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吹雪の産声
le Premier Cri dans le Blizzard
北条民雄
Hôjô Tamio
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1936年
source: https://ja.wikisource.org/wiki/吹雪の産声
松林の梢を鳴らせ、雑木の裸になつた幹の間を吹き抜けて来る冷たい風が、ひつきりなしにこの重病室の硝子窓に突きあたつてゐる。朝の間、空は地を映すかと思はれるほど澄みわたつてゐたが、昼飯を終つた頃から曇り始めて、窓の隙間から吹き込んで来る風は更に冷気を加へて、刃物のやうな鋭さを人々に感じさせてゐた。
午前中に一通り医療をすました病人たちは、それぞれの寝台にもぐり込んで掛蒲団を首まで引つぱつてちぢまつてゐる。暇になつた附添夫たちは、当直の者を一人残して詰所へ引きあげてしまひ、室内にはしんとした静けさだけが残つてゐた。鼻の落ちかかつた病人が時々ぐすぐすと気持の悪い音をたて、冷たい風のため痛みの激しくなつた神経痛の病人が堪へられない呻声をもらしてゐるが、それらは一層静けさを人々の胸にしみわたらせてゐるやうであつた。さつきから、室の中央に出された大きな角火鉢の前で股を拡げ、講談本かなにかを読み耽つてゐた当直の坂下も、やがて一つ大きい欠伸をすると、
「用があつたら、詰所にゐるからな。」
と言ひ残して私の方をちよつと眺め、薄笑ひをして出ていつてしまつた。
Un vent froid soufflait, faisant gémir les cimes des pins et s’engouffrant entre les troncs nus du bosquet de feuillus ; il venait se jeter sans relâche contre les vitres de la salle des grands malades. Pendant la matinée, le ciel avait été si limpide qu’on eût dit qu’il reflétait la terre mais il avait commençé à se couvrir peu après le déjeuner, et le vent qui s’engouffrait désormais par les interstices des fenêtres redoublait de froideur, infligeant aux occupants la morsure tranchante d’une lame acérée.
Les malades, dont les soins s'étaient achevés dans la matinée, s'étaient glissés dans leurs lits respectifs, recroquevillés sous des couvertures remontées jusqu'au cou. Les infirmiers, désormais libres, s'étaient retirés dans leur salle de garde, n'en laissant qu'un seul de service ; il ne restait plus dans la pièce qu'un silence profond. Par moments, un patient au nez presque entièrement rongé laissait échapper un reniflement désagréable, tandis qu'un autre, dont les névralgies s'étaient intensifiées à cause du froid, laissait poindre un gémissement étouffé. Ces bruits semblaient faire pénétrer plus avant encore le silence dans la poitrine de chacun. Sakashita, l'infirmier de service qui, depuis un moment, lisait avidement un récit historique ou quelque chose de semblable, les jambes écartées devant le grand brasero carré au centre de la pièce, finit par pousser un long bâillement.
— Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis à la salle de garde, lança-t-il.
Il jeta un bref regard vers moi, esquissa un mince sourire, puis s'en alla.
矢内の方に視線を移して見ると、寝苦しいのであらう短い呼吸を忙しく吐きながら、それでもやはりまだ睡つてゐるやうである。さつきうつたパントボンが効いたのであらう。食塩注射を既に数回もやらねばならなかつたほど衰へた彼は、ここ十数日煉獄の日々が続いて浅い睡眠さへもめつたにとれなかつた。落ち窪んだ眼窩は洞穴のやうに深く、その中にある紙のやうに薄くなつた瞼では眼を閉ぢることも出来ぬのか細目に両眼を開いたままである。両頰に突起した顴骨、細長いほど突き出た顎、そしてそこに生えてゐるまばらな艶のない鬚を眺めてゐると、もはや死の今日明日に迫つてゐることを強く感じさせられるのであつた。この男の死後襲つてくるであらう孤独が頭をかすめ、かうした世界に生き残る自分のみじめさが胸にこたへて、私はいきなり彼を抱き起して寝台の上にしつかりと坐らせたい衝動を覚えた。その衝動をおさへ、立上ると足音を忍ばせながら室内をあちこちと歩いた。凍りついたやうな窓硝子の向うに、空はますます曇つて流れ、ちらちらと白いものが舞ひ落ち始めてゐる。時計を見るとまだ二時を少しまはつたばかりであつたが、悪臭の澱んだ室内はたそがれのやうに薄暗かつた。
Je tournai mon regard vers Yanai ; il semblait toujours dormir, bien que sa respiration fût courte et rapide, signe d’un sommeil pénible. L’injection de Pantopon administrée tout à l’heure devait faire effet. Lui, dont l'épuisement était tel qu'il avait déjà fallu lui injecter plusieurs fois du sérum physiologique, venait de passer une dizaine de jours dans un véritable purgatoire, sans presque pouvoir goûter au moindre repos. Ses orbites creusées étaient profondes comme des cavernes ; ses paupières, devenues fines comme du papier, paraissaient incapables de se rejoindre, laissant ses yeux entrouverts. À contempler ses pommettes saillantes, son menton pointu et sa barbe rare et terne, on sentait avec force que la mort n'était plus qu'une question de jours, sinon d'heures. L'idée de la solitude qui m'assaillirait après sa disparition me traversa l'esprit. Accablé par la misère de ma propre survie dans un tel monde, je fus soudain saisi par l'impulsion de le redresser [brusquement] pour l'asseoir de force sur son lit. Je réprimai cet élan, me levai et me mis à faire les cent pas dans la pièce, étouffant les bruits de mes pas. Derrière les vitres qui semblaient figées par le gel, le ciel s'obscurcissait [de plus en plus], et quelques flocons blancs commençaient à voltiger. Jeconsultai l'horloge : il était à peine deux heures passées, mais il régnait déjà une pénombre de crépuscule dans la chambre, où stagnait une odeur fétide.
寝台はずらりと二列に並んで、絆創膏を貼りつけた頭や、パラフィン紙で包んだやうにてらてらと光つてゐる坊主頭や、頭から頸部へかけて繃帯をぐるぐる巻いた首などが、一つづつ蒲団の間から覗いてゐる。頭の前に取りつけられた二段の戸棚になつてゐるけんどんの上には、薬瓶や古雑誌などが載せられ、寝台の下には義足や松葉杖が転がされてある。その他血膿のにじんだガーゼ、絆創膏の切れはしなどがリノリウムの敷きつめられた床にぽつぽつと散らばつて、歩いてゐる私の草履にからみつくのであつた。入口のところまで来ると私はちよつと立停つて外を眺め、すぐそこに見える狂人病棟の窓に、この寒いのに明け放つて外へ半身をのり出し、なにやら呟きながらげらげらと笑つてゐる狂つた老婆を硝子越しに見つけると、引返してまた歩き出した。途中、部屋の中ほどまで来ると私はちよつと矢内の寝台を覗いて見、まだ睡つてゐる彼をたしかめると、入口とは反対側の奥まつた硝子戸まで歩をすすめた。硝子戸にぶつかるとまた立停つて考へたが、私は思ひ切つてそれを開き、廊下へ出た。廊下を挟んでこちらに向いてゐる小さな産室が二つそこにある。孕んだまま入院して来た女たちがここで産み、生れた子供は感染しないうちに自宅に引き取られ、或は未感染児童の保育所に送られるのである。廊下に立つて、私はその部屋を一つ一つ覗いた。部屋の大きさは畳にすれば八畳くらゐのものであらう、各室とも二つづつの寝台が並んでゐる。妊婦は今一人、右手の部屋にゐるきりで、左の部屋は空になつてゐ、がらんとした寝台の上を寒々とした風が流れてゐた。
Les lits étaient alignés sur deux rangées. Entre les couvertures, on voyait émerger ici une tête recouverte de pansements, là un crâne chauve luisant comme s'il avait été enveloppé de papier paraffiné, ou encore un cou entièrement enserré dans des bandes de gaze. Sur les tablettes à glissière des étagères doubles fixées au chevet des lits, s'entassaient flacons de médicaments et vieux magazines ; des prothèses et des béquilles gisaient à l'abandon sous les cadres des lits. Çà et là, sur le sol recouvert de linoléum, des morceaux de gaze souillés de pus et de sang ou des résidus de sparadrap traînaient, s'accrochant à mes sandales tandis que je marchais.
Arrivé à l'entrée, je m'arrêtai un instant pour regarder dehors. À travers la vitre, j'aperçus la fenêtre du pavillon des aliénés, juste en face ; malgré le froid, une vieille femme folle s'y tenait, le buste penché au dehors, marmonnant je ne sais quoi entre deux éclats de rire stridents. Je fis demi-tour et repris ma marche. Parvenu au milieu de la pièce, je jetai un coup d'œil au lit de Yanai pour m'assurer qu'il dormait toujours, puis je poursuivis jusqu'à la porte vitrée, tout au fond, à l'opposé de l'entrée. Face à la vitre, j'hésitai un instant, puis je pris mon courage à deux mains, ouvris la porte et sortis dans le couloir.
De l'autre côté du couloir se trouvaient deux petites salles de maternité. C'est là que les femmes arrivées enceintes à l'hospice accouchaient ; leurs nouveau-nés leur étaient retirés avant d'être infectés, pour être confiés à leur famille ou envoyés dans des pouponnières pour enfants sains. Debout dans le couloir, j'inspectai les pièces l'une après l'autre. Elles devaient faire environ huit tatamis de superficie, et chacune contenait deux lits. Il n'y avait plus qu'une seule femme enceinte dans la chambre de droite ; celle de gauche était déserte, et un vent glacial balayait les lits vides.
妊婦は窓の方に向つて坐り、生れ出る子供の産着でも縫つてゐるのか、大きな腹をかかへるやうにして手を動かしてゐる。彼女の腹は臨月であつた。昨日も陣痛を訴へて医者を走らせたりしたのであつたが、ここへ来るまで百姓をしてゐたといふ彼女の丈夫な体は、痛みが停るともう横になつてはゐないのであつた。彼女の病勢はもうかなり進んでゐて、小豆くらゐの大きさの結節が数へ切れぬばかりに重なり合つて出てゐる顔面は、さながら南瓜のやうである。頭髪は前額部の生際からいただきのあたりへかけてすつかり薄くなり、勢のない赤茶気たのが握り拳のやうに後頭部にくるくると巻かれてゐる。彼女は何時ものやうに小さな声で、自分の故郷に伝はつてゐるのであらう民謡を口吟んで、調子を合せ、上体を小刻みに揺り動かしてゐるのが、背後から見る私の眼にも映るのであつた。今までも彼女がこの唄を口吟んでゐるのを幾度も聴いたことがあつた。彼女は恐らくこの唄声以外には一つも知らぬのであらう。声はほそぼそとしてその顔に似ず美しいものであつたが、じつと聴いてゐると胸に食ひ入つて来る呻きのやうなものが感ぜられ、かへつてなまなましい苦痛が迫つて来る。それは長い間いためつけられた農婦が何ものかに向つて哀願し訴へてゐるやうであり、また堪へられぬ自分の運命の怨嗟のやうにも聴えた。私はその唄を聴くたびに千幾百年の長い癩者の屈辱の歴史が思ひ浮んで、暗い気持になつた。
La femme enceinte était assise face à la fenêtre ; peut-être cousait-elle la layette du bébé à naître, car elle s'activait, les mains penchées sur son ventre proéminent. Elle était au terme de sa grossesse. Hier encore, elle s'était plainte de contractions qui avaient nécessité l'intervention d'un médecin, mais, dès que la douleur s'apaisait, son corps de paysanne, robuste malgré tout, ne supportait pas de rester alité. Sa maladie était déjà à un stade avancé : son visage, couvert d'une multitude de nodules de la taille d'un haricot rouge, ressemblait à une citrouille. Ses cheveux s'étaient clairsemés, du front jusqu'au sommet du crâne, et les quelques mèches rousses et sans vigueur qui lui restaient étaient enroulées en un chignon serré, gros comme le poing, à l'arrière de sa tête. Comme à son habitude, elle fredonnait d'une voix ténue un chant populaire, sans doute originaire de sa province ; de dos, je la voyais balancer doucement le haut de son corps au rythme de la mélodie. Je l'avais déjà entendue maintes fois chantonner cet air. C'était probablement la seule chanson qu'elle connaissait. Sa voix était grêle, d'une beauté qui contrastait avec son visage, mais à l'écouter attentivement, on y percevait une sorte de gémissement qui vous transperçait le cœur, éveillant une douleur presque insoutenable. On aurait dit l'humble supplique d'une paysanne longtemps malmenée, ou l'expression d'une rancœur face à un destin injuste. Chaque fois que j'entendais ce chant, l'histoire millénaire de l'humiliation des lépreux me revenait à l'esprit, m'enveloppant de ténèbres.
雪が激しくなつて来た。私は部屋の前を離れると廊下の窓側によつて外を眺めた。雑木の幹に白い粉が吹きつけて、半面はもう白く脹らんで見える。空を仰ぐと、幾万の蚊が群がり飛びながら地上に向つてなだれ落ちて来るやうである。ふと気がついて見ると、さつきの唄声はやみ、その代りに小さくすすり泣く声が聞える。また泣き始めたのだ。彼女の唄声が何時の間にか泣声に変つてゐるのを私はもう何度も聴いてゐた。常は病のことも忘れ腹の中に成長しつつある小さないのちに母らしい本能的な喜びを感じては口吟み始めるが、ふと院外に暮してゐる夫を思ひ出したり、自分の病気が気にかかつて来たりすると、頭がこんがらがつて泣き出してしまふのであらう。彼女が殆ど同時に泣いたり笑つたりするのも珍しくはなかつたのである。矢内の寝台から三つばかり離れて彼女と同年、すなはち三十四五の女が肋膜を病んで寝てゐるが、彼女はそこへ来てよく話し込んで行くことがある。二三日前もそこへ来て、腹の子供に与へる名前のことなどを語り合つては、大きな、つつ抜けた声で笑つてゐたが、不意に黙り込んだかと思ふと忽ちぽろぽろと涙を流し始めて、
「汝を育てることも出来ねえだよ。汝ァお母ァを恨むぢやねえぞ、お母ァは好きで癩病になつたぢやねえ。んだからな、んだからな、汝ァお母ァを恨むでねぞ……。」
La neige s'était mise à tomber avec violence. Je m'éloignai de la chambre pour observer le dehors depuis la fenêtre du couloir. La poudre blanche s'écrasait contre les troncs des bosquets, dont un côté semblait déjà gonflé par le givre. En levant les yeux au ciel, on aurait dit que des nuées de moustiques s'abattaient sur la terre en un déferlement ininterrompu. Je m'aperçus soudain que le chant s'était tu, remplacé par de petits sanglots étouffés. Elle recommençait à pleurer. J'avais été témoin, bien des fois, de cette transition imperceptible entre sa mélodie et ses larmes. D'ordinaire, oubliant sa condition, elle se laissait porter par la joie instinctive et maternelle que lui procurait cette petite vie grandissant en elle, et elle se mettait à chanter ; puis, brusquement, le souvenir de son mari resté à l'extérieur ou l'angoisse de sa propre déchéance venaient l'assaillir, brouillant ses pensées jusqu'à la faire éclater en sanglots. Il n'était pas rare de la voir rire et pleurer presque simultanément.
À trois lits de celui de Yanai, une femme du même âge — environ trente-cinq ans — était alitée, souffrant d'une pleurésie. La future mère venait souvent discuter avec elle. Il y a deux ou trois jours, elles discutaient encore du nom à donner à l'enfant, riant aux éclats d'une voix forte et sonore, quand soudain, elle s'était tue avant de fondre en larmes :
« Je ne pourrai même pas t'élever... Ne m'en veux pas, mon petit, ta maman n'a pas choisi d'attraper la lèpre. Alors je t'en prie... je t'en prie, n'en veux pas à ta mère... »
と腹に向つて口説きながら産室へ駆け込むのであつた。また、彼女は夜中に姿をかくして附添夫たちを騒がせたことも二三度あつた。彼女は寒さに顫へながら雑木林の中でぼんやり佇んでゐた。附添夫がやうやく見つけて、帰らうと言ふとおとなしく帰つて来る。なんのためにあんなところで立つてゐたのかと訊いても、彼女はただ黙つてゐて返事もしなかつた。首でも縊る気だつたのかと訊くと、急に激しい調子で否定し、あとはのどをつまらせて泣いてしまふ。彼女自身でも自分がどうして夜中に室を抜け出したりしたのか判らなかつたのであらう。彼女は絶えず喜びと苦痛とを一緒くたに感じて、こんがらがつたままとまどひ続けてゐたのだ。そしてただどうにかせねばならぬといふことだけを切実に感じて、夢中のまま部屋を飛び出したのであらう。
風が募り、雪は速力をもつて空間を走つた。暗灰色に覆はれた空は洞窟のやうに見え、私は頭上に重々しい圧迫を覚えた。
「野村さん。野村さあん。ゐませんか。」
病室の方からさういふ呼声がその時聴えて来た。私はとつさに矢内が眼をさましたのであらうと気づいて、
「ああゐますよ、いますぐ。」
と、急ぎ足で病室へ這入つた。とつつきの寝台にゐる病人が私を見ると、
「矢内さんが呼んでゐるよ。」
C’est ainsi qu’elle se précipitait dans la salle de maternité, tout en adressant ces supplications à son propre ventre. À deux ou trois reprises, elle avait également disparu en pleine nuit, mettant les infirmiers en alerte. On la retrouvait alors immobile, hébétée au milieu du bosquet, grelottant de froid. Quand les gardes finissaient par la découvrir et lui demandaient de rentrer, elle obéissait sans résister. Mais si on l’interrogeait sur la raison de sa présence en un tel lieu, elle se murait dans le silence. Et si on lui demandait si elle avait eu l’intention de se pendre, elle le niait avec une véhémence soudaine, avant de s'étouffer de sanglots. Sans doute ne comprenait-elle pas elle-même pourquoi elle s’échappait ainsi de sa chambre au milieu de la nuit. Elle était en proie à une confusion permanente où la joie et la douleur s'entremêlaient, la laissant totalement désemparée. Sans doute n'avait-elle fui sa chambre que sous l'impulsion d'un besoin viscéral de faire quelque chose, quoi que ce fût, sans même en avoir conscience.
Le vent redoubla de violence, et la neige se mit à cingler l’espace avec célérité. Le ciel, couvert d'un gris sombre, ressemblait à la voûte d'une caverne, et je sentis peser sur ma tête une lourde oppression.
— Monsieur Nomura ! Monsieur Nomuraaa ! Êtes-vous là ?
C'est alors que cet appel retentit du côté de la salle des malades. Comprenant aussitôt que Yanai venait de se réveiller, je répondis :
— Oui, je suis là ! J'arrive tout de suite !
Et je pénétrai d'un pas pressé dans la salle. Le premier patient, installé dans le lit près de l'entrée, m'aperçut et me dit :
— Yanai vous appelle.
矢内は眼をさまして、じつと視線を近よつて行く私の方へ向けてゐる。
「気分、どう?」
彼は微笑をしたかつたらしく、目尻にちよつと皺を寄せたが、すつかり肉の落ちた顔ではもはや表情をうごかすことも出来なかつた。
「何か、用?」
「いや、なんにも、用はない。」
私はふと、彼の眼が異様な鋭さを帯びて来たのに気がつき、すると寒いものが胸をかすめるのを覚えた。彼はじつと私の顔に視線を当ててゐた、しかしよく見ると彼は私の顔を眺めてゐるのではなく、どこか私の背後にでも注意をそそいでゐるやうである。彼の眼にはもう何も映つてゐないのではあるまいか、この鋭さは死を見る鋭さではあるまいか。私はじつとその眼を眺めてゐるうち、その鋭さの内部に、暗黒なものを見つめてでもゐるかのやうな恐怖の色がたゆたふてゐるやうに思はれるのであつた。彼は弱々しい、衰へ切つた声で、途切れ途切れの言葉を吐いた。ひとこと毎に忙しく呼吸し、ともすれば乱れさうになる頭を弱まつた意識のうちに懸命につなぎ合せてゐるらしく、私も彼といつしよに息苦しくなつて来るのだつた。
Yanai s’était réveillé et fixait son regard sur moi alors que je m’approchais.
« Comment te sens-tu ? »
Il sembla vouloir esquisser un sourire, de petites rides apparurent au coin de ses yeux, mais sur ce visage où la chair avait totalement fondu, il était désormais impossible d'animer la moindre expression.
« Avais-tu besoin de quelque chose ? »
« Non, de rien... je n'ai besoin de rien. »
Je remarquai soudain que ses yeux avaient pris une acuité singulière, et je sentis aussitôt un frisson glacé me traverser la poitrine. Ses yeux étaient rivés sur mon visage, mais à y regarder de plus près, il ne m'observait pas ; il semblait porter son attention sur quelque chose situé quelque part derrière moi. Se pouvait-il que plus rien ne se reflétât dans ses prunelles ? Cette acuité n'était-elle pas celle de celui qui voit la mort ? En scrutant ses yeux, je crus y déceler, au plus profond de cette intensité, une lueur de terreur, comme s'il fixait une obscurité absolue. D'une voix faible, totalement exténuée, il laissa échapper quelques mots hachés. Entre chaque mot, sa respiration était haletante ; il semblait s'efforcer de lier ses pensées prêtes à s'égarer au sein d'une conscience déclinante, et je me sentais moi-même suffoquer à ses côtés.
「苦しい?」
「そんなに苦しくない。」しばらく黙つてゐてから「苦しくないが、頭が、なんだかぼうつとして行くやうな気がする。」
「熱があるのかも知れないね。」
と言つて私が額に掌を置くと、彼は幼い児のやうに險を閉ぢた。熱はなかつた。二時ちよつと前にあつた午後の検温では、三十六度二分、といふ低い熱で、かへつて低過ぎるのが心配であつた。死ぬ前には妙に体温が下るものだといふことを何時か聴いたことのあつた私は、額に掌を広げながらも、むしろ熱があつてくれればと半ば願つていた。けれど、
「熱ないよ。これなら大丈夫だよ。さつき睡れたからよかつたんだよ。」
と私は彼を力づけた。
「眼をさましたら、君が、ゐないので……。」
「淋しかつたのか。」
「うん、俺、今夜、死ぬよ、きつと。」
「馬鹿なこと言つちやいけない。しつかり気をもつて、がんばるんだ。」
« Tu souffres ? »
« Pas tellement... », répondit-il.
Après un silence, il ajouta :
« Je ne souffre pas, mais j'ai l'impression que mon esprit s'embrume peu à peu. »
« Tu as peut-être de la fièvre. »
En disant cela, je posai la paume de ma main sur son front ; il ferma les yeux comme un petit enfant. Il n'avait pas de fièvre. Lors de la prise de température de l'après-midi, un peu avant deux heures, il n'avait que 36,2°C ; cette température si basse était au contraire inquiétante. Ayant entendu dire un jour que la chaleur corporelle chute étrangement avant la mort, j'aurais presque souhaité, tout en gardant ma main sur son front, sentir de la fièvre. Pourtant, je l'encourageai :
« Tu n'as pas de fièvre. Tout va bien. C'est une bonne chose que tu aies pu dormir tout à l'heure. »
« Quand je me suis réveillé... tu n'étais pas là... »
« Tu t'es senti seul ? »
« Oui. Je vais mourir cette nuit, c'est certain. »
« Ne dis pas de bêtises. Il faut que tu restes fort, que tu tiennes bon ! »
私はじん、としたものを体に感じ、急いで、声に力を入れながら言つた。
「あの子供、きつと、今夜生れるよ。早く生れないかなあ、俺、待つてゐるんだけどなあ。」
さういふ彼の言葉の中には、今夜生れるといふことを確信してゐるやうなひびきがこもつてゐた。彼がどんなに子供の生れることを待つてゐたか、私の想像も及ばぬほどであつた。彼はもう何度となく、早く生れないかなあ、とくり返してゐたのである。
「生れるよ。きつと生れるよ。」
と私は強く言ひ切つて黙つた。生れ出る子供よりも、彼の死の迫つてゐることを強く感じさせられて、私はもはや言葉がなかつた。しかし死の近づきつつある彼が、どうしてこれほど子供の生れることを待つてゐるのであらうか。ここへ来る前から小学校で子供を教へ、また入院してからも病院内の学園に子供たちを相手に暮してゐた彼の、本能的な子供好きのためであらうか。私には不可解なものに思はれるのであつた。或は生れ出る子供の中に自己のいのちの再現を見ようとしてゐるのか――。
「湯ざまし。」
けんどんの上に載せた薬瓶をとつて、私は静かに彼の開いた口中へ流し込んでやつた。薬瓶の中にはかねてから造つて置いた湯ざましが這入つてゐるのである。仰向いてゐるためのどを通しにくいのであらう。彼は口をもぐもぐと動かせてゐたが、やがてごくりと飲み込んだ。ごくりといふ音に、まだ彼が幾らかでも力をもつてゐることを私は知つた。
Je sentis un frisson me parcourir tout le corps et je m'empressai de lui répondre d'une voix que je voulais ferme :
« Cet enfant va naître cette nuit, c'est certain. »
« Est-ce qu'il ne va pas bientôt naître ?... Moi, je l'attends... »
Il y avait dans ses paroles comme une certitude absolue que la naissance aurait lieu ce soir. À quel point il attendait cette venue, cela dépassait tout ce que je pouvais imaginer. Il l'avait déjà répété maintes et maintes fois :
« Est-ce qu'il ne va pas bientôt naître ? ».
« Il va naître. Il naîtra, c'est sûr », assurai-je avec force avant de me taire.
Bien plus que la naissance de cet enfant, je sentais l'imminence de sa mort à lui, et les mots me manquaient désormais. Pourtant, pourquoi cet homme, au seuil du trépas, attendait-il avec une telle ferveur la naissance d'un enfant ? Était-ce dû à son amour instinctif pour les petits, lui qui avant d'arriver ici était instituteur et qui, même après son hospitalisation, avait passé son temps auprès des enfants de l'école de la léproserie ? Cela me paraissait insondable. Ou peut-être cherchait-il à voir, dans cet enfant qui allait naître, une forme de renaissance de sa propre vie ?
« De l'eau... »
Je saisis le flacon sur l'étagère et versai doucement un peu d'eau tiède dans sa bouche entrouverte. Le flacon contenait de l'eau bouillie que j'avais préparée à l'avance. Comme il était allongé sur le dos, il semblait avoir du mal à déglutir. Il remua les lèvres un instant, puis finit par avaler d'un trait. Au bruit de cette déglutition, je compris qu'il lui restait encore un peu de force.
「も、すこし。」
と彼はまた骨ばかりの顎を突き出し、唇を尖らせるのであつた。
深い寂寥が襲つて来て、私は不意に何かにしがみつきたい衝動を覚えた。かうした施療院の堅い寝台の上で死んで行く彼は果して幸福なのか不幸なのか、そして生き残る私自身は――看護られる彼が不幸か、それとも看護る私の方が不幸なのか、更に今夜にも生れるかも知れないあの子供は、一体幸なのか不幸なのか。私はただそこに人間の手には動かし難いちから、運命的なちからを感ずるのみであつた。だが、私は何にしがみつきたいのか、しがみつくものが果してあるだらうか。私がしがみつきたいと思つたのは、死んで行かうとしてゐる彼の生命であつた。だが死の迫つた彼の命にどうして私を支へる力があるか。私は今までの彼との交遊を思ひ浮べた。女性から遠ざかつた私の対象を失つた心は、彼の中に自分の力の源泉を見ようとした。或は彼の精神と私の精神との均衡裡の緊張に自己の墜落を防いで来たのである。だが、それも破れようとしてゐるのだ。彼の死と共に、私の心は底知れぬ孤独の淵に墜落するであらう。
桜の花が散つて間もない時分、私は癩の宣告を身に受けて入院した。するとそこに矢内がゐたのである。矢内は昨日入院したといふのであつた。私と彼とがめつたにない親しさで交はるやうになつたのも、お互に入院したばかりの孤独さ、お互に病院に慣れ切らない何を見ても恐怖と驚きとを感ずる感受性の一致が結びつけたためである。いやそれはお互に結びついたといふよりも、むしろ私が彼にしがみついて行つたといふ方が当つてゐよう。二人の性質は殆ど正反対といつてよかつた。東北の果に生れ、雪の中に育つた彼と、温暖な四国に生れた私とは地理的にも反対のものを示してゐる。彼の言葉使ひには常に鈍い重さがつきまとひ、動作は牛のやうにスローであつたが、彼と対立すると私はいつも圧迫感を覚えた。
« En-encore... un peu... » murmurait-il, tendant à nouveau son menton décharné et pinçant les lèvres.
Une profonde solitude m’assaillit, et je fus soudain pris de l’envie irrépressible de me cramponner à quelque chose. Cet homme qui s’éteignait sur le lit rigide d’un hospice de charité était-il heureux ou malheureux ? Et moi qui lui survivais ? Est-ce lui, le soigné, qui était à plaindre, ou moi, celui qui le soignait ? Et cet enfant qui allait naître cette nuit même, quel serait son sort ? Je ne percevais là qu’une force dépassant l’entendement humain, une puissance fatale. Mais à quoi voulais-je me suspendre ? Existait-il seulement un appui ? Ce à quoi je désirais m'agripper, c'était à la vie de cet homme sur le point de mourir. Pourtant, comment sa vie mourante aurait-elle pu avoir la force de me soutenir ?
Je me remémorai notre amitié. Mon cœur, ayant perdu tout objet d'affection depuis que je m'étais éloigné des femmes, avait cherché en lui la source de sa propre force. C’était la tension de l’équilibre entre son esprit et le mien qui m’avait empêché de sombrer. Mais cet équilibre était sur le point de rompre. Avec sa mort, mon âme allait s'effondrer dans un gouffre de solitude insondable.
Peu après la chute des fleurs de cerisier, j'avais été admis à l'hôpital après avoir reçu mon diagnostic de lèpre. Yanai était là ; il était arrivé la veille. Si une intimité rare s'était nouée entre nous, c'était à cause de notre solitude de nouveaux venus, et de cette sensibilité commune qui nous faisait voir chaque aspect de l'hôpital avec une terreur et une stupeur constantes. Ou plutôt, au lieu de dire que nous nous étions liés l'un à l'autre, il serait plus juste de dire que c'est moi qui m'étais cramponné à lui. Nos natures étaient pourtant opposées. Lui, né aux confins du Nord (Tōhoku), élevé dans les neiges, et moi, né dans la douceur de Shikoku, nous représentions deux pôles géographiques. Sa parole était empreinte d'une lourdeur lente, ses mouvements étaient pesants comme ceux d'un bœuf ; pourtant, face à lui, j'éprouvais toujours une sorte de pression.
「おい、一石いかうか。」
と彼の部屋を覗いて見ると、彼はたいていごろり横になつて眠たさうな顔をしてゐる。顔全体にかるいむくみが来て、眉毛はもう殆ど見えないくらゐ薄くなつてゐる。癩の進行程度は私とほぼ同じくらゐである。
「うん、よし来い。」
勿論二人とも定石も満足に知らぬのであるが、相伯仲してゐるため二人にとつては力の入つた勝負なのであつた。彼は常に遠大な計画をもつて迫つて来る。私の石を遠巻きにしてじりじりと攻め寄つて来る。時には私の石をみな殺しにかけようとでもするやうな、途方もない石の配りをすることもあつた。しかし勝負は定つて私の勝になるのである。私の石は巧みにぬらくらと逃げ廻りながら敵の弱点を一個所だけ破る。一個所でも破られると定石を無視した彼の計画は、もはや収拾がつかないでばらばらに分裂したまま死んでしまふのであつた。石を投げて「もう一ちよう。」と彼は言ふ。口惜しさうにも見えないのである。師匠が弟子に負けた時のやうな悠々とした表情が彼の顔には流れてゐる。
« Hé, on s'en fait une petite ? »
Quand je passais la tête dans sa chambre, il était presque toujours allongé, l'air ensommeillé. Son visage présentait un léger œdème, et ses sourcils étaient devenus si fins qu'ils étaient presque invisibles. Le stade de sa maladie était à peu près le même que le mien.
« Allez, viens ! » répondait-il.
Bien sûr, aucun de nous deux ne maîtrisait les règles classiques du Go, mais comme nos niveaux se valaient, nos parties étaient acharnées. Il attaquait toujours avec des plans grandioses, encerclant mes pierres de loin pour m'étouffer lentement. Parfois, il disposait ses pièces de façon extravagante, comme s'il cherchait à m'exterminer d'un coup. Mais c'était presque toujours moi qui gagnais. Mes pierres s'échappaient avec l'agilité d'un serpent pour finir par percer un seul point faible chez l'ennemi. Dès qu'une brèche était ouverte, ses plans — qui ignoraient toute théorie — s'effondraient, et ses positions se divisaient en morceaux épars avant de mourir. Il rendait alors les pierres et disait :
« Allez, encore une ! ».
Il n'avait jamais l'air dépité. Son visage conservait cette expression sereine qu'a un maître battu par son disciple.
この病院へ這入つて来ると皆年齢をなくしてしまふ。まだ十三四の子供が大人に向つて相対の言葉を使ひ、大人もまた平気で自分の子のやうな相手の友達になつてしまふのである。大人にも子供にも、ただで食はされてゐるといふ意識があるからであらう。私もいつの間にかこの習慣になれて、七つも年上である矢内に向つて、おい、お前、君といふ風な言葉使ひになつてゐた。私はこれをいけないと思ふのであつたが、矢内は少しも気にする風はなかつたのみか、彼は私を鋭いところがあると言つて尊敬さへもしてゐるやうであつた。私の小賢しい部分が彼の眼には鋭敏なものと見えたのかも知れない。私はそれに対してただ少しでも誠実でありたいと願ふ以外にはなかつた。彼は間もなく学園に奉職するやうになつた。彼はもともと美しい男ではなく、低い小さな鼻、小さな眼、狭い額、その額に波形に這入つてゐる深い皺、それらから来る印象はふとあの醜い、手を有つた動物を聯想させるのであつたが、しかし子供たちに囲まれてにこにことしてゐる時の彼の顔は、どこにもないほど美しいものであると私は思つた。眼尻に皺をよせ、頰をふくらませて笑つてゐる姿は、素朴な美しさをたたへて、私はそこに長閑な田園の匂ひを嗅ぐのであつた。さういふ時、私は病気のことすらも忘れることが出来た。平常からめつたに病気を忘れることの出来なかつた私は、さうした姿を見る時、何故ともなくほつと溜息を吐いた。
かういふことがあつた。
Une fois entré dans cet hôpital, tout le monde perd la notion de l'âge. Un enfant de treize ou quatorze ans s'adresse à un adulte d'égal à égal, et l'adulte devient l'ami d'un garçon qui pourrait être son fils sans que cela ne gêne personne. C'est sans doute parce que, adultes comme enfants, nous avons tous conscience d'être nourris ici gratuitement. Je m'étais moi-même habitué à cet usage et j'appelais Yanai, de sept ans mon aîné, par des termes familiers. Je savais que c'était mal, mais Yanai ne semblait pas s'en soucier le moins du monde ; au contraire, il semblait me respecter, disant que j'avais "l'esprit vif". Ce que j'avais de superficielle habileté passait peut-être à ses yeux pour de l'acuité. Mon seul souhait, en retour, était d'être un tant soit peu sincère envers lui.
Peu après, il commença à travailler à l'école de l'hôpital. Ce n'était pas un bel homme : un nez court et bas, de petits yeux, un front étroit barré de rides profondes... son apparence évoquait vaguement un animal laid pourvu de mains. Pourtant, lorsqu'il était entouré d'enfants, son visage s'illuminait d'un sourire si radieux que je le trouvais plus beau que quiconque. Ses yeux se plissaient, ses joues se gonflaient de rire, il dégageait une beauté simple qui exhalait pour moi le parfum d'une campagne paisible. Dans ces moments-là, je parvenais même à oublier ma maladie. Moi qui, d'ordinaire, ne pouvais l'oublier un instant, je poussais un soupir de soulagement en le voyant ainsi.
Puis, il y eut cet épisode.
その時私は二週間ばかり病院から暇をとつて父の家へ帰つたのである。その記憶は今もなほ頭の中に黒い斑点として焼痕を残してゐるが、私は実はもう病院へは帰るまいと決意してゐた。病院へ帰らないでどこへ行かうといふのか、癩患者は療養所といふ小さな片隅をおいては、この地球上どこにも平和な住家はないのではないか――いふまでもない、私の心は死に向つて決意してゐたのである。
二週間の間、私は生と戦ひ続けた。父の許から帰ると病院へは来ず東京の町々をさまよひ、ある時は鉄道線路の横に立つて夜を明かし、ある時は遠く海を見に行つた。私は私の生を、私の意志によつてねぢ伏せようとしたのであつた。だが意志とはなんだらうか、意志と生命とがどうして別物だと考へられるか、意志をもつて生命をねぢ伏せる、要するに言葉の綾ではないか。意志が強ければ強いほど生への欲求の強いのも当然であつた。私は方向を失つてしまつた。死ぬことも出来ない、しかし生きることも出来ない。生と死の中間に挟まれて私は動きがとれなくなつてしまつたのだ。びしよびしよと雨の降る夜、電光の溢れた街路に立つて、折から火花を散らせながらごうごうと怪物のやうに駈けて行く電車の胴体へむしやぶりついて見たかつた。俺は癩病だ、俺は癩病だと叫びながら、人々でいつぱいの中を無茶苦茶に駈け廻りたくなつたりした。犇々と迫つて来る孤独が堪らなかつたのだ。雪崩れるやうにもみ合つて通る人々、その中にぽつんと立つてゐる私だけが病人であるとは! 私とその人々との間には越えられぬ山がそびえて、私だけが深い谷底から空を見上げて喘いでゐるやうに思はれた。もし叫びまはることによつて自分の五体がばらばらに分裂し去ることが出来たらどんなに良かつたか。さういふところへ矢内からの手紙であつた。
À l'époque, j'avais pris deux semaines de congé de l'hôpital pour retourner dans la maison de mon père. Ce souvenir reste gravé dans mon esprit comme une tache noire, une brûlure. En vérité, j'avais décidé de ne plus jamais revenir à l'hôpital. Mais où aller ? Pour un lépreux, n'y a-t-il aucun refuge paisible sur cette terre en dehors de ce petit coin de sanatorium ? Inutile de le dire : mon cœur était résolu à chercher la mort.
Pendant deux semaines, je luttai contre la vie. Après avoir quitté mon père, j'errai dans les rues de Tokyo au lieu de rentrer à l'hôpital. Parfois, je passais la nuit debout au bord d'une voie ferrée ; d'autres fois, j'allais contempler la mer au loin. Je tentais de soumettre ma vie par ma seule volonté. Mais qu'est-ce que la volonté ? Comment croire que la volonté et la vie sont deux choses distinctes ? Prétendre écraser la vie par la volonté... n'est-ce pas qu'une figure de style ? Plus la volonté est forte, plus le désir de vivre l'est aussi, par nature. J'avais perdu tout sens de l'orientation. Je ne pouvais pas mourir, mais je ne pouvais pas non plus vivre. J'étais coincé, immobile, entre la vie et la mort.
Une nuit de pluie battante, debout dans une rue inondée de lumières électriques, j'eus envie de me jeter contre le flanc d'un tramway qui passait dans un fracas de monstre en crachant des étincelles. J'avais envie de courir follement au milieu de la foule en hurlant : « Je suis lépreux ! Je suis lépreux ! ». La solitude qui m'assaillait était insupportable. Tous ces gens qui se bousculaient comme une avalanche... et moi, seul au milieu d'eux, le seul malade ! Entre eux et moi s'élevait une montagne infranchissable ; j'avais l'impression d'être seul au fond d'un ravin, suffoquant en regardant le ciel. Si seulement j'avais pu, en hurlant, voir mon corps se désintégrer en morceaux. C'est alors que je reçus une lettre de Yanai.
「――君の手紙を見ました。君の気持がどうであるかは僕はよく判ります。けれども、君は君の生命が君だけのものではないといふことを考へるべきです。君のものであると共にみんなのものです。みんなの中の君であると共に、君の中のみんななのです。君の中に僕が在るやうに僕の中に君が在ることを考へ、どうでも生きて貰ひたい僕の願ひです。」
手紙は至つて簡単で短かつた。しかしこの短い中に流れてゐる彼の真剣な声は、私の心にひびかずにはゐなかつた。この手紙の意味が私に十分読めてゐるか疑はしいが、私はこの時切実に矢内のところへ帰りたくなつた。彼の柔和な顔や、学園の子供たちを相手にしてゐる姿などが蘇つて、この孤独感から抜け出るには彼以外にないと感じさせられた。私はその夜再び病院の門を潜つた。彼は待ちかまへてゐて、大きな手でがしりと私の肩を摑んで、きらりと涙を光らせた。私が真に友情を知つたのはこの時であつた。
半年ばかりたつて彼はこの病室に入室した。急性結節の発熱であつた。そしてそれきり彼は寝ついてしまつたのである。
« J'ai lu ta lettre. Je comprends parfaitement ce que tu ressens. Cependant, tu dois comprendre que ta vie ne t'appartient pas à toi seul. Elle t'appartient, mais elle appartient aussi à nous tous. Tu es une part de nous, et nous sommes une part de toi. Pense au fait que je suis en toi comme tu es en moi. C'est mon vœu le plus cher : je veux que tu vives, quoi qu'il arrive. »
La lettre était extrêmement simple et brève. Mais la voix sincère qui s'en dégageait ne pouvait que faire vibrer mon cœur. Je ne sais pas si j'en ai saisi tout le sens à l'époque, mais à cet instant, je ressentis un besoin viscéral de retourner auprès de Yanai. Son visage doux, sa silhouette entourée des enfants de l'école... tout cela resurgit en moi, et je compris que lui seul pouvait m'arracher à ce sentiment de solitude.
Cette nuit-là, je franchis à nouveau les portes de l'hôpital. Il m'attendait. De sa main puissante, il saisit fermement mon épaule, une larme brillant dans ses yeux. C'est à cet instant que je connus la véritable amitié.
Six mois plus tard, il entrait dans cette salle d'infirmerie. C'était une poussée de fièvre causée par des nodules aigus. Depuis lors, il n'avait plus quitté son lit.
初めはすぐ退室出来るであらうと思つて深く気にもとめなかつた。また急性結節は小児のはしかのやうに、大切にさへすれば一命をとられるやうなことは決してないのである。しかし不運にも急性結節の熱が退き、退室も間近になつたと思はれる頃になつて、激烈な癩性神経痛が両腕に襲つて来たのであつた。急性結節の高熱に痛めつけられ、体力を失つた矢先に来たこの神経痛は、彼の抵抗力の殆どを奪い尽したのである。毎日一回づつ巻き更へてやる繃帯の中で、彼の腕は見る間に痩せ細つて行き、摑んで見ると堅い木の棒を摑んでゐるやうな感じがした。その上へ極度な睡眠不足が重なり、一時的にもせよ痛みをとめて睡眠をとりたいと思つて服用する強いアスピリンや、麻酔の注射は更に彼の力を衰へさせたのである。そしてやがてはその注射もアスピリンも効果が薄れて行き、遂には一睡も出来ぬまま夜を明さねばならなくなつた。私は彼の寝台の前に立ちながら、何者に向つてともつかぬ憤ろしい思ひになつた。夜など、歯を食ひしばり、額からだらだらと膏汗を流しながらじつと堪へてゐる彼を見ると、私自身も歯を食ひしばらねばゐられない苦痛を感じた。かうした痛みを前にしてただ呆然と立つてゐなければならぬ自分の無力さ、またこの痛みに対してほどこす術を知らぬ医学の無能さ、さういつたものに対する激しい怒りと共に、やがては私自身もかうした苦痛を堪へて行かねばならぬであらうといふ恐怖に、私の心は暗い淵の底に沈んで行くのであつた。しかし一たび狂ひ始めた病勢は最後まで狂ひ続けねばやまない。間もなく彼は胸の痛みを訴へるやうになり、肋膜炎の診断を受けねばならなかつたのである。さういふ日々の苦痛な生活がもし内臓に影響を及ぼさなかつたならばそれは奇蹟であらう。急坂を駆け下りて行くやうに彼の病勢は悪化した。やがて肺結核が折り重なつて弱り切つた病体の上にのしかかつたのであつた。
Au début, je pensais qu’il pourrait quitter l’infirmerie assez vite et je ne m’inquiétais pas outre mesure. Après tout, les poussées de nodules aigus sont comme la rougeole chez les enfants : si l'on prend soin de soi, elles ne sont jamais fatales. Mais par un cruel coup du sort, alors que la fièvre retombait et que sa sortie semblait proche, de violentes névralgies lépreuses assaillirent ses deux bras. Cette douleur, survenant juste au moment où il avait perdu toutes ses forces, épuisées par la fièvre, acheva de briser sa résistance. Sous les bandages que l'on changeait chaque jour, ses bras s'amincissaient à vue d'œil ; quand je les touchais, j’avais l’impression de saisir de durs bâtons de bois. À cela s'ajouta un manque de sommeil extrême. L’aspirine forte et les injections anesthésiantes qu’il prenait pour trouver un repos éphémère ne firent qu’affaiblir davantage son organisme. Bientôt, ces remèdes perdirent toute efficacité, et il finit par passer ses nuits sans fermer l’œil.
Debout devant son lit, je ressentais une colère sourde contre une force innommable. La nuit, en le voyant endurer la douleur, les dents serrées, la sueur grasse coulant de son front, je ne pouvais m'empêcher de serrer les dents moi aussi, par sympathie. Face à une telle souffrance, je me sentais accablé par ma propre impuissance et par l'inefficacité d'une médecine incapable de le soulager. Cette colère se doublait d'une terreur : l'idée que je devrais moi-même, un jour, endurer de tels tourments, faisait sombrer mon cœur au fond d'un abîme de ténèbres. Mais une fois que la maladie s'emballe, elle ne s'arrête plus. Bientôt, il se plaignit de douleurs thoraciques : on diagnostiqua une pleurésie. Il eût été miraculeux que ses organes internes ne fussent pas affectés par un tel calvaire quotidien. Son état s’aggrava comme un véhicule dévalant une forte pente. Finalement, la tuberculose pulmonaire vint s’abattre sur son corps déjà moribond.
吹雪はますます激しくなり、潮がおし寄せて来るやうに松林が音を立てた。入室以来十一ヶ月、一日として休まることなかつた彼の病勢は、うち続いた長い嵐の日々であつたのだ。彼の結核は俗にいふ乾性であつたため、喀血するといふやうなことは一度もなかつたが、それだけまた悪性のものでもあつたのである。しかしさうした中にあつて、一日も意力の崩れることのなかつた彼――私にはさう見えたのである――は、私に何者にも勝つて生きる意義を教へてくれた。
ある日のことであつた。それは今から二ケ月ばかり前であつた。私は殆ど毎日彼の病室を見舞つてゐたが、その時ちよつとした用件のため四五日訪ねることが出来なかつたのであつたが、その日這入つて行くと、彼はいきなり、
「つくづく生きなければならないと思ふよ。」
と、堅い決意を眉宇に示して言ふのである。何時ものやうにおつとりとした調子ではあつたが、私はその底に潜んでゐるおしつけるやうな力を見逃すことが出来なかつた。
Le blizzard redoublait de violence, et la pinède gémissait comme une marée montante. Depuis son entrée à l'infirmerie onze mois plus tôt, la progression de sa maladie n'avait pas connu un seul jour de répit ; ce fut une longue et incessante tempête. Sa tuberculose était de forme sèche, ce qui lui épargna les hémoptysies, mais n'en était que plus maligne. Pourtant, au milieu de tout cela, sa volonté ne flancha jamais — du moins est-ce ainsi que je le percevais. Il m'enseigna, mieux que quiconque, le sens du mot "vivre".
Je me rappelle un jour, il y a environ deux mois. Je lui rendais visite presque tous les jours, mais une affaire m’avait empêché de venir pendant quatre ou cinq jours. Ce jour-là, à peine étais-je entré qu’il me dit, la détermination gravée sur le front :
« Je sens au plus profond de moi qu'il nous faut vivre, coûte que coûte. »
Bien que, comme à l’accoutumée, son ton fût calme, je ne pus ignorer la force impérieuse qui habitait ses paroles.
「うん、生きなければいけないよ。だから早く元気になつて呉れ、早くね。」
彼は不快なものをふと顔に表はした。だから早く元気になつてくれ、と言つた私の言葉の日常的な卑俗さが気に触つたのであらう。が、間もなく彼らしく顔を柔げ、
「昨夜、二人死んだのだよ。一人はこの病室、も一人は、×号の人。」
人が死ぬとこの病院では、その病室の前で鐘を叩いて、病舎に住んでゐる死人の知人を集める習はしがある。その鐘の音を昨夜、二度も聴かされて、彼はしみじみと考へたといふのであつた。
「そしてね、僕はもつと真剣に病気と戦はなくちやいけないと思つたのだ。今まで僕は、心から戦はうとはしなかつたんだよ。僕は戦ふよ。」
産室の妊婦が来たのはその翌日だつた。この妊婦は彼の心に異常な衝動を与へたと見え、彼は珍しくその日一日興奮の色を浮べながら、寝台の上に幾度も起き上らうとするのであつた。
「死ぬ人もあるけれど、生れる者もあるんだね。僕は今まで、人間が生れるといふことを知らなかつた。忘れてゐた。僕は今まで、既に生れてゐる者だけしか頭になかつたんだ。」
と、彼は熱のこもつた声で言つた。
« Oui, il faut vivre. Alors guéris vite, le plus vite possible. »
Une ombre de déplaisir passa sur son visage. Le caractère banal et convenu de mes paroles avait dû l'irriter. Mais son expression s'adoucit bientôt et il reprit, fidèle à lui-même :
« Cette nuit, deux personnes sont mortes. L'une dans cette salle, l'autre dans le pavillon X. »
Dans cet hôpital, quand quelqu'un meurt, on sonne une cloche devant la salle pour rassembler les connaissances du défunt. En entendant ce son par deux fois cette nuit-là, il s'était mis à réfléchir profondément.
« J'ai compris que je devais lutter plus sérieusement contre la maladie. Jusqu'ici, je ne m'étais pas battu de tout mon cœur. Désormais, je vais me battre. »
C'est le lendemain de ce jour que la femme enceinte arriva à la maternité. Cette présence sembla provoquer chez lui un choc immense. Fait rare, il passa la journée dans un état de grande excitation, tentant à plusieurs reprises de se redresser sur son lit.
« Certains meurent, mais d'autres naissent. Jusqu'ici, je ne réalisais pas ce que signifiait la naissance d'un être humain. J'avais oublié. Je ne pensais qu'à ceux qui étaient déjà nés. »
Sa voix était habitée par une ferveur ardente.
「うん。僕もさうだつたよ。いや、僕は僕だけしか、今まで見えなかつた。君にあの手紙を貰ふまではね。」
「よかつたよ。君にもみんなが見えるやうになつたんだから。そのうへに、生れて来るんだよ。次々に生れて来るんだよ。僕は初めて歴史を知つたんだよ。」
彼の肉の落ちた頰には喜悦が昇つてゐた。が、それを見た刹那、私は、彼が意識しないにせよ既に死を感じてゐることをはつきりと知つた。
彼はその後もたびたび子供のことを語つた。そして語る度に彼の顔に和やかな光りがただよふのであつた。それは体内にかがまつてゐる胎児をまのあたり見ながら、その成長を楽しむ父親のやうな様子があつた。だが、自分の病勢が進むにつれて焦り気味になり、ふと不安な影が顔を包むやうになつた。早く生れないかなあ、と言ふ彼の声には、どこか絶望のひびきが感取されるのであつた。
« Oui... c'était pareil pour moi. Ou plutôt, je ne voyais que moi-même. Jusqu'à ce que je reçoive ta lettre. »
« C'est une bonne chose. Désormais, tu vois les autres. Et en plus de cela, il y a ceux qui vont naître. Ils naîtront les uns après les autres. Pour la première fois, je comprends ce qu'est l'Histoire. »
Une joie profonde illuminait ses joues creuses. Mais en le voyant ainsi, je sus avec certitude que, même s'il n'en avait pas conscience, il sentait sa fin proche. Par la suite, il parla souvent de l'enfant. Chaque fois qu'il l'évoquait, une lumière sereine flottait sur son visage. On eût dit un père se réjouissant de la croissance du fœtus blotti dans le sein maternel. Cependant, à mesure que sa maladie progressait, une certaine impatience le gagnait, et une ombre d'anxiété finit par voiler ses traits. Quand il demandait :
« Est-ce qu'il ne va pas bientôt naître ? »,
je percevais désormais dans sa voix un écho de désespoir.
「おお、さむ。ひでえ雪になりやがつたなあ。」
矢内の寝台の向ひ側の男が、起き上つて急いで襟を合せながらさう言つて便所へ立つて行つた。
「ほんとだ、ひどい雪になつたのね。」
とその横の女が寝台に坐つて大きな欠伸をした。それが動機になつて方々で声がしだした。
「やあ、もう五六寸はつもつたぜ。」
と片足の少年が叫んだ。少年は松葉杖をこつとんこつとんとつきながら窓際に立つて行つた。
矢内は仰向けに寝たまま、じつと窓外を眺めてゐる。雪の少ないここでは珍しい大雪であつた。彼は自分の生れた土地を思ひ出してゐるのであらうか、私はふとあたりに北国の気配を感じるのであつた。
「おうい諸君、お茶にしようか。」
と当直の坂下が詰所から出て来て叫んだ。室内は急にざわめき始めた。けんどんの戸をがたがたとあける音や、湯吞の触れ合ふ音などが入り混つて聴えた。
「何か食べたくない?」
と私は矢内に訊いた。彼は首をちよつと左右に揺つた。なんにも食べたくはないのである。
« Oh, quel froid ! Cette satanée neige s’est mise à tomber sec, on dirait. »
L’homme dans le lit en face de celui de Yanai se leva brusquement. Tout en resserrant le col de son vêtement, il se dirigea vers les toilettes.
« C’est vrai, quelle tempête de neige... », répondit la femme à côté de lui, assise sur son lit et poussant un large bâillement.
Ce fut le signal : des voix s'élevèrent un peu partout dans la salle.
« Hé ! Il y en a déjà pour au moins quinze centimètres ! » s’écria un adolescent unijambiste.
Il se traîna vers la fenêtre dans le bruit sec de ses béquilles : koton, koton. Yanai, allongé sur le dos, fixait intensément l’extérieur. Une telle couche de neige était rare dans cette région. Songeait-il à sa terre natale ? Je crus percevoir, l’espace d’un instant, l’atmosphère du Pays de Neige flotter autour de nous.
« Holà, messieurs-dames ! Et si on prenait le thé ? » lança Sakashita, l'infirmier de garde, en sortant de son local.
La pièce s'anima soudain. On entendait le fracas des étagères coulissantes qu'on ouvrait et le tintement des tasses qui s'entrechoquaient.
« Tu ne veux rien manger ? » demandai-je à Yanai.
Il fit un léger signe de dénégation. Il n'avait d'appétit pour rien.
夜になつた。私は矢内の横の寝台を空けて貰つてそこに宿ることにした。吹雪はますます激しさを加へて窓外に唸り続けてゐる。ごうごうと林の音が聴える。どこか遠くで巨大な怪物が断末魔のうめきを呻いてゐるやうである。窓にはすべてカーテンが広げられ、室内は無気味な沈黙が続けられてゐた。私はやがて襲ひかかつて来る不幸の前に立つて、それを待つともなく待つてゐるかのやうな不安が病室全体を満たしてゐるやうに思はれてならなかつた。雪のため各病舎からの見舞ひも殆どなかつた。それでも宵のうちは入口の硝子戸が二三度明けたり締めたりされたが、間もなくその数少い見舞客も帰つてしまふと、重苦しい静けさが一層人々の身にこたへるかのやうであつた。
「ああ、ああ、今日もこれで暮れたんだなあ。」
と向う端の男が呟きながら床の中から腕を伸ばして、脹らんだ蒲団をとんとんと叩いて押へつけた。
「ほんとにねえ……何時までこんなくらしがつづくんだらうねえ……。」
それに応ずるともなく一人の女が此の世の人とも思はれぬかすれた声を出して起き上つた。彼女はそろそろと手探りで寝台をおりると、便所へ行くのであらう、あさくさ紙を口に啣へて寝台と寝台との間を探り歩き始めた。頭から顔、頸、手足へかけてすつかり繃帯につつまれてゐた。眼も鼻も勿論繃帯の中になつてゐる。外部から見えるのはただれくづれかかつた唇だけであつた。その姿はまだ仕上らぬ人形の型であつた。顔もなければ指もなく、また人間らしい頭髪もない。ただ頭らしいもの、二本の腕らしいもの、二本の足らしいものがやうやく象どられてゐる白い模型が、薄暗い電燈の下を怪しげにゆらゆらとうごいて行くさまである。慣れてゐる私も長く見るに堪へなかつた。
La nuit tomba. Je fis libérer le lit voisin de celui de Yanai pour y passer la nuit. Dehors, le blizzard redoublait de fureur, hurlant contre les vitres. On entendait le mugissement de la forêt ; on eût dit qu'au loin, un monstre gigantesque poussait ses derniers râles. Tous les rideaux étaient tirés, et un silence inquiétant régnait dans la salle. Devant l'infortune imminente qui s'apprêtait à nous frapper, une angoisse lourde semblait saturer l'atmosphère, comme si nous attendions l'inévitable sans oser l'attendre vraiment. À cause de la neige, il n'y avait presque aucun visiteur des autres pavillons. Bien que la porte vitrée de l'entrée eût grincé deux ou trois fois en début de soirée, le silence pesant qui suivit le départ des derniers visiteurs sembla peser plus lourdement encore sur les corps.
« Ah... Voilà encore une journée de finie », murmura un homme au fond de la salle en étirant ses bras hors de ses draps pour tapoter sa couette gonflée.
« C'est vrai... Combien de temps cette vie va-t-elle encore durer... ? »
Sans vraiment lui répondre, une femme se leva en laissant échapper une voix rauque, presque inhumaine. Elle descendit de son lit à tâtons ; elle allait sans doute aux toilettes, car elle tenait du papier hygiénique entre ses lèvres et avançait en tâtonnant entre les rangées de lits. De la tête aux pieds, en passant par le visage et le cou, elle n'était qu'un entrelacs de bandages. Ses yeux, son nez, tout était enfoui sous la gaze. On ne devinait, à l'extérieur, que ses lèvres rongées et déformées. Elle ressemblait à l'ébauche d'une poupée inachevée. Ni visage, ni doigts, ni même une chevelure humaine. Sous la lumière blafarde de l'ampoule, ce n'était qu'un mannequin blanc — une forme suggérant une tête, deux bras, deux jambes — qui vacillait étrangement dans l'ombre. Malgré mon habitude, je ne pus supporter longtemps ce spectacle.
矢内の呼吸が速くなつた。私はじんと全身の毛立つのを覚えた。死ぬんぢやないか、といふ不安が頭をかすめた。
「矢内!」
と私は思はず高い声を出した。彼はものうく眼を開いて私を見る。私はほつと息を抜きながら、
「苦しくなつた?」
と低い声で訊いた。
「くるしい――。」
と彼は力の無い声である。殆ど聴きとれぬほど低い声であつた。私はそつと彼の額に手を置いて見た。しかし熱はなかつた。
「みみ、のなかで、なんだか、あばれて、あばれて、ゐる。」
「ええ?」
と私は聴きとれないで訊きかへしたが、すぐうんと頷いて解つたやうな表情をして見せてやつた。一言を出すに彼がどんな努力をしてゐるかが察せられて、私は訊きかへしたりした自分が無慈悲なものに思へたのである。が、私はすぐその言葉の聴えた部分をつぎ合すことが出来た。彼は以前にも耳の中で何かがあばれてゐるやうに耳鳴りがすると言つたことがあつた。それから眼がかすんでならないとも言つた。その時私がそれを医者に訴へると、まあ判り易く言へば全身結核、といつたやうな状態なのだと教へてくれたのであつたが、それから推して考へると彼は眼も耳も破壊されつつあるのであらう。不安が私の心の中に拡がつて来る。私は坂下に医者を呼ぶやうに頼んだ。坂下はさつきから心配さうに私らの方を眺めてゐたが、急いで廊下伝ひに医局へ駈け出して行つた。死んぢやいけない、生きてくれ、どんなことがあつても生きてくれ、と私は心の中で呟き続けた。坂下の足音が廊下の果に消えてしまふと、室内の静けさが身にしみ、矢内の出す呼吸の音がかすかに耳に這入つて来た。
La respiration de Yanai s'accéléra. Je sentis mes poils se hérisser sur tout mon corps. La peur qu'il ne meure à l'instant me traversa l'esprit.
« Yanai ! » m'écriai-je malgré moi.
Il ouvrit péniblement les yeux et me regarda. Je repris mon souffle et demandai tout bas :
« Tu souffres ? »
« Je souffre... », répondit-il d'une voix éteinte, presque inaudible.
Je posai doucement la main sur son front. Il n'avait toujours pas de fièvre.
« Dans... mes oreilles... quelque chose... se déchaîne... se déchaîne... »
« Quoi ? »
N'ayant pas saisi, je le fis répéter, avant de hocher la tête d'un air entendu pour le rassurer. En devinant l'effort colossal qu'il lui fallait pour articuler chaque mot, je m'en voulus d'avoir été assez impitoyable pour le faire répéter. Mais je pus reconstituer ses paroles : il s'était déjà plaint de bourdonnements, comme si quelque chose se débattait violemment dans son conduit auditif. Il avait aussi dit que sa vue se brouillait. À l'époque, le médecin m'avait expliqué qu'il s'agissait d'une tuberculose généralisée. J'en conclus que ses yeux et ses oreilles étaient en train d'être détruits de l'intérieur. L'angoisse grandit en moi. Je demandai à Sakashita d'appeler le médecin. Ce dernier, qui nous observait avec inquiétude depuis un moment, s'élança dans le couloir vers le bâtiment médical.
« Ne meurs pas, vis, vis coûte que coûte », ne cessais-je de murmurer intérieurement.
Quand les bruits de pas de Sakashita s'éteignirent au bout du couloir, le silence de la pièce me glaça, et le râle ténu de Yanai s'insinua dans mon oreille.
間もなく医者が来、診察が終ると、彼は私を寝台の陰に呼んで言つた。
「まだ一日二日は大丈夫と思ひますが、危険はありますから気をつけて下さい。」
そして変つたことがあればすぐ呼ぶようにとつけ加へて矢内の腕へカンフルを射して出て行つた。医者の姿が硝子戸の向うに消えてしまふと、私は取りつく島を失つた思ひがし、もはや頼り得るものが何ひとつとして無いことを深く感じた。窓外に咆哮する雪嵐はあくまで、生ようとする人間に対して敵意に満ちてゐるやうに思はれ、私は人間といふものの孤独さ、頼りなさが骨までもしみ入るのであつた。私はあらためて室内を眺めまはした。繃帯に埋まれたこの人達は果して生きてゐるのであらうか、もし精神と肉体を備へたものが人間であるなら、これは人間とは言へぬであらう、それなら一体何だといふのか、恐らくは人間といふ外貌を失つた生命であらう、これはもう動物ですらあり得ないのではないか、人間としての可能の一切を失つて最後の一線に残された命とはこれであらう。だが、私はこの時はつきりと知つた。生命に対する自然の敵意を。私は病室の一歩外に荒れ狂ひ、喚き咆哮する自然の盲目な力を見た。自然は絶間なく人間を滅ぼさうと試みてゐるのだ。生命とは自然の力と戦ふ一つの意志なのだ。その時、矢内の唇がもぐもぐと動いてゐるのに気づいて急いで耳を近づけた。
Le médecin arriva peu après. Une fois l'examen terminé, il m'appela à l'écart, derrière le lit.
« Je pense qu'il tiendra encore un jour ou deux, mais le danger est réel. Restez vigilant. »
Il ajouta de l'appeler au moindre changement, injecta du camphre dans le bras de Yanai et s'en alla. Une fois sa silhouette disparue derrière la porte vitrée, je me sentis comme un naufragé n'ayant plus aucune terre où s'accrocher. Je compris qu'il ne restait plus rien à quoi se fier. Dehors, la tempête qui rugissait me semblait pleine d'une hostilité absolue envers l'être humain qui tente de vivre ; je sentis la solitude et la fragilité de l'homme me pénétrer jusqu'aux os. Je regardai à nouveau autour de moi, dans la salle. Ces êtres enfouis sous les bandages étaient-ils vraiment vivants ? Si l'homme se définit par l'union de l'esprit et de la chair, alors peut-être n'étaient-ils plus des hommes. Mais qu'étaient-ils alors ? Peut-être une forme de vie ayant perdu l'apparence humaine. Moins que des animaux, sans doute ; la vie réduite à sa dernière ligne de défense, dépouillée de tout possible humain. Mais à cet instant, je compris clairement une chose : l'hostilité de la nature envers la vie. Je vis, juste derrière les murs de cette salle, la force aveugle d'une nature qui hurle et se déchaîne. La nature tente sans cesse d'anéantir l'homme. La vie n'est rien d'autre qu'une volonté qui lutte contre la force de la nature. Soudain, je remarquai que les lèvres de Yanai remuaient. Je m'empressai d'approcher mon oreille.
「うまれ、ない、かなあ、まだ、生れないかなあ……。」
咽喉の奥からしぼり出すやうな声であつた。私は、はつと胸のしまる思ひがし、
「生れるよ。きつと生れるよ。」
何が私にさういふ確信を与へたのか、私は夢中になつて、しかし断乎と言ひ切ることがこの時出来た。一瞬、矢内の眼が異様に輝いてじつと私の眼に釘づけされた。
その時、突然、がらがらと何かの転がる音が附添詰所であがつた。
「何を!」と喚く声がそれに続いて、烈しく罵り合ふ声が聴えたかと思ふと、とたんに入口の硝子戸が荒々しくあけ放たれて附添夫の一人が転がるやうに病室の中へ駈け込んで来た。と、その後からまた一人が追つて来ると忽ち室内で子供のやうなつかみ合ひが始まつた。
« Est-ce qu'il ne va pas... naître... Pas encore... Il ne naît toujours pas ?... »
Sa voix semblait être extraite de force du fond de sa gorge. J'en eus le cœur serré.
« Il va naître. Il va naître, c'est certain. »
Qu'est-ce qui me donnait une telle assurance ? Je n'en savais rien, j'étais comme transporté, mais je pus à cet instant l'affirmer avec une autorité absolue. Un instant, les yeux de Yanai brillèrent d'un éclat étrange et restèrent cloués aux miens.
À ce moment précis, un fracas d'objets renversés retentit soudain dans le local des infirmiers.
« Quoi ?! » hurla une voix. Des insultes violentes éclatèrent et, l'instant d'après, la porte vitrée de l'entrée fut brutalement projetée ; l'un des infirmiers se rua dans la salle des malades comme si on l'avait expulsé. Un second homme se précipita à sa suite, et une lutte acharnée, pareille à une bagarre d'enfants, commença au milieu de la pièce.
「この、ひようろく玉。」「何を。この薄馬鹿。」「畜生。」「ぶつ殺してくれる。」さういふ悪罵を喚き合ひながら二人はどたどたと床の上でもみ合つた。僧兵のやうに頭の禿げ上つた方が、やがて小兵な相手をリノリウムの上にねぢ伏せてぼかぼかと頭を撲つた。小兵な男は二本の足と二本の腕をばたばたともがいてゐたが、そのうち隙を狙つて下からしたたか相手の顎を小突き上げた。上の男はワッといふやうな悲鳴をあげて一瞬ひるんだが、忽ち物凄い勢で前よりも一層猛烈に打ち続けた。病人たちは仰天してみな起き上つた。静かにしろ、と誰かがどなつた。病室だぞとまた一人が叫んだが、二人の耳には這入らなかつた。と、そこへ当直の坂下が駈け込んで来た。彼はさつき医者を呼びに行つてから、どこか他の病室の附添詰所にでも用があつたのであらう、そのまま帰つて来なかつたのである。彼は物凄い勢で二人に飛びかかつて行くと、
「ここを何処だと思つてやがるんだ。このかつたい野郎!」
と叫んで、上になつてゐる男の頰桁を平手でぴしやりと叩いて、背後から抱きすくめた。と、下の男が猛然とはね起きて坊主頭をぶん撲つた。
「馬鹿!」と坊主を抱いた坂下が叫んだ。そして彼はいきなり坊主を放すと小兵な男の胸ぐらを摑んでぐいぐいと当直寝台の上に押しつけた。「仲さいは時の氏神つてことをこの野郎、知らねえな!」
「おい、静かにしてくれないか。」
と私はたまりかねて言つた。
« Espèce d'abruti ! » « Quoi ? Crétin ! » « Charogne ! » « Je vais te buter ! » Tout en s'abreuvant d'injures, les deux hommes se rouaient de coups en roulant avec fracas sur le sol. Celui qui avait le crâne tondu comme un moine soldat finit par immobiliser son adversaire, plus petit, sur le linoléum, et se mit à lui marteler la tête. L'homme plus frêle agitait désespérément ses bras et ses jambes, avant de trouver une faille et de décocher un violent coup de poing sous le menton de l'autre. Le chauve poussa un cri de douleur et tituba un instant, mais il reprit ses assauts avec une rage plus féroce encore.
Les malades, stupéfaits, s'étaient tous redressés sur leurs lits.
« Silence ! » hurla quelqu'un.
« C'est un hôpital ici ! » cria un autre, mais les deux combattants n'entendaient rien.
C'est alors que Sakashita, de garde, fit irruption. Après être allé chercher le médecin, il avait dû s'attarder pour une affaire dans un autre pavillon et n'était pas encore revenu. Il se jeta sur les deux hommes avec une force incroyable.
« Vous croyez être où, bande de sales lépreux ! » Il cria cela en giflant magistralement l'homme du dessus avant de le ceinturer par-derrière. Aussitôt, l'homme du dessous bondit et frappa le chauve à la tête.
« Imbécile ! » hurla Sakashita en lâchant le chauve pour empoigner le petit homme par le col et le plaquer sur le lit de garde. « Tu ne sais pas qu'on ne frappe pas celui qui vient séparer les combattants, espèce d'idiot ! »
« S'il vous plaît, pouvez-vous faire moins de bruit ? » lançai-je, à bout de nerfs.
「それ見ろ!」と坂下が言つた。「死にかかつた病人がゐるんだぞ、それで、き、貴様附添か、ここを何処だと心得てやがるんだ。」
「放してくれ、もう判つた。」と押へられた男が言つた、が、にやにやと笑ひながら立つてゐる坊主を見ると、忽ち憎々しげな声で「あん畜生、生意気な野郎だ。」
坊主は毒々しい嘲笑を顔面一ぱいに浮べながら、
「へッ、どつちが生意気だ。口惜しかつたら外へ出ろ。病室は喧嘩をする場所ぢやねえ。」
「ぢや、なんで手前俺の頭を撲りやがつたんだ。」
「貴様が生意気だからさ。」
「生意気なのは手前ぢやねえか、バットを三本呑みや死……。」
「よし判つた。」と坂下が押へた。「もつとやりたけりや外へ出てやれ、とめやしねえ。」
そこへ詰所にゐた残りの附添夫が二人、寝てゐたと見えて単衣の寝衣のまま寒さうに体をちぢめながら這入つて来た。
« Tu vois ça ! » lança Sakashita à l'homme qu'il maintenait.
« Il y a ici des malades qui sont en train de mourir ! Et toi, tu te prétends infirmier ? Pour qui te prends-tu ? »
« Lâche-moi, j'ai compris », dit l'homme.
Mais en voyant le chauve qui se tenait là avec un sourire narquois, il ajouta d'une voix haineuse :
« Quel sale prétentieux, celui-là. »
Le chauve, un rictus venimeux sur le visage, répliqua :
« Hé ! C'est qui le prétentieux ? Si t'es pas content, sortons. Une chambre de malades n'est pas un endroit pour se battre. »
« Alors pourquoi tu m'as frappé à la tête ? »
« Parce que tu faisais le malin. »
« C'est toi qui faisais le malin ! Dire qu'on meurt si on fait infuser trois cigarettes "Bat"... »
« Bon, ça suffit ! » coupa Sakashita.
« Si vous voulez continuer, allez dehors, je ne vous retiendrai pas. »
Deux autres gardes sortirent alors de leur local ; ils semblaient avoir dormi car ils grelottaient dans leurs légers yukatas d'intérieur.
「おい!」と坂下は小兵から手を放して立上ると、二人に向つて言つた。「手前ら、何だつて喧嘩をとめねえんだ。病室で騒いでゐるのをほつたらかしにしとくとは、ふとい奴だ。」
「ははは、ははは、ばかばかしくてな、とめられもしねえさ。こいつらときたら。」
「何だい一たい、喧嘩のおこりは、ええ?」
と坂下は訊いた。
「この畜生が……。」と小兵が言ひかけるのを、「手前だまつてろ!」と坂下は一喝を喰はせた。
「おこりはかうさ。初めこいつが――小兵が――バットを三本煎じて呑んだら死ぬつて言つたんさ。するとこの坊主が、いや死なねえつて反対した訳さ。」
「ちえッ。もつとましな喧嘩かと思つたらなんでえ、だらしのねえ喧嘩しやがる。」
と坂下は唾でも吐くやうに言つた。病人たちがどつと笑つた。
「バットを三本煎じて呑みや死ぬに定つてるぢやねえか。」
と小兵が苛立しげに言つた。
「ちえッ死ぬもんか。」
と坊主が言つた。
「死ぬ。」
と小兵も負けてゐなかつた。
« Hé ! » fit Sakashita en lâchant le petit homme pour se tourner vers les deux nouveaux venus.
« Pourquoi vous ne les avez pas séparés ? Laisser faire un tel boucan dans la salle... vous ne manquez pas d'air ! »
« Hahaha ! C'était tellement stupide qu'on n'a même pas essayé de s'en mêler. Regarde-les, ces deux-là... »
« Mais enfin, c'est quoi le motif de la bagarre ? » demanda Sakashita.
« C'est cette ordure... » commença le petit, mais Sakashita le fit taire d'un aboiement : « Toi, ferme-la ! »
« Voilà l'histoire : ce petit gars a prétendu que si on faisait bouillir trois cigarettes "Bat" pour en boire l'eau, on en mourait. Et le chauve a soutenu le contraire. »
« Misère... Je croyais que c'était pour quelque chose de sérieux, et vous vous étripez pour une connerie pareille ! »
Sakashita cracha ces mots presque de dédain. Les malades éclatèrent de rire.
« Mais enfin, c'est évident qu'on en crève ! » s'entêta le petit homme, agacé.
« Mais non, on n'en meurt pas ! » rétorqua le chauve.
« Si ! »
「死なねえ。」
「死ぬ!」
「死なねえ。」
「ぢや貴様ここで呑んで見ろ。口惜しかつたら呑んで見ろ。」
「馬鹿!」と坊主が大声でどなつた。「もし呑んで死んだら手前どうするんだ!」
病人たちもみな思はず噴き出した。坊主は自分の失言に気づくと、急に真赤になつて叫んだ。
---« Non ! »
« Si ! »
« Non ! »
« Eh bien, t'as qu'à essayer d'en boire ici, si t'es pas un dégonflé ! »
« Crétin ! » hurla le chauve.
« Et si j'en bois et que j'en meurs, qu'est-ce que tu feras, toi ?! »
Tous les patients explosèrent de rire devant cette absurdité. Le chauve, réalisant sa bévue, devint rouge de colère.
「よし、呑んでやる! 持つて来い。」
病人たちはもう腹を抱へるやうにして笑つた。坊主はますます苛立つて来た。その時であつた、私は産室から伝はつて来るうめき声を聴いた。陣痛だ。
「おい坂下君、大変だ、大変だ。子供が生れさうだぜ。」
と私は夢中になりながら言つた。
「えッ、そいつあ大変だ。やい! そんな糞にもならんこたあ明日にしろ。坊主、手前は人の頭をぶん撲つた罰に医局に行つて来い、俺はこつちの用意だ。」
異常な緊張した空気が病室を流れた。坊主が慌しく廊下を駈け出して行くと、坂下は産室の方へ飛んで行つた。病人たちは寝台の上に坐つて生れるのを待つた。急に水をうつたやうに病室全体がしんと静まつた。地響きをうつて雪の落ちる音が聴えて来る。吹雪はまだやまない。矢内の顔を見ると、彼もまた私の方に衰へ切つた視線を投げた。視線が、かつちりと合ふと、彼の骸骨のやうな面に微かな喜びの色が見えた。
« Très bien, je vais le faire ! Apportez-les ! »
Les malades se tenaient les côtes tant ils riaient. Le chauve était hors de lui. C'est à cet instant précis que j'entendis un gémissement filtrer depuis la salle de maternité. Les contractions.
« Sakashita ! C'est le moment ! L'enfant arrive ! » m'écriai-je, transporté.
« Quoi ? Ah, ça c'est sérieux ! Hé ! Vous deux, gardez vos conneries pour demain ! Toi, le chauve, puisque tu aimes cogner, file au bureau médical prévenir le docteur. Moi, je prépare tout ici ! »
Une tension extraordinaire envahit la salle. Tandis que le chauve s'élançait dans le couloir, Sakashita se précipita vers la maternité. Les malades s'assirent sur leurs lits, attendant la naissance. Un silence soudain, profond comme si l'on avait versé de l'eau sur un feu, tomba sur la pièce. On n'entendait plus que le bruit sourd de la neige qui glissait du toit. La tempête ne s'était pas calmée. Je regardai Yanai ; il posa sur moi son regard exténué. Quand nos yeux se rencontrèrent, une légère trace de joie apparut sur son visage de squelette.
「矢内、生れるよ。」
と私は力をこめて言つた。彼はちよつと瞼を伏せるやうにして、また大きく見開くと、
「うまれる、ねえ。」
とかすかに言つた。今にも呼吸のと絶えさうな力の無い声であつたが、その内部に潜まつてゐる無量の感懐は力強いまでに私の胸に迫つた。死んで行く彼のいのちが、生れ出ようともがいてゐる新しいいのちにむかつて放電する火花が、その刹那私にもはつきりと感じられた。
「いのちは、ねえ、いのちにつながつてゐるんだ、よ。のむら君。」
と彼はまた言つた。私は心臓の音が急に高まつて来るのを覚えながら、言葉も出ないのであつた。生命と生命とのつながり、私は今こそ彼の手紙がはつきりとよめた。そして彼の確信がどのやうなものであるかを知つたのだ。間もなく一通りの準備を終へた坂下が産室から出て来た。彼は興奮の色を顔に表はしながら近寄つて来ると、
「凄えなあ。」
と吃るやうな声で言つた。
« Yanai, il va naître ! » dis-je avec ferveur.
Il baissa un instant les paupières, puis les rouvrit grand.
« Il naît... n'est-ce pas... », murmura-t-il.
Sa voix était si faible qu'on l'eût crue sur le point de s'éteindre, mais l'immensité de l'émotion qu'elle contenait me frappa en plein cœur. Je sentis alors distinctement l'étincelle qui jaillissait de sa vie mourante vers cette vie nouvelle qui luttait pour apparaître.
« La vie... tu vois... la vie est liée à la vie... Nomura... »
Il se tut. Mon cœur se mit à battre la chamade, et je restai sans voix. Le lien entre les vies... Je comprenais enfin, en cet instant, le sens profond de sa lettre. Je savais désormais quelle était sa certitude. Peu après, Sakashita sortit de la maternité après avoir achevé les premiers préparatifs. Le visage congestionné par l'excitation, il s'approcha.
« C'est incroyable... », balbutia-t-il.
「俺アこの病院へ来てから、まだ一ぺんも赤児の泣声を聴いたことがなかつた、癩病に嬰児はねえと思つてたからな。」
私は思はず顔に微笑が漂つて来るのを意識しながら、
「さうだよ。」
やがて廊下に急ぎ足が聴え、女医が看護婦を従へて這入つて来ると産室の中へ消えた。坂下は夢中になつて女医の後を産室へ再び這入つて行かうとすると、看護婦が笑ひながらとめた。
「だめよ。」
「ちえッ。」
と坂下は残念さうに私の横へ引返して来た。
激しい呻きが聴えて来た。緊張した呼吸づかひが誰もの口から出た。病人たちは寝ようとしないでじつと生れるのを待つてゐる。矢内は眼を閉ぢてじつとしてゐる。私はふと不安になつた。耳鳴りがしてゐる彼の耳に、もし生れた嬰児の声が聴えなかつたら――私は大切なものを今一歩といふところで失つたやうな思ひであつた。
« Depuis que je suis arrivé dans cet hôpital, je n’avais encore jamais entendu le cri d’un nouveau-né. Je finissais par croire qu’il n’y avait pas de bébés chez les lépreux. »
Je sentis, malgré moi, un sourire effleurer mon visage.
« C’est vrai... »
Peu après, on entendit des pas pressés dans le couloir. La femme médecin entra, suivie d’une infirmière, et elles disparurent dans la salle de maternité. Sakashita, transporté par l’excitation, voulut s'y engouffrer à leur suite, mais l’infirmière l’arrêta en riant.
« C'est interdit ! »
« Oh, flûte ! »
Déçu, Sakashita revint s'installer à mes côtés. Des gémissements violents retentirent. Chacun retenait son souffle, la gorge nouée. Les malades refusaient de dormir ; ils restaient là, immobiles, à guetter la délivrance. Yanai avait les yeux clos. Une angoisse me saisit soudain : et si, à cause de ses bourdonnements, il ne parvenait pas à entendre le cri de l'enfant ? J’avais l’impression d’être sur le point de perdre ce qu’il y avait de plus précieux, à un cheveu du but.
「矢内。」
と私は呼んだ。動かない。私はハッと全身に水を浴びたやうな思ひで再び呼んだ。
「矢内!」
すると彼は静かに眼を開いて私の顔をまじまじと眺めた。私はほつとしながら言つた。
「矢内、きこえるかい?」
彼はちよつと瞼を伏せてまた開いた。こつくりをして見せる代りであることを私は知つてゐる。私は注意深く矢内の眼を眺めた。その眼の中にある感激に似た輝きがぱちぱちと燃え、空間の中に存在する見えぬ何ものかを凝視してゐるやうな鋭さが、その内部から湧き上つて来る真黒いものに没し去られさうになるのを私は感じる。それは戦ひである。深淵の底に消え失せようとする生命が新しい生命に呼びかける必死の叫びである。私は再び彼を抱き起してしつかりと寝台の上に坐らせたい欲求を覚えた。それは私の心の奥底から烈しい力で突き上つて来る衝動であつた。私は自分の腕がその時無意識のうちに動き出したのを知つた。はつとして自省した時、その空間に差し出した手が震へるのを知つた。空しいものが私の心の間隙に忍び込んで来た。私はまた何かにしがみつきたい欲求を覚えた。私自身が淵の底に吸ひ入れられて行くやうな気がしたのであつた。私はその時絶望を感じてゐるのか喜びを感じてゐるのか判らなかつた。その二つのものが同時に迫りぶつかつて来るのだ。私を支へるものが欲しかつたのであつた。
« Yanai ! » appelai-je.
Il ne bougea pas. Saisi d’un frisson, comme si l’on m'avait jeté de l’eau glacée sur le corps, je l’appelai de nouveau :
« Yanai ! »
Alors, il ouvrit doucement les yeux et scruta mon visage intensément. Soulagé, je lui demandai :
« Yanai, est-ce que tu m'entends ? »
Il baissa un instant les paupières avant de les rouvrir. Je savais que c’était là sa manière de hocher la tête. J’observai ses yeux avec attention. L’éclat qui s’y trouvait, semblable à une ferveur sacrée, brûlait d'une intensité folle ; il semblait fixer un invisible absolu dans l'espace. Pourtant, je sentais cette acuité sur le point d'être submergée par une noirceur montant de ses profondeurs. C’était un combat. Le cri désespéré d’une vie qui s'apprête à s'évanouir dans l'abîme, appelant une vie nouvelle. À nouveau, je brûlai de l'envie de le redresser pour l'asseoir de force sur son lit. C’était une pulsion irrépressible qui sourdait du plus profond de mon être. Je m'aperçus que mon bras s'était mis à bouger inconsciemment. En revenant brusquement à moi, je vis ma main, tendue dans le vide, qui tremblait. Un sentiment de vacuité s'insinua dans les failles de mon cœur. J’eus à nouveau besoin de me cramponner à quelque chose. J’avais l’impression d’être aspiré moi-même vers le fond du gouffre. À cet instant, je ne savais plus si j'éprouvais du désespoir ou de la joie. Les deux sentiments se heurtaient violemment en moi. Je cherchais désespérément un appui.
坂下は私の横に立つたまま息をつめ、産室から来る呻声に調子を合せて、彼もううううと唸るのであつた。
間。 それは緊張し切つた長い時間であつた。
突然、何かを引き裂くやうな声が聴えた。続いて泣き出した嬰児の声が病室一ぱいに拡がつた。
「うー。」病人たちは低い呻声をもらした。期せずしてみんなの視線は産室の方に集まつた。異常な感激の一瞬であつた。その時矢内が不意にむつくりと起き上つた。あつと私は声を出して彼の体を支へようと腕を伸ばしたが、その時にはもう彼の体はゆらゆらと揺れながら再び元の位置に倒れてゐた。私は驚きのあまりどきどきと心臓を鳴らせながら、歪んだ枕を直してやつた。彼は静かに眼を閉ぢたまま何も言はなかつた。
À mes côtés, Sakashita restait debout, retenant sa respiration ; il se mettait à grogner à l’unisson des gémissements qui provenaient de la maternité.
Le temps s'étira, une éternité de tension pure.
Soudain, un cri retentit, déchirant l'air. Puis, la voix du nouveau-né emplit toute la salle des malades.
« Oh... » Un murmure collectif s'échappa de la poitrine des patients. Comme un seul homme, tous les regards se tournèrent vers la maternité. Ce fut un instant d'une émotion extraordinaire. À ce moment-là, Yanai se redressa brusquement d'un seul bloc. Je poussai un cri et tendis les bras pour le soutenir, mais déjà son corps basculait et retombait lourdement à sa place initiale. Le cœur battant à tout rompre sous le choc, je replaçai son oreiller de travers. Il gardait les yeux clos, silencieux.
やがて、看護婦が子供を抱いて這入つて来ると、
「男の子よ。」
と言つて勝ち誇つたやうな顔つきをし、そのまま風呂場の方へ歩いて行つた。堰が切れたやうに病室全体が遽かに騒しくなつた。附添夫と共に病人たちも元気な者はその後について集まつて行つた。と、そこからどつとあがる笑声が聴えて来ると、
「癩病でも子供は生れるんだ。」
と一人が誇らかな声を出した。続いて口々に言ふ声が入り乱れた。
「看護婦さん。俺に一度だけ、抱かせてくれろ、な、たのむ。」
「馬鹿言へ、小つちやくてもこの児は壮健だぜ。うつかり抱かせられるかつてんだ。」
「病気がうつる。みんな引き上げろ。」
「だつて俺あもう十年も子供を抱いたことがねえんだ。たつた、一度でいい。」
「いけねえに定つてるぢやねえか、このかつたい。」
「生れたばかりで抱かれるかい。」
「まるで小つちやいが、やつぱり壮健だ。見ろ、この元気さうな面。」
「全くだ。俺あこいつの手相を見てやるかな、大臣になるかも知れねえ。」
「さはるな、さはるな。」
「こら、赤児、こつち向いて見ろ、いいか、大きくなつたつて俺たちを軽蔑するんぢやねえぞ、判つたな。しつかり手を握つてらあ。なんしろこいつあ病者ぢやねえからな。」
そのうち坂下が出て来ると彼は急いで私の横へやつて来て言つた。
「凄え。凄え。」
あくる日の午後、矢内は死んだ。空は晴れわたつて青い湖のやうであつた。降り積つた雪の中を、屍体は安置室に運ばれて行つた。屋根の雪がどたどたと塊つて地上に落ちた。産室からは勇ましく泣声が聴えて来る。私はその声に矢内の声を聴き、すると急にぼろぼろと涙が出た。喜びか悲しみか自分でも判らなかつた。白い雲が悠悠と流れてゐる。
Bientôt, l’infirmière revint en portant l’enfant dans ses bras.
« C’est un garçon ! » annonça-t-elle d'un air triomphant, avant de se diriger vers la salle de bains.
Comme une digue qui cède, la salle entière explosa. Les malades les plus valides emboîtèrent le pas aux infirmiers pour s'attrouper derrière elle. Des éclats de rire s'élevèrent.
« Même chez les lépreux, la vie triomphe ! » s'exclama l'un d'eux avec fierté.
Les voix s'entremêlèrent aussitôt :
« Mademoiselle l'infirmière, s'il vous plaît... Laissez-moi le tenir, juste une fois ! »
« T'es fou ! Il est tout petit, mais il est en parfaite santé. On ne va pas te le laisser toucher comme ça ! »
« Reculez, vous allez lui donner la maladie ! »
« Mais ça fait dix ans que je n'ai pas tenu un enfant dans mes bras ! Juste une seconde ! »
« C'est hors de question, espèce de lépreux ! »
« On n'embrasse pas un nouveau-né comme ça ! »
« Il est minuscule, mais il a l'air robuste. Regardez-moi cette mine vigoureuse ! »
« C'est vrai. Je devrais lire dans les lignes de sa main, il deviendra peut-être ministre ! »
« Touche pas ! Ne le touche pas ! »
« Hé, petit ! Regarde par ici ! Écoute bien : même quand tu seras grand, ne nous méprise pas, compris ? Regarde comme il serre le poing... Lui au moins, ce n'est pas un malade ! »
Sakashita finit par s'extraire de la foule et revint vers moi, hors d'haleine.
« C’est incroyable... C’est incroyable ! »
Le lendemain après-midi, Yanai mourut. Le ciel était d'une limpidité absolue, tel un lac d'azur. À travers l'épaisse couche de neige, on transporta sa dépouille vers la morgue. Des blocs de neige se détachaient du toit et s'écrasaient sur le sol avec fracas. De la maternité, on entendait monter un cri vigoureux. Dans cette voix, je crus entendre celle de Yanai, et soudain, les larmes se mirent à couler sur mes joues. Était-ce de la joie ou de la tristesse ? Je l’ignorais moi-même. Au-dessus de nous, des nuages blancs dérivaient avec une sérénité infinie.
底本:『ハンセン病文学全集〈第1巻〉小説一』加賀乙彦責任編集、皓星社、2002年。ISBN 9784774403908。
初出:『文学界』1938年4月号[1]。北條による原題は「嵐を継ぐもの」で1936年後半に作られた[1]。しかし、川端康成の評価を得られず、書き直しを求められたので生前に公表されなかった[1]。北條の死後、川端の手元にあった原稿を「吹雪の産声」に改題してそのまま掲載された[1]。
註: この文書ではルビが使用されています。ここでは「単語」の形で再現しています。一部の古いブラウザでは、ルビが正しく見えない場合があります。
註: 底本の親本は、『定本 北条民雄全集 上巻』(1980年、東京創元社刊)である。
註: 底本は新漢字旧仮名遣い、縦書き2段組である。
出典
光岡良二『いのちの火影』新潮社、1970年、130頁。
この著作物は、1937年に著作者が亡くなって(団体著作物にあっては公表又は創作されて)いるため、ウルグアイ・ラウンド協定法の期日(回復期日を参照)の時点で著作権の保護期間が著作者(共同著作物にあっては、最終に死亡した著作者)の没後(団体著作物にあっては公表後又は創作後)50年以下である国や地域でパブリックドメインの状態にあります。
この著作物は、アメリカ合衆国外で最初に発行され(かつ、その後30日以内にアメリカ合衆国で発行されておらず)、かつ、1978年より前にアメリカ合衆国の著作権の方式に従わずに発行されたか1978年より後に著作権表示なしに発行され、かつ、ウルグアイ・ラウンド協定法の期日(日本国を含むほとんどの国では1996年1月1日)に本国でパブリックドメインになっていたため、アメリカ合衆国においてパブリックドメインの状態にあります。
カテゴリ:
1936年PD-old-50-1996日本の近代文学ハンセン病文学全集
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北条民雄の小説『吹雪の産声』は、1936年後半に作られ、当初は原題が「嵐を継ぐもの」であった
。この作品は川端康成の評価を得られず、書き直しを求められたため、北条の生前に公表されなかった
。北条の死後、川端の手元にあった原稿が「吹雪の産声」に改題されて掲載された
。『吹雪の産声』は、ハンセン病(らい病)の療養所における重病室の情景を描き、その中で妊婦が産み落とす子供の未来を象徴的に描く作品である
。物語は、冷たい風が窓に突きあたる情景から始まり、病室の静けさと病人たちの苦痛が細かく描写されている
。特に、臨月の妊婦が小さな声で民謡を口吟している場面は、長年の苦しみと運命への怨嗟を象徴しており、読者に強い印象を与える
Le roman de Tamio Hōjō, Le premier cri dans le blizzard (Fubuki no ubuge), a été écrit durant la seconde moitié de l'année 1936 sous le titre original de Celui qui succède à la tempête (Arashi o tsugu mono). L'œuvre ne reçut pas l'approbation de Yasunari Kawabata, qui demanda à l'auteur de la remanier ; c'est pourquoi elle ne fut pas publiée du vivant de Hōjō. Ce n'est qu'après sa mort que le manuscrit, resté entre les mains de Kawabata, fut publié sous le titre modifié de Le premier cri dans le blizzard.
Ce récit dépeint l'atmosphère d'une salle pour malades condamnés au sein d'une léproserie (sanatorium pour la maladie de Hansen), tout en illustrant de manière symbolique l'avenir de l'enfant mis au monde par une femme enceinte dans ce lieu. L'histoire s'ouvre sur la scène d'un vent glacial venant frapper les fenêtres, suivie d'une description minutieuse du silence de la chambre et de la souffrance des malades. En particulier, la scène où la femme enceinte, arrivée au terme de sa grossesse, fredonne à voix basse une chanson populaire, symbolise des années de douleur et de ressentiment face au destin, laissant une impression profonde sur le lecteur.
。北条民雄は1914年9月22日生まれで、1933年にハンセン病を発病し、1934年から全生園に入院した
。この時期から創作活動を開始し、川端康成に師事した
。1936年には『いのちの初夜』で第2回文學界賞を受賞し、第3回芥川賞の候補にもなった
。しかし、1937年12月5日に腸結核のため23歳で死去した
。『吹雪の産声』は、北条の代表作の一つとして、彼の短い生涯と病苦の中での文学的探求を象徴する作品である
。この作品は、『定本 北条民雄全集』や『北條民雄集』など、複数の文庫や全集に収録されている
Tamio Hōjō est né le 22 septembre 1914. En 1933, il contracte la maladie de Hansen et est admis, l'année suivante, au sanatorium Zenshō-en. C’est à partir de cette période qu’il commence ses activités de création littéraire, sous l’égide de son mentor Yasunari Kawabata. En 1936, son œuvre La première nuit de la vie (Inochi no shoya) remporte le deuxième prix Bungakukai et figure parmi les finalistes de la troisième édition du prix Akutagawa. Cependant, il s'éteint prématurément le 5 décembre 1937, à l'âge de 23 ans, des suites d'une tuberculose intestinale.
Le premier cri dans le blizzard est considéré comme l'un de ses chefs-d'œuvre, symbolisant sa quête littéraire au cœur de sa courte vie et de ses souffrances physiques. Cette œuvre est aujourd'hui recueillie dans plusieurs volumes et éditions complètes, notamment dans les Œuvres complètes de Tamio Hōjō (Teibon Hōjō Tamio Zenshū) ainsi que dans divers recueils en format de poche (bunkobon).