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琴の音
le son du koto
樋口一葉
Higuchi Ichiyô
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source: https://aozorashoin.com/title/56009
樋口一葉
文學界 第十二號
初出:「文學界 第十二號」文學界雜誌社
1893(明治26)年12月30日発行
あらすじ
捨てられた子供、金吾は、荒んだ世の中で生きてきました。母親は幼い頃に家を出、父親は次第に冷酷になり、金吾は行き場を失い、孤独と貧困に苦しんでいます。生きる希望を失いかけた金吾ですが、ある夜、森江しづと呼ぶ女性の琴の音に心惹かれます。その音色に、金吾の心に変化が訪れ始めるのです。
目次
空に月日のかはる光りなく、春さく花のゝどけさは浮世萬人おなじかるべきを、梢のあらし此處にばかり騷ぐか、あはれ罪なき身ひとつを枝葉ちりちりの不運に、むごや十四年が春秋を雨にうたれ風にふかれ、わづかに殘る玉の緒の我れとくやしき境界にたゞよふ子あり。
母は此子が四つの歳、みづから家を出でゝ我れ一人苦をのがれんとにもあらねど、かたむきゆく家運のかへし難きを知る實家の親々が、斯く甲斐性なき男に一生をまかせて、涙のうちに送らせん事いとほし、乳房の別れの愁らしとても、子は只一人なるぞかしと、分別らしき異見を女子ごゝろの淺ましき耳にさゝやかれて、良人には心の殘るべきやうもあらざりしかど、我が子の可愛きに引かれては、此子の親なる人をかゝる中に捨てゝ、我が立さらん後はと、流石に血をはく思ひもありしが、親々の意見は漸く義理の樣にからまりて、弱き心のをしきらんに難く、霜ばしら今たふれぬべきを知りつゝ、家も此子も、此子の親をも捨てゝ出でぬ。
Dans le ciel, l’éclat de la lune et du soleil demeure inchangé, et la douceur des fleurs printanières devrait être la même pour tous en ce monde éphémère, pourquoi la tempête ne s’agite-t-elle qu’ici, dans ces branches ? Quelle cruauté qu’un être innocent, seul, soit emporté dans le malheur comme des feuilles et des pétales dispersés ! Un enfant, à peine quatorze printemps et automnes passés sous la pluie et le vent, erre maintenant à la limite douloureuse de la vie, fragile comme un fil de perles brisé.
Sa mère avait quitté la maison alors que l’enfant n’avait que quatre ans. Non qu’elle cherchât à fuir seule la souffrance, mais les parents de sa famille, voyant l’inéluctable déclin de leur foyer, ne purent supporter l’idée de confier toute une vie à un homme aussi incapable. Même si la douleur de se séparer de son enfant lui déchirait le cœur, on lui murmura à l’oreille, avec une logique cruelle pour une femme au cœur tendre : « Après tout, tu n’as qu’un seul enfant. » Elle n’avait plus aucun attachement envers son mari, mais l’amour qu’elle portait à son enfant la retenait. « Si j’abandonne celui qui est le père de cet enfant, si je m’en vais ainsi, qu’adviendra-t-il de lui ? » Cette pensée lui déchirait l’âme. Mais les arguments de ses parents, peu à peu, l’enveloppèrent comme une obligation morale, et son cœur faible ne put résister. Elle savait qu’elle pouvait s’effondrer comme une colonne de givre, et pourtant, elle quitta la maison, abandonnant et l’enfant, et son père.
gemini
Sa mère, quand cet enfant avait quatre ans, quitta d'elle-même la maison. Ce n’était pas qu’elle cherchait à fuir seule la souffrance, mais ses parents, voyant que le déclin de la fortune familiale était irréversible, trouvaient déplorable de laisser leur fille confier sa vie entière à un homme si incapable et de la condamner à une existence de larmes. Bien que le chagrin de la séparation d’avec son nourrisson fût immense, ils lui murmurèrent à l'oreille — profitant de la faiblesse d'un cœur de femme — que ce n'était après tout qu'un unique enfant, lui offrant ainsi les conseils d'une raison apparente. Si elle n'avait guère de regrets à quitter son époux, l'amour pour son petit l'enchaînait ; l'idée d'abandonner le père de son enfant dans une telle détresse et de s'en aller lui déchirait le cœur. Cependant, l’insistance de ses parents finit par tisser autour d'elle un réseau d'obligations morales. Incapable de résister, son cœur fragile céda. Tout en sachant que le givre allait s'effondrer, elle partit, abandonnant son foyer, son enfant, et le père de celui-ci. »
父は一人ゆきたることもあり、此子を抱きて行きたることもあり、これを突きつけて戻りたることもあり、我れは此まゝ朽はてぬとも、せめては此子を世に出したきに、いかにもして今一たび戻りくれよ、長くとには非ず今五年がほど、これに物ごゝろのつきぬべきまでと、頼みつすかしつ歎げきけるが、さりとも子故に闇なるは母親の常ぞ、やがては戀しさに堪えがたく、我れと佗して歸りぬべきものをと覺束なきを頼みて、十五日は如何に、二十日は如何に、今日こそは明日こそはと待つ日空しく過ぎて、はては尋ね行きたりとて、面を合はする事もなく、乳母にや出けん、人の妻にや成りけん、百年の契りは誠に空しくなりぬ。
Tantôt mon père s'y rendait seul, tantôt il y allait en portant cet enfant dans ses bras, et tantôt il revenait après avoir été brutalement éconduit. "Même si je dois finir mes jours dans la déchéance, je veux au moins que cet enfant trouve sa place dans le monde. Je t'en supplie, reviens auprès de nous, ne serait-ce qu'une fois ; pas pour toujours, mais seulement pour cinq ans, jusqu'à ce qu'il ait l'âge de raison." Ainsi priait-il, tantôt suppliant, tantôt se lamentant. Il se berçait de l'espoir incertain que, puisque l'égarement d'une mère pour son enfant est la règle en ce monde, elle finirait par céder au manque et reviendrait d'elle-même s'excuser. Il attendit le quinze, puis le vingt du mois ; il attendit, pensant "ce sera pour aujourd'hui" ou "ce sera pour demain", mais les jours s'écoulèrent en vain. Finalement, lorsqu'il partit à sa recherche, il ne put même pas la voir. Était-elle devenue nourrice ? Était-elle devenue la femme d'un autre ? Les serments d'un amour éternel s'étaient véritablement évaporés dans le néant.
斯くて半年を經たりし後は、父もむかしの父に非ずなりぬ、見かぎりて出にし妻を、あはれ賢こしと世の人ほめものにして、打すてられし親子の身に哀れをかくる人は少なかりき、夫れも道理、胸にたゝまるもや/\の雲の、しばし晴るゝはこれぞとばかり、飮むほどに醉ふほどに、人の本性はいよいよ暗くなりて、つのりゆく我意の何處にか容れらるべき、其年の師走には親子が身二つを包むものも無く、ましてや雨露をしのがん軒もなく成りぬ、されども父の有けるほどは、頼む大樹のかげと仰ぎて、よしや木ちんの宿に蒲團はうすくとも、温かき情の身にしみし事もありしを、夫すら十歳と指をるほどもなく、一とせ何やらの祝ひに或る富豪の、かゞみを※[#「抜」の「友」に代えて「丿/友」、U+39DE、13-上-7]いていざと並べし振舞の酒を、うまし天の美祿、これを棊りに我れも極樂へと心にや定めけん、飢へたる腹にしたゝかものして、歸るや御濠の松の下かげ、世にあさましき終りを爲しける後は、來よかし此處へ、我れ拾ひあげて人にせんと招くもなければ、我れから願ひて人に成らん望みもなく、はじめは浮世に父母ある人うらやましく、我れも一人は母ありけり、今は何處に如何なることをしてと、そゞろに戀しきこともありしが、父が終りの悲しきを見るにも、我が渡邊の家の末をおもふにも、母が處業は惡魔に似たりとさへ恨まれける。
Six mois s'étant ainsi écoulés, mon père ne fut plus l'homme qu'il était autrefois. Les gens du monde louaient comme une sage décision le geste de cette épouse qui l'avait abandonné ; rares étaient ceux qui s'apitoyaient sur le sort du père et de l'enfant délaissés. Et c'était justice : pour dissiper les nuages qui s'accumulaient dans sa poitrine, il ne trouvait de répit que dans l'alcool. À force de boire et de s'enivrer, sa véritable nature s'assombrit de plus en plus, et son entêtement croissant ne trouvait plus de place nulle part. En décembre de cette année-là, ils n'avaient plus de quoi couvrir leurs deux corps, et encore moins de toit pour s'abriter de la pluie et de la rosée. Pourtant, tant que mon père était là, je le regardais comme un grand arbre protecteur ; même si nos futons étaient fins dans les auberges de fortune, sa chaleur humaine me pénétrait parfois le cœur. Mais cela ne dura même pas dix ans. Un jour, lors d'une célébration chez un riche marchand, on ouvrit un tonneau de saké et on l'invita à boire. "Délicieux nectar des cieux !", s'écria-t-il, décidant sans doute en son for intérieur que ce serait son dernier voyage vers le paradis. Il s'en remplit le ventre vide et, sur le chemin du retour, sous l'ombre d'un pin près des douves du château, il connut une fin misérable.
Après cela, personne ne m'appela en disant : "Viens ici, je vais te recueillir et faire de toi un homme" ; et de moi-même, je n'avais aucun espoir de devenir quelqu'un. Au début, j'enviais ceux qui avaient leurs deux parents en ce monde flottant. "Moi aussi, j'ai une mère quelque part. Où est-elle à présent ? Que fait-elle ?", pensais-je avec une nostalgie irrésistible. Mais en voyant la fin tragique de mon père, et en songeant à l'avenir de notre lignée des Watanabe, la conduite de ma mère finit par m'inspirer une haine telle qu'elle me parut semblable à celle d'un démon.
translate to french :
父は無きか、母は如何にと問はるゝ毎に、袖のぬれしは昔しなりけり、浮世に情なく人の心に誠なきものと思ひさだめてよりは、生中あはれをかくる人も、我れを嘲けるやうに覺えて面にくし、いでや、つらからば一筋につらかれ、とてもかくても憂身のはてはとねぢけゆく心に、神も佛も敵とおもへば、恨みは誰れに訴へん、漸々尋常ならぬ道に尋常ならぬ思ひを馳せけり。
おどろに亂れし髮のひまより、人を射るやうなる眼のきらきらと光るほかは、垢にまみれし面かげの、何處にはいかならん好き處ありとも、凡人の目に好しと見ゆべきかは、恐ろしく氣味惡く油斷ならぬ小僧と指さゝるゝはては、警察にさへ睨まれて、此處の祭禮かしこの縁日、人山きづくが中に忌はしき疑を受けつ、口をしや剪兒よ盜人と萬人にわめかれし事もありき。
人の眼はくもりたるものにて、耳は千里の外までも聞くか、あやまり傅へたる事は再度きえず、渡邊の金吾は誠の盜賊に成りぬ、やがては明治の何と肩がきのつくべきほど、おそろしがらるゝ身かへりて恐ろしく、此處を離れて知らぬ土地に走らんと思ひたる事もあり、恨みに堪えかねては死なばやと思ひたる事もあり、幾度水のおもてに臨みて、これを限りと眺めたる事もありしが、易きに似て難きものは死なりけり。
捨てはてし身にも猶衣食のわづらひあれば、晝は※(「研のつくり」、第3水準1-84-17)處となくさまよひて何となく使はれ、夜は一處不住の宿りに、かくても夢は結びつゝ、日一日とたゞよひにたゞよひて、過しゆくほどに、脊たけと共にのびゆくは、ねじけたる心なるべし。
御行の松に吹かぜ音さびて、根岸田甫に晩稻かりほす頃、あのあたりに森江しづと呼ぶ女あるじの家を、うさんらしき乞食小僧の目にかけつゝ、怪しげなる素振あるよし、婢女ども氣味わるがりて※(「口+耳」、第3水準1-14-94)き合ひしが、門の扉の明くれに用心するまでもなく、垣に枝だれし柿の實ひとつ、事もなくして一月あまりも過ぎぬるに、何時となく忘れて噂も出ず成しが、主の女が敏き耳には、少しあやしと聞かるゝ事あり、秋雨しと/\と降りて物あはれなる夜、ともし火のもとに獨り手馴れの琴を友として、あはれに淋しき調べを弄びつゝ、上野の森に聞えいづる鐘の、さりとは更けぬるかなと、さしおきて聞けば、軒ばを傳ふ雨しだりのほかに、梢をゆする秋風の外に、物のけはいの聞ゆる樣なること度かさなりぬ。
軒ばに高き一もと松、誰れに操の獨栖ぞと問はゞ、斯道にと答へんつま琴の優しき音色に一身を投げ入れて、思ひをひそめしは幾とせか取る年は十九、姿は風にもたへぬ柳の糸の、細々と弱げなれども、爪箱とりて居ずまゐを改たむる時は、塵のうきよの紛雜も何ぞ、松風かよふ糸の上には、山姫きたりて手やそふらん、夢も現も此うちにとほゝ笑みて、雨にも風にも、はたゝめく雷電にも、悠然として餘念なし。
頃は神無月はつ霜この頃ぞ降りて、紅葉の上に照る月の、誰が砥にかけて磨きいだしけん、老女が化粧のたとへは凄し、天下一面くもりなき影の、照らすらん大厦も高樓も、破屋の板間の犬の臥床も、さては埋もれ水人に捨てられて、蘆のかれ葉に霜のみ冴ゆる古宅の池も、筧のおとなひ心細き山した庵も、田のもの案山子も小溝の流れも、須磨も明石も松島も、ひとつ光りのうちに包みて、清きは清きにしたがひ、濁れるは濁れるまに/\、八面玲瓏一點無私のおもかげに添ひて、澄のぼる琴のね何處までゆくらん、うつくしく面白く、清く尊く、さながら天上の樂にも似たりけり。
お靜が琴のねは此月此日うき世に人一人生みぬ、春秋十四年雨つゆに打たれて、ねぢけゆく心は巖のやうにかたく、射る矢も此處にたちがたき身の、果は臭骸を野山にさらして、父が末路の哀れやまなぶらん、さらずば惡名を路傍につたへて、腰に鎖のあさましき世や送るらん、さても心の奧にひそまりし優しさは、三更月下の琴聲に和して、こぼれ初めぬる涙、露の玉か、玉ならば趙氏が城のいくつにも替へがたし、戀か情か、其人の姿をも知らざりき、わづかに洩れ出る柴がきごしの聲に、うれしといふ事も覺えぬ、恥かしさも知りぬ、かねては惡魔と恨らみたる母の懷かしさゝへ身にしみて、金吾は今さら此世のすて難きを知りぬ、月はいよ/\冴ゆる夜の垣の菊の香たもとに滿ちて、吹くや夜あらし心の雲を拂らへば、又かきたつる琴のねの、あはれ百年の友とや成るらん、百年の悶へをや殘すらん、金吾はこれより百花爛※(「火+曼」、第4水準2-80-1)の世にいでぬ
了
底本:「文學界 第十二號」文學界雜誌社
1893(明治26)年12月30日発行
初出:「文學界 第十二號」文學界雜誌社
1893(明治26)年12月30日発行
※底本掲載時の署名は、「一葉」です。
※変体仮名は、通常の仮名で入力しました。
入力:万波通彦
校正:Juki
2013年11月8日作成
2013年12月23日修正
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