冬の蠅 :: Mouches d'Hiver

梶井基次郎 :: Kaji-i Motojiro

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冬の蠅

Mouches d'Hiver

梶井基次郎

Kaji-i Motojiro

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初出:「創作月刊」1928(昭和3)年5月号

冬の蠅

冬の蠅とは何か?

よぼよぼと歩いている蠅。指を近づけても逃げない蠅。そして飛べないのかと思っているとやはり飛ぶ蠅。彼らはいったいどこで夏頃の不逞さや憎々しいほどのすばしこさを失って来るのだろう。色は不鮮明に黝んで、翅体は萎縮している。汚い臓物で張り切っていた腹は紙撚のように痩せ細っている。そんな彼らがわれわれの気もつかないような夜具の上などを、いじけ衰えた姿で匍っているのである。

冬から早春にかけて、人は一度ならずそんな蠅を見たにちがいない。それが冬の蠅である。私はいま、この冬私の部屋に棲んでいた彼らから一篇の小説を書こうとしている。

Qu'est-ce qu'une mouche d'hiver ?

Une mouche qui marche d'un pas chancelant. Une mouche qui ne s'envole pas même quand on approche le doigt. Une mouche dont on se dit qu'elle ne peut plus voler, et qui pourtant finit par s'envoler. Où ont-elles donc perdu l'insolence et l'agilité exaspérante qu'elles avaient en été ? Leur couleur est terne, presque noirâtre, leurs ailes et leur corps rabougris. Leur abdomen, autrefois tendu par des viscères sales, est maintenant mince comme une ficelle de papier. Et les voilà, rampant d'un air misérable sur nos couvertures, là où nous ne les remarquons même pas.

Entre l'hiver et le début du printemps, chacun a dû voir ces mouches au moins une fois. Ce sont les mouches d'hiver. C'est d'elles, celles qui ont habité ma chambre cet hiver, que je veux tirer une nouvelle.

冬が来て私は日光浴をやりはじめた。溪間の温泉宿なので日が翳り易い。溪の風景は朝遅くまでは日影のなかに澄んでいる。やっと十時頃溪向こうの山に堰きとめられていた日光が閃々と私の窓を射はじめる。窓を開けて仰ぐと、溪の空は虻や蜂の光点が忙しく飛び交っている。白く輝いた蜘蛛の糸が弓形に膨らんで幾条も幾条も流れてゆく。(その糸の上には、なんという小さな天女! 蜘蛛が乗っているのである。彼らはそうして自分らの身体を溪のこちら岸からあちら岸へ運ぶものらしい。)昆虫。昆虫。初冬といっても彼らの活動は空に織るようである。

日光が樫の梢に染まりはじめる。するとその梢からは白い水蒸気のようなものが立ち騰る。霜が溶けるのだろうか。溶けた霜が蒸発するのだろうか。いや、それも昆虫である。微粒子のような羽虫がそんなふうに群がっている。そこへ日が当ったのである。

私は開け放った窓のなかで半裸体の身体を晒しながら、そうした内湾のように賑やかな溪の空を眺めている。すると彼らがやって来るのである。彼らのやって来るのは私の部屋の天井からである。日蔭ではよぼよぼとしている彼らは日なたのなかへ下りて来るやよみがえったように活気づく。私の脛へひやりととまったり、両脚を挙げて腋の下を掻くような模ねをしたり手を摩りあわせたり、かと思うと弱よわしく飛び立っては絡み合ったりするのである。そうした彼らを見ていると彼らがどんなに日光を恰しんでいるかが憐れなほど理解される。とにかく彼らが嬉戯するような表情をするのは日なたのなかばかりである。それに彼らは窓が明いている間は日なたのなかから一歩も出ようとはしない。日が翳るまで、移ってゆく日なたのなかで遊んでいるのである。虻や蜂があんなにも溌剌と飛び廻っている外気のなかへも決して飛び立とうとはせず、なぜか病人である私を模ねている。しかしなんという「生きんとする意志」であろう! 彼らは日光のなかでは交尾することを忘れない。おそらく枯死からはそう遠くない彼らが!

L'hiver venu, je me suis mis à prendre des bains de soleil. Comme j'étais dans une auberge thermale au fond d'une vallée, le soleil était souvent caché. Le paysage de la vallée restait dans l'ombre jusque tard dans la matinée. Ce n'est qu'aux alentours de dix heures que les rayons du soleil, retenus par les montagnes d'en face, commençaient à scintiller à travers ma fenêtre. Je l'ouvrais et levais les yeux, et je voyais des points lumineux, mouches ou abeilles, s'agiter frénétiquement dans le ciel au-dessus de la rivière. Des fils de soie d'araignée, brillants et blancs, gonflés en arcs, s'écoulaient en nombre infini. (Et sur ces fils — quelle minuscule déesse céleste ! — se tenait une araignée. Elles semblaient ainsi transporter leur corps d'une rive à l'autre.) Des insectes. Des insectes. Même en ce début d'hiver, leur activité tissait la toile du ciel.

Les rayons du soleil commençaient à teinter les cimes des chênes verts. Alors, de ces cimes s'élevait comme une vapeur blanche. Était-ce la gelée qui fondait ? Ou bien cette gelée fondue qui s'évaporait ? Non, c'étaient encore des insectes. Des micro-moucherons, semblables à des particules, s'agglutinaient ainsi en essaims. Et le soleil les frappait de plein fouet.

Dans l'embrasure de la fenêtre grande ouverte, à demi-nu, j'exposais mon corps tout en contemplant ce ciel animé comme une baie intérieure. C'est alors qu'elles arrivaient. Elles descendaient du plafond de ma chambre. Languissantes à l'ombre, elles reprenaient vie dès qu'elles atteignaient la lumière. Elles se posaient froidement sur mes mollets, frottaient leurs pattes comme pour se gratter les aisselles, ou bien s'envolaient faiblement avant de s'entremêler en vol. Les observer ainsi révélait, de manière presque pitoyable, à quel point elles chérissaient la lumière. De toute façon, ce n'est qu'au soleil qu'elles arboraient une expression de joie. Et tant que la fenêtre restait ouverte, elles ne s'aventuraient pas au-delà de cette zone ensoleillée. Elles jouaient là, suivant la lumière jusqu'à ce que celle-ci disparaisse. Elles ne s'élançaient jamais vers l'extérieur, où mouches et abeilles voletaient avec tant de vivacité, comme si, sans raison, elles imitaient ma condition de malade. Mais quelle « volonté de vivre » ! Même sous le soleil, elles n'oubliaient pas de s'accoupler. Elles qui, pourtant, ne devaient pas être loin de la sécheresse de la mort.

日光浴をするとき私の傍らに彼らを見るのは私の日課のようになってしまっていた。私は微かな好奇心と一種馴染の気持から彼らを殺したりはしなかった。また夏の頃のように猛だけしい蠅捕り蜘蛛がやって来るのでもなかった。そうした外敵からは彼らは安全であったと言えるのである。しかし毎日たいてい二匹宛ほどの彼らがなくなっていった。それはほかでもない。牛乳の壜である。私は自分の飲みっ放しを日なたのなかへ置いておく。すると毎日決まったようにそのなかへはいって出られないやつができた。壜の内側を身体に付著した牛乳を引き摺りながらのぼって来るのであるが、力のない彼らはどうしても中途で落ちてしまう。私は時どきそれを眺めていたりしたが、こちらが「もう落ちる時分だ」と思う頃、蠅も「ああ、もう落ちそうだ」というふうに動かなくなる。そして案の定落ちてしまう。それは見ていて決して残酷でなくはなかった。しかしそれを助けてやるというような気持は私の倦怠からは起こって来ない。彼らはそのまま女中が下げてゆく。蓋をしておいてやるという注意もなおのことできない。翌日になるとまた一匹宛はいって同じことを繰り返していた。

「蠅と日光浴をしている男」いま諸君の目にはそうした表象が浮かんでいるにちがいない。日光浴を書いたついでに私はもう一つの表象「日光浴をしながら太陽を憎んでいる男」を書いてゆこう。

Les voir près de moi pendant mes bains de soleil était devenu une routine. Par une faible curiosité et une sorte d'affection, je ne les tuais pas. Et il n'y avait pas non plus d'araignées prédatrices qu'il y avait en été. Elles étaient donc à l'abri de leurs ennemis naturels. Pourtant, chaque jour, il en disparaissait environ deux. La raison n'était autre que la bouteille de lait. Je laissais ma bouteille entamée au soleil, et chaque jour, inévitablement, l'une d'elles s'y engouffrait sans pouvoir ressortir. Elle grimpait le long de la paroi intérieure, traînant sur son corps le lait collant, mais, trop faible, finissait toujours par retomber. Parfois, je les observais faire, et au moment où je me disais : « Elle va tomber maintenant », la mouche, comme si elle pensait « Ah, je vais tomber », s'immobilisait. Puis, effectivement, elle chutait. Ce n'était pas sans une certaine cruauté de ma part, mais ma lassitude m'empêchait d'avoir l'idée de les sauver. Elles partaient ainsi avec la bonne qui emportait la bouteille. Je ne prenais même pas la peine de refermer la bouteille. Et le lendemain, une autre mouche recommençait le même manège.

« Un homme prenant des bains de soleil avec des mouches » — cette image doit maintenant s'imprimer dans votre esprit. Puisque j'ai parlé des bains de soleil, je vais ajouter une autre image : « Un homme qui, tout en prenant des bains de soleil, hait le soleil. »

私の滞在はこの冬で二た冬目であった。私は好んでこんな山間にやって来ているわけではなかった。私は早く都会へ帰りたい。帰りたいと思いながら二た冬もいてしまったのである。いつまで経っても私の「疲労」は私を解放しなかった。私が都会を想い浮かべるごとに私の「疲労」は絶望に満ちた街々を描き出す。それはいつになっても変改されない。そしてはじめ心に決めていた都会へ帰る日取りは夙うの昔に過ぎ去ったまま、いまはその影も形もなくなっていたのである。私は日を浴びていても、否、日を浴びるときはことに、太陽を憎むことばかり考えていた。結局は私を生かさないであろう太陽。しかもうっとりとした生の幻影で私を瞞そうとする太陽。おお、私の太陽。私はだらしのない愛情のように太陽が癪に触った。裘のようなものは、反対に、緊迫衣のように私を圧迫した。狂人のような悶えでそれを引き裂き、私を殺すであろう酷寒のなかの自由をひたすらに私は欲した。

こうした感情は日光浴の際身体の受ける生理的な変化――旺んになって来る血行や、それにしたがって鈍麻してゆく頭脳や――そう言ったもののなかに確かにその原因を持っている。鋭い悲哀を和らげ、ほかほかと心を怡します快感は、同時に重っ苦しい不快感である。この不快感は日光浴の済んだあとなんとも言えない虚無的な疲れで病人を打ち敗かしてしまう。おそらくそれへの嫌悪から私のそうした憎悪も胚胎したのかもしれないのである。

しかし私の憎悪はそればかりではなく、太陽が風景へ与える効果――眼からの効果――の上にも形成されていた。

C'était le deuxième hiver de mon séjour ici. Ce n'était pas par goût que j'étais venu dans ces montagnes. Je voulais rentrer en ville au plus vite. Et pourtant, deux hivers s'étaient écoulés. Ma « fatigue » ne me quittait pas, malgré le temps passé. Chaque fois que j'évoquais la ville, elle me peignait des rues désespérées. Une vision inchangée. La date de retour que je m'étais fixée au début était depuis longtemps dépassée, il n'en restait plus aucune trace. Même sous le soleil — non, surtout sous le soleil —, je ne pensais qu'à ma haine pour lui. Ce soleil qui, finalement, ne me laisserait pas vivre. Ce soleil qui tentait de m'illusionner avec des mirages de vie enivrants. Oh, mon soleil. Je le détestais comme on hait un amour insipide. Les vêtements chauds, au lieu de me réconforter, m'oppressaient comme un corset. Avec une fureur de fou, je voulais les déchirer, car j'aspirais à la liberté du grand froid, même s'il devait me tuer.

Ces sentiments trouvaient leur source dans les changements physiologiques induits par les bains de soleil — l'afflux de sang, l'engourdissement du cerveau. La douce euphorie qui adoucit les peines aiguës est aussi, simultanément, une désagréable sensation de lourdeur. Après le bain de soleil, cette sensation se transforme en une fatigue vide, qui écrase le malade. Peut-être ma haine naissait-elle de cette aversion.

Mais ma haine ne se limitait pas à cela. Elle s'étendait aussi à l'effet du soleil sur le paysage — l'effet visuel.

私が最後に都会にいた頃――それは冬至に間もない頃であったが――私は毎日自分の窓の風景から消えてゆく日影に限りない愛惜を持っていた。私は墨汁のようにこみあげて来る悔恨といらだたしさの感情で、風景を埋めてゆく影を眺めていた。そして落日を見ようとする切なさに駆られながら、見透しのつかない街を慌てふためいてうろうろしたのである。今の私にはもうそんな愛惜はなかった。私は日の当った風景の象徴する幸福な感情を否定するのではない。その幸福は今や私を傷つける。私はそれを憎むのである。

Lors de mon dernier séjour en ville — peu après le solstice d'hiver —, je regardais chaque jour, avec une infinie nostalgie, l'ombre qui gagnait progressivement le paysage vu de ma fenêtre. Je contemplais cette ombre envahissante avec un mélange de regret et d'agacement, sombre comme de l'encre. Puis, poussé par l'angoisse de voir le soleil couchant, j'errais dans les rues obscures, désorienté. Maintenant, cette nostalgie avait disparu. Je ne niais pas le sentiment de bonheur que symbolisait le paysage ensoleillé. Mais ce bonheur me blessait désormais. Je le haïssais.

溪の向こう側には杉林が山腹を蔽っている。私は太陽光線の偽瞞をいつもその杉林で感じた。昼間日が当っているときそれはただ雑然とした杉の秀の堆積としか見えなかった。それが夕方になり光が空からの反射光線に変わるとはっきりした遠近にわかれて来るのだった。一本一本の木が犯しがたい威厳をあらわして来、しんしんと立ち並び、立ち静まって来るのである。そして昼間は感じられなかった地域がか しこにここに杉の秀並みの間へ想像されるようになる。溪側にはまた樫や椎の常緑樹に交じって一本の落葉樹が裸の枝に朱色の実を垂れて立っていた。その色は昼間は白く粉を吹いたように疲れている。それが夕方になると眼が吸いつくばかりの鮮やかさに冴える。

元来一つの物に一つの色彩が固有しているというわけのものではない。だから私はそれをも偽瞞と言うのではない。しかし直射光線には偏頗があり、一つの物象の色をその周囲の色との正しい階調から破ってしまうのである。そればかりではない。全反射がある。日蔭は日表との対照で闇のようになってしまう。なんという雑多な溷濁だろう。そしてすべてそうしたことが日の当った風景を作りあげているのである。そこには感情の弛緩があり、神経の鈍麻があり、理性の偽瞞がある。これがその象徴する幸福の内容である。おそらく世間における幸福がそれらを条件としているように。

De l'autre côté de la rivière, une forêt de cèdres couvrait la montagne. C'est là que je percevais le mieux la duperie des rayons solaires. En plein jour, sous le soleil, elle n'était qu'un amas désordonné de cimes. Mais le soir, quand la lumière devenait réflexion du ciel, les perspectives se clarifiaient. Chaque arbre révélait une dignité imposante, se dressant dans un silence profond. Des espaces qui, le jour, passaient inaperçus, se devinaient maintenant entre les rangées de cèdres. Sur la rive, parmi les chênes verts et les châtaigniers, un arbre à feuilles caduques se tenait, ses branches nues portant des fruits rouge vif. Leur couleur, pâle et poudreuse en journée, s'intensifiait le soir au point d'éblouir.

Il ne s'agit pas de dire qu'un objet n'a qu'une seule couleur. Je ne parle donc pas ici de duperie. Mais la lumière directe est partiale : elle brise l'harmonie des tons d'un objet avec son environnement. Et ce n'est pas tout. Il y a la réflexion totale. À l'ombre, l'obscurité semble plus profonde par contraste. Quel chaos ! Et c'est ainsi que se construit le paysage ensoleillé. Il y a là un relâchement des sens, un engourdissement des nerfs, une tromperie de la raison. Voilà le contenu de ce bonheur symbolique. Sans doute le bonheur dans le monde repose-t-il sur ces conditions.

私は以前とは反対に溪間を冷たく沈ませてゆく夕方を――わずかの時間しか地上に駐まらない黄昏の厳かな掟を――待つようになった。それは日が地上を去って行ったあと、路の上の潦を白く光らせながら空から下りて来る反射光線である。たとえ人はそのなかでは幸福ではないにしても、そこには私の眼を澄ませ心を透き徹らせる風景があった。

「平俗な日なため! 早く消えろ。いくら貴様が風景に愛情を与え、冬の蠅を活気づけても、俺を愚昧化することだけはできぬわい。俺は貴様の弟子の外光派に唾をひっかける。俺は今度会ったら医者に抗議を申し込んでやる」

日に当りながら私の憎悪はだんだんたかまってゆく。しかしなんという「生きんとする意志」であろう。日なたのなかの彼らは永久に彼らの怡しみを見棄てない。壜のなかのやつも永久に登っては落ち、登っては落ちている。

やがて日が翳りはじめる。高い椎の樹へ隠れるのである。直射光線が気疎い回折光線にうつろいはじめる。彼らの影も私の脛の影も不思議な鮮やかさを帯びて来る。そして私は褞袍をまとって硝子窓を閉しかかるのであった。

Contrairement à avant, j'attendais maintenant le soir, quand la vallée s'enfonçait dans un froid silence — la brève et solennelle loi du crépuscule. C'est la lumière réfléchie, descendant du ciel après que le soleil a quitté la terre, faisant briller les flaques d'un blanc éclatant. Même si l'homme n'y trouve pas le bonheur, ce paysage clarifiait mon regard et purifiait mon esprit.

« Soleil vulgaire ! Disparais vite ! Tu peux bien donner de l'amour au paysage et de l'énergie aux mouches d'hiver, mais tu ne m'abrutiras pas ! Je crache sur tes disciples, les peintres de la lumière. La prochaine fois, je protesterai auprès du médecin. »

Ma haine grandissait à mesure que je m'exposais. Et pourtant, quelle « volonté de vivre » ! Elles, dans la lumière, ne renonçaient jamais à leur joie. Celle dans la bouteille continuait inlassablement à monter et à tomber.

Puis le soleil commençait à décliner, caché derrière les grands châtaigniers. La lumière directe se transformait en une lueur diffuse. Leurs ombres, comme celle de mes mollets, prenaient une étrange netteté. Alors, je m'enveloppais dans ma robe et fermais la fenêtre.

午後になると私は読書をすることにしていた。彼らはまたそこへやって来た。彼らは私の読んでいる本へ纒わりついて、私のはぐる頁のためにいつも身体を挾み込まれた。それほど彼らは逃げ足が遅い。逃げ足が遅いだけならまだしも、わずかな紙の重みの下で、あたかも梁に押えられたように、仰向けになったりして藻掻かなければならないのだった。私には彼らを殺す意志がなかった。それでそんなとき――ことに食事のときなどは、彼らの足弱がかえって迷惑になった。食膳のものへとまりに来るときは追う箸をことさら緩っくり動かさなくてはならない。さもないと箸の先で汚ならしくも潰れてしまわないとも限らないのである。しかしそれでもまだそれに弾ねられて汁のなかへ落ち込んだりするのがいた。

最後に彼らを見るのは夜、私が寝床へはいるときであった。彼らはみな天井に貼りついていた。凝っと、死んだように貼りついていた。――いったい脾弱な彼らは日光のなかで戯れているときでさえ、死んだ蠅が生き返って来て遊んでいるような感じがあった。死んでから幾日も経ち、内臓なども乾きついてしまった蠅がよく埃にまみれて転がっていることがあるが、そんなやつがまたのこのこと生き返って来て遊んでいる。いや、事実そんなことがあるのではなかろうか、と言った想像も彼らのみてくれからは充分に許すことができるほどであった。そんな彼らが今や凝っと天井にとまっている。それはほんとうに死んだようである。

L'après-midi, je lisais. Elles revenaient alors, se collant à mon livre, se faisant souvent coincer quand je tournais les pages. Leur lenteur à s'envoler les trahissait. Et ce n'était pas tout : sous le faible poids du papier, elles se débattaient, comme écrasées par une poutre, parfois sur le dos. Je n'avais pas l'intention de les tuer. Mais leur maladresse devenait gênante, surtout pendant les repas. Quand elles se posaient sur la nourriture, je devais les chasser avec des gestes lents, sinon elles risquaient d'être écrabouillées par mes baguettes. Malgré tout, certaines finissaient projetées dans la soupe.

La dernière fois que je les voyais, c'était la nuit, quand j'allais me coucher. Elles étaient toutes collées au plafond. Immobiles, comme mortes. — Même lorsqu'elles jouaient au soleil, ces créatures chétives donnaient l'impression de mouches ressuscitées. On trouve parfois des mouches mortes depuis des jours, les viscères desséchés, roulant dans la poussière. On aurait dit qu'elles revenaient à la vie pour s'amuser. Non, en vérité, n'était-ce pas le cas ? Leur apparence autorisait pleinement cette imagination. Et les voilà maintenant, figées au plafond. Comme vraiment mortes.

そうした、錯覚に似た彼らを眠るまえ枕の上から眺めていると、私の胸へはいつも廓寥とした深夜の気配が沁みて来た。冬ざれた溪間の旅館は私のほかに宿泊人のない夜がある。そんな部屋はみな電燈が消されている。そして夜が更けるにしたがってなんとなく廃墟に宿っているような心持を誘うのである。私の眼はその荒れ寂びた空想のなかに、恐ろしいまでに鮮やかな一つの場面を思い浮かべる。それは夜深く海の香をたてながら、澄み透った湯を溢れさせている溪傍の浴槽である。そしてその情景はますます私に廃墟の気持を募らせてゆく。――天井の彼らを眺めていると私の心はそうした深夜を感じる。深夜のなかへ心が拡がってゆく。そしてそのなかのただ一つの起きている部屋である私の部屋。――天井に彼らのとまっている、死んだように凝っととまっている私の部屋が、孤独な感情とともに私に帰って来る。

火鉢の火は衰えはじめて、硝子窓を潤おしていた湯気はだんだん上から消えて来る。私はそのなかから魚のはららごに似た憂鬱な紋々があらわれて来るのを見る。それは最初の冬、やはりこうして消えていった水蒸気がいつの間にかそんな紋々を作ってしまったのである。床の間の隅には薄うく埃をかむった薬壜が何本も空になっている。なんという倦怠、なんという因循だろう。私の病鬱は、おそらく他所の部屋には棲んでいない冬の蠅をさえ棲ませているではないか。いつになったらいったいこうしたことに鳧がつくのか。

Les observer ainsi, dans une illusion presque onirique, avant de dormir, emplissait ma poitrine d'une atmosphère de nuit profonde et désertique. Dans cette auberge isolée en hiver, il arrivait que je sois le seul client. Les autres chambres, toutes éteintes, semblaient peu à peu, à mesure que la nuit avançait, devenir des ruines. Dans ces fantasmes de désolation, mon esprit évoquait une scène d'une vivacité effrayante : un bassin thermal au bord de la rivière, déversant une eau limpide, exhalant une odeur marine dans la nuit profonde. Et cette image ne faisait qu'accentuer mon sentiment de ruine. — Regarder les mouches au plafond me plongeait dans cette nuit. Mon esprit s'y dilatait. Et ma chambre, la seule encore éveillée. — Ma chambre où elles se tenaient, immobiles comme mortes, me revenait avec un sentiment de solitude.

Le feu du brasero faiblissait, la buée sur la fenêtre s'évaporait peu à peu. J'y voyais apparaître des motifs mélancoliques, semblables à des œufs de poisson. C'étaient les traces laissées par la vapeur du premier hiver, disparue depuis longtemps. Dans le coin de l'alcôve, des flacons de médicaments vides s'empoussiéraient. Quelle lassitude, quelle routine ! Ma mélancolie maladive avait même attiré des mouches d'hiver qui ne vivaient nulle part ailleurs. Quand donc tout cela prendrait-il fin ?

心がそんなことにひっかかると私はいつも不眠を殃いされた。眠れなくなると私は軍艦の進水式を想い浮かべる。その次には小倉百人一首を一首宛思い出してはそれの意味を考える。そして最後には考え得られる限りの残虐な自殺の方法を空想し、その積み重ねによって眠りを誘おうとする。がらんとした溪間の旅館の一室で。天井に彼らの貼りついている、死んだように凝っと貼りついている一室で。――

Quand mon esprit s'embourbait dans ces pensées, l'insomnie me guettait. Pour m'endormir, j'évoquais le lancement d'un navire de guerre. Puis je récitais mentalement les Cent Poèmes un par un, en réfléchissant à leur sens. Enfin, j'imaginais toutes les méthodes de suicide possibles, espérant que leur accumulation m'apporterait le sommeil. Dans une chambre vide d'une auberge perdue en montagne. Une chambre où elles se collaient au plafond, immobiles comme mortes. —

その日はよく晴れた温かい日であった。午後私は村の郵便局へ手紙を出しに行った。私は疲れていた。それから溪へ下りてまだ三四丁も歩かなければならない私の宿へ帰るのがいかにも億劫であった。そこへ一台の乗合自動車が通りかかった。それを見ると私は不意に手を挙げた。そしてそれに乗り込んでしまったのである。

その自動車は村の街道を通る同族のなかでも一種目だった特徴で自分を語っていた。暗い幌のなかの乗客の眼がみな一様に前方を見詰めている事や、泥除け、それからステップの上へまで溢れた荷物を麻繩が車体へ縛りつけている恰好や――そんな一種の物ものしい特徴で、彼らが今から上り三里下り三里の峠を踰えて半島の南端の港へ十一里の道をゆく自動車であることが一目で知れるのであった。私はそれへ乗ってしまったのである。それにしてはなんという不似合いな客であったろう。私はただ村の郵便局まで来て疲れたというばかりの人間に過ぎないのだった。

C’était une journée douce et ensoleillée. L’après-midi, je me rendis au bureau de poste du village pour poster une lettre. J’étais épuisé. L’idée de devoir encore marcher trois ou quatre chō jusqu’à l’auberge, au fond de la vallée, me pesait terriblement. C’est alors qu’un autocar passa. Sans réfléchir, je levai la main. Et je montai à bord.

Cet autocar se distinguait parmi les véhicules de sa lignée qui parcouraient la grand-route du village. Les passagers, sous la bâche sombre, fixaient tous droit devant eux d’un même regard. Les garde-boue et les marchepieds étaient encombrés de bagages retenus par des cordes. Tout, dans son apparence, annonçait qu’il allait franchir une montagne — trois ri à la montée, trois ri à la descente — pour atteindre le port de la pointe sud de la péninsule, onze ri plus loin. Et c’est dans cet autocar que j’étais monté. Quel passager incongru je faisais ! Moi qui n’avais fait que me fatiguer en allant simplement au bureau de poste.

日はもう傾いていた。私には何の感想もなかった。ただ私の疲労をまぎらしてゆく快い自動車の動揺ばかりがあった。村の人が背負い網を負って山から帰って来る頃で、見知った顔が何度も自動車を除けた。そのたび私はだんだん「意志の中ぶらり」に興味を覚えて来た。そして、それはまたそれで、私の疲労をなにか変わった他のものに変えてゆくのだった。やがてその村人にも会わなくなった。自然林が廻った。落日があらわれた。溪の音が遠くなった。年古りた杉の柱廊が続いた。冷たい山気が沁みて来た。魔女の跨った箒のように、自動車は私を高い空へ運んだ。いったいどこまでゆこうとするのだろう。峠の隧道を出るともう半島の南である。私の村へ帰るにも次の温泉へゆくにも三里の下り道である。そこへ来たとき、私はやっと自動車を止めた。そして薄暮の山の中へ下りてしまったのである。何のために? それは私の疲労が知っている。私は腑甲斐ない一人の私を、人里離れた山中へ遺棄してしまったことに、気味のいい嘲笑を感じていた。

Le soleil déclinait déjà. Je n’avais aucune pensée particulière. Seul le balancement agréable de l’autocar distrayait ma fatigue. C’était l’heure où les villageois revenaient des montagnes, leurs filets de portage sur le dos. Plusieurs visages familiers s’écartèrent pour laisser passer le véhicule. À chaque fois, je prenais un peu plus de plaisir à cette « suspension de la volonté ». Et cela, à son tour, transformait ma fatigue en quelque chose d’étrange. Bientôt, nous ne croisâmes plus personne. La forêt naturelle nous encercla. Le soleil couchant apparut. Le bruit de la rivière s’éloigna. Une colonnade de vieux cèdres se déploya. L’air froid des montagnes me pénétra. Comme un balai chevauché par une sorcière, l’autocar m’emporta haut dans le ciel. Où allions-nous donc ? Une fois le tunnel de la montagne franchi, nous serions au sud de la péninsule. Pour rentrer à mon village ou gagner les sources chaudes suivantes, il me faudrait descendre trois ri. Arrivé là, je fis enfin arrêter l’autocar. Et je descendis dans la montagne au crépuscule. Pourquoi ? Ma fatigue le savait. Je ressentais une jouissance moqueuse à avoir abandonné mon misérable moi dans ces montagnes éloignées de toute habitation.

樫鳥が何度も身近から飛び出して私を愕ろかした。道は小暗い谿襞を廻って、どこまで行っても展望がひらけなかった。このままで日が暮れてしまってはと、私の心は心細さでいっぱいであった。幾たびも飛び出す樫鳥は、そんな私を、近くで見る大きな姿で脅かしながら、葉の落ちた欅や楢の枝を匍うように渡って行った。

最後にとうとう谿が姿をあらわした。杉の秀が細胞のように密生している遙かな谿! なんというそれは巨大な谿だったろう。遠靄のなかには音もきこえない水も動かない滝が小さく小さく懸っていた。眩暈を感じさせるような谿底には丸太を組んだ橇道が寒ざむと白く匍っていた。日は谿向こうの尾根へ沈んだところであった。水を打ったような静けさがいまこの谿を領していた。何も動かず何も聴こえないのである。その静けさはひょっと夢かと思うような谿の眺めになおさら夢のような感じを与えていた。

Des geais s’envolaient à plusieurs reprises tout près de moi, me faisant sursauter. Le chemin serpentait dans les plis obscurs de la vallée, sans jamais offrir de perspective. Si la nuit me surprenait ainsi, mon cœur se serra d’angoisse. Les geais, par leur taille imposante de près, m’effrayaient tout en traversant d’un vol rampant les branches dénudées des chênes et des hêtres.

Enfin, la vallée se révéla. Une vallée lointaine où les cimes des cèdres s’agglutinaient comme des cellules ! Quelle vallée gigantesque ! Dans la brume lointaine, une minuscule cascade, silencieuse et immobile, se suspendait. Au fond vertigineux, une piste de traîneaux faite de rondins blanchissait, glaciale. Le soleil venait de disparaître derrière la crête opposée. Un silence aquatique régnait maintenant sur la vallée. Rien ne bougeait, aucun son ne parvenait. Ce silence, ajouté à la vue quasi onirique de la vallée, renforçait son irréalité.

「ここでこのまま日の暮れるまで坐っているということは、なんという豪奢な心細さだろう」と私は思った。「宿では夕飯の用意が何も知らずに待っている。そして俺は今夜はどうなるかわからない」

私は私の置き去りにして来た憂鬱な部屋を思い浮かべた。そこでは私は夕餉の時分きまって発熱に苦しむのである。私は着物ぐるみ寝床へ這入っている。それでもまだ寒い。悪寒に慄えながら秋の頭は何度も浴槽を想像する。「あすこへ漬ったらどんなに気持いいことだろう」そして私は階段を下り浴槽の方へ歩いてゆく私自身になる。しかしその想像のなかでは私は決して自分の衣服を脱がない。衣服ぐるみそのなかへはいってしまうのである。私の身体には、そして、支えがない。私はぶくぶくと沈んでしまい、浴槽の底へ溺死体のように横たわってしまう。いつもきまってその想像である。そして私は寝床のなかで満潮のように悪寒が退いてゆくのを待っている。――

« Rester assis ici jusqu’à la nuit tombée, quelle somptueuse angoisse ! pensai-je. À l’auberge, on prépare le dîner sans rien savoir. Et moi, je ne sais pas ce qui m’arrivera cette nuit. »

Je me représentai la chambre mélancolique que j’avais abandonnée. Là-bas, à l’heure du repas du soir, je souffrais inévitablement de fièvre. Je m’enfouissais dans le lit, tout habillé. Mais j’avais encore froid. Frissonnant sous les affres du froid, mon esprit imaginait sans cesse le bain thermal. « Comme ce serait bon de s’y plonger ! » Et je me voyais descendre l’escalier, me dirigeant vers le bassin. Pourtant, dans cette imagination, je ne me déshabillais jamais. J’entrais dans l’eau tout habillé. Mon corps, sans soutien, coulait à pic, se déposant au fond comme un noyé. C’était toujours cette même image. Et dans mon lit, j’attendais que les frissons se retirent comme la marée...

あたりはだんだん暗くなって来た。日の落ちたあとの水のような光を残して、冴えざえとした星が澄んだ空にあらわれて来た。凍えた指の間の煙草の火が夕闇のなかで色づいて来た。その火の色は曠漠とした周囲のなかでいかにも孤独であった。その火を措いて一点の燈火も見えずにこの谿は暮れてしまおうとしているのである。寒さはだんだん私の身体へ匍い込んで来た。平常外気の冒さない奥の方まで冷え入って、懐ろ手をしてもなんの役にも立たないくらいになって来た。しかし私は暗と寒気がようやく私を勇気づけて来たのを感じた。私はいつの間にか、これから三里の道を歩いて次の温泉までゆくことに自分を予定していた。犇ひしと迫って来る絶望に似たものはだんだん私の心に残酷な欲望を募らせていった。疲労または倦怠が一たんそうしたものに変わったが最後、いつも私は終わりまでその犠牲になり通さなければならないのだった。あたりがとっぷり暮れ、私がやっとそこを立ち上がったとき、私はあたりにまだ光があったときとはまったく異った感情で私自身を艤装していた。

Les alentours s’assombrissaient peu à peu. Les étoiles apparurent dans le ciel limpide, laissant une lumière aqueuse après le coucher du soleil. La braise de ma cigarette, entre mes doigts gelés, se teinta de couleur dans le crépuscule. Cette lueur semblait si seule dans l’immensité alentour. Aucune autre lumière ne viendrait : la vallée allait s’endormir dans l’obscurité. Le froid s’insinuait progressivement en moi, pénétrant jusqu’aux recoins habituellement épargnés. Mettre les mains dans mes poches ne servait à rien. Pourtant, je sentis que l’obscurité et le froid commençaient à me donner du courage. Sans m’en rendre compte, je m’étais décidé à marcher les trois ri jusqu’aux prochaines sources chaudes. Une sorte de désespoir oppressant nourrissait en moi une cruelle envie. Une fois que la fatigue ou la lassitude se transformait ainsi, je ne pouvais plus que m’y abandonner jusqu’au bout. Quand la nuit fut tout à fait tombée et que je me levai enfin, j’étais habité d’un sentiment totalement différent de celui que j’avais connu tant qu’il y avait encore de la lumière.

私は山の凍てついた空気のなかを暗をわけて歩き出した。身体はすこしも温かくもならなかった。ときどきそれでも私の頬を軽くなでてゆく空気が感じられた。はじめ私はそれを発熱のためか、それとも極端な寒さのなかで起る身体の変調かと思っていた。しかし歩いてゆくうちに、それは昼間の日のほとぼりがまだ斑らに道に残っているためであるらしいことがわかって来た。すると私には凍った闇のなかに昼の日射しがありありと見えるように思えはじめた。一つの燈火も見えない暗というものも私には変な気を起こさせた。それは灯がついたということで、もしくは灯の光の下で、文明的な私達ははじめて夜を理解するものであるということを信ぜしめるに充分であった。真暗な闇にもかかわらず私はそれが昼間と同じであるような感じを抱いた。星の光っている空は真青であった。道を見分けてゆく方法は昼間の方法と何の変わったこともなかった。道を染めている昼間のほとぼりはなおさらその感じを強くした。

突然私の後ろから風のような音が起こった。さっと流れて来る光のなかへ道の上の小石が歯のような影を立てた。一台の自動車が、それを避けている私には一顧の注意も払わずに走り過ぎて行った。しばらく私はぼんやりしていた。自動車はやがて谿襞を廻った向こうの道へ姿をあらわした。しかしそれは自動車が走っているというより、ヘッドライトをつけた大きな闇が前へ前へ押し寄せてゆくかのように見えるのであった。それが夢のように消えてしまうとまたあたりは寒い闇に包まれ、空腹した私が暗い情熱に溢れて道を踏んでいた。

Je me mis en marche, fendant l’obscurité dans l’air glacé des montagnes. Mon corps ne se réchauffait pas. Parfois, pourtant, je sentais une caresse légère sur ma joue. D’abord, je crus que c’était dû à la fièvre, ou peut-être à un dérèglement de mon corps sous ce froid extrême. Mais en avançant, je compris que c’était la chaleur diurne, encore par endroits sur le chemin. Alors, il me sembla voir distinctement la lumière du jour dans l’obscurité gelée. L’absence totale de toute lampe me troubla étrangement. Cela me confortait dans l’idée que nous, civilisés, ne comprenons la nuit qu’à travers la lumière artificielle. Malgré les ténèbres, j’avais l’impression que c’était comme en plein jour. Le ciel étoilé était d’un bleu profond. Rien ne différait dans ma façon d’avancer. La chaleur résiduelle du jour renforçait encore cette sensation.

Soudain, un bruit de vent s’éleva derrière moi. Des cailloux sur le chemin projetèrent des ombres dentelées dans le flot de lumière. Une voiture passa à toute allure, ignorant ma présence sur le bas-côté. Je restai un moment abasourdi. Bientôt, elle réapparut plus loin, après un virage. Mais elle ressemblait moins à une voiture qu’à une masse d’obscurité, poussée en avant par ses phares. Quand elle disparut comme un rêve, le froid et la nuit m’enveloppèrent de nouveau, et je repris ma marche, le cœur empli d’une sombre passion.

「なんという苦い絶望した風景であろう。私は私の運命そのままの四囲のなかに歩いている。これは私の心そのままの姿であり、ここにいて私は日なたのなかで感じるようななんらの偽瞞をも感じない。私の神経は暗い行手に向かって張り切り、今や決然とした意志を感じる。なんというそれは気持のいいことだろう。定罰のような闇、膚を劈く酷寒。そのなかでこそ私の疲労は快く緊張し新しい戦慄を感じることができる。歩け。歩け。へたばるまで歩け」

私は残酷な調子で自分を鞭打った。歩け。歩け。歩き殺してしまえ。

その夜晩く私は半島の南端、港の船着場を前にして疲れ切った私の身体を立たせていた。私は酒を飲んでいた。しかし心は沈んだまますこしも酔っていなかった。

« Quel paysage amer et désespéré ! Je marche au milieu d’un environnement qui reflète mon destin. C’est l’image même de mon âme, et ici, je ne ressens aucune duperie comme sous le soleil. Mes nerfs sont tendus vers l’obscurité devant moi, et je sens maintenant une volonté résolue. Quelle sensation agréable ! Une nuit comme un châtiment, un froid qui transperce la peau. C’est seulement là que ma fatigue se tend plaisamment et éprouve de nouveaux frissons. Marche. Marche. Marche jusqu’à l’épuisement. »

Je me fouettai avec cruauté. Marche. Marche. Marche jusqu’à en mourir.

Tard dans la nuit, je me tenais debout, épuisé, face à l’embarcadère du port, à la pointe sud de la péninsule. Je buvais. Mais mon cœur restait lourd, et l’ivresse ne venait pas.

強い潮の香に混って、瀝青や油の匂いが濃くそのあたりを立て罩めていた。もやい綱が船の寝息のようにきしり、それを眠りつかせるように、静かな波のぽちゃぽちゃと舷側を叩く音が、暗い水面にきこえていた。

「××さんはいないかよう!」

静かな空気を破って媚めいた女の声が先ほどから岸で呼んでいた。ぼんやりした燈りを睡むそうに提げている百噸あまりの汽船のともの方から、見えない声が不明瞭になにか答えている。それは重々しいバスである。

「いないのかよう。××さんは」

それはこの港に船の男を相手に媚を売っている女らしく思える。私はその返事のバスに人ごとながら聴耳をたてたが、相不変曖昧な言葉が同じように鈍い調子で響くばかりで、やがて女はあきらめたようすでいなくなってしまった。

Une forte odeur de marée se mêlait à celles du goudron et de l’huile, enveloppant les alentours. Les amarres des bateaux grinçaient comme des respirations endormies, et le clapotis des vagues contre les coques berçait la surface sombre de l’eau.

« Hé, monsieur X, vous êtes là ? »

Une voix féminine, doucereuse, perça le calme de la nuit. Depuis la poupe d’un vapeur d’une centaine de tonnes, une voix indistincte répondit quelque chose. C’était une basse grave.

« Il n’est pas là ? Monsieur X ? »

Elle devait être une de ces femmes qui cajolaient les marins de ce port. J’écoutai malgré moi la réponse de la basse, mais les mots restaient flous, toujours sur le même ton monotone. Finalement, la femme sembla renoncer et s’en alla.

私は静かな眠った港を前にしながら転変に富んだその夜を回想していた。三里はとっくに歩いたと思っているのにいくらしてもおしまいにならなかった山道や、谿のなかに発電所が見えはじめ、しばらくすると谿の底を提灯が二つ三つ閑かな夜の挨拶を交しながらもつれて行くのが見え、私はそれがおおかた村の人が温泉へはいりにゆく灯で、温泉はもう真近にちがいないと思い込み、元気を出したのにみごと当てがはずれたことや、やっと温泉に着いて凍え疲れた四肢を村人の混み合っている共同湯で温めたときの異様な安堵の感情や、――ほんとうにそれらは回想という言葉にふさわしいくらい一晩の経験としては豊富すぎる内容であった。しかもそれでおしまいというのではなかった。私がやっと腹を膨らして人心つくかつかぬに、私の充たされない残酷な欲望はもう一度私に夜の道へ出ることを命令したのであった。私は不安な当てで名前も初耳な次の二里ばかりも離れた温泉へ歩かなければならなかった。その道でとうとう私は迷ってしまい、途方に暮れて暗のなかへ蹲まっていたとき、晩い自動車が通りかかり、やっとのことでそれを呼びとめて、予定を変えてこの港の町へ来てしまったのであった。それから私はどこへ行ったか。私はそんなところには一種の嗅覚でも持っているかのように、堀割に沿った娼家の家並みのなかへ出てしまった。藻草を纒ったような船夫達が何人も群れて、白く化粧した女を調戯いながら、よろよろと歩いていた。私は二度ほど同じ道を廻り、そして最後に一軒の家へ這入った。私は疲れた身体に熱い酒をそそぎ入れた。しかし私は酔わなかった。酌に来た女は秋刀魚船の話をした。船員の腕にふさわしい逞しい健康そうな女だった。その一人は私に婬をすすめた。私はその金を払ったまま、港のありかをきいて外へ出てしまったのである。

Face au port endormi, je repensais à cette nuit mouvementée. La route de montagne qui n’en finissait pas, bien que j’eusse déjà parcouru les trois ri ; la centrale électrique apparue dans la vallée, puis deux ou trois lanternes qui semblaient échanger des salutations nocturnes en descendant vers le fond ; ma conviction qu’il s’agissait de villageois allant aux sources chaudes, et que celles-ci devaient être proches — espoir déçu ; le soulagement étrange quand, enfin arrivé aux sources, je réchauffai mes membres engourdis dans le bain public bondé... Tout cela formait un souvenir bien trop riche pour une seule nuit. Et ce n’était pas tout. À peine rassasié, ma cruelle soif insatisfaite m’ordonna de reprendre la route nocturne. Je dus marcher vers des sources chaudes inconnues, à deux ri de là, sur une simple intuition. Je me perdis, désespéré, accroupi dans le noir, quand un autocar tardif passa. Je réussis à l’arrêter et changeai mes plans pour me rendre dans cette ville portuaire. Ensuite, où étais-je allé ? Comme guidé par un instinct, je me retrouvai dans un quartier de bordels le long d’un canal. Des marins, empestant les algues, traînaient en groupes, taquinant des femmes au visage blanchi par le maquillage. Je tournai deux fois dans les mêmes rues avant d’entrer dans une maison. Je versai de l’alcool brûlant dans mon corps épuisé. Mais je ne m’enivrai pas. La femme qui me servit parla des bateaux de pêche au sanma. Elle avait la robuste santé qui convenait à une compagne de marin. L’une d’elles me proposa ses charmes. Je payai, demandai la direction du port, et sortis.

私は近くの沖にゆっくり明滅している廻転燈台の火を眺めながら、永い絵巻のような夜の終わりを感じていた。舷の触れ合う音、とも綱の張る音、睡たげな船の灯、すべてが暗く静かにそして内輪で、柔やかな感傷を誘った。どこかに捜して宿をとろうか、それとも今の女のところへ帰ってゆこうか、それはいずれにしても私の憎悪に充ちた荒々しい心はこの港の埠頭で尽きていた。ながい間私はそこに立っていた。気疎い睡気のようなものが私の頭を誘うまで静かな海の暗を見入っていた。――

私はその港を中心にして三日ほどもその付近の温泉で帰る日を延ばした。明るい南の海の色や匂いはなにか私には荒々しく粗雑であった。その上卑俗で薄汚い平野の眺めはすぐに私を倦かせてしまった。山や溪が※[#「門<兒」、U+49A7、156-9]ぎ合い心を休める余裕や安らかな望みのない私の村の風景がいつか私の身についてしまっていることを私は知った。そして三日の後私はまた私の心を封じるために私の村へ帰って来たのである。

Contemplant le feu clignotant d’un phare au large, je sentais la fin de cette nuit longue comme un rouleau peint. Le bruit des coques entrechoquées, le grincement des amarres, les lumières endormies des bateaux — tout était sombre, calme et intime, éveillant une douce mélancolie. Devais-je chercher un endroit où dormir, ou retourner vers cette femme ? Quoi qu’il en soit, mon cœur furieux plein de haine s’apaisait sur ce quai. Je restai longtemps debout, plongeant mon regard dans l’obscurité tranquille de la mer, jusqu’à ce qu’un vague sommeil m’appelle...

Je prolongeai mon séjour de trois jours, explorant les sources chaudes autour du port. La lumière et les odeurs de la mer du Sud me semblaient rudes et grossières. De plus, je me lassai de la vue de la plaine vulgaire et légèrement sordide. Je compris que mon cœur était attaché aux paysages de mon village, où montagnes et vallées entrelaçées offraient la paix et le réconfort. Trois jours plus tard, je retournai donc au village, pour y enfermer à nouveau mon cœur.

私は何日も悪くなった身体を寝床につけていなければならなかった。私には別にさした後悔もなかったが、知った人びとの誰彼がそうしたことを聞けばさぞ陰気になり気を悪くするだろうとそのことばかり思っていた。

そんなある日のこと私はふと自分の部屋に一匹も蠅がいなくなっていることに気がついた。そのことは私を充分驚かした。私は考えた。おそらく私の留守中誰も窓を明けて日を入れず火をたいて部屋を温めなかった間に、彼らは寒気のために死んでしまったのではなかろうか。それはありそうなことに思えた。彼らは私の静かな生活の余徳を自分らの生存の条件として生きていたのである。そして私が自分の鬱屈した部屋から逃げ出してわれとわが身を責め虐んでいた間に、彼らはほんとうに寒気と飢えで死んでしまったのである。私はそのことにしばらく憂鬱を感じた。それは私が彼らの死を傷んだためではなく、私にもなにか私を生かしそしていつか私を殺してしまうきまぐれな条件があるような気がしたからであった。私はそいつの幅広い背を見たように思った。それは新しいそして私の自尊心を傷つける空想だった。そして私はその空想からますます陰鬱を加えてゆく私の生活を感じたのである。

Je dus garder le lit plusieurs jours, car mon état s’était aggravé. Je n’avais pas de regret particulier, mais je savais que ceux qui l’apprendraient en seraient attristés et contrariés.

Un jour, je remarquai soudain qu’il n’y avait plus une seule mouche dans ma chambre. Cela me surprit beaucoup. Je réfléchis. Sans doute étaient-elles mortes de froid pendant mon absence, puisque personne n’avait ouvert la fenêtre pour laisser entrer le soleil, ni allumé le feu pour chauffer la pièce. Cela semblait plausible. Elles avaient vécu grâce aux conditions favorables de ma vie calme. Et pendant que je fuyais ma chambre oppressante pour me maltraiter moi-même, elles étaient vraiment mortes de froid et de faim. Cette idée me plongea dans la mélancolie. Non pas que je regrettais leur mort, mais parce que je sentais que moi aussi, je dépendais de caprices qui me maintenaient en vie avant de me tuer un jour. Il me sembla voir son large dos. C’était une nouvelle fantaisie, qui blessait mon amour-propre. Et je sentis ma vie s’assombrir encore davantage à cause d’elle.

***

底本:「檸檬・ある心の風景 他二十編」旺文社文庫、旺文社

1972(昭和47)年12月10日初版発行

1974(昭和49)年第4刷発行

初出:「創作月刊」

1928(昭和3)年5月号

※編集部による傍注は省略しました。

入力:j.utiyama

校正:横木雅子

1999年1月14日公開

2016年7月5日修正

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「門<兒」、U+49A7 156-9