海 :: la Mer

梶井基次郎 :: Kajii Motojiro

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la Mer

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梶井基次郎

Kajii Motojiro

source: https://aozorashoin.com/title/2384

檸檬・ある心の風景 他二十編

「海」は、美しくも残酷な自然の力、そして人間の力と脆さを対比的に描いた作品です。静寂と力強さ、美しさと恐ろしさを併せ持つ海が、静かに、そして時に激しく、物語の舞台を彩ります。作者は、自身が実際に体験した出来事を語り、読者の心を揺さぶる、忘れられない風景を描き出します。その風景は、あなたの中に、どんな感情を呼び起こすでしょうか。

残酷 [ざんこく] cruel; brutal …

« La Mer » est une œuvre qui dépeint de manière contrastée la beauté et la cruauté de la force de la nature, ainsi que la puissance et la fragilité humaines. La mer, à la fois silencieuse et puissante, belle et effrayante, sert de décor à l’histoire, tantôt paisible, tantôt déchaînée. L’auteur y raconte un événement qu’il a réellement vécu, dessinant un paysage inoubliable qui bouleverse le cœur du lecteur. Ce paysage, quelles émotions éveillera-t-il en vous ?

……らすほどそのなかから赤や青や朽葉の色が湧いて来る。今にもその岸にある温泉や港町がメダイヨンのなかに彫り込まれた風景のように見えて来るのじゃないかと思うくらいだ。海の静かさは山から来る。町の後ろの山へ廻った陽がその影を徐々に海へ拡げてゆく。町も磯も今は休息のなかにある。その色はだんだん遠く海を染め分けてゆく。沖へ出てゆく漁船がその影の領分のなかから、日向のなかへ出て行くのをじっと待っているのも楽しみなものだ。オレンジの混った弱い日光がさっと船を漁師を染める。見ている自分もほーっと染まる。

……plus on regarde, plus des couleurs rouge, bleue et rouille en jaillissent. On a presque l'impression que la station thermale sur le rivage et la ville portuaire vont apparaître comme un paysage gravé dans un médaillon. Le calme de la mer vient des montagnes. Le soleil, qui a tourné derrière les montagnes derrière la ville, étend progressivement son ombre sur la mer. La ville et les rochers sont maintenant au repos. Les couleurs se fondent progressivement dans la mer au loin. C'est un plaisir de regarder les bateaux de pêche qui vont en mer attendre de sortir de la zone d'ombre et d'entrer dans la lumière du soleil. La faible lumière du soleil, teintée d'orange, colore soudainement le bateau et les pêcheurs. Moi qui regarde, je suis également légèrement coloré.

「そんな病弱な、サナトリウム臭い風景なんて、俺は大嫌いなんだ」

「雲とともに変わって行く海の色を褒めた人もある。海の上を行き来する雲を一日眺めているのもいいじゃないか。また僕は君が一度こんなことを言ったのを覚えているが、そういう空想を楽しむ気持も今の君にはないのかい。君は言った。わずか数浬の遠さに過ぎない水平線を見て、『空と海とのたゆたいに』などと言って縹渺とした無限感を起こしてしまうなんぞはコロンブス以前だ。われわれが海を愛し空想を愛するというなら一切はその水平線の彼方にある。水平線を境としてそのあちら側へ滑り下りてゆく球面からほんとうに美しい海ははじまるんだ。君は言ったね。

縹渺 [ひょうびょう]

"Je déteste ces paysages maladifs qui sentent le sanatorium."

"Certains ont loué les couleurs de la mer qui changent avec les nuages. C'est bien de passer sa journée à regarder les nuages aller et venir au-dessus de la mer, non ? Je me souviens aussi que tu as dit cela une fois, mais tu n'as plus envie maintenant de profiter de ces rêveries ? Tu l’as dit. Regarder l'horizon, qui n'est qu'à quelques milles de distance, et dire "dans le balancement du ciel et de la mer" pour ressentir un sentiment d'infini indistinct, c'est d'avant Christophe Colomb. Si nous aimons la mer et aimons les rêveries, tout est au-delà de cet horizon. La mer vraiment belle commence à partir de la sphère qui glisse là-bas de l'autre côté de l'horizon. Tu l'as dit, n'est-ce pas ?"

"Je déteste ces paysages maladifs, ces décors de sanatorium", dis-je.

"Certains ont loué la mer changeant avec les nuages. Passer sa journée à observer les nuages voyageant sur les flots n'est pas si mal. Et je me souviens d'une chose que tu as dite - cet esprit qui savoure ces rêveries, l'as-tu perdu? Tu disais : 'S'émerveiller devant la ligne d'horizon à quelques milles nautiques, s'extasier sur "la danse du ciel et de la mer", cette sensation de vague infini, c'est d'un pré-Colombien! Si nous aimons la mer et les songes, c'est que tout existe au-delà de cet horizon. La vraie beauté marine commence là où la surface sphérique glisse sous cette ligne.' Tu parlais ainsi.

布哇が見える。印度洋が見える。月光に洗われたべンガル湾が見える。現在眼の前の海なんてものはそれに比べたらラフな素材にしか過ぎない。ただ地図を見てではこんな空想は浮かばないから、必要欠くべからざるという功績だけはあるが……多分そんな趣旨だったね。ご高説だったが……

布哇 [ハワイ]

On voit Hawaï. On voit l'océan Indien. On voit le golfe du Bengale lavé par la lumière de la lune. La mer devant nos yeux en ce moment n'est qu'une matière brute (rough) en comparaison. La simple vue d'une carte ne ferait pas naître une telle rêverie, elle a donc au moins le mérite d'être indispensable... C'était probablement le sens de tes paroles. C'était une grande théorie...

‘On y voit Hawaï, l'océan Indien, le golfe du Bengale lavé de lune. La mer sous nos yeux n'est qu'une ébauche grossière en comparaison. Une carte seule ne suffit pas à faire naître ces visions...' C'était bien ton propos, non? Une bien noble théorie...

「――君は僕の気を悪くしようと思っているのか。そう言えば君の顔は僕が毎晩夢のなかで大声をあげて追払うえびす三郎に似ている。そういう俗悪な精神になるのは止し給え。

えびす三郎personnage de la cosmogonie japonaise

"Tu essaies de me contrarier ? Maintenant que tu le dis, ton visage ressemble à Ebisu Saburo, que je chasse en criant dans mes rêves tous les soirs. Arrête d'avoir un esprit aussi vulgaire.

— Cherches-tu à m'offenser? Ton visage ressemble à cet Ebisu Saburō que chaque nuit dans mes rêves je chasse à grands cris. Cesse donc cette vulgarité d'esprit.

僕の思っている海はそんな海じゃないんだ。そんな既に結核に冒されてしまったような風景でもなければ、思いあがった詩人めかした海でもない。おそらくこれは近年僕の最も真面目になった瞬間だ。よく聞いていてくれ給え。

La mer à laquelle je pense n'est pas une mer comme celle-là. Ce n'est ni un paysage déjà atteint de tuberculose, ni une mer qui ressemble à un poète prétentieux. C'est probablement le moment où je suis devenu le plus sérieux ces dernières années. Écoute-moi attentivement.

La mer que j'imagine n'est point telle. Ni ce paysage déjà rongé par la phtisie, ni cette mer prétentieuse de mauvais poète. C'est peut-être l'instant où je me suis montré le plus sincère. Écoute-moi bien.

それは実に明るい、快活な、生き生きした海なんだ。未だかつて疲労にも憂愁にも汚されたことのない純粋に明色の海なんだ。遊覧客や病人の眼に触れ過ぎて甘ったるいポートワインのようになってしまった海ではない。酢っぱくって渋くって泡の立つ葡萄酒のような、コクの強い、野蕃な海なんだ。波のしぶきが降って来る。腹を刔るような海藻の匂いがする。そのプツプツした空気、野獣のような匂い、大気へというよりも海へ射し込んで来るような明らかな光線――ああ今僕はとうてい落ちついてそれらのことを語ることができない。何故といって、そのヴィジョンはいつも僕を悩ましながら、ごく稀なまったく思いもつかない瞬間にしか顕われて来ないんだから。それは岩のような現実が突然に劈開してその劈開面をチラッと見せてくれるような瞬間だ。

葡萄酒 [ぶどうしゅ]

劈開 [へきかい] cleavage (in gems)

C'est une mer vraiment lumineuse, joyeuse et vivante. Une mer d'une couleur claire et pure qui n'a jamais été souillée par la fatigue ou le chagrin. Ce n'est pas une mer qui est devenue douce comme un vin de porto à force d'être vue par les touristes et les malades. C'est une mer sauvage, forte et riche, comme un vin pétillant, aigre et âpre. Les embruns des vagues tombent. Il y a une odeur d'algues qui vous coupe le souffle. Cet air pétillant, cette odeur de bête sauvage, ces rayons de lumière évidents qui semblent pénétrer dans la mer plutôt que dans l'atmosphère - ah, je ne peux en parler calmement maintenant. Car cette vision me tourmente toujours, et n'apparaît qu'à de rares moments totalement inattendus. C'est un instant où la réalité, telle une roche, se fend soudainement, et nous laisse apercevoir les facettes du clivage.

C'est une mer lumineuse, vive, étincelante. Une mer pure, jamais souillée par la fatigue ou le chagrin. Non cette mer doucereuse comme un porto trop vu par les touristes et les malades. Mais un vin âpre, tannique, pétillant - une mer sauvage au caractère prononcé. Ses embruns vous cinglent. L'odeur des algues vous transperce. Cet air piquant, ces effluves bestiaux, ces rayons qui semblent pénétrer non le ciel mais la mer elle-même... Ah, je ne puis en parler calmement. Car cette vision ne m'apparaît qu'à de rares moments imprévisibles, tout en me tourmentant. Comme si la réalité rocheuse se fendait soudain, offrant un éclair de sa fracture.

そういうようなものを今の僕がどうして精密に描き出すことができよう。だから僕は今しばらくその海の由来を君に話すことにしよう。そこは僕達の家がほんのしばらくの間だけれども住んでいた土地なんだ。

Comment pourrais-je décrire précisément quelque chose comme ça maintenant ? C'est pourquoi je vais vous parler un peu de l'origine de cette mer. C'est une terre / un endroit où nos familles ont vécu pendant un court moment.

Comment pourrais-je aujourd'hui décrire précisément cela? Laisse-moi plutôt te conter l'origine de cette mer. C'est là que ma famille vécut brièvement.

そこは有名な暗礁や島の多いところだ。その島の小学児童は毎朝勢揃いして一艘の船を仕立てて港の小学校へやって来る。帰りにも待ち合わせてその船に乗って帰る。彼らは雨にも風にもめげずにやって来る。一番近い島でも十八町ある。いったいそんな島で育ったらどんなだろう。島の人というとどこか風俗にも違ったところがあった。女の人が時々家へも来ることがあったが、その人は着物の着つぶしたのや端ぎれを持って帰るのだ。そのかわりそんなきれを鼻緒に巻いた藁草履やわかめなどを置いて行ってくれる。ぐみややまももの枝なりをもらったこともあった。しかしその女の人はなによりも色濃い島の雰囲気を持って来た。僕たちはいつも強い好奇心で、その人の謙遜な身なりを嗅ぎ、その人の謙遜な話に聞き惚れた。しかしそんなに思っていても僕達は一度も島へ行ったことがなかった。ある年の夏その島の一つに赤痢が流行ったことがあった。近くの島だったので病人を入れるバラックの建つのがこちらからよく見えた。いつもなにかを燃している、その火が夜は気味悪く物凄かった。海で泳ぐものは一人もない。波の間に枕などが浮いていると恐ろしいもののような気がした。その島には井戸が一つしかなかった。

藁草履 [わらぞうり] straw zori

鼻緒, 花緒 [はなお] sandal strap

グミ oleaster; silverberry; fr. eleagnus

山桃 [やまもも] wax myrtle; asian bog myrtle; “fraise chinoise”

聞き惚れる [ききほれる] to listen to in an ecstasy

赤痢 [せきり] dysentery

C'est un endroit avec des récifs célèbres et de nombreuses îles. Les élèves de l'école primaire de notre île se rassemblent tous les matins et préparent un bateau pour venir à l'école du port. Ils se retrouvent aussi au retour et rentrent en bateau. Ils viennent sans craindre ni la pluie ni le vent. L'île la plus proche est à dix-huit chō (environ 2 kilomètres). Comment serait-ce de grandir sur une telle île ? Les gens de l'île avaient des coutumes distinctes. Une femme venait parfois à la maison et elle repartait avec des vêtements usés ou des chutes de tissu. Elle nous laissait en échange des sandales de paille avec du tissu enroulé autour des lanières, ou des algues. Nous avons aussi reçu des fraises et des rameaux d’eleagnus. Mais cette femme apportait surtout l'atmosphère particulière de l'île. Nous étions toujours très curieux, et fascinés par son apparence humble et ses histoires humbles. Mais malgré tout cela, nous ne sommes jamais allés sur l'île. Un été, une épidémie de dysenterie s’est déclarée sur l'une des îles. Comme cette île était proche, nous pouvions voir les baraquements construits pour accueillir les malades. Ils brûlaient toujours quelque chose, et le feu était sinistre et terrifiant la nuit. Personne ne nageait dans la mer. Quand des oreillers flottaient entre les vagues, ils apparaissaient effrayants. Il n'y avait qu'un seul puits sur cette île.

Un lieu connu pour ses récifs et ses îles. Les écoliers de ces îles s'assemblent chaque matin pour rejoindre l'école du port par bateau. Le soir, ils rentrent de même. Pluie ou vent, ils viennent. La plus proche île est à dix-huit cho. Qu'est-ce donc que grandir sur une île? Les insulaires avaient quelque chose de différent. Une femme venait parfois, rapportant de vieux kimonos et des chiffons. En échange, elle laissait des sandales de paille ou des algues. Elle nous apportait surtout l'atmosphère intense de l'île. Nous humions curieusement ses modestes habits, buvions ses humbles paroles. Pourtant, nous ne visitâmes jamais ces îles. Un été, la dysenterie frappa une île proche. Depuis chez nous, on voyait s'ériger les baraquements. Leurs feux nocturnes étaient sinistres. Personne ne nageait plus. Un oreiller flottant entre les vagues devenait terrifiant. L'île n'avait qu'un puits.

暗礁については一度こんなことがあった。ある年の秋、ある晩、夜のひき明けにかけてひどい暴風雨があった。明方物凄い雨風の音のなかにけたたましい鉄工所の非常汽笛が鳴り響いた。そのときの悲壮な気持を僕は今もよく覚えている。家は騒ぎ出した。人が飛んで来た。港の入口の暗礁へ一隻の駆逐艦が打つかって沈んでしまったのだ。鉄工所の人は小さなランチヘ波の凌ぎに長い竹竿を用意して荒天のなかを救助に向かった。しかし現場へ行って見ても小さなランチは波に揉まれるばかりで結局かえって邪魔をしに行ったようなことになってしまった。働いたのは島の海女で、激浪のなかを潜っては屍体を引き揚げ、大きな焚火を焚いてそばで冷え凍えた水兵の身体を自分らの肌で温めたのだ。大部分の水兵は溺死した。その溺死体の爪は残酷なことにはみな剥がれていたという。

駆逐艦 [くちくかん] destroyer (ship)

Concernant les récifs, il y a eu une fois un incident. Un automne, il y a eu un soir une terrible tempête de pluie et de vent qui a duré , jusqu’à l'approche de l'aube. Au milieu du bruit effroyable de la pluie et du vent à l'aube, la sirène d'urgence stridente d'une usine métallurgique a retenti. Je me souviens encore très bien du sentiment tragique que j’eus à ce moment-là. La maison a commencé à s'agiter. Les gens sont arrivés en courant. Un destroyer avait heurté un récif à l'entrée du port et avait coulé. Les ouvriers de l'usine métallurgique se sont dirigés vers le sauvetage dans la tempête, préparant de longues perches de bambou pour se protéger des vagues dans un petit bateau à moteur. Cependant, même en arrivant sur les lieux, le petit bateau à moteur était simplement ballotté par les vagues, et ils ont fini par gêner plus qu'autre chose. Ce sont les femmes plongeuses de l'île qui ont travaillé, plongeant dans les vagues déferlantes pour remonter les corps, allumant un grand feu de joie et réchauffant les corps des marins gelés à côté avec leur propre peau. La plupart des marins se sont noyés. Les ongles des corps noyés étaient tous arrachés, ce qui était cruel.

Quant aux récifs, un automne, par une terrible tempête à l'aube, un destroyer s'échoua. Je me souviens de la sirène hurlante de l'usine dans la tourmente. Tous s'agitèrent. Les plongeuses de l'île, bravant les flots, repêchèrent les corps. Elles allumèrent un grand feu pour réchauffer les marins gelés contre leur peau. La plupart étaient noyés - leurs ongles arrachés, dit-on cruellement, par leurs efforts désespérés pour s'accrocher aux rochers.

それは岩へ掻きついては波に持ってゆかれた恐ろしい努力を語るものだった。

暗礁に乗りあげた駆逐艦の残骸は、山へあがって見ると干潮時の遠い沖合に姿を現わしていることがあった。

Cela racontait les efforts terribles de s'accrocher aux rochers et d'être emportés par les vagues.

L'épave du destroyer échoué sur le récif apparaissait parfois au large, au loin, à marée basse, lorsqu'on montait sur la montagne pour regarder.

底本:「檸檬・ある心の風景」旺文社文庫、旺文社

1972(昭和47)年12月10日初版発行

1974(昭和49)年第4刷発行

入力:j.utiyama

校正:Juki

1998年12月14日公開

2003年10月11日修正

青空文庫作成ファイル:

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© 青空書院

……plus on regarde, plus des couleurs rouge, bleue et rouille en jaillissent. On a presque l'impression que la station thermale et la ville portuaire sur la rive vont apparaître comme un paysage gravé dans un médaillon. Le calme de la mer vient des montagnes. Le soleil, qui a tourné derrière les montagnes derrière la ville, étend progressivement son ombre sur la mer. La ville et les rochers sont maintenant au repos. Les couleurs se fondent progressivement dans la mer lointaine. C'est un plaisir de regarder les bateaux de pêche qui sortent en mer attendre de sortir de la zone d'ombre et d'entrer dans la lumière du soleil. Une faible lumière du soleil teintée d'orange teint soudainement le bateau et les pêcheurs. Celui qui regarde est également doucement teint.

"Je déteste ces paysages maladifs qui sentent le sanatorium."

"Certains ont loué les couleurs de la mer qui changent avec les nuages. C'est bien de regarder les nuages qui vont et viennent au-dessus de la mer toute la journée, n'est-ce pas ? Je me souviens aussi que tu as dit une fois ceci. Tu n'as plus l'envie de profiter de ces rêveries maintenant ? Tu as dit. Regarder l'horizon, qui n'est qu'à quelques milles marins de distance, et dire "dans le balancement du ciel et de la mer" pour ressentir un sentiment d'infini vaporeux, c'est d'avant Christophe Colomb. Si nous aimons la mer et aimons les rêveries, tout est au-delà de cet horizon. La vraie belle mer commence à partir de la sphère qui glisse de l'autre côté de l'horizon. Tu l'as dit, n'est-ce pas ?"

Hawaï est visible. L'océan Indien est visible. Le golfe du Bengale lavé par la lumière de la lune est visible. La mer devant nos yeux en ce moment n'est qu'une matière brute en comparaison. La simple vue d'une carte ne ferait pas naître une telle rêverie, donc elle a au moins le mérite d'être indispensable... C'était probablement le sens de tes paroles. C'était une grande théorie... "Tu essaies de me contrarier ? Maintenant que tu le dis, ton visage ressemble à Ebisu Saburo, que je chasse en criant dans mes rêves tous les soirs. Arrête d'avoir un esprit aussi vulgaire. La mer à laquelle je pense n'est pas une mer comme celle-là. Ce n'est ni un paysage déjà atteint de tuberculose, ni une mer qui ressemble à un poète prétentieux. C'est probablement le moment où je suis devenu le plus sérieux ces dernières années. Écoute-moi attentivement. C'est une mer vraiment lumineuse, joyeuse et vivante. Une mer d'une couleur claire et pure qui n'a jamais été souillée par la fatigue ou le chagrin. Ce n'est pas une mer qui est devenue un porto doux à force d'être vue par les touristes et les malades. C'est une mer sauvage, forte et riche, comme un vin pétillant, aigre et âpre. Les embruns des vagues tombent. Il y a une odeur d'algues qui vous coupe le souffle. Cet air pétillant, cette odeur de bête sauvage, ces rayons de lumière évidents qui semblent pénétrer dans la mer plutôt que dans l'atmosphère - ah, je ne peux pas du tout en parler calmement maintenant. Parce que cette vision me tourmente toujours, et n'apparaît qu'à de rares moments totalement inattendus. C'est un moment où la réalité rocheuse se fend soudainement, et nous montre un aperçu de la surface de la fente. Comment pourrais-je décrire précisément quelque chose comme ça maintenant ? C'est pourquoi je vais vous parler un peu de l'origine de cette mer. C'est un endroit où nos familles ont vécu pendant un court moment. C'est un endroit avec de nombreux récifs et îles célèbres. Les élèves de l'école primaire de l'île se rassemblent tous les matins, préparent un bateau et viennent à l'école primaire du port. Ils se retrouvent aussi au retour et prennent le bateau pour rentrer. Ils viennent par la pluie et par le vent. L'île la plus proche est à dix-huit chō (environ 2 kilomètres). Comment serait-ce de grandir sur une telle île ? Les gens de l'île avaient des coutumes différentes. Des femmes venaient parfois à la maison, et elles rapportaient des vêtements usés ou des chutes de tissu. En échange, elles laissaient des sandales de paille avec du tissu enroulé autour des lanières, ou des algues. Nous avons aussi reçu des branches de goumi et de myrica rubra. Mais cette femme apportait surtout l'atmosphère浓厚 de l'île. Nous étions toujours très curieux, et nous étions fascinés par son apparence humble et ses histoires humbles. Mais malgré tout ce que nous pensions, nous ne sommes jamais allés sur l'île. Un été, une épidémie de dysenterie a éclaté sur l'une des îles. Comme c'était une île proche, nous pouvions voir les baraquements construits pour accueillir les malades. Ils brûlaient toujours quelque chose, et le feu était sinistre et terrifiant la nuit. Personne ne nageait dans la mer. Quand des oreillers flottaient entre les vagues, ils semblaient effrayants. Il n'y avait qu'un seul puits sur cette île."

Il y a eu une fois un incident concernant les récifs. Un automne, une nuit, il y a eu une terrible tempête de pluie et de vent à l'approche de l'aube. Au milieu du bruit effroyable de la pluie et du vent à l'aube, la sirène d'urgence stridente d'une usine métallurgique a retenti. Je me souviens encore très bien du sentiment tragique de ce moment-là. La maison a commencé à s'agiter. Les gens sont arrivés en courant. Un destroyer avait heurté un récif à l'entrée du port et avait coulé. Les ouvriers de l'usine métallurgique se sont dirigés vers le sauvetage dans la tempête, préparant de longues perches de bambou pour se protéger des vagues dans un petit bateau à moteur. Cependant, même en arrivant sur les lieux, le petit bateau à moteur était simplement ballotté par les vagues, et ils ont fini par gêner plus qu'autre chose. Ce sont les femmes plongeuses de l'île qui ont travaillé, plongeant dans les vagues déferlantes pour remonter les corps, allumant un grand feu de joie et réchauffant les corps des marins gelés à côté avec leur propre peau. La plupart des marins se sont noyés. Les ongles des corps noyés étaient tous arrachés, ce qui était cruel.

Cela racontait les efforts terribles de s'accrocher aux rochers et d'être emportés par les vagues.

L'épave du destroyer échoué sur le récif apparaissait parfois au large, au loin, à marée basse, lorsqu'on montait sur la montagne pour regarder.