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淫賣婦
la Prostituée
葉山 嘉樹
Hayama Yoshiki
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source: https://www.aozora.gr.jp/cards/000031/files/397_21662.html
葉山 嘉樹:
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此作は、名古屋刑務所長、佐藤乙二氏の、好意によって産れ得たことを附記す。
――一九二三、七、六――
Il convient d’ajouter que cette œuvre a pu voir le jour grâce à la bienveillance de M. Otsuji Satō, directeur de la prison de Nagoya.
— 6 juillet 1923 —
若し私が、次に書きつけて行くようなことを、誰かから、「それは事実かい、それとも幻想かい、一体どっちなんだい?」と訊ねられるとしても、私はその中のどちらだとも云い切る訳に行かない。私は自分でも此問題、此事件を、十年の間と云うもの、或時はフト「俺も怖ろしいことの体験者だなあ」と思ったり、又或時は「だが、此事はほんの俺の幻想に過ぎないんじゃないか、ただそんな風な気がすると云う丈けのことじゃないか、でなけりゃ……」とこんな風に、私にもそれがどっちだか分らずに、この妙な思い出は益々濃厚に精細に、私の一部に彫りつけられる。然しだ、私は言い訳をするんじゃないが、世の中には迚も筆では書けないような不思議なことが、筆で書けることよりも、余っ程多いもんだ。たとえば、人間の一人々々が、誰にも云わず、書かずに、どの位多くの秘密な奇怪な出来事を、胸に抱いたまま、或は忘れたまま、今までにどの位死んだことだろう。現に私だって今ここに書こうとすることよりも百倍も不思議な、あり得べからざる「事」に数多く出会っている。そしてその事等の方が遙に面白くもあるし、又「何か」を含んでいるんだが、どうも、いくら踏ん張ってもそれが書けないんだ。検閲が通らないだろうなどと云うことは、てんで問題にしないでいても自分で秘密にさえ書けないんだから仕方がない。
Si quelqu’un venait à me demander, à propos de ce que je vais écrire ci-après : « Est-ce que c’est un fait réel, ou bien une illusion ? Au fond, qu’est-ce que c’est ? », je ne pourrais pas trancher dans un sens ou dans l’autre. Moi-même, cela fait dix ans que je me pose la question, que je repense à cet histoire, et il m’arrive parfois de me dire soudain : « J’ai vraiment vécu quelque chose d’effrayant… » ou, à d’autres moments : « Mais tout cela n’est-il pas simplement le fruit de mon imagination ? Est-ce que ce n’est pas juste une impression, rien de plus ? Sinon… » Ainsi, sans jamais parvenir à trancher, ce souvenir étrange s’est gravé en moi, de plus en plus profondément et avec toujours plus de détails.
Mais je ne cherche pas à me justifier, il y a dans ce monde bien plus de choses étranges, impossibles à écrire, que de choses que l’on peut raconter par écrit. Par exemple, combien de personnes sont mortes en gardant dans leur cœur, sans jamais le dire ni l’écrire, d’innombrables secrets et événements bizarres ? Moi-même, j’ai vécu bien plus d’« histoires » incroyables, cent fois plus mystérieuses que ce que je vais raconter ici. Et ces histoires-là sont bien plus intéressantes, et recèlent un « quelque chose » de particulier, mais, quoi que je fasse, je suis incapable de les écrire. Ce n’est même pas une question de censure : même en secret, je ne pourrais pas les écrire, c’est comme ça.
だが下らない前置を長ったらしくやったものだ。
私は未だ極道な青年だった。船員が極り切って着ている、続きの菜っ葉服が、矢っ張り私の唯一の衣類であった。
菜っ葉服 [なっぱふく] workman's overalls
私は半月余り前、フランテンの欧洲航路を終えて帰った許りの所だった。船は、ドックに入っていた。
私は大分飲んでいた。時は蒸し暑くて、埃っぽい七月下旬の夕方、そうだ一九一二年頃だったと覚えている。読者よ! 予審調書じゃないんだから、余り突っ込まないで下さい。
そのムンムンする蒸し暑い、プラタナスの散歩道を、私は歩いていた。何しろ横浜のメリケン波戸場の事だから、些か恰好の異った人間たちが、沢山、気取ってブラついていた。私はその時、私がどんな階級に属しているか、民平――これは私の仇名なんだが――それは失礼じゃないか、などと云うことはすっかり忘れて歩いていた。
流石は外国人だ、見るのも気持のいいようなスッキリした服を着て、沢山歩いたり、どうしても、どんなに私が自惚れて見ても、勇気を振い起して見ても、寄りつける訳のものじゃない処の日本の娘さんたちの、見事な――一口に云えば、ショウウインドウの内部のような散歩道を、私は一緒になって、悠然と、続きの菜っ葉服を見て貰いたいためででもあるように、頭を上げて、手をポケットで、いや、お恥しい話だ、私はブラブラ歩いて行った。
ところで、此時私が、自分と云うものをハッキリ意識していたらば、ワザワザ私は道化役者になりやしない。私は確に「何か」考えてはいたらしいが、その考の題目となっていたものは、よし、その時私がハッと気がついて「俺はたった今まで、一体何を考えていたんだ」と考えて見ても、もう思い出せなかった程の、つまりは飛行中のプロペラのような「速い思い」だったのだろう。だが、私はその時「ハッ」とも思わなかったらしい。
Mais voilà que je me perds en préambules aussi longs qu’inutiles.
J’étais encore à l’époque un jeune homme sans scrupules. Mon unique vêtement était, comme toujours, cet uniforme que portent les marins.
C’était un peu plus de deux semaines après mon retour d’un voyage sur la ligne européenne de la compagnie Franten. Le navire était à quai.
J’avais pas mal bu. C’était un soir de fin juillet, lourd, étouffant, poussiéreux — oui, je me souviens, c’était vers 1912. Lecteur, ce n’est pas un procès-verbal d’instruction, alors ne soyez pas trop pointilleux.
Je marchais sur cette promenade bordée de platanes, suffocante de chaleur. C’était le quai américain de Yokohama, un endroit où se promenaient avec ostentation toutes sortes de gens à la mise particulière. J’avais à ce moment-là complètement oublié à quelle classe sociale j’appartenais, ou même que « Minpei » — c’est mon surnom — pouvait être déplacé, et je marchais sans y penser.
Les étrangers, eux, portaient des vêtements d’une élégance qui faisait plaisir à voir, et ils étaient nombreux à marcher ainsi. Et, quoi que je fasse pour me donner de l’assurance, pour me convaincre du contraire, il était évident que je n’aurais jamais accès à ces jeunes Japonaises splendides, qui ressemblaient à des mannequins dans une vitrine. Je marchais donc, la tête haute, les mains dans les poches, comme pour exhiber ma combinaison de toile, déambulant nonchalamment — j’en ai honte de le dire.
Si, à ce moment-là, j’avais eu une claire conscience de moi-même, je ne me serais pas donné en spectacle de la sorte. J’avais sans doute quelque chose en tête, mais ce à quoi je pensais était si fugace que, même si j’avais essayé de me souvenir de ce que j’étais en train de penser, je n’aurais pas pu le retrouver — une pensée rapide comme l’hélice d’un avion en vol. Mais je ne me suis même pas rendu compte de cela sur le moment.
客観的には憎ったらしい程図々しく、しっかりとした足どりで、歩いたらしい。しかも一つ処を幾度も幾度もサロンデッキを逍遙する一等船客のように往復したらしい。
電燈がついた。そして稍々暗くなった。
一方が公園で、一方が南京町になっている単線電車通りの丁字路の処まで私は来た。若し、ここで私をひどく驚かした者が無かったなら、私はそこで丁字路の角だったことなどには、勿論気がつかなかっただろう。処が、私の、今の今まで「此世の中で俺の相手になんぞなりそうな奴は、一人だっていやしないや」と云う私の観念を打ち破って、私を出し抜けに相手にする奴があった。「オイ、若けえの」と、一人の男が一体どこから飛び出したのか、危く打つかりそうになるほどの近くに突っ立って、押し殺すような小さな声で呻くように云った。
「ピー、カンカンか」
私はポカンとそこへつっ立っていた。私は余り出し抜けなので、その男の顔を穴のあく程見つめていた。その男は小さな、蛞蝓のような顔をしていた。私はその男が何を私にしようとしているのか分らなかった。どう見たってそいつは女じゃないんだから。
「何だい」と私は急に怒鳴った。すると、私の声と同時に、給仕でも飛んで出て来るように、二人の男が飛んで出て来て私の両手を確りと掴んだ。「相手は三人だな」と、何と云うことなしに私は考えた。――こいつあ少々面倒だわい。どいつから先に蹴っ飛ばすか、うまく立ち廻らんと、この勝負は俺の負けになるぞ、作戦計画を立ってからやれ、いいか民平!――私は据えられたように立って考えていた。
Objectivement, je marchais d’un pas assuré, presque effronté, arpentant plusieurs fois le même endroit comme un passager de première classe faisant les cent pas sur le pont d’un paquebot.
Les lampadaires s’allumèrent. La nuit commença à tomber.
J’arrivai à un carrefour en T, une rue de tramway à voie unique, avec un parc d’un côté et le quartier chinois de l’autre. Si je n’avais pas été surpris à ce moment-là, je n’aurais probablement même pas remarqué que j’étais à ce carrefour. Mais voilà qu’un individu, brisant mon sentiment que « dans ce monde, il n’y a personne à ma hauteur », se présenta soudain à moi.
« Hé, le jeune ! » lança une voix rauque, presque étouffée, si près de moi que je faillis le heurter. Je ne sais d’où ce type était sorti.
« Pi… c’est bien le bon moment ? »
Je restai bouche bée, planté là, fixant son visage comme si j’allais y percer un trou. Il avait une petite tête, toute molle, comme une limace. Je ne comprenais pas ce qu’il me voulait. Ce n’était clairement pas une femme.
« Qu’est-ce que tu veux ? » criai-je soudain. Aussitôt, comme si j’avais appelé un serveur, deux autres types surgirent et me saisirent fermement les mains. « Trois contre un », pensai-je sans vraiment m’inquiéter. — Bon, ça risque d’être un peu compliqué. Par qui commencer ? Si je ne m’y prends pas bien, je vais perdre. Prépare ta stratégie, Minpei ! — Je restai debout, à réfléchir.
「オイ、若えの、お前は若え者がするだけの楽しみを、二分で買う気はねえかい」
蛞蝓は一足下りながら、そう云った。
「一体何だってんだ、お前たちは。第一何が何だかさっぱり話が分らねえじゃねえか、人に話をもちかける時にゃ、相手が返事の出来るような物の言い方をするもんだ。喧嘩なら喧嘩、泥坊なら泥坊とな」
「そりゃ分らねえ、分らねえ筈だ、未だ事が持ち上らねえからな、だが二分は持ってるだろうな」
私はポケットからありったけの金を攫み出して見せた。
もうこれ以上飲めないと思って、バーを切り上げて来たんだから、銀銅貨取り混ぜて七八十銭もあっただろう。
「うん、余る位だ。ホラ電車賃だ」
そこで私は、十銭銀貨一つだけ残して、すっかり捲き上げられた。
「どうだい、行くかい」蛞蝓は訊いた。
「見料を払ったじゃねえか」と私は答えた。私の右腕を掴んでた男が、「こっちだ」と云いながら先へ立った。
私は十分警戒した。こいつ等三人で、五十銭やそこらの見料で一体何を私に見せようとするんだろう。然も奴等は前払で取っているんだ、若し私がお芽出度く、ほんとに何かが見られるなどと思うんなら、目と目とから火花を見るかも知れない。私は蛞蝓に会う前から、私の知らない間から、――こいつ等は俺を附けて来たんじゃないかな――
« Hé, le jeune, tu voudrais pas t’acheter un peu de plaisir pour deux minutes ? » dit la limace, descendant une marche.
« Qu’est-ce que vous me voulez, au juste ? D’abord, vous pourriez parler plus clairement, qu’on puisse répondre ! Si c’est une bagarre, dites-le, si c’est un vol, dites-le aussi ! »
« C’est normal que tu comprennes pas, c’est pas encore le moment… Mais t’as bien deux minutes, non ? »
Je sortis tout l’argent que j’avais dans mes poches pour leur montrer. J’avais quitté le bar en pensant que je ne pourrais plus rien boire, alors j’avais bien soixante-dix ou quatre-vingts sen en pièces de monnaie.
« Oui, j’en ai assez. Tiens, voilà pour le tram. »
Je ne gardai qu’une pièce d’argent de dix sen, et ils prirent tout le reste.
« Alors, tu viens ? » demanda la limace.
« J’ai déjà payé l’entrée, non ? » répondis-je. Celui qui tenait mon bras droit me dit : « Par ici », et il prit la tête.
Je restai sur mes gardes. Qu’est-ce qu’ils voulaient me montrer pour cinquante sen ou un peu plus ? Et en plus, ils avaient déjà été payés d’avance… Peut-être qu’ils me suivaient déjà à mon insu avant ma rencontre avec la limace…
だが、私は、用心するしないに拘らず、当然、支払っただけの金額に値するだけのものは見得ることになった。私の目から火も出なかった。二人は南京街の方へと入って行った。日本が外国と貿易を始めると直ぐ建てられたらしい、古い煉瓦建の家が並んでいた。ホンコンやカルカッタ辺の支邦人街と同じ空気が此処にも溢れていた。一体に、それは住居だか倉庫だか分らないような建て方であった。二人は幾つかの角を曲った挙句、十字路から一軒置いて――この一軒も人が住んでるんだか住んでいないんだか分らない家――の隣へ入った。方角や歩数等から考えると、私が、汚れた孔雀のような恰好で散歩していた、先刻の海岸通りの裏辺りに当るように思えた。
私たちの入った門は半分丈けは錆びついてしまって、半分だけが、丁度一人だけ通れるように開いていた。門を入るとすぐそこには塵埃が山のように積んであった。門の外から持ち込んだものだか、門内のどこからか持って来たものだか分らなかった。塵の下には、塵箱が壊れたまま、へしゃげて置かれてあった。が上の方は裸の埃であった。それに私は門を入る途端にフト感じたんだが、この門には、この門がその家の門であると云う、大切な相手の家がなかった。塵の積んである二坪ばかりの空地から、三本の坑道のような路地が走っていた。
Mais il était inévitable, que je sois sur mes gardes ou non, que je voie quelque chose qui vaille exactement la somme que j’avais payée. Mes yeux n’ont pas vu d’étincelles. Les deux hommes s’engagèrent du côté du quartier chinois. Là, s’alignaient de vieilles maisons en briques, probablement construites juste après que le Japon ait commencé à commercer avec l’étranger. On y retrouvait la même atmosphère que dans les quartiers chinois de Hong Kong ou de Calcutta. Dans l’ensemble, on ne savait pas trop s’il s’agissait d’habitations ou d’entrepôts. Les deux hommes tournèrent à plusieurs coins de rue, puis, à une maison du carrefour — une maison dont on ne savait pas non plus si elle était habitée ou non — ils entrèrent dans la maison voisine. D’après la direction et le nombre de pas, il me semblait que nous étions arrivés à l’arrière de l’avenue du bord de mer où je me promenais auparavant, affublé de mon accoutrement de paon poussiéreux.
Le portail par lequel on entra était à moitié rouillé, et seul un battant était ouvert, juste assez pour qu’une personne puisse passer. À l’intérieur, une montagne de poussière s’était accumulée. Impossible de savoir si elle venait de l’extérieur ou de l’intérieur. Sous la poussière, une poubelle cassée était écrasée, mais le dessus était recouvert de poussière nue. En franchissant le portail, j’ai tout de suite ressenti une impression étrange : ce portail n’était pas vraiment celui d’une maison, il manquait la présence d’un véritable foyer. Depuis ce terrain vague d’environ deux tsubo (environ 6,6 m²), trois allées semblables à des tunnels s’étendaient.
一本は真正面に、今一本は真左へ、どちらも表通りと裏通りとの関係の、裏路の役目を勤めているのであったが、今一つの道は、真右へ五間ばかり走って、それから四十五度の角度で、どこの表通りにも関りのない、金庫のような感じのする建物へ、こっそりと壁にくっついた蝙蝠のように、斜に密着していた。これが昼間見たのだったら何の不思議もなくて倉庫につけられた非常階段だと思えるだろうし、又それほどにまで気を止めないんだろうが、何しろ、私は胸へピッタリ、メスの腹でも当てられたような戦慄を感じた。
私は予感があった。この歪んだ階段を昇ると、倉庫の中へ入る。入ったが最後どうしても出られないような装置になっていて、そして、そこは、支那を本場とする六神丸の製造工場になっている。てっきり私は六神丸の原料としてそこで生き胆を取られるんだ。
私はどこからか、その建物へ動力線が引き込まれてはいないかと、上を眺めた。多分死なない程度の電流をかけて置いて、ピクピクしてる生き胆を取るんだろう。でないと出来上った六神丸の効き目が尠いだろうから、だが、――私はその階段を昇りながら考えつづけた――起死回生の霊薬なる六神丸が、その製造の当初に於て、その存在の最大にして且つ、唯一の理由なる生命の回復、或は持続を、平然と裏切って、却って之を殺戮することによってのみ成り立ち得る。とするならば、「六神丸それ自体は一体何に似てるんだ」そして「何のためにそれが必要なんだ」それは恰も今の社会組織そっくりじゃないか。ブルジョアの生きるために、プロレタリアの生命の奪われることが必要なのとすっかり同じじゃないか。
だが、私たちは舞台へ登場した。
L’une allait tout droit, une autre partait à gauche — toutes deux jouaient le rôle de ruelles reliant la rue principale à l’arrière — et la troisième partait à droite sur environ cinq ken (environ 9 mètres), puis, à un angle de quarante-cinq degrés, s’adossait en biais, telle une chauve-souris accrochée à un mur, à un bâtiment qui ressemblait à un coffre-fort, sans lien avec aucune rue principale. Si j’avais vu cela en plein jour, je n’y aurais rien trouvé d’étrange et j’aurais pensé à un simple escalier de secours d’entrepôt, mais là, je ressentais une angoisse glaciale, comme si une lame était posée contre ma poitrine.
J’eus un mauvais pressentiment. Si je montais cet escalier tordu, j’entrerais dans l’entrepôt, et une fois entré, il serait impossible d’en sortir, car tout serait prévu pour cela. Et là, ce serait une fabrique de pilules Rokushinmaru, spécialité chinoise, où l’on prélèverait mon foie vivant comme ingrédient.
Je levai les yeux, cherchant à voir si un câble électrique n’entrait pas dans le bâtiment. On devait sûrement y faire passer un courant électrique juste assez fort pour ne pas tuer, afin de prélever le foie encore palpitant. Sinon, les pilules Rokushinmaru n’auraient pas toute leur efficacité. Mais… — tout en montant l’escalier, je continuais à réfléchir — si ce remède miraculeux, censé sauver ou prolonger la vie, ne pouvait exister qu’en trahissant dès le départ sa raison d’être, c’est-à-dire en tuant pour exister, alors « à quoi ressemble vraiment ce Rokushinmaru ? » et « pourquoi en a-t-on besoin ? » N’est-ce pas exactement comme la société d’aujourd’hui ? Pour que les bourgeois vivent, il faut que la vie du prolétariat soit sacrifiée, c’est exactement la même chose.
Mais nous étions déjà montés sur scène
そこは妙な部屋であった。鰮の罐詰の内部のような感じのする部屋であった。低い天井と床板と、四方の壁とより外には何にも無いようなガランとした、湿っぽくて、黴臭い部屋であった。室の真中からたった一つの電燈が、落葉が蜘蛛の網にでもひっかかったようにボンヤリ下って、灯っていた。リノリュームが膏薬のように床板の上へ所々へ貼りついていた。テーブルも椅子もなかった。恐ろしく蒸し暑くて体中が悪い腫物ででもあるかのように、ジクジクと汗が滲み出したが、何となくどこか寒いような気持があった。それに黴の臭いの外に、胸の悪くなる特殊の臭気が、間歇的に鼻を衝いた。その臭気には靄のように影があるように思われた。
畳にしたら百枚も敷けるだろう室は、五燭らしいランプの光では、監房の中よりも暗かった。私は入口に佇んでいたが、やがて眼が闇に馴れて来た。何にもないようにおもっていた室の一隅に、何かの一固りがあった。それが、ビール箱の蓋か何かに支えられて、立っているように見えた。その蓋から一方へ向けてそれで蔽い切れない部分が二三尺はみ出しているようであった。だが、どうもハッキリ分らなかった。何しろ可成り距離はあるんだし、暗くはあるし、けれども私は体中の神経を目に集めて、その一固りを見詰めた。
私は、ブルブル震え始めた。迚も立っていられなくなった。私は後ろの壁に凭れてしまった。そして坐りたくてならないのを強いて、ガタガタ震える足で突っ張った。眼が益々闇に馴れて来たので、蔽いからはみ出しているのが、むき出しの人間の下半身だと云うことが分ったんだ。そしてそれは六神丸の原料を控除した不用な部分なんだ!
私は、そこで自暴自棄な力が湧いて来た。私を連れて来た男をやっつける義務を感じて来た。それが義務であるより以上に必要止むべからざることになって来た。私は上着のポケットの中で、ソーッとシーナイフを握って、傍に突っ立ってるならず者の様子を窺った。奴は矢っ張り私を見て居たが突然口を切った。
「あそこへ行って見な。そしてお前の好きなようにしたがいいや、俺はな、ここらで見張っているからな」このならず者はこう云い捨てて、階段を下りて行った。
C’était une pièce étrange. Elle donnait l’impression d’être l’intérieur d’une boîte de conserve de sardines. Un plafond bas, un plancher, des murs sur les quatre côtés, et rien d’autre : une pièce vide, humide, qui sentait le moisi. Au centre, une seule ampoule, qui pendait comme une feuille morte prise dans une toile d’araignée, diffusait une lumière blafarde. Par endroits, du linoléum, collé comme un emplâtre, recouvrait le plancher. Il n’y avait ni table ni chaise. Il faisait terriblement chaud et moite, j’avais l’impression que tout mon corps était couvert de furoncles, la sueur perlait partout, mais je ressentais en même temps une sorte de froid. Outre l’odeur de moisi, une odeur particulière, écœurante, me prenait par intermittence au nez. Cette odeur semblait avoir une ombre, comme un brouillard.
La pièce, où l’on aurait pu étendre cent tatamis, était plus sombre qu’une cellule de prison sous la faible lumière d’une lampe à cinq bougies. Je restais debout à l’entrée, puis, mes yeux s’habituant à l’obscurité, j’aperçus dans un coin ce qui semblait être une masse informe. Elle semblait posée sur le couvercle d’une caisse de bière, et une partie dépassait de deux ou trois pieds du couvercle. Mais je n’arrivais pas à distinguer clairement ce que c’était. Il y avait une certaine distance, et il faisait sombre, mais je concentrai toute mon attention sur cette masse.
Je me mis à trembler. Je ne pouvais plus tenir debout. Je m’adossai au mur du fond, retenant tant bien que mal l’envie de m’asseoir, mes jambes tremblant de plus en plus. Mes yeux, s’habituant davantage à l’obscurité, me permirent de distinguer que ce qui dépassait du couvercle était le bas du corps nu d’un être humain. C’était la partie inutile, après avoir prélevé la matière première pour le Rokushinmaru !
Je sentis alors monter en moi une énergie désespérée. J’eus le sentiment qu’il était de mon devoir de m’en prendre à l’homme qui m’avait amené ici. Ce n’était plus seulement un devoir, c’était devenu une nécessité impérieuse. Je saisis discrètement mon couteau marin dans la poche de ma veste et observai le voyou qui se tenait près de moi. Il me regardait aussi, puis soudain, il prit la parole :
« Va là-bas et fais ce que tu veux. Moi, je monte la garde ici », dit-il, puis il descendit l’escalier.
私はひどく酔っ払ったような気持だった。私の心臓は私よりも慌てていた。ひどく殴りつけられた後のように、頭や、手足の関節が痛かった。
私はそろそろ近づいた。一歩々々臭気が甚しく鼻を打った。矢っ張りそれは死体だった。そして極めて微かに吐息が聞えるように思われた。だが、そんな馬鹿なこたあない。死体が息を吐くなんて――だがどうも息らしかった。フー、フーと極めて微かに、私は幾度も耳のせいか、神経のせいにして見たが、「死骸が溜息をついてる」とその通りの言葉で私は感じたものだ。と同時に腹ん中の一切の道具が咽喉へ向って逆流するような感じに捕われた。然し、
然し今はもう総てが目の前にあるのだ。
そこには全く残酷な画が描かれてあった。
ビール箱の蓋の蔭には、二十二三位の若い婦人が、全身を全裸のまま仰向きに横たわっていた。彼女は腐った一枚の畳の上にいた。そして吐息は彼女の肩から各々が最後の一滴であるように、搾り出されるのであった。
彼女の肩の辺から、枕の方へかけて、未だ彼女がいくらか、物を食べられる時に嘔吐したらしい汚物が、黒い血痕と共にグチャグチャに散ばっていた。髪毛がそれで固められていた。それに彼女の(十二字不明)がねばりついていた。そして、頭部の方からは酸敗した悪臭を放っていたし、肢部からは、癌腫の持つ特有の悪臭が放散されていた。こんな異様な臭気の中で人間の肺が耐え得るかどうか、と危ぶまれるほどであった。彼女は眼をパッチリと見開いていた。そして、その瞳は私を見ているようだった。が、それは多分何物をも見てはいなかっただろう。勿論、彼女は、私が、彼女の全裸の前に突っ立っていることも知らなかったらしい。私は婦人の足下の方に立って、此場の情景に見惚れていた。私は立ち尽したまま、いつまでも交ることのない、併行した考えで頭の中が一杯になっていた。
哀れな人間がここにいる。
哀れな女がそこにいる。
J’avais l’impression d’être complètement ivre. Mon cœur battait plus fort que moi-même. J’avais mal à la tête et aux articulations, comme après avoir été roué de coups.
J’avançai prudemment. À chaque pas, l’odeur devenait plus insupportable. C’était bien un cadavre. Mais il me sembla percevoir un souffle très faible. Pourtant, c’était impossible : un cadavre ne respire pas… Mais c’était bien un souffle, un léger « fuu, fuu ». Je me disais que c’était mon imagination, mais j’avais vraiment la sensation que « le cadavre soupirait ». En même temps, je sentis tout mon être se retourner, comme si mes entrailles remontaient à ma gorge. Mais…
Mais maintenant, tout était devant moi.
C’était une scène d’une cruauté absolue.
Dans l’ombre de la caisse de bière, une jeune femme de vingt-deux ou vingt-trois ans était allongée nue sur le dos. Elle gisait sur un vieux tatami pourri, et chaque souffle qui s’échappait de ses épaules semblait être la dernière goutte de sa vie.
Autour de ses épaules et de son oreiller, des vomissures mêlées de taches de sang noir, probablement rejetées lorsqu’elle pouvait encore manger un peu, étaient répandues. Ses cheveux étaient collés par la saleté, et… (douze caractères illisibles) étaient aussi englués. De sa tête émanait une odeur aigre et rance, de ses membres, l’odeur caractéristique du cancer. On pouvait douter qu’un être humain puisse respirer dans une telle puanteur. Elle avait les yeux grands ouverts, et son regard semblait fixé sur moi. Mais sans doute ne voyait-elle rien. Bien sûr, elle ne semblait pas non plus avoir conscience que je me tenais là, devant sa nudité. Je restais debout à ses pieds, fasciné par la scène. Mon esprit était envahi par des pensées parallèles qui ne se rejoignaient jamais.
Il y avait là un être humain misérable.
Il y avait là une femme misérable.
私の眼は据えつけられた二つのプロジェクターのように、その死体に投げつけられて、動かなかった。それは死体と云った方が相応しいのだ。
私は白状する。実に苦しいことだが白状する。――若しこの横われるものが、全裸の女でなくて全裸の男だったら、私はそんなにも長く此処に留っていたかどうか、そんなにも心の激動を感じたかどうか――
私は何ともかとも云いようのない心持ちで興奮のてっぺんにあった。私は此有様を、「若い者が楽しむこと」として「二分」出して買って見ているのだ。そして「お前の好きなようにしたがいいや」と、あの男は席を外したんだ。
無論、此女に抵抗力がある筈がない。娼妓は法律的に抵抗力を奪われているが、此場合は生理的に奪われているのだ。それに此女だって性慾の満足のためには、屍姦よりはいいのだ。何と云っても未だ体温を保っているんだからな。それに一番困ったことには、私が船員で、若いと来てるもんだから、いつでもグーグー喉を鳴らしてるってことだ。だから私は「好きなように」することが出来るんだ。それに又、今まで私と同じようにここに連れて来られた(若い男)は、一人や二人じゃなかっただろう。それが一一(四字不明)どうかは分らないが、皆が皆辟易したとも云い切れまい。いや兎角く此道ではブレーキが利きにくいものだ。
Mes yeux, comme deux projecteurs braqués, restaient fixés sur ce cadavre. Oui, il fallait appeler cela un cadavre.
Je l’avoue. C’est pénible à dire, mais je l’avoue : si cette personne allongée nue avait été un homme, serais-je resté aussi longtemps ici ? Aurais-je ressenti la même agitation intérieure ?
J’étais dans un état d’excitation indescriptible. J’avais payé « deux minutes » pour voir ce « divertissement pour jeunes gens ». Et l’homme m’avait laissé là, disant : « Fais ce que tu veux. »
Bien sûr, cette femme n’avait plus aucune force pour résister. Les prostituées sont légalement privées de toute résistance, mais dans ce cas, c’était physiologique. Et puis, pour satisfaire le désir sexuel, mieux vaut encore cela que la nécrophilie. Après tout, elle était encore tiède. Le pire, c’est que, marin et jeune comme j’étais, j’avais toujours la gorge sèche. Donc, je pouvais « faire ce que je voulais ». Et puis, je n’étais sûrement pas le premier jeune homme à avoir été amené ici. Peut-être que tous n’avaient pas été dégoûtés… Non, dans ce genre de situation, il est difficile de s’arrêter.
だが、私は同時に、これと併行した外の考え方もしていた。
彼女は熱い鉄板の上に転がった蝋燭のように瘠せていた。未だ年にすれば沢山ある筈の黒髪は汚物や血で固められて、捨てられた棕櫚箒のようだった。字義通りに彼女は瘠せ衰えて、棒のように見えた。
幼い時から、あらゆる人生の惨苦と戦って来た一人の女性が、労働力の最後の残渣まで売り尽して、愈々最後に売るべからざる貞操まで売って食いつないで来たのだろう。
彼女は、人を生かすために、人を殺さねば出来ない六神丸のように、又一人も残らずのプロレタリアがそうであるように、自分の胃の腑を膨らすために、腕や生殖器や神経までも噛み取ったのだ。生きるために自滅してしまったんだ。外に方法がないんだ。
彼女もきっとこんなことを考えたことがあるだろう。
「アア私は働きたい。けれども私を使って呉れる人はない。私は工場で余り乾いた空気と、高い温度と綿屑とを吸い込んだから肺病になったんだ。肺病になって働けなくなったから追い出されたんだ。だけど使って呉れる所はない。私が働かなけりゃ年とったお母さんも私と一緒に生きては行けないんだのに」そこで彼女は数日間仕事を求めて、街を、工場から工場へと彷徨うたのだろう。それでも彼女は仕事がなかったんだろう。「私は操を売ろう」そこで彼女は、生命力の最後の一滴を涸らしてしまったんではあるまいか。そしてそこでも愈々働けなくなったんだ。で、遂々ここへこんな風にしてもう生きる希望さえも捨てて、死を待ってるんだろう。
Mais en même temps, d’autres pensées me traversaient l’esprit.
Elle était maigre comme une bougie fondue sur une plaque brûlante. Ses cheveux noirs, qui auraient dû être abondants à son âge, étaient collés par la saleté et le sang, pareils à un vieux balai de palmier. Elle était littéralement réduite à la peau et aux os, on aurait dit un bâton.
Depuis l’enfance, cette femme avait dû lutter contre toutes les souffrances de la vie, vendant pour survivre jusqu’à la dernière parcelle de sa force de travail, et, à la fin, même sa chasteté. Comme le Rokushinmaru, qui ne peut exister qu’en tuant pour donner la vie, comme tous les prolétaires, elle avait mordu dans ses propres bras, ses organes, ses nerfs pour gonfler son estomac. Elle s’était détruite pour survivre. Il n’y avait pas d’autre moyen.
Elle aussi avait sûrement pensé ainsi :
« Ah, je voudrais travailler. Mais personne ne veut de moi. J’ai attrapé la tuberculose à force de respirer l’air trop sec, la chaleur et la poussière dans les usines. On m’a chassée parce que je ne pouvais plus travailler. Mais personne ne veut m’embaucher. Si je ne travaille pas, ma vieille mère ne pourra pas vivre avec moi. » Alors, elle a dû errer de rue en rue, d’usine en usine, à la recherche d’un emploi. Mais elle n’en a pas trouvé. « Je vais vendre ma vertu. » Et là, elle a épuisé la dernière goutte de sa vitalité. Et même là, elle n’a plus pu travailler. Finalement, elle a fini ici, ainsi, abandonnant même tout espoir de vivre, attendant la mort.
私は彼女が未だ口が利けるだろうか、どうだろうかが知りたくなった。恥しい話だが、私は、「お前さんは未だ生きていたいかい」と聞いて見る慾望をどうにも抑えきれなくなった。云いかえれば人間はこんな状態になった時、一体どんな考を持つもんだろう、と云うことが知りたかったんだ。
私は思い切って、女の方へズッと近寄ってその足下の方へしゃがんだ。その間も絶えず彼女の目と体とから私は目を離さなかった。と、彼女の眼も矢っ張り私の動くのに連れて動いた。私は驚いた。そして馬鹿々々しいことだが真赤になった。私は一応考えた上、彼女の眼が私の動作に連れて動いたのは、ただ私がそう感じた丈けなんだろう、と思って、よく医師が臨終の人にするように彼女の眼の上で私は手を振って見た。
彼女は瞬をした。彼女は見ていたのだ。そして呼吸も可成り整っているのだった。
私は彼女の足下近くへ、急に体から力が抜け出したように感じたので、しゃがんだ。
「あまりひどいことをしないでね」と女はものを言った。その声は力なく、途切れ途切れではあったが、臨終の声と云うほどでもなかった。彼女の眼は「何でもいいからそうっとしといて頂戴ね」と言ってるようだった。
私は義憤を感じた。こんな状態の女を搾取材料にしている三人の蛞蝓共を、「叩き壊してやろう」と決心した。
「誰かがひどくしたのかね。誰かに苛められたの」私は入口の方をチョッと見やりながら訊いた。
もう戸外はすっかり真っ暗になってしまった。此だだっ広い押しつぶしたような室は、いぶったランプのホヤのようだった。
「いつ頃から君はここで、こんな風にしているの」私は努めて、平然としようと骨折りながら訊いた。彼女は今私が足下の方に踞ったので、私の方を見ることを止めて上の方に眼を向けていた。
Je voulais savoir si elle pouvait encore parler. C’est honteux à dire, mais j’avais envie de lui demander : « Veux-tu encore vivre ? » Je voulais savoir ce qu’un être humain pense dans un état pareil.
Je pris mon courage à deux mains, m’approchai d’elle et m’accroupis à ses pieds. Pendant ce temps, je ne quittais pas ses yeux du regard. Et ses yeux suivaient tous mes mouvements. J’en fus surpris, et, c’est absurde, je rougis. Je me dis que c’était sûrement moi qui avais cette impression, alors, comme le font les médecins au chevet d’un mourant, je passai la main devant ses yeux.
Elle cligna des paupières. Elle voyait. Et sa respiration était encore assez régulière.
Je m’accroupis à ses pieds, sentant mes forces me quitter.
« Ne me fais pas trop de mal, » dit-elle. Sa voix était faible, entrecoupée, mais pas encore celle d’une mourante. Son regard semblait dire : « Quoi que tu fasses, fais-le doucement, s’il te plaît. »
Je ressentis une indignation profonde. Je décidai d’écraser ces trois limaces qui exploitaient une femme dans cet état.
« Quelqu’un t’a fait du mal ? On t’a brutalisée ? » demandai-je, jetant un coup d’œil vers l’entrée.
Il faisait nuit noire dehors. Cette vaste pièce écrasée ressemblait à la cheminée d’une lampe enfumée.
« Depuis quand es-tu ici, dans cet état ? » demandai-je, essayant de garder mon calme. Comme je m’étais accroupi à ses pieds, elle détourna le regard vers le haut.
私は、私の眼の行方を彼女に見られることを非常に怖れた。私は実際、正直な所其時、英雄的な、人道的な、一人の禁欲的な青年であった。全く身も心もそれに相違なかった。だから、私は彼女に、私が全で焼けつくような眼で彼女の××を見ていると云うことを、知られたくなかったのだ。眼だけを何故私は征服することが出来なかっただろうか。
若し彼女が私の眼を見ようものなら、「この人もやっぱり外の男と同じだわ」と思うに違いないだろう。そうすれば、今の私のヒロイックな、人道的な行為と理性とは、一度に脆く切って落されるだろう、私は恐れた。恥じた。
――俺はこの女に対して性慾的などんな些細な興奮だって惹き起されていないんだ。そんな事を考える丈けでも間違ってるんだ。それは見てる。見てるには見てるが、それが何だ。――私は自分で自分に言い訳をしていた。
J’avais très peur qu’elle voie où se portaient mes yeux. À ce moment-là, j’étais, honnêtement, un jeune homme héroïque, humain, chaste. Corps et âme, je l’étais vraiment. Je ne voulais pas qu’elle sache que je la regardais, brûlant de désir. Pourquoi n’arrivais-je pas à maîtriser mon regard ?
Si elle croisait mes yeux, elle penserait : « Cet homme est comme tous les autres. » Et alors, tout mon héroïsme, toute ma morale s’effondreraient d’un coup. J’en avais peur. J’en avais honte.
— Je ne ressens aucun désir sexuel pour cette femme. Rien que d’y penser, c’est mal. Je la regarde, oui, mais alors ? — Je me cherchais des excuses.
彼女が女性である以上、私が衝動を受けることは勿論あり得る。だが、それはこんな場合であってはならない。この女は骨と皮だけになっている。そして永久に休息しようとしている。この哀れな私の同胞に対して、今まで此室に入って来た者共が、どんな残忍なことをしたか、どんな陋劣な恥ずべき行をしたか、それを聞こうとした。そしてそれ等の振舞が呪わるべきであることを語って、私は自分の善良なる性質を示して彼女に誇りたかった。
彼女はやがて小さな声で答えた。
「私から何か種々の事が聞きたいの? 私は今話すのが苦しいんだけれど、もしあんたが外の事をしないのなら、少し位話して上げてもいいわ」
私は真赤になった。畜生! 奴は根こそぎ俺を見抜いてしまやがった。再び私の体中を熱い戦慄が駈け抜けた。
彼女に話させて私は一体どんなことを知りたかったんだろう。もう分り切ってるじゃないか、それによし分らないことがあったにした所で、苦しく喘ぐ彼女の声を聞いて、それでどうなると云うんだ。
だが、私は彼女を救い出そうと決心した。
然し救うと云うことが、出来るだろうか? 人を救うためには(四字不明)が唯一の手段じゃないか、自分の力で捧げ切れない重い物を持ち上げて、再び落した時はそれが愈々壊れることになるのではないか。
だが、何でもかでも、私は遂々女から、十言許り聞くような運命になった。
Puisqu’elle était une femme, il était naturel que je ressente une impulsion. Mais pas dans une telle situation. Cette femme n’était plus que peau et os, prête à s’endormir pour toujours. Je voulais savoir ce que les hommes qui étaient passés ici avant moi lui avaient fait, quelles horreurs, quelles hontes. Je voulais l’entendre, puis dénoncer ces actes abominables, pour lui montrer ma bonté et en être fier.
Elle répondit bientôt d’une petite voix :
« Tu veux que je te raconte des choses ? Je suis trop faible pour parler, mais si tu ne fais rien d’autre, je peux te parler un peu. »
Je rougis. Bon sang ! Elle m’avait percé à jour. Un nouveau frisson brûlant me traversa.
Qu’espérais-je apprendre en l’écoutant ? Je le savais déjà, et même si je ne savais pas tout, qu’est-ce que cela changerait d’entendre la voix haletante d’une femme mourante ?
Mais je décidai de la sauver.
Mais le pourrais-je ? Pour sauver quelqu’un, (quatre caractères illisibles) est la seule solution, mais si on essaie de porter un fardeau trop lourd pour soi, il risque de se briser encore plus en retombant.
Quoi qu’il en soit, j’étais destiné à entendre de la bouche de cette femme une dizaine de mots.
先刻私を案内して来た男が入口の処へ静に、影のように現れた。そして手真似で、もう時間だぜ、と云った。
私は慌てた。男が私の話を聞くことの出来る距離へ近づいたら、もう私は彼女の運命に少しでも役に立つような働が出来なくなるであろう。
「僕は君の頼みはどんなことでも為よう。君の今一番して欲しいことは何だい」と私は訊いた。
「私の頼みたいことわね。このままそうっとしといて呉れることだけよ。その他のことは何にも欲しくはないの」
悲劇の主人公は、私の予想を裏切った。
私はたとえば、彼女が三人のごろつきの手から遁げられるように、であるとか、又はすぐ警察へ、とでも云うだろうと期待していた。そしてそれが彼女の望み少い生命にとっての最後の試みであるだろうと思っていた。一筋の藁だと思っていた。
可哀想に此女は不幸の重荷でへしつぶされてしまったんだ。もう希望を持つことさえも怖しくなったんだろう。と私は思った。
世の中の総てを呪ってるんだ。皆で寄ってたかって彼女を今日の深淵に追い込んでしまったんだ。だから僕にも信頼しないんだ。こんな絶望があるだろうか。
「だけど、このまま、そんな事をしていれば、君の命はありやしないよ。だから医者へ行くとか、お前の家へ連れて行くとか、そんな風な大切なことを訊いてるんだよ」
L’homme qui m’avait guidé jusque-là réapparut silencieusement à l’entrée, comme une ombre. Il fit un geste de la main qui me signifiait que le temps était écoulé.
Je fus pris de panique. Si cet homme s’approchait assez pour entendre notre conversation, je ne pourrais plus rien faire pour aider, ne serait-ce qu’un peu, à changer le destin de cette femme.
« Je ferai tout ce que tu me demanderas. Dis-moi, qu’est-ce que tu voudrais le plus, maintenant ? » lui demandai-je.
« Ce que je voudrais… C’est simplement qu’on me laisse tranquille, comme ça. Je ne veux rien d’autre. »
La protagoniste tragique me surprit par sa réponse
Je m’attendais à ce qu’elle me demande de l’aider à échapper à ces trois voyous, ou bien d’aller tout de suite prévenir la police. Je croyais que ce serait là sa dernière tentative pour sauver sa vie, une ultime bouée à laquelle se raccrocher.
Pauvre femme, elle avait été écrasée par le poids du malheur. Elle avait sans doute même peur d’espérer encore. C’est ce que je pensai.
Elle maudissait le monde entier. Tout le monde s’était ligué pour la pousser dans cet abîme. Voilà pourquoi elle ne faisait confiance à personne, pas même à moi. Existe-t-il désespoir plus profond ?
« Mais, si tu restes ainsi, tu vas mourir. C’est de choses importantes que je te parle : aller chez un médecin, ou que je t’emmène chez toi, ce genre de choses… »
女はそれに対してこう答えた。
「そりゃ病院の特等室か、どこかの海岸の別荘の方がいいに決ってるわ」
「だからさ。それがここを抜け出せないから……」
「オイ! 此女は全裸だぜ。え、オイ、そして肺病がもう迚も悪いんだぜ。僅か二分やそこらの金でそういつまで楽しむって訳にゃ行かねえぜ」
いつの間にか蛞蝓の仲間は、私の側へ来て蔭のように立っていて、こう私の耳へ囁いた。
「貴様たちが丸裸にしたんだろう。此の犬野郎!」
私は叫びながら飛びついた。
「待て」とその男は呻くように云って、私の両手を握った。私はその手を振り切って、奴の横っ面を殴った。だが私の手が奴の横っ面へ届かない先に私の耳がガーンと鳴った、私はヨロヨロした。
「ヨシ、ごろつき奴、死ぬまでやってやる」私はこう怒鳴ると共に、今度は固めた拳骨で体ごと奴の鼻っ柱を下から上へ向って、小突こずき上げた。私は同時に頭をやられたが、然し今度は私の襲撃が成功した。相手は鼻血をタラタラ垂らしてそこへうずくまってしまった。
私は洗ったように汗まみれになった。そして息切れがした。けれども事件がここまで進展して来た以上、後の二人の来ない中に女を抱いてでも逃れるより外に仕様がなかった。
Elle répondit :
« Bien sûr, une chambre particulière à l’hôpital, ou une villa au bord de la mer, ce serait mieux… »
« Justement. Mais tu ne peux pas sortir d’ici… »
« Hé ! Cette femme est complètement nue, tu sais. Et en plus, sa tuberculose est dans un état désespéré. On ne peut pas s’amuser comme ça pendant deux minutes pour quelques sous. »
Sans que je m’en rende compte, le complice de la limace s’était approché et murmurait à mon oreille.
« C’est vous qui l’avez mise à nu, sales chiens ! » criai-je en me jetant sur lui.
« Attends », grogna-t-il en me saisissant les deux mains. Je me dégageai et lui donnai un coup au visage. Mais avant que mon poing ne l’atteigne, un bruit sourd résonna dans mes oreilles, et je titubai.
« Très bien, espèce de voyou, je vais t’en donner jusqu’à ce que mort s’ensuive ! » hurlai-je, et cette fois, de toutes mes forces, je lui assénai un coup de poing de bas en haut sur le nez. Je reçus un coup à la tête en même temps, mais cette fois, mon attaque porta. L’autre, le nez en sang, s’effondra sur place.
J’étais en nage, haletant. Mais, maintenant que les choses en étaient là, il ne me restait plus qu’à prendre la femme dans mes bras et fuir avant que les deux autres n’arrivent.
「サア、早く遁げよう! そして病院へ行かなけりゃ」私は彼女に云った。
「小僧さん、お前は馬鹿だね。その人を殺したんじゃあるまいね。その人は外の二三人の人と一緒に私を今まで養って呉れたんだよ、困ったわね」
彼女は二人の闘争に興奮して、眼に涙さえ泛べていた。
私は何が何だか分らなかった。
「何殺すもんか、だが何だって? 此男がお前を今まで養ったんだって」
「そうだよ。長いこと私を養って呉れたんだよ」
「お前の肉の代償にか、馬鹿な!」
「小僧さん。此人たちは私を汚しはしなかったよ。お前さんも、も少し年をとると分って来るんだよ」
私はヒーローから、一度に道化役者に落ちぶれてしまった。此哀れむべき婦人を最後の一滴まで搾取した、三人のごろつき共は、女と共にすっかり謎になってしまった。
一体こいつ等はどんな星の下に生れて、どんな廻り合せになっているのだ。だが、私は此事実を一人で自分の好きなように勝手に作り上げてしまっていたのだろうか。
倒れていた男はのろのろと起き上った。
「青二才奴! よくもやりやがったな。サア今度は覚悟を決めて来い」
「オイ、兄弟俺はお前と喧嘩する気はないよ。俺は思い違いをしていたんだ。悪かったよ」
「何だ! 思い違いだと。糞面白くもねえ。何を思い違えたんだい」
« Allez, vite, fuyons ! Il faut aller à l’hôpital ! » dis-je à la femme.
« Petit, tu es idiot… Tu ne l’as pas tué, j’espère ? Cet homme, avec deux ou trois autres, m’a nourrie jusqu’à maintenant. C’est embêtant… »
Elle était émue par notre lutte, les larmes aux yeux.
Je ne comprenais plus rien.
« Tué ? Mais de quoi tu parles ? Cet homme t’a nourrie jusqu’à maintenant ? »
« Oui. Il m’a aidée pendant longtemps. »
« En échange de ta chair, hein ? Quelle absurdité ! »
« Petit, ces hommes ne m’ont pas salie. Quand tu seras plus âgé, tu comprendras… »
En un instant, je passai de héros à bouffon. Les trois voyous qui avaient exploité jusqu’à la dernière goutte cette malheureuse femme devinrent soudain, eux aussi, une énigme, tout comme elle.
Sous quelle étoile étaient-ils nés, qu’avaient-ils traversé dans leur vie ? Mais peut-être avais-je tout inventé à ma façon, selon mon propre point de vue.
L’homme à terre se releva lentement.
« Espèce de gamin ! Tu vas me le payer. Viens, cette fois, prépare-toi ! »
« Écoute, je n’ai pas envie de me battre avec toi. Je me suis trompé. J’ai eu tort. »
« Quoi ? Tu t’es trompé ? C’est pas drôle, ça. Trompé sur quoi ? »
「お前等三人は俺を威かしてここへ連れて来ただろう。そしてこんな女を俺に見せただろう。お前たちは此女を玩具にした挙句、未だこの女から搾ろうとしてるんだと思ったんだ。死ぬが死ぬまで搾る太い奴等だと思ったんだ」
「まあいいや。それは思い違いと言うもんだ」と、その男は風船玉の萎む時のように、張りを弛めた。
「だが、何だってお前たちは、この女を素裸でこんな所に転がしとくんだい。それに又何だって見世物になんぞするんだい」と云い度かった。奴等は女の云う所に依れば、悪いんじゃないんだが、それにしてもこんな事は明に必要以上のことだ。
――こいつ等は一体いつまでこんなことを続けるんだろう――と私は思った。
« Vous m’avez amené ici en me faisant peur, et vous m’avez montré cette femme. Je croyais que vous l’aviez utilisée comme un jouet et que vous vouliez encore la dépouiller. Je pensais que vous étiez du genre à exploiter quelqu’un jusqu’à la mort. »
« Bon, c’est une erreur, c’est tout », répondit-il, l’air soudain dégonflé comme un ballon qui se vide.
« Mais alors, pourquoi l’avoir laissée nue ici, et pourquoi en faire un spectacle ? » voulais-je demander. D’après la femme, ils n’étaient pas mauvais, mais tout de même, c’était bien plus que ce qui était nécessaire.
— Jusqu’à quand vont-ils continuer ainsi ? — pensai-je.
私はいくらか自省する余裕が出来て来た。すると非常に熱さを感じ始めた。吐く息が、そのまま固まりになってすぐ次の息に吸い込まれるような、胸の悪い蒸し暑さであった。嘔吐物の臭気と、癌腫らしい分泌物との臭気は相変らず鼻を衝いた。体がいやにだるくて堪えられなかった。私は今までの異常な出来事に心を使いすぎたのだろう。何だか口をきくのも、此上何やかを見聞きするのも憶却になって来た。どこにでも横になってグッスリ眠りたくなった。
「どれ、兎に角、帰ることにしようか、オイ、俺はもう帰るぜ」
私は、いつの間にか女の足下の方へ腰を、下していたことを忌々しく感じながら、立ち上った。
「おめえたちゃ、皆、ここに一緒に棲んでいるのかい」
私は半分扉の外に出ながら振りかえって訊いた。
「そうよ。ここがおいらの根城なんだからな」男が、ブッキラ棒に答えた。
私はそのまま階段を降って街へ出た。門の所で今出て来た所を振りかえって見た。階段はそこからは見えなかった。そこには、監獄の高い煉瓦塀のような感じのする、倉庫が背を向けてる丈けであった。そんな所へ人の出入りがあろうなどと云うことは考えられない程、寂れ果て、頽廃し切って、見ただけで、人は黴の臭を感じさせられる位だつた。
私は通りへ出ると、口笛を吹きながら、傍目も振らずに歩き出した。
私はボーレンへ向いて歩きながら、一人で青くなったり赤くなったりした。
Je retrouvai un peu de lucidité. Je commençai à ressentir une chaleur étouffante. L’air était si lourd que chaque souffle semblait se condenser et être aussitôt réinspiré. L’odeur de vomissures et d’écoulements cancéreux me montait toujours au nez. Mon corps était d’une lourdeur insupportable. J’avais sans doute trop puisé dans mes forces à cause de tout ce qui venait de se passer. Je n’avais plus envie de parler ni de rien voir ou entendre de plus. Je voulais juste m’allonger n’importe où et dormir profondément.
« Bon, de toute façon, je vais rentrer. Hé, je rentre, moi. »
Je me levai, agacé de m’être retrouvé assis aux pieds de la femme sans m’en rendre compte.
« Est-ce que vous vivez tous ici ensemble ? » demandai-je en me retournant, à moitié dehors.
« Oui, c’est ici notre repaire », répondit l’homme d’un ton bourru.
Je descendis l’escalier et sortis dans la rue. À la porte, je me retournai pour regarder l’endroit d’où je venais. On ne voyait pas l’escalier. Il n’y avait là qu’un entrepôt, pareil à un haut mur de prison en briques, tournant le dos à la rue. C’était un endroit si délabré, si abandonné, que l’idée même que des gens puissent y vivre semblait absurde ; rien qu’à le voir, on sentait une odeur de moisissure.
Je sortis sur la grande rue en sifflotant, sans prêter attention à rien.
En marchant vers Bohlen, je passais du rouge au bleu, seul avec moi-même.
私はボーレンで金を借りた。そして又外人相手のバーで――外人より入れない淫売屋で――又飲んだ。
夜の十二時過ぎ、私は公園を横切って歩いていた。アークライトが緑の茂みを打ち抜いて、複雑な模様を地上に織っていた。ビールの汗で、私は湿ったオブラートに包まれたようにベトベトしていた。
私はとりとめもないことを旋風器のように考え飛ばしていた。
――俺は飢えてるんじゃないか。そして興奮したじゃないか、だが俺は打克った。フン、立派なもんだ。民平、だが、俺は危くキャピタリスト見たよな考え方をしようとしていたよ。俺が何も此女をこんな風にした訳じゃないんだ。だからとな。だが俺は強かったんだ。だが弱かったんだ。ヘン、どっちだっていいや。兎に角俺は成功しないぜ。鼻の先にブラ下った餌を食わないようじゃな。俺は紳士じゃないじゃないか。紳士だってやるのに俺が遠慮するって法はねえぜ。待て、だが俺は遠慮深いので紳士になれねえのかも知れねえぜ。まあいいや。――
私は又、例の場所へ吸いつけられた。それは同じ夜の真夜中であった。
鉄のボートで出来た門は閉っていた。それは然し押せばすぐ開いた。私は階段を昇った。扉へ手をかけた。そして引いた。が開かなかった。畜生! 慌てちゃった。こっちへ開いたら、俺は下の敷石へ突き落されちまうじゃないか。私は押した。少し開きかけたので力を緩めると、又元のように閉ってしまった。
Je suis allé emprunter de l’argent chez Bohlen. Puis, dans un bar réservé aux étrangers — un bordel où seuls les étrangers étaient admis — j’ai encore bu.
Après minuit, je traversais le parc. La lumière des arcs électriques perçait à travers la verdure, dessinant au sol des motifs complexes. Avec la sueur de la bière, j’avais l’impression d’être enveloppé dans une feuille d’hostie humide, tout poisseux.
Mes pensées tourbillonnaient sans fin, comme dans un ventilateur.
— Est-ce que j’avais faim ? J’étais surexcité, non ? Mais j’ai résisté. Oui, c’est bien, Minpei, tu as tenu bon. Mais j’ai failli penser comme un capitaliste. Ce n’est pas moi qui ai mis cette femme dans cet état. Donc… Mais j’ai été fort. Mais aussi faible. Bah, peu importe. De toute façon, je ne réussirai jamais. Si je ne saisis pas l’appât qui pend devant mon nez… Je ne suis pas un gentleman. Même les gentlemen le feraient, alors pourquoi pas moi ? Attends, mais peut-être que c’est justement parce que je suis trop réservé que je ne peux pas être un gentleman. Enfin, peu importe…
Je me retrouvai de nouveau attiré vers cet endroit. C’était la même nuit, au beau milieu de la nuit.
Le portail en fer était fermé. Mais il s’ouvrit facilement quand je poussai. Je montai l’escalier. Je posai la main sur la porte. Je tirai, mais elle ne s’ouvrit pas. Zut ! Je me suis trompé de sens, si j’avais tiré de ce côté, je serais tombé sur le dallage en contrebas. Je poussai. Elle s’entrouvrit, mais dès que je relâchai la pression, elle se referma.
「オヤッ」と私は思った。誰か張番してるんだな。
「オイ、俺だ。開けて呉れ」私は扉へ口をつけて小さい声で囁いた。けれども扉は開かれなかった。今度は力一杯押して見たが、ビクともしなかった。
「畜生! かけがねを入れやがった」私は唾を吐いて、そのまま階段を下りて門を出た。
私の足が一足門の外へ出て、一足が内側に残っている時に私の肩を叩いたものがあった。私は飛び上った。
「ビックリしなくてもいいよ。俺だよ。どうだったい。面白かったかい。楽しめたかい」そこには蛞蝓が立っていた。
「あの女がお前のために、ああなったんだったら、手前等は半死になるんだったんだ」
私は熱くなってこう答えた。
「じゃあ何かい。あの女が誰のためにあんな目にあったのか知りたいのかい。知りたきゃ教えてやってもいいよ。そりゃ金持ちと云う奴さ。分ったかい」
蛞蝓はそう云って憐れむような眼で私を見た。
「どうだい。も一度行かないか」
「今行ったが開かなかったのさ」
「そうだろう、俺が閂を下したからな」
「お前が! そしてお前はどこから出て来たんだ」
私は驚いた。あの室には出入口は外には無い筈だった。
「驚くことはないさ。お前の下りた階段をお前の一つ後から一足ずつ降りて来たまでの話さ」
« Tiens ? » pensai-je. Quelqu’un surveille.
« Hé, c’est moi. Ouvre-moi, » murmurai-je à la porte. Mais elle ne s’ouvrit pas. J’essayai de pousser de toutes mes forces, rien à faire.
« Zut ! Ils ont mis le verrou, » pestai-je en crachant, puis je descendis l’escalier et sortis par le portail.
Je venais à peine de mettre un pied dehors, l’autre encore à l’intérieur, qu’une main me tapota l’épaule. Je sursautai.
« Pas la peine d’avoir peur. C’est moi. Alors, comment c’était ? Tu t’es amusé ? Tu as apprécié ? » C’était la limace.
« Si cette femme est dans cet état à cause de vous, vous auriez dû finir à moitié morts, » répondis-je, tout enfiévré.
« Tu veux savoir pour qui elle a souffert ainsi ? Si tu veux, je peux te le dire. Pour les riches, voilà tout. Tu comprends ? »
La limace me regarda avec des yeux pleins de pitié.
« Alors, tu veux y retourner ? »
« Je viens d’essayer, mais c’était fermé. »
« Évidemment, c’est moi qui ai mis le verrou. »
« Toi ! Et d’où es-tu sorti, alors ? »
J’étais surpris. Il n’y avait pas d’autre sortie dans cette pièce.
« Rien d’extraordinaire. J’ai descendu l’escalier juste derrière toi, un pas après l’autre. »
此蛞蝓野郎、又何か計画してやがるわい。と私は考えた。幽霊じゃあるまいし、私の一足後ろを、いくらそうっと下りたところで、音のしない訳がないからだ。
私はもう一度彼女を訪問する「必要」はなかった。私は一円だけ未だ残して持っていたが、その一円で再び彼女を「買う」と云うことは、私には出来ないことであった。だが、私は「たった五分間」彼女の見舞に行くのはいいだろうと考えた。何故だかも一度私は彼女に会い度かった。
私は階段を昇った。蛞蝓は附いて来た。
私は扉を押した。なるほど今度は訳なく開いた。一足室の中に踏み込むと、同時に、悪臭と、暑い重たい空気とが以前通りに立ちこめていた。
Ce sale type, il préparait encore quelque chose. Ce n’est pas un fantôme, et même s’il descendait doucement, il aurait fait du bruit.
Je n’avais plus « besoin » d’aller la voir. Il me restait encore un yen, mais je ne pouvais pas me résoudre à « l’acheter » à nouveau avec cet argent. Pourtant, je me dis que je pouvais bien aller la voir « cinq minutes ». Je ne sais pourquoi, mais j’avais envie de la revoir.
Je montai l’escalier. La limace me suivit.
Je poussai la porte. Cette fois, elle s’ouvrit sans difficulté. Dès que j’entrai, l’odeur fétide, l’air lourd et chaud m’enveloppèrent comme la première fois.
どう云う訳だか分らないが、今度は此部屋の様子が全で変ってるであろうと、私は一人で固く決め込んでいたのだが、私の感じは当っていなかった。
何もかも元の通りだった。ビール箱の蔭には女が寝ていたし、その外には私と、蛞蝓と二人っ切りであった。
「さっきのお前の相棒はどこへ行ったい」
「皆家へ帰ったよ」
「何だ! 皆ここに棲んでるってのは嘘なのかい」
「そうすることもあるだろう」
「それじゃ、あの女とお前たちはどんな関係だ」遂々私は切り出した。
「あの女は俺達の友達だ」
Je ne sais pourquoi, mais je m’étais persuadé que la pièce aurait changé d’aspect. Mais non, tout était comme avant. La femme était toujours allongée derrière la caisse de bière. Il n’y avait que la limace et moi.
« Où est passé ton complice ? »
« Tout le monde est rentré chez soi. »
« Quoi ? Vous ne vivez pas tous ici, alors ? »
« Ça arrive, parfois. »
« Alors, quelle est la relation entre cette femme et vous ? » finis-je par demander.
« C’est notre amie. »
「じゃあ何だって、友達を素っ裸にして、病人に薬もやらないで、おまけに未だ其上見ず知らずの男にあの女を玩具にさすんだ」
「俺達はそうしたい訳じゃないんだ、だがそうしなけれゃあの女は薬も飲めないし、卵も食えなくなるんだ」
「え、それじゃ女は薬を飲んでるのか、然し、おい、誤魔化しちゃいけねえぜ。薬を飲ませて裸にしといちゃ差引零じゃないか、卵を食べさせて男に蹂躙されりゃ、差引欠損になるじゃないか。そんな理窟に合わん法があるもんかい」
「それがどうにもならないんだ。病気なのはあの女ばかりじゃないんだ。皆が病気なんだ。そして皆が搾られた渣なんだ。俺達あみんな働きすぎたんだ。俺達あ食うために働いたんだが、その働きは大急ぎで自分の命を磨り減しちゃったんだ。あの女は肺結核の子宮癌で、俺は御覧の通りのヨロケさ」
「だから此女に淫売をさせて、お前達が皆で食ってるって云うのか」
« Alors pourquoi la laissez-vous nue, malade, sans même lui donner de médicaments, et en plus vous la montrez à des inconnus comme un jouet ? »
« Ce n’est pas ce qu’on veut, mais sans ça elle n’aurait ni médicaments, ni œufs à manger. »
« Quoi, elle prend des médicaments ? Mais attends, ne me raconte pas d’histoires. Lui donner des médicaments et la laisser nue, ça fait zéro. Lui donner des œufs et la faire violer, c’est négatif. Ce n’est pas logique ! »
« On n’y peut rien. Elle n’est pas la seule malade. Nous sommes tous malades. Nous sommes tous des déchets, épuisés par le travail. On a travaillé pour manger, mais on a usé nos vies à toute vitesse. Cette femme a la tuberculose et un cancer de l’utérus, et moi, tu vois bien dans quel état je suis. »
« Alors tu fais prostituer cette femme pour que vous puissiez tous manger ? »
「此女に淫売をさせはしないよ。そんなことを為る奴もあるが、俺の方ではチャンと見張りしていて、そんな奴あ放り出してしまうんだ。それにそう無暗に連れて来るって訳でもないんだ。俺は、お前が菜っ葉を着て、ブル達の間を全で大臣のような顔をして、恥しがりもしないで歩いていたから、附けて行ったのさ、誰にでも打っつかったら、それこさ一度で取っ捕まっちまわあな」
「お前はどう思う。俺たちが何故死んじまわないんだろうと不思議に思うだろうな、穴倉の中で蛆虫見たいに生きているのは詰らないと思うだろう。全く詰らない骨頂さ、だがね、生きてると何か役に立てないこともあるまい。いつか何かの折があるだろう、と云う空頼みが俺たちを引っ張っているんだよ」
« On ne la force pas à se prostituer. Il y en a qui le font, mais moi je surveille pour que ça n’arrive pas, et je vire ceux qui essaient. Et puis, on ne fait pas venir n’importe qui. Si je t’ai suivi, c’est parce que tu te promenais en tenue de marin, la tête haute au milieu des étrangers, sans aucune gêne. Si tu étais tombé sur quelqu’un d’autre, tu aurais été arrêté dès le premier coup. »
« Tu dois te demander pourquoi on ne se suicide pas tous, hein ? Tu trouves ça absurde de vivre comme des asticots dans un trou. C’est vrai, c’est absurde. Mais, tu sais, tant qu’on est vivant, il peut toujours arriver quelque chose. On s’accroche à cet espoir vague, c’est tout ce qui nous retient. »
私は全っ切り誤解していたんだ。そして私は何と云う恥知らずだったろう。
私はビール箱の衝立の向うへ行った。そこに彼女は以前のようにして臥ていた。
今は彼女の体の上には浴衣がかけてあった。彼女は眠ってるのだろう。眼を閉じていた。
私は淫売婦の代りに殉教者を見た。
彼女は、被搾取階級の一切の運命を象徴しているように見えた。
私は眼に涙が一杯溜った。私は音のしないようにソーッと歩いて、扉の所に立っていた蛞蝓へ、一円渡した。渡す時に私は蛞蝓の萎びた手を力一杯握りしめた。
そして表へ出た。階段の第一段を下るとき、溜っていた涙が私の眼から、ポトリとこぼれた。
(大正十四年十一月)
J’avais tout mal compris. Et quel sans-gêne j’avais été…
Je passai derrière la caisse de bière. Elle était toujours allongée là, comme avant.
Cette fois, elle avait un yukata posé sur le corps. Elle semblait dormir, les yeux fermés.
Je voyais en elle non plus une prostituée, mais une martyre.
Elle me semblait incarner tout le destin de la classe exploitée.
Les larmes me montèrent aux yeux. Je marchai doucement, sans bruit, et à la porte, je tendis un yen à la limace. En le lui donnant, je serrai de toutes mes forces sa main flétrie.
Puis je sortis. Au moment de descendre la première marche, une larme tomba de mes yeux.
(Novembre, 1925)
底本:「全集・現代文学の発見・第一巻 最初の衝撃」学芸書林
1968(昭和43)年9月10日第1刷発行
入力:山根鋭二
校正:かとうかおり
1998年10月3日公開
2006年2月1日修正
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