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雨ふり
la Pluie
泉 鏡花
Izumi Kyouka
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source: https://www.aozora.gr.jp/cards/000050/files/50792_64352.html
初出:「苦楽 第二巻第一号」プラトン社
1924(大正13)年7月1日
一瀬を低い瀧に颯と碎いて、爽かに落ちて流るゝ、桂川の溪流を、石疊で堰いた水の上を堰の其の半ばまで、足駄穿で渡つて出て、貸浴衣の尻からげ。梢は三階の高樓の屋根を抽き、枝は川の半ばへ差蔽うた槻の下に、片手に番傘を、トンと肩に持たせながら、片手釣で輕く岩魚を釣つて居る浴客の姿が見える。
片足は、水の落口に瀬を搦めて、蘆のそよぐが如く、片足は鷺の眠つたやうに見える。……堰の上の水は一際青く澄んで靜である。其處には山椿の花片が、此のあたり水中の岩を飛び岩を飛び、胸毛の黄色な鶺鴒の雌鳥が含みこぼした口紅のやうに浮く。
雨はしと/\と降るのである。上流の雨は、うつくしき雫を描き、下流は繁吹に成つて散る。しと/\と雨が降つて居る。
Le courant de la rivière Katsura s’écoule avec fraîcheur et se brise avec fracas en une petite cascade au premier saut avant de s'enfuir. Sur les eaux retenues par une digue de pierres, un baigneur s'est avancé jusqu'au milieu du barrage, chaussé de ses hautes ashida. Les pans de son yukata de location sont relevés à la ceinture.
Sous un grand zelkova dont la cime dépasse le toit d’un pavillon de trois étages et dont les branches s’étendent pour ombrager la moitié de la rivière, l’homme se tient là : tenant d’une main une ombrelle en papier huilé posée négligemment sur l’épaule, tandis que de l’autre il pêche l’omble avec une légèreté singulière.
L'une de ses jambes semble s'enrouler autour du courant à la chute d'eau, frémissant tel un roseau, tandis que l'autre évoque le repos d'un héron endormi. Au-dessus du barrage, l’eau est d’un bleu profond, limpide et immobile. Là, des pétales de camélia de montagne flottent comme le rouge à lèvres qu'aurait laissé échapper une bergeronnette femelle au poitrail jaune, laquelle sautille de roche en roche au milieu des flots.
La pluie tombe, fine et serrée. En amont, elle dessine de magnifiques gouttelettes à la surface ; en aval, elle se transforme en une brume d'écume qui s'éparpille. La pluie tombe, doucement, sans fin.
このくらゐの雨は、竹の子笠に及ぶものかと、半纏ばかりの頬被で、釣棹を、刺いて見しよ、と腰にきめた村男が、山笹に七八尾、銀色の岩魚を徹したのを、得意顏にぶら下げつゝ、若葉の陰を岸づたひに、上流の一本橋の方からすた/\と跣足で來た。が、折からのたそがれに、瀬は白し、氣を籠めて、くる/\くる、カカカと音を調ぶる、瀧の下なる河鹿の聲に、歩を留めると、其處の釣人を、じろりと見遣つて、空しい渠の腰つきと、我が獲ものとを見較べながら、かたまけると云ふ笑方の、半面大ニヤリにニヤリとして、岩魚を一振、ひらめかして、また、すた/\。……で、すこし岸をさがつた處で、中流へ掛渡した歩板を渡ると、其處に木小屋の柱ばかり、圍の疎い「獨鈷の湯。」がある。――屋根を葺いても、板を打つても、一雨強くかゝつて、水嵩が増すと、一堪りもなく押流すさうで、いつも然うしたあからさまな體だと云ふ。――
« Est-ce qu'une pluie pareille mérite qu’on sorte le chapeau de bambou ? » Semblant défier les cieux, un villageois s'avance, un simple linge noué sur la tête en guise de protection et vêtu de sa seule veste hanten. Il porte à la taille sa canne à pêche, comme on porterait un sabre de parade. Il descend d'un pas vif, pieds nus, depuis le pont de bois en amont, longeant la rive à l'ombre des jeunes feuilles. À sa main pend fièrement une branche de bambou nain où sont enfilés sept ou huit ombles argentés. À la faveur du crépuscule naissant, les rapides blanchissent. Le son des crapauds-kajika, tapis au pied de la cascade, s’accorde au paysage : un roulement concentré, kuru-kuru-kuru, suivi d'un ka-ka-ka sec. L’homme s’arrête un instant. Il jette un regard en biais au pêcheur de la ville, compare la posture bredouille de l'étranger à son propre butin, et laisse échapper un rictus moqueur — une grimace triomphante qui lui fend la moitié du visage. D'un geste sec, il fait miroiter ses poissons d'argent une dernière fois avant de reprendre sa route, suta-suta, d'un pas pressé. Un peu plus bas sur la rive, il traverse une simple planche jetée sur le courant. Là se trouve la « Source de Tokko », un bain dont l'enceinte n'est faite que de minces piliers de bois, sans véritables murs. On dit que dès que la pluie forcit et que les eaux montent, un toit ou des planches seraient emportés sans ménagement ; c’est pourquoi la source reste ainsi, toujours exposée, dans son état le plus simple.
半纏着は、水の淺い石を起して、山笹をひつたり挾んで、細流に岩魚を預けた。溌剌と言ふのは此であらう。水は尾鰭を泳がせて岩に走る。そのまゝ、すぼりと裸體に成つた。半纏を脱いだあとで、頬かぶりを取つて、ぶらりと提げると、すぐに湯氣とともに白い肩、圓い腰の間を分けて、一個、忽ち、ぶくりと浮いた茶色の頭と成つて、そしてばちや/\と湯を溌ねた。
時に、其の一名、弘法の湯の露呈なことは、白膏の群像とまでは行かないが、順禮、道者、村の娘、嬰兒を抱いた乳も浮く……在の女房も入交りで、下積の西洋畫を川で洗濯する風情がある。
この共同湯の向う傍は、淵のやうにまた水が青い。對岸の湯宿の石垣に咲いた、枝も撓な山吹が、ほのかに影を淀まして、雨は細く降つて居る。湯氣が霞の凝つたやうにたなびいて、人々の裸像は時ならぬ朧月夜の影を描いた。
L'homme à la veste hanten souleva une pierre dans les eaux peu profondes et y coinça fermement sa branche de bambou nain, confiant ses ombles au courant de la rive. C'était là l'image même de la vivacité : l'eau faisait frémir les nageoires et les queues des poissons contre la roche. Sans plus attendre, il se mit nu. Une fois la veste ôtée, il dénoua son linge de tête, le laissa pendre un instant, puis, dans une bouffée de vapeur, ses épaules blanches et la courbe de ses hanches disparurent. Soudain, une tête brune émergea dans un bouillonnement, et il se mit à éclabousser l'eau du bain avec fracas.
À cet instant, la nudité exposée de la « Source de Kōbō » offrait un spectacle singulier. Sans aller jusqu'à évoquer un groupe de statues antiques, on y voyait pèlerins, voyageurs, jeunes filles du village, et même les seins d'une mère allaitant son nourrisson... Les épouses de la région se mêlaient à la foule, donnant à la scène l'allure d'une peinture à l'huile occidentale que l'on aurait mise à laver dans la rivière.
De l'autre côté de ce bain communal, l'eau redevient d'un bleu profond, pareille à un abîme. Sur la rive opposée, les corêtes du Japon qui fleurissent sur les murs de pierre de l'auberge courbent leurs branches sous leur propre poids, projetant une ombre délicate dans l'eau stagnante. La pluie tombe, fine. La vapeur d'eau stagne comme une brume figée, et les silhouettes nues des baigneurs dessinent les ombres d'une improbable nuit de lune voilée.
肝心な事を言忘れた。――木戸錢はおろか、遠方から故々汽車賃を出して、お運びに成つて、これを御覽なさらうとする道徳家、信心者があれば、遮つてお留め申す。――如何となれば、座敷の肱掛窓や、欄干から、かゝる光景の見られるのは、年に唯一兩度ださうである。時候と、時と、光線の、微妙な配合によつて、しかも、品行の方正なるものにのみあらはるゝ幻影だと、宿の風呂番の(信さん)が言つた。――案ずるに、此は修善寺の温泉に於ける、河鹿が吐く蜃氣樓であるらしい。かた/″\、そんな事はあるまいけれども、獨鈷の湯の恁る状態をあてにして、お出かけに成つては不可い。……
J’oubliais de mentionner l’essentiel. — Si quelque moraliste ou quelque dévot, au mépris des frais de transport et du prix du billet de train depuis une contrée lointaine, s'avisait de faire le voyage dans l’espoir de contempler un tel spectacle, je m’empresserais de l’en dissuader. — Pourquoi donc ? Parce qu’il paraît que de telles scènes, visibles depuis les fenêtres à accoudoirs ou les balustrades des chambres, ne se produisent qu’une ou deux fois l’an. Selon Shin-san, le préposé aux bains de l’auberge, il s’agirait d’une « vision » qui ne se manifeste que par une combinaison subtile de la saison, de l’heure et de la lumière… et seulement aux âmes d’une vertu irréprochable. À bien y réfléchir, il s’agit sans doute d’un mirage exhalé par les crapauds kajika des sources de Shuzenji. Quoi qu’il en soit, et même si une telle chose est peu probable, n’allez surtout pas vous mettre en route en comptant trouver la source de Tokko dans un tel état…
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ゴウーンと雨に籠つて、修禪寺の暮六つの鐘が、かしらを打つと、それ、ふツと皆消えた。……むく/\と湯氣ばかり。堰に釣をする、番傘の客も、槻に暗くなつて、もう見えぬ。
葉末の電燈が雫する。
女中が廊下を、ばた/\と膳を運んで來た。有難い、一銚子。床の櫻もしつとりと盛である。
が、取立てて春雨のこの夕景色を話さうとするのが趣意ではない。今度の修善寺ゆきには、お土産話が一つある。
何事も、しかし、其の的に打撞るまでには、弓と云へども道中がある。醉つて言ふのではないけれども、ひよろ/\矢の夜汽車の状から、御一覽を願ふとしよう。
先以て、修善寺へ行くのに夜汽車は可笑い。其處に仔細がある。たま/\の旅行だし、靜岡まで行程を伸して、都合で、あれから久能へ廻つて、龍華寺――一方ならず、私のつたない作を思つてくれた齋藤信策(野の人)さんの墓がある――其處へ參詣して、蘇鐵の中の富士も見よう。それから清水港を通つて、江尻へ出ると、もう大分以前に成るが、神田の叔父と一所の時、わざとハイカラの旅館を逃げて、道中繪のやうな海道筋、町屋の中に、これが昔の本陣だと叔父が言つただゞつ廣い中土間を奧へ拔けた小座敷で、お平についた長芋の厚切も、大鮪の刺身の新しさも覺えて居る。「いま通つて來た。あの土間の處に腰を掛けてな、草鞋で一飯をしたものよ。爐端で挨拶をした、面長な媼さんを見たか。……其の時分は、島田髷で惱ませたぜ。」と、手酌で引かけながら叔父が言つた――古い旅籠も可懷い。……
Le bourdonnement de la cloche de six heures du soir au temple Shuzenji résonna, étouffé par la pluie, venant frapper les esprits. Alors, tout s'effaça d'un coup. Ne restèrent que les bouillons de vapeur... Le baigneur à l'ombrelle pêchant sur la digue disparut lui aussi, fondu dans l'obscurité du zelkova.
Les ampoules électriques, suspendues aux pointes des feuilles, semblaient ruisseler de gouttes d'eau.
Une servante traversa le couloir d’un pas pressé, bata-bata, apportant les plateaux du dîner. Quel bonheur : un flacon de saké chaud. Dans l'alcôve du tokonoma, les fleurs de cerisier sont en pleine et humide majesté.
Cependant, mon intention n’est pas seulement de vous dépeindre ce paysage de soirée sous la pluie printanière. Ce voyage à Shuzenji m'a laissé une histoire à rapporter en cadeau. Mais avant d'atteindre le cœur du sujet, même pour une flèche, il y a le trajet de l’arc jusqu’à la cible. Ce n’est pas l’ivresse qui me fait parler, mais permettez-moi de vous exposer d’abord les circonstances de ce voyage en train de nuit, au gré des cahots de la lanterne.
D'abord, prendre le train de nuit pour aller à Shuzenji peut paraître saugrenu. Il y a une raison à cela. Puisqu'il s'agissait d'un voyage rare, j'ai poussé jusqu'à Shizuoka pour faire un crochet par Kuno, afin de me rendre au temple Ryūge-ji. C’est là que repose Saito Shinsaku (connu sous le nom de Nonohito), qui appréciait plus que de raison mes humbles écrits. Je voulais me recueillir sur sa tombe et contempler le mont Fuji à travers les cycas. Ensuite, passant par le port de Shimizu pour rejoindre Ejiri — cela remonte à bien longtemps déjà — je me suis souvenu d’un séjour avec mon oncle de Kanda. Nous avions fui les auberges modernes à l'occidentale pour chercher un vieux relais de poste comme on en voit sur les estampes de la route du Tōkaidō. Mon oncle m'avait désigné une immense pièce de terre battue traversant le bâtiment : « Voici ce qu'était un véritable honjin autrefois », disait-il. Je me rappelle encore la petite chambre au fond, l'épaisse tranche d'igname servie dans un bol laqué et la fraîcheur du thon gras. « Je suis passé par ici autrefois, racontait mon oncle en se servant un verre. On s'asseyait là, sur la terre battue, pour manger un bol de riz sans même défaire ses sandales de paille. As-tu vu la vieille femme au visage allongé qui nous a salués près du foyer ? À l'époque, elle faisait tourner les têtes avec son chignon shimada... » Ces vieilles auberges me sont si chères...
それとも、靜岡から、すぐに江尻へ引返して、三保の松原へ飛込んで、天人に見參し、きものを欲しがる連の女に、羽衣、瓔珞を拜ませて、小濱や金紗のだらしなさを思知らさう、ついでに萬葉の印を結んで、山邊の赤人を、桃の花の霞に顯はし、それ百人一首の三枚めだ……田子の浦に打出でて見れば白妙の――ぢやあない、……田子の浦ゆ、さ、打出でて見れば眞白にぞ、だと、ふだん亭主を彌次喜多に扱ふ女に、學問のある處を見せてやらう。たゞしどつち道資本が掛る。
彌次喜多 : Yaji-Kita : Référence aux héros comiques du roman Tōkaidōchū Hizakurige, célèbres pour leurs mésaventures ridicules sur la route du Tōkaidō.
湯治を幾日、往復の旅錢と、切詰めた懷中だし、あひ成りませう事ならば、其の日のうちに修善寺まで引返して、一旅籠かすりたい。名案はないかな、と字の如く案ずると……あゝ、今にして思當つた。人間朝起をしなけりや不可い。東京驛を一番で立てば、無理にも右樣の計略の行はれない事もなささうだが、籠城難儀に及んだ處で、夜討は眞似ても、朝がけの出來ない愚將である。碎いて言へば、夜逃は得手でも、朝旅の出來ない野郎である。あけ方の三時に起きて、たきたての御飯を掻込んで、四時に東京驛などとは思ひも寄らない。――名案はないかな――こゝへ、下町の姉さんで、つい此間まで、震災のために逃げて居た……元來、靜岡には親戚があつて、地の理に明かな、粹な軍師が顯はれた。
Ou bien, repartir aussitôt de Shizuoka vers Ejiri, filer vers la pinède de Miho pour y rencontrer une nymphe céleste ! Je ferais bien voir la robe de plumes et les bijoux sacrés à ces femmes avides de beaux vêtements, pour qu'elles réalisent à quel point leurs soies de Kohama ou de Kinsha sont sans allure. J’en profiterais pour invoquer le Man'yōshū et faire apparaître le poète Yamabe no Akahito dans la brume des fleurs de pêcher. « C’est la troisième carte du Hyakunin Isshu... », leur dirais-je. « Débouchant sur la plage de Tago, je vois la blancheur... » Non, ce n'est pas ça... « Sortant par la baie de Tago, ah ! je vois une blancheur pure... » Voilà qui en boucherait un coin à ma femme, elle qui me traite d'habitude comme un personnage de farce à la Yaji-Kita. Seulement, dans un cas comme dans l'autre, tout cela coûte un capital.
Entre les jours de cure thermale et les frais de transport, ma bourse s'est réduite à la portion congrue. Si c’était possible, je voudrais rentrer à Shuzenji le jour même pour m'y glisser dans une auberge.
« N’y a-t-il pas de plan génial ? », me demandais-je, tourmenté par l'idée... Ah ! je viens enfin de comprendre. C'est qu'il faut savoir se lever tôt dans la vie. En quittant la gare de Tokyo par le premier train, un tel stratagème n'aurait rien d'impossible. Mais je suis un piètre général : capable de mimer une attaque nocturne lors d'un siège difficile, je suis bien incapable de mener une offensive à l'aube. Pour parler plus crûment : je suis un gaillard doué pour la fuite nocturne, mais nul pour le voyage matinal. Me lever à trois heures du matin, engloutir un bol de riz brûlant et me retrouver à la gare de Tokyo à quatre heures ? Impensable.
« N'y a-t-il pas de plan génial ? » C’est alors qu’apparut une « grande sœur » des quartiers populaires qui, jusqu'à tout récemment, s'était réfugiée loin du séisme... Originaire de Shizuoka, elle y avait de la famille et connaissait les lieux sur le bout des doigts. Bref, un stratège plein d'élégance venait de se manifester.
「……九時五十分かの終汽車で、東京を出るんです。……靜岡へ、丁ど、夜あけに着きますから。其だと、どつちを見ぶつしても、其の日のうちに修善寺へ參られますよ。」
妙。
奇なる哉、更に一時間いくらと言ふ……三保の天女の羽衣ならねど、身にお寶のかゝる其の姉さんが、世話になつた禮かた/″\、親類へ用たしもしたいから、お差支へなくば御一所に、――お差支へ?……おつしやるもんだ! 至極結構。で、たゞ匁で連出す算段。あゝ、紳士、客人には、あるまじき不料簡を、うまれながらにして喜多八の性をうけたしがなさに、忝えと、安敵のやうな笑を漏らした。
處で、その、お差支のなさを裏がきするため、豫て知合ではあるし、綴蓋の喜多の家内が、折からきれめの鰹節を「にんべん」へ買出しに行くついでに、その姉さんの家へ立寄つて、同行三人の日取をきめた。
« ...On prend le dernier train à la gare de Tokyo, celui de 21h50. On arrivera à Shizuoka pile au lever du jour. Comme ça, peu importe ce qu'on décide de visiter, on pourra être à Shuzenji dans la journée. »
Merveilleux.
Chose étrange — bien qu’elle ne soit pas la nymphe céleste de Miho — cette « grande sœur », couverte de bijoux, voulait profiter du voyage pour saluer ses proches en guise de remerciement pour services rendus. Elle proposa : « Si cela ne vous dérange pas, faisons route ensemble... » Me déranger ? Quelle idée ! C’était parfait. Un plan pour l'emmener sans débourser un sou. Ah, j'avais là une pensée indigne d’un gentleman, mais incapable de chasser ce tempérament de Kitahachi que j'ai reçu à la naissance, je laissai échapper un rire de méchant de bas étage et acceptai avec gratitude.
Pour confirmer cet arrangement, ma propre femme — la compagne de mon foyer de galère — profita d'aller acheter de la bonite séchée chez « Ninben » pour passer chez cette dame et fixer la date du voyage pour notre trio.
――一寸、ふでを休めて、階子段へ起つて、したの長火鉢を呼んで曰く、
「……それ、何――あの、みやげに持つて行つた勘茂の半ぺんは幾つだつけ。」
「だしぬけに何です。……五つ。」
「五つか――私はまた二つかと思つた。」
「唯た二つ……」
「だつて彼家は二人きりだからさ。」
「見つともないことをお言ひなさいな。」
「よし、あひ分つた。」
五つださうで。……其を持參で、取極めた。たつたのは、日曜に當つたと思ふ。念のため、新聞の欄外を横に覗くと、その終列車は糸崎行としてある。――糸崎行――お恥かしいが、私に其の方角が分らない。棚の埃を拂ひながら、地名辭典の索引を繰ると、糸崎と言ふのが越前國と備前國とに二ヶ所ある。私は東西、いや西北に迷つた。――敢て子供衆に告げる。學校で地理を勉強なさい。忘れては不可ません。さて、どつち道、靜岡を通るには間違のない汽車だから、人に教を受けないで濟ましたが、米原で廻るのか、岡山へ眞直か、自分たちの乘つた汽車の行方を知らない、心細さと言つてはない。しかも眞夜中の道中である。箱根、足柄を越す時は、内證で道組神を拜んだのである。
(S'interrompant un instant, l'auteur se tourne vers l'escalier et interpelle la cuisine en bas :)
« ...Dis-moi, combien y avait-il de ces pâtés de poisson hanpen de chez Kanmo que nous avons apportés en cadeau ? »
« Pourquoi cette question soudaine ? ...Cinq. »
« Cinq ? ...Moi qui croyais qu'il n'y en avait que deux. »
« Seulement deux ? »
« Ben, comme ils ne sont que deux dans cette maison... »
« Ne sois pas si mesquin, enfin ! »
« Bien, j'ai compris. »
Il y en avait donc cinq. C’est avec ce présent en main que l'affaire fut conclue. Je crois que le départ tomba un dimanche. Par acquit de conscience, je jetai un œil à la marge du journal : le dernier train était à destination d'Itozaki. Itozaki... J’ai honte de l'avouer, mais j'ignorais totalement où cela se trouvait. En époussetant mes étagères, je consultai l'index d'un dictionnaire géographique : il y avait un Itozaki dans la province d'Echizen et un autre dans celle de Bizen. J'étais perdu entre l'est et l'ouest, ou plutôt le nord-ouest. Je le dis aux enfants : étudiez bien votre géographie à l'école ! Ne l'oubliez jamais. De toute façon, le train passait par Shizuoka, donc je n'eus pas besoin de demander mon chemin, mais l'idée de ne pas savoir si le train bifurquait à Maibara ou filait droit vers Okayama me donnait un sentiment de solitude indescriptible. Qui plus est, c'était un voyage en pleine nuit. En traversant Hakone et Ashigara, je priais secrètement les divinités des chemins.
處で雨だ。當日は朝のうちから降出して、出掛ける頃は横しぶきに、どつと風さへ加はつた。天の時は雨ながら、地の理は案内の美人を得たぞと、もう山葵漬を箸の尖で、鯛飯を茶漬にした勢で、つい此頃筋向の弴さんに教をうけた、市ヶ谷見附の鳩じるしと言ふ、やすくて深切なタクシイを飛ばして、硝子窓に吹つける雨模樣も、おもしろく、馬に成つたり駕籠に成つたり、松並木に成つたり、山に成つたり、嘘のないところ、溪河に流れたりで、東京驛に着いたのは、まだ三十分ばかり發車に間のある頃であつた。
水を打つたとは此の事、停車場は割に靜で、しつとりと構内一面に濡れて居る。赤帽君に荷物を頼んで、廣い處をずらりと見渡したが、約束の同伴はまだ來て居ない。――大廻りには成るけれど、呉服橋を越した近い處に、バラツクに住んで居る人だから、不斷の落着家さんだし、悠然として、やがて來よう。
Et puis, il y eut la pluie. Elle avait commencé dès le matin, et au moment de partir, elle tombait de biais, poussée par de fortes bourrasques. « Le ciel nous offre la pluie, mais la terre me donne une beauté pour guide », me disais-je. Déjà d'humeur à mélanger mon riz à la dorade avec du thé et une pointe de wasabi, je fis appel à ces taxis « à la colombe » de Ichigaya-mitsuke — dont mon voisin l’écrivain Kōda Rohan m'avait vanté les prix bas et l'amabilité. À travers les vitres fouettées par l’averse, le paysage défilait joyeusement : des formes de chevaux, de palanquins, des rangées de pins ou des montagnes qui semblaient se dissoudre dans les torrents. Nous arrivâmes à la gare de Tokyo trente minutes avant le départ.
Un calme plat régnait dans la gare, comme si elle avait été lavée à grande eau, les quais luisant sous l'humidité. Je confiai les bagages à un porteur et balayai du regard le vaste hall, mais notre compagne de voyage n'était pas là. Elle habitait pourtant tout près, au-delà de Gofukubashi, dans une baraque provisoire. C'était une femme calme, elle finirait bien par arriver tranquillement.
「靜岡まで。」
と切符を三枚頼むと、つれを搜してきよろついた樣子を案じて、赤帽君は深切であつた。
「三枚?」
「つれが來ます。」
「あゝ、成程。」
突立つて居ては出入りの邪魔にもなりさうだし、とば口は吹降りの雨が吹込むから、奧へ入つて、一度覗いた待合へ憩んだが、人を待つのに、停車場で時の針の進むほど、胸のあわたゞしいものはない。「こんな時は電話があるとな。」「もう見えませう。――こゝにいらつしやい。……私が行つて見張つて居ます。」家内はまた外へ出て行つた。少々寒し、不景氣な薄外套の袖を貧乏ゆすりにゆすつて居ると、算木を四角に並べたやうに、クツシヨンに席を取つて居た客が、そちこちばら/\と立掛る。……「やあ」と洋杖をついて留まつて、中折帽を脱つた人がある。すぐに私と口早に震災の見舞を言交した。花月の平岡權八郎さんであつた。「どちらへ。」「私は人を一寸送りますので。」「終汽車ではありますまいね。それだと靜としては居られない。」「神戸行のです。」「私はそのあとので、靜岡まで行くんですが、糸崎と言ふのは何處でせう。」「さあ……」と言つた、洋行がへりの新橋のちやき/\も、同じく糸崎を知らなかつた。
« Trois billets pour Shizuoka. »
En me voyant chercher partout mon compagnon du regard, le porteur fut plein de sollicitude.
« Trois billets ? »
« Quelqu'un doit nous rejoindre. »
« Ah, je vois. »
Pour ne pas gêner le passage et éviter la pluie qui s'engouffrait à l'entrée, nous nous réfugiâmes dans la salle d'attente. Rien n'est plus angoissant que de voir les aiguilles de l'horloge avancer quand on attend quelqu'un dans une gare. « Si seulement on avait un téléphone dans ces moments-là... » « Elle ne va pas tarder. Restez ici, j'y vais pour faire le guet », dit ma femme en ressortant. Il faisait un peu froid. Alors que je secouais nerveusement les manches de mon manteau élimé, les passagers assis sur les banquettes commencèrent à se lever un à un. Un homme s’arrêta devant moi, appuyé sur sa canne, et ôta son chapeau. Il échangea rapidement quelques mots avec moi pour prendre des nouvelles après le séisme : c’était Hiraoka Gonpachirō, du cercle Kagetsu. « Où allez-vous ? » « Je raccompagne juste quelqu'un. » « Pas pour le dernier train, j'espère ? Ce ne serait pas de tout repos. » « C'est celui pour Kobe. » « Moi, je prends le suivant pour Shizuoka. Dites-moi, Itozaki, c'est où exactement ? » « Et bien... » Même lui, cet élégant habitué de Shimbashi qui avait voyagé en Occident, ignorait où se trouvait Itozaki.
此の一たてが、ぞろ/\と出て行くと、些と大袈裟のやうだが待合室には、あとに私一人と成つた。それにしても靜としては居られない。……行――行と、呼ぶのが、何うやら神戸行を飛越して、糸崎行――と言ふやうに寂しく聞える。急いで出ると、停車場の入口に、こゝにも唯一人、コートの裾を風に颯と吹まどはされながら、袖をしめて、しよぼ濡れたやうに立つて、雨に流るゝ燈の影も見はぐるまいと立つて居る。
「來ませんねえ。」
「來ないなあ。」
Une fois que cette foule se fut éclipsée, je me retrouvai — sans exagérer — presque seul dans la salle d'attente. Impossible de rester calme. Les appels au départ pour Kobe semblaient glisser vers celui d'Itozaki avec une sonorité lugubre. Je me précipitai dehors. À l'entrée de la gare, ma femme se tenait seule, les pans de son manteau fouettés par le vent, scrutant les lumières se reflétant dans la pluie.
« Elle n'est pas venue... »
« Non, toujours pas. »
しかし、十時四十八分發には、まだ十分間ある、と見較べると、改札口には、知らん顏で、糸崎行の札が掛つて、改札のお係は、剪で二つばかり制服の胸を叩いて、閑也と濟まして居らるゝ。此を見ると、私は富札がカチンと極つて、一分で千兩とりはぐしたやうに氣拔けがした。が、ぐつたりとしては居られない。改札口の閑也は、もう皆乘込だあとらしい。「確に十分おくれましたわね、然ういへば、十時五十分とか言つて居なすつたやうでした。――時間が變つたのかも知れません。」恁う言ふ時は、七三や、耳かくしだと時間に間違ひはなからう。――わがまゝのやうだけれど、銀杏返や圓髷は不可い。「だらしはないぜ、馬鹿にして居る。」が、憤つたのでは決してない。一寸の旅でも婦人である。髮も結つたらうし衣服も着換へたらうし、何かと支度をしたらうし、手荷もつを積んで、車でこゝへ駈けつけて、のりおくれて、雨の中を歸るのを思ふとあはれである。「五分あれば間にあひませう。」其處で、別の赤帽君の手透で居るのを一人頼んで、その分の切符を託けた。こゝへ駈けつけるのに人數は恐らくなからう、「あなた氣をつけてね、脊のすらりとした容子のいゝ、人柄な方が見えたら大急ぎで渡して下さい。」畜生、驕らせてやれ――女の口で赤帽君に、恁う言つた。
Pourtant, il restait dix minutes avant le départ de 22h48. Au guichet, le panneau « Destination Itozaki » était accroché avec indifférence. L'employé, imperturbable dans son uniforme, tapotait sa poitrine de sa pince à composter. À cette vue, je me sentis comme celui qui perd mille ryōs à la loterie pour une minute de retard. Mais pas le temps de s'effondrer. Le calme du guichet signifiait que tout le monde avait déjà embarqué. « Elle est sûrement en retard de dix minutes... Elle avait pourtant dit 22h50. L'horaire a dû changer », dit ma femme. Dans ces moments-là, on se dit que les femmes aux coiffures modernes se tromperaient moins sur l'heure. Celles aux chignons traditionnels ichigaya ou marumage sont trop lentes. « Quelle désinvolture ! Elle se moque de nous ! » pensai-je. Mais ce n'était pas de la colère. Même pour un court voyage, c’est une femme : elle a dû se coiffer, changer de vêtements, préparer ses sacs, sauter dans un taxi... L’imaginer arriver essoufflée et devoir repartir sous la pluie parce qu'elle a manqué le train me faisait de la peine. « S'il reste cinq minutes, c'est encore possible. » Je chargeai alors un autre porteur de garder son billet. Elle viendrait sans doute seule. « Faites bien attention, lui dit ma femme. Si vous voyez arriver une personne élégante, svelte et de bonne allure, donnez-lui vite ceci ! » Et puis zut, qu'elle nous rejoigne si elle peut !
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「お氣の毒樣です。――おつれはもう間に合ひません。……切符はチツキを入れませんから、代價の割戻しが出來ます。」
もう動き出した汽車の窓に、する/\と縋りながら、
「お歸途に、二十四――と呼んで下さい。その時お渡し申しますから。」
糸崎行の此の列車は、不思議に絲のやうに細長い。いまにも遙な石壇へ、面長な、白い顏、褄の細いのが駈上らうかと且つ危み、且つ苛ち、且つ焦れて、窓から半身を乘り出して居た私たちに、慇懃に然う言つてくれた。
――後日、東京驛へ歸つた時、居合はせた赤帽君に、その二十四――のを聞くと、丁ど非番で休みだと云ふ。用をきいて、ところを尋ねるから、麹町を知らして歸ると、すぐその翌日、二十四――の赤帽君が、わざ/\山の手の番町まで、「御免下さいまし。」と丁寧に門をおとづれて、切符代を返してくれた。――此の人ばかりには限らない。靜岡でも、三島でも、赤帽君のそれぞれは、皆もの優しく深切であつた。――お禮を申す。
« Quel dommage... Votre compagne ne pourra plus l'attraper. Puisque vous n'avez pas enregistré de bagages avec ce billet, vous pouvez vous faire rembourser. »
Alors que le train commençait déjà à glisser, le porteur, se tenant avec souplesse à la fenêtre, nous lança :
« À votre retour, demandez le numéro 24. C'est moi qui vous le rendrai. »
Ce train pour Itozaki était d'une longueur filiforme, étrange comme un fil de soie. Nous restions penchés à la fenêtre, le corps à moitié dehors, dans un mélange d'anxiété et d'irritation, guettant si une silhouette élancée au visage pâle n'allait pas surgir au dernier moment sur les marches de pierre lointaines. Le porteur nous avait dit cela avec une politesse exquise.
(Plus tard, de retour à Tokyo, j'ai demandé ce « numéro 24 ». Il était de repos ce jour-là. Un de ses collègues prit le message et me demanda mon adresse. À peine étais-je rentré à Kojimachi que, dès le lendemain, le porteur n°24 en personne se présentait à ma porte, dans les quartiers hauts de Bancho. « Je vous demande pardon », dit-il poliment avant de me remettre l'argent du billet. Ce n'était pas un cas isolé : à Shizuoka comme à Mishima, tous ces porteurs furent d'une douceur et d'une prévenance remarquables. Je les en remercie.)
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淺葱の暗い、クツシヨンも又細長い。室は悠々とすいて居た。が、何となく落着かない。「呼んだら聞えさうですね。」「呉服橋の上あたりで、此のゴーと言ふ奴を聞いてるかも知れない。」「驛前のタクシイなら、品川で間に合ふかも知れませんよ。」「そんな事はたゞ話だよ。」唯、バスケツトの上に、小取廻しに買つたらしい小形の汽車案内が一册ある。此が私たちの近所にはまだなかつた。震災後は發行が後れるのださうである。
いや、張合もなく開くうち、「あゝ、品川ね。」カタリと窓を開けて、家内が拔出しさうに窓を覗いた。「駄目だよ。」その癖私も覗いた。……二人三人、乘組んだのも何處へか消えたやうに、もう寂寞する。幕を切つて扉を下ろした。風は留んだ。汽車は糠雨の中を陰々として行く。早く、さみしい事は、室内は、一人も殘らず長々と成つて、毛布に包まつて、皆寢て居る。
東枕も、西枕も、枕したまゝ何處をさして行くのであらう。汽車案内の細字を、しかめ面で恁う透すと、分つた――遙々と京大阪、神戸を通る……越前ではない、備前國糸崎である。と、發着の驛を靜岡へ戻して繰ると、「や、此奴は弱つた。」思はず聲を出して呟いた。靜岡着は午前まさに四時なのであつた。いや、串戲ではない。午前などと文化がつたり、朝がつたりしては居られない。此の頃ではまだ夜半ではないか。南洋から土人が來ても、夜中に見物が出來るものか。「此奴は弱つた。」――件の同伴でないつれの案内では、あけ方と言つたのだが、此方に遠き慮がなかつた。その人のゆききしたのは震災のぢきあとだから、成程、その頃だと夜があける。――此の時間前後の汽車は、六月、七月だと國府津でもう明くなる。八月の聲を聞くと富士驛で、まだ些と待たないと、東の空がしらまない。私は前年、身延へ參つたので知つて居る。
À l'intérieur, les banquettes de velours bleu sombre étaient, elles aussi, tout en longueur. Le wagon était spacieux et presque vide, mais une étrange nervosité flottait. « Si on l'appelait, elle nous entendrait presque, non ? » « Elle est peut-être sur le pont de Gofukubashi en train d'écouter le fracas de notre train. » « En taxi, elle pourrait peut-être nous rattraper à Shinagawa ! » « Ce ne sont que des paroles en l'air... »
Seul objet sur notre panier : un petit guide des horaires de train, acheté à la hâte. On n'en trouvait pas encore dans notre quartier, la publication ayant pris du retard depuis le séisme. En le feuilletant sans grande conviction, ma femme s'exclama : « Ah, voilà Shinagawa ! » Elle ouvrit la fenêtre avec fracas et passa la tête dehors comme si elle allait s'envoler. « C'est inutile », lui dis-je, tout en regardant moi aussi. Le peu de passagers qui restaient semblaient s'être évaporés ; le silence était total. Nous tirâmes les rideaux et fermâmes la porte. Le vent s'était calmé. Le train avançait lugubrement dans une pluie fine comme de la farine. Ce qu'il y a de plus triste dans un voyage nocturne, c'est de voir tous les autres passagers allongés, enveloppés dans leurs couvertures, déjà endormis.
Qu'ils aient la tête tournée vers l'est ou vers l'ouest, vers quel destin voyageaient-ils ainsi ? En fronçant les sourcils pour déchiffrer les petits caractères du guide, je finis par comprendre : ce train allait loin, très loin, par Kyoto, Osaka et Kobe... Ce n'était pas l'Echizen, mais bien Itozaki dans la province de Bizen. Et quand je cherchai l'heure d'arrivée à Shizuoka... « Oh, là, on est mal ! » m'exclamai-je malgré moi.
L'arrivée était prévue à quatre heures du matin. Ce n'était pas une plaisanterie. À cette heure-là, on ne peut pas parler de « matinée » ou de civilisation ! C'est encore le milieu de la nuit. Même un sauvage des mers du Sud ne trouverait rien à visiter à une heure pareille. « On est vraiment mal... » Notre guide improvisée nous avait parlé de l'aube, mais j'avais manqué de prévoyance. Elle avait voyagé juste après le séisme : à cette époque-là de l'année, effectivement, le jour se levait tôt. En juin ou juillet, le ciel s'éclaircit déjà à Kozu. En août, il faut attendre la gare de Fuji pour voir pointer l'aurore. Je le savais pour être allé à Minobu l'an passé.
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「あの、此の汽車が、京、大阪も通るのだとすると、夜のあけるのは何處らでせうね。」
「時間で見ると、すつかり明くなるのは、遠江國濱松だ。」
と退屈だし、一つ遠江國と念を入れた。
「横に俥が二挺たゝぬ――彼處ですか。」
「うむ。」とばかりで、一向おもしろくも何ともない。
「其處まで行きませうよ。――夜中に知らぬ土地ぢやあ心細いんですもの。」
「飴ぢやあるまいし。」
と、愚にもつかぬことをうつかり饒舌つた。靜岡まで行くものが、濱松へ線路の伸びよう道理がない。
……しかし無理もない。こんな事を言つたのは恰も箱根の山中で、丁ど丑三と言ふ時刻であつた。あとで聞くと、此の夜汽車が、箱根の隧道を潛つて鐵橋を渡る刻限には、内に留守をした女中が、女主人のためにお題目を稱へると言ふ約束だつたのださうである。
« Dis-moi, si ce train va jusqu'à Kyoto et Osaka, où est-ce que le jour se lèvera ? »
« D'après les horaires, il fera grand jour à Hamamatsu, dans la province de Totomi », répondis-je, en insistant sur le nom de la province pour tromper l'ennui.
« Hamamatsu ? Là où les palanquins ne peuvent pas se croiser de front ? »
« Mouais », grognai-je, peu enclin à la plaisanterie.
« Allons jusque-là alors ! C'est trop angoissant de débarquer en pleine nuit dans un endroit inconnu. »
« On n'est pas des touristes en goguette ! » répliquai-je, agacé par ses futilités.
Pourtant, sa réaction était humaine. Nous étions alors en plein cœur des montagnes de Hakone, à l'heure du bœuf (vers deux heures du matin). J'appris plus tard que, chez nous, la servante restée seule avait promis de réciter des prières bouddhiques au moment précis où notre train traverserait les tunnels et les ponts de fer, pour protéger sa maîtresse.
「何の眞似だい。」
「地震で危いんですもの。」
「地震は去年だぜ、ばかな。」
然りとは雖も、その志、むしろにあらず捲くべからず、石にあらず、轉すべからず。……ありがたい。いや、禁句だ。こんな處で石が轉んで堪るものか。たとへにも山が崩るゝとか言ふ。其の山が崩れたので、當時大地震の觸頭と云つた場所の、剩へ此の四五日、琅かんの如き蘆ノ湖の水面が風もなきに浪を立てると、うはさした機であつたから。
山北、山北。――鮎の鮓は――賣切れ。……お茶も。――もうない。それも佗しかつた。
が、家を出る時から、こゝでこそと思つた。――實は其の以前に、小山内さんが一寸歸京で、同行だつた御容色よしの同夫人、とめ子さんがお心入の、大阪遠來の銘酒、白鷹の然も黒松を、四合罎に取分けて、バスケツトとも言はず外套にあたゝめたのを取出して、所帶持は苦しくつてもこゝらが重寶の、おかゝのでんぶの蓋ものを開けて、さあ、飮るぞ! トンネルの暗闇に彗星でも出て見ろと、クツシヨンに胡坐で、湯呑につぐと、ぷンとにほふ、と、かなで書けばおなじだが、其のぷンが、腥いやうな、すえたやうな、どろりと腐つた、青い、黄色い、何とも言へない惡臭さよ。――飛でもないこと、……酒ではない。
« Pourquoi faire une chose pareille ? »
« À cause des tremblements de terre, c'est dangereux ! »
« Le séisme, c'était l'an dernier, c'est idiot ! »
Certes, mais une telle dévotion ne se commande pas. C'est admirable. Enfin, ne parlons pas de malheur : le simple mot « pierre » me faisait peur. On dit que les montagnes s'écroulent... Justement, nous étions là où le grand séisme avait frappé le plus fort. Et le bruit courait que depuis quatre ou cinq jours, la surface du lac Ashi, d'ordinaire comme du jade, s'agitait de vagues sans le moindre vent.
Yamakita, Yamakita... Les sushis d'ayu ? Épuisés. Le thé ? Il n'y en a plus. C'était d'une tristesse...
Mais j'attendais ce moment depuis notre départ. J'avais avec moi un cadeau de M. Osanai : un saké d'exception venu d'Osaka, le Shirataka Kuromatsu, que sa charmante épouse Tomeko m'avait offert. Je l'avais transvasé dans une bouteille de 72 cl et gardé au chaud contre moi, sous mon manteau. J'ouvris la boîte de conserve de pulpe de poisson — le luxe du pauvre voyageur — et je me dis : « Allez, on boit ! Que les comètes déchirent l'obscurité du tunnel ! »
Je m'assis en tailleur sur la banquette, versai le saké dans un gobelet... et là, une odeur me sauta au nez. Une odeur de marée fétide, de rance, quelque chose de visqueux, de pourri... une puanteur verte et jaune indescriptible. Quelle horreur... Ce n'était pas le saké.
一體、散々の不首尾たら/″\、前世の業ででもあるやうで、申すも憚つて控へたが、もう默つては居られない。たしか横濱あたりであつたらうと思ふ。……寂しいにつけ、陰氣につけ、隨所停車場の燈は、夜汽車の窓の、月でも花でもあるものを――心あての川崎、神奈川あたりさへ、一寸の間だけ、汽車も留つたやうに思ふまでで、それらしい燈影は映らぬ。汽車はたゞ、曠野の暗夜を時々けつまづくやうに慌しく過ぎた。あとで、あゝ、あれが横濱だつたのかと思ふ處も、雨に濡れしよびれた棒杭の如く夜目に映つた。確に驛の名を認めたのは最う國府津だつたのである。いつもは大船で座を直して、かなたに逗子の巖山に、湘南の海の渚におはします、岩殿の觀世音に禮し參らす習であるのに。……それも本意なさの一つであつた。が、あらためて祈念した。やうなわけで、其の何の邊であつたらう。見上げるやうな入道が、のろりと室へ入つて來た。づんぐり肥つたが、年紀は六十ばかり。ト頭から頬へ縱横に繃帶を掛けて居る。片頬が然らでも大面の面を、別に一面顏を横に附着けたやうに、だぶりと膨れて、咽喉の下まで垂下つて、はち切れさうで、ぶよ/\して、わづかに目と、鼻。繃帶を覗いた唇が、上下にべろんと開いて、どろりとして居る。動くと、たら/\と早や膿の垂れさうなのが――丁ど明いて居た――私たちの隣席へどろ/\と崩れ掛つた。オペラバツグを提げて、飛模樣の派手な小袖に、紫の羽織を着た、十八九の若い女が、引續いて、默つて其の傍へ腰を掛ける。
À vrai dire, cette succession de mésaventures ressemblait au châtiment d'un karma d'une vie antérieure. J'avais hésité par pudeur à en parler, mais je ne peux plus me taire. C'était, je crois, aux environs de Yokohama. Dans la solitude morose de la nuit, les lumières des gares sont d'ordinaire comme la lune ou les fleurs pour le passager... mais ici, même Kawasaki ou Kanagawa ne furent que des haltes furtives sans l'ombre d'un reflet. Le train se hâtait dans la nuit noire des plaines comme s'il trébuchait. Ce que je pris plus tard pour Yokohama ne m'apparut que comme des poteaux détrempés par la pluie. La première station que je reconnus formellement fut Kōzu.
D'habitude, à Ofuna, je me redresse pour saluer au loin, vers les rochers de Zushi, la figure de la Kannon d'Iwadono qui veille sur le rivage de Shōnan... Ne pas pouvoir le faire ajouta à mon amertume. Je fis donc une prière intérieure. Et c'est alors, je ne sais plus où exactement, qu'un colosse, tel un nyōdō (moine-géant), entra pesamment dans le wagon. Trapu, âgé d'environ soixante ans, il avait la tête et les joues enserrées dans des bandages entrecroisés. L'une de ses joues, déjà large, semblait porter un second visage greffé sur le côté : une enflure pendante, molle et purulente, qui descendait jusqu'à la gorge, prête à éclater. On distinguait à peine ses yeux et son nez. Entre les bandes, ses lèvres pendaient, béantes et visqueuses. À chacun de ses mouvements, on eût dit que le pus allait couler. Il s'effondra littéralement sur le siège voisin du nôtre. Une jeune femme de dix-huit ou dix-neuf ans le suivit en silence et s'assit à ses côtés. Elle portait un sac de soirée, un kosode élégant à motifs d'oiseaux et un haori violet.
と言ふうちに、その面二つある病人の、その臭氣と言つたらない。
お察しあれ、知己の方々。――私は下駄を引ずつて横飛びに逃出した。
「あゝ、彼方があんなに空いて居る。」
と小戻りして、及腰に、引こ拔くやうにバスケツトを掴んで、慌てて辷つて、片足で、怪飛んだ下駄を搜して逃げた。氣の毒さうな顏をしたが、女もそツと立つて來る。
此の樣子を、間近に視ながら、毒のある目も見向けず、呪詛らしき咳もしないで、ずべりと窓に仰向いて、病の顏の、泥濘から上げた石臼ほどの重いのを、ぢつと支へて居る病人は奇特である。
いや特勝である。且以て、たふとくさへあつた。
面當がましく氣の毒らしい、我勝手の凡夫の淺ましさにも、人知れず、面を合はせて、私たちは恥入つた。が、藥王品を誦しつゝも、鯖くつた法師の口は臭いもの。其の臭さと云つては、昇降口の其方の端から、洗面所を盾にした、いま此方の端まで、むツと鼻を衝いて臭つて來る。番町が、又大袈裟な、と第一近所で笑ふだらうが、いや、眞個だと思つて下さい。のちに、やがて、二時を過ぎ、三時になり、彼方此方で一人起き、二人さめると、起きたのが、覺めたのが、いづれもきよとんとして四邊を見ながら、皆申合はせたやうに、ハンケチで口を押へて、げゞツと咽せる。然もありなん。大入道の眞向に寢て居た男は、たわいなく寢ながら、うゝと時々苦しさうに魘された。スチームがまだ通つて居る。しめ切つた戸の外は蒸すやうな糠雨だ。臭くないはずはない。
Dès lors, l'odeur qui émanait de cet homme aux deux visages devint indescriptible.
Imaginez, mes amis ! Je me jetai hors de mon siège d'un bond de côté, traînant mes sandales.
« Regarde, là-bas, c'est vide ! »
Je fis demi-tour, attrapai notre panier comme on arrache une racine, et glissai en catastrophe vers le fond du wagon, cherchant d'un pied ma sandale qui avait volé au loin. Ma femme, l'air navré, se leva doucement pour me suivre.
Pourtant, malgré ma fuite, le malade resta digne.
Sans nous accorder un regard venimeux, sans une toux de reproche, il s'adossa à la fenêtre, soutenant sa tête aussi lourde qu'une meule de pierre sortie de la boue. C'était un homme admirable, supérieur même. Il y avait en lui quelque chose de sacré. Face à cette noblesse, notre propre petitesse de mortels égoïstes nous fit honte. Mais même en récitant des sutras, l'odeur restait là. Une puanteur qui traversait tout le wagon, depuis la plateforme d'accès jusqu'au fond, malgré le bouclier des toilettes. On rira peut-être à Bancho en disant que j'exagère, mais je vous assure que c'était la vérité. Vers deux ou trois heures du matin, quand les passagers s'éveillèrent un à un, tous, comme s'ils s'étaient donné le mot, portèrent un mouchoir à leur bouche en étouffant un haut-le-cœur. L'homme qui dormait juste en face du géant gémissait dans son sommeil, oppressé par un cauchemar. Le chauffage fonctionnait encore, et dehors, derrière les vitres closes, la pluie fine créait une moiteur étouffante. L'odeur ne pouvait qu'en être décuplée.
女房では、まるで年が違ふ。娘か、それとも因果何とか言ふ妾であらうか――何にしろ、私は、其の耳かくしであつたのを感謝する。……島田髷では遣切れない。
もう箱根から駈落だ。
二人分、二枚の戸を、一齊にスツと開くと、岩膚の雨は玉清水の滴る如く、溪河の響きに煙を洗つて、酒の薫が芬と立つた。手づから之をおくられた小山内夫人の袖の香も添ふ。
二三杯やつつけた。
阿部川と言へば、きなこ餅とばかり心得、「贊成。」とさきばしつて、大船のサンドヰツチ、國府津の鯛飯、山北の鮎の鮓と、そればつかりを當にして、皆買つて食べるつもりの、足柄に縁のありさうな山のかみは、おかゝのでんぶを詰らなさうに覗きながら、バスケツトに凭れて弱つて居る。
「なまじ所帶持だなぞと思ふから慾が出ます。かの彌次郎の詠める……可いかい――飯もまだ食はず、ぬまずを打過ぎてひもじき原の宿につきけりと、もう――追つつけ沼津だ。何事も彌次喜多と思へば濟むぜ。」
と、とのさまは今の二合で、大分御機嫌。ストンと、いや、床が柔軟いから、ストンでない、スポンと寢て、肱枕で、阪地到來の芳酒の醉だけに、地唄とやらを口誦む。
Cette femme était trop jeune pour être son épouse. Sa fille ? Ou une maîtresse liée par quelque destin tragique ? Quoi qu'il en soit, j'étais reconnaissant qu'elle porte ses cheveux en chignon moderne mimikakushi... Un chignon traditionnel shimada eût été insupportable dans cette situation.
On aurait dit une fuite amoureuse à travers les monts de Hakone.
J'ouvris d'un coup les deux vitres. L'eau de pluie sur les rochers ruisselait comme une source pure, lavant la brume du fracas des torrents, et soudain, le parfum du saké s'éleva. Il s'y mêlait la fragrance des manches de Mme Osanai qui nous l'avait offert.
J'en bus deux ou trois coupes.
Ma "divinité de la montagne" (ma femme), qui n'avait en tête que les spécialités locales — les sandwiches d'Ofuna, le riz à la dorade de Kōzu, les sushis d'ayu de Yamakita — et qui espérait tout acheter sur la route, regardait avec dépit notre pauvre boîte de pulpe de poisson, affalée contre le panier.
« C'est parce que tu veux trop faire la ménagère économe que tu es déçue. Rappelle-toi les vers de Yajirō : "Sans avoir mangé, sans avoir bu, j'arrive affamé au relais de Numazu"... Nous y serons bientôt. Dis-toi que nous sommes dans une farce de Yaji et Kita, et tout ira bien. » Le "seigneur" que je suis, ragaillardi par ses deux coupes, était d'excellente humeur. Je me laissai tomber sur la banquette moelleuse et, la tête sur le coude, grisé par ce nectar venu d'Osaka, je me mis à fredonner un air de jiuta.
お前の袖と、わしが袖、合せて、
――何とか、何の袖。……たゞし節なし、忘れた處はうろ拔きで、章句を口のうちで、唯引張る。……
露地の細道、駒下駄で――
南無三寶、魔が魅した。ぶく/\のし/\と海坊主。が――あゝ、之を元來懸念した。道其の衝にあたつたり。W・Cへ通りがかりに、上から蔽かぶさるやうに來た時は、角のあるだけ、青鬼の方がましだと思つた。
アツといつて、むつくと起き、外套を頭から、硝子戸へひつたりと顏をつけた。――之だと、暗夜の野も山も、朦朧として孤家の灯も透いて見える。……一つお覺え遊ばしても、年内の御重寶。
外套の裡から小さな聲で、
「……返つたかい。」
「もう、前刻。」
私は耳まで壓へて居た。
鰌の沼津をやがて過ぎて、富士驛で、人員は、はじめて動いた。
それもたゞ五六人。病人が起つた。あとへ紫がついて下りたのである。……鰌の沼津と言つた。雨ふりだし、まだ眞暗だから遠慮をしたが、こゝで紫の富士驛と言ひたい、――その若い女が下りた。
Ta manche et la mienne, unies...
Je ne sais plus quelle manche... sans rythme, sautant les passages oubliés, je mâchonnais les paroles...
Dans l'étroit sentier de l'allée, en sandales de bois...
Soudain, malheur ! Un mauvais sort m'avait frappé. Un monstre marin, un Umibōzu, surgissait devant moi. C'était ce que je redoutais : je croisai le malade sur le chemin des toilettes. Quand il sembla s'abattre sur moi, je me dis qu'un démon bleu avec des cornes aurait été préférable.
Je me redressai d'un bond, m'enveloppai dans mon manteau et collai mon visage contre la vitre. Ainsi, dans la nuit noire, on peut deviner les montagnes et les lumières des maisons isolées à travers le brouillard... C'est une astuce qui pourrait vous servir un jour.
De sous mon manteau, je demandai à voix basse :
« Est-il retourné s'asseoir ? »
« Oui, il y a un moment déjà. »
Je me bouchais même les oreilles.
Nous passâmes Numazu la boueuse, et c'est à la gare de Fuji que les passagers bougèrent enfin.
Seules cinq ou six personnes descendirent. Le malade se leva, suivi par la dame en violet. J'ai dit "Numazu la boueuse" à cause de la pluie et de l'obscurité, mais ici, j'ai envie de dire "Fuji la violette", car c'est là que la jeune femme descendit.
さては身延へ參詣をするのであつたか。遙拜しつゝ、私たちは、今さらながら其の二人を、涙ぐましく見送つた。紫は一度宙で消えつゝ、橋を越えた改札口へ、ならんで入道の手を曳くやうにして、微な電燈に映つた姿は、耳かくしも、其のまゝ、さげ髮の、黒髮長くらふたけてさへ見えた。
下山の時の面影は、富士川の清き瀬に、白蓮華の花びらにも似られよとて、切に本腹を祈つたのである。
興津の浪の調が響いた。
大正十三年七月
Peut-être allaient-ils en pèlerinage au mont Minobu ? Je les suivis du regard, les yeux embués de larmes. La silhouette violette sembla s'évanouir un instant dans le vide avant de réapparaître au guichet, au-delà du pont, guidant la main du géant. Sous la faible lueur des lampes électriques, sa coiffure mimikakushi me parut soudain se transformer en une longue chevelure noire, d'une élégance antique.
Je priai de tout mon cœur pour que, lorsqu'ils redescendraient de la montagne, son visage redevienne aussi pur qu'un pétale de lotus blanc dans le courant clair de la rivière Fuji.
Le rythme des vagues d'Okitsu résonna alors.
Juillet de la 13ème année de Taishō (1924)
底本:「鏡花全集 巻二十七」岩波書店
1942(昭和17)年10月20日第1刷発行
1988(昭和63)年11月2日第3刷発行
初出:「苦楽 第二巻第一号」プラトン社
1924(大正13)年7月1日
※底本は、物を数える際や地名などに用いる「ヶ」(区点番号5-86)を、大振りにつくっています。
※「燈」と「灯」の混在は、底本の通りです。
※「繃帶」に対するルビの「ほうたい」と「はうたい」、「二人」に対するルビの「ふたり」と「ににん」の混在は、底本の通りです。
※表題は底本では、「雨ふり」となっています。
※題名の下にあった年代の注を、最後に移しました。
入力:門田裕志
校正:岡村和彦
2018年3月26日作成
青空文庫作成ファイル:
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●表記について
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「くの字点」をのぞくJIS X 0213にある文字は、画像化して埋め込みました。
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