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工場の窓より
depuis la fenêtre de l'usine
葉山 嘉樹
Hayama-Yoshiki
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筑摩現代文学大系 36 葉山嘉樹集
あらすじ
工場で働く人々を描いた物語です。過酷な労働環境と、それを受け入れるしかなかった彼らの境遇、そして希望と絶望が入り混じる彼らの心の描写は、当時の社会構造の歪みを赤裸々に浮かび上がらせます。彼らの懸命な生き様と、社会に対する彼らの切実な思いは、読者の心を揺さぶるでしょう。
兄弟よ! もう眼を覚さなければならない。午前五時だ。起きて工場へ働きに行かねばならぬ。さうしないと人類は物資の欠乏に苦しむから。おとなしくわれ等は待たう。今までも待つたやうに。軈やがて資本家達も良心を眼覚すであらうから。
また兄弟よ。われ等も心の眼をもつとはつきり覚さうではないか。理想の光が天空一杯に輝いてゐるではないか、「愛」の波が悠久な姿で静かに工場の裾を洗つてゐるではないか。自然がわれ等に啓示する神の思想や愛を、労働のあらゆる刹那、十五分の休みに、冷たい水のやうに心地よくわれ等は飲み込むことが能できる。
兄弟よ! 労働は幹なる哉。われ等は工場で死の危険と面接し、家庭に帰つて貧窮と握手をする。兄弟よ。これ等のことは苦しいことである。けれどもこの苦しみの中に人類の進む道が残されてゐる。何故つて兄弟よ。貧窮と苦痛とのある処にだけ虔譲と愛とが残されてあるからだ。
Frères ! Il est temps de nous réveiller. Il est cinq heures du matin. Il faut se lever et aller travailler à l’usine. Sans cela, l’humanité souffrira de la pénurie de biens. Attendons patiemment, frères. Comme nous l’avons fait jusqu’à présent. Un jour, les capitalistes eux aussi se réveilleront à la conscience.
Frères ! Réveillons aussi nettement l’œil de notre cœur. La lumière de l’idéal ne brille-t-elle pas dans tout le ciel ? Les vagues de l’amour ne viennent-elles pas, dans leur éternité, laver doucement le pied de l’usine ? La nature nous révèle la pensée et l’amour de Dieu, et à chaque instant du travail, pendant les quinze minutes de pause, nous pouvons les boire comme une eau fraîche et agréable.
Frères ! Le travail est le tronc de l’arbre. À l’usine, nous affrontons la mort, et à la maison, nous serrons la main de la pauvreté. Frères, tout cela est douloureux. Mais c’est dans cette souffrance que se trouve le chemin du progrès de l’humanité. Pourquoi ? Parce que, frères, c’est seulement là où existent la pauvreté et la souffrance que demeurent la piété et l’amour.
兄弟よ。われ等は近々僅な日子の中に多くの負傷者と一人の死者とを、われ等の兄弟の中から出した。彼等の運命は思ふも哀れな限りである。足を折つた一人の兄弟は治癒が長びいて、一ヶ月半経つた。工務課の人たちの意志によつて彼は未いまだ動かせぬ足を持つて下宿へ帰された。兄弟よ。われ等は算盤玉ですつかり弾き出されるのだ。ある技手は「あいつは酒を飲んで来て、倒れるに極つてゐるセメント袋の山の下に、幾度も注意されたに拘らず休んでゐやがつたんだ」と云つた。さう云へば会社は公傷の取扱にしないで済むからだ。兄弟よ、われ等を同胞であると思つて呉れる人間が、たつた一人でいいから工務課に欲しいではないか。そこには人間の代りに製図機械や、ペンや、算盤玉などが、洋服を着て毎日詰めかけて来るのだ。
兄弟よ。製図機械や、算盤玉は整つてゐて綺麗だが、われ等は汚くつて埃まみれだ。
Frères, il y a peu de temps, en l’espace de quelques jours, nous avons perdu parmi nos frères de nombreux blessés et un mort. Leur sort est bien triste à penser. Un frère qui s’est cassé la jambe a mis un mois et demi à guérir. Sur décision des responsables du service technique, il a été renvoyé dans sa chambre avec sa jambe encore inutilisable. Frères, nous sommes comme des billes sur un boulier, rejetées sans ménagement. Un technicien a dit : « Il buvait, il allait s’effondrer sous un tas de sacs de ciment, malgré tous les avertissements, il s’est quand même reposé là ». Ainsi, l’entreprise peut éviter de reconnaître l’accident comme professionnel. Frères, ne souhaiterions-nous pas qu’il y ait au moins une personne, une seule, au service technique, qui nous considère comme ses semblables ? Là-bas, ce ne sont pas des hommes qui viennent chaque jour en costume, mais des machines à dessiner, des plumes, des billes de boulier.
Frères, les machines à dessiner et les billes de boulier sont bien ordonnées et propres, mais nous, nous sommes sales et couverts de poussière.
兄弟よ。五月の十九日、兄弟の一人が熱灰中に墜ちて大火傷をした揚句、病院で遂に死んでしまつた。兄弟よ。他ひとの事では無いのだ。われ等は皆悲しみと怖れとに囚はれた。われ等も何時、どんなことで死なぬとも限らぬのだ。それがわれわれの運命なんだ。
火傷やけどをした兄弟が臨終の苦悶の時、「何分後の処をお願ひ申します」と云つた。あの時の顔は自分の胸に固く焼きつけられてゐる。兄弟はクリストが十字架についた時のやうに、柔和な顔をしてゐた。誰を呪ひも恨みもせずに、天命だと諦めて逝つたのだ。一人の妻と四人の子供を残して。
兄弟よ。彼が臨終にわれ等に頼んで行つた遺族は、工場法の規定による彼の日給の百七十日分と、外に約百円、合せて四百円を受取れることになつた。遺族のために四百円の金はどんな意味を持つことであらう。
Frères, le 19 mai, un de nos frères est tombé dans des cendres brûlantes, a été gravement brûlé et est finalement mort à l’hôpital. Frères, ce n’est pas l’affaire de quelqu’un d’autre. Nous avons tous été saisis de tristesse et de peur. Nous aussi, nous pouvons mourir à tout moment, de n’importe quelle façon. C’est notre destin.
Le frère brûlé, dans les affres de l’agonie, a dit : « Je vous en prie, prenez soin de ma famille après ma mort. » Son visage de ce moment-là reste gravé dans ma poitrine. Il avait un visage doux, comme le Christ sur la croix. Il est parti sans maudire ni détester personne, résigné à son destin, laissant derrière lui une épouse et quatre enfants.
Frères, la famille qu’il nous a confiée sur son lit de mort recevra, selon la loi sur les usines, 170 jours de salaire, plus environ 100 yens, soit au total 400 yens. Quelle signification peut avoir cette somme pour la famille ?
兄弟よ。十字架を負うて逝ける兄弟と、その遺族のために、われ等の味方になつて奮闘した、一人の算盤玉は、工務課から排斥せられ、主脳者によつて首が、そのあるべき処以外に置かれようとしてゐるのだ。
兄弟よ、われ等の肉と血潮の上に、脂切つた肉体と、それを包む華美な衣服と、荘大なる邸宅を載せて、悦楽を貪る資本家に反抗してはならぬ。われ等は絶対に無抵抗主義であらねばならぬ。若し反抗を試みるならば、首の周りに鉄の柵を結ゆひ廻してからにするがいゝ。又は、われ等及その家族の胃の腑と腸とを切開除去した後にするがいい。
兄弟よ。おとなしく暴風雨の過去るのを待たう。希望と憧憬とを以て、軈て来る理想の暖かい光を待たう。
Frères, une boule de boulier – c’est-à-dire un employé – qui s’est battu pour le frère parti sous la croix et sa famille, a été exclu du service technique ; ses supérieurs veulent le placer ailleurs que là où il devrait être.
Frères, sur notre chair et notre sang, sur nos corps épuisés, sur nos vêtements insignifiants, sur nos modestes demeures, les capitalistes bâtissent leurs corps gras, leurs vêtements somptueux, leurs grands manoirs, et se délectent de leurs plaisirs. Nous ne devons pas nous révolter contre eux. Nous devons absolument rester non-violents. Si vous tentez de vous révolter, faites-le après avoir enroulé une grille de fer autour de votre cou. Ou bien, faites-le après avoir retiré l’estomac et les intestins de vous et de votre famille.
Frères, attendons patiemment que la tempête passe. Avec espoir et aspiration, attendons la lumière chaude de l’idéal qui viendra bientôt.
陰鬱な気持ちである。兄弟たちは傍目を振らずに働いてゐる。どこともなく陰鬱な顔付きをして。
陰鬱になる筈である。一体われ等は何を笑つたらいゝか。切せめて自分の運命の儚さを嘲笑ふ位なものである。
Un sentiment lugubre m’habite. Mes frères travaillent sans lever les yeux, le visage marqué par une tristesse diffuse.
Il est bien normal que nous soyons ainsi accablés. De quoi, au juste, pourrions-nous rire ? Tout au plus pouvons-nous ricaner de la futilité de notre propre destin.
一生懸命糞真面目に働いて、四十円位月に貰つて、女房と三人の子供とを養はねばならぬ。子供に活動を強請せがまれても、見に連れて行く代りに拳骨を一つ食はせるより外に仕方がない。女房は毎日のお菜かずで困難を極める。いやだいやだ、全く生きるのが厭になる。生きるのは厭になつても死ぬまでの決心はつかない。工場で負傷して死んでさへ遺族は路頭に迷はねばならぬ。況ましてたゞで死んだものならそれこそ鐚びた一文にだつてなりやしない。俺たちがかうして苦しんで行くのは仕方がないと諦めもせうが、子供はどうだ。「十歳になるのを待ち兼ねて」職工だ。矢つ張り俺と同じ厭な苦しい、暗い運命を脊負はさにやならぬ。どんな無理でも圧迫でも黙つて堪へて床の下へ吹き込まれた草花の種見たいに、碌に芽も出さず、伸びもせずに、痩細つて枯れてしまふんだ。成程われわれは立派な生産者だ。立派な生産者には違ひあるまいが、生きて行く先の無いことも間違ひなしだ。起きて寝るまでは工場で働き続け、寝て起きるまでは夢も見やしない。世の中にはどんなことが起つてゐるか、どんな風が吹いてゐるか、そんなことは全まるで分らない。小学校の三年まで行つて職工になつたが、なりたてのほやほやは自分の名位書けた。今はどうだ。駄目だ、駄目だ。鉛筆を掴んだつて掴んだやうに感じない。もう俺の手が持つたと感じるのはハンマーの柄か、デリック位なもんだらう。絶望だ! 何もかも駄目だ! 稀の公休日は嬉しくも何ともない。俺たちに金を呉れずに休みを呉れたつて何になる。女房に甲斐性なしと罵られる位が関の山だ。活動どころかと子供の頭を張り飛ばすのもいゝ気持ちぢやない。あゝいやだ、いやだ。
Travailler d’arrache-pied, avec un sérieux obsessionnel, pour gagner environ quarante yens par mois, et devoir nourrir avec cela une femme et trois enfants. Quand mes gosses me supplient de les emmener au cinématographe, je n'ai d'autre choix que de leur flanquer un coup de poing au lieu de les y emmener. Ma femme se débat tant qu'elle peut avec le prix de la moindre pitance quotidienne. C’est insupportable ; on finit par être dégoûté de la vie. Mais même si l’on est dégoûté de vivre, on n’a pas la détermination nécessaire pour mourir. Si l’on meurt d'un accident à l’usine, la famille se retrouve à la rue. Et si l’on meurt de mort naturelle, cela ne rapporte pas le moindre sou.
On pourrait encore se résigner au fait que nous devions souffrir ainsi ... mais les enfants ? À peine ont-ils dix ans qu'ils deviennent ouvriers. Eux aussi devront porter sur leur dos ce destin détestable, douloureux et sombre qui est le mien. Peu importe les abus ou l'oppression, ils devront endurer en silence, comme des graines de fleurs poussées sous le plancher : sans bourgeonner vraiment, sans grandir, ils s'étioleront et finiront par se dessécher. Certes, nous sommes de « fiers producteurs ». Nous le sommes sans doute, mais il est tout aussi certain que nous n’avons aucun avenir. De l’éveil au coucher, nous travaillons à l'usine ; du coucher au réveil, nous ne rêvons même plus. Ce qui se passe dans le monde, d’où souffle le vent, nous n’en savons absolument rien.
J’ai quitté l’école primaire après la troisième année pour devenir ouvrier. À l’époque, tout juste apprenti, j’arrivais à peine à écrire mon nom. Et maintenant ? C'est fini, tout est fini. Même quand je saisis un crayon, je ne sens plus rien. Mes mains ne reconnaissent plus que le manche du marteau ou d'une grue. Le désespoir ! Tout est foutu ! Les rares jours de congé ne me procurent aucune joie. À quoi bon nous donner du repos sans nous donner d'argent ? Cela ne sert qu'à se faire traiter de bon à rien par sa femme. Et gifler son enfant parce qu'on ne peut l'emmener nulle part n'est pas une sensation agréable. Ah, quelle horreur, quelle horreur.
いつそのこと女房も子も放つといて、勘定を貰ふとすぐその足で二三日遊び続けてやらうか、などと考へることさへある。さうする仲間がある。けれどもそれも俺には出来ない。俺に出来ることは働くことと、飯を喰ふことと、寝ることだけだ。その飯だつて……。
元気のある若い連中はそれでもどうにか為ようと焦つてゐる。それがどうにかなりさうだとすぐに首になつてしまふ。組合などと云ふことは夢だ、夢だ。
労働者ほど詰らない者は、世界中どこを訊ねても恐らくあるまい。一番苦いのが監獄の生活で、その次が労働者で、その次に乞食だらう。尤も此順序は例外なしにさうであるとは勿論云へないが。
労働者は大抵正直な善良な人間に依つて成り立つてゐる。正直であり善良であるために、生活が全で滅茶々々に資本家のために踏み蹂られる。と云ふことは、決して労働組合主義者や、社会主義者や宗教家のみが憂ふることではない。
国家さへも労働者の境遇を改善することに留意し初めたのである。
誰でもが平等に幸福が無ければならぬと云ふことは、誰でもが知つてゐ、欲してゐることである。たゞそれを実現することが非常に困難である。実際問題に打ぶつ衝つかるとその衝に当るものは、幸福の代りに惨澹たる不幸を脊負込むのである。
Je pense même parfois à abandonner femme et enfants, et sitôt la paye reçue, à partir m'amuser pendant deux ou trois jours. Certains camarades le font. Mais moi, j'en suis incapable. Tout ce dont je suis capable, c'est travailler, manger et dormir. Et encore, manger...
Les jeunes qui ont encore de l'énergie s'agitent pour essayer de changer les choses. Mais dès qu'ils semblent sur le point d'y arriver, ils sont licenciés. Les syndicats et autres, ce ne sont que des rêves, des chimères. Il n'y a probablement rien de plus insignifiant au monde qu'un travailleur. La vie la plus amère est celle de prisonnier, puis vient celle d'ouvrier, et enfin celle de mendiant. Bien sûr, cet ordre n’est pas absolu — des exceptions existent.
La classe ouvrière est composée majoritairement de gens honnêtes et bons. Et c'est précisément parce qu'ils sont honnêtes et bons que leur vie est totalement piétinée par les capitalistes. Et ce n’est pas uniquement les syndicalistes, les socialistes ou les religieux qui s’en inquiètent. Même l'État commence à se soucier de l'amélioration de la condition ouvrière.
Tout le monde sait que le bonheur doit être accessible à tous, sur un pied d’égalité. C'est seulement la réalisation de ce vœu qui est extrêmement difficile. Lorsqu’on se heurte violemment aux réalités concrètes, celui qui encaisse le choc se retrouve chargé non pas du bonheur, mais d’un malheur accablant.
「誰もが幸福であるやうに俺が努力をすると、第一此俺が不幸にならねばならぬ」のである。処が大体人間は神の国を求める位に幸福を欲するのであるから、自分自身を不幸にすることを避ける。
然し、他の人が不仕合な生活をしてゐることは、進んで犠牲になると云ふ覚悟のない人にも、決して快よい感じは与へないのである。そこで「どうせ今の世の中は利己主義が勝つんで、俺が社会改良運動に携つて目玉を剥いて見た処で何にもなりやしないんだ。人類の多数は矢つ張り不幸なんだ。詰り俺は、俺は詰りその、俺さへ良けりやそれでいいんだ」と、考へたくなるのである。
人は分れて行く。各おの/\の道を求めて果しのない迷路へと離れ離れに進んで行くのである。
« Si je m'efforce de faire en sorte que tout le monde soit heureux, c'est moi, en premier lieu, qui devrai devenir malheureux. » Or l’être humain désire le bonheur avec autant d’ardeur qu’il recherche le royaume de Dieu ; aussi évite-t-il de se rendre lui-même malheureux.
Cependant, voir d'autres personnes mener une vie malheureuse ne procure jamais une sensation agréable, même à celui qui n'est pas prêt à se sacrifier. Alors, on finit par se dire : « De toute façon, dans ce monde, l’égoïsme triomphe. Même si je me lance dans un mouvement de réforme sociale en me donnant corps et âme, cela ne changera rien. La majorité de l'humanité restera malheureuse. Au fond, moi... au fond, tant que je m'en sors, c'est tout ce qui compte. »
Les hommes se divisent. Chacun cherche sa propre voie et s'enfonce, isolé des autres, dans un labyrinthe sans fin.
兄弟よ。梅雨らしい空が、陰鬱にわれ等の頭を押しつけてゐる。
われ等は暗い空と、資本主義の大磐石の下に永久に喘がねばならぬであらうか。われ等はどのやうに焦つても、どのやうに駆けて見ても此地上以外には住めないと同じやうに、あらゆる社会悪の圧迫以外に首を擡もたげることは能きないだらうか。
兄弟よ。沢庵漬は上に加はる圧迫が大きければ大きいだけ、お互に密着くつつき合ひ緊ちゞめつけ合ふのである。が、労働者は沢庵であるか。
兄弟よ。われ等の運命は沢庵である。すつかり食ひ物にされるのである。資本家はいろんな贅沢な食ひ物に飽いては、「これに限る」と云つて、われ等沢庵を食ふのである。彼等の食ひ物は沢庵に初まつて沢庵に終るのである。そして彼等の偉大なる顎と、臓腑とは今の処食ひ過ぎの為病気を起しさうな模様は無いのである。
兄弟よ。上からの圧迫が重いとお互の間の関係は、恐ろしく窮屈になる。互に足を踏み合ふ。肩と肩とが打つ衝り合ふ。けれどもそれは沢庵の知つたことでは無いのである。重しがさうさせるのである。窮屈だからと云つてお互に喧嘩してはならない。世界は樽の中の、われ等萎びた大根と、糟と、それだけつ限きりのものではないのである。
Frères. Un ciel de mousson pèse lugubrement sur nos têtes. Devrons-nous éternellement haleter sous ce ciel sombre et sous le roc inébranlable du capitalisme ? Peu importe notre impatience, peu importe nos efforts pour courir, de même que nous ne pouvons vivre ailleurs que sur cette terre, est-il impossible de lever la tête hors de l'oppression de tous ces maux sociaux ?
Frères. Plus la pression exercée sur le takuan est forte, plus les morceaux se collent et se serrent les uns contre les autres. Mais l'ouvrier est-il un radis ?
Frères. Notre destin est celui du takuan. Nous sommes faits pour être dévorés. Les capitalistes, lassés de leurs divers mets luxueux, s'exclament : « Rien ne vaut ceci ! », et nous consomment, nous, les radis saumurés. Leur repas commence par le takuan et finit par le takuan. Et pour l'instant, leurs mâchoires puissantes et leurs entrailles ne semblent montrer aucun signe de maladie malgré l'excès de nourriture.
Frères. Lorsque la pression d'en haut est lourde, les relations entre nous deviennent terriblement étriquées. On se marche sur les pieds. Les épaules s'entrechoquent. Mais ce n'est pas la faute du radis. C'est le poids de la pierre qui provoque cela. Ce n'est pas parce que nous sommes à l'étroit qu'il faut nous quereller. Le monde ne se résume pas à nous, radis flétris et lie de saké, enfermés dans un tonneau.
資本家及び資本家の傀儡たる重し共は、無数に並んだ沢庵桶の側そばで、われ等の見る世界とは似てもつかぬ世界を見てゐるのである。沢庵より上る利益の計算のために必要な算盤や、コムパス達は、今日こんにちの土曜と明日みやうにちの日曜とを利用して、魚釣うをつりに出かけるのである。
彼等にとつては、われ等はたゞお互に押つけ合つて汁を出してさへゐればいゝのであつて、われ等が生き生きした清新な大根であることは怖るべきことなのである。
けれども兄弟よ。われ等は沢庵漬の諷刺から、人間へ帰らう。
兄弟よ。われ等も人間である。人間である以上良心を持つてゐる。われ等の良心は幸にして膏薬を張つてないから、センシブルである。だから、兄弟よ。われ等は「人類の理想」へ向つて進み得るのである。良心を、余りに淫逸に耽溺させ、アルコールに麻痺させた資本家共の瘡蓋さうがいだらけの良心には、「人類の理想」や「地上に於ける民衆の結合」や、「神の意志の体現」などは、到底分りつこはないのである。若しそれが彼等に分るならば、彼等は自己の存在が否定さるべきものである、と云ふことも分る筈である。
兄弟よ。地上に、「愛に依る民衆の結合」を齎さねばならぬ使命は、われ等労働者にのみ与へられたる特権であり、且は重い責任である。われ等は悪魔の誘惑にかゝつてはならぬ。どこまでもイワンの馬鹿で押通さねばならぬ。
Les capitalistes et leurs marionnettes, ces poids qui nous écrasent, voient un monde qui ne ressemble en rien au nôtre, juste à côté des innombrables tonneaux de takuan alignés. Les abaques et les compas nécessaires au calcul des profits tirés du radis profitent du samedi et du dimanche à venir pour aller à la pêche.
Pour eux, il suffit que nous nous pressions les uns contre les autres pour extraire notre jus ; le fait que nous puissions être des radis frais et vigoureux est, pour eux, une chose terrifiante.
Cependant, frères, quittons la satire du takuan pour redevenir des hommes.
Frères. Nous aussi, nous sommes des êtres humains. Et en tant qu'humains, nous possédons une conscience. Notre conscience, par chance, n'est pas recouverte d'emplâtres ; elle est sensible. C'est pourquoi, frères, nous pouvons progresser vers « l'idéal de l'humanité ». Les capitalistes ont laissé leur conscience s'adonner aux plaisirs excessifs et s'estropier par l'alcool ; leur conscience couverte d'escarres est incapable de comprendre « l'idéal de l'humanité », « l'union des peuples sur terre » ou « l'incarnation de la volonté divine ». S'ils comprenaient cela, ils comprendraient aussi que leur propre existence doit être niée.
Frères. La mission d'apporter sur terre « l'union des peuples par l'amour » est un privilège et une lourde responsabilité confiés aux seuls travailleurs. Nous ne devons pas céder à la tentation du diable. Nous devons tenir bon jusqu'au bout, avec la simplicité d'Ivan l'Imbécile.
Translate in french this text by hayama Yoshiki
「自分さへ良ければ他は蹂躪つても構はない」と云ふ考へは、他の其思想と衝突する。皆が他人を蹴倒して自分の利を追ふことになれば、多分皆の人が傷ついて倒れるであらう。又倒れつゝあるのである。
人類は「愛」に依つて美しい結合をしないで、「利」によつて緊縛されてゐる。
兄弟よ。心に何の蟠りなく、利害の関係なく、人と人とが語り合ふ時、どんなにそれは柔和な、清い、平和な関係であらう。
二人で或仕事を初めて、一人は出資者で一人は実際に当るとして仕事の利益が思はしくない時、出資者は日歩三銭の利を八釜しく云ふとすると、その二人は時にふれ折につけて共に酒を飲み、遊楽を共にしてゐても「日歩三銭」の処で行き詰つてしまふのである。
そして仕事に当つてゐる者は苦し紛れに、局外者に泥を吐いて救助を求めることになるのである。
兄弟よ。利を追つてはならぬ。利を追ふと、真実兄弟のために尽す人と、われ等の前に棒に縛りつけた肉を突き出す人とを、混同してしまふであらう。
兄弟よ。私は私の持つてゐる思想の一通りを茲に略述して筆を擱くことにする。
兄弟よ。われ等が望む処は、今資本家及其傀儡が行ひつつある、物質的栄華であつてはならぬ。それを望むは恥づべきことである。われ等の否定するものをわれ等が内心に於て望んでゐることは、全く唾棄すべきことである。
« Tant que je suis bien, peu importe si j'écrase les autres » : telle est la pensée qui entre en conflit avec toutes les autres pensées de ce genre. Si chacun renversait son prochain pour poursuivre son propre intérêt, la plupart des gens finiraient blessés et abattus. Et en vérité, ils tombent déjà, les uns après les autres.
L'humanité ne parvient pas à s'unir dans une belle harmonie par l'« amour », mais demeure enchaînée par le « profit ».
Frères ! Quelle relation douce, pure et paisible naît entre les hommes lorsqu'ils conversent sans arrière-pensée, sans aucun lien d'intérêt !
Imaginons deux hommes entreprenant une affaire ensemble : l'un apporte le capital, l'autre s'occupe de l'exécution concrète. Si les bénéfices ne sont pas satisfaisants, et que l'investisseur insiste obstinément sur son « intérêt quotidien de trois sen », alors, même s'ils boivent ensemble de temps à autre, partagent des divertissements et des loisirs, leur relation achoppe inévitablement sur ces « trois sen par jour ».
Et celui qui gère l'affaire, dans sa détresse, finit par cracher la boue sur des tiers et implorer leur secours.
Frères ! Ne poursuivons pas le profit. Car en le poursuivant, nous risquons de confondre celui qui se dévoue sincèrement pour ses frères avec celui qui nous tend sous le nez un morceau de viande attaché à un bâton.
Frères ! Je vais maintenant poser ma plume après avoir brièvement exposé une partie de ma pensée.
Frères ! Ce que nous devrions espérer ne saurait être la prospérité matérielle que les capitalistes et leurs marionnettes poursuivent aujourd'hui. Souhaiter cela serait honteux. Désirer intérieurement ce que nous prétendons rejeter est une chose absolument méprisable.
若し物質的栄華を得ることが、われ等の希望する処であるならば、その事は望まないでも行はれてゐるではないか。若しそれは少数者のみであつて万人ではない、と云ふならば、万人がさうなつた時、諸君の望んでゐた物質的栄華はどこを見ても無くなるだらう。
兄弟よ。富や悦楽は相対的なものである。それを追ふのは、自分の影を一生懸命追つ駆けるのと同じことだ。
富を追ふことにわれ等の意志が有るとすれば、われ等は資本家に何を要求し、何の故を以て恨む処があるか。彼はかう答へるであらう。「俺にも未だ充分な富はない」と。
われ等は富を追はないで、貧を追ふために、そこにこそたゞ一つ神の国に入るの道が残されてゐるのである。われ等は決して資本家の富を奪還しようとするのではない。われ等の虔譲なる生命までも彼が拒否しようとすることを詰なじるのである。
資本家諸子よ。労働者も人間である。虔譲なる神の子である。人間として同胞として、等しく日本国民として、彼等に良心を以て対せられよ。諸子が若し彼等を恐れ疎遠して、彼等を生命の不安に突つ込むならば、責任は諸子の方にあるのである。諸子は枯尾花を幽霊と思つてはならぬ。況して人間を獣と見てはならぬではないか。
Si la prospérité matérielle était notre véritable aspiration, n'est-elle pas déjà en train de se réaliser sans que nous l'ayons souhaitée ? Et si l'on objecte qu'elle n'est l'apanage que d'une minorité, et non de tous, alors, lorsque tous y parviendraient, cette prospérité matérielle que vous convoitez ne se trouverait plus nulle part.
Frères ! La richesse et le plaisir sont des notions relatives. Les poursuivre revient à courir de toutes ses forces après son propre ombre.
Si notre volonté tendait véritablement vers la richesse, que pourrions-nous demander aux capitalistes, et pourquoi les haïrions-nous ? Ils répondraient sans doute : « Moi non plus, je n'ai pas encore assez de richesse. »
C'est précisément parce que nous ne poursuivons pas la richesse, mais que nous embrassons la pauvreté, que demeure ouverte l'unique voie menant au royaume de Dieu. Nous ne cherchons nullement à reprendre la richesse des capitalistes. Ce que nous leur reprochons, c'est de vouloir nous refuser jusqu'à notre humble existence même.
Ô vous, capitalistes ! Sachez que les travailleurs sont aussi des êtres humains. Des enfants pieux de Dieu. Traitez-les avec conscience, en tant qu'êtres humains, en tant que frères, en tant que Japonais égaux. Si vous les redoutez, les tenez à distance et les plongez dans l'insécurité vitale, la responsabilité en incombe à vous seuls. Ne prenez pas les pampas flétris pour des fantômes. Et à plus forte raison, ne considérez pas l'être humain comme une bête.
○
現世に極楽が来り、地上に天国が齎されるのは何時か。それは地上の人類が眼覚めることによつて即座に出現されるのである。
この考へを空想と嘲り、夢だと笑ふことによつて、人類は自分自身の神の国を、悪魔の祭壇に供へてゐるのである。
この迷蒙を捨ることが一人でも多くなればなるほど、神の国は近づいて来るのである。
釈尊やクリストが地上に現れて神の国の理想を説いてから二千年乃至三千年になる。それにも拘らず人類は些すこしも神の国に近づかうとしない、などと遁口上にげこうじやうを言つてはならない。仏の慈悲、神の愛を知つたものは、知つただけで、神の国へ近づいてゐるのである。
兄弟よ。悪魔のあらゆる誘惑を斥けて、神の国に進まう。われ等の体の中には、神と悪魔が同居してゐるから、神のみを見なければならぬ。
兄弟よ。神を知り、神の御名みなによる天国を地上に齎さうではないか。
爾なんじ、国みくにを来らせ給へ、御心の天に成る如く地にも成らせ給へ。
(大正十年六月)
Quand le paradis viendra-t-il sur cette terre ? Quand le royaume céleste sera-t-il instauré ici-bas ? Dès que l'humanité terrestre s'éveillera, il apparaîtra aussitôt.
En raillant cette pensée comme une chimère, en la traitant de rêve, l'humanité offre son propre royaume de Dieu sur l'autel du démon.
Plus nombreux seront ceux qui abandonneront cette illusion, plus le royaume de Dieu s'approchera.
Il s'est écoulé deux mille, voire trois mille ans depuis que Bouddha et le Christ sont apparus sur terre pour prêcher l'idéal du royaume de Dieu. Ne vous en excusez pas en disant que l'humanité n'a fait aucun progrès vers ce royaume. Celui qui a connu la compassion du Bouddha, l'amour de Dieu, s'est déjà rapproché du royaume de Dieu par le seul fait de cette connaissance.
Frères ! Rejetons toutes les tentations du démon et marchons vers le royaume de Dieu. En notre corps demeurent ensemble Dieu et le démon ; c'est pourquoi nous devons ne regarder que Dieu.
Frères ! Connaissions Dieu, et faisons advenir le royaume céleste sur terre par le saint Nom de Dieu.
Que ton règne vienne. Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
(Juin, dixième année de l'ère Taishō — 1921)
了
底本:「筑摩現代文学大系 36 葉山嘉樹集」筑摩書房
1979(昭和54)年2月25日 初版第一刷発行
※底本は、物を数える際や地名などに用いる「ヶ」(区点番号5-86)を、大振りにつくっています。
入力:大野裕
校正:高橋真也
1999年10月17日公開
2006年2月3日修正
青空文庫作成ファイル:
このファイルは、インターネットの図書館、青空文庫(http://www.aozora.gr.jp/)で作られました。入力、校正、制作にあたったのは、ボランティアの皆さんです。
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