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我等の一團と彼
Notre Groupe et Lui
石川啄木
Ishikawa Takuboku
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source: https://www.aozora.gr.jp/cards/000153/files/4699_20514.html
人が大勢集つてゐると、おのづから其の間に色分けが出來て來る――所謂黨派といふものが生れる。これは何も珍らしいことではないが、私の此間までゐたT――新聞の社會記者の中にもそれがあつた。初めから主義とか、意見とかを立てゝ其の下に集つたといふでもなく、又誰もそんなものを立てようとする者もなかつたが、ただ何時からとなく五、六人の不平連がお互ひに近づいて、不思議に氣が合つて、そして、一種の空氣を作つて了つたのだ。
先づ繁々往來をする。遠慮のない話をする。内職の安著述の分け合ひをする。時々は誘ひ合つて、何處かに集まつて飮む。――それだけのことに過ぎないが、この何處かに集まつて飮む時が、恐らく我々の最も得意な、最も樂しい時だつた。氣の置ける者はゐず、酒には弱し、直ぐもう調子よく醉つて來て、勝手な熱を吹いては夜更かしをしたものだ。何の、彼のと言つて騷いでるうちには、屹度社中の噂が出る。すると誰かが、赤く充血した、其の癖何處かとろんとした眼で一座を見廻しながら、慷慨演説でもするやうな口調で、「我黨の士は大いにやらにや可かんぞ。」などと言ひ出す。何をやらにや可かんのか、他から聞いては一向解らないが、座中の者にはよく解つた。少くとも其の言葉の表してゐる感情だけは解つた。「大いに然り。」とか、やるともとか即座に同意して了ふ。さあ、斯うなると大變で、何れも此れも火の出る樣な顏を突き出して、明日にも自分等の手で社の改革を爲遂げて見せるやうなことを言ふ。平生から氣の合はない同僚を、犬だの、黴菌だの、張子だの、麥酒罎だのと色々綽名をつけて、糞味噌に罵倒する。一人が小皿の縁を箸で叩きつけて、「一體社では我々紳士を遇するの途を知らん。あんな品性の下劣な奴等と一緒にされちや甚だ困る。」と力み出すと、一人は、胡座をかいた股の間へ手焙りを擁へ込んで、それでも足らずにぢり/\と蹂り出しながら、「さうぢや。徒らに筆を弄んで食を偸む。のう文明の盜賊とは奴等の事ちや。社會の毒蟲ぢや。我輩不敏といへども奴等よりはまだ高潔な心をもつとる。學問をせなんだ者は眞に爲樣がないなあ。」と酒臭い息を吹いてそれに應ずる。――そして我々は、何時誰が言ひ出したともなく、自分等の一團を學問黨と呼んでゐた。
Quand un grand nombre de personnes sont rassemblées, des distinctions se forment naturellement entre elles – naissent ce qu'on appelle des factions. Ce n'est en rien un phénomène rare. Même parmi les journalistes de la rubrique sociale du journal T—où j'étais jusqu'à récemment, de telles choses existaient. Personne n'avait initialement établi de principes ou d'opinions claires pour rassembler les autres autour d'eux, et personne n'avait voulu faire une telle démarche. Simplement, peu à peu, cinq ou six mécontents s'étaient rapprochés les uns des autres, avaient découvert une étrange affinité, et finalement créé une atmosphère particulière.
D'abord, nous nous rendions souvent visite. Nous parlions sans retenue. Nous partagions les petits travux à domicile, les écrits rémunérés facilement obtenus. Parfois, nous nous invitions mutuellement à nous retrouver quelque part pour boire. Rien de plus que cela, mais ces moments où nous nous réunissions quelque part pour boire étaient probablement les plus exaltants, les plus joyeux de notre existence. Il n’y avait personne vis-à-vis de qui il fallait se surveiller, nous étions tous faibles face à l’alcool, et très vite, nous commencions à nous enivrer agréablement, parlant avec passion jusqu’à tard dans la nuit. Au milieu des discussions animées, inévitablement, les ragots du journal surgissaient. Alors, quelqu’un, jetant un regard circulaire sur l’assemblée de ses yeux rougis par l’alcool, mais curieusement vitreux, prenait soudain un ton solennel, comme s’il prononçait un discours enflammé : « Nos camarades doivent agir avec une grande détermination ! » Personne de l’extérieur ne comprenait ce qu’il fallait faire, mais parmi nous, tous saisissaient parfaitement. Du moins, nous comprenions tous le sentiment exprimé par ces mots. Immédiatement, nous acquiescions : « Absolument ! », « C’est bien cela ! ». Et alors, là, c’était le bouleversement total. Chacun avançait le visage comme s’il allait s’enflammer, déclarant qu’il réformerait le journal de ses propres mains dès le lendemain. Nous donnions des surnoms divers à nos collègues avec qui nous n’étions pas en bons termes : chiens, microbes, mannequins, bouteilles de bière, et nous les insultions copieusement. Si l’un d’entre nous frappait le bord de son petit plat avec ses baguettes en s’exclamant d’un ton emphatique : « En somme, l’entreprise ignore totalement comment traiter des gentlemen comme nous. C’est vraiment gênant d’être traité sur le même pied que des individus aussi vils ! », un autre, assis en tailleur, réchauffant ses mains entre ses cuisses, puis se rapprochant encore en rampant, répondait en soufflant une haleine chargée d’alcool : « C’est bien vrai. Ceux-là ne font qu’agiter leur plume pour voler leur pain. N’est-ce pas là précisément ce qu’on appelle des voleurs de civilisation ? Des parasites de la société ! Moi, malgré mes limites, j’ai encore un cœur plus noble que les leurs. Ceux qui n’ont aucune culture sont véritablement sans valeur. » Et ainsi, nous avions fini, sans savoir qui en avait pris l’initiative, par nous appeler nous-mêmes « le parti de l’étude ».
尤も、醉ひが醒めて、翌日になつては底本では「翌日なつて」]出勤すると、嵐の明くる朝と同じことで、まるで樣子が違つた。誰を見てもけろりと忘れたやうな顏をして濟ましてゐる。「昨夜は愉快ぢやつたなあ。」と偶に話しかけてみても、相手はただ、「うむ。」と言つて妙な笑ひ方をして見せる位のことだ。命令が出ると何處へでも早速飛び出して行つた。惡い顏をする者もなければ、怠ける者もなかつた。他の同僚に對しても同じで、殊更に輕蔑するの、口を利かぬのといふことはしない。ただ少し冷淡だといふに過ぎない。が、何か知ら事があると、連中のうちで、紙片を圓めたのを投げてやつて、眼と眼を見合はせて笑ふとか、不意に脊中をどやしつけて、それに託けて高笑ひをする位のことはやつた。意氣地がないと言へばそれまでだが、これは然しさうあるべき筈だつた。反對派と言つた所で、何も先方が此方に對抗する黨派を結んでゐたといふでもない。言はば、我々の方で勝手に敵にしてゐただけの話だ。自分等が自分等の意見を行ふ地位にゐないといふ外には、社に對してだつて別に大した不平を持つてゐたのでもないのだから。――それに、之は餘り人聞きの好いことではないが、T――新聞は他の社より月給や手當の割がずつと好かつた……
Bien sûr, une fois l’ivresse dissipée, quand on arrivait au travail le lendemain matin, c’était comme le calme après la tempête, tout était complètement différent. Face à chacun, nous faisions tous semblant d’avoir oublié, l’air impassible. Même si, par hasard, l’un de nous disait : « Hier soir, c’était bien agréable, hein », l’autre se contentait de répondre « Hum », en esquissant un drôle de sourire. Dès qu’un ordre était donné, nous partions aussitôt. Personne ne faisait la tête, personne ne traînait. Envers les autres collègues aussi, nous n’avions pas d’attitude particulière de mépris, ni de refus de leur adresser la parole. Nous étions simplement un peu plus froids. Mais quand quelque chose se produisait, l’un d’entre nous lançait discrètement un petit papier roulé à un autre, en échangeant un regard complice et un sourire, ou soudain, donnait une tape dans le dos à un camarade et en profitait pour éclater d’un grand rire. On pouvait dire que nous manquions de courage, mais après tout, c’était inévitable. Je parle d’opposition, mais l’autre camp n’avait pas formé de faction rivale contre nous. En réalité, nous nous étions simplement choisi, tout seuls, des ennemis. En dehors du fait que nous n’occupions pas de poste nous permettant de faire prévaloir nos opinions, nous n’avions pas de grands griefs contre le journal. Et puis, ceci n’est pas très honorable à dire, mais le journal T… offrait un salaire et des allocations nettement plus avantageux que les autres journaux...
この「我が黨の士」の中に、高橋彦太郎といふ記者があつた。我々の間では年長者の方で、もう三十一、二の年齡をしてゐたが、私よりは二、三箇月遲れて入社した男だつた。先づ履歴から言ふと、今のY――大學がまだ專門學校と言つてゐた頃の卒業生で、卒業すると間もなく中學教師になり、一年ばかり東北の方に行つてゐたらしい。それから東京へ歸つて來て、或政治雜誌の記者になり、實業家の手代になり、遂々新聞界に入つて、私の社へ來る迄に二つ、三つの新聞を歩いた。――ざつとこんなものだが、詳しいことは實は私も知らない。一體に自分に關した話は成るべく避けてしない風の男だつた。が、何かの序に、經濟上の苦しみだけは學生時代から隨分甞めたやうなことを言つたことがある。地方へ教師になつたのは、恩のある母(多分繼母だつたらう)を養ふ爲で、それが死んだから早速東京へ歸つたのだといふ話も聞いたやうに記憶してゐる。細君もあり、子供も三人かあつたが、何處で何うして結婚したのか、それは少しも解らない。此方から聞いて見ても、「そんな下らぬ話をする奴があるものか。」といふやうな顏をして、てんで對手にならなかつた。第一我々の仲間で、その細君を見たといふ者は一人もない。郊外の、しかも池袋の停車場から十町もあるといふ處に住んでゐて、人を誘つて行くこともなければ、又、いくら勸めてももつと近い處へは引越して來なかつた。
Parmi ces « camarades de notre parti », il y avait un journaliste nommé Takahashi Hikotaro. Un des plus âgés d'entre nous, il avait environ trente et un ou trente-deux ans, bien qu’il fût entré à la rédaction quelques mois après moi. En résumé, son parcours : diplômé à l’époque où l’université actuelle Y… était encore une école spécialisée, il était devenu professeur au lycée peu après son diplôme, et avait passé environ un an dans le nord-est du Japon. Puis, revenu à Tokyo, il était devenu journaliste pour une revue politique, avait travaillé comme assistant pour un homme d’affaires, et il était finalement entré dans le monde de la presse, passant par deux ou trois journaux avant d’arriver dans notre rédaction. Voilà à peu près tout ce que je savais, car en réalité, je ne connaissais pas les détails. C’était en général quelqu'un qui évitait autant que possible de parler de lui-même. Mais il avait à l’occasion mentionné avoir beaucoup souffert financièrement depuis sa période étudiante. Je me souviens vaguement qu’il avait dit être parti enseigner en province pour subvenir aux besoins de sa mère (probablement sa belle-mère), et qu’il était revenu à Tokyo peu après son décès. Il avait une épouse et trois enfants, mais je ne savais absolument pas où ni comment il s’était marié. Si l’on essayait de lui poser la question, il nous regardait avec un air de dire : « Qui donc parlerait de choses aussi insignifiantes ? », et ne daignait même pas répondre. D’ailleurs, aucun de nous dans le groupe n’avait jamais vu son épouse. Il habitait en banlieue, à une bonne dizaine de rues de la gare d’Ikebukuro, mais il n’invitait jamais personne chez lui, et malgré toutes les pressions, refusait obstinément de déménager plus près.
最初半年ばかりは、社中にこれといふ親友も出來たらしく見えなかつた。何方かと言へば口が重く、それに餘り人好きのする風采でもないところへ、自分でも進んで友を求めるといふやうな風はなかつた。「高橋さあん。」と社會部の編輯長が呼ぶと、默つて立つて其の前へ行く。「はい」と言つて命令を聞き取る。上等兵か何かが上官の前に出た時のやうだ。渡された通信の原稿を受け取つて來て、一通り目を通す。それから出懸けて行く。急くでもない、急かぬでもない、他の者のやうに、「何だ、つまらない。」といふやうな顏をすることもなければ、目を輝かして、獲物を見附けた獵犬のやうに飛び出して行くこともない。電話口で交換手に呶鳴りつけることもなければ、誂へた辨當が遲いと言つて給仕に劍突を喰はせることもない。そして歸つて來て書く原稿は、若い記者のよくやるやうな、頭つ張りばかり強くて、結末に行つて氣の拔けるやうなことはなく、穩しい字でどんな事件でも相應に要領を書きこなしてあるが、其の代り、これといふ新しみも、奇拔なところもない。先づ誰が見ても世慣れた記者の筆だ。書いて了ふと、片膝を兩手で抱いて、頸窩を椅子の脊に載せて、處々から電燈の索の吊り下つた、煙草の煙りで煤びた天井を何處といふことなしに眺めてゐる。話をすることもあるが、話の中心になることはない。猶更子供染みた手柄話などをすることはなかつた。つまり、一口に言へば、何一つ人の目を惹くやうなところの無い、或は、爲ない男だつた。
Pendant les six premiers mois environ, il ne semblait pas avoir d’ami particulier au sein du journal. Plutôt taciturne, et n'étant pas d'un abord particulièrement sympathique, il n’avait pas non plus l’air de chercher activement à se faire des amis. Quand le chef de la section sociale l’appelait : « Takahashi-san ! », il se levait silencieusement, s’approchait, répondait « Oui » et écoutait les ordres, comme un soldat de première classe face à son supérieur. Il prenait le texte du reportage qu’on lui remettait, le parcourait rapidement, puis sortait. Ni pressé, ni relâché, contrairement à certains collègues qui faisaient la moue en disant : « Encore une affaire sans intérêt », ou à d'autres qui s’élançaient comme des chiens de chasse ayant flairé une proie. Il ne criait jamais aux standardistes au téléphone, ni ne menaçait les serveurs parce que le repas commandé arrivait en retard. Et quand il rentrait, son article rédigé ne ressemblait pas à ceux des jeunes journalistes, pleins de prétention au début mais qui retombaient lamentablement à la fin. Il rédigeait d’une écriture posée, traitant chaque sujet de manière équilibrée et compétente, mais sans originalité marquée ni originalité frappante. En somme, tout le monde reconnaissait là la plume d’un journaliste expérimenté. Une fois son article terminé, il s’asseyait, tenant un genou entre ses deux mains, le cou appuyé contre le dossier du fauteuil, et regardait sans but précis le plafond noirci par la fumée de cigarette, d’où pendaient çà et là des cordons d’ampoules électriques. Il parlait parfois, mais n’était jamais au centre de la conversation, et encore moins enclin à raconter des anecdotes puériles sur ses exploits. En un mot, c’était un homme qui, d’une manière ou d’une autre, ne se distinguait en rien, ou plutôt, qui ne cherchait pas à se faire remarquer.
私も、この高橋に對しては、平生餘り注意を拂つてゐなかつた。同じ編輯局にゐて、同じ社會部に屬してゐたからには、無論毎日のやうに言葉は交はした。が、それはたゞ通り一遍の話で、對手を特に面白い男とか、厭な男とか思ふやうな機會は一度もなかつた。これは一人私ばかりでもなかつたらしい。ところが或時、例の連中、(其の頃漸く親しくなりかけた許りだつたが、)が或處に落ち合つて、色々の話の末に、社中の誰彼の棚下しを始めた。先づ上の方から、羽振りの好い者から、何十人の名が大抵我々の口に上つた。其の中に高橋の噂も出た。
『おい、あの高橋といふ奴な、彼奴も何だか變な奴だぜ。』と一人が言つた。
『さうぢやのう。僕も彼奴に就いちや考へとるんぢやが、一體あの男あ彼の儘なんか、それとも高く留まつてるんか?』
『高く留まつてるんでもないね。』と他の一人が言つた。
『何うもさうではないやうだね。あれで却々親切なところがあるよ。僕は此間の赤十字の總會に高橋と一緒に行つたがね。』
最初の一人は、『それは彼奴は色んな事を知つとるぜ。何時か寒石老人と説文の話か何かしとつた。』
Pour ma part, je n’avais jamais prêté grande attention à ce Takahashi. Comme nous travaillions tous deux dans la même salle de rédaction et appartenions à la même rubrique de société, nous échangions sans doute quelques mots presque tous les jours, mais il s’agissait toujours de conversations banales, et jamais je n’avais ressenti quoi que ce soit de particulier à son égard, ni trouvé cet homme spécialement intéressant ni désagréable. Et apparemment, je n’étais pas le seul dans ce cas. Pourtant, un jour, notre petit groupe habituel — que je commençais tout juste à fréquenter davantage — se retrouva réuni quelque part, et après avoir parlé de tout et de rien, on en vint naturellement à critiquer tellle ou telle personne de la rédaction. D’ordinaire, nous commencions par les cadres supérieurs, ceux qui faisaient étalage de leur aisance, et une bonne vingtaine de noms finissaient par être évoqués. C’est alors que surgit le nom de Takahashi.
— Dis donc, ce Takahashi, lui… il n’est pas un peu bizarre, quand même ? dit l’un.
— C’est vrai… Moi aussi, je me posais des questions à son sujet. Est-ce qu’il en reste là, comme ça, ou est-ce qu'il vise plus haut ?
— Il ne vise pas plus haut, en tout cas, fit un autre.
— Ça ne semble pas être le cas, non. Pourtant, il a des côtés assez serviables. L’autre jour, je suis allé à l’assemblée générale de la Croix-Rouge avec lui.
— C’est qu’il connaît bien des choses, tu sais, reprit le premier. Un jour, je l’ai entendu discuter de philologie avec le vieux Kanseki.
『さうぢや。僕も聞いとつた。何しろ彼の男あ一癖あるな。第一まあ彼の面を見い。ぽかんとして人の話を聞いとるが、却々油斷ならん人相があるんぢや。』
斯う言つたのは劍持といふ男だつた。皆は聲を合はせて笑つたが、心々に自分の目に映つてゐる高橋の風采を思ひ浮かべてみた。中脊の、日本人にしては色の黒い、少しの優しみもないほどに角ばつた顏で、濃い頬髯を剃つた痕が何時でも青かつた。そして其の眼が――私は第一に其の眼を思ひ出したので――小い、鋭い眼だつた。そして言つた。
『一癖はあるね、確かに。』
然し、それは言ふまでもなく眞の其の時の思ひ附きだつた。
— Oui, je l’ai entendu moi aussi. Enfin, c’est un homme qui a du relief, qui n’est pas si simple qu’il n’y paraît. Regarde déjà sa tête : il t’écoute la bouche ouverte, l’air hébété, mais son visage n’a rien de rassurant…
C’était Kenmochi qui parlait ainsi. Tous éclatèrent de rire, mais chacun, en silence, repensait à l’apparence de Takahashi telle qu’elle lui apparaissait. Un visage carré, dur, sans aucune douceur, d’un teint foncé inhabituel chez un Japonais, avec une ombre de barbe foncée qui marquait toujours ses joues, même après le rasage. Et puis ses yeux — c’est à ses yeux que je pensais d’abord — de petits yeux perçants. Je dis alors :
— Oui, c’est vrai, il a assurément quelque chose de singulier.
Mais ce n’était là, il va sans dire, qu’une impression superficielle du moment.
劍持はしたり顏になつて、『僕はな、以前から高橋を注意人物にしとつたんぢや。先づ言ふとな、彼の男には二つの取柄がある。阿諛を使はんのが一つぢや。却々頑としたところがある。そいから、我々新聞記者の通弊たる自己廣告をせん事ちや。高橋のべちやくちや喋りをるのは聞いたことがないぢやらう? ところがぢや、僕の經驗に據ると、彼あした外觀の人間にや二種類ある。第一は、あれつきりの奴ぢや。顏ばかり偉さうでも、中味のない奴ぢや。自己廣告をせなんだり、阿諛を使はなんだりするのは、そんな事する才能がないからなんぢや。所謂見かけ倒しといふ奴ちやな。そいから第二はぢや。此奴は始末に了へん。一言にして言ふと謀反人ぢやな。何か知ら身分不相應な大望をもつとる。さうして常に形勢を窺うとる。僕の郷里の中學に體操教師があつてな、其奴が體操教師の癖に、後になつて解つたが、校長の椅子を覘つとつたんぢや。嘘のやうぢやが嘘ぢやない。或時其の校長の惡口が土地の新聞に出た、何でも藝妓を孕ましたとか言ふんぢや。すると例の教師が體操の時間に僕等を山に連れて行つて、大きな松の樹の下に圓陣を作らしてなあ、何だか樣子が違ふ哩と思つとると、平生とはまるで別人のやうな能辯で以つて、慷慨激越な演説をおつ始めたんぢや。君達四年級は――其の時四年級ぢやつた――此の學校の正氣の中心ぢやから、現代教育界の腐敗を廓清する爲にストライキをやれえちふんぢや。』
Kenmochi, l’air satisfait, ajouta : «Moi, depuis longtemps déjà, j’ai classé Takahashi parmi les individus à surveiller. D’abord, il a deux qualités remarquables : il n’use jamais de flatterie. Il est d’une certaine rigidité, assez coriace. Et ensuite, il ne tombe pas dans notre travers habituel, à nous journalistes, qui consiste à faire de la publicité sur soi-même. Avez-vous jamais entendu Takahashi jacasser sans fin sur ses faits et gestes ? Jamais, n’est-ce pas ? Eh bien, selon mon expérience, les hommes de cette espèce se rangent en deux catégories. Le premier type, c’est celui qui n’est que cela. Il a peut-être une tête impressionnante, mais il est vide à l’intérieur. S’ils ne flattent pas, s’ils ne se vantent pas, c’est tout bonnement parce qu’ils n'en ont pas le talent. Ce sont des gens qui ne sont que façade, des “faux-semblants”, tout simplement. Le deuxième type, par contre, est bien plus inquiétant. En un mot, ce sont des rebelles. Ils ont quelque ambition démesurée, incongrue par rapport à leur statut. Et en permanence, ils observent la situation, guettent leur chance. Dans mon collège, au pays, il y avait un professeur de gymnastique. Eh bien, ce type, malgré son poste modeste, avait, je l’ai découvert plus tard, des visées sur le poste de directeur ! Incroyable, mais vrai. Un jour, un article dans un journal local a publié des ragots sur le directeur — quelque chose à propos d’une geisha qu’il aurait mise enceinte. Alors, pendant l’heure de gymnastique, voilà notre maître qui nous emmène en montagne, nous fait former un cercle sous un grand pin, et soudain, se transformant en un tout autre homme, se met à nous haranguer avec une éloquence enflammée. "Vous, élèves de quatrième année — nous étions en quatrième alors — vous êtes le cœur vivant de cette école, dit-il, et vous devez, pour purifier la corruption de l’éducation moderne, déclencher une grève !"»
『やつたんか?』
『やつた。さうして一箇月の停學ぢや。體操の教師は免職よ。――其奴がよ、何處か思ひ出して見ると高橋に肖とるんぢや。』
『すると何か、彼の高橋も何か大望を抱いてゐると言ふのか?』
『敢てさうぢやない。敢てさうぢやないが、然し肖とるんぢや。實に肖とるんぢや。高橋がよく煙草の煙をふうと天井に吹いとるな? あれまで肖とるんぢや。』
『其の教師の話は面白いな。然し劍持の分類はまだ足らん。』最初高橋の噂を持ち出した安井といふのが言つた。
『あんな風の男には、まだ一つの種類がある。それはなあ、外ではあんな具合に一癖ありさうに、構へとるが、内へ歸ると細君の前に頭が擧らん奴よ。しよつちゆう尻に布かれて本人も亦それを喜んでるんさ。愛情が濃かだとか何とか言つてな。彼あして鹿つべらしい顏をしとる時も、奚ぞ知らん細君の機嫌を取る工夫をしとるのかも知れんぞ。』
— Et vous l’avez faite ? demanda quelqu’un.
— Oui, et nous avons été exclus un mois. Quant au maître de gym, renvoyé. … Et ce type-là, maintenant que j’y pense, ressemble étrangement à Takahashi.
— Alors tu veux dire que ce Takahashi nourrit lui aussi de hautes ambitions ?
— Pas forcément. Pas nécessairement. Mais enfin, il lui ressemble, vraiment il lui ressemble. Avez-vous remarqué la façon dont il souffle la fumée de sa cigarette vers le plafond ? Rien qu’à ça, il me le rappelle.
— C’est une drôle d’histoire, celle du professeur, dit alors Yasui, qui avait d’abord lancé le sujet. Mais ta classification reste incomplète. J’ajouterais une troisième catégorie : ce sont ceux qui, dehors, font les mystérieux, les originaux, mais qui, une fois chez eux, n’osent pas lever la tête devant leur femme. Ils sont constamment dominés, et pire encore : ils en sont contents ! Ils parlent d’amour profond, de tendresse, etc. Peut-être que quand Takahashi prend cet air rêveur et attendrissant, il est en train de manœuvrer pour amadouer sa femme, qui sait ?
これには皆吹き出して了つた。啻に吹き出したばかりでなく、大望を抱いてゐるといふ劍持の觀察よりも、毎日顏を合はせながら別に高橋に敬意をもつてゐたでもない我々には、却つて安井の此の出鱈目が事實に近い想像の樣にも思はれた。
が、翌日になつて見ると、劍持の話した體操教師の語が不思議にも私の心に刻みつけられたやうに殘つてゐた。それは私自身も、劍持と同じく、半分は教師の煽動で中學時代にストライキをやつた經驗をもつてゐた爲だつたかも知れない。何だか其の教師が懷しかつた。そして、それに關聯して、おのづと同僚高橋の擧動に注意するやうになつた。
四、五日經つと、其の月の社會部會の開かれる日が來た。我々の一團は、會議などになると、妙に皆沈默を守つてゐる方だつた。で、其の日も、編輯長の持ち出した三つか、四つの議案は、何の異議もなく三十分かそこいらの間に通過して了つた。其の議案の中には、近頃社會部の出勤時間が段々遲れて、十一時乃至十二時になつたが、今後晝の勤務に當つてゐる者は、午前九時までに相違なく出社する事、といふ一箇條もあつた。
À ces mots, nous éclatâmes tous de rire. Pas seulement de rire, mais cette hypothèse farfelue de Yasui nous semblait, à nous qui côtoyions Takahashi chaque jour sans jamais vraiment l’admirer, curieusement plus proche de la vérité que l’observation de Kenmochi sur les grandes ambitions.
Pourtant, le lendemain, l’histoire du professeur de gymnastique était bizarrement restée gravée en moi. Peut-être parce que, comme Kenmochi, j’avais moi-même vécu une grève au collège, poussé par un enseignant manipulateur. D’une certaine façon, ce professeur me semblait touchant. Et par association d’idées, je me mis naturellement à observer d’un autre œil le comportement de notre collègue Takahashi.
Quatre ou cinq jours plus tard, arriva la réunion mensuelle du département société. Notre petit groupe avait l’habitude, lors des réunions, de garder un silence presque systématique. Ce jour-là encore, les trois ou quatre propositions présentées par le chef de service furent adoptées sans aucune objection en une demi-heure environ. Parmi ces propositions figurait une clause stipulant que, puisque les journalistes de la section arrivaient ces derniers temps de plus en plus tard — vers onze heures ou midi — ceux assignés à la permanence de jour devraient désormais se présenter à neuf heures sans faute.
會議が濟むと皆どやどやと椅子を離れた。そして、沓音騷がしく編輯局に入つて行つた。我々も一緒に立つた。が、何時もの癖で、立つた機會に欠伸をしたり、伸びをしたりして、二三人會議室の中に殘つた。すると、も一人我々の外に殘つた者があつた。高橋だ。矢張皆と一緒に立つたが、其の儘窓際へ行つて、何を見るのか、ぢつと外を覗いてゐる。
安井は廊下の靜かになるのを待ちかねたやうに、直ぐまた腰を掛けて、
『今日の會議は、何時もよりも些と意氣地が無さ過ぎたのう?』
『何故君が默つとつたんぢや?』劍持はさう言つて、ちらと高橋の後姿を見た。そして直ぐ、
『若し君に何か言ひたい事があつたならぢや。』
『大いにある、僕みたいなものが言ひ出したつて、何が始まるかい?』
『始まるさ。何でも始まる。』
『これでも賢いぞ。』
『心細い事を言ふのう。』
Dès que la réunion fut terminée, tout le monde se leva bruyamment et quitta la salle dans un grand fracas de pas. On en fit autant, mais, comme à l’accoutumée, quelques-uns d’entre nous s’étirèrent, bâillèrent, et restèrent encore un instant dans la salle. Une autre personne, en dehors de notre groupe, resta également. C’était Takahashi. Il s’était levé avec les autres, mais s’était dirigé directement vers la fenêtre, et là, sans un mot, fixait intensément l’extérieur.
Yasui, profitant du silence revenu dans le couloir, se rassit aussitôt :
— Cette réunion, aujourd’hui, a été encore plus lamentable que d’habitude, non ?
— Alors, pourquoi es-tu resté muet ? fit Kenmochi, jetant un coup d’œil furtif vers le dos de Takahashi.
Et d’ajouter aussitôt :
— Si jamais tu avais quelque chose à dire…
— J’en avais plein, mais à quoi bon ? Même si quelqu’un comme moi parle, rien ne commencera jamais.
— Si, ça peut commencer. Tout peut commencer.
— Tu es encore trop malin.
— Quelle manque de courage !
『然し、まあ考へて見い。第一版の締切が何時? 五時だらう? 午前九時に出て來て、何の用があるだらう? 十時、十一時、十二時……八時間あるぞ。今は昔と違つてな、俥もあれば、電車もある。乘つたことはないが、自動車もある世の中だ……』
『高橋君。』私は卷煙草へ火を點けて、斯う呼んで見た。安井はふつと言葉を切つた。
『うむ?』と言つて、高橋は顏だけ此方へ捻ぢ向けた。その顏を一目見て、私は、「何を見てゐたのでもないのだ。」と思つた。そして、
『今の決議は我々朝寢坊には大分徹へるんだ。九時といふと、僕なんかまだ床の中で新聞を讀んでゐる時間だからねえ。』
『僕も朝寢はする。』
さう言つて、靜かに私の方へ歩いて來た。何とか次の言葉が出るだらうと思つて待つたが、高橋はそれつきり口を噤んで、默つて私の顏を見てゐる。爲方がないから、
『此間内の新聞の社説に、電車會社が營業物件を虐待するつて書いてあつたが、僕等だつて同じぢやないか? 朝の九時から來て、第二版の締切までゐると、彼是十時間からの勤務だ。』
«Mais enfin, réfléchis un peu ! La clôture de la première édition, c’est à quelle heure ? À cinq heures, non ? Quel intérêt de venir à neuf heures du matin ? Dix heures, onze heures, midi... ça fait huit heures devant soi. Aujourd’hui, ce n’est plus comme avant, il y a les pousse-pousses, les trains. Je n’y ai jamais pris place, mais il y a même des automobiles dans ce monde…»
— Takahashi !appelai-je en allumant une cigarette. À ces mots, Yasui s’interrompit net.
— Hein ? répondit Takahashi, tournant simplement le visage vers moi.
À voir son expression, je compris qu’il ne regardait rien de particulier. Alors j’ajoutai :
— Cette décision tombe plutôt mal pour les lève-tard comme moi. À neuf heures, je suis encore au lit en train de lire le journal.
— Moi aussi, je fais la grasse matinée.
En disant cela, il s’approcha tranquillement de moi. J’attendis, pensant qu’il ajouterait quelque chose, mais Takahashi s’arrêta là, me regardant en silence. Ne sachant que faire, je repris :
— L’autre jour, l’éditorial du journal disait que la compagnie de tramways exploitait abusivement ses employés, non ? Mais nous, n'est-ce pas pareil ? Si on reste de neuf heures du matin jusqu’à la clôture de la deuxième édition, on fait bien dix bonnes heures de travail.
『可いさ。外交に出たら、家へ寄つて緩り晝寢をして來れば同じ事た。』
これが彼の答へだつた。
劍持は探りでも入れるやうに、
『僕は又、高橋君が何とか意見を陳べてくれるぢやらうと思うとつた。』
『僕が? 僕はそんな柄ぢやない。なあに、これも矢つ張り資本主と勞働者の關係さ。一方は成るべく樂をしようとするし、一方はなるべく多く働かせようとするし……この社に限つたことぢやないからねえ。どれ、行つて辨當でも食はう。』
そして入口の方へ歩き出しながら、獨語のやうに、『金の無い者は何處でも敗けてゐるさ。』
後には、三人妙な目附をして顏を見合はせた。
が、其の日の夕方、劍持と私と連れ立つて歸る時、玄關まで來ると、一足先に歸つた筈の高橋が便所から出て來た。
『何うだ飮みに行かんか?』
突然に私はさう言つた。すると、
『さうだね、可いね。』と向うも直ぐ答へた。
— C’est rien. Si tu sors en reportage, tu peux rentrer chez toi, faire une bonne sieste, et revenir, ça revient au même.
C’est ainsi qu’il répondit.
Kenmochi, comme s’il voulait le sonder, ajouta :
— Je pensais que tu allais nous donner ton opinion, Takahashi.
— Moi ? Ce n’est pas mon genre. Tu sais, tout cela revient à la même chose que la relation entre capitaliste et ouvrier. L’un cherche à se reposer le plus possible, l’autre à le faire travailler le plus. Ce n’est pas propre à cette rédaction, c’est partout pareil. Bon, si on allait déjeuner ?
Puis, se dirigeant vers la sortie, il lança comme pour lui-même : «Celui qui n’a pas d’argent perd toujours, partout.»
Nous restâmes là, les trois, échangeant des regards étranges.
Mais ce soir-là, alors que Kenmochi et moi rentrions ensemble, arrivés à l’entrée, nous vîmes Takahashi sortir des toilettes — alors qu’il aurait dû être parti depuis longtemps.
— Et si on allait boire un coup ?
Je lançai la proposition à brûle-pourpoint.
— Oh ? Oui, pourquoi pas, répondit-il aussitôt.
一緒に歩きながら、高橋の樣子は、何となくさういふ機會を得たことを喜んでゐるやうにも見えた。そして彼は、少し飮んでも赤くなる癖に、いくら飮んでも平生と餘り違つたところを見せない男だつた。飮んでは話し、飮んでは話しして、私などは二度ばかりも醉ひが醒めかけた。それでも話は盡きなかつた。いざ歸らうとなつた時は、もう夜が大分更けて、例の池袋の田舍にゐる高橋には、乘つて行くべき、汽車も、電車もない時刻だつた。
『また社の宿直の厄介になるかな。』と彼は事も無げに言つた。家へ歸らぬことを少しも氣にしてゐないやうな樣子だつた。
『僕ん處へ行かんか?』
『泊めるか?』
『泊めるとも。』
『よし行く。』
其の晩彼は遂々私の家に泊つた。
En marchant ensemble, Takahashi semblait franchement heureux d’avoir trouvé cette occasion. Ce qui était intéressant chez lui, c’est qu’il rougissait dès qu'il avait un peu bu mais qu'il ne changeait guère d’attitude par rapport à son comportement habituel, quelle que soit la quantité bue. On buvait, on discutait, on buvait encore. À plusieurs reprises, mon ivresse faillit se dissiper, mais nos conversations ne tarissaient pas. Quand on décida enfin de rentrer, la nuit était déjà bien avancée, et pour Takahashi, qui logeait dans un coin perdu de Ikebukuro, il n’y avait plus ni train ni tramway pour rentrer.
— Je vais devoir profiter de la chambre de garde du journal, je suppose, dit-il en toute simplicité. Il n’avait pas l’air du tout embêté à l’idée de ne pas rentrer chez lui.
— Tu veux venir chez moi ?
— Tu peux m’héberger ?
— Bien sûr.
— D’accord, j’accepte.
Ce soir-là, il finit donc par dormir chez moi.
かくして、高橋彦太郎は我々の一團に入つて來た。いや、入つて來たといふは適切でない。此方からちよつかいを出して引き入れて了つた。
先づ私の目に附いたのは、それから高橋の樣子の何といふことなしに欣々としてゐることであつた。何處が何うと取り立てて言ふほどの事はなかつたが、(又それほど感情を表す男ではなかつたが、)同じ膝頭を抱いて天井を眺めてゐるにしても、其の顏の何處かに、世の中に張り合ひが出來たとでもいふやうな表情が隱れてゐた。私はそれを、或る探險家が知らぬ土地に踏み込んでゐて、此處を斯う行けば彼處へ出るといふ樣な見當をつけて、そしてそれに相違のないことを竊と確めた上で、一人で樂しんでゐるやうなものだらうと思つてゐた。餘りそぐはぬ比喩のやうだが、その頃、高橋が我々と一緒に飮みに行つて、剩けに私の家へまで泊まつたのを、彼自身にしては屹度何か探險をするやうな心持だつたらうと私は忖度してゐたのだ。
が、そんな樣子は、一月か、二月の間には何時となく消えて無くなつて了つた。これは、私がそんな樣子を見慣れて了つたのか、乃至は高橋自身そんな氣持に慣れて了つたのか、其處はよく解らない。兎に角、見たところ以前の高橋に還つて了つた。然しそれかと言つて、我々と彼との間に出來た新らしい關係には、これと言ふ變化も來なかつた。と言ふよりも、初めは互に保留してゐた多少の遠慮も、日を經るとともに無くなつて行つた。そして、先づ最初に此の新入者に對する隔意を失つたのは、斯く言ふ私だつた。私は何故か高橋が好きだつた。
C'est ainsi que Takahashi Hikotaro entra dans notre petit groupe. Non, dire qu’il entra serait inexact. C’est nous qui, en quelque sorte, avons envoyé une délégation pour le faire venir.
Ce qui me frappa d’abord, c’est que son attitude avait changé d’une manière indéfinissable, comme empreinte d’une joie discrète. Rien de bien précis à signaler — et d’ailleurs, ce n’était pas un homme expressif — mais même lorsqu’il restait là, assis comme avant, genoux repliés contre la poitrine, le regard perdu au plafond, on devinait sur son visage une expression à peine voilée, comme s’il avait enfin trouvé sa place dans le monde. Je me disais alors que c’était peut-être l’état d’esprit d’un explorateur qui, pénétrant dans une contrée inconnue, devine soudain qu’en prenant tel chemin, il débouchera là-bas, et qui, après avoir vérifié en secret que son intuition était juste, savoure intérieurement sa découverte. Ce parallèle peut sembler maladroit, mais à cette époque, chaque fois que Takahashi sortait boire avec nous, ou même passait la nuit chez moi, je me disais qu’il devait éprouver, en lui-même, quelque chose qui ressemblait à cette aventure.
Pourtant, cet état d’esprit s’effaça peu à peu, sans que l’on sache trop quand, au bout d’un mois ou deux. Était-ce parce que je m’étais habitué à le voir ainsi ? Ou bien était-ce Takahashi lui-même qui s’était accoutumé à ce nouveau sentiment ? Impossible de le dire. En tout cas, extérieurement, il était redevenu le Takahashi d’avant. Pourtant, cela ne modifia en rien la relation nouvelle qui s’était établie entre lui et nous. Mieux : les réserves discrètes que nous avions eues au départ, chacun envers l’autre, s’évanouirent peu à peu avec le temps. Et celui qui, le premier, abandonna toute distance vis-à-vis de ce nouveau venu, c’était moi. Je ne sais pourquoi, mais j’aimais bien Takahashi.
親しくなるにつれて、高橋の色々の性癖が我々の目に附いた。それは大體に於いて、今までに我々の見、若くは想像してゐたところと違はなかつた。彼は孤獨を愛する男だつた。長い間不遇の境地に鬪つて來た人といふ趣きが何處かにあつた。彼は路を歩くにも一人の方を好んだ。そして、無論餘り人を訪問する方ではなかつた。
が、時とすると、二晩も、三晩も續けて訪ねて來ることもあつた。さういふ時彼は何か知ら求めてゐた。たゞ其の何であるかゞ我々に解らぬ場合が多かつた。それから彼は、平生の口の寡いに似合はず、よく調子よく喋り出すことがあつた。そしてそれには隨分變つた特徴があつた。
例へば我々が、我々の從事してゐる新聞の紙面を如何に改良すべきか、又は社會部の組織を如何に改造すべきかに就て、各自意見を言ひ合ふとする。高橋も初めはちよくちよく口を利いてゐるが、何時とはなしに口を噤んで了つて、煙草をぷかぷか吹かしながら、話す者の顏を交る交る無遠慮に眺めてゐるか、さもなければ、ごろりと仰向けに臥て了ふ。この仰向けに臥て、聞くでもなく、聞かぬでもなく人の話を聞いて居るのが彼の一つの癖だつた。そして、皆があらまし思ふ事を言つて了つた頃に、ひよくと起きて、
『それは夢だ。今からそんな事を言つてゐると、我々の時代が來るまでには可い加減飽きて了ふぞ。』といふやうなことを言ふ。
其の所謂我々の時代のまだ/\來ないこと、恐らくは永久に來る時の無いことをば、我々もよく知つてゐた。我々ももう野心家の教師に煽てられてストライキをやるやうな齡ではなかつた。が、高橋にさう言はれると、不思議なことには、「成程さうだつた。」といふ樣な氣になつた。つまり高橋は、走つて來る犬に石でも抛り附けるやうに、うまく頃合を計つて言葉を挿むから、それで我々の心に當るのだ。そして、妙に一種の感慨を催して來る。それを見て高橋は、「はゝゝゝ。」と格別可笑しくも無ささうに笑ふ。
À mesure que nous nous rapprochions, divers traits de son caractère nous apparurent plus nettement. En général, ils ne différaient guère de ce que nous avions pu imaginer ou deviner jusque-là. C’était un homme qui aimait la solitude. On sentait en lui, quelque part, l’empreinte d’un long combat mené dans l’adversité. Il préférait marcher seul dans la rue et ne rendait pas beaucoup visite aux autres.
Mais parfois, il arrivait qu’il vienne chez l’un d’entre nous deux nuits de suite, voire trois. En ces occasions, on sentait qu’il cherchait quelque chose — et, le plus souvent, nous ne savions pas quoi. Par ailleurs, sortant de sa réserve habituelle, il pouvait parfois se mettre à parler avec une éloquence surprenante. Et cette éloquence avait quelque chose de particulier.
Par exemple, lorsque nous discutions entre nous de la manière d'améliorer la présentation du journal, ou de réorganiser notre service, Takahashi participait un peu au début, lançant quelques remarques ici et là, mais finissait souvent par se taire, fumant sa cigarette tout en regardant impitoyablement les visages de ceux qui parlaient, ou bien s’allongeant carrément sur le dos. C’était là une de ses habitudes : s’allonger ainsi, sans écouter vraiment ni complètement ignorer la conversation des autres. Et puis, une fois que chacun avait dit à peu près ce qu’il pensait, il se redressait soudain et disait, d’un ton détaché :
« Tout cela, c’est des rêves. Si vous continuez à parler ainsi, vous serez complètement écœurés bien avant que notre époque n’arrive. »
Nous savions bien, nous aussi, que «notre époque» n’arriverait peut-être jamais — ou en tout cas, pas de sitôt. Nous n’étions plus de ces jeunes idéalistes que poussait à la grève un professeur ambitieux. Pourtant, quand Takahashi parlait ainsi, étrangement, on se disait : «Ma foi, c’est vrai…» En fait, il savait glisser ses mots au moment précis, comme on lance une pierre sur un chien qui accourt, avec une justesse parfaite. Et cela nous touchait en plein cœur, suscitant en nous une émotion singulière. Alors, Takahashi éclatait d’un rire : « Hâ, hâ, hâ, hâ… », un rire pas spécialement moqueur, ni même vraiment amusé.
一體高橋には、人の意表に出でようとしてゐたのか、或はそれが彼の癖だつたのか解らないが、人が何か言ふと、結末になつて、ひよいと口を入れて、それを轉覆かへして了ふやうな、反對の批評をする傾向があつた。その癖、それが必ずしも彼の本心でないやうな場合が多かつた。
社の同僚に逢坂といふ男があつて、その厭味たつぷりな、卑しい、唾でもひつ掛けてやりたいやうな調子が、常に我々の連中から穢い物か何ぞのやうに取扱はれてゐた。或時安井が其奴から、「君は何時でも背廣ばかり着てゐるが、いくら新聞記者でも人を訪問する時にや相當の禮儀が必要ぢや。僕なんか貧乏はしちよるが、洋服は五通り持つとる。」と言はれたと言つて、ひどく憤慨してゐたので、我々もそれにつれて逢坂の惡口を言ひ出した。すると、默つた聞いてゐた高橋はひよいと吸ひさしの卷煙草を遠くの火鉢へ投げ込んで、
『僕は然しさほどにも思はないね。』
如何にも無雜作な調子で言つた。
『何故?』と劍持は叱るやうに言つた。
『何故つて、君、逢坂にやあれで却々可愛いところがあるよ。』
安井は少しむきになつて、
『君は彼あいふ男が好きか?』
『好き、嫌ひは別問題さ。だが、君等のやうに言ふと、第一先あ逢坂と同じ社にゐるのが矛盾になるよ。それほど彼奴が共に齡すべからざる奴ならばだ、……先あ何方にしても僕は可いがね。』
さう言つて何と思つたか、ごろりと横になつて了つた。
En général, chez Takahashi, on remarquait une tendance à surprendre l’interlocuteur — mais on ne savait jamais si c’était intentionnel ou simplement une de ses manies. Dès que quelqu’un disait quelque chose, vers la fin, il glissait soudain une remarque, la retournait complètement, et lançait une critique opposée. Pourtant, souvent, on avait l’impression que ce n’était pas vraiment son opinion profonde.
Parmi nos collègues de la rédaction, il y avait un certain Aisaka, dont le ton mielleux, mesquin, était si répugnant qu’on avait envie de lui cracher dessus. Un jour, Yasui raconta qu’Aisaka lui avait dit : «Tu portes toujours le même costume, mais même un journaliste doit respecter un certain protocole quand il rend visite à quelqu’un. Moi, même si je suis pauvre, j’ai cinq tenues différentes.» Yasui était furieux, et nous nous étions tous joints à lui pour critiquer Aisaka. Alors, Takahashi, qui écoutait en silence, lança soudain son mégot de cigarette dans le brasero au loin, et dit d’un ton désinvolte :
«Moi, je ne vois pas les choses comme ça.»
«Comment ça? » s’écria Kenmochi, comme s’il le réprimandait.
«Ce que je veux dire, c’est qu’Aisaka a quand même des côtés assez attachants.»
Yasui, un peu tendu, demanda :
«Tu veux dire que tu aimes ce genre d’homme ?»
«Aimer ou détester, c’est une autre question. Mais si vous parlez de lui comme ça, vous vous contredisez vous-mêmes : après tout, vous travaillez tous dans le même journal que lui. S’il est vraiment un être avec lequel on ne saurait partager le même lieu, alors… Moi, je m’en fiche, bien sûr.»
Sur ce, il se laissa retomber sur le dos, comme s’il n’avait plus rien à ajouter.
『可くはないさ。聞かう、聞かう。』安井は追つ掛けるやうに言つた。『君が何故あんな奴を好くんか、それを聞かう。』
高橋は一寸の間、恰度安井の言葉が耳に入らなかつたやうに、返事もしなければ、身動きもしなかつた。「何故斯う人の言ふことに反對するだらう?」私はさう思つた。すると、彈機仕掛みたいにむくりと起き返つて、皮肉な目附をして我々の顏を一わたり見渡した。そして、
『言つても可いがね。……言ふから、それぢやあ結末まで聞き給へ。可いかね? 君等は何といふか知らないが、無邪氣といふことは惡徳ぢやあないね? 賞めるべきことでは決してないが、然し惡徳ぢやないね、可いかね? 逢坂は無邪氣な男だよ。實に無邪氣な男だよ。――』
『それはさうさ。然し――』と私は言はうとした。
«Non, non, attends !» insista Yasui, comme s’il le poursuivait. «Dis-nous pourquoi tu l’apprécies, ce type !»
Pendant un instant, Takahashi ne bougea pas, comme s’il n’avait pas entendu. Pas de réponse, pas le moindre geste. «Pourquoi s’obstine-t-il à contredire les gens ?» pensai-je. Puis, soudain, comme actionné par un ressort, il se redressa vivement, balaya nos visages d’un regard ironique, et dit :
«D’accord, je vais parler… Mais si je parle, alors écoutez jusqu’au bout, hein ? D’accord ? Vous ne savez peut-être pas, mais l’innocence, ce n’est pas un vice, n’est-ce pas ? Ce n’est certes pas une qualité à louer, mais ce n’est pas un vice non plus, n’est-ce pas ? Eh bien, Aisaka est un homme innocent. Vraiment, un homme profondément innocent…»
«C’est possible… Mais…» voulus-je dire.
高橋は鋭い一瞥を私に與へて、『例へばだ、社で誰が一番給仕に呶鳴りつけるかといふと、政治部の高見と僕等の方の逢坂だ。高見君はあれあ、鉛筆が削つても、削つても折れると言つて、小刀を床に敲き附ける癇癪持だから、爲樣がないが、逢坂のまあ彼の聲は何といふ聲だえ? それに彼の格好よ。まるで給仕を噛み殺して了ひさうだ。さうして其の後で以て直ぐ、○○だとか、△△だとか、すべて自分より上の者に向ふと彼の通りだ。世の中にや隨分見え透いた機嫌の取り方をする者もあるが、あんなのは滅多にないよ。他で見てゐて唾を引つ掛けたくなる。それに、暇さへあれば我々の間を廻つて歩いて、彼の通り幇間染みた事を言ふ。かと思ふと又、機會さへあれば例の自畫自贊だ。でなければ何さ、それ、「我々近代人」と來るさ。ははは。一體彼奴は、今の文學者連中と交際してるのが、餘つ程得意なんだね。そして其奴等の口眞似をして一人で悦に入つてるんだ、淫賣婦が馴染客に情死を迫られて、迯げ出すところを後から斬り附けられた記事へ、個人意識の強い近代的女性の標本だと書いた時は、僕も思はず噴き出したね。ね?
Takahashi me lança un regard perçant et dit :
«Prenons un exemple. Dans tout le journal, qui est-ce qui crie le plus fort sur les serveurs ? C’est d’abord Takami du service politique, et puis Aisaka, dans notre service. Takami, lui, c’est un coléreux : dès que son crayon casse, même s’il vient de l’aiguiser, il tape son canif par terre, et c’est insupportable. Mais Aisaka… Ah, sa voix ! Et puis son allure ! On dirait qu’il va dévorer le serveur tout cru. Et puis, aussitôt après, quand il s’adresse à quelqu’un d’au-dessus de lui — M. ○○ ou M. △△, par exemple — il devient tout miel, tout sucre. Il y a bien des gens qui flattent ouvertement dans la société, mais à ce point-là, c’est rare. Quand on le voit, on a envie de lui cracher dessus. Et puis, chaque fois qu’il a un moment, il fait le tour de notre groupe, et sort des plaisanteries de maquereau. Puis, dès qu’il en a l’occasion, il se lance dans ses vantardises habituelles. Ou alors, il sort des phrases comme : “Nous, les hommes modernes…” Ha, ha, ha ! En fait, ce qui le rend vraiment fier, c’est de fréquenter des écrivains d’aujourd’hui. Et il les imite en secret, tout content. Je me souviens, il avait écrit, à propos d’un article sur une prostituée qui s’enfuyait après que son client lui avait demandé un suicide d’amour, qu’elle était “un exemple de femme moderne à la conscience individuelle affirmée”. Là, franchement, j’ai éclaté de rire. Non ?
ところがだ、考へてみると、それが皆僕の前提を肯定する材料になる。無邪氣でなくて誰があんな眞似が出來る? 我々自身を省るが可い。我々だつて、何時でも逢坂を糞味噌に貶してゐるが、底の底を割つてみれば彼奴と同じぢやないか? 下の者には何も遠慮をする必要がない。上の者には本意、不本意に拘らず、多少の敬意を表して置く。これあ人情だ。同時に處世の常則だよ。同僚にだつてさうだ、誰だつて惡く云はれたくはないさ。又自分の手柄は君等にしろ、無論僕にしろ、成るべく多くの人に知らせたいものだよ。流行言葉も用つて見たしな。たゞ違ふのは、其の同じ心を、逢坂が一尺に發表する時に、我々は一寸か二寸で濟まして置くだけのことだ。何故其の違ひが起るかと云ふと、要するに逢坂が實に無邪氣な人間だといふに歸する。所謂天眞爛漫といふ奴さ。さうしてだね、何故我々が、其の同じ心を逢坂のやうに十分、若くは、十分以上に發表することを敢てしないかといふと、之は要するに、何の理由か知らないが、兎に角我々には自分で自分に氣羞かしくそんな事が出來ないんだ。そして其の理由はといふと、――此處ではつきり説明は出來ないがね。――正直に先あ自分の心に問うて見給へ。決して餘り高尚な理由ではないぜ。――』
Mais voilà : si on y réfléchit bien, tout cela confirme justement mon hypothèse. Qui d’autre qu’un homme profondément innocent pourrait faire ce genre de choses ? Regardons-nous nous-mêmes. Nous passons notre temps à insulter Aisaka, mais si on creuse au fond de nous, est-ce qu’on est vraiment si différents de lui ? Envers les inférieurs, pas besoin de faire des manières. Envers les supérieurs, qu’on le veuille ou non, on montre un minimum de respect. C’est humain. C’est aussi la règle fondamentale de la vie en société. Même entre collègues, personne ne veut être mal vu. Et chacun, vous comme moi, veut que ses mérites soient connus du plus grand nombre possible. On utilise même des expressions à la mode. La seule différence, c’est que quand Aisaka exprime ces sentiments, il le fait sur toute la longueur, alors que nous, on s’arrête à un ou deux centimètres. Pourquoi cette différence ? Simplement parce qu’Aisaka est un homme véritablement innocent, d’une innocence absolue, ce qu’on appelle “l’innocence candide”. Et pourquoi, nous, on n’ose pas exprimer ces mêmes sentiments aussi franchement, ou même davantage ? Eh bien, c’est simplement parce que, pour une raison inconnue — mais en tout cas, c’est comme ça — nous avons honte de nous-mêmes. Pourquoi ? Je ne peux pas l’expliquer clairement ici… Mais posez franchement la question à votre propre cœur. Ce n’est certainement pas pour une raison bien noble…»
『君は無邪氣、無邪氣つて云ふが、君の言ふのは畢竟教養の問題なんぢや。』劍持はしたり顏になつて言つた。
『さうぢやないか? 教養と人格の問題よ。其處が學問黨と、非學問黨の別れる處なんぢや。』
『すると、何か? 人格といふ言葉は餘り抽象的な言葉だから、暫く預かるとして、教養といふことだね。つまるところ、教養があるといふことと、自己を欺く――少くとも、自己を韜晦するといふことと同じか?』
『高橋君。』安井が横合から話を奪つて、『君は、無邪氣は惡徳だとか、惡徳でないとかいふが、そんなことは我々に全く不必要ぢやないか? 我々の言つとつたのは、善惡の問題ぢやあ無い。好惡の問題だよ。逢坂の奴の性質が無邪氣であるにしろ、ないにしろ、兎に角奴の一擧一動に表はれるところが、我々の氣に喰はん。頭の先から足の先まで氣に喰はん。氣に喰はんから、氣に喰はんといふに、何の不思議もないぢやないか?』
«Tu parles d’innocence, d’innocence… Mais en fin de compte, ce que tu dis, c’est une question d’éducation, non ?» intervint Kenmochi, l’air satisfait.
«Non ? C’est bien ça : éducation et caractère. C’est là que se sépare le “parti de l’étude” du “parti de ceux qui n’étudient pas”.»
«Alors, quoi ? Le mot “caractère” est trop abstrait, laissons-le de côté un instant. Parlons d’éducation. En somme, avoir de l’éducation, cela revient-il à se tromper soi-même — ou du moins, à dissimuler sa vraie nature ?»
Yasui, reprenant la parole en coupant la discussion, dit :
«Takahashi, tu dis que l’innocence est un vice, ou qu’elle n’en est pas un… Mais franchement, qu’est-ce que ça peut nous faire ? Ce que nous disions n’était pas une question de bien ou de mal. C’était une question de goût. Que le caractère d’Aisaka soit innocent ou non, peu importe : le fait est que chacun de ses gestes nous déplaît. De la tête aux pieds, tout nous déplaît. Et quand quelque chose nous déplaît, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’on le dise, non ?»
『それがさ。――あゝ面倒臭いな。――先あ考へてみるさ。氣に喰はんから氣に喰はんといふに何の不思議はない。それは、我々が我々の感情を發表するに何の拘束も要らんといふことだ。それも可いさ。然し發表したつて何なる? 可いかね? 君はまさか逢坂がいくら氣に喰はんたつて、それで以て逢坂と同じ日の下に、同じ空氣を吸つてることまで何うかしようとは思はんだらう? 現に同じ社にゐる。同じ社會部に屬してゐる。誰だつてあんな奴と一緒に生きてるのが厭だと言つて死ぬ莫迦はないさ。先方を殺す者もない。さう言ふと大袈裟だが、實際我々が、感情の命令によつて何れだけ處世の方針を變へて可いかは、よく解つてる話ぢやないか?――逢坂が昨日、自分の方が先に言ひ附けたのに、何故外の用を先にしたと言つて給仕を虐めてゐたつけが、感情を發表するに正直だといふ點では、我々は遠く逢坂に及ばないよ。さうだらう? 若し其の逢坂が我々の唾棄すべき人間ならばだ、我々の今の樣な言動を同時に唾棄しなくつちやならんぢやないか? あんな奴の蔭口を利くより、何かもう少し氣の利いた話題はないもんかねえ。』
«Justement… Ah, c’est tellement ennuyeux… Réfléchissez-y. Oui, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’on dise ce qui nous déplaît. C’est normal, on n’a besoin d’aucune contrainte pour exprimer nos sentiments. Très bien. Mais quelle est la portée de cette expression ? Hein ? Tu ne vas pas prétendre que, parce qu’Aisaka t’est insupportable, tu voudrais changer jusqu’au fait de respirer le même air que lui, sous le même ciel ? En réalité, nous travaillons dans le même journal. Nous appartenons au même service. Personne n’est assez fou pour mourir parce qu’il déteste vivre avec un type pareil. Personne ne va le tuer non plus. Ce serait exagéré, mais en vérité, nous savons très bien jusqu’où nos sentiments peuvent influencer notre conduite dans la vie. Prenez Aisaka : hier, il a maltraité un serveur parce qu’il avait demandé une autre tâche avant de faire celle qu’Aisaka lui avait commandée. Sur ce point, en matière de franchise dans l’expression des sentiments, nous sommes bien loin derrière lui, non ? Alors, si Aisaka est un homme méprisable, ne devrions-nous pas aussi mépriser nos propres paroles et nos propres actes ? Ne pourrait-on pas trouver un sujet de conversation un peu plus intelligent que de médire de ce type ?»
高橋は一座を見廻した。我々は誰も皆、少し煙に捲かれたやうな顏をしてゐた。
『それはさうさ。話題はいくらでもあるが、然し可いぢやないか? 我々は何も逢坂を攻撃して快とするんぢやない。言はば座興だもの。』と私は言つた。
『座興さ、無論。それは僕だつて解つてるよ。僕が言つたんだつて矢張座興だよ。故意に君等を攻撃したんぢやないよ。』
『此奴は隨分皮肉に出來てる男さね。――つまり君のいふのは平凡主義さ。それはさうだよ。人間なんて、君、そんなに各自違つてるもんぢやないからねえ。』
安井は妙な所で折れて了つた。一人、劍持だけはまだ何か穩かでない目附をしてゐた。
『ははゝゝ。』と高橋は、取つて着けたやうに、戯談らしい笑ひ方をした。『然し僕は喋つたねえ。僕はこんなに喋ることは滅多にないぜ。――然し實を言ふと、逢坂は僕も嫌ひだよ。あんな下劣な奴はないからねえ。』
『さうだらう?』安井は得意になつた。
『君も何だね、隨分彼奴を虐待しとるのう?』
逢坂がぶく/\肥つた身體を、足音を偸むやうにして運んで來て、不恰好な鼻に鼻眼鏡を乘せた顏で覗き込むやうにしながら、「君の今朝の記事には大いに敬服しましたよ。M――新聞で書いとるのなんか、ちつとも成つちよらん。先刻彼處の社會部長に會つたから、少し僕等の方の記事を讀んでみて下さいと言つてやつた。」などと言ふと、高橋は、先づしげ/\對手の顏を見て、それから外方を向いて、「いくらでも勝手に敬服してくれ給へ。」といつたやうな言ひ方をするのが常だつた。
Takahashi balaya l’assemblée du regard. Nous avions tous un air un peu décontenancé, comme si nous avions été enveloppés de fumée.
«Oui, c’est vrai, dis-je. Il y a plein d’autres sujets. Mais après tout, ce n’est pas grave. Nous ne disons pas du mal d’Aisaka pour le plaisir de l’attaquer. C’est juste une distraction, une plaisanterie.»
«Une distraction, oui, bien sûr. Je le comprends. Ce que j’ai dit, c’était aussi une distraction. Je n’ai pas voulu vous attaquer intentionnellement.»
«Ce type est drôlement cynique, hein ? En somme, ce que tu dis, c’est du nivellement par le bas. Et tu as raison : les gens, tu sais, ils ne sont pas si différents les uns des autres. »
Yasui, sur ce point étrange, semblait soudain apaisé. Seul Kenmochi gardait un regard un peu troublé.
«Ha, ha, ha», fit Takahashi, avec un rire artificiel, comme une plaisanterie en l’air. «Mais je parle beaucoup, hein ! Je ne parle pas autant d’habitude. En vérité… je déteste aussi Aisaka. Il n’y a pas plus vulgaire que lui.»
«Ah, tu vois !» s’exclama Yasui, triomphant.
«Et toi, tu le maltraites sacrément, non ?»
Quand Aisaka arrivait, son corps gras et mou se déplaçant à pas feutrés, son visage disgracieux avec des lunettes à pince-nez, et qu’il disait en nous regardant de biais : «J’ai été très impressionné par votre article ce matin. Ce qu’écrit le journal M— n’a aucun intérêt. J’ai vu tout à l’heure le chef de votre service, et je lui ai dit de lire un peu vos articles», Takahashi, comme à son habitude, le fixait longuement, puis tournait la tête vers l’extérieur et répondait d’un ton détaché : «Faites comme bon vous semble, admirez-moi autant que vous voulez.»
私は横合から口を出して、
『君は一體、人に反對する時に限つて能辯になる癖があるね。――餘つ程旋毛曲りだと見える。よく反對したがるからねえ。』
『さうぢやないさ。』
『さうだよ。』
『僕は公平なんさ。物にはすべて一得、一失有りつてね。小學校にゐる頃から聞いたんぢやないか? 兩面から論じなくちやあ議論の正鵠は得られない。』
『嘘を吐け!』
『嘘なもんか。――と言ふとまた喧嘩になるか!――尤もさういふ所もあるね。僕にはね。人が何か言ふと、自分で何か考へる時でもさうだが、直ぐそれを別の立場に移して考へる癖があるんだ。其の結果が時として好んで人に反對するやうに見えるかも知れない。』
『それは何方が正直で言ふ言葉か?』
『僕は何時でも正直だよ。――然し、正直でも不正直でも可いぢやないか? 君は一體餘り單純だから困るよ。此處にゐる連中は、何れだつて多少不穩な人間共にや違ひないが、就中不穩なのは君だよ。人の言葉を一々正直か、不正直か、極めてかゝらうとするし、言つたことは直ぐ實行したがる。餘り單純で、僕から見ると危險で爲樣がない。危險なばかりぢやない、損だよ。單純な性格は人に愛せられるけれども、また直ぐ飽かれるといふ憂ひがあるからね。』
『それはさうぢや。よく當つとる。』と劍持も同意した。
『それが龜山(私の名)の長所で、同時に缺點よ。』
『飽たら勝手に飽くさ。』と私は笑つた。
Je suis intervenu de côté en disant :
« Tu as vraiment cette habitude de devenir très persuasif seulement quand tu t’opposes aux autres. — Tu dois sûrement avoir un fort caractère. Tu aimes bien contredire, n’est-ce pas ? »
« Ce n’est pas ça. »
« Pourtant, si. »
« Je suis juste impartial. Chaque chose a ses avantages et ses inconvénients. Tu sais bien ça depuis l’école primaire, non ? Pour discuter, il faut considérer les deux côtés, sinon on ne trouve pas la bonne réponse. »
« Arrête de mentir ! »
« Ce n’est pas un mensonge. — Sinon on va encore se disputer ! — C’est vrai que j’ai cette tendance. Quand quelqu’un dit quelque chose, ou même quand je réfléchis seul, j’ai toujours cette habitude de changer vite de point de vue. Alors, parfois, ça donne l’impression que j’aime contredire les autres. »
« Qui parle ici honnêtement ? »
« Moi, je suis toujours honnête. — Mais honnête ou pas, ça n’a pas d’importance, non ? Toi, tu es beaucoup trop simple, ça te complique la vie. Tous ceux qui sont ici sont un peu instables, mais surtout toi. Tu analyses à chaque mot s’il est honnête ou non, et tu veux toujours mettre en pratique immédiatement ce que tu dis. Ta simplicité me paraît dangereuse. Et pas seulement dangereuse, mais aussi nuisible. Un caractère simple est aimé des autres, mais il a aussi le risque d’être vite lassant. »
« C’est vrai. Tu as bien raison. » Kenmochi acquiesça aussi.
« C’est à la fois la force et la faiblesse de Kameyama (mon nom). »
« Si tu t’ennuies, tu t’ennuies, c’est ton problème, » dis-je en riant.
その頃だつた。
或晩高橋が一人私の家へやつて來て、何時になくしめやかな話をした。「劍持は豪いところが有るよ。彼の男は屹度今に發展する。」そんな事も言つた。それが必ずしも態とらしく聞こえなかつた。其の晩高橋は何でも人の長所ばかりを見ようと努めてゐるやうだつた。
『僕にもこれで樗牛にかぶれてゐた時代が有つたからねえ。』
何の事ともつかず、高橋はそんな事を言つた。そして眼を細くして、煙草の煙を眺めてゐた。煙はすうつと立つて、緩かに亂れて、机の上の眞白な洋燈の笠に這ひ纒つた。戸外には雨が降つてゐた。雨に籠もつて火事半鐘のやうな音が二、三度聞こえた。然し我々はそれを聞くでもなかつた。
『僕はこれで夢想家に見えるところがあるかね?』
高橋はまたそんなことも言つた。そして私の顏を見た。
『見えないね。』私は言下に答へた。『然し見えないだけに、君の見てる夢は餘程しつかりした夢に違ひない。……誰でも何かの夢は見てるもんだよ。』
『さうかね?』
『さう見えるね。』
高橋は幽かに微笑んだ。
C’était à cette époque-là.
Un soir, Takahashi vint seul chez moi et, d’une manière inhabituelle, parla avec solennité. « Kenmochi a vraiment des qualités exceptionnelles. Son homme va sûrement se développer bientôt. » Il dit aussi cela. Pourtant, cela ne sonnait pas faux ou forcé. Ce soir-là, Takahashi semblait faire un effort pour ne voir que les qualités des gens.
« Moi aussi, j’ai eu une époque où j’étais obsédé par Chogyu. »
Sans trop savoir ce qu’il voulait dire, Takahashi prononça ces mots. Puis il plissa les yeux en regardant la fumée de sa cigarette. La fumée montait droite, puis se dispersait doucement, avant de s’enrouler autour de l’abat-jour blanc immaculé sur la table.
Dehors, il pleuvait. Le bruit de la sonnette d’alarme incendie, étouffée par la pluie, retentit deux ou trois fois. Mais nous ne faisions pas attention à cela.
« Est-ce que je donne l’impression d’être un rêveur ? »
Takahashi ajouta cela en regardant mon visage.
« Non, pas du tout, » répondis-je immédiatement. « Mais justement parce que tu ne le parais pas, le rêve que tu vois est sûrement un rêve très solide… Tout le monde rêve de quelque chose. »
« Vraiment ? »
« Oui, c’est ce que je vois. »
Takahashi esquissa un léger sourire.
稍あつてまた、
『僕等は、まだまだ修行が足らんね。僕は時々さう思ふ。』
『修行?』
『僕は今までそれを、つまり僕等の理解が、まだ足らん所爲だと思つてゐた。常に鋭い理解さへ持つてゐれば、現在の此の時代のヂレンマから脱れることが出來ると思つてゐた。然しさうぢやないね。それも大いに有るけれども、そればかりぢやないね。我々には利己的感情が餘りに多量にある。』
『然しそれは何うすることも出來ないぢやないか? 我々の罪ぢやない、時代の病氣だもの。』
『時代の病氣を共有してゐるといふことは、あらゆる意味に於いて我々の誇りとすべき事ぢやないね。僕が今の文學者の「近代人」がるのを嫌ひなのも其處だ。』
『無論さ。――僕の言つたのはさういふ意味ぢやない。何うかしたくつても何うもすることが出來ないといふだけだ。』
Après un moment, il ajouta :
« Nous n’avons pas encore assez progressé dans notre apprentissage. Parfois, je le ressens ainsi. »
« Notre apprentissage ? »
« J’ai toujours pensé que c’était à cause de notre manque de compréhension. Je croyais qu’avec une compréhension toujours plus fine, nous pourrions échapper au dilemme de l'époque présente. Mais ce n’est pas si simple. C’est vrai que cela compte beaucoup, mais ce n’est pas tout. Nous avons beaucoup trop d’émotions égoïstes. »
« Mais on ne peut rien y faire, n’est-ce pas ? Ce n’est pas notre faute, c’est la maladie de notre temps. »
« Partager la maladie de notre temps devrait être pour nous une source de fierté en tous sens. C’est pourquoi je déteste ce que font aujourd’hui les littérateurs « modernes ». »
« Bien sûr. — Ce que je voulais dire, ce n’est pas ça. Je disais juste que, même si on veut changer les choses, on ne peut pas vraiment le faire. »
『出來ないと君は思ふかね?』
『出來ないぢやないか。我々が此の我々の時代から超逸しない限りは。――時代を超逸するといふのは、樗牛が墓の中へ持つて行つた夢だよ。』
『さうだ。あれは悲しい夢だね。――然し僕は君のやうに全く絶望してはゐないね。』
「絶望」といふ言葉は不思議な響を私の胸に傳へた。絶望! そんな言葉を此の男は用ふのか? 私はさう思つた。
二人は暫らく默つてゐた。やがて私は、
『そんなら何うすれば可い?』
« Tu penses qu’on ne peut pas y arriver ? »
« Non, on ne peut pas. Tant que nous ne dépasserons pas cette époque à laquelle nous appartenons. — Dépasser l’époque, c’est le rêve que Chogyu a emporté dans sa tombe. »
« C’est ça. C’est un rêve triste. — Mais moi, je ne désespère pas complètement comme toi. »
Le mot « désespoir » résonna étrangement dans ma poitrine. Désespoir ! Cet homme utilisait-il vraiment un tel mot ? Je me le demandai.
Nous sommes restés un moment silencieux. Puis je demandai :
« Alors, que devrions-nous faire ? »
『何うと言つて、僕だつてさう確かな見込がついてるんぢやないさ。技師が橋の架替の設計を立てる樣にはね。――然し考へて見給へ。利己といふ立場は實に苦しい立場だよ。これと意識する以上はこんな苦しい立場は無いね。さうだらう? つまり自分以外の一切を敵とする立場だものね。だから、周圍の人間のする事、言ふ事は、みんな自分に影響する。善にしろ、惡にしろ、必ず直接に影響するよ。先方が其の積りでなくつても此方の立場がそれだからね。そしてしよつちう氣の休まる時が無いんだ。まあ見給へ。利己的感情の熾んな者に限つて、周圍の景氣が自分に都合がよくなると直ぐ思ひ上る。それと反對に、少しでも自分を侵すやうな、氣に食はんことが有ると、急に氣が滅入つて下らない欝霽らしでもやつてみたくなるんだね。そんな時は隨分向う見ずな事もするんだよ。――それや世の中にはさういふ人間は澤山有るがね。有るには有るけれども、大抵の人はそれを意識してゐないんだね。其の時、其の時の勝手な辯解で自分を欺いてるんだね。』
『それやさうだ。』
« Quoi qu’on en dise, moi non plus je n’ai pas une certitude absolue, tu sais. Pas plus qu’un ingénieur qui élabore des plans pour reconstruire un pont. — Mais réfléchis un peu. La position de l’égoïsme est vraiment une position pénible. Dès l’instant où l’on en prend conscience, il n’y a pas de situation plus pénible, n’est-ce pas ? C’est tout simplement la position de quelqu’un qui considère comme ennemi tout ce qui n’est pas lui-même. C’est pourquoi tout ce que font ou disent les gens autour de soi nous touche forcément, que ce soit en bien ou en mal : cela exerce toujours un effet direct sur nous. Même si les autres n’en ont pas l’intention, notre propre position nous pousse à le ressentir ainsi. Et du coup, on n’a jamais un moment de répit. Regarde donc : précisément ceux dont les sentiments égoïstes sont les plus ardents s’enflent aussitôt d’orgueil dès que les circonstances leur deviennent favorables. À l’inverse, dès qu’il se produit la moindre chose qui les froisse ou qui leur déplaît, ils tombent dans une humeur maussade, au point d’avoir envie de se livrer à quelque caprice déprimant et absurde. Dans ces moments-là, ils sont même capables des imprudences les plus folles.
— Il est vrai qu’il existe beaucoup de gens ainsi dans le monde. Certes, ils existent, mais la plupart d’entre eux n’en ont pas pleinement conscience. Ils se bercent d’excuses arbitraires, inventées au fil des circonstances, pour se tromper eux-mêmes. »
« Oui, c’est bien vrai. »
『ところが氣が附いて見給へ。こんな苦しいことは無いだらう? 一方では常に氣を休めずに周圍の事に注意しながら、同時に常にそれによつて動く自分の感情を抑へつけてゐなくちやならんことになるんだ。だから一旦さういふヂレンマに陷つた者が、それから脱れよう、脱れようとするのは、もう君、議論の範圍ぢやないよ。必至だよ。出來る、出來ないは問題ぢや無いんだ。時代の病氣だから何う、斯うと言ふのは、畢竟まだ其處まで行かん人の言ふこつたよ。或は其處まで行く必要の無い人かね。』
「敗けたな!」と私は思つた。そして、『いや、僕も實は其處ん處まで行つてゐないよ。――然し可いぢやないか? 僕は可いと思ふな。感情が動いたら動いたで、大いに動かすさ。誰に遠慮も要らん。――要するに僕は、自由に呼吸してゐさへすれば男子の本領は盡きると思ふね。』
『君の面目が躍如としてる。君は羨むべき男さ。』さう言つて高橋は無遠慮に私の顏を眺めた。まるで私を弟扱ひにでもしてるやうな眼だつた。
« Mais vois donc un peu : n’y a-t-il pas là quelque chose de terriblement pénible ? D’un côté, il faut rester constamment sur le qui-vive, attentif à tout ce qui se passe autour de soi, et en même temps, sans cesse refréner les émotions que ces choses font naître en vous. Ainsi, dès qu’un homme est plongé dans ce genre de dilemme, son désir de s’en libérer — de s’en libérer à tout prix — n’est plus une question ouverte à discussion, mon cher. C’est une nécessité absolue. Il ne s’agit même plus de savoir s’il le peut ou non ; ce n’est plus là la question. Dire “ceci ou cela” à propos de cette maladie de l’époque, c’est finalement ce que disent ceux qui ne sont pas encore allés jusque-là… ou peut-être ceux qui n’en ont tout simplement pas besoin. »
« J’ai perdu ! » pensai-je. Puis je répliquai : « Non, en vérité, moi non plus je ne suis pas encore allé jusque-là. — Mais qu’importe, n’est-ce pas ? Moi, je trouve ça bien ainsi. Si mes émotions bougent, qu’elles bougent donc pleinement ! Je n’ai à ménager personne. — Bref, je crois que tant qu’un homme peut respirer librement, il accomplit pleinement sa nature d’homme. »
« Ta personnalité se révèle là dans toute sa vivacité ! Tu es un homme digne d’envie », dit Takahashi en me dévisageant sans la moindre gêne. Son regard était celui qu’on pose sur un petit frère.
『失敬な事を言ふな。』言ひながら私は苦笑ひをした。
『僕はまだこんな話をしたことは無いがねえ。』とやがて又彼は言ひ出した。『僕はこれでしよつちゆう氣の變る男だよ。僕みたいに氣の變り易い男はまあ無いね。しよつちゆう變る。』
『誰だつてそれはさうぢやないか?』
『さうぢやないね。――それにね、僕はこれでも自惚れを起すことがあるんだぜ、自惚れを。滑稽さ。時々斯う自分を非凡な男に思つて爲樣が無いんだ。ははは。尤も二日か、三日だがね。長くても一週間位だがね。さうして其の後には反動が來る。――あんな厭な氣持はないね。何うして此の身體を苛んでやらうかと思ふね。』
高橋は拙い物でも口に入れたやうな顏をした。
『ふむ。』と私は考へる振りをした。然しいくら考へたとて、私の頭腦は彼の言葉の味を味ふことが出來なかつた。「何して斯う自分を虐めてるんだらう? たゞこんなことを言つて見るのか知ら?」私はさう心の中で呟いた。
「意志だ。意志を求めてゐるんだ。然し意志の弱い男ぢやないがなあ。」やがて又私はさう思つた。すると私の心は、恰度其の頃内職に飜譯しかけてゐた或本の上に辷つて行つた。其の本の著者はロオズヴェルトだつた。意志といふ言葉とロオズヴェルトといふ名とは、不思議にも私の頭腦の中で結び着き易かつた。
« Ne dis pas de sottises pareilles », lui répondis-je en esquissant un sourire amer.
« Je n’ai encore jamais parlé ainsi à personne, tu sais », reprit-il bientôt. « Je suis quelqu’un dont l’humeur change constamment. Il n’y a guère d’homme aussi versatile que moi — toujours en train de changer, sans cesse. »
« Mais qui n’est pas comme ça ? »
« Pas du tout ! — Et puis, vois-tu, il m’arrive même de m’enorgueillir, oui, de me croire supérieur. C’est risible, non ? Parfois, je me prends pour un homme exceptionnel, au point de ne plus savoir quelle contenance garder. Hahaha ! Bien sûr, cela ne dure jamais plus de deux ou trois jours ; au mieux une semaine. Et puis, aussitôt après, la réaction arrive… Il n’y a pas de sentiment plus désagréable. À ce moment-là, je me dis : “Comment pourrais-je bien tourmenter ce corps que j’ai ?” »
Takahashi fit une grimace comme s’il venait d’avaler quelque chose d’amer.
« Hmm », fis-je en feignant de réfléchir. Pourtant, aussi longtemps que je réfléchissais, mon esprit ne parvenait pas à saisir le sens profond de ses paroles. « Pourquoi s’inflige-t-il ainsi des tourments ? Est-ce simplement pour dire ce genre de choses ? » me demandai-je intérieurement.
« C’est la volonté qu’il cherche, me dis-je ensuite. Il est à la recherche de sa volonté. Mais ce n’est pourtant pas un homme faible… »
À cet instant précis, mes pensées glissèrent naturellement vers un livre que je traduisais récemment en travail à domicile. L’auteur de ce livre était Roosevelt. Étrangement, dans mon esprit, le mot « volonté » et le nom « Roosevelt » s’associaient facilement, comme s’ils s’attiraient l’un l’autre.
高橋は堅く口を結んで、向ひ合つた壁側の本箱を見てゐた。其處には凹凸のある硝子戸に歪んだなりの洋燈の影が映つてささやかな藏書の脊革の金字が冷かに光つてゐた。單調な雨滴の音が耳近く響いた。
『大きい手を欲しいね、大きい手を。』突然私はさう言つた。『僕はさう思ふね。大きい手だ。社會に對しても、自分に對しても。』
「然うだ。」といふ返事を期待する心が私にあつた。然し其の期待は外れて了つた。
高橋は眉も動かさなかつた。そして前よりも一層堅く口を結んだ。私は何かしら妙な不安を感じ出した。
『大きい手か!』稍あつて彼は斯う言つた。何となく溜息を吐くやうな調子だつた。『君ならさう言ふね。――今君と僕の感じた事は、多分同じ事だよ。ね? 同じでなくても似たり寄つたりの事だよ、それを君の形式で發表すると、「大きい手」といふ言葉になるね。』
『君ならそれぢやあ何と言ふ?』
Takahashi gardait fermement les lèvres serrées, fixant la bibliothèque placée contre le mur en face de lui. Derrière les vitres irrégulières, l’ombre déformée d’une lampe à pétrole se reflétait, et les titres dorés sur les dos de cuir de sa modeste collection de livres lançaient une lueur froide. Le bruit monotone des gouttes de pluie résonnait tout près de nos oreilles.
« Ce qu’il nous faut, c’est une grande main, une grande main », dis-je soudain. « C’est ce que je pense. Une grande main, à la fois envers la société et envers soi-même. »
Je m’attendais à ce qu’il réponde simplement : « Oui, c’est vrai. » Mais mon attente fut déçue.
Takahashi ne sourcilla même pas. Il serra encore davantage les lèvres, plus fermement qu’auparavant. Une vague inquiétude m’envahit alors.
« Une grande main, hein ! » dit-il au bout d’un moment. Sa voix portait une sorte de soupir étouffé. « C’est bien le genre de chose que toi, tu dirais. Ce que nous venons de ressentir, toi et moi, est probablement la même chose — ou du moins quelque chose de très proche. Et quand toi, tu exprimes cela selon ta manière, cela devient les mots : “une grande main”. »
« Et toi, dans ce cas-là, comment le dirais-tu ? »
『僕か? 僕なら、――要するに何方でも可い話だがね。――僕なら然しさうは言はないね。第一、考へて見給へ。「大きい手」といふ言葉には誇張が有るよ。誇張はつまり空想だ。空想が有るよ。我々の手といふものは、我々の意志によつて大きくしたり小さくしたりすることは出來ない。如何に醫術が進んでもこれは出來さうがない。生れつきだよ。』斯う言つて、人並みはづれて小さい、其の癖ぼく/\して皮の厚さうな、指の短い手を出して見せた。
『つまり大きい手や大きい身體は先天的のものだ。露西亞人や、亞米利加人は時としてそれを有つてるね。ビスマアクも有つてゐた。然し我々日本人は有たんよ、我々が後天的にそれを欲しがつたつて、これあ畢竟空想だ。不可能だよ。』
『それで君なら何と言ふ?』私は少し焦り出した。
『僕なら、さうだね。――假に言ふとすると、まあさうだね、兎に角「大きい手」とは言はないね。――冷い鐵の玉を欲しいね、僕なら。――「玉」は拙いな。「鐵の如く冷い心」とでも言ふか。』
« Moi ? Eh bien, si c’était moi… — En somme, cela n’a guère d’importance, de toute façon. — Mais moi, en tout cas, je ne dirais certainement pas cela. D’abord, réfléchis un peu : le mot “grande main” contient une exagération. Or, l’exagération n’est rien d’autre qu’une illusion. Oui, une illusion. Nos mains, vois-tu, ne peuvent ni s’agrandir ni se rétrécir selon notre volonté. Même si la médecine progresse encore davantage, il semble impossible d’y parvenir un jour. C’est ainsi dès la naissance. »
En disant cela, il tendit sa main — nettement plus petite que la moyenne, pourtant épaisse, aux doigts courts et à la peau d'apparence robuste.
« Autrement dit, une grande main, tout comme un grand corps, dépend entièrement de ce qu’on reçoit à la naissance. Les Russes ou les Américains en possèdent parfois. Bismarck lui-même en avait. Mais nous, les Japonais, n’en avons pas. Aussi, même si nous désirons en acquérir une après notre naissance, cela restera forcément une illusion. C’est tout simplement impossible. »
« Alors, toi, qu’est-ce que tu dirais ? » demandai-je, sentant mon impatience monter légèrement.
« Moi ? Voyons… — Si je devais l’exprimer ainsi… Eh bien, en tout cas, je ne dirais certainement pas “grande main”. — Ce que je voudrais, ce serait plutôt… une boule de fer glacée. — Non, “boule” n’est pas bien choisi. Disons plutôt : “un cœur aussi froid que le fer”. »
『同じぢやないか? 大きい手、鐵の如き心、強い心臟……つまり意志ぢやないか?』
『同じぢやないね。大きい手は我々の後天的にもつことが出來ないけれども、鐵の如き冷い心なら有つことが出來る。――修行を積むと有つことが出來る。』
『ふむ、飽くまでも君らしい事を言ふね。』
『君らしい?』反響のやうにさう言つて、彼はひたと私の眼を見つめた。其の眼……何といふ皮肉な眼だらうと私は思つた。
『君らしいぢやないか。』
高橋はごろりと仰向けて臥て了つた。そして兩手を頭に加ひながら、
『君等は一體僕を何う見てるのかなあ。何んな男に見えるね? 僕は何んな男だかは、僕にも解らないよ。――誰か僕の批評をしとつた者は無いか?』
私は肩の重荷が輕くなつて行くやうに感じた。此處から話が變つて行くと思つたのだ。
« N’est-ce pas la même chose ? De grandes mains, un cœur de fer, un cœur solide... au fond, n'est-ce pas simplement la volonté ? »
« Non, ce n’est pas la même chose. Nous ne pouvons pas acquérir de grandes mains après la naissance, mais un cœur froid comme le fer, cela s'obtient. — On l'obtient par la discipline. »
« Hum, tu parles bien là comme toi-même, jusqu'au bout. »
« Comme moi ? » répéta-t-il comme un écho, en fixant ses yeux dans les miens. Quels yeux... Je pensai : quels yeux ironiques !
« Oui, c'est tout à fait toi. »
Takahashi se tourna brusquement pour s'allonger sur le dos. Puis, les mains derrière la tête :
« Au fait, comment vous me voyez, vous autres ? Quel genre d'homme je parais être ? Moi-même, je ne sais pas quel genre d'homme je suis. — Est-ce que quelqu'un a fait mon portrait ? »
Je sentis le poids sur mes épaules s'alléger. Je compris que la conversation allait changer de direction.
そして、思出した儘に、我々がまだ高橋と親しくならなかつた以前、我々の彼に就いて語つたことを話して聞かせた。例の體操教師の一件だ。そればかりではない。高橋が話の途中から起き上つて、恰度他人の噂でも聞くやうに面白さうにしてゐるのに釣り込まれて、安井の言つた無駄口までつひ喋つて了つた。――後で考へるに、高橋が其の時面白さうにしてゐたのも無理は無い。彼は自分に關する批評よりも、其の批評をした一人、一人に就いて何か例の皮肉な考へ方をしてゐたに違ひない……
が、私の話が濟むと、彼は急に失望した樣な顏をして、また臥轉んで了つた。そして言ふには、
『其の批評は、然し、當つてると言へば皆當つてるが、當らないと言へば皆當らないね。』
『ははは。それはさうさ。僕等がまだ君に接近しない時の事だもの。――然し當つたとすれば何の程度まで當つてる?』
Alors, me remémorant ce qui me venait à l'esprit, je lui racontai ce que nous disions de lui avant que nous ne devenions proches. L'histoire du professeur de gymnastique, par exemple. Et ce n'était pas tout. Voyant que Takahashi s'était redressé au milieu du récit et qu'il semblait s'en amuser comme s'il écoutait des rumeurs sur un étranger, je me laissai entraîner jusqu'à lui rapporter les médisances d'Yasui. — En y repensant plus tard, il n'est pas étonnant que Takahashi ait paru s'en amuser. Plus que les critiques elles-mêmes, il devait porter ce fameux regard ironique sur chacun de ceux qui les avaient formulées...
Pourtant, quand j'eus fini, il prit soudain un visage déçu et se recoucha. Il dit alors :
« Ces critiques... Si l'on veut, elles sont toutes justes ; mais si l'on veut, elles tombent toutes à côté. »
« Hahaha ! C'est bien normal. C'était l'époque où nous ne te fréquentions pas encore. — Mais si elles ont vu juste, dans quelle mesure ont-elles vu juste ? »
『さうさね。先づ其の細君の尻に布かれるといふ奴だね。此奴は大分當つてるよ。僕は平生、平氣で尻に布かれてるよ。全くだよ。尤も餘り重いお尻でも無いがね。夫婦といふものが君、互ひに自分の權利を主張して、しよつちゆう取つ組み合ひをしたり、不愉快な思ひをしたりしてるよりは、少し位は莫迦らしくても、機嫌を取つて、賺して置く方が、差引勘定して餘つ程得だよ。時間も得だし、經濟上でも得だよ。それ、芝居を好きな奴にや、よく役者の眞似をしたり、聲色をつかつたりして得意になつてる奴があるだらう? 僕は彼あいふ奴にや、目の玉を引繰返して妙な手附をしてるところを活動寫眞に撮つておいて、何時か正氣でゐる時見せてやると可いと思ふね。さうしたら大抵の奴は二度とやらなくなるよ。夫婦喧嘩もそれだね。考へるとこれ程莫迦らしい事は無いものな。それよりや機嫌を取つておくさ。先方がにこ/\してゐれや此方だつて安んじてゐられる。……といふと大分甘く取れるがね。然し正直のところ、僕は僕の細君を些とも愛してなんかゐないよ。これは先方もさうかも知れない。つまり生活の方便さ。それに、僕の細君は美人でも無いし、賢夫人でも無いよ。無くつても然し僕は構はん。要するに、自分の眼中に置かん者の爲に一分でも時間を潰して、剩けに不愉快な思ひをするのは下らん話だからね。』
『そらあ少し酷い。』
『酷くても可いぢやないか? 先方がそれで滿足してる限りは。』と言ひながら起き上つた。
« Voyons... D'abord, cette histoire d'être mené par le bout du nez par ma femme. Ça, c'est assez vrai. D'ordinaire, je me laisse faire sans sourciller. C'est la stricte vérité. Enfin, on dit qu'elle m'écrase... elle ne pèse pas si lourd, au fond. Vois-tu, plutôt que de voir un couple revendiquer sans cesse ses droits, se chamailler et vivre dans l'amertume, il est bien plus rentable, même si c'est un peu ridicule, de flatter son conjoint et de l'amadouer. On y gagne en temps et en économie. Regarde ceux qui aiment le théâtre : il y en a toujours un pour imiter les acteurs et faire l'intéressant en prenant des voix de tête, n'est-ce pas ? Moi, ces gens-là, j'aimerais les filmer quand ils roulent des yeux avec des gestes bizarres, pour pouvoir leur montrer le film quand ils sont à jeun. La plupart n'oseraient plus recommencer. Les scènes de ménage, c'est pareil. Il n'y a rien de plus absurde, quand on y pense. Alors, je préfère la brosser dans le sens du poil. Si elle sourit, je peux être tranquille. [...] Mais pour être honnête, je n'aime pas le moins du monde ma femme. Et c'est peut-être réciproque. En somme, c'est une commodité de vie. De plus, ma femme n'est ni une beauté, ni une épouse modèle. Mais cela m'est égal. L'essentiel, c'est que ce serait idiot de perdre ne serait-ce qu'une minute pour quelqu'un qui ne compte pas à mes yeux, pour en plus en éprouver du déplaisir. »
« C'est un peu cruel. »
« Et alors ? Si l'autre s'en satisfait, qu'importe la cruauté ? » dit-il en se redressant.
『尤も口ではさう言つても、其處にはまた或調和が行はれてゐるさ。』
『それはさうかも知れない。――然し兎に角我々の時代は、もう昔のやうな、一心兩體といふやうな羨ましい夫婦關係を作ることが出來ない約束になつて來てるんだよ。自然主義者は舊道徳を破壞したのは俺だといふやうな面をしてゐるが、あれは尤も本末を顛倒してる。舊道徳に裂隙が割れたから、其の裂隙から自然主義といふ樣なものも芽を出して來たんだ、何故其の裂隙が出來たかといふと、つまり先祖の建てた家が、我々の代になつて玄關の構へだの、便所の附け處だの、色々不便なところが出來て來た樣なものだ。それを大工を入れて修繕しようと、或は又すつかり建て代へようと、それは各自の勝手だが、然しいくら建て代へたつて、家其のものの大體には何の變化も無い。形と材料とは違つても、土臺と屋根と柱と壁だけは必ず要る。破壞なんて言ふのは大袈裟だよ。それから又、其の裂隙を何とかして彌縫しようと思つて、一生懸命になつてる人も有るが、あれも要するに徒勞だね。我々の文明が過去に於て經來つた徑路を全然變へて了はない以上は、漆を詰めようが砂を詰めようが、乃至は金で以て塗りつぶさうが、裂隙は矢張り裂隙だ。さうして我々は、其の裂隙を何うすれば可いかといふ事に就いちや、まだまるで盲目なんだ。彼あか、斯うかと思ふことは有る。然しまだそれに決めて了ふまでには考へが熟してゐない。また時機でもない。先あ東京の家を見給へ。今日の東京は殆どあらゆる建築の樣式を取込んでゐる、つまり彼れなんだ。何時とはなく深い谷底に來て了つて、何方へ行つて可いか、方角が解らない。そこで各自勝手に、木の下に宿を取る者もあれば、小屋掛けをする者もある。それからそれ、岩窟を見つける者もある。ね? 色々の事をしてゐるが、たゞ一つ解つてるのは、それが皆其の晩一晩だけの假の宿だといふことだ。明日になれば何方かへ行かなければならんといふことだ。』
« Bien sûr, j'ai beau dire, mais il finit par s'instaurer une sorte d'harmonie. »
« C'est possible. — Mais de toute façon, notre époque est telle qu'il nous est désormais impossible de construire ces relations de couple enviables d'autrefois, où deux êtres ne faisaient qu'un. Les naturalistes font mine d'être ceux qui ont détruit la vieille morale, mais ils inversent la cause et l'effet. C'est parce que des fissures sont apparues dans la vieille morale que le naturalisme a pu y germer. Et pourquoi ces fissures sont-elles apparues ? C'est comme la maison bâtie par nos ancêtres : à notre génération, l'entrée est mal commode, l'emplacement des toilettes ne convient plus... on y trouve toutes sortes d'inconvénients. Que l'on fasse venir un charpentier pour réparer ou que l'on reconstruise tout, c'est au goût de chacun. Mais on a beau reconstruire, la structure d'une maison ne change guère. La forme et les matériaux diffèrent, mais les fondations, le toit, les piliers et les murs sont indispensables. Parler de "destruction", c'est exagéré. Et puis, il y a ceux qui s'évertuent à colmater ces fissures ; c'est un effort vain. Tant que nous ne changerons pas radicalement le cours de notre civilisation, qu'on y mette de la laque, du sable ou même de l'or, une fissure restera une fissure. Et sur ce qu'il convient de faire de cette fissure, nous sommes encore totalement aveugles. On a bien quelques idées, mais la réflexion n'est pas assez mûre pour qu'on puisse trancher. Et ce n'est pas encore le moment. Regarde les maisons de Tokyo. Le Tokyo d'aujourd'hui absorbe presque tous les styles architecturaux ; c'est exactement ça. Sans qu'on s'en rende compte, nous sommes arrivés au fond d'une vallée profonde, et nous ne savons plus quelle direction prendre. Alors chacun fait ce qu'il veut : l'un s'abrite sous un arbre, l'autre monte une cabane, un autre encore trouve une grotte. Tu vois ? On fait mille choses, mais la seule chose que l'on sache, c'est que tout cela n'est qu'un abri provisoire pour une seule nuit. Demain, il faudra bien repartir quelque part. »
『君の言ふことは實に面白いよ。――然し僕には、何うも矢つ張り唯面白いといふだけだね。第一、今の日本が君の話のやうに、さう進歩してるか知ら――若しそれが進歩といふならだね。それに何だ、それあ道徳にしろ、何にしろ、すべての事が時代と共に變つては行くさ。變つては行くけれども、其の變り方が、君の言ふやうな明瞭な變り方だとは僕は思はんね。我々が變つたと氣の附く時は、もう君、代りのものが出來てる時ぢやないのか? そして、其の新舊二つを比較して、我々が變つたと氣が附くのぢやないのか? ――例へば我々が停車場に人を送つて行くね。以前は皆汽笛がぴいと鳴ると、互ひに帽子を脱つて頭を下げたもんだよ。ところが今は必ずしもさうでない。現に僕は、昨日も帽子を脱らず、頭も下げないで友人と別れて來たよ。然しそれを以て直ぐ、古い禮儀が廢れて新しい禮儀がまだ起らんとはいへん。我々は帽子を脱る代りに握手をやつたんだからな。――しかもそれが、帽子を脱ることを止めようと思つてから握手といふ別の方法に考へ及んだのか、握手をするのも可いと思つてから帽子を脱るのを止めたのか解らないぢやないか。そればかりぢやない。僕は現在時と場合によつて帽子を脱ることもあれば、握手することもある。それで些とも不便を感じない。――世の中といふものは實に微妙に推移して行くものだと僕は思ふね。常に新陳代謝してゐる。其の間に一分間だつて間隙を現すことは無いよ。君の言ふ裂隙なんて、何處を見たつて見えないぢやないか!』
« Ce que tu dis là est vraiment intéressant. — Mais pour moi, cela reste seulement "intéressant". D'abord, je ne sais pas si le Japon actuel a tant progressé que cela — si tant est qu'il y ait eu progrès. Et puis, que ce soit la morale ou n'importe quoi d'autre, tout change avec le temps, certes. Mais je ne pense pas que ce changement soit aussi net que tu le prétends. Quand nous remarquons qu'une chose a changé, n'est-ce pas parce que sa remplaçante est déjà là ? Et c'est en comparant l'ancien et le nouveau que nous prenons conscience du changement, non ? — Par exemple, quand on accompagne quelqu'un à la gare. Autrefois, au coup de sifflet du train, tout le monde ôtait son chapeau et s'inclinait. Aujourd'hui, ce n'est plus forcément le cas. Pas plus qu'hier, j'ai quitté un ami sans ôter mon chapeau ni baisser la tête. Mais on ne peut pas dire pour autant que l'ancienne étiquette a disparu et que la nouvelle n'est pas encore née. Car au lieu d'ôter mon chapeau, nous nous sommes serré la main. — Et on ne sait pas si c'est l'idée d'arrêter de saluer du chapeau qui a mené à la poignée de main, ou si c'est parce que la poignée de main semblait bonne qu'on a cessé d'ôter le chapeau. Ce n'est pas tout. Actuellement, selon le moment et l'occasion, je retire mon chapeau ou je serre la main. Et je n'en ressens aucun inconvénient. — Je pense que le monde évolue de manière extrêmement subtile. Le métabolisme est permanent. Il n'y a pas une minute de vide entre les deux. Tes fameuses "fissures", je ne les vois nulle part ! »
高橋は笑つた。『さう言ふ見方をしたつて見えるものか。――そして其の例は當らないよ。』
『何故當らん?』
『君の言ふのは時代の社會的現象のことだ。僕の言つたのは時代の精神のことだよ。』
『精神と現象と關係が無いと言ふのか?』
『現象は――例へば手だ。手には神經はあるけれども思想はない、手は何にでも觸ることが出來るけれども、頭の内部には觸ることは許されない。――』
『さうか。そんなら先あそれでも可いよ。――さうすると今の細君問題は何うなるんだ?』
『何うと言つて、別に何うもならんさ。』
『矢つ張りその何か、甘くない意味に於て尻に布かれるといふことになるんか?』
Takahashi éclata de rire. « On peut bien voir les choses sous cet angle, mais ce n'est qu'une vue de l'esprit. Et ton exemple ne tient pas la route. »
« Pourquoi donc ? »
« Ce que tu décris, ce sont des phénomènes sociaux liés à l'époque. Ce dont je parlais, moi, c'est de l'esprit du temps. »
« Prétendrais-tu que l'esprit et les phénomènes n'ont aucun lien ? »
« Les phénomènes sont comme... une main, par exemple. La main possède des nerfs, mais elle n'a pas de pensée ; elle peut toucher à tout, mais il ne lui est pas permis de toucher l'intérieur du crâne. »
« Soit. Admettons que ce soit le cas. Mais alors, qu'advient-il de cette fameuse question des épouses ? »
« Ce qu'il en advient ? Rien de spécial. »
« En somme, cela revient toujours à cette idée d'être écrasé par sa femme, mais dans un sens moins... plaisant ? »
『つまりさうさ。夫婦關係の問題も今言つた一般道徳と同じ運命になつて來てるんだ。個人意識の勃發は我々の家庭組織を不安にしてる。――不安にしてるが、然し、家庭其のものを全然破壞するほど危險なんぢやないぜ。之は僕は確實に主張するよ。――これだけは君も認めるね? 今は昔と違つて、未亡人の再婚を誰も咎めるものはないからな。それから何んだ、何方か一人が夫婦關係を繼續する意志を失つた際には、我々はそれを引止める何の理由も有たん。――之は君の言葉を一寸拜借したんだぜ。此間佐伯が細君に逃げられた時、君はさう言つたからな。――尤もこれらは誰にも解る皮相の事さ。然し兎も角、我々の夫婦といふものに就いての古い觀念が現状と調和を失つてるのは事實だ。今もさうだがこれからは益々さうなる。結婚といふものゝ條件に或修正を加へるか、乃至は別に色々の但書を附加へなくちやあ、何時まで經つてももう一度破れた平和が還つて來ない。考へて見給へ。今に女が、私共が夫の飯を食ふのはハウスキイピングの勞力に對する當然の報酬ですなんて言ふやうになつて見給へ。育兒は社會全體の責任で、親の責任ぢや無いとか、何とか、まだ、まだ色々言はせると言ひさうな事が有るよ。我々男は、口では婦人の覺醒とか、何とか言ふけれども、誰だつてそんなに成ることを希望してゐやせんよ。否でも、應でも喧嘩だね。だから早く何とかしなくちやならんのだが、困ることには我々にはまだ、何の條項を何う修正すれば可いか解らん。何んな但書を何處に附け加へれば可いか解らん。色々考へが有るけれども、其の考と實際とはまだ却々距離が有る。其處で今日のやうな時代では、我々男たる者は、其の破綻に對して我々の拂はねばならぬ犧牲を最も少くする方法を講ずるのが、一番得策になつて來るんだ。さうして其の方法は二つある。』
« C'est exactement cela. Le problème des relations conjugales subit le même sort que la morale générale dont je parlais. L'éveil de la conscience individuelle rend nos structures familiales instables. Instables, certes, mais pas au point d'être assez dangereuses pour détruire la famille elle-même. Cela, je le soutiens fermement. Tu m'accorderas au moins cela, n'est-ce pas ? Aujourd'hui, contrairement à autrefois, personne ne blâme plus une veuve qui se remarie. Et puis, quoi encore ? Dès que l'un des deux perd la volonté de poursuivre la vie commune, nous n'avons plus aucune raison de le retenir. — Je t'emprunte tes propres mots, là, car c'est ce que tu as dit l'autre jour quand Saeki a été quitté par sa femme. Évidemment, tout cela, ce sont des évidences superficielles que tout le monde saisit. Mais quoi qu'il en soit, il est un fait que notre vieille conception du couple n'est plus en harmonie avec la réalité. C'est déjà vrai, et ce le sera de plus en plus. Si l'on n'apporte pas quelques corrections aux conditions du mariage, ou si l'on n'y ajoute pas diverses clauses restrictives, la paix rompue ne reviendra jamais. Réfléchis un peu. Imagine le jour où les femmes diront : "Si nous mangeons le pain de notre mari, c'est la juste rémunération de notre travail domestique." Ou encore que l'éducation des enfants est la responsabilité de la société entière et non celle des parents... et Dieu sait quoi d'autre qu'elles pourraient encore inventer. Nous, les hommes, nous avons beau parler d'éveil de la femme ou je ne sais quoi, aucun de nous ne souhaite réellement que les choses en arrivent là. Qu'on le veuille ou non, c'est la guerre assurée. C'est pour cela qu'il faut faire quelque chose, et vite, mais l'ennui, c'est que nous ne savons pas encore quels articles modifier ni comment. Quelles clauses ajouter, et où ? On a bien des idées, mais entre la pensée et la pratique, il y a encore un gouffre. C'est pourquoi, à une époque comme la nôtre, le plus sage pour nous les hommes est de chercher le moyen de réduire au minimum le sacrifice que nous devons payer face à cette rupture. Et pour cela, il n'y a que deux méthodes. »
『一つは尻に布かれる事だ。』
『さうさ。も一つは獨身で、宿屋住ひをして推通すことだ。一得、一失は有るが、要するに此の二つの外に無いね。――ところが此處に都合の可い事が一つ有るんだよ。ははは。それは外では無いが、日本の女の最大多數は、まだ明かに自分等の状態を意識してはゐないんだ。何れだけ其の爲に我々が助かるか知れないね。布かれて見ても案外女のお尻の重くないのは、全く其のお蔭だよ。比較して見たんぢやないがね。』
私は吹き出して了つた。『君は實に手數のかゝる男だね。細君と妥協するにまでそんな手數がかゝるんか?』
『手數のかゝる筈さ。尻に布かれるつてのは僕の處世のモットオだもの。』
『これで先あ安井の批評は片が附いた譯か。――それあ當らなかつたのは無理が無いね。第一僕等は、君がこんな巧妙なる説話者だとは思ひ掛けなかつたからなあ。』
『巧妙なる説話者か! 餘り有難い戒名でも無いね。』
『はゝゝ。――それからも一つは何うなんだ? 野心家だつて方は?』
『ストライキの大將か! それも半當りだね。――いや、矢つ張り當らないね。』
« La première, c'est de se laisser écraser par sa femme. »
« C'est ça. La seconde, c'est de rester célibataire et de passer sa vie à l'hôtel. À chaque option correspondent des gains et des pertes, mais au fond, il n'y a pas d'autre issue. — Heureusement, il y a un détail qui nous arrange. Hahaha ! Ce n'est rien d'autre que ceci : la grande majorité des femmes japonaises n'ont pas encore clairement conscience de leur propre condition. On ne soupçonne pas à quel point cela nous sauve. Si, en se laissant écraser, on trouve que le poids du postérieur féminin n'est pas si lourd, c'est entièrement grâce à cela. Enfin, je n'ai pas fait de comparaison directe, hein. »
J'éclatai de rire. « Tu es vraiment un homme compliqué. Faut-il tant de détours pour trouver un compromis avec sa femme ? »
« C'est bien nécessaire. Se laisser écraser, c'est ma devise de vie. »
« Voilà donc l'affaire des critiques d'Yasui classée. — Il n'est pas étonnant qu'il soit tombé à côté. Nous n'aurions jamais imaginé que tu sois un conteur aussi habile. »
« Un habile conteur ! Voilà un nom posthume bien peu flatteur. »
« Hahaha ! — Et pour l'autre point ? On te dit ambitieux ? »
« Un meneur de grève ? C'est à moitié vrai. — Non, en fait, c'est faux aussi. »
『然し君が何か知ら野心を抱いてる男だつてことは、我々の輿論だよ。』
『何んな野心を?』
『それは解るもんか、君に聞かなけれあ。』
『僕には野心なんて無いね。』
『そんな事が有るもんか。誰だつて野心の無い者は無いさ。――野心と言ふのが厭なら希望と言つても可い。』
『僕には野心は無いよ。たゞ、結論だけはある。』
『結論?』
『斯くせねばならんと言ふのではなく、斯く成らねばならんと言ふ――』
『君は一體、決して人に底を見せない男だね。餘り用心が深過ぎるぢやないか? 底を見せても可い時にまで理窟の網を張る。』
『底? 底つて何だ? 何處に底があるんだ?』
『心の底さ。』
« Pourtant, l'opinion générale est que tu es un homme qui nourrit une certaine ambition. »
« Quelle ambition ? »
« Comment pourrais-je le savoir sans te le demander ? »
« Je n'ai aucune ambition. »
« C'est impossible. Tout le monde en a une. — Si le mot "ambition" te déplaît, appelons cela un espoir. »
« Je n'ai pas d'ambition. J'ai seulement une conclusion. »
« Une conclusion ? »
« Non pas : "voici ce qu'il faut faire", mais : "voici ce qui doit arriver"... »
« Décidément, tu es un homme qui ne montre jamais le fond de son jeu. N'est-ce pas un excès de prudence ? Tu tends des filets de logique même quand tu pourrais te livrer. »
« Le fond ? C'est quoi, le fond ? Où est-ce qu'il se trouve ? »
« Le fond du cœur, voyons. »
『そんなら君は、君の心の底はこれだつて僕に見せる事が出來るか?』
高橋は疊みかけるやうに、『人はよく、少し親しくなると、心の底を打明けるなんて言ふさ。然しそれを虚心で聞いて見給へ。内緒話か、僻見か空想に過ぎない。厭なこつた。嬶の不足や、他で聞いてさへ氣羞かしくなる自惚れを語つたつて何うなる? 社の校正に此の頃妙な男が入つて來たらう? 此の間僕は電車で一緒になつたから、「何うです、君の方の爲事は隨分氣が塞るでせうね?」つて言つたら、「いや、貴方だから打明けて言ひますが、實に下らないもんです。」とか何とか、役者みたいな抑揚をつけて言つたよ。郷里の新聞で三面の主任をしたとか何とか言ふんだ。僕は「左樣なら。」つて途中で下りて了つた。』
私はそれには答へないで、
『君は社會主義者ぢやないか?』
『何故?』
『劍持が此間さう言つとつた。』
高橋は昵と私を見つめた。
『社會主義?』
『でなければ無政府主義か。』
世にも不思議な事を聞くものだと言ひさうな、眼を大きくして呆れてゐる顏を私は見た。其處には少しも疑ひを起させるやうなところは無かつた。
« Et toi, serais-tu capable de me montrer le fond de ton cœur en disant : "le voilà" ? »
Takahashi poursuivit avec insistance : « On dit souvent que dès qu'on devient un peu intime, on livre le fond de son cœur. Mais écoute donc cela avec un esprit impartial. Ce ne sont que des secrets d'alcôve, des préjugés ou des fantasmes. Quelle horreur ! À quoi bon raconter ses griefs contre sa bourgeoise ou des vanités qui rendraient n'importe quel auditeur honteux ? Tu as vu ce type bizarre qui est arrivé au service des corrections de l'agence ? L'autre jour, j'étais avec lui dans le tramway. Je lui ai dit : "Alors, votre travail ne doit pas être très gai, n'est-ce pas ?" Il m'a répondu avec les intonations d'un acteur : "Écoutez, puisque c'est vous, je vais vous faire une confidence : c'est d'une platitude absolue." Et il s'est mis à me raconter qu'il avait été chef de rubrique dans un journal de province, ou je ne sais quoi. Je lui ai dit "Adieu" et je suis descendu en cours de route. »
Sans répondre à cela, je demandai :
« Ne serais-tu pas socialiste ? »
« Pourquoi donc ? »
« C'est ce que Kenmochi disait l'autre jour. »
Takahashi me fixa intensément.
« Socialiste ? »
« Ou alors anarchiste ? »
Je vis son visage s'écarquiller de stupeur, comme s'il entendait la chose la plus absurde au monde. Il n'y avait chez lui aucune trace de doute qui aurait pu m'alerter<;
やがて高橋は、
『劍持が言つた?』
『ぢや無からうかといふだけの話さ。』
『僕は社會主義者では無い。』と高橋は言ひ澁るやうに言ひ出した。『――然し社會主義者で無いといふのは、必ずしも社會主義に全然反對だといふことでは無い。誰でも仔細に調べて見ると、多少は社會主義的な分子を有つてるもんだよ。彼のビスマァクでさへ社會主義の要求の幾分を内政の方面では採用してるからね。――と言ふのは、社會主義のセオリイがそれだけ普遍的な眞理を含んでゐるといふことよりも、寧ろ、社會的動物たる人間が、何れだけ其の共同生活に由つて下らない心配をせねばならんかといふことを證據立ててゐるんだ。』
『よし。そんなら君の主義は何主義だ?』
『僕には主義なんて言ふべきものは無い。』
『無い筈は無い。――』
Au bout d'un moment, Takahashi demanda :
« C'est Kenmochi qui a dit ça ? »
« Il se demandait simplement si ce n'était pas le cas. »
« Je ne suis pas socialiste », commença Takahashi avec une certaine hésitation.
« — Mais ne pas être socialiste ne signifie pas forcément être totalement opposé au socialisme. Si l'on y regarde de près, n'importe qui possède une part de fibre socialiste. Même ce cher Bismarck a adopté une partie des revendications socialistes dans sa politique intérieure. — Cela prouve moins que la théorie socialiste contient une vérité universelle, que le fait que l'être humain, en tant qu'animal social, doit s'infliger bien des tourments absurdes à cause de cette vie commune. »
« Bien. Alors, quel est ton "isme" à toi ? »
« Je n'ai rien que l'on puisse nommer un "isme". »
« C'est impossible... »
『困るなあ、世の中といふものは。』高橋はまた寢轉んだ。『――言へば言つたで誤つて傳へるし、言はなければ言はんで勝手に人を忖度する。君等にまで誤解されちや詰らんから、それぢや言ふよ。』さう言つて起きて、
『僕には實際主義なんて名づくべきものは無い。昔は有つたかも知れないが今は無い。これは事實だよ。尤も僕だつて或考へは有つてゐる。僕はそれを先刻結論といつたが、假に君の言ひ方に從つて野心と言つても可い。然し其の僕の野心は、要するに野心といふに足らん野心なんだ。そんなに金も欲しくないしね。地位や名譽だつてさうだ。そんな者は有つても無くても同じ者だよ。』
« Quel monde pénible », soupira Takahashi en se rallongeant. « — Si l'on parle, on déforme tes propos ; si l'on se tait, on spécule à sa guise. Puisqu'il serait regrettable que même vous me compreniez de travers, alors je vais le dire. » Il se redressa et reprit :
« En réalité, je n'ai rien que l'on puisse qualifier de doctrine. J'en ai peut-être eu une autrefois, mais aujourd'hui, plus rien. C'est un fait. Évidemment, j'ai tout de même une certaine pensée. Je l'ai appelée "conclusion" tout à l'heure, mais si l'on suit ta terminologie, on peut appeler cela une ambition. Pourtant, mon ambition n'est, en somme, qu'une ambition qui ne mérite pas ce nom. Je n'ai pas tellement soif d'argent. Ni de position, ni d'honneurs. Ces choses-là, qu'on les ait ou pas, cela revient au même. »
『世の中を救ふとでも言ふのか?』
『救ふ? 僕は誇大妄想狂ぢや無いよ。――僕の野心は、僕等が死んで、僕等の子供が死んで、僕等の孫の時代になつて、それも大分年を取つた頃に初めて實現される奴なんだよ。いくら僕等が焦心つたつてそれより早くはなりやしない。可いかね? そして假令それが實現されたところで、僕一個人に取つては何の増減も無いんだ。何の増減も無い! 僕はよくそれを知つてる。だから僕は、僕の野心を實現する爲めに何等の手段も方法も採つたことはないんだ。今の話の體操教師のやうに、自分で機會を作り出して、其の機會を極力利用するなんてことは、僕にはとても出來ない。出來るか、出來ないかは別として、從頭そんな氣も起つて來ない。起らなくても亦可いんだよ。時代の推移といふものは君、存外急速なもんだよ。色んな事件が毎日、毎日發生するね。其の色んな事件が、人間の社會では何んな事件だつて單獨に發生するといふことは無い。皆何等かの意味で關聯してる。さうして其の色んな事件が、また、何等かの意味で僕の野心の實現される時代の日一日近づいてる事を證據立ててゐるよ。僕は幸ひにして其等の事件を人より一日早く聞くことの出來る新聞記者だ。さうして毎日、自分の結論の間違ひで無い證據を得ては、獨りで安心してるさ。』
« Prétendrais-tu sauver le monde ? »
« Le sauver ? Je ne suis pas un mégalomane. Mon ambition est de celles qui ne se réaliseront que lorsque nous serons morts, que nos enfants seront morts, et que nos petits-enfants seront eux-mêmes devenus de vieux hommes. Nous aurions beau nous consumer d'impatience, cela n'arrivera pas plus vite. Tu comprends ? Et même si cela se réalisait, cela ne changerait strictement rien pour moi personnellement. Rien du tout ! Je le sais pertinemment. C'est pourquoi je n'ai jamais adopté la moindre méthode, le moindre moyen pour hâter cette ambition. Créer moi-même une occasion pour l'exploiter de toutes mes forces, comme ce professeur de gymnastique dont nous parlions, j'en suis bien incapable. Et que j'en sois capable ou non, l'envie ne m'en vient même pas. Et c'est très bien ainsi. Le basculement d'une époque est, vois-tu, d'une rapidité insoupçonnée. Des incidents éclatent chaque jour. Et dans une société humaine, aucun de ces incidents ne survient de manière isolée. Tous sont liés d'une manière ou d'une autre. Et tous ces événements prouvent, à leur façon, que le jour où mon ambition se réalisera approche pas à pas. J'ai la chance d'être journaliste, ce qui me permet d'apprendre ces nouvelles un jour avant les autres. Ainsi, chaque jour, j'obtiens la preuve que ma conclusion n'était pas erronée, et je m'en trouve intérieurement rassuré. »
『君は時代、時代といふが、君の思想には時代の力ばかり認めて、人間の力――個人の力といふものを輕く見過ぎる弊が有りはしないか? 僕は佛蘭西の革命を考へる時に、ルッソオの名を忘れることは出來ない。』
『さうは言つて了ひたく無いね。僕はただ僕自身を見限つてるだけだ。』
『何うも僕にははつきり呑め込めん。何故自分を見限るんか? それだけ正確と信ずる結論を有つてゐながら、其の爲めに何等實行的の努力をしないといふ筈は無いぢやないか? 僕は人間の一生は矢張自己の發現だと思ふね。其の外には意味が無いと思ふね。』
『さうも言へないことは無いが、さうばかりでは無いさ。生殖は人間の生存の最大目的の一つだ。可いかね? 君の言葉をそれに適用すると、墮胎とか、避姙とかいふ行爲の説明が出來ないことになる。』
『それとこれとは違ふさ。』
« Tu ne parles que d'époque, d'époque... mais ne trouves-tu pas que ta pensée accorde trop de poids à la force des temps, au point de négliger la force humaine — la force de l'individu ? Quand je pense à la Révolution française, je ne peux oublier le nom de Rousseau. »
« Je ne l'exprime pas ainsi. Disons simplement que j'ai renoncé à moi-même. »
« Je n'arrive pas à te suivre. Pourquoi renoncer à toi-même ? Si tu possèdes une conclusion que tu crois aussi exacte, il est impossible que tu ne fasses aucun effort pratique pour elle, n'est-ce pas ? Je pense que la vie d'un homme est, après tout, l'expression de soi. En dehors de cela, elle n'a aucun sens. » « On peut le dire ainsi, mais ce n'est pas tout. La reproduction est l'un des buts suprêmes de l'existence humaine. Tu me suis ? Si l'on appliquait tes mots à cela, on ne pourrait expliquer des actes comme l'avortement ou la contraception. »
« C'est une tout autre question. »
『僕は極めて利己的な怠け者だよ。――其の點を先づ第一に了解してくれ給へ。――人間が或目的の爲めに努力するとするね。其の努力によつて費すところと、得るところと比べて、何方が多いかと言ふと、無論費すところの方が多い。これは非凡な人間には解らないか知れないが、凡人は誰でも知つてゐる。尤も、差引損にはなつても、何の努力もしないで、從つて何の得るところも無いよりは優つてゐるか知れないが、其處は怠け者だ。昔はこれでも機會さへ來るなら大いにやつて見る氣もあつたが、今ぢやもうそんな元氣が無くなつた。面倒くさいものね。近頃ではそんな機會を想像することも無くなつちやつた。――それに何だ。人類の幸福と――ぢやなかつた。僕は人類だの、人格だの、人生だの、凡てあんな大袈裟な、不確かな言葉は嫌ひだよ。――ええと、うんさうか、人類ぢやない、我々日本人がだ。可いかね? 我々日本人の國民的生活が、文化の或る當然の形式にまで進んで行くといふ事とだ――それが果して幸福か、幸福でないかは別問題だがね――それと、僕一個人の幸不幸とは、何の關係も無いものね。僕はただ僕の祖先の血を引いて、僕の兩親によつて生れて、そして、次の時代の犧牲として暫らくの間生きてゐるだけの話だ。僕の一生は犧牲だ。僕はそれが厭だ。僕は僕の運命に極力反抗してゐる。僕は誰よりも平凡に暮らして、誰よりも平凡に死んでやらうと思つてる。』
« Je suis un paresseux extrêmement égoïste. Comprends d'abord cela, je te prie. Supposons qu'un homme s'efforce d'atteindre un but. Si l'on compare ce qu'il dépense et ce qu'il gagne par cet effort, ce qu'il dépense est sans aucun doute supérieur. Un homme hors du commun ne le comprendrait peut-être pas, mais n'importe quel homme ordinaire le sait. Certes, même si le bilan est déficitaire, cela vaut peut-être mieux que de ne faire aucun effort et ne rien obtenir du tout ; mais c'est là qu'intervient mon côté paresseux. Autrefois, j'avais encore l'envie de tenter de grandes choses si l'occasion se présentait, mais aujourd'hui, je n'ai plus cette énergie. C'est trop fatigant. Ces derniers temps, j'ai même cessé d'imaginer de telles occasions. — Et puis, quoi encore ? Le bonheur de l'humanité... non, ce n'est pas ça. Je déteste tous ces mots pompeux et flous : "humanité", "personnalité", "vie"... Disons plutôt, nous autres Japonais. Tu me suis ? Le fait que la vie nationale des Japonais progresse vers une forme de culture inéluctable — que ce soit un bonheur ou non est une autre question — n'a aucun rapport avec mon bonheur individuel. Je ne suis qu'un être qui porte le sang de ses ancêtres, né de ses parents, et qui vit un court instant comme le sacrifice de l'époque à venir. Ma vie est un sacrifice. Et cela, je le refuse. Je résiste de toutes mes forces à mon destin. Je compte vivre plus banalement que quiconque, et mourir plus banalement que quiconque. »
聞きながら私は、不思議にも、死んだ私の父を思ひ浮べてゐた。父は明治十――二十年代に於て、私の郷里での所謂先覺者の一人であつた。自由黨に屬して、幾年となく政治運動に憂身を窶した擧句、やうやう代議士に當選したは可かつたが、最初の議會の會期半ばに盲腸炎に罹つて、閉院式の行はれた日にはもう墓の中にあつた。それは私のまだ幼い頃の事である。父が死ぬと、五、六萬は有つたらしい財産が何時の間にか無くなつてゐて、私の手に殘つたのは、父の生前の名望と、其の心血を濺いだといふ「民權要義」一部との外には無かつた――。
次の時代の犧牲! 私は父の一生を、一人の人間の一生として眺めたやうな氣がした。父の理想――結論は父を殺した。そして其の結論は、子たる私の幸福とは何の關係も無かつた。……
高橋は、言つて了ふと、「はは。」と短い乾いた笑ひを洩らして、兩膝を抱いて、髯の跡の青い顋を突き出して、天井を仰いだ。その顋と、人並外れて大きく見える喉佛とを私は默つて見つめてゐた。喉佛は二度ばかり上つたり、下つたりした。私は對手の心の、靜かにしてゐるに拘はらず、餘程いらいらしてゐることをそれとなく感じた。私の心は、先刻からの長い會話に多少疲れてゐるやうだつた。そして私は、高橋の見てゐる世の中の廣さと深さに、彼と私との年齡の相違を乘じてみた。然しそれは單に年齡の相違ばかりではないやうでもあつた。父に就いての連想は、妙に私を沈ませた。
En l'écoutant, j'évoquais étrangement le souvenir de mon défunt père. Dans les années 10 ou 20 de l'ère Meiji, il était l'un de ces "pionniers" de ma province natale. Membre du Parti Libéral, il s'était usé pendant des années dans les mouvements politiques. Il finit par être élu député, mais au milieu de la première session parlementaire, il fut emporté par une appendicite ; le jour de la clôture de la session, il était déjà dans sa tombe. J'étais alors encore enfant. À sa mort, sa fortune, qui s'élevait semble-t-il à cinquante ou soixante mille yens, s'était volatilisée on ne sait comment. Il ne me resta entre les mains que la renommée passée de mon père et un exemplaire de ses Principes des Droits du Peuple, dans lequel il disait avoir versé le sang de son cœur.
Le sacrifice de l'époque à venir ! J'eus l'impression de contempler la vie de mon père comme celle d'un homme parmi d'autres. L'idéal de mon père — sa conclusion — l'avait tué. Et cette conclusion n'avait eu aucun rapport avec le bonheur de son fils, moi...
Son récit terminé, Takahashi laissa échapper un court rire sec, « Ha ha ». Serrant ses genoux, le menton pointé vers l'avant sur sa mâchoire bleuie par la barbe, il fixa le plafond. Je contemplais en silence ce menton et sa pomme d'Adam qui paraissait démesurément grande. Sa pomme d'Adam tressauta deux fois. Je sentis confusément que, malgré le calme apparent de mon interlocuteur, son esprit était d'une nervosité extrême. Mon propre cœur semblait un peu lassé par cette longue conversation. Et je tentai de mesurer l'écart d'âge entre lui et moi à l'aune de l'immensité et de la profondeur du monde tel que Takahashi le voyait. Mais il ne s'agissait pas seulement d'une différence d'âge. L'association d'idées concernant mon père m'avait étrangement plongé dans la mélancolie.
『君はつまり、我々日本人の將來を何うしようと言ふんだ? ――君はまだそれを言はんね。』ややあつて私はさう言つた。
『夢は一人で見るもんだよ。ねえ、さうだらう?』
それが彼の答へだつた。そして俄かに、これから何か非常に急がしい用でも控へてるやうな顏をした。
« Au fond, que comptes-tu faire de l'avenir de nous autres Japonais ? Tu ne l'as toujours pas dit », finis-je par demander après un moment.
« On ne fait ses rêves que pour soi-même. N'est-ce pas ? »
Telle fut sa réponse. Et soudain, il prit un air pressé, comme s'il avait une affaire de la plus haute importance qui l'attendait.
連中のうちに松永といふ男が有つた。人柄の穩しい、小心な、そして蒲柳の質で、社の畫工の一人だつた。十三、四の頃から畫伯のB――門に學んで、美術學校の日本畫科に入つてゐる頃は秀才の名を得てゐたが、私に油繪に心を寄せて、其の製作を匿名で或私設の展覽會に出した。これが知れて師畫伯から破門され、同時に美術學校も中途で廢して、糊口の爲に私の社に入つたとかいふことだつた。
不幸な男だつた。もう三十近い齡をしてゐながら獨身で、年とつた母と二人限りの淋しい生活をしてゐたが、女にでも有りさうな柔しい物言ひ、擧動の裡に、常に抑へても抑へきれぬ不平を藏してゐた。從つて何方かといふと狷介な、容易に人に親しまぬ態度も有つた。
或時風邪を引いたと言つて一週間ばかりも社を休んだが、それから後、我々は時々松永が、編輯局の片隅で力の無い咳をしては、頬を赤くしてゐるのを見た。妙な咳だつた。我々はそれとなく彼の健康を心配するやうになつた。
二月ばかり經つと、遂に松永はまた社を休むやうになつた。「松永さんは肺病だとよ。」給仕までがそんな噂をするやうになつた。そろそろ暑くなりかける頃だつた。間もなく一人の新しい畫工が我々の編輯局に入つて來た。我々は一種の恐怖を以て敏腕な編輯長の顏を見た。が、其の事は成るべく松永に知らせないやうにしてゐた。
Parmi nos compagnons se trouvait un homme nommé Matsunaga. C'était une âme paisible, timide, d'une constitution frêle comme un roseau ; il était l'un des illustrateurs du journal. Disciple du maître B. dès l'âge de treize ou quatorze ans, il s'était illustré comme un brillant élève au département de peinture japonaise de l'École des Beaux-Arts. Mais, s'étant épris de la peinture à l'huile, il avait envoyé ses œuvres à une exposition privée sous un pseudonyme. La chose fut découverte : son maître le renia, il dut abandonner ses études en cours de route et entra dans notre journal pour gagner sa croûte.
C'était un homme malchanceux. Approchant la trentaine, il était toujours célibataire et menait une vie solitaire auprès de sa vieille mère. Sous des paroles et des manières douces, presque féminines, il cachait une amertume qu'il ne parvenait jamais tout à fait à réprimer. Cela lui donnait parfois un air bourru, une attitude peu encline à se lier d'amitié.
Un jour, prétextant un rhume, il s'absenta une semaine. Par la suite, nous le vîmes souvent, dans un coin de la rédaction, secoué d'une toux sans force, les joues empourprées. C'était une toux singulière. Sans en avoir l'air, nous commençâmes à nous inquiéter pour sa santé.
Deux mois plus tard, Matsunaga finit par s'absenter de nouveau. « Il paraît que Monsieur Matsunaga a la tuberculose », murmurait-on jusqu'à l'office. C'était au moment où les premières chaleurs arrivaient. Peu après, un nouvel illustrateur fit son entrée à la rédaction. C'est avec une sorte d'effroi que nous observâmes le visage de notre rédacteur en chef, un homme d'une efficacité redoutable. Pourtant, nous faisions en sorte que Matsunaga n'en sache rien.
高橋が或日私を廊下に伴れ出した。
『おい、松永は死ぬぞ。今年のうちに屹度死ぬぞ。』
『何故? そんな事は無いだらう?』私は先づ驚いてさう言つた。
『いいや、死ぬね。』高橋は何處までもさう信じてゐるやうな口調だつた。
『然し肺だつて十年も、二十年も生きるのがあるぢやないか? 僕の知つてる奴に、もう六七年になるのが有る。適度の攝生さへやつてゐれや肺病なんて怖いもんぢやないつて、其奴が言つてるぜ。』
『さういふのも有るさ。』
『松永はまだ咯血もしないだらう。』
『うん、まだしない。――僕はこれから行つて見てやらうと思ふが、君も行かんか?』
『今日は夜勤だから駄目だ。』
『さうか。それぢや明日でも行つてやり給へ。――死ぬと極つた者位可哀さうなものは無いよ。』
さう言つて、もう行きさうにする。私は慌てゝ呼止めて、
『そんなに急に惡くなつたんか? 四、五日前に僕の行つた時はそんなぢや無かつたぜ。』
Un jour, Takahashi m'entraîna dans le couloir.
« Dis, Matsunaga va mourir. Il mourra certainement avant la fin de l'année. »
« Pourquoi ? Ce n'est pas possible ! » m'exclamai-je, d'abord stupéfait.
« Si, il mourra », répondit Takahashi d'un ton qui ne laissait place à aucun doute.
« Mais enfin, il y a des gens qui vivent dix ou vingt ans avec les poumons malades, non ? J'en connais un qui traîne ça depuis six ou sept ans. Il dit lui-même qu'avec une hygiène de vie appropriée, la phtisie n'a rien de bien effrayant. »
« Il y en a, certes. »
« Matsunaga n'a pas encore eu d'hémoptysie, n'est-ce pas ? »
« Non, pas encore. — J'ai l'intention d'aller le voir. Tu ne viens pas ? »
« Je ne peux pas, je suis de garde cette nuit. »
« Je vois. Passe donc le voir demain, alors. — Il n'y a rien de plus pitoyable qu'un homme dont la mort est déjà scellée. »
Sur ces mots, il s'apprêtait déjà à partir. Je le rappelai précipitamment :
« Son état s'est-il aggravé si soudainement ? Quand j'y suis allé il y a quatre ou cinq jours, ce n'était pas à ce point-là. »
『別段惡くも見えないがね。――實はね、僕は昨日初めて見舞に行つたが、本人は案外暢氣な事を言つてるけれども、何となく斯う僕は變な氣がしたんだ。それから歸りに醫者へ行つて聞いたさ。』
『そら可かつた。』
『ところが可かないんだ。聞かない方が餘つ程可かつた。醫者は松永のやうな不完全な胸膈は滅多に見たことが無いと言つた。君、松永の肋骨が二本足らないんだとさ。』
『それは松永が何時か言つてたよ。』
『さうか。醫者は屹度七月頃だらうと言ふんさ。今迄生きてゐたのが寧ろ不思議なんださうだ。それに松永の病氣は今度が二度目だつて言ふぜ。』
『へえ!』
『尤も本人は知らんさうだ。醫者が聞いた時もそんな覺えは別に無いと言つたさうだね。何でも肺病といふ奴は、身體の力が病氣の力に勝つと、病氣を一處に集めてそれを傳播させないやうに包んで了ふやうな組織になるんだつてね。醫者の方のテクニックでは何とか言つたつけ――それが松永の右肺に大分大きい奴があるんだとさ。自分の知らないうちに病氣をしてるなんて筈は無いつて僕が言つたら、醫者が笑つてたよ。貴方のお家だつて、貴方の知らないうちに何度泥棒に覘はれたか知れないぢやありませんかつて。』
« Il ne semble pas particulièrement plus mal. — En réalité, j'y suis allé hier pour la première fois. Lui-même dit des choses étonnamment légères, mais j'ai eu une sorte de pressentiment bizarre. En partant, je suis allé interroger son médecin. »
« Tu as bien fait. »
« Justement non. Il aurait mieux valu que je ne demande rien. Le médecin a dit qu'il avait rarement vu une cage thoracique aussi incomplète que celle de Matsunaga. Tu te rends compte ? Il lui manque deux côtes. »
« Matsunaga l'avait mentionné un jour. »
« Ah. Le médecin pense que ce sera pour juillet. D'après lui, c'est déjà un miracle qu'il soit encore en vie. Et il paraît que c'est la deuxième fois que Matsunaga tombe malade. »
« Vraiment ! »
« Lui-même n'en sait rien, semble-t-il. Quand le médecin l'a interrogé, il a dit n'en avoir aucun souvenir. Il paraît que chez les phtisiques, quand la force du corps l'emporte sur celle de la maladie, l'organisme s'organise pour isoler le mal en un point et l'empêcher de se propager. Le médecin a utilisé un terme technique... bref, Matsunaga en a un assez gros dans le poumon droit. Quand j'ai dit qu'il était impossible d'être malade sans le savoir, le médecin a ri. "Même chez vous, qui sait combien de fois des voleurs ont rôdé sans que vous ne vous en aperceviez ?" a-t-il dit. »
『ふむ。すると今度はそれが再發したんか?』
『再發すると同時に、左の方ももう大分侵されて來たさうだ。彼の身體で、彼の病氣で、咯血するやうになつたらもう駄目だと言ふんだ。長くて精々三月、或は最初のから咯血から一月と保たないかも知れないと言ふんだ。――人間の生命なんて實に劍呑なもんだね。ふつと吹くと消えるやうに出來てる。――』
私はとかうの言葉も出なかつた。
何故高橋が、それから後、松永に對して彼れだけの親切を盡したか? それは今だに一つの不思議として私の胸に殘つてゐる。松永と高橋とは決して特別の親しい間ではなかつた。また高橋は美術といふものに多くの同情を有つてゐる男とも見えなかつた。「畫を描いたり、歌を作つたりするのは、僕には子供らしくて兎てもそんな氣になれない。」さう言ふ言葉を私は何度となく聞いた。そして、松永が高橋と同じやうな思想を有つてゐたとも思はれず、猶更二人の性格が相近かつたとは言はれない。にも拘らず、その頃高橋の同情は全く松永一人の上に傾け盡されてゐた。暇さへあれば彼は、市ヶ谷の奧の松永の家へ毎日のやうに行つてゐる風だつた。
« Je vois. Et cette fois, c'est une rechute ? »
« C'est une rechute, et en même temps, le poumon gauche est déjà bien atteint. Pour un corps comme le sien, avec sa maladie, le médecin dit que s'il commence à cracher du sang, c'est fini. Il ne tiendra pas plus de trois mois, peut-être même pas un mois après la première hémoptysie. — La vie humaine est vraiment une chose précaire. Faite pour s'éteindre au premier souffle de vent... »
Je ne trouvai rien à répondre.
Pourquoi Takahashi a-t-il, par la suite, fait preuve d'un tel dévouement envers Matsunaga ? Cela reste encore aujourd'hui un mystère gravé dans mon cœur. Matsunaga et Takahashi n'étaient nullement des amis intimes. De plus, Takahashi ne semblait pas être un homme doté d'une grande sensibilité pour les arts. « Peindre des tableaux ou composer des poèmes, cela me semble si enfantin que l'envie ne m'en vient jamais », lui avais-je entendu dire maintes fois. On ne pouvait pas dire non plus que Matsunaga partageait les idées de Takahashi, et encore moins que leurs caractères étaient proches. Pourtant, à cette époque, toute la compassion de Takahashi se déversa exclusivement sur Matsunaga. Il semble qu'il se rendait chaque jour chez lui, au fond du quartier d'Ichigaya, dès qu'il avait un instant de libre
初めは我々は多少怪んでも見た。やがて慣れた。そして、松永に關する事はすべて高橋に聞くやうになつた。彼も亦松永の事といへば自分一人で引受けてゐるやうに振舞つた。脈搏がいくら、熱が何度といふことまで我々に傳へた。「昨日は松永を錢湯に連れてつてやつた。」そんなことを言つてることもあつた。
或日私はまた高橋に廊下へ連れ出された。應接間は二つとも塞がつてゐたので、二人は廊下の突當りの不用な椅子などを積み重ねた、薄暗い處まで行つて話した。其處には晝ながら一疋の蚊がゐて、うるさく私の顏に纒つた。
『おい、松永は到頭咯血しちやつた。』さう彼は言つた。
醫者が患者の縁邊の者を別室に呼んで話す時のやうな、事務的な調子だつた。
『遂々やつたか?』
言つて了つてから、私は、今我々は一人の友人の死期の近づいたことを語つてゐるのだと思つた。そして自分の言葉にも、對手の言葉にも何の感情の現れてゐないのを不思議に感じた。
それから彼は、松永を郷里へ還すべきか、否かに就いて、松永一家の事情を詳しく語つた。不幸な畫工には、父も財産も無かつたが、郷里には素封家の一人に數へられる伯父と、小さいながら病院を開いてゐる姉婿とがあつた。彼の母は早くから郷里へ歸るといふ意見だつたが、病人は何うしても東京を去る氣が無く、去るにしても、房州か、鎌倉、茅ヶ崎邊へ行つて一年も保養したいやうな事ばかり言つてゐたといふ。
Au début, nous avons eu quelques soupçons. Puis, nous nous y sommes habitués. Bientôt, nous en vinrent à interroger Takahashi pour tout ce qui concernait Matsunaga. Lui-même se comportait comme s'il était seul responsable de son cas. Il nous informait de son pouls, de sa température. « Hier, j'ai emmené Matsunaga aux bains publics », disait-il parfois.
Un jour, Takahashi m'entraîna de nouveau dans le couloir. Les deux parloirs étant occupés, nous allâmes discuter dans un endroit sombre, au bout du couloir, là où s'empilaient des chaises inutilisées. Malgré le jour, un moustique s'y trouvait et s'acharnait sur mon visage.
« Ça y est, Matsunaga a fini par cracher du sang », dit-il.
Il avait un ton professionnel, semblable à celui d'un médecin convoquant les proches d'un patient dans une pièce isolée.
« Il a fini par le faire ? »
Mes paroles à peine prononcées, je réalisai que nous étions en train de parler de la mort imminente d'un ami. Je trouvai étrange qu'aucune émotion ne transparaisse, ni dans mes mots, ni dans les siens.
Il me parla ensuite de la question du retour de Matsunaga dans sa province natale, détaillant la situation de sa famille. Ce malheureux illustrateur n'avait ni père ni fortune, mais il avait en province un oncle comptant parmi les notables locaux, et un beau-frère qui dirigeait un petit hôpital. Sa mère était d'avis qu'il rentre au pays le plus tôt possible, mais le malade n'avait aucune envie de quitter Tokyo ; s'il devait partir, il ne parlait que d'aller à Bôshû, Kamakura ou Chigasaki pour faire une cure d'un an.
『それがね。』と高橋は言つた。『僕は松永の看護をしてゐて色々貴い知識を得たが、田舍で暮らした老人を東京みたないな處へ連れて來るのは、一寸考へると幸福なやうにも思はれるが、さうぢやないね。寧ろ悲慘だね。知つてる人は無し、風俗が變つてるし、それに第一言葉が違つてる。若い者なら直ぐ直つちまふが、老人はさうは行かない。松永のお母さんなんか、もう來てから足掛四年になるんださうだが、まだ彼の通り藝州辯まる出しだらう? 一寸町へ買物に行くにまで、笑はれまいか、笑はれまいかつておど/\してゐる。交際といふものは無くね。都會の壓迫を一人で脊負つて、毎日、毎日自分等の時代と子供の時代との相違を痛切に意識してるんだね。』
『そんな事も有るだらうね。僕の母なんかさうでも無いやうだが。』
『それは人にもよるさ。――それに何だね、松永君は豫想外に孤獨な人だね。彼あまでとは思はなかつたが、僕が斯うして毎日のやうに行つてるのに、君達の外には誰も見舞に來やしないよ。氣の毒な位だ。畫の方の友達だつて一人や、二人は有つても可ささうなもんだが、殆ど無いと言つても可い。境遇が然らしめたのだらうが、好んで交際を絶つてゐたらしい傾きも有るね。彼の子と彼の御母さんと――齡が三十も違つてゐてね。――毎日淋しい顏を突き合はしてゐるんだもの、彼んな病氣になるも無理は無いと僕は思つた。』
『それで何か、松永君はまだ畫の方の野心は持つてるんだね?』
『それがさ。』高橋は感慨深い顏色をした。
『隨分苦しい夢を松永君も今まで見てゐたんだね。さうして其の夢の覺め際に肺病に取つ附かれたといふもんだらう。』
« C'est que voyez-vous, » reprit Takahashi, « en veillant sur Matsunaga, j'ai acquis toutes sortes de connaissances précieuses. On imagine souvent que faire venir une personne âgée de la campagne à Tokyo est une forme de bonheur pour elle, mais c'est une erreur. C'est même plutôt tragique. Elle ne connaît personne, les mœurs sont différentes et, par-dessus tout, la langue n'est plus la même. Un jeune s'adapte vite, mais pas un vieillard. La mère de Matsunaga est ici depuis bientôt quatre ans, et pourtant elle a toujours ce terrible accent de Geishû, n'est-ce pas ? Rien que pour aller faire une course en ville, elle tremble de peur qu'on ne se moque d'elle. Elle n'a aucune vie sociale. Elle porte seule tout le poids de la métropole, et chaque jour, elle prend douloureusement conscience du fossé qui sépare son époque de celle de son fils. »
« C'est sans doute vrai. Ma propre mère ne semble pas en souffrir autant, pourtant. »
« Cela dépend des gens. — Et puis, Matsunaga est un homme d'une solitude insoupçonnée. Je ne l'imaginais pas à ce point, mais alors que je m'y rends presque chaque jour, personne d'autre ne vient le voir. C'est presque digne de pitié. On pourrait croire qu'il a au moins un ou deux amis dans le milieu de la peinture, mais il n'en a pour ainsi dire aucun. Sa situation y est pour beaucoup, mais il semble aussi avoir délibérément choisi de rompre ses liens. Lui et sa mère — avec trente ans d'écart — passent leurs journées à se regarder d'un air morne ; je me suis dit qu' ainsi il n'était pas étonnant qu'il tombe malade. »
« Et... Matsunaga nourrit-il encore des ambitions pour sa peinture ? »
« Ah, ça... » Takahashi prit un air pensif.
« Il a fait des rêves bien douloureux jusqu'à présent. Et c'est au moment où il s'éveillait de ses rêves que la tuberculose s'est agrippée à lui. »
『今はもう斷念したんか?』
『斷念した――と言つて可いか、しないと言つて可いか。――斷念しようにも斷念のしようが無いといふのが、松永君の今の心ぢやないだらうか?』
『さうだらうね。――誰にしてもさうだらうね。』
言ひながら私は、壁に凭れて腕組みをした。耳の邊には蚊が唸つてゐた。
『此の間ね。』高橋は言ひ續いだ。『何とかした拍子に先生莫迦に昂奮しちやつてね、今の其の話を始めたんだ。話だけなら可いが、結末にや男泣きに泣くんだ。――天分の有る者は誰しもさうだが、松永君も自分の技術に就いての修養の足らんことは苦にしなかつたと見えるんだね。さうして大きい夢を見てゐたんさ。B――の家から破門された時が一番得意な時代だつたつて言つてたよ。それから其の夢が段々毀れて來たんで、止せば可いのに第二の夢を見始めたんだね。作家になる代りに批評家になる積りだつたさうだ。――それ、社でよく松永君に展覽會の批評なんか書かしたね。あんなことが何れ動機だらうと思ふがね。――ところが松永君は、いくら考へても自分には、將來の日本畫といふものは何んなもんだか、まるで見當が附かんと言ふんだ。さう言つて泣くんだ。つまり批評家に成るにも批評の根底が見附からないと言ふんだね。焦心つちや可かんて僕は言つたんだが、松永君は、焦心らずにゐられると思ふかなんて無理を言ふんだよ。それもさうだらうね。――松永君は日本畫から出て油畫に行つた人だけに、つまり日本畫と油畫の中間に彷徨してるんだね。尤もこれは松永君ばかりぢやない、明治の文明は皆それなんだが。――』
« Y a-t-il renoncé, désormais ? »
« Renoncé... Je ne sais s'il faut dire qu'il l'a fait ou non. — Je crois que le cœur de Matsunaga est dans cet état où il n'a même plus les moyens de renoncer, quand bien même il le voudrait. »
« Sans doute... C'est probablement le cas pour n'importe qui. »
Tout en parlant, je m'appuyai contre le mur, les bras croisés. Un moustique bourdonnait près de mon oreille.
« L'autre jour, » continua Takahashi, « pour une raison quelconque, le bougre s'est terriblement agité et s'est mis à me raconter tout cela. Les paroles passent encore, mais à la fin, il s'est mis à pleurer à chaudes larmes. — Comme tous ceux qui ont du talent, Matsunaga ne semblait pas souffrir de son manque de technique. Il voyait grand. Il disait que l'époque où il fut banni de chez le maître B. fut sa période la plus glorieuse. Puis, ce rêve s'est peu à peu brisé, et au lieu d'en rester là, il a eu le malheur d'en commencer un second. Au lieu d'être créateur, il comptait devenir critique. — Tu sais, le journal lui faisait souvent écrire des critiques d'expositions. C'est sans doute là qu'est né le déclic. — Pourtant, Matsunaga me disait qu'il avait beau réfléchir, il ne voyait absolument pas à quoi ressemblerait la peinture japonaise de l'avenir. Et il pleurait en disant cela. En somme, pour devenir critique, il lui manquait un socle de jugement. Je lui ai dit de ne pas se tourmenter, mais il s'est emporté : "Crois-tu qu'on puisse rester calme ?" C'est compréhensible... — Matsunaga est un homme issu de la peinture japonaise qui s'est tourné vers l'huile ; il erre dans l'entre-deux. Remarquez, ce n'est pas seulement son cas : toute la civilisation de Meiji est ainsi... »
聞きながら私は妙な氣持に捉はれてゐた。眼はひたと對手の顏に注ぎながら、心では、健康な高橋と死にかゝつてゐる肺病患者の話してゐる樣を思つてゐた。額に脂汗を浸ませて、咳入る度に頬を紅くしながら、激した調子で話してゐる病人の衰へた顏が、まざ/\と見える樣だつた。そして、それをじろ/\眺めながら、ふん/\と言つて臥轉んでゐる高橋が、何がなしに殘酷な男のやうに思はれた。
さうした高橋に對する反感を起す機會が、それから一週間ばかり經つてまた有つた。それは松永が退社の決心をして、高橋に連れられて社に來た時である。私は或る殺人事件の探訪に出かけるところで、玄關まで出て私の車夫を呼んでゐると、恰度二人の俥が轅を下した。松永はなつかしさうな眼をしながら、高橋の手を借りて俥から下りた。そして私と向ひ合つた。私はこの病人の不時の出社を訝るよりも、先づ其の屋外の光線で見た衰弱の甚だしさに驚いた。朝に烈しい雷鳴のあつた日で、空はよく霽れてゐたが、何處か爽かな凉しさがまだ空氣の中に殘つてゐた。
私は手短かに松永の話を聞いた、聲に力は無かつたが、顏ほど陰氣でもなく、却つて怡々してゐるやうなところもあつた。病氣の爲に半分生命を喰はれてゐる人とは思はれなかつた。
En l'écoutant, je fus saisi d'un sentiment étrange. Tout en fixant le visage de mon interlocuteur, j'imaginais la scène entre ce Takahashi plein de santé et ce phtisique à l'agonie. Je voyais distinctement le visage décharné du malade, la sueur grasse au front, les joues empourprées à chaque quinte de toux, et qui parlait d'un ton exalté. Et j'imaginais Takahashi, l'observant froidement tout en restant allongé à lui répondre par des "oui, oui", et il me parut soudain être un homme d'une grande cruauté.
L'occasion d'éprouver à nouveau cette hostilité envers Takahashi se présenta une semaine plus tard. C'était le jour où Matsunaga, ayant décidé de quitter le journal, y vint accompagné de Takahashi. Je m'apprêtais à partir pour un reportage sur une affaire de meurtre ; j'étais sur le perron en train d'appeler mon tireur de pousse-pousse quand leurs deux voitures s'arrêtèrent. Matsunaga descendit du pousse-pousse avec l'aide de Takahashi, le regard plein de nostalgie. Il se trouva face à moi. Plutôt que de m'étonner de cette visite impromptue, je fus frappé par l'extrême faiblesse que la lumière extérieure révélait sur lui. Le matin même, le tonnerre avait grondé violemment, mais le ciel s'était bien dégagé, laissant une fraîcheur salvatrice dans l'air.
J'échangeai brièvement quelques mots avec Matsunaga. Sa voix manquait de force, mais il ne paraissait pas aussi sombre que son visage ; il semblait même plutôt serein. On n'aurait pas dit un homme dont la vie était déjà à moitié dévorée par la maladie.
『そんなにしなくたつて可ささうなもんだがなあ。秋になつて凉しくなれば直ぐ恢復するさ。』
私はそんな風に言つて見た。
『病氣が病氣ですからねえ。』
『醫者も秋になつたらつて言ふんだ。』と高橋は言つた。
『だから松永君も僕も、轉地は先あ病氣の爲に必要な事として、茅ヶ崎あたりが可いだらうつて言ふんだが、御母さんが聞かん。松永君も何だよ、先あ夏の間だけ郷里で暮らす積りで歸るんだよ。』
『それにしても、退社までしなくつたつて可いぢやないか?』
『それは此の病人の主張だから、爲方が無いんだ。今出て來る時まで僕は止めたんだけれど、頑として聞かん。』
『ははは。』と松永は淋しい笑ひ方をした。
それから二、三分の間話して私は俥に乘つた。そして七八間も挽き出した頃に、振り返つて見たが、二人の姿はもう玄關に見えなかつた。その時私は、何といふこともなく、松永の彼の衰へ方は病氣の所爲ではなくて、高橋の殘酷な親切の結果ではあるまいかといふやうな氣がした。醫學者が或る病毒の經過を兎のやうな穩しい動物によつて試驗するやうに、松永も亦高橋の爲に或る試驗に供されてゐたのではあるまいかと……。
« Ce n'était peut-être pas nécessaire d'en arriver là. Avec la fraîcheur de l'automne, tu te serais vite rétabli. »
C'est ainsi que je tentai de lui donner du courage.
« Avec une telle maladie, vous savez... »
« Le médecin dit aussi que ce sera pour l'automne », ajouta Takahashi.
« Alors Matsunaga et moi pensions qu'une convalescence à Chigasaki serait l'idéal, mais sa mère ne veut rien entendre. Matsunaga rentre donc au pays, du moins avec l'intention d'y passer l'été. »
« Mais quand même, était-il obligé de démissionner ? »
« C'est la volonté du malade, on n'y peut rien. Jusqu'au moment de partir, j'ai essayé de l'en dissuader, mais il n'a rien voulu entendre. »
« Ha ha ha », fit Matsunaga avec un rire triste.
Après deux ou trois minutes de conversation, je montai dans mon pousse-pousse. Après avoir parcouru quelques mètres, je me retournai, mais ils avaient déjà disparu dans l'entrée. À ce moment-là, sans savoir pourquoi, je me demandai si l'épuisement de Matsunaga n'était pas dû à la cruelle gentillesse de Takahashi plutôt qu'à la maladie elle-même. Comme un médecin qui teste l'évolution d'un virus sur un animal docile tel qu'un lapin, Matsunaga n'était-il pas lui aussi pour Takahashi le sujet d'une expérience ?...
後に聞いたが、編輯長は松永の退社に就いて、最初却々聞き入れなかつたさうだ。半年なり、一年なり緩り保養してゐても、社の方では別に苦しく思はない、さう言つたさうだ。松永は大分それに動かされたらしかつた。然し遂に退社した。
間もなく我々は、もう再び逢はれまじき友人と其の母とを新橋の停車場に送つた。其の日高橋はさつぱり口を利かなかつた。そして一人で切符を買つたり、荷物を處理したりしてゐた。やがて我々はプラットフォームに出た。松永の母は先づ高橋にくど/\と今までの禮を述べた。それから我々にも一人々々にそれを繰り返した。恰度私の番が濟んだ時だつた。不圖私は高橋の顏を見た。――高橋は側を向いて長い欠伸をしてゐた。そして急がしく瞬きした。涙のやうなものが兩眼に光つた。
汽車が立つて了つて、我々はプラットフォームを無言の儘に出た。そして停車場の正面の石段を無言の儘に下りた。
『ああ。』高橋は投げ出すやうな調子で背後から言つた、
『松永も遂々行つちやつたか!』
『やつたのは君ぢやないか?』
安井が調戯ふやうに言つて振り返つた。
『僕がやつた? 僕にそれだけの力が有るやうに見えるか?』
安井は氣輕な笑ひ方をして、『誰か松永君の寫眞を持つてる者は無いか? 何時か一度撮つとくと可かつたなあ。』
『劍持のところに、松永の畫いた鉛筆の自畫像があつた筈だ。』と私が言つた。
其の日我々の連中で見送りに來なかつたのは、前の日から或事件の爲に鎌倉へ出張してゐる劍持だけであつた。
J'appris plus tard que le rédacteur en chef avait d'abord refusé la démission de Matsunaga. Il lui avait proposé de prendre six mois ou un an de repos, affirmant que le journal ne s'en porterait pas plus mal. Matsunaga semblait avoir été touché, mais il finit par démissionner malgré tout.
Peu après, nous accompagnâmes à la gare de Shimbashi cet ami que nous ne reverrions plus et sa mère. Ce jour-là, Takahashi ne desserra pratiquement pas les dents. Il s'occupa seul d'acheter les billets et de gérer les bagages. Enfin, nous montâmes sur le quai. La mère de Matsunaga commença par remercier longuement Takahashi pour tout ce qu'il avait fait. Puis elle répéta ses remerciements à chacun d'entre nous. C'est juste au moment où mon tour s'achevait que mes yeux se posèrent sur le visage de Takahashi. — Takahashi regardait sur le côté et laissa échapper un long bâillement. Puis il cligna rapidement des paupières. Quelque chose qui ressemblait à des larmes brilla dans ses yeux.
Une fois le train parti, nous quittâmes le quai en silence. Nous descendîmes les marches de pierre devant la gare, toujours sans un mot.
« Ah, » lança Takahashi derrière nous d'un ton détaché,
« Matsunaga a fini par s'en aller ! »
« C'est pourtant toi qui l'as fait partir, non ? » rétorqua Yasui d'un ton moqueur en se retournant.
« Moi ? Est-ce que j'ai l'air d'avoir un tel pouvoir ? »
Yasui laissa échapper un rire léger : « Quelqu'un aurait-il une photo de Matsunaga ? On aurait dû en prendre une tant qu'il était temps. »
« Kenmochi doit avoir un autoportrait au crayon dessiné par Matsunaga », dis-je.
Ce jour-là, parmi notre groupe, seul Kenmochi manquait à l'appel, envoyé depuis la veille à Kamakura pour une affaire.
『龜山君、君は碁はやらないのか?』
高橋は或日編輯局で私にさう言つた。松永に別れて、四、五日經つた頃だつた。
『碁は些とも知らん。君はやるか?』
『僕も知らん。そんなら五目竝べをやらうか? 五目竝べなら知つとるだらう?』
『やらうか。』
二人は卓子の上に放棄らかしてあつた碁盤を引き寄せて、たわいの無い遊戯を始めた。恰度我々外勤の者は手が透いて、編輯机の上だけが急がしい締切時間間際だつた。
側には逢坂がゐて、うるさく我々の石を評した。二人は態と逢坂の指圖の反對にばかり石を打つた。勝負は三、四囘あつた。高橋は逢坂に、
『どうだ、僕等の五目竝べは商賣離れがしてゐて却つて面白いだらう?』と調戯つた。
『何をしとるんぢや、君等は?』言ひながら劍持が來て盤の上を覗いた。『ほう、何といふこつちや! 髯を生やして子供の眞似をしとるんか?』
『忙中閑ありとは此の事よ。君のやうに賭碁をやるやうに墮落しちや、かういふ趣味は解らんだらう?』と私は笑つた。
« Kameyama, tu ne joues pas au go ? »
C’est ce que me demanda Takahashi un jour à la rédaction. Quatre ou cinq jours s'étaient écoulés depuis le départ de Matsunaga.
« Je n'y connais strictement rien. Et toi ? »
« Moi non plus. Alors, si on faisait un gomoku-narabé [morpion] ? Ça, tu dois savoir y jouer, non ? »
« Pourquoi pas. »
Nous tirâmes à nous un goban qui traînait sur une table et commençâmes ce jeu enfantin. C'était juste le moment où nous, les reporters extérieurs, avions un peu de répit, tandis que les bureaux de la rédaction s'agitaient à l'approche du bouclage.
À nos côtés, Aizaka ne cessait de commenter nos pions de manière agaçante. Par défi, nous placions nos pierres à l'exact opposé de ses instructions. Après trois ou quatre parties, Takahashi lança à Aizaka pour le taquiner :
« Alors ? Notre façon de jouer au morpion, loin de tout professionnalisme, n'est-elle pas finalement plus divertissante ? »
« Mais qu'est-ce que vous fabriquez tous les deux ? » demanda Kenmochi en s'approchant pour scruter le plateau.
« Oh, quelle vision ! Porter la barbe et singer les enfants ? »
« On appelle cela trouver le loisir au sein du tumulte. Toi qui es tombé dans la déchéance des jeux d'argent, tu ne peux pas comprendre ce genre de plaisir raffiné », répondis-je en riant.
『生意氣をいふなよ。知らんなら知らんと言ふもんぢや。さうしたら僕が本當の碁を教へてやる。』
『僕に教へてくれ給へ。』高橋が言つた。
『僕は以前から稽古したいと思つてるんだが、餘り上手な人に頼むのは氣の毒でね。――』
『何? 僕を下手だと君は心得をるんか? そらあ失敬ぢやが君の眼ん玉が轉覆かへつちよる。麒麟未だ老いず、焉んぞ駑馬視せらるゝ理由あらんやぢや、はは。』
『初めから駑馬なら何うだ?』私が言つた。
『僕の首が短いといふんか? それは詭辯ぢや。凡そ碁といふものは、初めは誰でも笊に決つとる。笊を脱いで而して麒麟は麒麟となり、駑馬は駑馬となつて再び笊を被る。――』
『中には其の二者を兼ねた奴がある。』私は興に乘つて無駄口を續けた。
« Ne fais pas l'arrogant. Si tu n'y connais rien, admets-le. Je t'enseignerai le véritable go. »
« Enseigne-moi donc », dit Takahashi.
« Cela fait longtemps que je veux m'y mettre, mais je n'osais pas demander à un joueur trop doué de peur de l'ennuyer... »
« Quoi ? Tu me crois médiocre ? C'est une insulte ! Tes yeux doivent te jouer des tours. Le "Kirin" [girafe/licorne mythique] n'est pas encore vieux, comment pourrait-on le traiter de canasson ? Ha ha ! »
« Et si c'était un canasson dès le départ ? » rétorquai-je.
« Tu insinues que j'ai le cou court ? C'est un sophisme. Au go, tout le monde commence comme une "passoire" [un débutant total]. C'est en ôtant cette passoire que le Kirin devient Kirin et que le canasson redevient canasson avant de s'en coiffer de nouveau... »
« Il y en a qui cumulent les deux rôles », continuai-je, m'amusant de ces futilités.
『我々みたいに碁を知らん者に向つては麒麟で、苟くも烏鷺の趣味を解した者の前には駑馬となる奴だ。つまり時宜に隨つて首を伸縮させる奴よ。見給へ。君はさうしてると、胴の中へ頭が嵌り込んだやうに見えるが、二重襟をかけた時は些とは可い。少くとも、頭と胴の間に多少の距離のあることを誰にでも認めさせる程度に首が伸びる。』
『愚な事を言ふなあ。烏鷺の趣味を解せん者は、そんな事を言うて喜ぶんぢやから全く始末に了へん。』
『劍持君。』と高橋は横合から言つた。『君本當に僕に碁を教へてくれんか? 教へるなら本當に習ふよ。』
さう言ふ顏は強ち戯談ばかりとも見えなかつた。
『本當か、それは?』劍持は一寸不思議さうに對手の顏を見て、『……ああ、何か? 君は松永君が郷里へ歸つたんで、何かまた別の消閑法を考へ出さにやならんのか?』
私は冷りとした。
『戯談ぢやない。肺結核と碁と結び附けられてたまるもんか。』さう言つて高橋は苦笑ひをした。
幸ひと其の時、劍持は電話口へ呼び出された。高橋は給仕に石を片附ける事を云ひ附けて、そして卷煙草に火を點けて、何處へともなく編輯局を出て行つた。
其の頃から彼の樣子はまた少し變つた。私は彼の心に何か知ら空隙の出來たことを感じた。そして其の空隙を、彼が我々によつて滿たさうとしてはゐないことをも感じてゐた。
« Un homme qui passe pour un Kirin face à ceux qui ignorent tout du go, mais qui redevient un canasson devant quiconque saisit la beauté du noir et du blanc. Bref, quelqu'un qui étire ou rétracte son cou selon l'occasion. Regarde-toi : on dirait que ta tête est enfoncée dans ton buste, mais quand tu portes un double col, ça passe encore. On voit au moins que ton cou s'allonge assez pour qu'on admette qu'il y a une distance entre ta tête et ton corps. »
« Que d'idioties ! Ceux qui ne comprennent pas le charme du go se réjouissent de telles bêtises, c'est désolant. »
« Kenmochi, » intervint Takahashi, « es-tu sérieux pour m'apprendre le go ? Si tu l'es, je veux vraiment apprendre. »
Son visage, cette fois, ne semblait pas plaisanter.
« C’est sérieux ? » Kenmochi le dévisagea avec une pointe de curiosité. « ... Dis-moi, Matsunaga est rentré au pays, et tu as déjà besoin d'un nouveau passe-temps pour tuer le temps ? »
Je sentis un frisson me parcourir.
« Ce n'est pas une plaisanterie. Ne t'avise pas de lier la tuberculose et le go », répondit Takahashi avec un sourire amer.
Par chance, Kenmochi fut appelé au téléphone à cet instant. Takahashi demanda au coursier de débarrasser les pierres, alluma une cigarette et quitta la rédaction d'un pas incertain. À partir de ce moment, son attitude changea de nouveau. Je sentais qu'un vide s'était creusé dans son cœur, et je sentais aussi qu'il ne cherchait pas à combler ce vide par notre compagnie.
松永の病氣以前のやうに、時々我々の家へ來ることは無くなつた。社の仕事にも餘り氣乘りのしないやうな風だつた。人に目立たぬ程度に於て、遲く出て來て早く歸つた。急がしい用事を家に控へてゐて、一寸のがれに出歩いてゐる人のやうに私には見えた。
『些とやつて來ないか? 高橋さんは何うなすつたらうつて僕の母も言つてる。』などと言ふと、
『ああ、君ん處にも隨分御無沙汰しちやつたねえ。宜敷言つてくれ給へ。今日は可かんが何れ其の内に行く。』さう言ひながら矢張來るでもなかつた。偶にやつて來ても、心の落着かぬ時に誰もするやうに、たわいの無い世間話を態と面白さうに喋り立てて、一時間とは尻を据ゑずに歸つて行つた。
『おい、龜山君、僕は此の間非常な珍聞を聞いて來たぞ。』或日劍持がさう言つた。二人の乘つた電車が京橋の上で停電に會つて、いくら待つても動かぬところから、切符を棄てて直ぐ其處のビイヤホールで一杯やつた時の事だつた。
『何だい、珍聞た?』編輯局の笑ひ物になつてゐるあるか無しかの髭をナフキンで拭きながら私は聞いた。
Il cessa de venir chez nous, contrairement à l'époque d'avant la maladie de Matsunaga. Il semblait avoir perdu le goût du travail. Sans que cela ne soit trop frappant, il arrivait tard et partait tôt. Il me faisait l'effet d'un homme qui, ayant une affaire urgente l'attendant chez lui, ne sortait que pour s'échapper un instant.
« Pourquoi ne passes-tu pas nous voir ? Ma mère se demande ce qui t'arrive », lui dis-je un jour.
« Ah, c'est vrai, ça fait une éternité. Présente-lui mes respects. Pas aujourd'hui, mais je passerai un de ces quatre. »
Malgré ses paroles, il ne venait jamais. Et quand par hasard il passait, il se lançait dans des bavardages futiles avec un enthousiasme forcé, comme le font ceux qui ont l'esprit agité, avant de repartir sans être resté plus d'une heure.
« Dis, Kameyama, j'ai appris une nouvelle extraordinaire l'autre jour », me confia Kenmochi.
C'était un soir où le tramway qui nous transportait s'était arrêté sur le pont de Kyôbashi à cause d'une coupure de courant ; las d'attendre, nous avions abandonné nos tickets pour aller boire un verre dans une brasserie voisine.
« Quelle nouvelle ? » demandai-je tout en essuyant avec une serviette cette barbe quasi inexistante qui faisait la risée de la rédaction.
『珍聞ぢや。はは。然も隱れたる珍聞ぢや。』
『持たせるない。』
二人が其處を出て、今しも動き出したばかりの電車の、幾臺も、幾臺も空いた車の續くのを見ながら南傳馬町まで歩く間に、劍持は氣が咎める樣子で囁くやうに私に語つた。――高橋の細君が美人な事。然も妙な癖のある美人な事。彼が嘗て牛込の奧に室借をしてゐた頃、其の細君と隣室にゐた學生との間に變な樣子が有つて、其の爲に引越して了つた事――それが其の話の内容だつた。
何處から聞き込んだものか、學生の名前も、其の學生が現在若い文士の一人に數へられてゐる事も、又其の頃高橋の細君には既に子供の有つた事も、劍持はよく詳しく知つてゐた。
『何時聞いた?』電車に乘つてから私は言つた。
『一月ばかり前ぢや。』
『もう外の連中も知つてるんか?』
『莫迦言へ。僕をそんな男と思ふか?……社で知つとるのは僕一人ぢや。君もこんな事人に言つちや可かんぞ。安井なんか正直な男ぢやが、おつちよこちよいで可かん。』
私は誓つた。劍持は實際人の祕密を喋り散らして喜ぶやうな男では無かつた。無遠慮で、口が惡くて、人好きはしなかつたが、交際つて見ると堅固な道徳的感情を有つてゐる事が誰にも解つた。彼は自分の職務に對する強い義務心と共に、常に弱者の味方たる性情を抱いてゐた。我々が不時の出費などに苦む時の最も頼母しい相談對手は彼だつた。ただ彼には、時として、善く言へば新聞記者的とでもいふべき鋭い猜疑心を、意外な邊に働かしてゐるやうな癖があつた。私は時々それを不思議に思つてゐた。
« Une nouvelle incroyable. Ha ha. Et surtout, un secret bien gardé. »
« Ne me fais pas languir. »
Nous quittâmes la brasserie. Tandis que nous marchions vers Minami-Denmachô, regardant passer les rames du tramway qui venait de redémarrer, Kenmochi me raconta l'histoire à voix basse, d'un air presque coupable. — Que la femme de Takahashi était une beauté. Mais une beauté dotée d'un penchant étrange. À l'époque où il louait une chambre dans les profondeurs d'Ushigome, il s'était passé quelque chose de louche entre sa femme et l'étudiant de la chambre voisine, ce qui les avait forcés à déménager. — Voilà le cœur de son récit.
Kenmochi semblait étrangement bien informé : il connaissait le nom de l'étudiant — devenu aujourd'hui un jeune homme de lettres reconnu —, et savait que la femme de Takahashi avait déjà un enfant à cette époque.
« Quand as-tu appris ça ? » demandai-je une fois montés dans le tramway.
« Il y a environ un mois. »
« Est-ce que les autres sont au courant ? »
« Tu plaisantes ? Pour qui me prends-tu ? ... Je suis le seul au journal à le savoir. Ne va pas répéter ça à n'importe qui. Yasui est un brave type, mais c'est une tête de linotte, il ne faut rien lui dire. »
Je le lui promis. Kenmochi n'était pas homme à se réjouir des secrets d'autrui. Malgré sa rudesse, son mauvais caractère et son manque d'amabilité, quiconque le fréquentait comprenait qu'il possédait un sens moral solide. Outre un sens aigu du devoir professionnel, il avait toujours le cœur du côté des plus faibles. C'était le conseiller le plus fiable quand nous avions des soucis d'argent imprévus. Seulement, il avait parfois cette manie d'exercer une méfiance acérée, que l'on pourrait qualifier de journalistique, sur des sujets inattendus. Cela m'avait parfois laissé perplexe.
それから間もなくのことであつた。或晩安井が一人私の家へ遊びに來た。
『君は今日休みだつたんか? さうと知らずに僕は社で待つてゐて、つまらん待ぼけを喰つちやつた。』坐るや否や彼はさう言つた。
『何か用か?』
『いゝや。ただ逢ひたかつたんだ。劍持は田舍版の編輯から頼まれて水戸へ行つたしな――我が黨の士が居らんと寂寥たるもんよ。それに何だ、高橋の奴今日も休みやがつたよ。僕は高橋に大いに用が有るんだ。來たら冷評してやらうと思うとつたら、遂々來なかつた。』
『さうか。それぢやもう三日休んだね。――一體何の用が起つたんだらう、用なんか有りさうな柄ぢやないが!』
『用なもんか。社の方には病氣屆を出しとるよ。』
『假病か?』
『でなくつてさ。彼の身體に病氣は不調和ぢやないか?』
『高橋君の假病は初めてだね。――休んだのが初めてかも知れない。』
『感心に休まん男だね。』
Peu de temps après, un soir, Yasui vint me rendre visite seul.
« Tu étais en congé aujourd'hui ? Je l'ignorais, je t'ai attendu au journal pour rien », dit-il à peine assis.
« Tu avais besoin de moi ? »
« Non, j'avais juste envie de te voir. Kenmochi est parti à Mito pour s'occuper de l'édition provinciale... Sans les membres de notre clan, c'est d'une solitude affreuse. Et puis, ce vaurien de Takahashi a encore séché aujourd'hui. J'avais absolument besoin de lui. Je voulais l'éreinter de sarcasmes à son arrivée, mais il n'est jamais venu. »
« Ah bon ? Ça fait donc trois jours qu'il manque à l'appel. Qu'est-ce qu'il peut bien fabriquer ? Ce n'est pas le genre d'homme à avoir des empêchements ! »
« Des empêchements ? Tu parles ! Il a envoyé un certificat médical au journal. »
« Une maladie imaginaire ? »
« Forcément. La maladie ne colle pas du tout avec son personnage, tu ne trouves pas ? »
« C'est la première fois qu'il nous joue le coup de la fausse maladie. C'est peut-être même la première fois qu'il s'absente tout court. »
« C'est vrai que pour être assidu, il l'est. »
『矢つ張り何か用だらう?』
『それがよ。』安井は勢ひ込んで、そして如何にも面白さうに笑つた。『僕は昨日高橋に逢つたんだよ。』
『何處で?』
『淺草で。』
『淺草で?』
『驚いたらう? 僕も初めは驚いたよ。何しろ意外な處で見附けたんだものな。』
『淺草の何處にゐたんだ。』
『まあ聞き給へ。昨日僕は○○さんから活動寫眞の弊害調査を命ぜられたんでね。早速昨夜淺草へ行つて見たんさ。可いかね? さうして、二、三軒歩いてから、それ、キネオラマをやる三友館てのが有るだらう? 彼れへ入つたら、先生ぽかんとして活動寫眞を見てゐるんぢやないか。』
『ははは。活動寫眞をか! そして何と言つた?』
『何とも言はんさ。先あ可いかね。僕が入つて行つた時は何だか長い芝居物をやつてゐて、眞暗なんだよ。それが濟んでぱつと明るくなつた時、誰か知つてる者はゐないかと思つて見※(「廴+囘」、第4水準2-12-11)してゐると、ずつと前の腰掛に、絽の紋附を着てパナマを冠つた男がゐるんだ。そして其奴が帽子を脱つて手巾で額を拭いた時、おや、高橋君に肖てるなと僕は思つたね。頭は角刈りでさ。さうしてると、其奴がひよいと後を向いたんだ。――何うだい。矢つ張りそれが高橋よ。』
« Il doit bien y avoir une raison, non ? »
« Justement ! » s'exclama Yasui avec un enthousiasme débordant, avant de rire de bon cœur. « J'ai croisé Takahashi hier. »
« Où ça ? »
« À Asakusa. »
« À Asakusa ? »
« Tu es surpris, hein ? Moi aussi, sur le moment. Il faut dire que c'est le dernier endroit où je m'attendais à le dénicher. »
« Et où était-il, exactement ? »
« Écoute bien. Hier, le patron m'a chargé d'enquêter sur les méfaits du cinématographe. Je suis donc allé faire un tour à Asakusa hier soir. Tu me suis ? Après avoir visité deux ou trois établissements, je suis entré au Sanyû-kan, celui qui fait du kinéorama. Et là, qui vois-je en train de regarder les images animées, l'air totalement ailleurs ? Le maître lui-même ! »
« Hahaha ! Lui, regarder du cinématographe ! Et qu'est-ce qu'il a dit ? »
« Rien du tout. Attends la suite. Quand je suis entré, ils projetaient une longue pièce de théâtre et c'était le noir complet. Quand la lumière est revenue brusquement, j'ai balayé la salle du regard pour voir s'il y avait une connaissance. Là, sur un banc tout devant, je remarque un homme en kimono de soie ro avec ses armoiries et un Panama. Quand il a ôté son chapeau pour s'éponger le front avec son mouchoir, je me suis dit : "Tiens, il ressemble à Takahashi, celui-là". Il avait les cheveux coupés en brosse. Et soudain, le type se retourne... Eh bien, pas de doute : c'était bien lui ! »
『へえ! 子供でも連れて行つたんか?』
『僕もさう思つたね。さうでなければ田舍から親類でも來て、それで社を休んで方々案内してるんだらうと思つたね。』
『さうぢやないのか?』言ひながら私は、安井の言ふ事が何となく信じられないやうな氣持だつた。
『一人さ。』安井は續けた。『何うも僕も不思議だと思つたね。さうして次の寫眞の間に、横手の、便所へ行く方のずつと前へ行つてゐて、こんだよく見屆けてやらうと思つて明るくなるのを待つてゐると、矢張擬ひなしの高橋ぢやないか。しかも頗る生眞面目な顏をして、卷煙草を出してすぱすぱ吸ひながら、花聟みたいに濟まあしてゐるんぢやないか! 僕は危く吹き出しちやつたね。』
『驚いたね。高橋君が活動寫眞を見るたあ思はなかつた。――それで何か、君は言葉を懸けたんか?』
『懸けようと思つたさ。然し何しろ四間も五間も、離れてるしね。中へ入つて行かうたつて、彼の通りぎつしりだから入れやしないんだ。汗はだく/\流れるしね。よく彼んな處の中央へ入つてるもんだと思つたよ。』
« Incroyable ! Il était avec des enfants ? »
« C'est ce que j'ai cru aussi. Ou alors j'ai pensé qu'un parent de province était venu lui rendre visite et qu'il avait pris un congé pour lui servir de guide. »
« Ce n'était pas ça ? » demandai-je, trouvant le récit de Yasui presque dur à croire.
« Il était seul », poursuivit Yasui. « Je trouvais ça vraiment étrange. Pendant l'entracte avant le film suivant, je me suis posté sur le côté, bien en avant vers les toilettes, pour m'assurer que c'était bien lui dès que la lumière reviendrait. Et c'était bien notre Takahashi, sans l'ombre d'un doute. Il avait un air on ne peut plus sérieux, tirant sur sa cigarette d'un air posé, comme un jeune marié tout fier de lui ! J'ai failli éclater de rire sur place. »
« C'est sidérant. Je n'aurais jamais imaginé que Takahashi puisse s'intéresser au cinématographe. — Et alors, tu lui as adressé la parole ? »
« J'en avais l'intention. Mais il y avait au moins sept ou huit mètres entre nous. Et pour se frayer un chemin là-dedans... c'était tellement bondé que c'était impossible. On transpirait à grosses gouttes. Je me demandais comment il pouvait supporter de rester planté en plein milieu. »
『それぢや高橋君は、君に見られたのを知らずにゐるんか?』
『知らんさ。彼れ是れ一時間ばかり經つて入代りになつた時、先生も立つて歸るやうな樣子だつたから、僕も大急ぎで外へ出たんだが、出る時それでも二三分は暇を取つたよ。だから辛と外へ出て來て探したけれども、遂々行方知れずさ。』
『隨分振つてるなあ! 一體何の積りで、活動寫眞なんか見に行つたんだらう?』
『解らんね、それが。僕は默つて、寫眞よりも高橋君の方ばかり見てゐたんだが、其の内に段々目が暗くなるのに慣れて來てね。面白かつたよ。惡戯小僧の寫眞なんか出ると、先生大口開いて笑ふんぢやないか? 周圍の愚夫愚婦と一緒にね。』
話してるところへ、玄關に人の訪ねて來たけはひがした。家の者の出て挨拶する聲もした。
『ああ、さうですか。安井君が。』さういふ言葉が明瞭と聞えた。
『高橋だ。』
『高橋だ。』
安井と私は同時にさう言つて目を見合はした。そして妙に笑つた。
« Alors il ne sait pas que tu l'as vu ? »
« Non. Au bout d'une heure environ, quand les spectateurs ont commencé à tourner, il s'est levé comme pour partir. Je me suis dépêché de sortir, mais ça m'a pris deux ou trois minutes. Une fois dehors, j'ai eu beau chercher, il s'était volatilisé. »
« Quelle originalité ! Qu'est-ce qui a bien pu lui prendre d'aller voir ça ? »
« Mystère. Moi, je ne regardais plus l'écran, je l'observais lui. À force, mes yeux se sont habitués à l'obscurité. C'était drôle : dès qu'il y avait un film avec un gamin polisson, il ouvrait une bouche immense pour rire aux éclats, exactement comme la foule d'ignorants tout autour de lui ! »
Pendant qu'il racontait cela, on entendit quelqu'un frapper à l'entrée. La voix d'un membre de ma famille répondit.
« Ah, vraiment ? Monsieur Yasui est là ? » entendit-on distinctement.
« C'est Takahashi ! »
« C'est lui ! »
Yasui et moi fîmes la remarque en même temps, échangeant un regard et un sourire complice.
『やあ。』言ひながら高橋は案内よりも先に入つて來た。燈火の加減でか、平生より少し脊が低く見えた。そして、見慣れてゐる袴を穿いてゐない所爲か、何となく見すぼらしくも有つた。
『やあ。』私も言つた。『噂をすれば影だ。よくやつて來たね。』
『僕の噂をしてゐたのか?』さう言つて縁側に近い處に坐つた。『病人が突然やつて來て、喫驚したらう? 夜になつても矢つ張り暑いね。』
『君の病氣はちやんと診察してるよ。』それは安井が言つた。
『當り前さ。僕が本當の病人になるのは、日本中の人間が皆、梅毒と結核の爲に死に絶えて了つてからの事だ。』
『それなら何故社を休んだ?』私は皮肉な笑ひ方をして聞いた。
『うむ。……少し用が有つてね。』
『其の用も知つてるぞ。』
『何の用だい?』
『自分の用を人に聞く奴があるか?』
『知つてると云ふからさ。』
『君は昨夜何處へ行つた?』
『昨夜か? 昨夜は方々歩いた。何故?』
『安井君、彼れは何時頃だつたい?』私は安井の顏を見た。
安井と態と眞面目な顏をしながら、『さうさのう、八時から九時までの間頃だ。』
『八時から九時……』高橋は鹿爪らしく小首を傾げて、
『ああ、其の頃なら僕は淺草で活動寫眞を見てゐたよ。』
二人は吹きだして了つた。
« Salut ! » lança Takahashi en entrant avant même d'y être invité.
À cause de l'éclairage, peut-être, il paraissait plus petit que d'habitude. Et comme il ne portait pas son habituel hakama, il avait un air un peu déguenillé.
« Salut ! » répondis-je.
« Quand on parle du loup... Tu tombes à pic. »
« Vous parliez de moi ? » demanda-t-il en s'asseyant près de la véranda.
« Vous avez dû être surpris de voir débarquer un malade, non ? Même la nuit, il fait toujours aussi chaud. »
« Oh, ton cas a déjà été diagnostiqué », lança Yasui.
« Évidemment. Pour que je sois réellement malade, il faudrait d'abord que toute la population japonaise ait péri de la syphilis ou de la tuberculose. »
« Alors pourquoi as-tu séché le journal ? » demandai-je avec un sourire ironique.
« Hum... J'avais quelques affaires à régler. »
« Ces affaires, nous les connaissons aussi. »
« Ah bon ? Lesquelles ? »
« Qui demande aux autres quelles sont ses propres affaires ? »
« Puisque tu dis que tu les connais... »
« Où étais-tu hier soir ? »
« Hier soir ? Je me suis baladé un peu partout. Pourquoi ? »
« Yasui, c'était vers quelle heure déjà ? » demandai-je en me tournant vers lui. Y
asui, prenant un air faussement sérieux : « Voyons... c'était entre huit et neuf heures du soir. »
« Huit heures, neuf heures... » Takahashi pencha la tête d'un air solennel.
« Ah, à ce moment-là, j'étais à Asakusa pour voir du cinématographe. »
Nous éclatâmes de rire tous les deux.
高橋は等分に二人の顏を見て、『何が可笑しいんだい? 君等も昨夜行つてたのか?』
『何うだ、天網恢々疎にして洩さずだらう?』安井は言つた。
『ふむ、それが可笑しいのか? さうか。君等も行つてたのか? 龜山君も?』
『僕は行かんよ。安井君が行つたんだよ。』
『道理で?……安井も大分近頃話せるやうになつたなあ。』さう言つて無遠慮に安井の顏を見た。
安井は對手の平氣なのに少し照れた樣子で、『戯談ぢや無い。僕はまだ君のやうに、彼處へ行つて大口開いて笑へやしないよ。』
『高橋君。』私は言つた。『君こそ社を休んで活動寫眞へ行くなんて、近頃大分話せるやうになつたぢやないか?』
高橋は私の顏に目を移して、その子供のやうな聲を立てゝ笑つた。
『そんな風に書くから社の新聞は賣れるんだよ。君等は實に奇拔な觀察をするなあ。』
『だつてさうぢやないか?』私も笑つた。
『そんなら活動寫眞と、君が社を休んだ理由と何れだけ關係があるんだ?』
『莫迦な事を言ふなあ! 社を休んだのは少し用があつて休んだんだよ。實は四、五日休んで一つ爲事しようかと思つたんだよ。それが出來なかつたから、ぶら/\夕方から出懸けて行つたまでさ。』
Takahashi nous regarda tour à tour.
« Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ? Vous y étiez aussi ? »
« Alors, comme on dit, "le filet du ciel a des mailles larges, mais il n'oublie rien", n'est-ce pas ? » dit Yasui.
« Je vois, c'est ça qui vous fait rire ? Vous y étiez donc ? Toi aussi, Kameyama ? »
« Pas moi. C'est Yasui qui t'a vu. »
« Je comprends mieux... Yasui, tu deviens de plus en plus fréquentable ces derniers temps », dit-il en dévisageant Yasui sans aucune gêne.
Yasui, un peu déstabilisé par le sang-froid de son interlocuteur : « Ne plaisante pas. Contrairement à toi, je ne suis pas encore capable d'ouvrir une bouche immense pour rire devant ce genre de spectacle. »
« Takahashi, » repris-je, « c'est plutôt toi qui deviens fréquentable : prendre un congé pour aller au cinématographe ! »
Takahashi tourna son regard vers moi et éclata d'un rire enfantin.
« C'est parce que vous écrivez des choses de ce genre que le journal se vend. Vous avez vraiment des observations insolites. »
« Mais n'est-ce pas la vérité ? » dis-je à mon tour en riant.
« Et quel rapport y a-t-il entre le cinématographe et ma démission temporaire du journal ? »
« Ne raconte pas n'importe quoi ! Si j'ai pris congé, c'était pour régler une affaire. En réalité, je voulais m'absenter quatre ou cinq jours pour faire un travail sérieux. Comme je n'y suis pas parvenu, je suis sorti flâner à la tombée de la nuit, c'est tout. »
『何んな爲事だい?』
『爲事か? なあに、何うせ下らんこつたがね。』
『ははは、活動寫眞よりもか?』
一寸間を置いて、高橋は稍眞面目な顏になつた。『君等は僕が活動寫眞を見に行つたつて先刻から笑ふが、そんなに可笑しく思はれるかね? 安井君は何うせ新聞の種でも探しに行つたんだらうが、先あ一度、そんな目的なしに彼處へ入つて見給へ。好い氣持だよ。彼處には何百人といふ人間が、彼の通りぎつしり詰まつてるが、奴等――と言つちや失敬だな――彼の人達には第一批評といふものが無い。損得の打算も無い。各自急がしい用をもつた人達にや違ひないが、彼處へ來るとすつかりそれを忘れて、ただもう安い値を拂つた樂しみを思ふさま味はうとしてる。尤も中には、女の手を握らうと思ふ奴だの、掏摸だの、それから刑事だのも入り込んでるだらうが、それは何十分の一だ。』
『僕は其奴等を見に行つたんさ。』と安井が口を入れた。
« Quel genre de travail ? »
« Quel travail ? Oh, rien que de très banal, de toute façon. »
« Hahaha, plus banal encore que le cinématographe ? »
Après un court silence, Takahashi prit un air un peu plus sérieux.
« Vous vous moquez de moi parce que je suis allé au cinématographe, mais trouvez-vous cela si ridicule ? Yasui y est sans doute allé pour dénicher de la matière à articles, mais essayez donc d'y entrer une fois sans but précis. On s'y sent bien. Des centaines de personnes s'y entassent, serrées les unes contre les autres. Ces gens... c'est impoli de dire "ces gens-là"... ces personnes n'ont, pour commencer, aucun esprit de critique. Ils n'ont aucun calcul de profit ou de perte. Ce sont certainement des gens qui ont des occupations pressantes, mais une fois là, ils oublient tout et ne cherchent qu'à savourer pleinement ce plaisir bon marché. Bien sûr, il y a parmi eux des types qui cherchent à tripoter les femmes, des pickpockets ou des policiers en civil, mais ils ne représentent qu'une infime fraction de la foule. »
« C'est justement ceux-là que j'étais allé voir ! » intervint Yasui.
『さうだらう、僕もさう思つてゐた。新聞記者といふ者はそれだから厭だよ。輾んでも只は起きない工夫ばかりしてる。』
私は促した。『それで活動寫眞の功徳は何處邊に在るんか?』
『つまり批評の無い場處だといふところにあるさ。――此の間まで内の新聞に、方々の實業家の避暑に就ての意見が出てゐたね。彼れを讀むと、十人の八人までは避暑なんか爲なくても可いやうに言つてる。ああ言つてるのはつまり、彼等頭取とか、重役とか、社長とかいふ地位にゐるものは、周圍の批評に比較的無關心で有り得る境遇にゐるからなんだよ。山へ行きたいの、海へ行きたいのといふのは、畢竟僕の所謂批評の無い場所へ行きたいといふ事なんだからね。ところが僕等のやうな一般人はさうは行かん。先あ誰にでも可いから、其の人の現在に於ける必要と希望とを滿たして、それでもまだ餘る位の金をくれて見給へ。屹度海か、山へ行くね。十人に九人までは行くね。人がよく夏休みになると、借金してまで郷里へ歸るのは、一つは矢張りそれだよ。さうして復東京へ戻つて來ると、屹度、「故郷は遠くから想ふべき處で、歸るべき處ぢやない。」といふのも、矢張りそれだよ。故郷だつて、山や河ばかりぢやない。人間がゐる。然も自分を知つてる人間ばかりゐる。二日や、三日は可いが、少し長くなると、其處にもまた批評の有る事を發見して厭になるんだ。』
« Je m'en doutais, et c'est bien pour cela que je déteste les journalistes. Ils ne font jamais un pas sans chercher à en tirer profit. »
Je l'encourageai à poursuivre : « Et alors, où réside la vertu du cinématographe ? »
« Précisément dans le fait que c'est un lieu dépourvu de critique. — L'autre jour, notre journal publiait les opinions de divers industriels sur les vacances d'été. À les lire, huit sur dix prétendaient qu'on pouvait très bien s'en passer. S'ils parlent ainsi, c'est parce que ces directeurs de banque, ces administrateurs ou ces présidents occupent des positions où ils peuvent se permettre d'être indifférents aux critiques de leur entourage. Vouloir aller à la montagne ou à la mer, c'est en fin de compte vouloir aller dans un lieu sans critique. Mais pour le commun des mortels comme nous, ce n'est pas si simple. Donnez à n'importe qui de quoi combler ses besoins et ses désirs actuels, avec encore un surplus d'argent, et vous verrez : neuf sur dix partiront à la mer ou à la montagne. Si les gens s'endettent parfois pour rentrer l'été dans leur pays natal, c'est pour la même raison. Et quand ils reviennent à Tokyo en disant : "Le pays natal est un lieu auquel on doit penser de loin, pas un lieu où l'on doit retourner", c'est encore la même chose. Le pays natal, ce n'est pas seulement des monts et des rivières. Il y a des hommes. Et surtout, il n'y a que des gens qui vous connaissent. On s'y plaît deux ou trois jours, mais si l'on reste trop longtemps, on finit par découvrir que là aussi, la critique existe, et cela devient insupportable. »
高橋は入つて來た時から放さなかつた扇を疊んで、ごろりと横になつた。そして續けた。
『僕なんかも、金と時間さへあつたら、早速何處かへ行くね。成るべく人のゐない處へ行くね。だが、自然といふものには、批評が無いと同時に餘り無關心過ぎるところが有る。我々が行つたつて些とも關つちやくれない。だから僕みたいな者は、海や、山へ行くと、直ぐもう飽きちやつて、爲る事に事を缺いて自分で自分の批評を始めるんだ。其處へ行くと活動寫眞は可いね。――僕は今迄、新聞記者の生活ほど時間の經つに早いものは無いと思つてゐたら、活動寫眞の方はまだ早い。要らないところはぐんぐん飛ばして行くしね。それに何だよ、活動寫眞で路を歩いてる人を見ると、普通に歩いてるのが僕等の駈足位の早さだよ。駈けるところなんか滅法早い。僕は昨夜自動車競走の寫眞を見たが、向ふの高い處から一直線の坂を、自動車が砂煙を揚げて鐵砲玉のやうに飛んで來るところは好かつたねえ。身體がぞくぞくした。あんなのを見ると些とも心に隙が無い。批評の無い場所にゐるばかりでなく、自分にも批評なんぞする餘裕が無くなる。僕は此の頃活動寫眞を見てるやうな氣持で一生を送りたいと思ふなあ。』
『自動車を買つて乘り廻すさ。』安井は無雜作に言つた。
Takahashi replia l'éventail qu'il n'avait pas lâché depuis son arrivée et s'allongea de tout son long. Il continua :
« Moi aussi, si j'avais l'argent et le temps, je partirais sur-le-champ. J'irais, si possible, dans un endroit où il n'y a personne. Cependant, la nature a ceci de particulier qu'en plus de ne pas critiquer, elle est bien trop indifférente. On peut y aller, elle ne vous accorde pas la moindre attention. Alors un homme comme moi, dès qu'il arrive à la mer ou à la montagne, s'ennuie aussitôt et, faute de mieux, finit par se critiquer lui-même. C'est là que le cinématographe est merveilleux. — Je pensais jusqu'ici que rien ne faisait passer le temps plus vite que la vie de journaliste, mais le cinématographe est encore plus rapide. On saute les passages inutiles à toute allure. Et puis, regardez les gens qui marchent à l'écran : leur pas ordinaire est aussi rapide que notre pas de course. Quant à leurs courses, elles sont d'une vitesse folle ! J'ai vu hier un film de course automobile : voir ces voitures dévaler une pente rectiligne depuis les hauteurs, dans un nuage de poussière, fonçant comme des balles de fusil... c'était magnifique. J'en avais des frissons. Devant un tel spectacle, l'esprit n'a plus aucune faille. On n'est pas seulement dans un lieu sans critique, on n'a plus le loisir de critiquer soi-même quoi que ce soit. J'aimerais passer ma vie entière avec le sentiment que l'on éprouve en regardant du cinématographe. »
« Achète-toi une voiture et roule avec », dit Yasui avec désinvolture.
松永に別れた夏――去年の夏は其のやうにして過ぎた。高橋の言草では無いが、我々新聞記者の生活ほど慌しく、急がしいものは無い。誰かも言つた事だが、我々は常に一般人より一日づつ早く年を老つてゐる。人が今日といふところをば昨日と書く。明日といふべきところを今日と言ふ。朝起きて先づ我々の頭腦に上る問題は、如何に明日の新聞を作るべきかといふ事であつて、如何に其の一日を完成すべきかといふ事では無い。我々の生活は實にただ明日の準備である。そして決してそれ以上では無い。日が暮れて爲事の終つた時、我々にはもう何も殘つてゐない。我々の取扱ふ事件は其の日、其の日に起つて來る事件で有つて、決して前から豫期し、乃至は順序を立てて置くことを許さない。――春がさうして過ぎ、夏がさうして過ぎる。一年の間、我々は只人より一日先、一日先と駈けてゐるのだ。
さういふ私の身體にも、秋風の快さはそれとなく沁みた。もう町々の氷屋が徐々店替をする頃だつた。私にも新らしい脊廣が出來た。或朝、私は平生より少し早目に家を出て電車に乘つた。そして、ただ一人垢染みた白地の單衣を着た、苦學生らしい若い男の隅の方に腰掛けてゐるのを見出した。「秋だ!」私は思つた。――實際、其の男は私が其の日出會つた白地の單衣を着たただ一人の男だつた。私はそれとなく、此の四、五日の間に、東京中の家といふ家で、申し合せたやうに、夏の着物を疊んで藏つて了つたことを感じた。
L'été où je quittai Matsunaga — l'été dernier — s'écoula ainsi. Sans vouloir reprendre les mots de Takahashi, rien n'est plus fébrile et pressé que notre vie de journalistes. Quelqu'un a dit que nous vieillissons chaque jour d'un jour de plus que le commun des mortels. Ce que les gens appellent "aujourd'hui", nous l'écrivons déjà comme "hier". Ce que l'on devrait appeler "demain", nous le nommons "aujourd'hui". En nous levant le matin, la première question qui monte à notre cerveau est de savoir comment fabriquer le journal de demain, et non comment accomplir notre propre journée. Notre vie n'est en vérité qu'une préparation pour demain, et jamais rien de plus. Quand le soir tombe et que le travail finit, il ne nous reste plus rien. Les événements que nous traitons surgissent au jour le jour ; ils ne permettent jamais d'être prévus ou ordonnés à l'avance. — Le printemps s'en va ainsi, l'été s'en va de même. Tout au long de l'année, nous courons simplement avec un jour d'avance, toujours un jour d'avance sur les autres.
Pourtant, la fraîcheur du vent d'automne finit par imprégner mon corps. C'était le moment où les marchands de glace des quartiers commençaient doucement à changer de commerce. Je m'étais fait faire un veston neuf. Un matin, sortant un peu plus tôt que d'habitude, je montai dans le tramway. J'y vis, assis dans un coin, un jeune homme qui semblait être un étudiant pauvre, vêtu d'un simple hitoé [kimono d'été sans doublure] d'un blanc douteux. "C'est l'automne !" pensai-je. — En effet, cet homme était le seul que je croisai ce jour-là à porter encore ce vêtement blanc. Je sentis confusément que, durant ces quatre ou cinq jours, dans toutes les maisons de Tokyo, comme par un accord tacite, on avait plié et rangé les habits d'été.
其の日私は、何の事ともなく自分の爲事を早く切り上げて、そして早々と歸つて來た。恰度方々の役所の退ける時刻だつた。
『貴方は龜山さんぢやありませんか?』
訛りのある、寂びた聲が電車の中でさう言つた。
『ああ、△△君でしたか!』私も言つた。彼は私の舊友の一人だつた。然も餘り好まない舊友の一人だつた。然し其の時、私は少しも昔の感情を思出さなかつた。そしてただ何がなしに懷しかつた。
『三、四年振りでしたねえ。矢つ張りずつと彼時から東京でしたか?』私は言つた。
『は。ずつと此方に。遂々腰辨になつて了ひました。』
恰度私の隣の席が空いたので、二人は竝んで腰を掛けた。平たい、表情の無い顏、厚い脣、黒い毛蟲のやうな眉……其れ等の一々が少しも昔と違つてゐないのを、私は何故か嬉しいやうに見た。そればかりではない。彼の白襯衣の汚れ目も、また周圍構はぬ高聲で話しかける地方人の癖をも、私は決して不快に思はなかつた。二人は思出す儘に四、五人の舊友に就いて語つた。そして彼は、長く逢はずに、且つ私の方では思出すこともなく過してゐたに拘らず、よく私の近況を知つてゐた。
『先月でしたか、靜岡の製紙工場を視察にいらしたやうでしたね?』そのやうに彼は言つた。
『ええ。』私は輕く笑つた。彼はT――新聞の讀者だつた。
家へ歸つて來ると、何の理由もなく私は机の邊を片附けた。そして座蒲團から、縁先に吊した日避けの簾まで、すべて夏の物を藏はせて了つた。嬉しいやうな、新しい氣持があつた。さうして置いて、私は其の夜、新橋で別れて以來初めての手紙を、病友松永の爲に書いた。
Ce jour-là, sans raison particulière, je terminai mon travail plus tôt et rentrai promptement. C'était l'heure où les bureaux des diverses administrations fermaient leurs portes.
« N'êtes-vous pas Monsieur Kameyama ? »
Une voix familière, un peu traînante et marquée par un accent provincial, m'interpella dans le tramway.
« Ah, c'est vous, cher ami ! » m'exclamai-je. C'était l'un de mes anciens camarades. À vrai dire, un camarade que je n'appréciais guère autrefois. Pourtant, à cet instant, je ne ressentis aucune de mes vieilles rancœurs. J'éprouvai seulement une sorte de nostalgie indéfinissable.
« Cela fait bien trois ou quatre ans, n'est-ce pas ? Êtes-vous resté à Tokyo depuis lors ? » demandai-je.
« Oui. Toujours ici. J'ai fini par devenir un humble "pique-assiette" [employé de bureau]. »
Le siège à côté du mien venant de se libérer, nous nous assîmes côte à côte. Son visage plat et sans expression, ses lèvres épaisses, ses sourcils comme deux chenilles noires... Je contemplai avec une sorte de joie le fait que rien en lui n'avait changé. Et pas seulement cela : la crasse sur le col de sa chemise blanche, sa manie de provincial de parler fort sans se soucier des alentours, rien ne m'était désagréable. Nous évoquâmes au gré de nos souvenirs quatre ou cinq anciens amis. Et lui, bien que nous ne nous soyons pas vus depuis longtemps et que je n'aie jamais pensé à lui, connaissait fort bien ma situation actuelle.
« C'était le mois dernier, n'est-ce pas, que vous êtes allé inspecter une usine de papier à Shizuoka ? » dit-il.
« En effet », répondis-je avec un léger sourire. Il était un lecteur du journal T—.
De retour chez moi, je me mis, sans raison apparente, à ranger mon bureau. Puis je fis serrer tous les objets d'été, des coussins jusqu'aux stores de bambou suspendus à la véranda. Je me sentais ragaillardi, l'esprit neuf. Et c'est alors que j'écrivis, pour la première fois depuis nos adieux à Shimbashi, une lettre à mon ami malade, Matsunaga.
底本:「石川啄木作品集 第三巻」昭和出版社
1970(昭和45)年11月20日発行
※底本の表記に疑問がある箇所は、「現代日本文学全集 第四十五篇」改造社、1928(昭和3)年7月10日発行を参照して正し、その箇所に注記を加えました。
※「廻」と「※(「廴+囘」、第4水準2-12-11)」の混在は、底本通りです。
入力:Nana ohbe
校正:林 幸雄
2005年11月23日作成
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