冬の日 :: Jour d'Hiver

梶井基次郎 :: Kaji-i Motojiro

::

冬の日

Jour d'Hiver

梶井基次郎

Kaji-i Motojiro

source: https://www.aozora.gr.jp/cards/000074/files/417_19816.html

冬の日

季節は冬至に間もなかった。堯の窓からは、地盤の低い家々の庭や門辺に立っている木々の葉が、一日ごと剥がれてゆく様が見えた。

ごんごん胡麻は老婆の蓬髪のようになってしまい、霜に美しく灼けた桜の最後の葉がなくなり、欅が風にかさかさ身を震わすごとに隠れていた風景の部分が現われて来た。

もう暁刻の百舌鳥も来なくなった。そしてある日、屏風のように立ち並んだ樫の木へ鉛色の椋鳥が何百羽と知れず下りた頃から、だんだん霜は鋭くなってきた。

冬になって堯の肺は疼んだ。落葉が降り留っている井戸端の漆喰へ、洗面のとき吐く痰は、黄緑色からにぶい血の色を出すようになり、時にそれは驚くほど鮮かな紅に冴えた。堯が間借り二階の四畳半で床を離れる時分には、主婦の朝の洗濯は夙うに済んでいて、漆喰は乾いてしまっている。その上へ落ちた痰は水をかけても離れない。堯は金魚の仔でもつまむようにしてそれを土管の口へ持って行くのである。彼は血の痰を見てももうなんの刺戟でもなくなっていた。が、冷澄な空気の底に冴え冴えとした一塊の彩りは、何故かいつもじっと凝視めずにはいられなかった。

On arrivait bientôt au solstice d'hiver. De la fenêtre de Takashi, on voyait jour après jour les arbres dans les jardins et près des portes des maisons basses perdre leurs feuilles.

Les ginkgos, pareils à des chevelures ébouriffées de vieilles femmes, avaient fini par se dénuder. Les dernières feuilles des cerisiers, magnifiquement brûlées par le givre, avaient disparu. À chaque frémissement des feuilles de zelkova sous le vent, de nouvelles portions du paysage, jusqu'alors cachées, se révélaient.

Les pies-grièches de l'aube ne venaient plus. Et puis un jour, alors que des centaines d'étourneaux couleur de plomb s'étaient abattus sur les chênes verts alignés comme un paravent, le givre devint de plus en plus mordant.

Avec l'hiver, les poumons de Takashi se mirent à le faire souffrir. Le crachat qu'il recrachait en se lavant le visage, près du puits au revêtement de chaux couvert de feuilles mortes, passa du vert jaune à une teinte de sang terne, parfois éclatante d'un rouge vif étonnant. À l'heure où Takashi quittait sa chambre sous les toits, de quatre tatamis et demi, la lessive matinale de la maîtresse de maison était depuis longtemps terminée, et la chaux, déjà sèche. Le crachat qui y tombait ne partait pas, même en versant de l'eau. Alors Takashi le ramassait délicatement, comme on pincerait un alevin de poisson rouge, pour le jeter dans le conduit d'évacuation. La vue du sang dans ses crachats ne le bouleversait plus. Pourtant, cette tache de couleur vive, si nette dans l'air froid et limpide, le fascinait toujours, inexplicablement.

堯はこの頃生きる熱意をまるで感じなくなっていた。一日一日が彼を引き摺っていた。そして裡に住むべきところをなくした魂は、常に外界へ逃れよう逃れようと焦慮っていた。――昼は部屋の窓を展いて盲人のようにそとの風景を凝視める。夜は屋の外の物音や鉄瓶の音に聾者のような耳を澄ます。

冬至に近づいてゆく十一月の脆い陽ざしは、しかし、彼が床を出て一時間とは経たない窓の外で、どの日もどの日も消えかかってゆくのであった。翳ってしまった低地には、彼の棲んでいる家の投影さえ没してしまっている。それを見ると堯の心には墨汁のような悔恨やいらだたしさが拡がってゆくのだった。日向はわずかに低地を距てた、灰色の洋風の木造家屋に駐っていて、その時刻、それはなにか悲しげに、遠い地平へ落ちてゆく入日を眺めているかのように見えた。

冬陽は郵便受のなかへまで射しこむ。路上のどんな小さな石粒も一つ一つ影を持っていて、見ていると、それがみな埃及のピラミッドのような巨大な悲しみを浮かべている。――低地を距てた洋館には、その時刻、並んだ蒼桐の幽霊のような影が写っていた。向日性を持った、もやしのように蒼白い堯の触手は、不知不識その灰色した木造家屋の方へ伸びて行って、そこに滲み込んだ不思議な影の痕を撫でるのであった。彼は毎日それが消えてしまうまでの時間を空虚な心で窓を展いていた。

Ces temps-ci, Takashi ne ressentait plus la moindre ardeur à vivre. Les jours, un à un, l'entraînaient. Et son âme, qui n'avait plus où se loger en lui, cherchait sans cesse à fuir, à s'échapper vers le dehors. Le jour, il ouvrait la fenêtre de sa chambre et fixait le paysage comme un aveugle. La nuit, il tendait l'oreille, tel un sourd, aux bruits du dehors et au chant de la bouilloire.

Mais le soleil fragile de novembre, à l'approche du solstice, déclinait chaque jour derrière sa fenêtre, moins d'une heure après qu'il s'était levé. Dans la lumière déclinante des terrains bas, même l'ombre de sa propre maison finissait par disparaître. À ce spectacle, une amertume noire comme l'encre et une irritation sourde s'étendaient dans le cœur de Takashi. Seul un bâtiment occidental en bois gris, de l'autre côté des terrains bas, captait encore un peu de soleil. À cette heure, il avait l'air de regarder, mélancolique, le soleil couchant s'enfoncer à l'horizon lointain.

La lumière hivernale pénétrait jusqu'à la boîte aux lettres. Chaque petit caillou sur la route portait son ombre, et quand on les regardait, ils semblaient tous évoquer une tristesse immense, comme les pyramides d'Égypte. Sur le bâtiment occidental, à cette heure, se reflétaient les ombres fantomatiques des platanes alignés. Les tentacules pâles et étiolés de Takashi, attirés par la lumière, s'étiraient inconsciemment vers cette maison de bois grise, comme pour caresser les traces mystérieuses des ombres qui s'y infiltraient. Chaque jour, il restait à la fenêtre, le cœur vide, jusqu'à ce qu'elles disparaissent.

展望の北隅を支えている樫の並樹は、ある日は、その鋼鉄のような弾性で撓ない踊りながら、風を揺りおろして来た。容貌をかえた低地にはカサコソと枯葉が骸骨の踊りを鳴らした。

そんなとき蒼桐の影は今にも消されそうにも見えた。もう日向とは思えないそこに、気のせいほどの影がまだ残っている。そしてそれは凩に追われて、砂漠のような、そこでは影の生きている世界の遠くへ、だんだん姿を掻き消してゆくのであった。

堯はそれを見終わると、絶望に似た感情で窓を鎖しにかかる。もう夜を呼ぶばかりの凩に耳を澄ましていると、ある時はまだ電気も来ないどこか遠くでガラス戸の摧け落ちる音がしていた。

Les chênes verts qui soutenaient l'angle nord du paysage ployaient parfois sous le vent, dansant avec une élasticité d'acier, secouant les rafales. Dans les terrains bas transformés, les feuilles mortes crissaient, comme un cliquetis de squelettes qui dansent.

À ces moments, les ombres des platanes semblaient sur le point de s'évanouir. Là où l'on ne pouvait plus croire qu'il y avait du soleil, il restait à peine une ombre, comme une illusion. Puis, chassée par le vent d'hiver, elle s'effaçait peu à peu, s'éloignant vers un monde lointain où les ombres pouvaient vivre, comme dans un désert.

Quand Takashi avait fini de regarder, il fermait la fenêtre avec un sentiment proche du désespoir. Alors qu'il tendait l'oreille vers le vent qui ne faisait qu'appeler la nuit, il entendait parfois, très loin, là où l'électricité n'était pas encore arrivée, le bruit d'une vitre qui se brisait.

堯は母からの手紙を受け取った。

「延子をなくしてから父上はすっかり老い込んでおしまいになった。おまえの身体も普通の身体ではないのだから大切にしてください。もうこの上の苦労はわたしたちもしたくない。

わたしはこの頃夜中なにかに驚いたように眼が醒める。頭はおまえのことが気懸りなのだ。いくら考えまいとしても駄目です。わたしは何時間も眠れません。」

堯はそれを読んである考えに悽然とした。人びとの寝静まった夜を超えて、彼と彼の母が互いに互いを悩み苦しんでいる。そんなとき、彼の心臓に打った不吉な摶動が、どうして母を眼覚まさないと言い切れよう。

堯の弟は脊椎カリエスで死んだ。そして妹の延子も腰椎カリエスで、意志を喪った風景のなかを死んでいった。そこでは、たくさんの虫が一匹の死にかけている虫の周囲に集まって悲しんだり泣いたりしていた。そして彼らの二人ともが、土に帰る前の一年間を横たわっていた、白い土の石膏の床からおろされたのである。

――どうして医者は「今の一年は後の十年だ」なんて言うのだろう。

堯はそう言われたとき自分の裡に起こった何故か跋の悪いような感情を想い出しながら考えた。

――まるで自分がその十年で到達しなければならない理想でも持っているかのように。どうしてあと何年経てば死ぬとは言わないのだろう。

Takashi reçut une lettre de sa mère.

« Depuis la disparition de Nobuko, ton père a terriblement vieilli. Prends soin de toi, ton corps n'est pas comme les autres. Nous ne supportons plus l'idée d'une nouvelle épreuve.

Ces nuits, je me réveille en sursaut, comme effrayée. Ma tête s'inquiète pour toi. J'ai beau essayer de ne pas y penser, c'est plus fort que moi. Je reste des heures sans dormir. »

En lisant ces mots, Takashi fut saisi d'une pensée amère. Par-delà les nuits silencieuses où tous dorment, lui et sa mère s'angoissaient mutuellement. Comment affirmer que les battements sinistres de son cœur ne parvenaient pas à réveiller sa mère ?

Le frère de Takashi était mort d'une carie vertébrale. Sa sœur Nobuko, elle, avait succombé à une carie lombaire, son esprit perdu dans un paysage sans volonté. Autour d'elle, comme des insectes rassemblés près d'un congénère agonisant, on aurait dit qu'ils pleuraient. Tous deux avaient passé leur dernière année étendus sur un lit de plâtre blanc, avant de retourner à la terre.

— Pourquoi les médecins disent-ils : « Cette année-ci en vaut dix plus tard » ?

Takashi repensait à ce sentiment désagréable qui l'avait envahi lorsqu'on lui avait dit cela.

— Comme si j'avais un idéal à atteindre en ces dix années. Pourquoi ne disent-ils pas simplement combien d'années il me reste à vivre ?

堯の頭には彼にしばしば現前する意志を喪った風景が浮かびあがる。

暗い冷たい石造の官衙の立ち並んでいる街の停留所。そこで彼は電車を待っていた。家へ帰ろうか賑やかな街へ出ようか、彼は迷っていた。どちらの決心もつかなかった。そして電車はいくら待ってもどちらからも来なかった。圧しつけるような暗い建築の陰影、裸の並樹、疎らな街燈の透視図。――その遠くの交叉路には時どき過ぎる水族館のような電車。風景はにわかに統制を失った。そのなかで彼は激しい滅形を感じた。

穉い堯は捕鼠器に入った鼠を川に漬けに行った。透明な水のなかで鼠は左右に金網を伝い、それは空気のなかでのように見えた。やがて鼠は網目の一つへ鼻を突っ込んだまま動かなくなった。白い泡が鼠の口から最後に泛んだ。……

堯は五六年前は、自分の病気が約束している死の前には、ただ甘い悲しみを撒いただけで通り過ぎていた。そしていつかそれに気がついてみると、栄養や安静が彼に浸潤した、美食に対する嗜好や安逸や怯懦は、彼から生きていこうとする意志をだんだんに持ち去っていた。しかし彼は幾度も心を取り直して生活に向かっていった。が、彼の思索や行為はいつの間にか佯りの響をたてはじめ、やがてその滑らかさを失って凝固した。と、彼の前には、そういった風景が現われるのだった。

何人もの人間がある徴候をあらわしある経過を辿って死んでいった。それと同じ徴候がおまえにあらわれている。

Dans l'esprit de Takashi surgissait alors ce paysage dénué de volonté qui lui apparaissait souvent :

Une station de tramway dans une ville aux bâtiments officiels de pierre, sombres et froids. Il attendait. Rentrer chez lui ? Se rendre dans les rues animées ? Il hésitait. Impossible de se décider. Et le tramway n'arrivait jamais, ni d'un côté ni de l'autre. L'ombre écrasante des édifices, les arbres nus alignés, la perspective clairsemée des réverbères. Au loin, au carrefour, passaient parfois des tramways semblables à des aquariums. Le paysage perdait soudain toute cohérence. Et dans ce chaos, il sentait une violente dissolution.

Enfant, Takashi avait un jour noyé une souris prise au piège dans la rivière. Dans l'eau transparente, la souris courait le long du grillage, comme si elle était encore dans l'air. Puis elle enfonça son museau dans une maille et ne bougea plus. Une dernière bulle blanche s'échappa de sa bouche...

Il y a cinq ou six ans, face à la mort promise par sa maladie, Takashi ne ressentait qu'une douce tristesse. Mais lorsqu'il s'en aperçut, les préférences pour la bonne chère, le confort et la lâcheté que lui avaient insufflés les régimes et le repos lui avaient peu à peu volé sa volonté de vivre. Pourtant, il s'était repris à plusieurs reprises. Mais ses pensées et ses actes avaient fini par sonner faux, puis avaient perdu leur fluidité avant de se figer. Alors, ce paysage lui était apparu.

Des dizaines de personnes avaient présenté les mêmes symptômes, suivi le même chemin et étaient mortes. Ces mêmes symptômes se manifestent maintenant en toi.

近代科学の使徒の一人が、堯にはじめてそれを告げたとき、彼の拒否する権限もないそのことは、ただ彼が漠然忌み嫌っていたその名称ばかりで、頭がそれを受けつけなかった。もう彼はそれを拒否しない。白い土の石膏の床は彼が黒い土に帰るまでの何年かのために用意されている。そこではもう転輾することさえ許されないのだ。

夜が更けて夜番の撃柝の音がきこえ出すと、堯は陰鬱な心の底で呟いた。

「おやすみなさい、お母さん」

撃柝の音は坂や邸の多い堯の家のあたりを、微妙に変わってゆく反響の工合で、それが通ってゆく先ざきを髣髴させた。肺の軋む音だと思っていた杳かな犬の遠吠え。――堯には夜番が見える。母の寝姿が見える。もっともっと陰鬱な心の底で彼はまた呟く。

「おやすみなさい、お母さん」

Lorsqu'un disciple de la science moderne l'en informa pour la première fois, Takashi n'eut même pas le droit de refuser. Seul le nom, qu'il avait toujours vaguement détesté, lui resta incompréhensible. Maintenant, il ne le refusait plus. Le lit de plâtre blanc était préparé pour les quelques années qui le séparaient de la terre noire. Là-bas, il ne lui serait même pas permis de se retourner.

Quand la nuit avançait et que résonnaient les coups du veilleur, Takashi murmurait au plus profond de son cœur maussade :

« Bonne nuit, maman. »

Les coups du veilleur, modulés par les échos changeants des collines et des résidences autour de chez Takashi, semblaient évoquer les lieux qu'ils traversaient. Le hurlement lointain d'un chien qu'il prenait pour le grincement de ses poumons. Takashi voyait le veilleur. Il voyait sa mère endormie. Et du fond d'un cœur encore plus sombre, il murmurait à nouveau :

« Bonne nuit, maman. »

堯は掃除をすました部屋の窓を明け放ち、籐の寝椅子に休んでいた。と、ジュッジュッという啼き声がしてかなむぐらの垣の蔭に笹鳴きの鶯が見え隠れするのが見えた。

ジュッ、ジュッ、堯は鎌首をもたげて、口でその啼き声を模ねながら、小鳥の様子を見ていた。――彼は自家でカナリヤを飼っていたことがある。

美しい午前の日光が葉をこぼれている。笹鳴きは口の音に迷わされてはいるが、そんな場合のカナリヤなどのように、機微な感情は現わさなかった。食欲に肥えふとって、なにか堅いチョッキでも着たような恰好をしている。――堯が模ねをやめると、愛想もなく、下枝の間を渡りながら行ってしまった。

低地を距てて、谷に臨んだ日当りのいいある華族の庭が見えた。黄に枯れた朝鮮芝に赤い蒲団が干してある。――堯はいつになく早起きをした午前にうっとりとした。

しばらくして彼は、葉が褐色に枯れ落ちている屋根に、つるもどきの赤い実がつややかに露われているのを見ながら、家の門を出た。

風もない青空に、黄に化りきった公孫樹は、静かに影を畳んで休ろうていた。白い化粧煉瓦を張った長い塀が、いかにも澄んだ冬の空気を映していた。その下を孫を負ぶった老婆が緩りゆっくり歩いて来る。

Takashi, après avoir terminé le ménage de sa chambre, ouvrit grand la fenêtre et s’installa dans un fauteuil en rotin pour se reposer. Soudain, il entendit un chant répétitif, « Jiu, jiu », et aperçut un rossignol chanteur apparaître et disparaître derrière une haie de kanamugura .

Takashi avait ouvert en grand la fenêtre de la pièce qu’il venait de nettoyer et se reposait sur une chaise longue en rotin. Soudain, il entendit le cri « ju-ju » d’un oiseau : derrière la haie de kanamugura, il aperçut par intermittence un rossignol des bambous.

« Jiu, jiu », Takashi releva la tête comme un serpent dressé, imitant ce chant avec sa bouche tout en observant l’oiseau. Il avait autrefois élevé un canari chez lui.

« Ju, ju… » Takashi, relevant la tête, imitait le cri de l’oiseau avec sa bouche tout en observant son manège. - Il avait déjà eu un canari chez lui.

La belle lumière du matin éclaboussait les feuilles. Bien que légèrement perturbé par le son qu’il reproduisait, le rossignol ne montrait aucune des émotions subtiles qu’un canari aurait pu exprimer en pareille circonstance. Repu, il semblait dodu, comme engoncé dans un gilet rigide. Lorsque Takashi cessa d’imiter son chant, l’oiseau s’en alla sans un regard, traversant paresseusement les branches basses.

La belle lumière du matin filtrait à travers les feuilles. Le rossignol, troublé par les sons imités, ne montrait pourtant pas, comme le ferait un canari, de subtiles réactions émotionnelles. Rassasié, dodu, il semblait porter quelque solide gilet. - Lorsque Takashi cessa d’imiter, l’oiseau, sans plus de façon, s’éloigna en sautillant de branche en branche.

Un peu plus loin, à flanc de vallon bien exposé au soleil, s’étendait le jardin d’une noble famille. Sur une pelouse coréenne jaunie par l’hiver, un futon rouge était étendu pour sécher. Ce matin-là, Takashi, qui s’était levé plus tôt que d’habitude, se sentait envahi par une douce béatitude.

De l’autre côté de la vallée, il voyait le jardin ensoleillé d’une famille noble. Sur la pelouse de zoysia jaunie, des couettes rouges étaient mises à sécher. - Ce matin-là, Takashi, levé plus tôt que d’habitude, était plongé dans une douce rêverie.

Peu après, tandis qu’il contemplait les fruits rouges brillants du lierre grimpant émergeant sur un toit où les feuilles brunissaient et tombaient, il sortit de chez lui.

Après un moment, alors qu’il quittait la maison, il remarqua sur le toit, parmi les feuilles mortes brunies, les baies rouges et brillantes d’une vigne sauvage. Il sortit par la porte.

Sous le ciel bleu sans vent, le vieux ginkgo aux feuilles entièrement dorées reposait paisiblement, pliant son ombre avec grâce. Le long mur de briques blanches reflétait l’air pur et cristallin de l’hiver. Une vieille femme portant un petit-enfant sur son dos passa lentement devant lui.

Sous un ciel bleu sans vent, un ginkgo tout doré, paisible, projetait son ombre. Un long mur de briques blanches reflétait l’air limpide de l’hiver. En dessous, une vieille femme, portant son petit-fils sur le dos, marchait lentement.

堯は長い坂を下りて郵便局へ行った。日の射し込んでいる郵便局は絶えず扉が鳴り、人びとは朝の新鮮な空気を撒き散らしていた。堯は永い間こんな空気に接しなかったような気がした。

彼は細い坂を緩りゆっくり登った。山茶花の花ややつでの花が咲いていた。堯は十二月になっても蝶がいるのに驚いた。それの飛んで行った方角には日光に撒かれた虻の光点が忙しく行き交うていた。

「痴呆のような幸福だ」と彼は思った。そしてうつらうつら日溜りに屈まっていた。――やはりその日溜りの少し離れたところに小さい子供達がなにかして遊んでいた。四五歳の童子や童女達であった。

「見てやしないだろうな」と思いながら堯は浅く水が流れている溝のなかへ痰を吐いた。そして彼らの方へ近づいて行った。女の子であばれているのもあった。男の子で温柔しくしているのもあった。穉い線が石墨で路に描かれていた。――堯はふと、これはどこかで見たことのある情景だと思った。不意に心が揺れた。揺り覚まされた虻が茫漠とした堯の過去へ飛び去った。その麗かな臘月の午前へ。

堯の虻は見つけた。山茶花を。その花片のこぼれるあたりに遊んでいる童子たちを。――それはたとえば彼が半紙などを忘れて学校へ行ったとき、先生に断わりを言って急いで自家へ取りに帰って来る、学校は授業中の、なにか珍しい午前の路であった。そんなときでもなければ垣間見ることを許されなかった、聖なる時刻の有様であった。そう思ってみて堯は微笑んだ。

Takashi descendit une longue pente jusqu’au bureau de poste. Le bureau, baigné de lumière, était animé par un va-et-vient incessant de portes qui s’ouvraient et se fermaient, tandis que les gens semblaient disperser dans l’air la fraîcheur du matin. Takashi eut l’impression de n’avoir pas ressenti une telle atmosphère depuis longtemps.

Takashi descendit la longue pente jusqu’au bureau de poste. Inondé de soleil, le bureau bruissait sans cesse de la porte qui s’ouvrait et se fermait, tandis que les gens y diffusaient la fraîcheur de l’air du matin. Takashi eut l’impression qu’il n’avait pas respiré un air aussi vivifiant depuis longtemps.

Il remonta ensuite lentement une petite rue en pente. Des camélias et des fleurs de yatudé étaient en fleurs. Takashi fut surpris de voir encore des papillons en cette mi-décembre. Là où ils s’envolaient, des points lumineux de moucherons scintillaient activement sous les rayons du soleil.

Il remonta lentement une ruelle en pente. Les camélias et les fleurs de fatsia étaient en fleur. Takashi s’étonna de voir encore des papillons en décembre. Là où ils s’envolaient, des points lumineux de taons dansaient dans la lumière.

« Quelle béatitude insensée », pensa-t-il. Puis, vacillant légèrement, il s’attarda dans une flaque de lumière. À quelque distance, de jeunes enfants jouaient tranquillement. Parmi eux, des garçonnets et fillettes de quatre ou cinq ans.

« C’est un bonheur presque hébété », pensa-t-il, et il s’accroupit, somnolent, dans un coin ensoleillé. - Non loin de là, de jeunes enfants jouaient. Ils avaient quatre ou cinq ans, garçons et filles.

Pensant qu’on ne le regardait pas, Takashi cracha dans une rigole où coulait un mince filet d’eau, puis s’approcha d’eux. Certaines filles se bagarraient joyeusement, tandis que certains garçons restaient doux et calmes. Un dessin enfantin tracé à la craie ornait la route. Soudain, Takashi eut la sensation d’avoir déjà vu ce tableau quelque part. Son cœur tressaillit. Comme un taon effrayé, son esprit s’envola vers un passé lointain et brumeux, vers cette douce matinée de décembre.

« Ils ne me voient pas, sans doute », pensa Takashi, en crachant dans le ruisseau peu profond, puis il s’approcha d’eux. Certaines filles étaient turbulentes, certains garçons doux. Des lignes maladroites étaient tracées à la craie sur la route. - Takashi eut soudain l’impression d’avoir déjà vu cette scène quelque part. Son cœur fut soudain troublé. Un taon, réveillé, s’envola vers le passé brumeux de Takashi, vers un matin radieux de décembre.

Le taon de Takashi avait trouvé : les camélias, les pétales tombés, les enfants jouant autour. Cela lui rappelait ces rares matins où, ayant oublié ses fournitures scolaires, il demandait la permission à son professeur de rentrer précipitamment chez lui. Ces moments fugaces, entrevoilés seulement par hasard, avaient quelque chose de sacré. En repensant à cela, Takashi sourit.

Le taon de Takashi trouva ce qu’il cherchait : un camélia. Et, près des pétales tombés, les enfants qui jouaient. - C’était, par exemple, lorsque, ayant oublié du papier à l’école, il rentrait précipitamment chez lui après avoir prévenu l’enseignant : la rue, en plein cours, avait alors une atmosphère rare et singulière, à laquelle il n’aurait jamais eu accès autrement - une sorte d’instant sacré. Cette pensée fit sourire Takashi.

午後になって、日がいつもの角度に傾くと、この考えは堯を悲しくした。穉いときの古ぼけた写真のなかに、残っていた日向のような弱陽が物象を照らしていた。

希望を持てないものが、どうして追憶を慈しむことができよう。未来に今朝のような明るさを覚えたことが近頃の自分にあるだろうか。そして今朝の思いつきもなんのことはない、ロシアの貴族のように(午後二時頃の朝餐)が生活の習慣になっていたということのいい証拠ではないか。――

彼はまた長い坂を下りて郵便局へ行った。

「今朝の葉書のこと、考えが変わってやめることにしたから、お願いしたことご中止ください」

Mais lorsque l’après-midi arriva et que le soleil inclina à son angle habituel, cette pensée le rendit triste. Les objets familiers étaient maintenant éclairés par une lumière douce et affaiblie, comme celle d’un vieil instantané délavé.

L’après-midi, lorsque le soleil pencha à son angle habituel, cette réflexion le rendit triste. Comme une vieille photo d’enfance, une faible lumière illuminait les choses.

Comment quelqu’un incapable d’espérer pourrait-il chérir ses souvenirs ? Ressentir la clarté d’un matin comme celui-ci, avait-il connu cela récemment ? Et ce matin même, avec cette idée spontanée, n’était-ce pas la preuve qu’il vivait désormais selon les habitudes désabusées d’une noblesse russe – prendre son petit-déjeuner vers deux heures de l’après-midi ?

Comment peut-on chérir le souvenir si l’on n’a pas d’espoir ? Ces derniers temps, s’est-il déjà senti aussi lumineux face à l’avenir que ce matin ? Et cette pensée matinale n’est-elle pas la preuve qu’il avait, comme un aristocrate russe, pris l’habitude de déjeuner vers deux heures de l’après-midi ?

Il descendit à nouveau la longue pente jusqu’au bureau de poste.

Il descendit de nouveau la longue pente jusqu’au bureau de poste.

« Ce matin, concernant la carte postale dont je vous ai parlé, j’ai changé d’avis et décidé de ne pas l’envoyer. Veuillez annuler ma demande, s’il vous plaît. »

« Concernant la carte postale de ce matin, j’ai changé d’avis, alors je vous prie d’annuler ma demande. »

今朝彼は暖い海岸で冬を越すことを想い、そこに住んでいる友人に貸家を捜すことを頼んで遣ったのだった。

彼は激しい疲労を感じながら坂を帰るのにあえいだ。午前の日光のなかで静かに影を畳んでいた公孫樹は、一日が経たないうちにもう凩が枝を疎らにしていた。その落葉が陽を喪った路の上を明るくしている。彼はそれらの落葉にほのかな愛着を覚えた。

堯は家の横の路まで帰って来た。彼の家からはその勾配のついた路は崖上になっている。部屋から眺めているいつもの風景は、今彼の眼前で凩に吹き曝されていた。曇空には雲が暗澹と動いていた。そしてその下に堯は、まだ電燈も来ないある家の二階は、もう戸が鎖されてあるのを見た。戸の木肌はあらわに外面に向かって曝されていた。――ある感動で堯はそこに彳んだ。傍らには彼の棲んでいる部屋がある。堯はそれをこれまでついぞ眺めたことのない新しい感情で眺めはじめた。

Ce matin-là, Takashi avait songé à passer l’hiver sur une côte chaude et avait envoyé une requête à un ami résidant là-bas pour chercher une maison à louer.

Ce matin, il avait pensé passer l’hiver sur une côte chaude et avait demandé à un ami qui y vivait de lui trouver une maison à louer.

Épuisé, il peina à remonter la colline. Le vieux ginkgo, qui auparavant reposait silencieusement sous le soleil matinal, voyait déjà ses branches dépouillées par le vent froid avant même la fin de la journée. Ses feuilles mortes illuminaient faiblement le chemin privé de lumière. Takashi ressentit une tendresse diffuse pour ces feuilles tombées.

Épuisé, il remonta la pente vers chez lui. Le ginkgo, qui, le matin, projetait paisiblement son ombre, voyait déjà ses branches clairsemées par le vent froid. Les feuilles tombées illuminaient la route privée de soleil. Il éprouva pour elles une douce affection.

De retour près du sentier latéral menant à sa maison, il constata que cette route en pente formait presque une falaise. Le paysage familier qu’il admirait depuis sa chambre était maintenant exposé à la bise glacée juste devant ses yeux. Dans le ciel nuageux, les nuages dérivaient lugubrement. Et là, en contrebas, Takashi remarqua une maison sans électricité, dont les volets du deuxième étage étaient déjà fermés. Le bois brut des volets était exposé aux éléments. Frappé par une émotion indéfinissable, Takashi s’arrêta net. Près de là se trouvait la pièce où il vivait. Pour la première fois, il contempla cet endroit avec un sentiment inédit.

Takashi arriva à la ruelle près de chez lui. Depuis sa maison, la rue en pente dominait la falaise. Le paysage qu’il contemplait d’habitude de sa chambre était maintenant, devant ses yeux, balayé par le vent. Le ciel nuageux était parcouru de masses sombres. Il remarqua alors qu’au deuxième étage d’une maison sans électricité, les volets étaient déjà fermés. Le bois nu de la porte était exposé à l’extérieur. - Ému, Takashi s’arrêta là. Sa propre chambre était toute proche. Il se mit à la regarder avec un sentiment nouveau, qu’il n’avait jamais ressenti jusque-là.

電燈も来ないのに早や戸じまりをした一軒の家の二階――戸のあらわな木肌は、不意に堯の心を寄辺のない旅情で染めた。

――食うものも持たない。どこに泊まるあてもない。そして日は暮れかかっているが、この他国の町は早や自分を拒んでいる。――

それが現実であるかのような暗愁が彼の心を翳っていった。またそんな記憶がかつての自分にあったような、一種訝かしい甘美な気持が堯を切なくした。

何ゆえそんな空想が起こって来るのか? 何ゆえその空想がかくも自分を悲しませ、また、かくも親しく自分を呼ぶのか? そんなことが堯には朧げにわかるように思われた。

肉を炙る香ばしい匂いが夕凍みの匂いに混じって来た。一日の仕事を終えたらしい大工のような人が、息を吐く微かな音をさせながら、堯にすれちがってすたすたと坂を登って行った。

「俺の部屋はあすこだ」

堯はそう思いながら自分の部屋に目を注いだ。薄暮に包まれているその姿は、今エーテルのように風景に拡がってゆく虚無に対しては、何の力でもないように眺められた。

Un deuxième étage déjà verrouillé, malgré l’absence d’électricité… Le bois brut des volets éveilla en Takashi une nostalgie vague, comme celle d’un voyageur sans attache.

Le deuxième étage de cette maison, sans électricité, déjà fermé - le bois nu de la porte imprégna soudain le cœur de Takashi d’une mélancolie de voyage sans port d’attache.

— Sans nourriture, sans abri pour la nuit, alors que le jour décline, cette ville étrangère me rejette déjà.

- Sans rien à manger, sans endroit où dormir, et le soir tombe déjà, cette ville étrangère me rejette… -

Une mélancolie poignante envahit Takashi, comme s’il revivait une mémoire ancienne, douce-amère et troublante.

Un tel chagrin, aussi réel que s’il vivait cette situation, assombrit son esprit. Il se sentit envahi par un sentiment doux-amer, comme s’il avait déjà connu cela autrefois.

Pourquoi de telles fantaisies surgissent-elles ? Pourquoi ces rêveries le rendent-elles si triste, tout en l’appelant avec tant de familiarité ? Takashi commençait à entrevoir, bien qu’obscurément, les raisons de ce phénomène.

Pourquoi de telles rêveries surgissent-elles ? Pourquoi le rendent-elles si triste, et en même temps si proches ? Takashi crut en saisir vaguement la raison.

L’odeur alléchante de viande grillée se mêla à celle froide du crépuscule. Un homme, peut-être charpentier, passa rapidement devant lui en gravissant la pente, exhalant un léger souffle à chaque pas.

L’odeur alléchante de viande grillée se mêlait à celle du soir glacé. Un homme, sans doute un charpentier ayant fini sa journée, passa devant Takashi en soufflant légèrement, et monta la pente d’un pas vif.

« Ma chambre est là-bas », pensa Takashi en fixant son regard sur elle. Dissoute dans la pénombre naissante, sa silhouette paraissait aussi impuissante face au néant ambiant que les vapeurs d’éther qui s’étendaient dans le paysage.

« Ma chambre est là-bas », pensa Takashi en la regardant. Enveloppée dans le crépuscule, elle semblait impuissante face au néant qui s’étendait comme de l’éther dans le paysage.

「俺が愛した部屋。俺がそこに棲むのをよろこんだ部屋。あのなかには俺の一切の所持品が――ふとするとその日その日の生活の感情までが内蔵されているかもしれない。ここから声をかければ、その幽霊があの窓をあけて首を差し伸べそうな気さえする。がしかしそれも、脱ぎ棄てた宿屋の褞袍がいつしか自分自身の身体をそのなかに髣髴させて来る作用とわずかもちがったことはないではないか。あの無感覚な屋根瓦や窓硝子をこうしてじっと見ていると、俺はだんだん通行人のような心になって来る。あの無感覚な外囲は自殺しかけている人間をそのなかに蔵しているときもやはりあのとおりにちがいないのだ。――と言って、自分は先刻の空想が俺を呼ぶのに従ってこのままここを歩み去ることもできない。

早く電燈でも来ればよい。あの窓の磨硝子が黄色い灯を滲ませれば、与えられた生命に満足している人間を部屋のなかに、この通行人の心は想像するかもしれない。その幸福を信じる力が起こって来るかもしれない」

路に彳んでいる堯の耳に階下の柱時計の音がボンボン……と伝わって来た。変なものを聞いた、と思いながら彼の足はとぼとぼと坂を下って行った。

« La chambre que j’ai aimée. Où j’ai été heureux d’habiter. Tout ce que je possède y est contenu – peut-être même les émotions de chaque jour. Si j’appelais, il me semble que le fantôme de cette vie pourrait ouvrir la fenêtre et tendre le cou. Mais ne serait-ce pas semblable à cette vieille robe d’auberge abandonnée, qui finit par évoquer notre propre corps ? En contemplant ces tuiles insensibles et ces vitres inertes, je me sens de plus en plus comme un simple passant. Cette façade impassible cache peut-être un être humain au bord du suicide – mais reste inchangée quoi qu’il arrive. »

Et pourtant, malgré cette prise de conscience, il ne pouvait se résoudre à partir, appelé par ce fantasme qui l’habitait.

« Ma chambre que j’ai aimée. Celle où j’ai été heureux d’habiter. Tout ce que je possède s’y trouve - et peut-être même, chaque sentiment quotidien y est enfoui. Si j’appelais de là, il me semble que son fantôme ouvrirait la fenêtre et passerait la tête. Mais ce n’est guère différent du manteau d’auberge qu’on a laissé derrière soi et qui finit par évoquer notre propre corps. En fixant ces tuiles et ces vitres insensibles, je me sens peu à peu comme un passant. Cette enveloppe inerte abrite peut-être, à l’instant, un homme prêt à se suicider, sans que rien n’y paraisse. Pourtant, même si mon imagination m’appelle, je ne peux me résoudre à m’éloigner d’ici.

« Si seulement l’électricité arrivait vite ! Dès que la lumière jaune filtrera à travers les vitres, je pourrai imaginer une personne satisfaite de sa vie à l’intérieur de cette chambre. Peut-être retrouverai-je alors la capacité de croire au bonheur. »

Si seulement la lumière électrique arrivait vite. Si la vitre de la fenêtre diffusait une lueur jaune, peut-être pourrais-je imaginer, dans cette pièce, quelqu’un satisfait de la vie, et retrouver la foi dans ce bonheur. »

Tandis qu’il restait immobile sur le chemin, le son de l’horloge du rez-de-chaussée résonna, « Bong, bong… » Songeur, il poursuivit machinalement sa descente de la colline.

Debout dans la rue, Takashi entendit le carillon de l’horloge du rez-de-chaussée. Troublé par ce son étrange, il descendit la pente à pas lents.

街路樹から次には街路から、風が枯葉を掃ってしまったあとは風の音も変わっていった。夜になると街のアスファルトは鉛筆で光らせたように凍てはじめた。そんな夜を堯は自分の静かな町から銀座へ出かけて行った。そこでは華ばなしいクリスマスや歳末の売出しがはじまっていた。

友達か恋人か家族か、舗道の人はそのほとんどが連れを携えていた。連れのない人間の顔は友達に出会う当てを持っていた。そしてほんとうに連れがなくとも金と健康を持っている人に、この物欲の市場が悪い顔をするはずのものではないのであった。

「何をしに自分は銀座へ来るのだろう」

堯は舗道が早くも疲労ばかりしか与えなくなりはじめるとよくそう思った。堯はそんなときいつか電車のなかで見たある少女の顔を思い浮かべた。

その少女はつつましい微笑を泛べて彼の座席の前で釣革に下がっていた。どてらのように身体に添っていない着物から「お姉さん」のような首が生えていた。その美しい顔は一と眼で彼女が何病だかを直感させた。陶器のように白い皮膚を翳らせている多いうぶ毛。鼻孔のまわりの垢。

D'abord les arbres, puis les rues – le vent, ayant fini de balayer les feuilles mortes, ne faisait plus le même bruit. La nuit venue, l'asphalte commençait à geler, luisant comme frotté à la mine de crayon. Par une telle nuit, Takashi quitta son quartier tranquille pour Ginza, où scintillaient déjà les festivités de Noël et les soldes de fin d'année.

Amis, amants ou familles – presque tous les passants avaient un compagnon. Ceux qui marchaient seuls portaient sur leur visage l'espoir d'en rencontrer un. Et même les véritables solitaires, pourvu qu'ils aient santé et argent, trouvaient grâce aux yeux de ce marché avide.

« Pourquoi suis-je venu à Ginza ? »

Cette pensée venait souvent à Takashi lorsque le trottoir ne lui offrait plus que de la fatigue. Alors lui revenait le visage d'une jeune fille croisée dans un tramway.

Elle souriait avec retenue, suspendue à une lanière devant son siège. Son cou, trop menu pour son kimino flottant comme une robe de chambre, évoquait une « grande sœur ». Sa beauté trahissait immédiatement sa maladie : une peau de porcelaine ombrée d'un duvet trop fin, des traces de sébum autour des narines.

「彼女はきっと病床から脱け出して来たものに相違ない」

少女の面を絶えず漣※(「さんずい+猗」、第3水準1-87-6)のように起こっては消える微笑を眺めながら堯はそう思った。彼女が鼻をかむようにして拭きとっているのは何か。灰を落としたストーヴのように、そんなとき彼女の顔には一時鮮かな血がのぼった。

自身の疲労とともにだんだんいじらしさを増していくその娘の像を抱きながら、銀座では堯は自分の痰を吐くのに困った。まるでものを言うたび口から蛙が跳び出すグリムお伽噺の娘のように。

彼はそんなとき一人の男が痰を吐いたのを見たことがある。ふいに貧しい下駄が出て来てそれをすりつぶした。が、それは足が穿いている下駄ではなかった。路傍に茣蓙を敷いてブリキの独楽を売っている老人が、さすがに怒りを浮かべながら、その下駄を茣蓙の端のも一つの上へ重ねるところを彼は見たのである。

「見たか」そんな気持で堯は行き過ぎる人びとを振り返った。が、誰もそれを見た人はなさそうだった。老人の坐っているところは、それが往来の目に入るにはあまりに近すぎた。それでなくても老人の売っているブリキの独楽はもう田舎の駄菓子屋ででも陳腐なものにちがいなかった。堯は一度もその玩具が売れたのを見たことがなかった。

« Elle a dû s'échapper de son lit de malade », pensa Takashi en observant les vaguelettes de sourires qui naissaient et mouraient sur son visage. Que cachait ce geste de se moucher ? Par moments, comme un poêle qu'on secoue, son teint s'empourprait soudain.

En évoquant cette image qui, avec sa propre fatigue, lui semblait de plus en plus touchante, Takashi éprouvait à Ginza le tourment de cracher. Comme l'héroïne du conte des frères Grimm d'où s'échappait une grenouille à chaque parole.

Une fois, il avait vu un homme cracher. Une pauvre geta était apparue pour écraser le crachat – mais ce n'était pas une chaussure portée. Un vieillard vendant des toupies en fer-blanc sur une natte avait empilé la geta sur une autre au bord de sa marchandise, le visage crispé de colère.

« Avez-vous vu ? » Son regard interrogeait les passants. Mais personne ne semblait avoir rien remarqué. L'éventaire était trop près du flux pour qu'on le voie. De toute façon, ses toupies devaient déjà être démodées jusque dans les échoppes de village. Takashi n'avait jamais vu quiconque en acheter.

「何をしに自分は来たのだ」

彼はそれが自分自身への口実の、珈琲や牛酪やパンや筆を買ったあとで、ときには憤怒のようなものを感じながら高価な仏蘭西香料を買ったりするのだった。またときには露店が店を畳む時刻まで街角のレストランに腰をかけていた。ストーヴに暖められ、ピアノトリオに浮き立って、グラスが鳴り、流眄が光り、笑顔が湧き立っているレストランの天井には、物憂い冬の蠅が幾匹も舞っていた。所在なくそんなものまで見ているのだった。

「何をしに自分は来たのだ」

街へ出ると吹き通る空っ風がもう人足を疎らにしていた。宵のうち人びとが掴まされたビラの類が不思議に街の一と所に吹き溜められていたり、吐いた痰がすぐに凍り、落ちた下駄の金具にまぎれてしまったりする夜更けを、彼は結局は家へ帰らねばならないのだった。

「何をしに自分は来たのだ」

それは彼のなかに残っている古い生活の感興にすぎなかった。やがて自分は来なくなるだろう。堯は重い疲労とともにそれを感じた。

彼が部屋で感覚する夜は、昨夜も一昨夜もおそらくは明晩もない、病院の廊下のように長く続いた夜だった。そこでは古い生活は死のような空気のなかで停止していた。思想は書棚を埋める壁土にしか過ぎなかった。壁にかかった星座早見表は午前三時が十月二十何日に目盛をあわせたまま埃をかぶっていた。夜更けて彼が便所へ通うと、小窓の外の屋根瓦には月光のような霜が置いている。それを見るときにだけ彼の心はほーっと明るむのだった。

« Pourquoi suis-je venu ? »

Après s'être acheté café, beurre, pain et stylo – prétextes à sa venue –, il lui arrivait d'acquérir dans un accès de rage un parfum français hors de prix. Parfois, il s'attardait au restaurant jusqu'à l'heure où les étals se repliaient. Chauffé par le poêle, animé par le piano-trio, parmi le cliquetis des verres, les regards en coin et les rires, il observait les mouches d'hiver tournoyer au plafond.

« Pourquoi suis-je venu ? »

Le vent balayant les rues les avait déjà désertées. Des prospectus saisis aux passants le soir s'amoncelaient étrangement en un point, les crachats gelaient aussitôt, se confondant avec les ferrures des geta abandonnées. La nuit avançait, il lui fallait rentrer.

« Pourquoi suis-je venu ? »

Ce n'était qu'un vestige d'intérêt pour sa vie d'autrefois. Bientôt, il ne viendrait plus. Takashi le sentait, accablé de fatigue.

Les nuits dans sa chambre s'étiraient comme un couloir d'hôpital, sans lien avec hier, avant-hier ou demain. Sa vie passée y gisait, figée dans une atmosphère de mort. Ses pensées n'étaient plus que plâtre comblant les étagères. La carte du ciel au mur, réglée sur 3h du matin un 20-something octobre, se couvrait de poussière. Lorsqu'il se rendait aux toilettes tard dans la nuit, un givre lunaire couvrait les tuiles sous la lucarne. Seule cette vue éclairait fugacement son cœur.

固い寝床はそれを離れると午後にはじまる一日が待っていた。傾いた冬の日が窓のそとのまのあたりを幻燈のように写し出している、その毎日であった。そしてその不思議な日射しはだんだんすべてのものが仮象にしか過ぎないということや、仮象であるゆえ精神的な美しさに染められているのだということを露骨にして来るのだった。枇杷が花をつけ、遠くの日溜りからは橙の実が目を射った。そして初冬の時雨はもう霰となって軒をはしった。

霰はあとからあとへ黒い屋根瓦を打ってはころころ転がった。トタン屋根を撲つ音。やつでの葉を弾く音。枯草に消える音。やがてサアーというそれが世間に降っている音がきこえ出す。と、白い冬の面紗を破って近くの邸からは鶴の啼き声が起こった。堯の心もそんなときにはなにか新鮮な喜びが感じられるのだった。彼は窓際に倚って風狂というものが存在した古い時代のことを思った。しかしそれを自分の身に当て嵌めることは堯にはできなかった。

Son lit dur le libérait pour des journées commençant l'après-midi. Chaque jour, le soleil hivernal oblique projetait comme une lanterne magique la scène derrière sa fenêtre. Cette lumière étrange révélait crûment que tout n'était qu'illusion – et que c'est précisément pour cela qu'elle se teintait de beauté spirituelle. Les néfliers en fleur, les oranges lointaines éblouissantes dans les rares taches de soleil, et les averses de début d'hiver déjà devenues grêle crépitant sur les avant-toits.

Les grêlons roulaient en crépitant sur les tuiles noires. Ils tintaient sur les toits de tôle, crissaient sur les feuilles d'Aucuba, s'éteignaient dans l'herbe sèche. Puis venait le bruissement de leur chute collective. Alors, perçant le voile blanc de l'hiver, un cri de grue s'élevait d'une demeure voisine. Takashi ressentait alors une joie neuve. Accoudé à la fenêtre, il songeait aux temps anciens où existait la folie poétique. Mais il ne pouvait se l'approprier.

いつの隙にか冬至が過ぎた。そんなある日堯は長らく寄りつかなかった、以前住んでいた町の質店へ行った。金が来たので冬の外套を出しに出掛けたのだった。が、行ってみるとそれはすでに流れたあとだった。

「××どんあれはいつ頃だったけ」

「へい」

しばらく見ない間にすっかり大人びた小店員が帳簿を繰った。

堯はその口上が割合すらすら出て来る番頭の顔が変に見え出した。ある瞬間には彼が非常な言い憎さを押し隠して言っているように見え、ある瞬間にはいかにも平気に言っているように見えた。彼は人の表情を読むのにこれほど戸惑ったことはないと思った。いつもは好意のある世間話をしてくれる番頭だった。

堯は番頭の言葉によって幾度も彼が質店から郵便を受けていたのをはじめて現実に思い出した。硫酸に侵されているような気持の底で、そんなことをこの番頭に聞かしたらというような苦笑も感じながら、彼もやはり番頭のような無関心を顔に装って一通りそれと一緒に処分されたものを聞くと、彼はその店を出た。

Le solstice d'hiver était passé sans qu'on s'en aperçoive. Un jour, Takashi se rendit au mont-de-piété du quartier où il vivait autrefois, qu'il n'avait plus fréquenté depuis longtemps. De l'argent lui étant parvenu, il partit y déposer son manteau d'hiver. Mais en arrivant, il apprit que l'objet avait déjà été vendu.

« C'était vers quand, ce machin de X ?

— Oui, monsieur. »

Le jeune commis, qui avait bien grandi depuis leur dernière rencontre, feuilleta le registre.

Takashi trouva étrange la façon plutôt aisée dont le gérant s'exprimait. Par moments, il avait l'impression qu'il dissimulait une profonde aversion, à d'autres qu'il était parfaitement indifférent. Jamais il n'avait eu autant de mal à décrypter une expression. Pourtant, ce gérant lui avait toujours tenu des propos amicaux.

Les paroles de ce dernier lui rappelèrent soudain qu'il avait souvent reçu du courrier via le mont-de-piété. Le cœur rongé comme par de l'acide, tout en imaginant avec amertume la réaction du gérant s'il lui confiait cela, Takashi afficha la même indifférence et écouta la liste des objets vendus avec le sien, puis quitta la boutique.

一匹の痩せ衰えた犬が、霜解けの路ばたで醜い腰付を慄わせながら、糞をしようとしていた。堯はなにか露悪的な気持にじりじり迫られるのを感じながら、嫌悪に堪えたその犬の身体つきを終わるまで見ていた。長い帰りの電車のなかでも、彼はしじゅう崩壊に屈しようとする自分を堪えていた。そして電車を降りてみると、家を出るとき持って出たはずの洋傘は――彼は持っていなかった。

あてもなく電車を追おうとする眼を彼は反射的にそらせた。重い疲労を引き摺りながら、夕方の道を帰って来た。その日町へ出るとき赤いものを吐いた、それが路ばたの槿の根方にまだひっかかっていた。堯には微かな身慄いが感じられた。――吐いたときには悪いことをしたとしか思わなかったその赤い色に。――

夕方の発熱時が来ていた。冷たい汗が気味悪く腋の下を伝った。彼は袴も脱がぬ外出姿のまま凝然と部屋に坐っていた。

突然匕首のような悲しみが彼に触れた。次から次へ愛するものを失っていった母の、ときどきするとぼけたような表情を思い浮かべると、彼は静かに泣きはじめた。

夕餉をしたために階下へ下りる頃は、彼の心はもはや冷静に帰っていた。そこへ友達の折田というのが訪ねて来た。食欲はなかった。彼はすぐ二階へあがった。

折田は壁にかかっていた、星座表を下ろして来てしきりに目盛を動かしていた。

Un chien famélique, tremblant de tout son arrière-train disgracieux, s'apprêtait à déféquer sur le bord de la route où la gelée fondait. Pris d'une sorte de pulsion exhibitionniste, Takashi le regarda fixement jusqu'au bout, malgré son dégoût. Dans le tram du retour, il lutta contre lui-même pour ne pas sombrer. En descendant, il réalisa qu'il avait oublié le parapluie occidental qu'il avait pourtant emporté en partant.

Il détourna les yeux du tram qui s'éloignait, qu'il n'aurait de toute façon pas pu rattraper. Traînant sa lourde fatigue, il rentra par les rues du soir. Ce matin, en partant, il avait craché du rouge, qui s'était accroché aux racines d'un hibiscus au bord du chemin. Un léger frisson le parcourut — à la vue de cette couleur qu'il n'avait alors considérée que comme une mauvaise action.

L'heure de la fièvre vespérale était venue. Une sueur froide lui coula désagréablement sous les aisselles. Toujours vêtu de son hakama de sortie, il resta assis immobile dans sa chambre.

Une tristesse acérée comme un poignard le transperça. En imaginant le visage parfois hébété de sa mère, qui avait perdu l'un après l'autre ses êtres chers, il se mit à pleurer silencieusement.

Quand il descendit pour le dîner, son cœur s'était calmé. C'est alors que son ami Orita lui rendit visite. N'ayant pas faim, Takashi remonta rapidement à l'étage.

Orita avait décroché la carte du ciel accrochée au mur et en manipulait les réglages.

「よう」

折田はそれには答えず、

「どうだ。雄大じゃあないか」

それから顔をあげようとしなかった。堯はふと息を嚥んだ。彼にはそれがいかに壮大な眺めであるかが信じられた。

「休暇になったから郷里へ帰ろうと思ってやって来た」

「もう休暇かね。俺はこんどは帰らないよ」

「どうして」

「帰りたくない」

「うちからは」

「うちへは帰らないと手紙出した」

「旅行でもするのか」

「いや、そうじゃない」

折田はぎろと堯の目を見返したまま、もうその先を訊かなかった。が、友達の噂学校の話、久濶の話は次第に出て来た。

« Hé. »

Sans répondre, Orita déclara :

« Pas grandiose ? »

Puis il ne leva pas les yeux. Takashi retint son souffle. Il pouvait croire en la magnificence de cette vue.

« Je suis venu te voir avant de rentrer au pays pour les vacances.

— Déjà les vacances ? Moi, je ne rentre pas cette fois.

— Pourquoi ?

— Je n'en ai pas envie.

— Ta famille...

— Je leur ai écrit que je ne rentrais pas.

— Tu voyages ?

— Non, pas ça. »

Orita le regarda fixement dans les yeux et n'en demanda pas plus. Mais ils parlèrent bientôt de rumeurs sur des amis, de l'école, de tout ce temps perdu.

「この頃学校じゃあ講堂の焼跡を毀してるんだ。それがね、労働者が鶴嘴を持って焼跡の煉瓦壁へ登って……」

その現に自分の乗っている煉瓦壁へ鶴嘴を揮っている労働者の姿を、折田は身振りをまぜて描き出した。

「あと一と衝きというところまでは、その上にいて鶴嘴をあてている。それから安全なところへ移って一つぐわんとやるんだ。すると大きい奴がどどーんと落ちて来る」

「ふーん。なかなかおもしろい」

「おもしろいよ。それで大変な人気だ」

堯らは話をしているといくらでも茶を飲んだ。が、へいぜい自分の使っている茶碗でしきりに茶を飲む折田を見ると、そのたび彼は心が話からそれる。その拘泥がだんだん重く堯にのしかかって来た。

「君は肺病の茶碗を使うのが平気なのかい。咳をするたびにバイキンはたくさん飛んでいるし。――平気なんだったら衛生の観念が乏しいんだし、友達甲斐にこらえているんだったら子供みたいな感傷主義に過ぎないと思うな――僕はそう思う」

言ってしまって堯は、なぜこんないやなことを言ったのかと思った。折田は目を一度ぎろとさせたまま黙っていた。

« Ces jours-ci, à l'école, ils démolissent les ruines de l'auditorium. Les ouvriers grimpent sur le mur de briques avec leurs pioches... »

Orita mima un ouvrier frappant le mur de briques sur lequel il se tenait.

« Ils posent leur pioche, attendent d'être en sécurité, puis donnent un grand coup. Alors un énorme morceau s'écroule !

— Hmm... Plutôt intéressant.

— Très ! Ça attire beaucoup de monde. »

Ils burent quantité de thé tout en parlant. Mais chaque fois que Takashi voyait Orita boire avidement dans sa tasse habituelle, son esprit s'égarait. Cette obsession pesait de plus en plus lourd sur lui.

« Ça ne te gêne pas d'utiliser la tasse d'un tuberculeux ? À chaque toux, des bactéries volent partout. Si ça ne te dérange pas, c'est que tu manques de sens hygiénique. Et si tu te forces par amitié, c'est juste du sentimentalisme puéril. C'est ce que je pense. »

Après avoir dit cela, Takashi se demanda pourquoi il avait été si désagréable. Orita le regarda fixement en silence.

「しばらく誰も来なかったかい」

「しばらく誰も来なかった」

「来ないとひがむかい」

こんどは堯が黙った。が、そんな言葉で話し合うのが堯にはなぜか快かった。

「ひがみはしない。しかし俺もこの頃は考え方が少しちがって来た」

「そうか」

堯はその日の出来事を折田に話した。

「俺はそんなときどうしても冷静になれない。冷静というものは無感動じゃなくて、俺にとっては感動だ。苦痛だ。しかし俺の生きる道は、その冷静で自分の肉体や自分の生活が滅びてゆくのを見ていることだ」

「…………」

「自分の生活が壊れてしまえばほんとうの冷静は来ると思う。水底の岩に落ちつく木の葉かな。……」

「丈草だね。……そうか、しばらく来なかったな」

「そんなこと。……しかしこんな考えは孤独にするな」

「俺は君がそのうちに転地でもするような気になるといいと思うな。正月には帰れと言って来ても帰らないつもりか」

「帰らないつもりだ」

« Personne n'est venu te voir depuis un moment ?

— Personne n'est venu depuis un moment.

— Tu est vexé ? »

Cette fois, ce fut Takashi qui se tut. Mais, étrangement, cet échange lui plut.

« Je ne m'en vexe pas. Mais ma façon de penser a un peu changé récemment.

— Je vois. »

Takashi lui raconta les événements de la journée.

« Dans ces moments-là, je ne peux absolument pas rester calme. Le calme, pour moi, ce n'est pas l'absence d'émotion, mais une émotion en soi. Une souffrance. Pourtant, ma voie est de contempler avec ce calme la destruction de mon corps et de ma vie.

— .........

— Je pense que lorsque ma vie sera brisée, le vrai calme viendra. Comme une feuille qui se pose sur un rocher au fond de l'eau...

— Comme Jōsō*, hein... Ça fait longtemps que tu n'es pas venu.

— Pas ça... Mais ces pensées rendent solitaire.

— J'espère que tu finiras par avoir envie de changer d'air. Tu comptes vraiment ne pas rentrer, même si on te le demande pour le Nouvel An ?

— Je ne rentrerai pas. »

Jōsō : Référence au poète haïku Tachibana Jōsō (1662-1704), connu pour sa sensibilité à la nature éphémère.

珍しく風のない静かな晩だった。そんな夜は火事もなかった。二人が話をしていると、戸外にはときどき小さい呼子のような声のものが鳴いた。

十一時になって折田は帰って行った。帰るきわに彼は紙入のなかから乗車割引券を二枚、

「学校へとりにゆくのも面倒だろうから」と言って堯に渡した。

C'était une nuit étrangement calme et sans vent. Les incendies se faisaient rares par ces temps. Alors qu'ils parlaient, de petits cris d'oiseaux retentissaient parfois dehors.

À onze heures, Orita partit. Au moment de partir, il sortit deux coupons de réduction pour le train de son portefeuille :

« Ça t'embêterait d'aller les chercher à l'école », dit-il en les tendant à Takashi.

母から手紙が来た。

――おまえにはなにか変わったことがあるにちがいない。それで正月上京なさる津枝さんにおまえを見舞っていただくことにした。そのつもりでいなさい。

帰らないと言うから春着を送りました。今年は胴着を作って入れておいたが、胴着は着物と襦袢の間に着るものです。じかに着てはいけません。――

津枝というのは母の先生の子息で今は大学を出て医者をしていた。が、かつて堯にはその人に兄のような思慕を持っていた時代があった。

堯は近くへ散歩に出ると、近頃はことに母の幻覚に出会った。母だ! と思ってそれが見も知らぬ人の顔であるとき、彼はよく変なことを思った。――すーっと変わったようだった。また母がもう彼の部屋へ来て坐りこんでいる姿が目にちらつき、家へ引き返したりした。が、来たのは手紙だった。そして来るべき人は津枝だった。堯の幻覚はやんだ。

街を歩くと堯は自分が敏感な水準器になってしまったのを感じた。彼はだんだん呼吸が切迫して来る自分に気がつく。そして振り返って見るとその道は彼が知らなかったほどの傾斜をしているのだった。彼は立ち停まると激しく肩で息をした。ある切ない塊が胸を下ってゆくまでには、必ずどうすればいいのかわからない息苦しさを一度経なければならなかった。それが鎮まると堯はまた歩き出した。

Une lettre de sa mère arriva.

« Il va t'arriver quelque chose d'inhabituel. J'ai demandé à M. Tsueda, qui monte à la capitale pour le Nouvel An, de te rendre visite. Attends-toi à le voir.

Puisque tu dis ne pas rentrer, je t'envoie tes vêtements de printemps. Cette année, j'y ai inclus un maillot de corps, mais il se porte entre le kimono et le jubon*, pas directement sur la peau. »

Tsueda était le fils du professeur de sa mère, maintenant médecin après ses études. Il fut un temps où Takashi le vénérait comme un grand frère.

Jubon : Sous-vêtement porté sous le kimono.

Lors de ses promenades récentes, Takashi rencontrait souvent des hallucinations de sa mère. La prenant pour elle, il se surprenait devant le visage d'un inconnu à penser des choses étranges — comme si tout avait soudain changé. Parfois, l'image de sa mère assise dans sa chambre le faisait rebrousser chemin. Mais c'était une lettre qui arrivait. Et celui qui devait venir était Tsueda. Les hallucinations de Takashi cessèrent.

En marchant en ville, Takashi se sentit devenir un niveau à bulle hypersensible. Il remarqua que sa respiration se faisait haletante. En se retournant, il vit que la rue avait une pente qu'il n'avait pas remarquée. Il s'arrêta, respirant bruyamment. Avant qu'une masse douloureuse ne descende dans sa poitrine, il devait passer par un moment d'étouffement incompréhensible. Quand cela se calmait, il repartait.

何が彼を駆るのか。それは遠い地平へ落ちて行く太陽の姿だった。

彼の一日は低地を距てた灰色の洋風の木造家屋に、どの日もどの日も消えてゆく冬の日に、もう堪えきることができなくなった。窓の外の風景が次第に蒼ざめた空気のなかへ没してゆくとき、それがすでにただの日蔭ではなく、夜と名付けられた日蔭だという自覚に、彼の心は不思議ないらだちを覚えて来るのだった。

「あああ大きな落日が見たい」

彼は家を出て遠い展望のきく場所を捜した。歳暮の町には餅搗きの音が起こっていた。花屋の前には梅と福寿草をあしらった植木鉢が並んでいた。そんな風俗画は、町がどこをどう帰っていいかわからなくなりはじめるにつれて、だんだん美しくなった。自分のまだ一度も踏まなかった路――そこでは米を磨いでいる女も喧嘩をしている子供も彼を立ち停まらせた。が、見晴らしはどこへ行っても、大きな屋根の影絵があり、夕焼空に澄んだ梢があった。そのたび、遠い地平へ落ちてゆく太陽の隠された姿が切ない彼の心に写った。

Qu'est-ce qui le poussait ainsi ? C'était l'image du soleil déclinant vers l'horizon lointain.

Chaque jour, il ne supportait plus de voir le soleil d'hiver disparaître derrière la maison occidentale en bois gris, de l'autre côté des terrains bas. Quand le paysage derrière sa fenêtre s'enfonçait dans l'air bleuté, cette ombre n'était plus seulement l'ombre, mais ce qu'on appelle la nuit — cette prise de conscience éveillait en lui une étrange irritation.

« Ah, je voudrais voir un grand coucher de soleil ! »

Il sortit chercher un endroit avec une vue dégagée. Dans la ville des préparatifs de fin d'année, on entendait le pilonnage du mochi. Devant les fleuristes s'alignaient des pots d'arrangements avec pruniers et adonis. Ces scènes de genre devenaient plus belles à mesure que la ville commençait à perdre ses repères. Des rues où il n'était jamais allé — où des femmes rinçant le riz ou des enfants se disputant l'arrêtaient. Mais où qu'il aille, il n'y avait que des ombres de grands toits et des cimes d'arbres se découpant sur le ciel du soir. À chaque fois, l'image cachée du soleil tombant à l'horizon lointain s'imprimait dans son cœur douloureux.

日の光に満ちた空気は地上をわずかも距っていなかった。彼の満たされない願望は、ときに高い屋根の上へのぼり、空へ手を伸ばしている男を想像した。男の指の先はその空気に触れている。――また彼は水素を充した石鹸玉が、蒼ざめた人と街とを昇天させながら、その空気のなかへパッと七彩に浮かび上がる瞬間を想像した。

青く澄み透った空では浮雲が次から次へ美しく燃えていった。みたされない堯の心の燠にも、やがてその火は燃えうつった。

「こんなに美しいときが、なぜこんなに短いのだろう」

彼はそんなときほどはかない気のするときはなかった。燃えた雲はまたつぎつぎに死灰になりはじめた。彼の足はもう進まなかった。

「あの空を涵してゆく影は地球のどの辺の影になるかしら。あすこの雲へゆかないかぎり今日ももう日は見られない」

にわかに重い疲れが彼に凭りかかる。知らない町の知らない町角で、堯の心はもう再び明るくはならなかった。

L'air empli de lumière solaire ne quittait pas le sol. Son désir insatisfait imagina parfois un homme grimpant sur un haut toit, tendant la main vers le ciel. Le bout de ses doigts touchait cet air. — D'autres fois, c'était une bulle de savon remplie d'hydrogène emportant dans son ascension les hommes et la ville pâles, éclatant soudain en un arc-en-ciel flottant dans cet air.

Dans le ciel bleu et limpide, les nuages flottants brûlaient l'un après l'autre de beauté. Bientôt, ce feu gagna les braises du cœur insatisfait de Takashi.

« Pourquoi ces moments si beaux sont-ils si brefs ? »

Jamais il ne s'était senti aussi éphémère. Les nuages consumés commençaient à se changer en cendres mortes. Ses pieds refusèrent d'avancer.

« L'ombre qui envahit ce ciel — sur quelle partie de la Terre se trouve-t-elle ? Aujourd'hui, je ne verrai plus le soleil, à moins d'aller vers ces nuages. »

Une lourde fatigue s'abattit soudain sur lui. À un coin de rue inconnu d'une ville inconnue, le cœur de Takashi ne s'éclaira plus jamais.

***

底本:「檸檬・ある心の風景 他二十編」旺文社文庫、旺文社

1972(昭和47)年12月10日初版発行

1974(昭和49)年第4刷発行

初出:「青空」青空社

1927(昭和2)年2月号、4月号

※編集部による傍注は省略しました。

※見出しの字下げが統一されてないのは、底本通りです。

入力:j.utiyama

校正:野口英司

1998年10月17日公開

2016年7月5日修正

青空文庫作成ファイル:

このファイルは、インターネットの図書館、青空文庫(http://www.aozora.gr.jp/)で作られました。入力、校正、制作にあたったのは、ボランティアの皆さんです。

●表記について

このファイルは W3C 勧告 XHTML1.1 にそった形式で作成されています。

「くの字点」をのぞくJIS X 0213にある文字は、画像化して埋め込みました。