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母たち
les Mères
小林多喜二
Kobayashi Takiji
source: https://www.aozora.gr.jp/cards/000156/files/43685_16987.html
工場細胞
初出:「改造」改造社 1931(昭和6)年11月号
La mère d'un militant raconte les événements du 1er décembre 1930, le jour où une répression massive est menée contre les militants communistes de Hokkaidô.
弟が面会に行くとき、今度の事件のことをお前に知らせるようにと云ってやった。
差入のことや家のことや色々なことを云った後で、弟は片方の眼だけを何べんもパチ/\させながら、「故里の方はとても吹雪いているんだって。」と云った。するとお前は、「そうだろうな、十二月だもの。――こっちの冬はそれに比べると、故里の春先きのようなものだ。」と云ったそうだね。弟は困って、又何べんも片方の眼だけをパチ/\させて、「故里の方はとても嵐だって!」と繰りかえしたところが、お前が編笠をいじりながら、突然奇妙な顔をして、「お前片方の眼どうした? 神経痛にでもなったのか?」と云ったので、弟は吹き出すわけにも行かず、そうだとも云えず、とても困ったそうだ。――その手紙を弟から貰って、こっちでは皆涙を出して笑ったの。
Quand mon frère est allé te rendre visite en prison, je lui avais dit de te parler de ce qui s’était passé récemment.
Après t’avoir parlé des colis envoyés, de la maison et de bien d’autres choses, il a cligné de l'œil à plusieurs reprises et a ajouté : "Il paraît qu’il y a au pays une terrible tempête de neige." Alors toi, tu as répondu, paraît-il : "C’est normal, c’est décembre. — L’hiver ici, comparé à ça, c'est comme le début du printemps chez nous." Mon frère, embarrassé, a cligné de l’œil plusieurs fois encore et a insisté : "Mais non, il y a une vraie tempête là-bas !" Mais toi, tout en tripotant ton chapeau de paille, tu as soudain fait une drôle de tête et demandé : "Qu’est-ce qui t’arrive avec cet œil ? Tu as une névralgie ou quoi ?" Mon frère n’a pas pu ni éclater de rire, ni avouer la vérité… Il était très gêné. — Quand j’ai reçu sa lettre racontant ça, ici, tout le monde a ri aux larmes.
ところが、本当に今年のこっちの冬というのは十何年振りかの厳寒で、金物の表にはキラ/\と霜が結晶して、手袋をはかないでつかむと、指の皮をむいてしまうし、朝起きてみると蒲団の息のかゝったところ一面が真白にガバ/\に凍えている、夜中に静かになると、突然ビリン、ビリンともののわれる音がする、家をすっかり閉め切って、ストーヴをドシ/\燃しても、暑いのはストーヴに向いている身体の前の方だけで、後半方は冷え冷えとするのだ。窓硝子は部厚に花模様が結晶して、外は少しも見えなくなった。外を歩くと、雪道が硝子の面よりも堅く平らに凍えて、ギュン/\と何かものでもこわれるような音をたてる……。所謂「十二月一日事件」の夜明頃などは、空気までそのまゝの形で凍えていたような「しばれ」だったよ。
あの「ガラ/\」の山崎のお母さんでさえ、引張られて行く自分の息子よりも、こんな日の朝まだ夜も明けないうちに、職務とは云え、(それも「敵方の」職務だが)やって来て、家宅捜索をするのに、すぐ指先がかじかんで、一寸やっては顎の下に入れて暖めているのを見るに見兼ねて、「え糞ッ!」という気になり、ストーヴをたきつけてやったと云っている。
Pourtant, cet hiver-ci a été le plus glacial depuis dix ans. Sur les objets métalliques, le givre se dépode en cristaux étincelants — si tu touches ça sans gants, ça t'arrache la peau des doigts. Le matin, la partie du futon où on a respiré est toute blanche et gelée. Quand le calme revient au cœur de la nuit, on entend soudain des "cling !" étranges, comme si quelque chose se brisait. Même avec les fenêtres bien closes et le poêle à charbon qui marche à fond, la chaleur ne réchauffe que la moitié du corps tournée vers le poêle, l’autre reste glaciale. Les vitres sont recouvertes d’épaisses efflorescences de givre, impossible de voir dehors. Quand on sort, la neige est si durcie qu’elle crisse comme du verre sous les pas… À l’aube du jour de "l’incident du 1er décembre", il faisait si que l’air semblait figé sur place — un froid "qui fend les os", comme on dit chez nous.
Même la mère de Yamazaki, surnommée "la forte", qui pourtant a vu son fils arrêté, a confié que, ce matin-là, alors qu’elle devait, avant même que le jour se lève, pour son travail (et même si c’était un travail "du côté de l’ennemi"), accompagner la perquisition, elle a eu les doigts si gelés qu’elle n’a pas pu s’empêcher de les réchauffer sous son menton, et elle a fini par craquer : "Ah, merde !" et par allumer le poêle pour tout le monde.
監獄にいるお前に「お守り」を送ることをするようなお前の母は、冬がくると(この寒い冬なのに)家中のものに、二枚の蒲団を一枚にさせ、厚い蒲団を薄い蒲団にさせた。なかにいるお前のことを考えてのことなのだ。それでも、母が安心していることは、こっちの冬に二十何年も慣れたお前は、キットそこなら呑気にいれるだろうと考えているからだ。前の手紙を見ると、お前はそこで毎朝六時に「冷水摩擦」をやっていると書いていたが、こっちでそんな時間に、そんなことをしたら、そのまゝ冷蔵庫に入った鮭のようにコチコチになってしまうよ。
家へ来たのは朝の五時。やっぱり妹が一番先きに眼をさましたの。そして母を揺り起した。母が眼をさますと、何だかと訊いたので、「ケイサツ」と云うと、母はしばらく黙っていたが、「兄が東京で入っているんだも、モウ何ンも用事ねえでないか?」と云った。妹はそれにどう返事をしていゝか分らなかった。
母はブツ/\云いながら、それでもお前が「四・一六」に踏み込まれたときとはちがって、平気で表の戸を開けに行った。それは女ばかりの家で、母にはお前のことだけのぞけば、あとはちっとも心配することが無いからである。戸が開くと、一番先きに顔を出したスパイが、妹の名を云って、いるかときいた。そのスパイは前から顔なじみだった。母は「いるよ。」と、当り前で云ってから、「あれがどうしたのかね?」と問うた。スパイはそれには何も云わずに、「いるんだね」と念を押して、上がり込んできた。
Ta mère, qui t’envoie des "porte-bonheur" en prison, a obligé toute la famille, à l’arrivée de l’hiver (malgré ce froid), à remplacer deux couettes par une seule, une épaisse par une fine. C’est en pensant à toi, là-bas, qu’elle fait ça. Mais elle se rassure en se disant qu’après vingt ans passés ici, tu dois supporter le froid sans problème. Dans ta dernière lettre, tu écrivais que tu faisais chaque matin à six heures des "frictions à l’eau froide" : si on faisait ça ici à cette heure-là, on deviendrait raide comme un saumon congelé !
C’est à cinq heures du matin qu’ils sont venus à la maison. Comme d’habitude, c’est ta sœur qui s’est réveillée la première. Elle a secoué maman pour la réveiller. Quand maman a ouvert les yeux, elle a demandé ce qui se passait, ta sœur a juste dit "La police". Maman est restée silencieuse un moment, puis a murmuré : "Ton frère est déjà en prison à Tokyo… Qu’est-ce qu’ils nous veulent encore ?" Ta sœur n’a pas su quoi répondre.
Maman a grogné, mais contrairement à ton arrestation lors de "l'incident du 16 avril", elle est allée ouvrir la porte d’entrée sans s’énerver. C’est parce qu’à la maison, il n’y a que des femmes, et qu’elle n’a plus à s’inquiéter de toi. En ouvrant, elle a vu en premier un espion qu'on connaît bien, qui a demandé si ta sœur était là. "Oui, elle est là", a répondu maman naturellement, puis a ajouté : "Mais qu’est-ce qu’elle a fait ?" L’espion n’a rien répondu, il a juste insisté "Elle est bien là, hein ?", et il est entré.
明け方の寒さで、どの特高の外套も粉を吹いたように真白になり、ガバ/\と凍えた靴をぬぐのに、皆はすっかり手間どった。――お前の妹は起き上がると、落付いて身仕度をした。何時もズロースなんかはいたことがないのに、押入れの奥まったところから、それも二枚取り出してきて、キチンと重ねてはいた。それから財布のなかを調べて懐に入れ、チリ紙とタオルを枕もとに置いた。そういう動作をしているお前の妹の顔は、お前が笑うような形容詞を使うことになるが、紙のように蒼白だった。しかし、それは本当にしっかりした、もの確かな動作だったよ。特高が入ってきて、妹を見ると、「よウ!」と云った。妹は唇のホンの隅だけを動かして、冷い表情をかえしたきりだった。妹と特高のその様子を見た母の顔は急に変った。そして、口のあたりをモグ/\と動かした。が、何故か周章てゝ両手で、自分の口を抑えた。妹はその母をチラッと見ると、横を向いた。――その朝、この年とった母は何んにも云わなかった。たゞ、「寒くないか?」と云ったことゝ、愈々連れて行かれるときに、妹の顔を見て、「あ――あ、お前もか!」と云ったきりだった。
À cause du froid du petit matin, tous les manteaux des policiers spéciaux étaient blancs de givre, et ils ont eu du mal à retirer leurs chaussures gelées. Ta sœur, une fois levée, s’est préparée calmement. Elle qui ne met jamais de sous-vêtements chauds a sorti deux caleçons du fond de l’armoire, elle les a soigneusement superposés et enfilés. Puis elle a vérifié son porte-monnaie, l’a mis dans sa poche, et a posé du papier toilette et une serviette près de son oreiller. Pendant qu’elle faisait tout ça, son visage, comme tu dirais pour plaisanter, était pâle comme du papier. Mais ses gestes étaient précis et assurés. Quand les policiers sont entrés et l’ont vue, ils ont dit : "Salut !" Elle n’a fait qu’un petit mouvement du coin de la bouche, avec un regard glacé. En voyant ça, le visage de maman a changé. Elle a remué la bouche, puis, pour une raison inconnue, s’est brusquement couvert la bouche avec les deux mains. Ta sœur l’a regardée du coin de l’œil, puis a détourné la tête. Ce matin-là, notre vieille mère n’a rien dit. Elle a juste demandé : "Tu n’as pas froid ?" Et, au moment où ta sœur allait être emmenée, elle l’a regardée et a dit : "Ah… toi aussi ?"
母はこの前の、お前の時のように、今度は泣かなかったよ。だが、母はおそろしく無口になってしまった。誰か何かをしゃべっても、たゞ相手の顔を見るだけで、口をきかないの。そして、そうでなくても小さい母は、モット小さくなってしまった。
山崎の「ガラ/\のお母さん」のところへ行った[#「行った」は底本では「行たっ」]のも、やはり同じ時間だったそうである。このガラガラのお母さんは、前からその朝来ることが、分っていたかのように、「それ、秀夫や、来たど! 起きるんだ。」と云って、息子を揺り起し、秀夫さんが入口でスパイと何か云っている間に、ガリ板を手早く便所の中に投げ捨てゝしまった。そして「サア/\、何処ッからでも見てけさい!」と云って、特高を案内したそうである。お前には、「サア/\何処からでも見てけさい!」と云ったあのお母さんを直ぐ思い出すことが出来るね。スパイの連中が帰りがけにストーヴのお礼を云ったら、「そッたらお礼ききたくもない。それよりお前さんらサッサとこの商売をやめねば、後で碌でもないことになるよ。」と云ったので、秀夫さんまでそれには笑ってしまったそうだ。――ところが、秀夫さんの方が何かと云うのに舌が口にねばり、乾いたせき払いをして、何時もとちがった声を出し、下り口に立っても、お母さんが靴を出してやらないと妙にウロ/\したり、帽子をかぶるのを忘れて、あわてたそうよ。
Contrairement à ton arrestation, cette fois, maman n’a pas pleuré. Mais elle est devenue terriblement silencieuse. Quand quelqu’un parle, elle se contente de le regarder, sans répondre. Elle était déjà petite, elle a rétréci encore un peu plus. Chez Yamazaki, "la Dure-à-cuire", ils sont venus à la même heure. On aurait dit qu’elle savait qu’ils viendraient ce matin. "Hé, Hideo, ils sont là ! Lève-toi !" Elle a secoué son fils pour le réveiller et, pendant qu’il parlait aux espions à l’entrée, elle a jeté en vitesse les tracts dans les toilettes. Puis elle a lancé aux policiers : "Allez-y, fouillez partout si ça vous chante !" Tu imagines bien cette mère disant ça, non ? Quand les espions ont voulu la remercier pour le poêle, elle a rétorqué : "Gardez vos mercis ! Si vous continuez ce métier, il vous arrivera des bricoles !" Même Hideo en a ri, paraît-il. Mais Hideo, quand il a voulu parler, avait la langue collée, il a toussé, sa voix n’était plus la même, il restait planté à l’entrée, ne pouvant même pas mettre ses chaussures sans que sa mère les lui donne, et il a oublié son chapeau, il était tout perdu.
夜が明けてから、お前が可愛がって運動に入れてやった「中島鉄工所」の上田のところへ、母が出掛けて行ったの。若しも上田の進ちゃんまでやられたとすれば、事件としても只事でない事が分るし、又若しまだやって来ていないとすれば、始末しなければならない事もあるだろうし、直ぐ知らせなければならない人にも、知らせることが出来ると思ったからである。争われないものだ、お前の母は今ではこういうことに気付くのだ。――母がたずねて行くと、薄暗い家の奥の方で、進ちゃんのお母さんが髪をボウ/\とさせ、眼をギラ/\と光らせて坐っていた。母が入ってきたのを見ると、いきなり其処へ棒立になって、「この野郎ッ! 一歩でも入ってみやがれ、たゝッき殺すぞ!」と大声で叫んだそうだ。母は何が何んだか、わけが分らず、「あのね…………」と云い出すと、「畜生ッ! 入るか !?」と云って、そこにあったストーヴを掻き廻す鉄のデレッキを振りあげた。母は真青になって帰ってきた。
Après le lever du jour, maman est allée chez Ueda de "Nakajima Ironworks", ce jeune que tu aimais bien et que tu as fait entrer dans le mouvement. Si même Ueda Susumu avait été arrêté, cela signifiait que l’affaire était grave, et s’il était encore libre, il y avait des choses à régler, des gens à prévenir. Incroyable : ta mère pense maintenant à tout ça. — Quand elle est arrivée, dans la pénombre de la maison, la mère de Susumu était assise, les cheveux en bataille, les yeux brillant de colère. En voyant maman, elle s’est levée d’un bond et a hurlé : "Espèce de salope ! Approche un peu, que je t’assomme !" Maman, ne comprenant rien, a essayé : "Écoutez…" Mais l’autre a brandi le tisonnier en criant : "Bâtarde ! Tu entres ou pas ?!" Maman est revenue, le visage blanc comme un linge.
この冬は本当に寒かったの。留置場でもストーヴの側の監房は少しはよかったが、そうでない処は坐ってその上に毛布をかけていても、膝がシン/\と冷たくなる。朝眼をさますと、皆の寝ている起伏の上に雪が一杯ふりかゝっているので吃驚するが、それは雪が吹きこんできたのではなくて、(それもあったが)夜中に空気中に残っているありとあらゆる湿気がみんな霜に還元されるのである。なかのものは次々と凍傷を起して行った。
お前の母ばかりでなしに、沢山の母たちが毎日のように警察に出掛けて行ったが、母はそこでよく子供を負んぶした労働者風のおかみさんと会った。最初はどこの係りにやってくるのか分らなかったが、そのうち特高室で待っているところへ、そのおかみさんが入ってきた。それで同じ事件の人だということが分った。――帰りに一緒になって、母が色々なことを話そうと思い、お前や妹の母だという事を知らせた。すると、急に眼をみはって、マジ/\としながら、「んじゃ、お前さんが伊藤のお母さんかね。」と、荒ッぽい浜言葉で云って、「んか、んか」と独りうなずきをした。それはまるで人を見下げた、傲慢な調子だった。そして帰りに一緒になることにしていたのに、そのおかみさんはさッさと自分だけ先きに帰って行ってしまった。背中の子供は頭が大きくて、首が細く、歩くたびにガク/\と頭がどっちにも転んだ。
Cet hiver a vraiment été très froid. Dans la maison d’arrêt, les cellules près du poêle étaient un peu mieux, mais ailleurs, même assis avec une couverture sur les genoux, on sentait le froid pénétrer jusqu’aux os. Au matin, quand on ouvrait les yeux, on était surpris de voir la neige recouvrir toutes les bosses que faisaient les dormeurs : ce n’était pas de la neige venue de l’extérieur (même s’il y en avait aussi), mais toute l’humidité de l’air qui s’était transformée en givre durant la nuit. L’un après l’autre, les détenus ont attrapé des engelures.
Ce n’est pas seulement ta mère, mais de nombreuses autres mères qui allaient tous les jours voir la police. Ta mère y rencontrait souvent la femme d’un ouvrier, portant son enfant sur le dos. Au début, elle ne savait pas pour quelle affaire venait, mais un jour, alors qu’elle attendait dans le bureau des policiers spéciaux, cette femme est entrée. Elle a compris qu’elles étaient concernées par la même affaire. Au retour, elles ont fait un bout de chemin ensemble, ta mère voulant lui parler de diverses choses et lui dire qu’elle était la mère de toi et de ta sœur. Alors, la femme a écarquillé les yeux, l’a regardée fixement et, dans le rude dialecte du port, a dit : "Alors, c’est toi la mère d’Itō, hein ? — Ouais, ouais", a-t-elle acquiescé toute seule, d’un air condescendant et arrogant. Elles avaient convenu de rentrer ensemble, mais la femme est partie devant sans attendre. L’enfant sur son dos avait une grosse tête et un cou fin, et à chaque pas, sa tête ballottait de droite à gauche.
上田の進ちゃんのお母アは、とう/\気が狂ったとみんなが云った。お前がこっちにいた時知っているだろう、「役所バカ」と云って、五十恰好の女が何時でも決まった時間に、市役所とか、税務署とか、裁判所とか、銀行とか、そんな建物だけを廻って歩いて、「わが夫様は米穀何百俵を詐欺横領しましたという――」きまった始まりで、御詠歌のように云って歩く「バカ」のいたのを。ところが上田のお母アは、午後の三時になると、きまって特高室に出掛けて行って、キャンキャンした大声でケイサツを馬鹿呼ばりし、自分の息子を賞め、こんなことになったのは他人にだまされたんだと云い、息子をとられて、これからどう暮して行くんだ――それだけの事を文句も順序も同じに繰りかえして、進は腕のいゝ旋盤工で、これからどの位出世をするのか分らない大事な一人息子だからと云って、大きな蒲団を運んできたり、暖かい煮物の丼を大事そうに両手にかゝえて持ってきたり、それを特高が拒ばもうがどうが、がなり立てゝ、無理矢理置いて行く。そして次の日には又マントを持ってきたり、手袋を持ってきたりする。特高室は上田のお母アの持ってくるもので一杯になってしまった。警察では「又、気狂いババが来た」といって取り合わなかった。それでもお母アは平気だった。――あまりやかましいので、一度特高室で進と面会をさしてやった。息子が係りの刑事に連れられて、入ってきたのを見るや否や、いきなり大声で「こン畜生! この親不孝の馬鹿野郎奴!」と怒鳴りつけた。刑事の方がかえって面喰らって、「まあ/\、こういう時にはそれ一人息子だ。優しい言葉の一つ位はかけてやるもンだよ。」すると、くるりと向き直って「えッ、お前さんなんて黙ってけずかれ!」とがなりかえした。ところが、その進が右手一杯にホウ帯をしているのを見付けて、「どうしたんだ?」ときいた。「ん、しもやけだ。」と進が返事をすると、見ている間に、お母アの眼がつり上がって、薄い唇がピリピリと顫え出した。「さ、警察の人ッ! どうしてくれるんだ? 人民を保護するとか何ンとか、口ではうまい事云って、この大事な息子の身体をこんなことにしてしまって、どうする積りなんだッ! さッ!」特高たちは、あ、又始まったと云って、自分たちの仕事にとりかゝって、見向きもしなかった。
La mère du jeune Kizaki, tout le monde disait qu’elle avait fini par devenir folle. Tu dois te souvenir, quand tu étais là, de cette femme d’une cinquantaine d’années qu’on appelait "l’idiote des administrations" : elle faisait toujours le même tour, à la même heure, des bâtiments officiels : la mairie, le bureau des impôts, le tribunal, la banque… Elle commençait toujours par : "Mon mari a escroqué des centaines de ballots de riz…" Eh bien, la mère de Susumu, elle, à trois heures de l’après-midi, allait systématiquement au bureau des policiers spéciaux, criait à tue-tête, insultait la police, vantait son fils, disait qu’il avait été trompé, qu’on l’avait pris et qu’elle ne savait plus comment vivre ; elle répétait toujours la même chose, dans le même ordre. Elle disait que Susumu était un excellent tourneur, qu’il avait un bel avenir, qu’il était son fils unique ; elle apportait une grande couette, un bol de ragoût chaud qu’elle tenait précieusement à deux mains, et, que les policiers la repoussent ou non, elle criait et laissait tout là. Le lendemain, elle revenait avec un manteau ou des gants. Le bureau des policiers spéciaux était rempli de ce qu’elle apportait. À la police, on disait : "La vieille folle est encore venue", et on ne faisait plus attention à elle. Mais elle, ça ne la dérangeait pas. Comme elle faisait trop de bruit, on l’a autorisée une fois à voir Susumu. Quand son fils est entré, accompagné d’un policier, elle s’est écriée :
"Espèce de salaud ! Fils ingrat ! Imbécile !"
Le policier, surpris, a dit :
"Allons, allons, c’est votre fils unique, dites-lui plutôt un mot gentil."
Elle s’est retournée d’un coup et lui a répondu :
"Toi, la ferme !"
Mais quand elle a vu que Susumu avait la main droite enveloppée d’un bandage, elle a demandé :
"Qu’est-ce que tu as ?
— Des engelures."
Alors, ses yeux se sont exorbités, ses lèvres minces ont tremblé.
"Alors, messieurs de la police ! Qu’est-ce que vous allez faire ? Vous dites que vous protégez le peuple, mais vous rendez mon fils comme ça !"
Les policiers, l’air de dire : "Encore", se sont remis à leur travail sans la regarder.
検挙は十二月一日から少しの手ゆるみもしないで続いた。そっちにいるお前はおかしく思うだろうが、残された人達が「戦旗」の配布網を守って、飽く迄も活動していた。然し、とう/\持って行き処のなくなったその人達は最後に、重要書類と一緒に家へ持ってきた。もうやられているので、二度も「ガサ」が無いだろうと云うのだ。六十に近いお前のお母はそれをちアんと引受けた。淋しいだろうと云うので、泊りにきていた親類の佐野さんや吉本さんが、重ね重ねのことなので、強こうに反対した。だが、お前の母は、「この仕事をしている人達は死んでも場所のことなどは云わないものだから、少しも心配要らない。」と云った。
Les arrestations ont continué sans relâche depuis le 1er décembre. Toi, là-bas, tu dois trouver ça étrange, mais ceux qui restent continuent à protéger le réseau de distribution du journal "Senshin" et à agir sans faiblir. Mais, finalement, ceux qui n’avaient plus où aller ont apporté leurs documents importants à la maison. Ils pensaient que, puisqu’ils avaient déjà été pris, il n’y aurait pas de deuxième perquisition. Ta mère, qui a presque soixante ans, a tout accepté. Des parents, Sano et Yoshimoto, qui étaient venus pour la soutenir, se sont opposés, trouvant cela trop risqué. Mais ta mère a dit :
"Ceux qui font ce travail ne parleront jamais, même s’ils meurent, donc il n’y a rien à craindre."
山崎のガラ/\お母さんが時々元気をつけに、やってきてくれたが、このお母さんの前だと、お互の息子や娘のことを話して、お前の母はまるで人が変ったようにポロ/\涙を流した。山崎のお母さんというのは相当教育のある人で、息子たちのしている事を、気持からばかりでなしに、ちアんとした筋道を通しても知っていた。「息子が正しい理窟から死んでも自分の仕事をやめないと分ったら、親がその仕事の邪魔をするのが間違で――どうしてもやらせたくなかったら、殺せばいゝんでね。」そんな風に何時でも云っていた。それに生来のガラ/\が手伝っていたわけである。山崎のお母さんは警察に行っても、ガン/\怒鳴らなかったが、自分の云い出したことは一歩も引かなかったし、それを条理の上からジリ/\やって行った。ケイサツでは上田のお母アはちっとも苦手でなかったが、この山崎のお母さんには一目おいていたらしい。山崎のお母さんに比らべると、お前の母は小学校にも行ったことがないし、小さい時から野良に出て働かせられたし、土方部屋のトロッコに乗って働いたこともある純粋の貧農だったが、貧乏人であればあるほど、一方では自分の息子だけは立派に育てゝ楽をしたいと考える、それに貧乏に対して反撥する前に、貧乏に対してどうしても慣れあいになり勝なのだね。だから、プロレタリアの解放のために仕事をやって行こうとするお前たちのことが分るのだが、何んだか自分の楽しい未来のもくろみが、そのためにガタ/\と崩されて行くのを見ていることが出来ないのだよ。こんな気持をもっているから、警察ではお前の母は一番おとなしくて(!)しっかりしているというので「評判が良い」の。――今度のことでも、お前の母の表面の動作ではなくてその心持の裏に入りこんでみたら、それは只事ではないということはよく分る。だから頼りになりそうな山崎のお母さんと話し込むと、正体がないほど弱くなってしまうの。
La mère de Yamazaki, surnommée "la forte", venait de temps en temps soutenir le moral.
Devant elle, ta mère se mettait à parler de ses enfants et à pleurer à chaudes larmes, comme si elle changeait de personnalité.
La mère de Yamazaki est une femme assez instruite, qui comprenait le travail de ses enfants, non seulement par le cœur, mais aussi par la raison.
Elle disait toujours :
"Si mon fils sait qu’il a raison et refuse d’arrêter, même au prix de sa vie, alors c’est mal de l’en empêcher ; si vraiment je ne veux pas qu’il le fasse, il vaut mieux le tuer."
Et elle avait la force de caractère pour le faire.
Même à la police, elle ne criait pas, mais ne reculait jamais d’un pouce, avançant toujours avec logique.
La police n’avait pas peur de la mère de Susumu, mais respectait la mère de Yamazaki.
Comparée à elle, ta mère, qui n’a jamais été à l’école, a travaillé aux champs depuis l’enfance et même sur des chantiers, est une paysanne pure et dure.
Mais plus on est pauvre, plus on veut que son fils réussisse et vive heureux, et on finit par s’habituer à la pauvreté avant même de s’y opposer.
C’est pourquoi elle comprend votre lutte pour la libération des prolétaires, mais elle ne supporte pas de voir ses espoirs d’un avenir meilleur s’écrouler à cause de ça.
C’est pour cela qu’à la police, ta mère a la réputation d’être la plus docile ( !) et la plus fiable.
Mais si on regarde au-delà de ses gestes, on comprend que ce n’est pas rien.
C’est pourquoi, quand elle parle avec la mère de Yamazaki, elle fond complètement.
窪田が二十日程して釈放された。すると、直ぐ家へやって来てこんなに大衆的にやられている時に、遺族のものたちをバラ/\にして置いては悪いと云うので、即刻何処かの家を借りて、皆が集まり、お茶でも飲みながらお互いに元気をつけ合ったり、親密な気持を取り交わしたり、これからの連絡や対策や陳情、そういう事について話し合おうということになった。皆も賛成だった。窪田さんは山崎のお母さんの家にして、日と時間を決めて帰って行った。――こんなに弾圧が強く、全部の組織が壊滅してしまったとき、この遺族のお茶の集まりだって又新しく仕事をやって行く何かの足場になるのではないか、さすがしっかりものの窪田さんがそんな風に考えてのことらしいの。
Kubota a été libéré après une vingtaine de jours. Il est aussitôt venu à la maison, disant qu’il ne fallait pas laisser les familles dispersées dans une période aussi difficile. Il a donc été décidé de louer une maison où tout le monde pourrait se retrouver, boire du thé, se soutenir, se rapprocher, et discuter des futures actions, des stratégies, des requêtes. Tout le monde était d’accord. Kubota a choisi la maison de la mère de Yamazaki, fixé une date et une heure, puis il est reparti. Même dans une période de répression aussi dure, où toute l’organisation était détruite, ces réunions de familles autour du thé pourraient devenir une nouvelle base pour l’action : Kubota, un homme solide, avait bien réfléchi.
その日は十人位の母たちや細君が集まった。ちっとも知らない顔の人もいたが、引張られて行ったときのことや、面会に行ったとき息子たちのことで、すぐ話がはずんで行った。お前の母はそういう話の一つ一つに涙ぐんでいた。誰が話すことも、それは誰にとってもみんな自分のことだった。山崎のお母さんは林檎や蜜柑を皿に一杯盛って出した。母が何時か特高室で会ったことのある子供を負んぶしていたおかみさんが、その蜜柑の一つを太い無骨な指でむいていたが、独言のように、「中にいるうちのおど(夫のこと)に一つでも、こんな蜜柑を食わせてやりたい……!」と云って、グズリと鼻をすゝり上げた。お前の母はこの前の様子とまるで異う態度にびっくりした。――と、この時今まで一口も云わずにいた上田のお母アが、皆が吃驚するような大きな声で一気にしゃべり出した。「んだとも! なア大川のおかみさん! おれ何時か云ってやろう、云ってやろうと思って待っていたんだが、お前さんとこの働き手や俺ンとこの一人息子をこったら事にしてしまったのは、この」と云って、お前の母を突き殺すでもするように指差しながら、「この伊藤のあんさんのお蔭なんだ。あんさんがこっちにいたとき、よく息子の進とこさ遊ぶに来る来ると思ってだら、碌でもないことば教えて、引張りこみやがっただ。腕のいゝ旋盤工だから、んでなかったら、どんどん日給もあがって、えゝ給料取りになっていたんだ。」――それは他の人もそッと持っていた気持だったので、室の中が急に、今迄とは変ったものになった。――「そればかりで無いんだ。この前警察から出てくると、俺もう吃驚してしまった。ケイサツの裏口から頭一杯にホウ帯した進が巡査に連れられて出てくるんでないか。俺どうしたんだと夢中になって、ガナった。進奴こっちば向いて、立ち止まったが、しばらくキョトンとしてるんだ。こら、お母アだ! と云うと、ようやく分ったのか、笑ったよ。ところが、ついていた巡査が立ち止まっちゃいかんと云って、待たしていた自動車の中に無理矢理押し込んでしまったんだ。俺くやしかったよ! それから俺毎日ケイサツさ行って、お前えら俺の息子ば殴ぐったんだべ。さ、いッくらでも殴ぐれ、今お前えらば訴えてやるからッて怒鳴ってやった。んでも、何んぼしても面会ば許さないんだ。それから裁判所へ廻ってから面会させてもらったら、その時はホウ帯ば外していたがどうしたんだと訊いたら、看守の方ば見て、耳が悪かったんだと云うんだ。俺、うそこさッて云ってやった。それから話していると、まるでトッチンかんのことばかり云うんでないか。お前何時頃出れるか分らないかときいたら、ハイお母さん有難うございますッて云うんだよ。俺びっくりしてしまった。これ、進や、お前頭悪くしたんでないかッて云ったら、お母アの方ば見もしないで、窓の方ば見たり、自分の爪ば見たりして、ニヤ/\と笑うんだ……。」そこまで来ると、上田の母は声をあげて泣き出した。そして、しゃっくり/\云った、「ケイサツが進ばバカにするほど殴ぐったんだ。俺ケイサツば訴えてやる。キット訴えてやる! それに、」と云って、又お前の母をにらみながら、「俺の息子に若しものことがあったら、お前さんの息子ばうらんで、うらんで、うらみ殺してやる!」――窪田や山崎のお母さんが中に立って、上田の母にわけを云い、理をつくして話してやったが、そんな事は耳にも入れないのだ。「ドロ棒したとか、人をゴマ化したとか、そんなことならまだいゝ。警察で云っていたよ、進らのしたことはこの日本の国をブッ倒そうとしている恐しい罪だって、それをみんなお前さんの息子や山崎の息子などからだまされてやったんだってよ!」――これでも分ったが、警察では、お前の母や山崎のお母さんなどには、お前さん達の息子のしたことはドロ棒したとか、強姦したとかいう罪とちがって何も恥かしがることはないと云っていながら、労働者のおかみさん達には、それは世の中で一番恐ろしい罪で、みんな学問のある悪者にだまされてやったんだと云って、(殊にこっちでは)運動をやっているもの達の間に離間策を講じているのだ。窪田さんや条理の分った山崎のお母さんたちが、一生ケン命に、だまされるどころか、丁度その反対で、上田や大川たちの搾取の生活を解放するために、伊藤や山崎などが先頭に立って、一身を犠牲にしてやっているのだと云ってきかせても、一向にきゝ入れないのだ。――大川のおかみさんは、私はだまされたという程にも思わないが、警察に入れば直ぐその日から食えなくなるような夫を、何んだって引き入れてくれたかと、そればかり口惜しいと云うのだった。中にいる夫に蜜柑どころか、この寒さに足袋さえ入れてやることが出来ない。ところが、お前さん方になると、入った人が出てくるまでどうにか食って行けるだろうし、色んなものが充分差入も出来るから羨やましい。面会に行ったら、食えなくなったら仲間の人に頼んでみれ、それも長続きしなかったら、親類のところへ追い出される迄転ろげこんで居れ、それも駄目になったら、男さ身体売ったってえゝと云うんです。そして手の甲を蟹の鋏のように赤く大きくふくれ上らせているの。大川のおかみさんも終いには泣き出してしまった。この前見たときよりも、赤坊はもっと頭が大きく、首がもっと細くなって見えた。そして赤坊らしくなく始終眉をしかめていた。
Ce jour-là, une dizaine de mères et d’épouses s’étaient rassemblées. Il y avait aussi des visages inconnus, mais dès qu’on parlait de l’arrestation ou de la visite à leurs fils, la conversation s’animait rapidement. Ta mère avait les larmes aux yeux à chaque histoire. Chaque récit était comme si c’était leur propre histoire à toutes. La mère de Yamazaki avait rempli une assiette de pommes et de mandarines. La femme que ta mère avait déjà croisée au bureau des policiers spéciaux, celle qui portait son enfant sur le dos, épluchait une mandarine avec ses doigts épais et disait, comme pour elle-même :
"J’aimerais tant faire goûter une de ces mandarines à mon homme, là-bas, en prison… !"
Et elle reniflait, le nez plein. Ta mère fut surprise de ce changement d’attitude. À ce moment-là, la mère de Kizaki, qui n’avait encore rien dit, se mit à parler d’une voix forte qui surprit tout le monde :
"Mais oui ! Eh bien, la femme d’Ōkawa, je voulais te le dire depuis longtemps, j’attendais le bon moment pour te le dire : si nos travailleurs, ton mari et mon fils unique, ont fini comme ça, c’est à cause de…"
Et elle désigna ta mère comme si elle voulait la tuer :
"C’est à cause de la mère d’Itō ! Quand elle était ici, elle venait souvent jouer avec mon Susumu, elle lui a appris des saletés, elle l’a entraîné ! Il était un excellent tourneur, sinon il aurait eu des augmentations et serait devenu un bon salarié."
C’était un sentiment que d’autres partageaient en secret, et l’ambiance de la pièce changea brutalement.
"Mais ce n’est pas tout. L’autre jour, quand je suis sortie de la police, j’ai eu une sacrée surprise. Susumu, la tête entièrement bandée, sortait par la porte de derrière, escorté par un policier. Je me suis jetée sur eux, folle d’inquiétude, je l’ai appelé. Susumu s’est arrêté, il m’a regardée, l’air perdu. “C’est moi, ta mère !” Il a mis un moment à comprendre, puis il a souri. Mais le policier a dit qu’il ne fallait pas s’arrêter, et l’a poussé de force dans la voiture qui attendait. J’étais furieuse ! Depuis, je vais tous les jours à la police, je leur crie : “Allez-y, frappez-moi, je vais vous poursuivre !” Mais ils ne veulent jamais me laisser le voir. Quand ils l’ont transféré au tribunal, j’ai enfin pu le voir. Il n’avait plus de bandage, je lui ai demandé ce qui s’était passé. Il a regardé le gardien et m’a dit : “J’avais mal à l’oreille.” Je savais qu’il mentait. Et puis, il ne parlait que de choses sans importance. Je lui ai demandé quand il pourrait sortir, il a répondu : “Merci beaucoup, maman.” J’ai été stupéfaite. “Susumu, tu n’aurais pas perdu la tête ?” Il ne m’a même pas regardée, il a regardé par la fenêtre, ses ongles, et a souri bêtement…”
À ce moment-là, la mère de Susumu s’est mise à pleurer à chaudes larmes. Elle a repris, la voix entrecoupée :
“La police l’a frappé jusqu’à le rendre idiot. Je vais les poursuivre. Je vais les poursuivre ! Et si mon fils meurt, je maudirai, je maudirai ton fils, je le maudirai jusqu’à le tuer !”
Kubota et la mère de Yamazaki se sont interposés, ont essayé de lui expliquer, de raisonner, mais elle n’écoutait rien.
“Si c’était pour vol ou escroquerie, ce serait déjà grave. Mais la police m’a dit que Susumu avait commis le crime le plus terrible : renverser le Japon, et qu’il avait été trompé par ton fils, par le fils de Yamazaki… ”
On a compris : la police disait à ta mère et à la mère de Yamazaki que ce que leurs fils avaient fait n’était pas honteux, contrairement au vol ou au viol, mais aux ouvrières, elle disait que c’était le pire crime, qu’elles avaient été trompées par des intellectuels malhonnêtes. C’était une stratégie pour semer la division, surtout ici, parmi ceux qui faisaient ce travail. Kubota et la mère de Yamazaki, qui comprenaient la situation, ont tout fait pour expliquer qu’au contraire, ce sont Itō et Yamazaki qui se sont mis en avant pour libérer Ueda, Ōkawa et les autres de l’exploitation, qu’ils se sacrifiaient pour eux, mais la mère de Susumu n’écoutait rien. La femme d’Ōkawa, elle, ne pensait pas avoir été trompée, mais elle en voulait surtout à ceux qui avaient entraîné son mari, qui n’avait plus de quoi manger depuis son arrestation. Elle ne pouvait même pas lui donner des mandarines ou des chaussettes pour l’hiver. Mais elle vous envie, toi et les autres : tant que vous êtes en prison, vous pouvez manger, on peut vous envoyer des colis.
“Quand tu vas voir ton mari, si tu n’as plus de quoi manger, tu peux demander aux camarades ; si ça ne dure pas, tu peux aller chez les parents ; si ça ne marche pas, tu peux vendre ton corps, c’est permis.”
Elle avait les mains rouges et gonflées comme des pinces de crabe. La femme d’Ōkawa finit par pleurer aussi. Le bébé, qu’elle portait sur le dos, avait la tête encore plus grosse et le cou encore plus fin que la dernière fois, et il fronçait toujours les sourcils, ce qui n’est pas habituel chez un bébé.
公判はこの九月から始まった。公判のことについては、その大体はもうお前も知っていることだから、詳しくは書かない。「共産党被告中の紅一点!」というので、毎日新聞がお前の妹のことをデカ/\と書いた。検事の求刑は山崎が三年、お前の妹が二年半、上田と大川は二年だった。それで、第一審の判決は大体の想像では、みんな半年位ずつ減って、上田と大川は執行猶予になるだろうということだった。上田のお母アはすっかり喜んで、お前の母にもあまりひどい事は云わなくなってきた。
判決の日に、みんな隣りの地方裁判所のあるH市まで出掛けて行った。――裁判長が判決を下す前に、「被告は今後どういう考か? これからも共産主義を信奉して運動を続けて行く積りか、それとも改心して、このような誤った運動をやめようと思っているか?」と訊く。それによって、判決が決まるわけである。そこへ来ると、傍聴に来ているどの母たちも首をのばして、耳をすました。
Le procès a commencé en septembre. Tu en connais déjà les grandes lignes, donc je ne vais pas entrer dans les détails. La presse a beaucoup parlé de ta sœur, la “seule femme parmi les accusés du Parti communiste !” Le procureur a demandé trois ans pour Yamazaki, deux ans et demi pour ta sœur, deux ans pour Ueda et Ōkawa. On s’attendait à ce que le premier jugement réduise la peine d’environ six mois pour chacun, et que Ueda et Ōkawa bénéficient d’un sursis. La mère de Susumu était très contente et se montrait moins dure avec ta mère.
Le jour du verdict, tout le monde s’est rendu à la ville de H, où se trouve le tribunal régional voisin. Avant de prononcer le jugement, le président du tribunal a demandé :
"Accusés, quelle est votre position ? Comptez-vous continuer à croire au communisme et à poursuivre vos activités, ou bien vous repentez-vous et avez-vous l’intention d’abandonner ce mouvement erroné ?"
C’est en fonction de cette réponse que le jugement sera rendu. À ce moment-là, toutes les mères venues assister à l’audience ont tendu le cou et dressé l’oreille.
そっちから派遣されてきたオルグの、懲役五年を求刑されていた黒田という人は、立ち上って、「裁判長がそのような問いを発すること自体が、われ/\*****を**するものである。******というものは後で考えていて間違っていたから**するというようなものではないのだ。それは**されている労働者農民が、その**の**から**を**するための***なものなのだ。われ/\は****もこの**を***ものではないことを、全われ/\同志を代表して云っておく。」と叫んだ。この時、傍聴していた若い男が拍手をして、法廷の外へ引ずり出された。「他人のことまで云わなくてもいゝ」裁判長はそう云って、次に山崎に同じ質問を発した。山崎は立ち上がると、しばらくモジ/\していたが、低い声で裁判長の方に向って何か云った。裁判長は白い髯を噛みながら、「本当にやめる心積りか?」と訊きかえした。「そうです、考えるところがあって……。」山崎は頭を伏せたまゝブツ/\と云った。今まで眼をみはり首をのばしてきいていた山崎のお母さんはガクリと首を胸の前に落してしまった。そしてお前の母にも誰にもものを云わずに、外へ出て行ってしまった。お前の母はオヤと思って振りかえると、その眼には涙が一杯にたまっていた。上田のお母アは自分のことのように喜んだ、「山崎の息子さんは執行猶予で出るよ!」――次はお前の妹だ。「私は今でもちっとも変りません。*********心積りです。」とはっきりと答えた。裁判長は苦りきった顔をした。妹はそして椅子に坐る拍子に、何故か振りかえって、お母さんの顔をちらッと見た。母は後で、その時はあ――あ、失敗ったと思ったと、元気のない顔をして云っていた。横に坐っていた上田の母が、「まア、まア、あんたとこの娘さんにもあきれたもんだ」と、母に云った。「お前さんも心配の絶えない人だ!」、そう云われて、お前の母は思わず「本当に……!」と云った。そして母は涙を一生ケン命こらえていたそうである、それからようやくのことで、「矢張り仕方がないんでしょう。」と云った。
Kuroda, un organisateur envoyé de votre région, qui risquait cinq ans de travaux forcés, s’est levé et a déclaré :
"Le fait même que le président pose cette question constitue une atteinte à notre *****. Le ***** n’est pas quelque chose que l’on abandonne après coup parce qu’on s’est rendu compte de son erreur. C’est une ***** nécessaire pour que les ouvriers et les pays puissent ** leur ** du **. Au nom de tous nos camarades, je déclare que nous ne *****mais ce **."
À ce moment-là, un jeune homme dans le public a applaudi et a été immédiatement expulsé du tribunal.
"Inutile de parler au nom des autres", a dit le président, puis il a posé la même question à Yamazaki. Yamazaki s’est levé, a hésité un moment, puis a répondu à voix basse. Le président, en mordillant sa barbe blanche, a demandé :
"Avez-vous réellement l’intention d’arrêter ?
— Oui, j’ai réfléchi…" Yamazaki a baissé la tête et marmonné. Sa mère, qui jusqu’alors écoutait attentivement, a laissé tomber sa tête sur sa poitrine. Sans dire un mot à ta mère ni à personne, elle est sortie. Ta mère, surprise, s’est retournée et a vu ses yeux remplis de larmes. La mère de Kizaki s’est réjouie comme si c’était pour elle : "Le fils de Yamazaki va sortir avec un sursis !" Ensuite, c’est ta sœur qui a été interrogée. "Je n’ai absolument rien changé à mes convictions. J’ai l’intention de continuer à *****." Elle a répondu clairement. Le président a fait une grimace. En se rasseyant, ta sœur s’est retournée et a jeté un bref regard à ta mère. Ta mère, plus tard, a dit avec un air découragé qu’à ce moment-là, elle s’était dit : "Ah, c’est raté…" À côté d’elle, la mère de Susumu lui a dit : "Eh bien, eh bien, votre fille aussi, elle est étonnante ! Vous avez vraiment des soucis sans fin !" Ta mère a répondu malgré elle : "C’est vrai… !" Elle a retenu ses larmes de toutes ses forces, puis a fini par dire : "On n’y peut rien, après tout."
上田の進さんの番になると、お母アは鼻をぴく/\さした。骨組の太い上田が立ち上がると、いきなり、「われ/\の同志であり、先輩である山崎君の*****に私は**を***ものである。もはや山崎は同志でもなく、先輩でもない!」と前置きをして、自分は山崎のように学問もないが、私自身が*****いる********として、****この*******積りだと云った。「えゝ?」上田のお母アは突然大声をあげて叫んだ、「こら、進! お前えお母アば忘れたのか?――あ、あ――この野郎! 畜生!」そして立ち上がってしまった。廷丁や巡査が馳けつけて来て、大声で叫んでいる上田のお母アを法廷の外へ連れ出してしまった。上田は然し振りかえらなかった。だが、後から見ると、頭を深く深く、垂れていた。
最後は大川だった。彼は何べんうながされても、なかなか云わなかったが、自分の家があまり困っているので、外へ出たら運動をやめて働いて行きたいと云った。大川は港湾労働者で、仲仕をしていた。おかみさんはそれを聞くと、お前の母に少し気兼ねしたように、抱いていた自分の子供に頬ずりをした。
窪田さんはこう云っているの。――監獄では大体にやっぱり労働者出身のものが、******して、*****ている。ところが、外では丁度その反対になっている。これはどうしても直さなければならないッて。お前は今運動が一番進んでいる中心地にいる。今度はこっちのことをどう考えるか、お前の手紙を待っている。
(一九三一・一〇・一一。*印は発表誌での伏字)
Quand vint le tour de Kizaki, sa mère s’est mise à renifler. Susumu, robuste, s’est levé et a commencé par déclarer :
"Je ***** ** de notre camarade et aîné Yamazaki. Yamazaki n’est plus ni mon camarade ni mon aîné !"
Puis il a dit qu’il n’avait pas d’instruction comme Yamazaki, mais qu’en tant que *****, il avait l’intention ** ce *****.
"Quoi ?!" La mère de Susumu s’est écriée soudain : "Susumu ! Tu oublies ta mère ?! — Ah, ah, espèce de salaud !"
Elle s’est levée d’un coup. Les huissiers et les policiers se sont précipités et l’ont sortie du tribunal, alors qu’elle criait. Susumu n’a pas regardé derrière lui, mais, vu de dos, il avait la tête profondément baissée.
Enfin, ce fut le tour d’Ōkawa. On a dû le presser plusieurs fois avant qu’il ne parle. Il a dit que sa famille était dans une grande misère, et qu’à sa sortie, il voulait arrêter ses activités et travailler. Ōkawa était docker. Sa femme, en entendant cela, a semblé gênée devant ta mère, puis a embrassé son enfant.
Kubota a dit ceci :
"En prison, ce sont généralement les ouvriers qui ** et **. Mais à l’extérieur, c’est exactement l’inverse. Il faut absolument changer cela."
Toi, tu es maintenant au centre de la région où le mouvement est le plus avancé. Nous attendons ta lettre pour savoir ce que tu penses de la situation ici.
(11 octobre 1931. Les astérisques indiquent des passages censurés dans la revue de publication.)
了
底本:「工場細胞」新日本文庫、新日本出版
1978(昭和53)年2月25日初版
初出:「改造」改造社
1931(昭和6)年11月号
※疑問箇所の確認にあたっては、「定本 小林多喜二全集 第六巻」新日本出版社、1968(昭和43)年6月30日を参照しました。
入力:細見祐司
校正:富田倫生
2004年11月16日作成
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