiquement dans l'embarras, et sans aucune raison ? Aujourd'hui encore, elle m'a demandé de poser pour son propre tableau. Le vieux parapluie que j'avais apporté ce matin ayant suscité l'enthousiasme de toute la classe — tous s'en amusaient bruyamment —, Itō-sensei finit par s'en apercevoir et m'ordonna de me tenir, parapluie à la main, près des rosiers dans un coin de la cour. Elle comptait peindre ma silhouette ainsi et l'exposer lors du prochain salon. J'acceptai de poser pendant trente minutes. Il est toujours agréable de pouvoir, ne serait-ce qu'un peu, rendre service aux autres. Mais rester face à Itō-sensei à deux, cela fatigue terriblement. Ses propos sont interminables, trop pleins de raisonnements, et comme elle semble excessivement consciente de ma présence, même en dessinant, elle ne parle que de moi. Répondre devient fastidieux, agaçant. C'est une personne indécise. Il rit bizarrement, rougit comme une jeune fille malgré son statut de professeur — cette absence de franchise me donne presque la nausée. Quand il lâche des choses comme : « Vous me rappelez ma petite sœur décédée », c'en est insupportable. Ce doit être quelqu'un de bien, au fond, mais ses gestes sont trop appuyés.

ゼスチュアといえば、私だって、負けないでたくさんに持っている。私のは、その上、ずるくて利巧に立ちまわる。本当にキザなのだから始末に困る。「自分は、ポオズをつくりすぎて、ポオズに引きずられている嘘つきの化けものだ」なんて言って、これがまた、一つのポオズなのだから、動きがとれない。こうして、おとなしく先生のモデルになってあげていながらも、つくづく、「自然になりたい、素直になりたい」と祈っているのだ。本なんか読むの止めてしまえ。観念だけの生活で、無意味な、高慢ちきの知ったかぶりなんて、軽蔑、軽蔑。やれ生活の目標が無いの、もっと生活に、人生に、積極的になればいいの、自分には矛盾があるのどうのって、しきりに考えたり悩んだりしているようだが、おまえのは、感傷だけさ。自分を可愛がって、慰めているだけなのさ。それからずいぶん自分を買いかぶっているのですよ、ああ、こんな心の汚い私をモデルにしたりなんかして、先生の画は、きっと落選だ。美しいはずがないもの。いけないことだけれど、伊藤先生がばかに見えてしようがない。先生は、私の下着に、薔薇の花の刺繍のあることさえ、知らない。

ゼスチュア : ジェスチャー : "gesture", pose, affectation,

だまって同じ姿勢で立っていると、やたら無性に、お金が欲しくなって来る。十円あれば、よいのだけれど。「マダム・キュリイ」が一ばん読みたい。それから、ふっと、お母さん長生きするように、と思う。先生のモデルになっていると、へんに、つらい。くたくたに疲れた。

En parlant de « pose », je ne suis pas en reste, j'en ai des tas. Les miennes, en plus, sont rusées et s'adaptent avec habileté. C'est d'un prétentieux sans remède. Je me dis : « Je ne suis qu'un monstre de mensonge qui fabrique trop de poses et finit par être entraîné par elles », mais voilà que ce constat lui-même n'est qu'une pose de plus ; je suis prise au piège. Tout en restant là, sagement, à servir de modèle au professeur, je prie de toutes mes forces : « Je veux devenir naturelle, je veux devenir sincère ». Je devrais arrêter de lire des livres. Cette vie faite uniquement de concepts, ce savoir de pacotille, insignifiant et plein d'arrogance... je méprise tout cela, je le méprise ! Je m'inquiète, je me tourmente en me disant que je n'ai pas de but dans la vie, qu'il faudrait être plus active, plus engagée, que je suis pleine de contradictions... mais tout cela n'est que de la sensiblerie. Je ne fais que me choyer et me consoler. Je me surestime tellement. Ah, en prenant pour modèle une fille à l'âme aussi sale que la mienne, le tableau du professeur sera sûrement refusé au Salon. Il est impossible qu'il soit beau. C'est mal de penser ainsi, mais je ne peux m'empêcher de trouver Monsieur Itō ridicule. Il ne sait même pas que sous mes vêtements, il y a une rose brodée sur mes dessous.

À rester ainsi debout, immobile, j'ai soudain une envie folle d'argent. Si seulement j'avais dix yens. C'est la biographie de « Madame Curie » que j'ai le plus envie de lire. Et puis, subitement, j'espère que maman vivra longtemps. Être le modèle du professeur est étrangement pénible. Je suis épuisée.

放課後は、お寺の娘さんのキン子さんと、こっそり、ハリウッドへ行って、髪をやってもらう。できあがったのを見ると、頼んだようにできていないので、がっかりだ。どう見たって、私は、ちっとも可愛くない。あさましい気がした。したたかに、しょげちゃった。こんな所へ来て、こっそり髪をつくってもらうなんて、すごく汚らしい一羽の雌鶏みたいな気さえして来て、つくづくいまは後悔した。私たち、こんなところへ来るなんて、自分自身を軽蔑していることだと思った。お寺さんは、大はしゃぎ。

「このまま、見合いに行こうかしら」なぞと乱暴なこと言い出して、そのうちに、なんだかお寺さんご自身、見合いに、ほんとうに行くことにきまってしまったような錯覚を起したらしく、

「こんな髪には、どんな色の花を挿したらいいの?」とか、「和服のときには、帯は、どんなのがいいの?」なんて、本気にやり出す。

ほんとに、何も考えない可愛らしいひと。

「どなたと見合いなさるの?」と私も、笑いながら尋ねると、

「もち屋は、もち屋と言いますからね」と、澄まして答えた。それどういう意味なの、と私も少し驚いて聴いてみたら、お寺の娘はお寺へお嫁入りするのが一ばんいいのよ、一生食べるのに困らないし、と答えて、また私を驚かせた。キン子さんは、全く無性格みたいで、それゆえ、女らしさで一ぱいだ。学校で私と席がお隣同士だというだけで、そんなに私は親しくしてあげているわけでもないのに、お寺さんのほうでは、私のことを、あたしの一ばんの親友です、なんて皆に言っている。可愛い娘さんだ。一日置きに手紙をよこしたり、なんとなくよく世話をしてくれて、ありがたいのだけれど、きょうは、あんまり大袈裟にはしゃいでいるので、私も、さすがにいやになった。お寺さんとわかれて、バスに乗ってしまった。なんだか、なんだか憂鬱だ。バスの中で、いやな女のひとを見た。襟のよごれた着物を着て、もじゃもじゃの赤い髪を櫛一本に巻きつけている。手も足もきたない。それに男か女か、わからないような、むっとした赤黒い顔をしている。それに、ああ、胸がむかむかする。その女は、大きいおなかをしているのだ。ときどき、ひとりで、にやにや笑っている。雌鶏。こっそり、髪をつくりに、ハリウッドなんかへ行く私だって、ちっとも、この女のひとと変らないのだ。

もち屋は、もち屋 : Le marchand de mochi chez le marchand de mochi

Après les cours, je vais en cachette à « Hollywood » avec Kinko-san, la fille du temple, pour me faire coiffer. Je suis déçue quand je vois le résultat; ce n'est pas du tout ce que j'avais demandé. J'ai beau regarder, je ne me trouve pas jolie du tout. Je me suis sentie misérable. J'étais complètement abattue. Venir ici en secret pour se faire coiffer, j'ai fini par avoir l'impression d'être une poule d'une saleté répugnante, et j'ai regretté amèrement mon geste. En venant dans un tel endroit, j'ai senti que nous nous méprisions nous-mêmes. Kinko-san, elle, était toute excitée.

— Et si j'allais directement à un entretien de mariage comme ça ? a-t-elle lancé avec audace.

Puis elle a semblé être victime de l'illusion qu'elle allait vraiment y aller, car elle s'est mise à demander sérieusement :

— Quelles fleurs de quelle couleur iraient avec cette coiffure ? ou encore

— Quelle ceinture serait la mieux avec un kimono ?

C'est vraiment une personne charmante qui ne réfléchit à rien.

— Et avec qui allez-vous faire cet entretien ? ai-je demandé en riant.

— Chacun son métier, les vaches seront bien gardées, a-t-elle répondu d'un air imperturbable.

Un peu surprise, je lui ai demandé ce qu'elle voulait dire. Elle m'a répondu que pour une fille de temple, le mieux était d'épouser un homme de temple, car ainsi on ne manque de rien pour le reste de ses jours. Elle m'a surprise une fois de plus. Kinko-san semble n'avoir aucun caractère, et c'est pour cela qu'elle déborde de féminité. Elle dit à tout le monde que je suis sa meilleure amie, alors que nous sommes juste voisines de classe et que je ne suis pas spécialement intime avec elle. C'est une brave fille. Elle m'envoie des lettres tous les deux jours et s'occupe de moi sans que je sache pourquoi ; je lui en suis reconnaissante, mais aujourd'hui, son excitation exagérée a fini par m'agacer. Je l'ai quittée et suis montée dans le bus. Je me sens si mélancolique. Dans le bus, j'ai vu une femme répugnante. Ses vêtements avaient le col sale, ses cheveux roux ébouriffés étaient retenus par un seul peigne. Ses mains et ses pieds étaient immondes. Elle avait un visage bouffi, d'un rouge sombre, on ne savait pas si c'était un homme ou une femme. Et puis, ah, j'ai la nausée... elle avait un gros ventre. Par moments, elle ricanait toute seule. Une poule. Moi qui vais en cachette chez « Hollywood » pour me faire coiffer, je ne vaux pas mieux qu'elle.

けさ、電車で隣り合せた厚化粧のおばさんをも思い出す。ああ、汚い、汚い。女は、いやだ。自分が女だけに、女の中にある不潔さが、よくわかって、歯ぎしりするほど、厭だ。金魚をいじったあとの、あのたまらない生臭さが、自分のからだ一ぱいにしみついているようで、洗っても、洗っても、落ちないようで、こうして一日一日、自分も雌の体臭を発散させるようになって行くのかと思えば、また、思い当ることもあるので、いっそこのまま、少女のままで死にたくなる。ふと、病気になりたく思う。うんと重い病気になって、汗を滝のように流して細く痩せたら、私も、すっきり清浄になれるかも知れない。生きている限りは、とてものがれられないことなのだろうか。しっかりした宗教の意味もわかりかけて来たような気がする。

バスから降りると、少しほっとした。どうも乗り物は、いけない。空気が、なまぬるくて、やりきれない。大地は、いい。土を踏んで歩いていると、自分を好きになる。どうも私は、少しおっちょこちょいだ。極楽トンボだ。かえろかえろと何見てかえる、畠の玉ねぎ見い見いかえろ、かえろが鳴くからかえろ。と小さい声で唄ってみて、この子は、なんてのんきな子だろう、と自分ながら歯がゆくなって、背ばかり伸びるこのボーボーが憎らしくなる。いい娘さんになろうと思った。

極楽トンボ : libellule du paradis, désigne quelqu'un d'insouciant

Je me souviens aussi de cette dame trop maquillée, à côté de moi dans le train ce matin. Ah, quelle saleté, quelle horreur ! Je déteste les femmes. Comme je suis moi-même une femme, je comprends trop bien la malpropreté qui réside en nous, et cela me dégoûte au point d'en grincer des dents. C'est comme cette odeur de poisson insupportable qui vous reste sur les mains après avoir touché des poissons rouges ; j'ai l'impression qu'elle imprègne tout mon corps, que j'ai beau me laver, elle ne s'en va pas. Penser que jour après jour, je vais moi aussi me mettre à exhaler cette odeur de femelle... et comme certaines choses me reviennent à l'esprit, j'ai plutôt envie de mourir ainsi, tant que je suis encore une jeune fille. Soudain, j'ai envie d'être malade. Tomber gravement malade, transpirer à grandes eaux et devenir toute frêle, peut-être qu'alors je serais enfin pure et nette. Est-ce une chose à laquelle on ne peut échapper tant que l'on est en vie ? J'ai l'impression de commencer à comprendre le sens profond d'une religion solide.

En descendant du bus, je me suis sentie un peu soulagée. Les transports ne me valent rien. L'air y est tiède, c'est insupportable. La terre ferme, c'est mieux. En marchant, je me réconcilie avec moi-même. Je suis décidément un peu écervelée. Une vraie tête de linotte. « Rentre, rentre, qu'as-tu vu pour rentrer ? J'ai vu les oignons du champ et je rentre, je rentre car la grenouille chante, alors je rentre », j'ai fredonné cela à voix basse. Je me suis agacée de ma propre insouciance, je me suis mise à détester ce grand corps qui ne fait que pousser comme de la mauvaise herbe. Je voulais devenir une fille bien.

このお家に帰る田舎道は、毎日毎日、あんまり見なれているので、どんな静かな田舎だか、わからなくなってしまった。ただ、木、道、畠、それだけなのだから。きょうは、ひとつ、よそからはじめてこの田舎にやって来た人の真似をして見よう。私は、ま、神田あたりの下駄屋さんのお嬢さんで、生まれてはじめて郊外の土を踏むのだ。すると、この田舎は、いったいどんなに見えるだろう。すばらしい思いつき。可哀想な思いつき。私は、あらたまった顔つきになって、わざと、大袈裟にきょろきょろしてみる。小さい並木路を下るときには、振り仰いで新緑の枝々を眺め、まあ、と小さい叫びを挙げてみて、土橋を渡るときには、しばらく小川をのぞいて、水鏡に顔をうつして、ワンワンと、犬の真似して吠えてみたり、遠くの畠を見るときは、目を小さくして、うっとりした風をして、いいわねえ、と呟いて溜息。神社では、また一休み。神社の森の中は、暗いので、あわてて立ち上って、おお、こわこわ、と言い肩を小さく窄めて、そそくさ森を通り抜け、森のそとの明るさに、わざと驚いたようなふうをして、いろいろ新しく新しく、と心掛けて田舎の道を、凝って歩いているうちに、なんだか、たまらなく淋しくなって来た。とうとう道傍の草原に、ペタリと坐ってしまった。草の上に坐ったら、つい今しがたまでの浮き浮きした気持が、コトンと音たてて消えて、ぎゅっとまじめになってしまった。そうして、このごろの自分を、静かに、ゆっくり思ってみた。なぜ、このごろの自分が、いけないのか。どうして、こんなに不安なのだろう。いつでも、何かにおびえている。この間も、誰かに言われた。「あなたは、だんだん俗っぽくなるのね」

Ce chemin de campagne qui mène à la maison, je le connais tellement par cœur, le parcourant jour après jour, que je ne saurais même plus dire s'il est paisible ou non. Ce ne sont que des arbres, une route, des champs. Aujourd'hui, je vais essayer de faire semblant d'être quelqu'un qui arrive ici pour la première fois. Disons que je suis la fille d'un marchand de sandales de Kanda, par exemple, et que je foule la terre de la banlieue pour la toute première fois de ma vie. Alors, de quoi cette campagne aurait-elle l'air ? Quelle idée merveilleuse. Quelle idée pitoyable. Je prends un air solennel et je me mets à regarder autour de moi avec une curiosité exagérée. En descendant l'allée bordée d'arbres, je lève les yeux vers les branches couvertes de jeunes feuilles et je pousse un petit cri d'admiration ; en traversant le pont de terre, je scrute un moment le ruisseau, j'observe mon visage dans le miroir de l'eau et je m'amuse à aboyer comme un chien. Quand je regarde les champs au loin, je plisse les yeux d'un air extasié et je murmure un soupir : « Que c'est beau... ». Arrivée au sanctuaire, je fais une nouvelle pause. Comme l'ombre du bosquet est sombre, je me relève précipitamment en m'écriant : « Oh, j'ai peur ! », je rentre les épaules et je traverse la forêt en hâte. Une fois revenue à la lumière, je fais semblant d'être surprise et, m'efforçant de tout percevoir avec une fraîcheur nouvelle, je m'applique à marcher sur ce chemin de campagne. Mais soudain, une solitude insupportable m'envahit. Finalement, je me laisse tomber dans l'herbe au bord de la route. À l'instant où je m'assieds, l'humeur légère qui m'habitait s'évanouit d'un coup, et je redeviens brusquement sérieuse. Alors, je me mets à réfléchir à la personne que je suis devenue ces derniers temps, calmement, lentement. Pourquoi est-ce que ça ne va pas ? Pourquoi cette anxiété ? Je suis toujours effrayée par quelque chose. L'autre jour encore, quelqu'un m'a dit : « Tu deviens de plus en plus commune, tu sais ».

そうかも知れない。私は、たしかに、いけなくなった。くだらなくなった。いけない、いけない。弱い、弱い。だしぬけに、大きな声が、ワッと出そうになった。ちぇっ、そんな叫び声あげたくらいで、自分の弱虫を、ごまかそうたって、だめだぞ。もっとどうにかなれ。私は、恋をしているのかも知れない。青草原に仰向けに寝ころがった。

「お父さん」と呼んでみる。お父さん、お父さん。夕焼の空は綺麗です。そうして、夕靄は、ピンク色。夕日の光が靄の中に溶けて、にじんで、そのために靄がこんなに、やわらかいピンク色になったのでしょう。そのピンクの靄がゆらゆら流れて、木立の間にもぐっていったり、路の上を歩いたり、草原を撫でたり、そうして、私のからだを、ふんわり包んでしまいます。私の髪の毛一本一本まで、ピンクの光は、そっと幽かにてらして、そうしてやわらかく撫でてくれます。それよりも、この空は、美しい。このお空には、私うまれてはじめて頭を下げたいのです。私は、いま神様を信じます。これは、この空の色は、なんという色なのかしら。薔薇。火事。虹。天使の翼。大伽藍。いいえ、そんなんじゃない。もっと、もっと神々しい。

「みんなを愛したい」と涙が出そうなくらい思いました。じっと空を見ていると、だんだん空が変ってゆくのです。だんだん青味がかってゆくのです。ただ、溜息ばかりで、裸になってしまいたくなりました。それから、いまほど木の葉や草が透明に、美しく見えたこともありません。そっと草に、さわってみました。

美しく生きたいと思います。

C’est sans doute vrai. Je ne vaux plus rien, c’est certain. Je suis devenue médiocre. C’est mal, c’est mal. Je suis faible, si faible. J'ai eu soudain envie de pousser un grand cri. Bah ! Ce n'est pas en hurlant que tu camoufleras ta propre lâcheté, ça ne sert à rien. Il faut que je change. Je suis peut-être amoureuse. Je m'allonge sur le dos dans la prairie verdoyante.

« Papa », j'appelle tout bas. Papa, Papa. Le ciel au crépuscule est magnifique. Et la brume du soir est rose. La lumière du soleil couchant s'est fondue dans la brume, elle s'y est diffusée, et c'est pour cela que la brume a pris cette couleur rose si tendre. Cette brume ondule, s'insinue entre les arbres, marche sur la route, caresse la prairie, et finit par envelopper mon corps avec douceur. Jusqu'au moindre de mes cheveux, cette lueur rose m'éclaire d'un reflet infime et me caresse tendrement. Mais plus que tout, ce ciel est beau. Devant ce ciel, pour la première fois de ma vie, j'ai envie de baisser la tête. À présent, je crois en Dieu. Quelle est donc cette couleur du ciel ? Une rose ? Un incendie ? Un arc-en-ciel ? Des ailes d'ange ? Une cathédrale ? Non, ce n'est rien de tout cela. C'est quelque chose de bien plus divin.

« Je voudrais aimer tout le monde », pensai-je au point d'en avoir les larmes aux yeux. À force de fixer le ciel, je le vois changer peu à peu. Il vire lentement au bleu. Je ne peux que soupirer, j'ai envie de me mettre à nu. Jamais les feuilles des arbres ni l'herbe ne m'ont paru aussi transparentes, aussi belles qu'à cet instant. J'ai effleuré l'herbe doucement.

Je veux vivre de façon magnifique.

家へ帰ってみると、お客様。お母さんも、もうかえって居られる。れいに依って、何か、にぎやかな笑い声。お母さんは、私と二人きりのときには、顔がどんなに笑っていても、声をたてない。けれども、お客様とお話しているときには、顔は、ちっとも笑ってなくて、声ばかり、かん高く笑っている。挨拶して、すぐ裏へまわり、井戸端で手を洗い、靴下脱いで、足を洗っていたら、さかなやさんが来て、お待ちどおさま、まいど、ありがとうと言って、大きなお魚を一匹、井戸端へ置いていった。なんという、おさかなか、わからないけれど、鱗のこまかいところ、これは北海のものの感じがする。お魚を、お皿に移して、また手を洗っていたら、北海道の夏の臭いがした。おととしの夏休みに、北海道のお姉さんの家へ遊びに行ったときのことを思い出す。苫小牧のお姉さんの家は、海岸に近いゆえか、始終お魚の臭いがしていた。お姉さんが、あのお家のがらんと広いお台所で、夕方ひとり、白い女らしい手で、上手にお魚をお料理していた様子も、はっきり浮かぶ。私は、あのとき、なぜかお姉さんに甘えたくて、たまらなく焦がれて、でもお姉さんには、あのころ、もう年ちゃんも生まれていて、お姉さんは、私のものではなかったのだから、それを思えば、ヒュウと冷いすきま風が感じられて、どうしても、姉さんの細い肩に抱きつくことができなくて、死ぬほど寂しい気持で、じっと、あのほの暗いお台所の隅に立ったまま、気の遠くなるほどお姉さんの白くやさしく動く指先を見つめていたことも、思い出される。過ぎ去ったことは、みんな懐かしい。肉親って、不思議なもの。他人ならば、遠く離れるとしだいに淡く、忘れてゆくものなのに、肉親は、なおさら、懐かしい美しいところばかり思い出されるのだから。

En rentrant à la maison, je trouve un invité. Maman est déjà rentrée elle aussi. Comme d'habitude, j'entends des éclats de rire sonores. Quand nous sommes seules toutes les deux, maman ne fait jamais de bruit, même si son visage sourit de toutes ses forces. Mais quand elle parle à un invité, son visage ne sourit pas du tout, c'est seulement sa voix qui rit, très haut. Je salue et je passe aussitôt par l'arrière ; alors que je me lavais les mains au puits et que je retirais mes chaussettes pour me laver les pieds, le poissonnier est arrivé. « Désolé de vous avoir fait attendre, merci pour votre fidélité », dit-il en déposant un gros poisson près du puits. Je ne saurais dire de quelle espèce il s'agit, mais la finesse de ses écailles me donne l'impression qu'il vient des mers du Nord. En transférant le poisson sur un plat, je me suis lavé les mains à nouveau et j'ai senti l'odeur de l'été en Hokkaido. Cela m'a rappelé les vacances d'il y a deux ans, quand j'étais allée chez ma sœur là-bas. Sa maison à Tomakomai sentait toujours le poisson, sans doute à cause de la proximité de la côte. Je revois clairement ma sœur, le soir, seule dans sa grande cuisine vide, préparant le poisson avec ses mains blanches et féminines, avec tant d'adresse. À ce moment-là, je ne sais pas pourquoi, je brûlais d'envie de me blottir contre elle, mais elle avait déjà le petit Toshi à l'époque, elle ne m'appartenait plus tout à fait. À cette pensée, je sentais comme un courant d'air froid me traverser ; je ne pouvais me résoudre à enlacer ses frêles épaules. Alors, le cœur serré par une solitude mortelle, je restais là, debout dans un coin sombre de la cuisine, à fixer ses doigts blancs et graciles qui bougeaient jusqu'à m'en donner le vertige. Tout ce qui appartient au passé est empreint de nostalgie. Les liens du sang sont une chose étrange. S'il s'agissait d'étrangers, l'éloignement finirait par effacer leurs traits, mais pour les parents, on ne se souvient que de ce qu'il y a de plus beau et de plus cher.

井戸端の茱萸の実が、ほんのりあかく色づいている。もう二週間もしたら、たべられるようになるかも知れない。去年は、おかしかった。私が夕方ひとりで茱萸をとってたべていたら、ジャピイ黙って見ているので、可哀想で一つやった。そしたら、ジャピイ食べちゃった。また二つやったら、食べた。あんまり面白くて、この木をゆすぶって、ポタポタ落としたら、ジャピイ夢中になって食べはじめた。ばかなやつ。茱萸を食べる犬なんて、はじめてだ。私も背伸びしては、茱萸をとって食べている。ジャピイも下で食べている。可笑しかった。そのこと、思い出したら、ジャピイを懐かしくて、

「ジャピイ!」と呼んだ。

ジャピイは、玄関のほうから、気取って走って来た。急に、歯ぎしりするほどジャピイを可愛くなっちゃって、シッポを強く掴むと、ジャピイは私の手を柔かく噛んだ。涙が出そうな気持になって、頭を打ってやる。ジャピイは、平気で、井戸端の水を音をたてて呑む。

お部屋へはいると、ぼっと電燈が、ともっている。しんとしている。お父さんいない。やっぱり、お父さんがいないと、家の中に、どこか大きい空席が、ポカンと残って在るような気がして、身悶えしたくなる。和服に着換え、脱ぎ捨てた下着の薔薇にきれいなキスして、それから鏡台のまえに坐ったら、客間のほうからお母さんたちの笑い声が、どっと起って、私は、なんだか、むかっとなった。お母さんは、私と二人きりのときはいいけれど、お客が来たときには、へんに私から遠くなって、冷くよそよそしく、私はそんな時に、一ばんお父さんが懐かしく悲しくなる。

Les baies du goumi, près du puits, ont pris une légère teinte rousse. Dans deux semaines, peut-être, elles seront bonnes à manger. L’année dernière, c’était amusant. Un soir, alors que je les cueillais seule pour les manger, Japy me regardait en silence ; il me faisait de la peine, alors je lui en ai donné une. Et Japy l’a mangée ! Je lui en ai donné deux autres, il les a mangées aussi. J’ai trouvé cela si drôle que j’ai secoué l’arbre ; les baies sont tombées en pluie et Japy s’est mis à les dévorer avec passion. Quel idiot. C’est la première fois que je vois un chien manger des baies de goumi. Moi aussi, je me hissais sur la pointe des pieds pour cueillir et manger les fruits. Japy faisait de même en bas. C’était comique. En y repensant, j'ai eu un élan de tendresse pour lui.

— Japy ! ai-je appelé.

Japy est arrivé en courant du côté de l’entrée, d’un air fier. Soudain, je l’ai trouvé si mignon que j’en ai grincé des dents ; j'ai saisi fermement sa queue et il m'a mordillé doucement la main. J'en ai eu les larmes aux yeux et je lui ai tapoté la tête. Japy, imperturbable, s’est mis à laper bruyamment l’eau près du puits.

En entrant dans la chambre, la lampe électrique brillait d'un éclat sourd. Tout était silencieux. Papa n'est pas là. Décidément, comme Papa n'est pas là, j'ai l'impression qu'une immense place vide demeure béante dans la maison, au point d'avoir envie de me tordre de douleur. Je me change pour mettre un kimono, je donne un baiser léger à la rose de mes dessous que j'ai retirés, puis je m'assieds devant la coiffeuse. C’est alors que du salon, les éclats de rire de maman et de son invité ont retenti, et j’ai senti une bouffée d'irritation. Maman est parfaite quand nous sommes seules, mais quand elle a des invités, elle s'éloigne étrangement de moi et devient froide et distante ; c’est dans ces moments-là que Papa me manque le plus, et que je me sens le plus triste.

鏡を覗くと、私の顔は、おや、と思うほど活き活きしている。顔は、他人だ。私自身の悲しさや苦しさや、そんな心持とは、全然関係なく、別個に自由に活きている。きょうは頬紅も、つけないのに、こんなに頬がぱっと赤くて、それに、唇も小さく赤く光って、可愛い。眼鏡をはずして、そっと笑ってみる。眼が、とってもいい。青く青く、澄んでいる。美しい夕空を、ながいこと見つめたから、こんなにいい目になったのかしら。しめたものだ。

少し浮き浮きして台所へ行き、お米をといでいるうちに、また悲しくなってしまった。せんの小金井の家が懐かしい。胸が焼けるほど恋しい。あの、いいお家には、お父さんもいらしったし、お姉さんもいた。お母さんだって、若かった。私が学校から帰って来ると、お母さんと、お姉さんと、何か面白そうに台所か、茶の間で話をしている。おやつを貰って、ひとしきり二人に甘えたり、お姉さんに喧嘩ふっかけたり、それからきまって叱られて、外へ飛び出して遠くへ遠くへ自転車乗り。夕方には帰って来て、それから楽しく御飯だ。本当に楽しかった。自分を見詰めたり、不潔にぎくしゃくすることも無く、ただ、甘えて居ればよかったのだ。なんという大きい特権を私は享受していたことだろう。しかも平気で。心配もなく、寂しさもなく、苦しみもなかった。お父さんは、立派なよいお父さんだった。お姉さんは、優しく、私は、いつもお姉さんにぶらさがってばかりいた。

En scrutant le miroir, je m'aperçois que mon visage est d'une vitalité surprenante. Ce visage est celui d'une étrangère. Il vit de façon indépendante et libre, sans aucun rapport avec ma propre tristesse ou ma souffrance. Aujourd'hui, bien que je n'aie pas mis de fard, mes joues sont d'un rouge vif, et mes lèvres brillent, petites et vermeilles ; je suis mignonne. Je retire mes lunettes et j'essaie de sourire doucement. Mes yeux sont magnifiques. D'un bleu limpide. Est-ce parce que j'ai fixé si longtemps le beau ciel du soir qu'ils sont devenus ainsi ? C'est une petite victoire.

Je me sens un peu plus légère en allant à la cuisine, mais en lavant le riz, la tristesse m'a reprise. Notre ancienne maison de Koganei me manque. J'en ai la nostalgie au point d'en avoir le cœur brûlant. Dans cette belle maison, Papa était là, et ma sœur aussi. Même maman était plus jeune. Quand je rentrais de l'école, maman et ma sœur discutaient joyeusement dans la cuisine ou le salon. Je recevais un goûter, je me faisais câliner par l'une ou l'autre, je cherchais querelle à ma sœur, puis je me faisais inévitablement gronder avant de m'enfuir au loin sur ma bicyclette. Je rentrais le soir, et nous dînions dans l'allégresse. C'était vraiment le bonheur. Je n'avais pas besoin de m'ausculter sans cesse, ni de me sentir mal à l'aise ou impure ; il me suffisait de me laisser choyer. Quel immense privilège j'ai savouré là ! Et je le faisais sans y penser. Sans inquiétude, sans solitude, sans souffrance. Papa était un homme admirable. Ma sœur était douce, et je ne faisais que me suspendre à son cou.

けれども、すこしずつ大きくなるにつれて、だいいち私が自身いやらしくなって、私の特権はいつの間にか消失して、あかはだか、醜い醜い。ちっとも、ひとに甘えることができなくなって、考えこんでばかりいて、くるしいことばかり多くなった。お姉さんは、お嫁にいってしまったし、お父さんは、もういない。たったお母さんと私だけになってしまった。お母さんもお淋しいことばかりなのだろう。こないだもお母さんは、「もうこれからさきは、生きる楽しみがなくなってしまった。あなたを見たって、私は、ほんとうは、あまり楽しみを感じない。ゆるしてお呉れ。幸福も、お父さんがいらっしゃらなければ、来ないほうがよい」とおっしゃった。蚊が出て来ると、ふとお父さんを思い出し、ほどきものをすると、お父さんを思い出し、爪を切るときにもお父さんを思い出し、お茶がおいしいときにも、きっとお父さんを思い出すそうである。私が、どんなにお母さんの気持をいたわって、話し相手になってあげても、やっぱりお父さんとは違うのだ。夫婦愛というものは、この世の中で一ばん強いもので、肉親の愛よりも、尊いものにちがいない。生意気なこと考えたので、ひとりで顔があかくなって来て、私は、濡れた手で髪をかきあげる。しゅっしゅっとお米をとぎながら、私は、お母さんが可愛く、いじらしくなって、大事にしようと、しんから思う。こんなウェーヴかけた髪なんか、さっそく解きほぐしてしまって、そうして髪の毛をもっと長く伸ばそう。お母さんは、せんから、私の髪の短いのを厭がっていらしたから、うんと伸ばして、きちんと結って見せたら、よろこぶだろう。けれども、そんなことまでして、お母さんを、いたわるのも厭だな。いやらしい。

Pourtant, à mesure que j'ai grandi, je me suis d'abord mise à me détester moi-même ; mon privilège s'est évaporé sans que je m'en aperçoive, me laissant à nu, laide, si laide. Je suis devenue incapable de me laisser choyer par les autres, je ne fais plus que m'enfermer dans mes pensées, et mes tourments se sont multipliés. Ma sœur s'est mariée, et Papa n'est plus là. Nous ne sommes plus que maman et moi. Maman aussi doit ne connaître que la solitude. L'autre jour, elle me disait : « Désormais, je n'ai plus aucune joie de vivre. En vérité, même en te regardant, je ne ressens plus un grand plaisir. Pardonne-moi. Si ton père n'est plus là, je préfère que le bonheur ne vienne pas. » Quand les moustiques apparaissent, elle pense soudain à lui ; quand elle découd un vêtement, elle pense à lui ; quand elle se coupe les ongles, elle pense à lui ; et même quand le thé est bon, elle pense inévitablement à lui. J'ai beau prendre soin d'elle et lui tenir compagnie, je ne remplacerai jamais Papa. L'amour conjugal est la force la plus puissante au monde, plus sacrée sans doute que l'amour filial. Penser à de telles choses me fait rougir toute seule, et je repousse mes cheveux de mes mains mouillées. Tout en lavant le riz d'un geste sec, je trouve maman si mignonne et si touchante que je me jure du fond du cœur de la chérir. Cette coiffure ondulée, je vais la défaire tout de suite et laisser pousser mes cheveux. Maman a toujours détesté mes cheveux courts ; si je les laisse pousser et que je les attache proprement, elle sera heureuse. Mais d'un autre côté, prendre soin de maman jusqu'à ce point me pèse. C’est déplaisant.

考えてみると、このごろの、私のいらいらは、ずいぶんお母さんと関係がある。お母さんの気持に、ぴったり添ったいい娘でありたいし、それだからとて、へんに御機嫌とるのもいやなのだ。だまっていても、お母さん、私の気持をちゃんとわかって安心していらしったら、一番いいのだ。私は、どんなに、わがままでも、決して世間の物笑いになるようなことはしないのだし、つらくても、淋しくっても、だいじのところは、きちんと守って、そうしてお母さんと、この家とを、愛して愛して、愛しているのだから、お母さんも、私を絶対に信じて、ぼんやりのんきにしていらしったら、それでいいのだ。私は、きっと立派にやる。身を粉にしてつとめる。それがいまの私にとっても、一ばん大きいよろこびなんだし、生きる道だと思っているのに、お母さんたら、ちっとも私を信頼しないで、まだまだ、子供あつかいにしている。私が子供っぽいこと言うと、お母さんはよろこんで、こないだも、私が、ばからしい、わざとウクレレ持ち出して、ポンポンやってはしゃいで見せたら、お母さんは、しんから嬉しそうにして、

「おや、雨かな? 雨だれの音が聞えるね」と、とぼけて言って、私をからかって、私が、本気でウクレレなんかに熱中して居るとでも思っているらしい様子なので、私は、あさましくて、泣きたくなった。お母さん、私は、もう大人なのですよ。世の中のこと、なんでも、もう知っているのですよ。安心して、私になんでも相談して下さい。うちの経済のことなんかでも、私に全部打ち明けて、こんな状態だから、おまえもと言って下さったなら、私は決して、靴なんかねだりはしません。しっかりした、つましい、つましい娘になります。ほんとうに、それは、たしかなのです。それなのに。ああ、それなのに、という歌があったのを思い出して、ひとりでくすくす笑ってしまった。気がつくと、私はぼんやりお鍋に両手をつっこんだままで、ばかみたいに、あれこれ考えていたのである。

À bien y réfléchir, mon irritabilité de ces derniers temps est étroitement liée à maman. Je voudrais être une fille parfaite, tout à fait en accord avec ses sentiments, mais je déteste l'idée de lui faire la cour de façon hypocrite. Le mieux serait que, sans que j'aie besoin de rien dire, maman comprenne ce que je ressens et soit rassurée. Peu importe mon égoïsme, je ne ferai jamais rien qui puisse prêter à rire aux yeux du monde ; même si c'est dur, même si je suis seule, je protégerai l'essentiel, et comme j'aime, j'aime, j'aime maman et cette maison, elle n'aura qu'à me faire une confiance absolue et rester l'esprit tranquille. Je m'en sortirai très bien, j'en suis sûre. Je me tuerai à la tâche s'il le faut. C’est pour moi la plus grande des joies et ma raison de vivre, et pourtant, maman ne me fait aucune confiance et continue de me traiter comme une enfant. Quand je dis des choses enfantines, elle est ravie ; l'autre jour, quand j'ai fait l'idiote en sortant exprès mon ukulélé pour en jouer joyeusement, elle a semblé sincèrement heureuse :

— « Tiens, est-ce de la pluie ? On dirait qu'on entend le bruit des gouttes », dit-elle d'un air faussement naïf pour me taquiner.

Elle semble croire que je suis sérieusement passionnée par l'ukulélé, et j'en ai ressenti une telle amertume que j'ai eu envie de pleurer. Maman, je suis une adulte, désormais. Je sais tout ce qu'il y a à savoir sur le monde. Soyez tranquille, vous pouvez tout me confier. Si vous me parliez franchement de notre situation financière, si vous m'expliquiez que les temps sont durs, je ne vous réclamerais jamais de nouvelles chaussures. Je deviendrais une fille solide, économe, on ne peut plus économe. C’est la vérité, j'en suis certaine. Et pourtant... Ah, je me suis souvenue qu'il y avait une chanson qui commençait par « Et pourtant », et je me suis mise à glousser toute seule. Je me suis rendu compte alors que j'étais là, hagarde, les mains plongées dans ma bassine, à divaguer bêtement.

いけない、いけない。お客様へ、早く夕食差し上げなければ。さっきの大きいお魚は、どうするのだろう。とにかく三枚におろして、お味噌につけて置くことにしよう。そうして食べると、きっとおいしい。料理は、すべて、勘で行かなければいけない。キウリが少し残っているから、あれでもって、三杯酢。それから、私の自慢の卵焼き。それから、もう一品。あ、そうだ。ロココ料理にしよう。これは、私の考案したものでございまして。お皿ひとつひとつに、それぞれ、ハムや卵や、パセリや、キャベツ、ほうれんそう、お台所に残って在るもの一切合切、いろとりどりに、美しく配合させて、手際よく並べて出すのであって、手数は要らず、経済だし、ちっとも、おいしくはないけれども、でも食卓は、ずいぶん賑やかに華麗になって、何だか、たいへん贅沢な御馳走のように見えるのだ。卵のかげにパセリの青草、その傍に、ハムの赤い珊瑚礁がちらと顔を出していて、キャベツの黄色い葉は、牡丹の花瓣のように、鳥の羽の扇子のようにお皿に敷かれて、緑したたる菠薐草は、牧場か湖水か。こんなお皿が、二つも三つも並べられて食卓に出されると、お客様はゆくりなく、ルイ王朝を思い出す。まさか、それほどでもないけれど、どうせ私は、おいしい御馳走なんて作れないのだから、せめて、ていさいだけでも美しくして、お客様を眩惑させて、ごまかしてしまうのだ。料理は、見かけが第一である。たいてい、それで、ごまかせます。けれども、このロココ料理には、よほど絵心が必要だ。色彩の配合について、人一倍、敏感でなければ、失敗する。せめて私くらいのデリカシイが無ければね。ロココという言葉を、こないだ辞典でしらべてみたら、華麗のみにて内容空疎の装飾様式、と定義されていたので、笑っちゃった。名答である。美しさに、内容なんてあってたまるものか。純粋の美しさは、いつも無意味で、無道徳だ。きまっている。だから、私は、ロココが好きだ。

Ça ne va pas, ça ne va pas. Je dois servir le dîner à nos invités sans tarder. Que vais-je faire de ce gros poisson ? Pour commencer, je vais lever les filets et les mettre à mariner dans du miso. Ce sera sûrement délicieux ainsi. En cuisine, il faut tout faire à l'instinct. Comme il reste un peu de concombre, j'en ferai une salade au vinaigre et au sucre. Ensuite, mon omelette roulée dont je suis si fière. Et puis, un dernier plat. Ah, je sais ! Je vais faire de la cuisine « Rococo ». C’est une de mes inventions. Sur chaque assiette, je dispose harmonieusement du jambon, des œufs, du persil, du chou, des épinards — tout ce qui traîne dans la cuisine, sans exception. J'agence les couleurs avec agilité ; cela ne demande pas de travail, c'est économique, et même si ce n'est pas bon du tout, la table devient si animée et florissante que l'on dirait un festin luxueux. Derrière l'œuf, l'herbe verte du persil ; à côté, un récif de corail rouge fait de jambon montre le bout de son nez ; les feuilles jaunes du chou sont étalées sur l'assiette comme des pétales de pivoine ou des éventails en plumes d'oiseau, tandis que les épinards d'un vert ruisselant figurent une prairie ou un lac. Quand deux ou trois assiettes de ce genre sont alignées sur la table, les invités se croient soudain au temps des Louis. Bon, j'exagère peut-être, mais comme je suis incapable de cuisiner des mets délicieux, je soigne au moins l'apparence pour éblouir les invités et les tromper. En cuisine, le paraître est primordial. On peut presque tout camoufler ainsi. Cependant, cette cuisine rococo exige un certain sens artistique. Si l'on n'est pas plus sensible qu'un autre à l'accord des couleurs, c'est l'échec assuré. Il faut au moins avoir une délicatesse semblable à la mienne. L'autre jour, en cherchant le mot « Rococo » dans le dictionnaire, j'ai trouvé cette définition : « Style décoratif caractérisé par la magnificence mais dépourvu de substance ». J'en ai ri. Quelle réponse parfaite ! Comme si la beauté pouvait avoir besoin de substance. La beauté pure est toujours dénuée de sens et de moralité. C’est une certitude. Voilà pourquoi j'aime le Rococo.

いつもそうだが、私はお料理して、あれこれ味をみているうちに、なんだかひどい虚無にやられる。死にそうに疲れて、陰鬱になる。あらゆる努力の飽和状態におちいるのである。もう、もう、なんでも、どうでも、よくなって来る。ついには、ええっ! と、やけくそになって、味でも体裁でも、めちゃめちゃに、投げとばして、ばたばたやってしまって、じつに不機嫌な顔して、お客に差し出す。

きょうのお客様は、ことにも憂うつ。大森の今井田さん御夫婦に、ことし七つの良夫さん。今井田さんは、もう四十ちかいのに、好男子みたいに色が白くて、いやらしい。なぜ、敷島なぞを吸うのだろう。両切の煙草でないと、なんだか、不潔な感じがする。煙草は、両切に限る。敷島なぞを吸っていると、そのひとの人格までが、疑わしくなるのだ。いちいち天井を向いて煙を吐いて、はあ、はあ、なるほど、なんて言っている。いまは、夜学の先生をしているそうだ。奥さんは、小さくて、おどおどして、そして下品だ。つまらないことにでも、顔を畳にくっつけるようにして、からだをくねらせて、笑いむせぶのだ。可笑しいことなんてあるものか。そうして大袈裟に笑い伏すのが、何か上品なことだろうと、思いちがいしているのだ。いまのこの世の中で、こんな階級の人たちが、一ばん悪いのではないかしら。一ばん汚い。プチ・ブルというのかしら。小役人というのかしら。

敷島- cigarettes Shikishima : cigarettes japonaises à bout filtre (considérées moins authentiques que les sans-filtre …)

プチ・ブル – puchi-buru : petite bourgeoisie, terme marxiste en vogue dans le Japon des années 30-40

C’est toujours la même chose : à force de cuisiner et de goûter à tout, je finis par être envahie par un nihilisme terrible. Je suis épuisée à mort, je deviens lugubre. J'atteins un point de saturation de tout effort. Alors, tout, absolument tout, finit par m'être égal. À la fin, j'envoie tout promener avec un « Et puis zut ! » désespéré, je bousille le goût et l'apparence, je range tout en fracas et je sers les plats aux invités avec un visage on ne peut plus renfrogné.

Les invités d'aujourd'hui sont particulièrement déprimants. Monsieur et Madame Imaida, d'Omori, avec leur fils Yoshio qui a sept ans cette année. Monsieur Imaida frise la quarantaine, mais il a le teint blanc comme un joli cœur, c'est répugnant. Pourquoi fume-t-il des « Shikishima » ? Ce ne sont pas des cigarettes sans filtre, je trouve donc que cela dégage quelque chose de malpropre. Il n'y a que les cigarettes sans filtre qui vaillent. En fumant des « Shikishima », on en vient à douter de la personnalité même de celui qui les tient. Il recrache sa fumée en fixant le plafond et lâche des « Ah, ah, je vois » à tout bout de champ. Paraît-il qu'il est professeur dans une école du soir. Sa femme est petite, intimidée, et vulgaire. Elle se tortille et s'étouffe de rire pour des futilités, le visage presque collé aux tatamis. Qu'est-ce qu'il peut bien y avoir de drôle ? Elle s'imagine sans doute que s'effondrer ainsi dans un rire exagéré est une marque de distinction. Dans le monde d'aujourd'hui, n'est-ce pas ce genre de personnes qui est le plus néfaste ? Le plus sale. C'est ce qu'on appelle la petite bourgeoisie, je suppose ? Ou des petits fonctionnaires.

子供なんかも、へんに小ましゃくれて、素直な元気なところが、ちっともない。そう思っていながらも、私はそんな気持を、みんな抑えて、お辞儀をしたり、笑ったり、話したり、良夫さんを可愛い可愛いと言って頭を撫でてやったり、まるで嘘ついて皆をだましているのだから、今井田御夫婦なんかでも、まだまだ、私よりは清純かも知れない。みなさん私のロココ料理をたべて、私の腕前をほめてくれて、私はわびしいやら、腹立たしいやら、泣きたい気持なのだけれど、それでも、努めて、嬉しそうな顔をして見せて、やがて私も御相伴して一緒にごはんを食べたのであるが、今井田さんの奥さんの、しつこい無智なお世辞には、さすがにむかむかして、よし、もう嘘は、つくまいと屹っとなって、

「こんなお料理、ちっともおいしくございません。なんにもないので、私の窮余の一策なんですよ」と、私は、ありのまま事実を、言ったつもりなのに、今井田さん御夫婦は、窮余の一策とは、うまいことをおっしゃる、と手を拍たんばかりに笑い興じるのである。私は、口惜しくて、お箸とお茶碗ほおり出して、大声あげて泣こうかしらと思った。

窮余の一策 - Kyūyo no issaku : solution de dernier recours

Même l'enfant est d'une insolence affectée ; il n'a rien du naturel ou de la vitalité de la jeunesse. Et pourtant, tout en pensant cela, je refoule mes sentiments : je fais des courbettes, je souris, je bavarde, je caresse la tête du petit Yoshio en disant qu'il est « adorable, tout à fait adorable ». Vu que je passe mon temps à mentir pour tromper tout le monde, il est possible que Monsieur et Madame Imaida soient au fond bien plus purs que moi. Ils ont mangé ma cuisine rococo en vantant mes talents de cuisinière ; j'en ressentais une telle misère, une telle colère, j'avais une telle envie de pleurer... et pourtant, je m'efforçais de paraître ravie. Je me suis finalement jointe à eux pour dîner, mais les flatteries insistantes et ignorantes de la femme d'Imaida m'ont donné la nausée. « C’est fini, je ne mentirai plus », me suis-je dit en me redressant :

— « Cette cuisine n'est pas bonne du tout. Comme nous n'avions rien, c'est juste un expédient désespéré de ma part », lançai-je. Je pensais dire la vérité toute nue, mais les époux Imaida se sont mis à rire aux éclats, applaudissant presque : « Un expédient désespéré ! Quelle belle expression ! ». J'étais si mortifiée que j'ai failli envoyer valser mes baguettes et mon bol pour éclater en sanglots.

じっとこらえて、無理に、にやにや笑って見せたら、お母さんまでが、

「この子も、だんだん役に立つようになりましたよ」と、お母さん、私のかなしい気持、ちゃんとわかっていらっしゃる癖に、今井田さんの気持を迎えるために、そんなくだらないことを言って、ほほと笑った。お母さん、そんなにまでして、こんな今井田なんかの御機嫌とることは、ないんだ。お客さんと対しているときのお母さんは、お母さんじゃない。ただの弱い女だ。お父さんが、いなくなったからって、こんなにも卑屈になるものか。情なくなって、何も言えなくなっちゃった。帰って下さい、帰って下さい。私の父は、立派なお方だ。やさしくて、そうして人格が高いんだ。お父さんがいないからって、そんなに私たちをばかにするんだったら、いますぐ帰って下さい。よっぽど今井田に、そう言ってやろうと思った。それでも私は、やっぱり弱くて、良夫さんにハムを切ってあげたり、奥さんにお漬物とってあげたり奉仕をするのだ。

ごはんがすんでから、私はすぐに台所へひっこんで、あと片附けをはじめた。早く独りになりたかったのだ。何も、お高くとまっているのではないけれども、あんな人たちとこれ以上、無理に話を合せてみたり、一緒に笑ってみたりする必要もないように思われる。あんな者にも、礼儀を、いやいや、へつらいを致す必要なんて絶対にない。いやだ。もう、これ以上は厭だ。私は、つとめられるだけは、つとめたのだ。

Je me suis contenue, m'efforçant de garder un sourire crispé, et maman a ajouté :

— « Elle commence enfin à se rendre utile, vous savez. » Maman, alors qu'elle connaît parfaitement ma tristesse, a dit cette banalité avec un petit rire simplement pour complaire aux Imaida. Maman, il n'est pas nécessaire de se donner tant de mal pour flatter des gens pareils. Face aux invités, maman n'est plus maman. Elle n'est qu'une femme faible. Est-ce parce que Papa n'est plus là qu'on devient si servile ? J'étais si accablée que je ne pouvais plus décrocher un mot. Partez, je vous en prie, partez ! Mon père était un homme admirable. Il était doux et d'une grande noblesse de caractère. Si c'est parce qu'il n'est plus là que vous nous méprisez à ce point, alors rentrez chez vous immédiatement ! J'ai bien failli jeter cela à la figure d'Imaida. Et pourtant, je suis restée faible : j'ai coupé le jambon pour Yoshio, j'ai servi les légumes saumurés à la dame... je faisais mon office.

Le repas terminé, je me suis aussitôt retirée en cuisine pour faire la vaisselle. Je voulais être enfin seule. Ce n'est pas que je sois imbue de moi-même, mais il me semble inutile de continuer à essayer de m'accorder à ces gens ou de rire avec eux. Il n'y a absolument aucune nécessité d'être polie — non, d'être obséquieuse — envers des êtres pareils. C'est fini. Je n'en peux plus. J'ai fait tout ce que j'ai pu.

お母さんだって、きょうの私のがまんして愛想よくしている態度を、嬉しそうに見ていたじゃないか。あれだけでも、よかったんだろうか。強く、世間のつきあいは、つきあい、自分は自分と、はっきり区別して置いて、ちゃんちゃん気持よく物事に対応して処理して行くほうがいいのか、または、人に悪く言われても、いつでも自分を失わず、韜晦しないで行くほうがいいのか、どっちがいいのか、わからない。一生、自分と同じくらい弱いやさしい温かい人たちの中でだけ生活して行ける身分の人は、うらやましい。苦労なんて、苦労せずに一生すませるんだったら、わざわざ求めて苦労する必要なんて無いんだ。そのほうが、いいんだ。

自分の気持を殺して、人につとめることは、きっといいことに違いないんだけれど、これからさき、毎日、今井田御夫婦みたいな人たちに無理に笑いかけたり、相槌うたなければならないのだったら、私は、気ちがいになるかも知れない。自分なんて、とても監獄に入れないな、と可笑しいことを、ふと思う。監獄どころか、女中さんにもなれない。奥さんにもなれない。いや、奥さんの場合は、ちがうんだ。この人のために一生つくすのだ、とちゃんと覚悟がきまったら、どんなに苦しくとも、真黒になって働いて、そうして充分に生き甲斐があるのだから、希望があるのだから、私だって、立派にやれる。あたりまえのことだ。朝から晩まで、くるくるコマ鼠のように働いてあげる。じゃんじゃんお洗濯をする。たくさんよごれものがたまった時ほど、不愉快なことがない。焦ら焦らして、ヒステリイになったみたいに落ちつかない。死んでも死にきれない思いがする。よごれものを、全部、一つものこさず洗ってしまって、物干竿にかけるときは、私は、もうこれで、いつ死んでもいいと思うのである。

コマ鼠 – Komanézumi : litt. souris-toupie, quelqu'un qui s'agite sans arrêt au travail

Pourtant, maman n'avait-elle pas l'air heureuse en me voyant prendre sur moi pour être aimable aujourd'hui ? Était-ce suffisant ? Vaut-il mieux séparer nettement les relations sociales de son moi véritable et traiter les choses avec aisance et bonne humeur, ou bien vaut-il mieux ne jamais se perdre et ne jamais se cacher, quitte à être mal vue par les autres ? Je ne sais pas. J'envie ceux dont la position sociale leur permet de ne vivre qu'entourés de gens aussi faibles, doux et chaleureux qu'eux-mêmes. Si l'on peut passer sa vie sans connaître la souffrance, il n'y a aucune raison de la chercher délibérément. C’est bien mieux ainsi.

Tuer ses propres sentiments pour servir les autres est certainement une bonne chose, mais si je dois désormais, jour après jour, sourire de force à des gens comme les époux Imaida et acquiescer à leurs bêtises, je finirai par devenir folle. Je me suis soudain dit, bizarrement, que je serais incapable de survivre en prison. Mais bien avant la prison, je ne pourrais même pas être servante. Ni même épouse. Enfin non, pour une épouse, c'est différent. Si j'avais la ferme résolution de me dévouer corps et âme à quelqu'un, alors, peu importe la dureté de la tâche, je travaillerais jusqu'à l'épuisement ; cela en vaudrait la peine, il y aurait de l'espoir, et j'en serais parfaitement capable. C’est évident. Je travaillerais du matin au soir comme une petite souris. Je ferais des montagnes de lessive. Rien ne m'est plus désagréable que de voir le linge sale s'accumuler. Cela m'agite, me rend nerveuse, presque hystérique. J'ai l'impression que je ne pourrais pas mourir en paix. Mais quand j'ai lavé tout le linge, sans qu'il reste une seule pièce, et que je l'étends sur les perches, je me dis que je pourrais mourir à l'instant même, l'esprit serein.

今井田さん、おかえりになる。何やら用事があるとかで、お母さんを連れて出掛けてしまう。はいはい附いて行くお母さんもお母さんだし、今井田が何かとお母さんを利用するのは、こんどだけでは無いけれど、今井田御夫婦のあつかましさが、厭で厭で、ぶんなぐりたい気持がする。門のところまで、皆さんをお送りして、ひとりぼんやり夕闇の路を眺めていたら、泣いてみたくなってしまう。

郵便函には、夕刊と、お手紙二通。一通はお母さんへ、松坂屋から夏物売出しのご案内。一通は、私へ、いとこの順二さんから。こんど前橋の連隊へ転任することになりました。お母さんによろしく、と簡単な通知である。将校さんだって、そんなに素晴らしい生活内容などは、期待できないけれど、でも、毎日毎日、厳酷に無駄なく起居するその規律がうらやましい。いつも身が、ちゃんちゃんと決っているのだから、気持の上から楽なことだろうと思う。私みたいに、何もしたくなければ、いっそ何もしなくてすむのだし、どんな悪いことでもできる状態に置かれているのだし、また、勉強しようと思えば、無限といっていいくらいに勉強の時間があるのだし、慾を言ったら、よほどの望みでもかなえてもらえるような気がするし、ここからここまでという努力の限界を与えられたら、どんなに気持が助かるかわからない。うんと固くしばってくれると、かえって有難いのだ。

Monsieur Imaida finit par s'en aller. Sous prétexte d'une affaire à régler, il emmène maman avec lui. Que maman le suive ainsi, docilement, est une chose, mais ce n'est pas la première fois qu'Imaida l'utilise à ses fins ; l'effronterie de ce couple me dégoûte tellement que j'ai des envies de meurtre. Après les avoir raccompagnés jusqu'au portail, je suis restée un moment à contempler le chemin dans le crépuscule, avec une envie soudaine de pleurer.

Dans la boîte aux lettres : le journal du soir et deux lettres. L'une pour maman, une invitation des magasins Matsuzakaya pour les ventes d'été. L'autre pour moi, de la part de mon cousin Junji. Un simple avis pour me dire qu'il est muté dans un régiment à Maebashi et qu'il passe le bonjour à maman. On ne peut sans doute pas s'attendre à une vie exaltante, même pour un officier, mais j'envie cette discipline quotidienne, rigoureuse et sans perte de temps. Comme chaque geste de leur existence est réglé d'avance, cela doit être un soulagement pour l'esprit. Dans ma situation, si je n'ai envie de rien faire, je peux ne rien faire ; je suis libre de commettre n'importe quelle mauvaise action ; et si je veux étudier, j'ai devant moi un temps quasi infini. À vrai dire, j'ai l'impression que si j'en avais l'audace, tous mes vœux pourraient être exaucés. Si seulement on m'imposait des limites d'efforts, de tel point à tel point, je me sentirais tellement plus légère. Être fermement ligotée serait, au fond, une bénédiction.

戦地で働いている兵隊さんたちの欲望は、たった一つ、それはぐっすり眠りたい欲望だけだ、と何かの本に書かれて在ったけれど、その兵隊さんの苦労をお気の毒に思う半面、私は、ずいぶんうらやましく思った。いやらしい、煩瑣な堂々めぐりの、根も葉もない思案の洪水から、きれいに別れて、ただ眠りたい眠りたいと渇望している状態は、じつに清潔で、単純で、思うさえ爽快を覚えるのだ。私など、これはいちど、軍隊生活でもして、さんざ鍛われたら、少しは、はっきりした美しい娘になれるかも知れない。軍隊生活しなくても、新ちゃんみたいに、素直な人だってあるのに、私は、よくよく、いけない女だ。わるい子だ。新ちゃんは、順二さんの弟で、私とは同じとしなんだけれど、どうしてあんなに、いい子なんだろう。私は、親類中で、いや、世界中で、一ばん新ちゃんを好きだ。新ちゃん、目が見えないんだ。わかいのに、失明するなんて、なんということだろう。こんな静かな晩は、お部屋にお一人でいらして、どんな気持だろう。私たちなら、侘びしくても、本を読んだり、景色を眺めたりして、幾分それをまぎらかすことが出来るけれど、新ちゃんには、それができないんだ。ただ、黙っているだけなんだ。これまで人一倍、がんばって勉強して、それからテニスも、水泳もお上手だったのだもの、いまの寂しさ、苦しさはどんなだろう。ゆうべも新ちゃんのことを思って、床にはいってから五分間、目をつぶってみた。床にはいって目をつぶっているのでさえ、五分間は長く、胸苦しく感じられるのに、新ちゃんは、朝も昼も夜も、幾日も幾月も、何も見ていないのだ。不平を言ったり、癇癪を起したり、わがまま言ったりして下されば、私もうれしいのだけれど、新ちゃんは、何も言わない。新ちゃんが不平や人の悪口言ったのを聞いたことがない。その上いつも明るい言葉遣い、無心の顔つきをしているのだ。それがなおさら、私の胸に、ピンと来てしまう。

J'ai lu dans un livre que le seul et unique désir des soldats au front est de pouvoir dormir à poings fermés. Tout en plaignant leur souffrance, je ne pouvais m'empêcher de les envier. Se détacher enfin de ce déluge de pensées futiles, de ces cercles vicieux et absurdes, pour ne plus désirer que le sommeil, est un état si pur, si simple, que l'idée seule me rafraîchit. Si je menais une vie militaire et que l'on me dressait durement, je deviendrais peut-être une fille plus nette et plus belle. Mais il existe des gens naturellement sincères sans avoir besoin de l'armée, comme Shin-chan ; je suis décidément une fille impossible. Une méchante enfant. Shin-chan est le petit frère de Junji. Il a le même âge que moi, mais comment peut-il être si bon ? C'est lui que je préfère dans toute la famille, et même au monde. Shin-chan est aveugle. Perdre la vue si jeune, quel malheur... Par une nuit aussi calme, seul dans sa chambre, que peut-il bien ressentir ? Nous, quand nous sommes tristes, nous pouvons lire un livre ou contempler le paysage pour tromper notre ennui, mais lui ne le peut pas. Il ne peut que rester là, en silence. Lui qui étudiait avec plus d'ardeur que quiconque, lui qui excellait au tennis et à la natation... quels doivent être son isolement et sa douleur ? Hier soir encore, en pensant à lui, j'ai fermé les yeux pendant cinq minutes une fois au lit. Même ainsi, cinq minutes paraissent interminables et oppressantes ; pourtant lui, matin, midi et soir, pendant des jours et des mois, il ne voit rien. S'il se plaignait, s'il s'emportait ou faisait des caprices, j'en serais presque soulagée, mais il ne dit rien. Je ne l'ai jamais entendu se lamenter ou dire du mal de quelqu'un. De plus, il garde toujours un langage enjoué et un visage innocent. Cela me serre le cœur d'autant plus fort.

あれこれ考えながらお座敷を掃いて、それから、お風呂をわかす。お風呂番をしながら、蜜柑箱に腰かけ、ちろちろ燃える石炭の灯をたよりに学校の宿題を全部すましてしまう。それでも、まだお風呂がわかないので、墨東綺譚を読み返してみる。書かれてある事実は、決して厭な、汚いものではないのだ。けれども、ところどころ作者の気取りが目について、それがなんだか、やっぱり古い、たよりなさを感じさせるのだ。お年寄りのせいであろうか。でも、外国の作家は、いくらとしとっても、もっと大胆に甘く、対象を愛している。そうして、かえって厭味が無い。けれども、この作品は、日本では、いいほうの部類なのではあるまいか。わりに嘘のない、静かな諦めが、作品の底に感じられてすがすがしい。この作者のものの中でも、これが一ばん枯れていて、私は好きだ。この作者は、とっても責任感の強いひとのような気がする。日本の道徳に、とてもとても、こだわっているので、かえって反撥して、へんにどぎつくなっている作品が多かったような気がする。愛情の深すぎる人に有りがちな偽悪趣味。わざと、あくどい鬼の面をかぶって、それでかえって作品を弱くしている。けれども、この墨東綺譚には、寂しさのある動かない強さが在る。私は、好きだ。

墨東綺譚 - Bokutō Kitan : Roman de Nagai Kafū (1937)

Tout en songeant à cela, je balaie le salon, puis je prépare le bain. Assise sur une caisse de mandarines et surveillant le feu, je termine tous mes devoirs à la lueur vacillante des braises de charbon. Comme le bain n'est pas encore prêt, je me remets à lire Une étrange histoire à l'est du fleuve (Bokutō Kitan). Les faits décrits ne sont en rien détestables ou sales. Pourtant, ici et là, l'affectation de l'auteur me saute aux yeux ; cela me semble un peu vieux jeu et me donne un sentiment d'insécurité. Est-ce dû à son âge ? Les écrivains étrangers, même vieux, aiment leur sujet avec plus d'audace et de tendresse. Et paradoxalement, cela sonne plus juste. Pourtant, cette œuvre doit figurer parmi les meilleures du Japon. On y sent, au fond, une résignation tranquille et assez sincère qui est rafraîchissante. De tous les livres de cet auteur, c'est celui que je préfère car il est le plus épuré. J'ai l'impression que cet auteur a un sens des responsabilités très aigu. Il est tellement, tellement attaché à la morale japonaise qu'il finit par se révolter, ce qui a rendu beaucoup de ses œuvres étrangement crues. C'est ce goût pour la provocation propre aux gens trop aimants. Il s'affuble volontairement d'un masque de démon grimaçant, ce qui finit par affaiblir ses récits. Mais dans ce Bokutō Kitan, il y a une force immuable empreinte de solitude. J'aime ce livre.

お風呂がわいた。お風呂場に電燈をつけて、着物を脱ぎ、窓を一ぱいに開け放してから、ひっそりお風呂にひたる。珊瑚樹の青い葉が窓から覗いていて、一枚一枚の葉が、電燈の光を受けて、強く輝いている。空には星がキラキラ。なんど見直しても、キラキラ。仰向いたまま、うっとりしていると、自分のからだのほの白さが、わざと見ないのだが、それでも、ぼんやり感じられ、視野のどこかに、ちゃんとはいっている。なお、黙っていると、小さい時の白さと違うように思われて来る。いたたまらない。肉体が、自分の気持と関係なく、ひとりでに成長して行くのが、たまらなく、困惑する。めきめきと、おとなになってしまう自分を、どうすることもできなく、悲しい。なりゆきにまかせて、じっとして、自分の大人になって行くのを見ているより仕方がないのだろうか。いつまでも、お人形みたいなからだでいたい。お湯をじゃぶじゃぶ掻きまわして、子供の振りをしてみても、なんとなく気が重い。これからさき、生きてゆく理由が無いような気がして来て、くるしくなる。庭の向こうの原っぱで、おねえちゃん! と、半分泣きかけて呼ぶ他所の子供の声に、はっと胸を突かれた。私を呼んでいるのではないけれども、いまのあの子に泣きながら慕われているその「おねえちゃん」を羨しく思うのだ。私にだって、あんなに慕って甘えてくれる弟が、ひとりでもあったなら、私は、こんなに一日一日、みっともなく、まごついて生きてはいない。生きることに、ずいぶん張り合いも出て来るだろうし、一生涯を弟に捧げて、つくそうという覚悟だって、できるのだ。ほんとうに、どんなつらいことでも、堪えてみせる。ひとり力んで、それから、つくづく自分を可哀想に思った。

珊瑚樹- Sangoju : Viorne, litt. "arbre de corail"

Le bain est prêt. J'allume la lumière, j'ôte mes vêtements et j'ouvre la fenêtre toute grande avant de me plonger en silence dans l'eau. Les feuilles vertes de la viorne pointent par la fenêtre ; chaque feuille brille intensément sous l'éclat de l'ampoule. Dans le ciel, les étoiles scintillent. J'ai beau les regarder, elles scintillent encore. Allongée dans l'eau, je m'abandonne à la rêverie ; la pâleur de mon propre corps se laisse deviner, et même si je m'efforce de ne pas le regarder, je le sens vaguement, il occupe un coin de mon champ de vision. À rester ainsi immobile, j'ai l'impression que cette blancheur n'est plus celle de mon enfance. C'est insupportable. Que mon corps grandisse tout seul, sans rapport avec mes sentiments, me cause un désarroi immense. Je vois ce corps devenir adulte à vue d'œil et je n'y peux rien ; c'est triste. N'ai-je d'autre choix que de rester là, immobile, et de laisser les choses suivre leur cours en regardant mon corps changer ? J'aimerais garder pour toujours un corps de poupée. J'ai beau remuer l'eau bruyamment pour faire l'enfant, je me sens le cœur lourd. J'en viens à éprouver une grande angoisse, comme s'il n'y avait plus de raison de continuer à vivre. Soudain, dans le terrain vague derrière le jardin, la voix d'un enfant d'ailleurs appelant « Grande sœur ! » d'un ton larmoyant m'a transpercé la poitrine. Il ne m'appelait pas moi, mais j'enviais cette « grande sœur » que cet enfant cherchait avec tant d'attachement dans ses pleurs. Si seulement j'avais un petit frère qui m'aimait ainsi, je ne passerais pas mes journées à vivre de façon si pathétique et désorientée. J'aurais un but dans la vie, je serais prête à lui consacrer mon existence entière. Je supporterais n'importe quelle épreuve, j'en suis sûre. Je m'exaltais ainsi toute seule, avant d'être prise d'une immense pitié pour moi-même.

風呂からあがって、なんだか今夜は、星が気にかかって、庭に出てみる。星が、降るようだ。ああ、もう夏が近い。蛙があちこちで鳴いている。麦が、ざわざわいっている。何回、振り仰いでみても、星がたくさん光っている。去年のこと、いや去年じゃない、もう、おととしになってしまった。私が散歩に行きたいと無理言っていると、お父さん、病気だったのに、一緒に散歩に出て下さった。いつも若かったお父さん。ドイツ語の「おまえ百まで、わしゃ九十九まで」という意味とやらの小唄を教えて下さったり、星のお話をしたり、即興の詩を作ってみせたり、ステッキついて、唾をピュッピュッ出し出し、あのパチクリをやりながら一緒に歩いて下さった、よいお父さん。黙って星を仰いでいると、お父さんのこと、はっきり思い出す。あれから、一年、二年経って、私は、だんだんいけない娘になってしまった。ひとりきりの秘密を、たくさんたくさん持つようになりました。

お部屋へ戻って、机のまえに坐って頬杖つきながら、机の上の百合の花を眺める。いいにおいがする。百合のにおいをかいでいると、こうしてひとりで退屈していても、決してきたない気持が起きない。この百合は、きのうの夕方、駅のほうまで散歩していって、そのかえりに花屋さんから一本買って来たのだけれど、それからは、この私の部屋は、まるっきり違った部屋みたいにすがすがしく、襖をするするとあけると、もう百合のにおいが、すっと感じられて、どんなに助かるかわからない。こうして、じっと見ていると、ほんとうにソロモンの栄華以上だと、実感として、肉体感覚として、首肯される。ふと、去年の夏の山形を思い出す。山に行ったとき、崖の中腹に、あんまりたくさん、百合が咲き乱れていたので驚いて、夢中になってしまった。

Les étoiles me préoccupent tant ce soir que, après être sortie du bain, je vais au jardin pour les voir. On dirait qu'elles vont tomber. Ah, l'été est proche. Les grenouilles coassent de-ci de-là. Les champs d'orge bruissent. J'ai beau lever les yeux encore et encore, les étoiles brillent en nombre. L'année dernière... non, ce n'est plus l'année dernière, c'était il y a deux ans déjà, je suppliais pour aller me promener, et Papa, malgré sa maladie, sortait avec moi. Il était toujours si jeune, Papa. Il m'apprenait des petites chansons allemandes sur le thème « Jusqu'à ce que tu aies cent ans et moi quatre-vingt-dix-neuf », il me parlait des astres, il improvisait des poèmes ; il marchait avec moi en s'appuyant sur sa canne, crachotant un peu, clignant des yeux... C’était un bon père. En contemplant les étoiles en silence, je me souviens de lui si clairement. Un an, deux ans ont passé depuis, et je suis devenue, petit à petit, une mauvaise fille. J'ai accumulé tant de secrets que je garde pour moi seule.

Je retourne dans ma chambre, je m'assieds devant mon bureau, la joue appuyée sur la main, et je contemple les lys posés là. Ils sentent si bon. Quand je respire leur parfum, et même si je m'ennuie toute seule, aucune pensée impure ne m'effleure. J'ai acheté ce lys hier soir chez le fleuriste, en revenant d'une promenade vers la gare ; depuis, ma chambre semble transfigurée, elle est si fraîche que, dès que je fais coulisser la porte de papier, le parfum du lys m'accueille et m'apporte un soulagement infini. En le regardant fixement, je comprends, je ressens physiquement que sa splendeur surpasse celle de Salomon. Soudain, je me souviens de Yamagata, l'été dernier. Quand je suis allée à la montagne, j'avais été stupéfaite de voir tant de lys fleurir à flanc de falaise ; j'en étais restée fascinée.

でも、その急な崖には、とてもよじ登ってゆくことができないのが、わかっていたから、どんなに魅かれても、ただ、見ているより仕方がなかった。そのとき、ちょうど近くに居合せた見知らぬ坑夫が、黙ってどんどん崖によじ登っていって、そしてまたたく中に、いっぱい、両手で抱え切れないほど、百合の花を折って来て呉れた。そうして、少しも笑わずに、それをみんな私に持たせた。それこそ、いっぱい、いっぱいだった。どんな豪勢なステージでも、結婚式場でも、こんなにたくさんの花をもらった人はないだろう。花でめまいがするって、そのとき初めて味わった。その真白い大きい大きい花束を両腕をひろげてやっとこさ抱えると、前が全然見えなかった。親切だった、ほんとうに感心な若いまじめな坑夫は、いまどうしているかしら。花を、危ない所に行って取って来て呉れた、ただ、それだけなのだけれど、百合を見るときには、きっと坑夫を思い出す。

机の引き出しをあけて、かきまわしていたら、去年の夏の扇子が出て来た。白い紙に、元禄時代の女のひとが行儀わるく坐り崩れて、その傍に、青い酸漿が二つ書き添えられて在る。この扇子から、去年の夏が、ふうと煙みたいに立ちのぼる。山形の生活、汽車の中、浴衣、西瓜、川、蝉、風鈴。急に、これを持って汽車に乗りたくなってしまう。扇子をひらく感じって、よいもの。ぱらぱら骨がほどけていって、急にふわっと軽くなる。クルクルもてあそんでいたら、お母さん帰っていらした。御機嫌がよい。

Mais je savais qu'il était impossible de grimper sur cette paroi abrupte, et si j'avais beau être attirée, je ne pouvais que regarder. C’est alors qu’un mineur inconnu, qui se trouvait par hasard à proximité, s’est mis à escalader la falaise sans dire un mot. En un clin d'œil, il en est redescendu les bras chargés de lys, à ne plus savoir qu’en faire. Sans même un sourire, il me les a tous donnés. J'en avais les bras pleins, tellement pleins. Jamais personne, même sur la scène la plus somptueuse ou lors d'un mariage, n'a reçu autant de fleurs. C’est là que j’ai compris pour la première fois ce que signifiait « avoir le vertige à cause des fleurs ». Quand j'ai ouvert les bras pour étreindre ce bouquet d'une blancheur immaculée, je ne voyais plus rien devant moi. Ce mineur si gentil, si sérieux, que devient-il ? Il est allé cueillir ces fleurs dans un endroit dangereux, c’est tout ce qu’il a fait, mais dès que je vois un lys, je pense inévitablement à lui.

En ouvrant le tiroir de mon bureau, je tombe sur un éventail de l'été dernier. Sur le papier blanc, une femme de l'époque Genroku est assise avec un laisser-aller indécent, à côté de deux physalis bleus. De cet éventail, l'été dernier s'élève comme une fumée. La vie à Yamagata, le train, les yukatas, la pastèque, la rivière, les cigales, les carillons à vent. Soudain, j'ai envie de prendre le train avec cet éventail à la main. C'est agréable, cette sensation d'ouvrir un éventail. Les tiges de bambou se délient avec un petit crépitement et l'objet devient soudain tout léger. Alors que je jouais avec, maman est rentrée. Elle est de bonne humeur.

「ああ、疲れた、疲れた」といいながら、そんなに不愉快そうな顔もしていない。ひとの用事をしてあげるのがお好きなのだから仕方がない。

「なにしろ、話がややこしくて」など言いながら着物を着換えてお風呂へはいる。

お風呂から上がって、私と二人でお茶を飲みながら、へんにニコニコ笑って、お母さん何を言い出すかと思ったら、

「あなたは、こないだから『裸足の少女』を見たい見たいと言ってたでしょう? そんなに行きたいなら、行ってもよござんす。そのかわり、今晩は、ちょっとお母さんの肩をもんで下さい。働いて行くのなら、なおさら楽しいでしょう?」

もう私は嬉しくてたまらない。「裸足の少女」という映画も見たいとは思っていたのだが、このごろ私は遊んでばかりいたので、遠慮していたのだ。それをお母さん、ちゃんと察して、私に用事を言いつけて、私に大手をふって映画見にゆけるように、しむけて下さった。ほんとうに、うれしく、お母さんが好きで、自然に笑ってしまった。

『裸足の少女』titre japonais de "La Fille des Marais" film allemand (1935) de Detlef Sierck (Douglas Sirk)

« Ah, je suis épuisée, épuisée », dit-elle, mais son visage ne semble pas mécontent. Elle aime rendre service aux gens, on n'y peut rien.

« Quelle histoire compliquée, tout de même », ajoute-t-elle en changeant de vêtement pour aller au bain.

En sortant du bain, alors que nous buvons le thé toutes les deux, elle affiche un étrange sourire. Je me demandais ce qu'elle allait dire quand elle a commencé :

« Tu ne disais pas l'autre jour que tu mourais d'envie de voir La Jeune Fille aux pieds nus ? Si tu veux tellement y aller, j'y consens. En échange, masse-moi un peu les épaules ce soir. Le plaisir n'en sera que plus grand si tu l'as mérité par le travail, non ? »

Je suis au comble du bonheur. J'avais très envie de voir ce film, mais comme j'avais passé mon temps à m'amuser ces derniers jours, je n'osais pas demander. Maman l'avait deviné ; elle m'a donné une tâche pour que je puisse aller au cinéma la tête haute. J'étais vraiment heureuse, j'aimais maman, et tout naturellement j'ai souri.

お母さんと、こうして夜ふたりきりで暮すのも、ずいぶん久しぶりだったような気がする。お母さん、とても交際が多いのだから。お母さんだって、いろいろ世間から馬鹿にされまいと思って努めて居られるのだろう。こうして肩をもんでいると、お母さんのお疲れが、私のからだに伝わって来るほど、よくわかる。大事にしよう、と思う。先刻、今井田が来ていたときに、お母さんを、こっそり恨んだことを、恥ずかしく思う。ごめんなさい、と口の中で小さく言ってみる。私は、いつも自分のことだけを考え、思って、お母さんには、やはり、しん底から甘えて乱暴な態度をとっている。お母さんは、その都度、どんなに痛い苦しい思いをするか、そんなものは、てんで、はねつけている自分だ。お父さんがいなくなってからは、お母さんは、ほんとうにお弱くなっているのだ。私自身、くるしいの、やりきれないのと言ってお母さんに完全にぶらさがっているくせに、お母さんが少しでも私に寄りかかったりすると、いやらしく、薄汚いものを見たような気持がするのは、本当に、わがまますぎる。お母さんだって、私だって、やっぱり同じ弱い女なのだ。これからは、お母さんと二人だけの生活に満足し、いつもお母さんの気持になってあげて、昔の話をしたり、お父さんの話をしたり、一日でもよい、お母さん中心の日を作れるようにしたい。そうして、立派に生き甲斐を感じたい。お母さんのことを、心では、心配したり、よい娘になろうと思うのだけれど、行動や、言葉に出る私は、わがままな子供ばっかりだ。それに、このごろの私は、子供みたいに、きれいなところさえ無い。汚れて、恥ずかしいことばかりだ。くるしみがあるの、悩んでいるの、寂しいの、悲しいのって、それはいったい、なんのことだ。はっきり言ったら、死ぬる。ちゃんと知っていながら、一ことだって、それに似た名詞ひとつ形容詞ひとつ言い出せないじゃないか。ただ、どぎまぎして、おしまいには、かっとなって、まるでなにかみたいだ。むかしの女は、奴隷とか、自己を無視している虫けらとか、人形とか、悪口言われているけれど、いまの私なんかよりは、ずっとずっと、いい意味の女らしさがあって、心の余裕もあったし、忍従を爽やかにさばいて行けるだけの叡智もあったし、純粋の自己犠牲の美しさも知っていたし、完全に無報酬の、奉仕のよろこびもわきまえていたのだ。

Il me semble que cela faisait bien longtemps que nous n'avions pas passé une soirée toutes les deux. Maman a une vie sociale si remplie. Elle aussi doit s'efforcer de ne pas paraître ridicule aux yeux du monde. En lui massant les épaules, je sens sa fatigue se transmettre à mon propre corps. Je me jure de prendre soin d'elle. J'ai honte d'avoir éprouvé de la rancœur envers elle tout à l'heure, quand Imaida était là. « Pardonnez-moi », murmurai-je pour moi-même. Je ne pense toujours qu'à moi, et avec maman, je me laisse aller à une attitude brusque et capricieuse. Je refuse de voir à quel point je peux la blesser à chaque fois. Depuis que Papa est parti, elle est devenue si fragile. Alors que moi-même je me plains de mes souffrances et que je me suspends totalement à elle, je trouve cela dégoûtant et presque sale dès qu'elle essaie de s'appuyer un peu sur moi ; c'est d'un égoïsme sans nom. Maman et moi, nous ne sommes après tout que deux femmes faibles. Désormais, je veux me satisfaire de notre vie à deux, être toujours à son écoute, parler du passé, parler de Papa ; je veux créer des journées où elle serait le centre, ne serait-ce qu'une seule. Je veux ressentir ainsi une véritable raison de vivre. Dans mon cœur, je m'inquiète pour elle, je veux être une fille bien, mais mes actes et mes paroles ne sont que ceux d'une enfant gâtée. Et puis, la jeune fille de ces derniers temps n'a même plus la pureté d'un enfant. Je suis souillée, je n'ai que des raisons d'avoir honte. Mes souffrances, mes tourments, ma solitude, ma tristesse... qu'est-ce que tout cela signifie au juste ? Si je le disais clairement, j'en mourrais. Je le sais pertinemment, et pourtant je suis incapable de prononcer le moindre nom ou adjectif qui s'en approche. Je ne fais que m'agiter, et je finis par m'emporter, je suis comme une possédée. On dit du mal des femmes d'autrefois, on dit qu'elles étaient des esclaves, des créatures sans moi, des poupées, mais elles possédaient une féminité bien plus noble que la mienne ; elles avaient de la sérénité dans l'âme, la sagesse de supporter l'endurance avec élégance, elles connaissaient la beauté du sacrifice pur et la joie du service totalement désintéressé.

Translate in french (text by Dazai Osamu)

「ああ、いいアンマさんだ。天才ですね」

お母さんは、れいによって私をからかう。

「そうでしょう? 心がこもっていますからね。でも、あたしの取柄は、アンマ上下、それだけじゃないんですよ。それだけじゃ、心細いわねえ。もっと、いいとこもあるんです」

素直に思っていることを、そのまま言ってみたら、それは私の耳にも、とっても爽やかに響いて、この二、三年、私が、こんなに、無邪気に、ものをはきはき言えたことは、なかった。自分のぶんを、はっきり知ってあきらめたときに、はじめて、平静な新しい自分が生れて来るのかも知れない、と嬉しく思った。

今夜はお母さんに、いろいろの意味でお礼もあって、アンマがすんでから、オマケとして、クオレを少し読んであげる。お母さんは、私がこんな本を読んでいるのを知ると、やっぱり安心なような顔をなさるが、先日私が、ケッセルの昼顔を読んでいたら、そっと私から本を取りあげて、表紙をちらっと見て、とても暗い顔をなさって、けれども何も言わずに黙って、そのまますぐに本をかえして下さったけれど、私もなんだか、いやになって続けて読む気がしなくなった。お母さん、昼顔を読んだことが無いはずなのに、それでも勘で、わかるらしいのだ。夜、静かな中で、ひとりで声たててクオレを読んでいると、自分の声がとても大きく間抜けてひびいて、読みながら、ときどき、くだらなくなって、お母さんに恥ずかしくなってしまう。あたりが、あんまり静かなので、ばかばかしさが目立つ。クオレは、いつ読んでも、小さい時に読んで受けた感激とちっとも変らぬ感激を受けて、自分の心も、素直に、きれいになるような気がして、やっぱりいいなと思うのであるが、どうも、声を出して読むのと、目で読むのとでは、ずいぶん感じがちがうので、驚き、閉口の形である。でも、お母さんは、エンリコのところや、ガロオンのところでは、うつむいて泣いて居られた。うちのお母さんも、エンリコのお母さんのように立派な美しいお母さんである。

クオレ –Cuore : roman pour enfants de l'écrivain italien Edmondo De Amicis, paru en 1886

— « Ah, voilà une bonne masseuse. Quel talent ! », dit maman pour me taquiner, comme à son habitude.

— « N'est-ce pas ? C'est parce que j'y mets tout mon cœur. Mais vous savez, mon seul mérite ne se résume pas aux massages ; si c'était le cas, ce serait bien inquiétant. J'ai d'autres qualités, plus belles encore. »

Le fait de dire ainsi, avec franchise, ce que je pensais m'a semblé d'une fraîcheur délicieuse ; il y avait deux ou trois ans que je n'avais pas réussi à parler avec autant de clarté et d'innocence. J'ai pensé avec joie que c'est peut-être lorsqu'on finit par accepter sa propre condition qu'un nouveau moi, apaisé, vient au monde.

Ce soir, j'avais envie de remercier maman de bien des manières ; alors, une fois le massage fini, je lui ai lu un peu de Cuore en guise de bonus. Quand elle me voit lire ce genre d'ouvrage, elle semble rassurée. L'autre jour, alors que je lisais Belle de Jour de Kessel, elle m'avait pris le livre des mains sans bruit, avait jeté un œil à la couverture avec un visage très sombre, puis me l'avait rendu en silence. Cela m'avait coupé toute envie de continuer ma lecture. Maman n'a sûrement jamais lu Belle de Jour, mais elle semble deviner les choses par instinct. La nuit, dans le silence, lire Cuore à haute voix donne à ma propre voix un écho étrangement niais ; parfois, en lisant, je me sens ridicule et j'ai honte devant maman. Comme tout est calme autour de nous, cette absurdité saute aux yeux. Pourtant, chaque fois que je lis Cuore, je ressens la même émotion qu'étant petite ; j'ai l'impression que mon cœur s'épure et devient plus sincère, et je me dis que c'est un bon livre. Cependant, je suis frappée de voir à quel point l'impression diffère selon qu'on lit avec les yeux ou à voix haute. Maman, elle, a baissé la tête et pleuré aux passages sur Enrico et Garrone. Ma maman est aussi noble et belle que celle d'Enrico.

お母さんは、さきにおやすみ。けさ早くからお出掛けだったゆえ、ずいぶん疲れたことと思う。お蒲団を直してあげて、お蒲団の裾のところをハタハタ叩いてあげる。お母さんは、いつでも、お床へはいるとすぐ眼をつぶる。

私は、それから風呂場でお洗濯。このごろ、へんな癖で、十二時ちかくなってお洗濯をはじめる。昼間じゃぶじゃぶやって時間をつぶすの、惜しいような気がするのだけれど、反対かも知れない。窓からお月様が見える。しゃがんで、しゃッしゃッと洗いながら、お月様に、そっと笑いかけてみる。お月様は、知らぬ顔をしていた。ふと、この同じ瞬間、どこかの可哀想な寂しい娘が、同じようにこうしてお洗濯しながら、このお月様に、そっと笑いかけた、たしかに笑いかけた、と信じてしまって、それは、遠い田舎の山の頂上の一軒家、深夜だまって背戸でお洗濯している、くるしい娘さんが、いま、いるのだ、それから、パリイの裏町の汚いアパアトの廊下で、やはり私と同じとしの娘さんが、ひとりでこっそりお洗濯して、このお月様に笑いかけた、とちっとも疑うところなく、望遠鏡でほんとに見とどけてしまったように、色彩も鮮明にくっきり思い浮かぶのである。私たちみんなの苦しみを、ほんとに誰も知らないのだもの。いまに大人になってしまえば、私たちの苦しさ侘びしさは、可笑しなものだった、となんでもなく追憶できるようになるかも知れないのだけれど、けれども、その大人になりきるまでの、この長い厭な期間を、どうして暮していったらいいのだろう。

Maman s'est couchée la première. Comme elle était sortie tôt ce matin, elle devait être épuisée. J'ai ajusté son futon et j'ai tapoté le bas de la couverture. Dès qu'elle se met au lit, maman ferme les yeux aussitôt.

Ensuite, je suis allée faire la lessive dans la salle de bain. Ces derniers temps, j'ai pris cette étrange habitude de commencer à laver mon linge vers minuit. J'ai l'impression que ce serait gâcher mon temps que de le faire en plein jour, mais c'est peut-être l'inverse. Par la fenêtre, on voit la lune. Accroupie, frottant mon linge avec ardeur, j'adresse un sourire discret à la lune. Elle, elle reste de marbre. Soudain, j'ai acquis la certitude qu'à cet instant précis, quelque part, une autre jeune fille pauvre et solitaire adressait le même sourire à la lune tout en faisant sa lessive. Je l'ai imaginée dans une maison isolée au sommet d'une montagne lointaine, lavant son linge en silence à la dérobée, le cœur lourd ; puis, dans le couloir d'un appartement crasseux des bas quartiers de Paris, une autre fille de mon âge faisant sa lessive en cachette et souriant à cette même lune. Je n'en doutais pas une seconde ; les couleurs et les formes étaient aussi nettes dans mon esprit que si je les observais au télescope. Personne ne connaît vraiment nos souffrances à toutes. Peut-être qu'une fois devenue adulte, je me souviendrai de cette détresse et de cette solitude comme de quelque chose de comique, sans importance. Mais en attendant d'être tout à fait adulte, comment vivre cette longue et détestable période intermédiaire ?

誰も教えて呉れないのだ。ほって置くよりしようのない、ハシカみたいな病気なのかしら。でも、ハシカで死ぬる人もあるし、ハシカで目のつぶれる人だってあるのだ。放って置くのは、いけないことだ。私たち、こんなに毎日、鬱々したり、かっとなったり、そのうちには、踏みはずし、うんと堕落して取りかえしのつかないからだになってしまって一生をめちゃめちゃに送る人だってあるのだ。また、ひと思いに自殺してしまう人だってあるのだ。そうなってしまってから、世の中のひとたちが、ああ、もう少し生きていたらわかることなのに、もう少し大人になったら、自然とわかって来ることなのにと、どんなに口惜しがったって、その当人にしてみれば、苦しくて苦しくて、それでも、やっとそこまで堪えて、何か世の中から聞こう聞こうと懸命に耳をすましていても、やっぱり、何かあたりさわりのない教訓を繰り返して、まあ、まあと、なだめるばかりで、私たち、いつまでも、恥ずかしいスッポカシをくっているのだ。私たちは、決して刹那主義ではないけれども、あんまり遠くの山を指さして、あそこまで行けば見はらしがいい、と、それは、きっとその通りで、みじんも嘘のないことは、わかっているのだけれど、現在こんな烈しい腹痛を起しているのに、その腹痛に対しては、見て見ぬふりをして、ただ、さあさあ、もう少しのがまんだ、あの山の山頂まで行けば、しめたものだ、とただ、そのことばかり教えている。きっと、誰かが間違っている。わるいのは、あなただ。

Personne ne nous l'enseigne. Est-ce une maladie, comme la rougeole, qu'il faut laisser passer ? Mais on peut mourir de la rougeole, ou en devenir aveugle. On ne devrait pas nous laisser ainsi. Chaque jour, nous sombrons dans la mélancolie ou la colère ; certains finissent par s'égarer, par déchoir au point de ne plus pouvoir revenir en arrière, gâchant ainsi leur vie entière. D'autres choisissent d'en finir d'un coup. Et quand cela arrive, les gens du monde s'exclament : « Ah, s'il avait vécu un peu plus, il aurait compris » ou « En grandissant, les choses s'éclairent d'elles-mêmes ». Ils ont beau se lamenter, pour celui qui souffre, qui endure jusqu'à la limite et qui tend l'oreille pour entendre une réponse du monde, on ne fait que répéter des leçons de morale inoffensives et des paroles apaisantes. On nous laisse éternellement dans ce lâche abandon. Nous ne sommes pas des partisans du plaisir immédiat, mais quand on nous désigne une montagne au loin en disant « une fois là-haut, la vue sera belle », nous savons bien que c'est vrai, nous n'en doutons pas... mais là, tout de suite, nous avons une violente douleur au ventre. Et face à cette douleur, on feint de ne rien voir, on se contente de dire : « Allons, encore un petit effort, une fois au sommet, tout ira bien ». C'est sûr, quelqu'un se trompe. C'est vous qui avez tort.

お洗濯をすまして、お風呂場のお掃除をして、それから、こっそりお部屋の襖をあけると、百合のにおい。すっとした。心の底まで透明になってしまって、崇高なニヒル、とでもいったような工合いになった。しずかに寝巻に着換えていたら、いままですやすや眠ってるとばかり思っていたお母さん、目をつぶったまま突然言い出したので、びくっとした。お母さん、ときどきこんなことをして、私をおどろかす。

「夏の靴がほしいと言っていたから、きょう渋谷へ行ったついでに見て来たよ。靴も、高くなったねえ」

「いいの、そんなに欲しくなくなったの」

「でも、なければ、困るでしょう」

「うん」

明日もまた、同じ日が来るのだろう。幸福は一生、来ないのだ。それは、わかっている。けれども、きっと来る、あすは来る、と信じて寝るのがいいのでしょう。わざと、どさんと大きい音たてて蒲団にたおれる。ああ、いい気持だ。蒲団が冷いので、背中がほどよくひんやりして、ついうっとりなる。幸福は一夜おくれて来る。ぼんやり、そんな言葉を思い出す。幸福を待って待って、とうとう堪え切れずに家を飛び出してしまって、そのあくる日に、素晴らしい幸福の知らせが、捨てた家を訪れたが、もうおそかった。幸福は一夜おくれて来る。幸福は、――

Une fois la lessive finie et la salle de bain nettoyée, j'ouvre doucement la porte coulissante de ma chambre : l'odeur du lys m'accueille. Un frisson de fraîcheur. Mon cœur est devenu si transparent que je me trouve dans un état de « nihilisme sublime ». Je me changeais calmement pour mettre mon vêtement de nuit quand maman, que je croyais endormie, a pris la parole sans ouvrir les yeux, me faisant sursauter. Elle fait souvent cela pour me surprendre.

— « Comme tu disais vouloir des chaussures d'été, j'ai regardé en passant par Shibuya aujourd'hui. Les prix ont bien augmenté, dis-moi. »

— « Ce n'est rien, je n'en ai plus tellement envie. »

— « Mais sans chaussures, tu seras bien embarrassée. »

— « Oui. »

Demain sera un jour identique à celui-ci. Le bonheur ne viendra jamais de toute une vie. Je le sais. Pourtant, il vaut mieux s'endormir en croyant qu'il viendra, qu'il viendra sûrement demain. Je me laisse tomber sur mon futon en faisant exprès un grand bruit sourd. Ah, que c'est bon. La fraîcheur du futon contre mon dos est délicieuse, je m'alanguis. « Le bonheur arrive avec une nuit de retard. » Cette phrase me revient à l'esprit. À force d'attendre le bonheur, on finit par perdre patience et s'enfuir de chez soi ; et le lendemain, une merveilleuse nouvelle arrive à la maison qu'on a abandonnée, mais il est trop tard. Le bonheur arrive avec une nuit de retard. Le bonheur...

お庭をカアの歩く足音がする。パタパタパタパタ、カアの足音には、特徴がある。右の前足が少し短く、それに前足はO型でガニだから、足音にも寂しい癖があるのだ。よくこんな真夜中に、お庭を歩きまわっているけれど、何をしているのかしら。カアは、可哀想。けさは、意地悪してやったけれど、あすは、かわいがってあげます。

私は悲しい癖で、顔を両手でぴったり覆っていなければ、眠れない。顔を覆って、じっとしている。

眠りに落ちるときの気持って、へんなものだ。鮒か、うなぎか、ぐいぐい釣糸をひっぱるように、なんだか重い、鉛みたいな力が、糸でもって私の頭を、ぐっとひいて、私がとろとろ眠りかけると、また、ちょっと糸をゆるめる。すると、私は、はっと気を取り直す。また、ぐっと引く。とろとろ眠る。また、ちょっと糸を放す。そんなことを三度か、四度くりかえして、それから、はじめて、ぐうっと大きく引いて、こんどは朝まで。

おやすみなさい。私は、王子さまのいないシンデレラ姫。あたし、東京の、どこにいるか、ごぞんじですか? もう、ふたたびお目にかかりません。

J'entends les pas de Ka dans le jardin. Pata-pata-pata-pata... la démarche de Ka est reconnaissable entre toutes. Sa patte avant droite est un peu courte et ses pattes sont arquées en O, ce qui donne à ses pas une habitude mélancolique. Il déambule souvent ainsi dans le jardin au milieu de la nuit, que peut-il bien faire ? Pauvre Ka. Ce matin, j'ai été méchante avec lui, mais demain, je lui donnerai de l'affection.

J'ai cette triste habitude de ne pas pouvoir dormir sans me couvrir entièrement le visage de mes deux mains. Je reste ainsi, immobile. La sensation au moment de sombrer dans le sommeil est étrange. C'est comme si un fil de pêche tirait sur ma tête avec une force lourde, comme du plomb, comme si on pêchait un carassin ou une anguille ; dès que je commence à m'assoupir, le fil se détend un peu. Alors, je reprends mes esprits en sursaut. Puis on tire à nouveau. Je somnole. On relâche encore. Cela se répète trois ou quatre fois, avant qu'on ne tire enfin un grand coup, et cette fois, c'est jusqu'au matin.

Bonne nuit. Je suis une Cendrillon sans prince charmant. Savez-vous où je me trouve, à Tokyo ? Nous ne nous reverrons plus jamais.

***

底本:「女生徒」角川文庫、角川書店

1954(昭和29)年10月20日初版発行

1968(昭和43)年2月5日44版発行

入力:細渕真弓

校正:細渕紀子

1999年2月16日公開

2011年5月22日修正

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