少年時代 :: le Temps de ma Jeunesse

幸田露伴 :: Kôda Rohan

少年時代

le Temps de ma Jeunesse

幸田露伴

Kôda Rohan

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初出:「今世少年 10月増刊号 今世英傑少年時代」

1900(明治33)年10月

§ 少年時代

私は慶応三年七月、父は二十七歳、母は二十五歳の時に神田の新屋敷というところに生まれたそうです。其頃は家もまだ盛んに暮して居た時分で、畳数の七十余畳もあったそうです。併し世の中が変ろうというところへ生れあわせたので、生れた翌年は上野の戦争がある、危い中を母に負われて浅草の所有地へ立退いたというような騒ぎだったそうです。大層弱い生れつきであって、生れて二十七日目に最早医者に掛ったということです。御維新の大変動で家が追々微禄する、倹約せねばならぬというので、私が三歳の時中徒士町に移ったそうだが、其時に前の大きな家へ帰りたい帰りたいというて泣いていて困ったから、母が止むを得ず連れて戻ったそうです。すると外の人が住んで居て大層様子が変わって居たものだから、漸く其後は帰りたいといわないようになったそうです。それから其後また山本町に移ったが、其頃のことで幼心にもうすうす覚えがあるのは、中徒士町に居た時に祖父さんが御歿なりになったこと位のものです。

六歳の時、關雪江先生の御姉様のお千代さんと云う方に就いて手習を始めた。此方のことは佳人伝というものに出て居る、雪江先生のことは香亭雅談其他に出て居る。父も兄も皆雪江先生に学んだので、其縁で小さいけれども御厄介になったのです。随分大勢習いに来るものもありました。男女とも一室で、何でも年の大きい女の傍に小さい男の児が坐るというような体になって居たので、自然小さいものは其傍に居る娘さん達の世話になったのです。私はお蝶さんという方を大層好いて居て、其方をたよりにばかりして居た。其方に手を執って世話を仕て貰うと清書なども能く出来るような気が仕た。お蝶さんという方は後に關先生の家の方になられた。其頃習うたものは、「いろは」を終って次が「上大人丘一巳」というものであったと覚えて居る。

Je suis né en juillet de la troisième année de Keiō, à Shinyashiki, dans le quartier de Kanda, mon père avait alors vingt-sept ans et ma mère vingt-cinq. À cette époque, la famille vivait encore dans l’aisance et la maison comptait plus de soixante-dix tatamis. Mais je suis né à un moment où le monde était sur le point de changer, et l’année suivant ma naissance eut lieu la guerre d’Ueno : dans la tourmente, ma mère dut me porter sur son dos pour se réfugier sur une propriété de la famille à Asakusa. On dit que j’étais d’une constitution très fragile, et qu'on a dû consulter un médecin pour moi dès le vingt-septième jour après ma naissance. Avec les grands bouleversements de la Restauration, la famille a peu à peu décliné et a dû se serrer la ceinture ; ainsi, lorsque j’eus trois ans, nous avons déménagé à Nakatochimachi. À cette époque, je pleurais sans cesse, réclamant le retour dans la grande maison d’avant, au point que ma mère, n’y tenant plus, accepta de m’y ramener. Mais, comme d’autres personnes y habitaient déjà et que tout avait beaucoup changé, je cessai peu à peu de vouloir y retourner. Ensuite, nous avons encore déménagé à Yamamotochō, mais, de cette époque, mes seuls souvenirs d’enfant sont la mort de mon grand-père alors que nous vivions à Nakatochimachi.

À six ans, j’ai commencé à apprendre l’écriture auprès de dame Ochiyo, la sœur du professeur Sekkō Kan. Cette dame est mentionnée dans la « Biographie de belles femmes », et le professeur Sekkō Kan dans « Kōtei Gadan » et d’autres ouvrages. Mon père et mon frère avaient aussi étudié auprès du professeur, c’est donc par ce lien que, bien que très jeune, j’ai pu bénéficier de ses enseignements. Nous étions nombreux à venir prendre des leçons, garçons et filles dans la même pièce : les plus jeunes garçons étaient naturellement placés à côté des grandes filles, qui prenaient soin d’eux. J’aimais beaucoup une certaine dame Ochō, et je me fiais entièrement à elle. Quand elle me prenait la main pour m’aider, j’avais l’impression de bien réussir mes exercices de calligraphie. Plus tard, cette dame est devenue membre de la famille Kan. Je me souviens qu’après avoir terminé l’« Iroha », le texte suivant était « Jōdai-jin kyū-ichi-shi ».

弱い体は其頃でも丈夫にならなかったものと見えて、丁度「いろは」を卒える頃からででもあったろうか、何でも大層眼を患って、光を見るとまぶしくてならぬため毎日々々戸棚の中へ入って突伏して泣いて居たことを覚えて居る。いろいろ療治をした後、根岸に二十八宿の灸とか何とかいって灸をする人があって、それが非常に眼に利くというので御父様に連れられて往った。妙なところへおろす灸で、而もその据えるところが往くたびに違うので馬鹿に熱い灸でした。往くたび毎に車に乗っても御父様の膝へ突伏してばかり居たが、或日帰途に弁天の池の端を通るとき、そうっと薄く眼を開いて見ると蓮の花や葉がありありと見えた。小供心にも盲目になるかと思って居たのが見えたのですから、其時の嬉しかったことは今思い出しても飛び立つようでした。最も永い病気で医者にもかかれば、観行院様(祖母)にも伴われて日朝様へ願を掛けたり、色々苦労したのです。其時日朝上人というのは線香の光で経文を写したという話を観行院様から聞いて、大層眼の良い人だと浦山しく思いました。然し幸に眼も快くなって何のこともなく日を過した。

Ma santé fragile ne s’est pas améliorée à cette époque : vers la fin de l’apprentissage de l’« Iroha », il me semble, j’ai eu de sérieux problèmes aux yeux, si bien que la lumière me faisait atrocement mal et que je passais mes journées à pleurer, caché dans une armoire. Après divers traitements, mon père m’emmena à Negishi chez un homme qui pratiquait la moxibustion des « vingt-huit constellations », réputée très efficace pour les yeux. Il posait les moxas à des endroits différents à chaque visite, et c’était affreusement brûlant. À chaque trajet, je restais blotti sur les genoux de mon père ; un jour, sur le chemin du retour, alors que nous passions près de l’étang de Benten, j’ouvris doucement les yeux et vis distinctement les fleurs et les feuilles de lotus. Moi qui craignais de devenir aveugle, je me souviens encore aujourd’hui de la joie immense que j’ai ressentie alors. J’ai été longtemps malade, j’ai vu des médecins, ma grand-mère (Kangyō-in) m’a emmené faire des vœux à Nichirō-sama, et j’ai enduré bien des épreuves. J’ai entendu dire que le saint Nichirō copiait les sutras à la lumière d’un bâton d’encens, et j’enviais sa vue perçante. Mais heureusement, mes yeux ont guéri et j’ai pu vivre normalement.

夏になると朝習いというのが始まるので、非常に朝早く起きて稽古に行ったものです。ところが毎朝通る道筋の角に柳屋という豆腐屋がある、其処の近所に何時も何時も大きな犬が寐転んで居る。子供の折は犬が非常に嫌いでしたから、怖々に遠くの方を通ると、狗は却って其様子を怪んで、ややもすると吠えつく。余り早いので人通は少し、これには実に弱りました。或朝などは怖々ながらも、また今にも吠えられるか噛みつかれるかと思って、其犬の方ばかり見て往ったものだから、それに気をとられて路の一方の溝の中へ落ちたことがあった。別段怪我もしなかったが、身体中汚い泥染れになって叱られたことがある。其後親戚のものから、これを腰にさげて居れば犬が怖れて寄つかぬというて、大きな豹だか虎だかの皮の巾着を貰ったので、それを腰にぶらぶらと下げて歩いたが、何だか怪しいものをさげて居た為めででもあったかして犬は猶更吠えつくようで、しばしば柳屋の前では閉口しました。然しまた可笑しかったのは、其巾着をさげて机の前に坐って手習をして居ると、女の人達が起ったり坐ったりする時に、動もすると知らずに踏みつける、すると毛がもじゃもじゃとするのでキャッといって驚く。其キャッと云って吃驚するのが如何にも面白いので、後には態と紐を引ぱって踏みそうなところへ出して置いて遣るのです。彼のお蝶さんという方なども私の後へ廻って清書の世話などを焼く時に、つい知らずに踏みつけて吃驚した一人でした。犬に吠えられるのは怖かったが、これはまた非常に可笑しく思ったから今以て思い出して独り興ずる折もある位で、本宅を捜したらまだ其大巾着がどこかにあるだろうと思います。

En été, les leçons commençaient de bon matin: il fallait se lever très tôt pour aller étudier. Il y avait sur le chemin un magasin de tofu appelé Yanagiya, et près de là, un gros chien couché en permanence. Enfant, j’avais très peur des chiens, alors je faisais un détour, mais le chien, trouvant cela louche, aboyait encore plus. Il y avait peu de passants à cette heure, et c’était un vrai supplice. Un matin, alors que, craignant d’être mordu, je n’osais pas quitter le chien des yeux, je suis tombé dans un fossé. Je n’étais pas blessé, mais j’étais couvert de boue et me suis fait gronder. Plus tard, un parent m’a donné une bourse en peau de léopard ou de tigre, disant que les chiens n’oseraient pas approcher. Je l’attachais à ma ceinture, mais peut-être à cause de cet objet étrange, les chiens aboyaient encore plus, et je souffrais toujours devant Yanagiya. Mais ce qui était amusant, c’est que, lorsque je m’asseyais devant mon pupitre avec cette bourse, les femmes, en se levant ou en s’asseyant, la piétinaient sans le savoir, et, sentant la fourrure, poussaient un cri de surprise. Je trouvais cela si drôle que je tirais exprès sur la ficelle pour la mettre dans leurs pieds. Dame Ochō, qui venait m’aider à recopier, s’est aussi fait surprendre ainsi. J’avais peur des chiens, mais ce souvenir me fait encore sourire, et je pense que cette grande bourse doit encore se trouver quelque part dans la maison familiale.

手習いの傍、徒士町の會田という漢学の先生に就いて素読を習いました。一番初めは孝経で、それは七歳の年でした。元来其頃は非常に何かが厳重で、何でも復習を了らないうちは一寸も遊ばせないという家の掟でしたから、毎日々々朝暗いうちに起きて、蝋燭を小さな本箱兼見台といったような箱の上に立てて、大声を揚げて復読をして仕舞いました。そうすれば先生のところから帰って来て後は直ぐ遊ぶことが出来るのですから、家の人達のまだ寝ているのも何も構うことは無しに、聞えよがしに復読しました。随分迷惑でしたそうですが、然し止せということも出来ないので、御母様も堪えて黙って居らしったそうです。此復読をすることは小学校へ往くようになってからも相替らず八釜敷いうて遣らされました。併しそれも唯机に対って声さえ立てて居れば宜いので、毎日のことゆえ文句も口癖に覚えて悉皆暗誦して仕舞って居るものですから、本は初めの方を二枚か三枚開いたのみで後は少しも眼を書物に注がず、口から出任せに家の人に聞えよがしに声高らかに朗々と読んで居るのです。而して誰も見て居ないと豆鉄砲などを取り出して、ぱちりぱちりと打って遊んで居たこともある。そういうところへ誰かが出て来ると、さあ周章て鉄砲を隠す、本を繰る、生憎開けたところと読んで居るところと違って居るのが見あらわされると大叱言を頂戴した。ああ、左様々々、まだ其頃のことで能く記臆して居ることがあります。前申した會田という人の許へ通って居た頃、或日雨が大層降って溝が開いたことがある。腿立を挙げる智慧も無かったと見えて袴を穿いたままのろのろと歩いていって、其儘上りこんで往ったものだから、代稽古の男に馬鹿々々、馬鹿々々と立続けに目の玉の飛び出るほど叱られた。振返って見ると、成程自分のあるいた跡は泥水が滴って畳の上にずーッとポタポタが着いて居た。併し此代稽古の男は兎角自分に出鱈目を教える男だったから、それに罵られたのが残念で残念で堪らなかった為め忘れずに居ります。

En plus de la calligraphie, j’apprenais la lecture auprès de M. Aida, professeur de chinois à Tochimachi. Le premier texte, à l’âge de sept ans, fut le « Classique de la piété filiale ». La discipline était à l’époque très stricte : il était interdit de jouer tant que je n’avais pas terminé mes révisions. Je me levais donc chaque jour avant l’aube, allumais une bougie sur une petite boîte servant de pupitre, et récitais à haute voix mes leçons, sans me soucier des autres qui dormaient encore. Ma mère trouvait cela pénible mais le supportait en silence. Même après être entré à l’école primaire, cette habitude de récitation bruyante ne changea pas. Mais comme il suffisait de faire du bruit devant le bureau, et que je connaissais tout par cœur, je n’ouvrais le livre qu’aux deux ou trois premières pages, puis récitais le reste à haute voix tout en jouant avec un pistolet à bouchon. Si quelqu’un entrait, je cachais vite le pistolet et tournais les pages du livre ; si l’on remarquait que je n’étais pas à la bonne page, je me faisais sévèrement gronder. Ah, tant de souvenirs me reviennent de cette époque ! Je me rappelle, par exemple, qu’un jour de forte pluie, alors que le caniveau était plein, je suis allé chez M. Aida sans même relever mon hakama, et j’ai trempé toute la maison ; le répétiteur m’a traité d’idiot à plusieurs reprises, ce que j’ai trouvé d’autant plus vexant que c’était un homme qui m’apprenait souvent n’importe quoi.

九歳のとき彼のお千代さんという方が女子師範学校の教師になられたそうで、手習いは御教えにならぬことになりました。で、私を何所へ遣ったものでしょうと家でもって先生に伺うと、御茶の水の師範学校付属小学校に入るが宜かろうというので、それへ入学させられました。其頃は小学校は上等が一級から八級まで、下等が一級から八級までという事に分たれて居ましたが、私は試験をされた訳では無いが最初に下等七級へ編入された。ところが同級の生徒と比べて非常に何も彼も出来ないので、とうとう八級へ落されて仕舞った。下等八級には九つだの十だのという大きい小供は居なかったので、大きい体で小さい小供の中に交ぜられたのは小供心にも大に恥しく思って、家へ帰っても知らせずに居た。然し此不出来であったのが全く学校なれざるためであって、程なく出来るようになって来た。で、此頃はまだ頻りに学校で抜擢ということが流行って、少し他の生徒より出来がよければ抜擢してずんずん進級せしめたのです。私もそれで幸いにどしどし他の生徒を乗越して抜擢されて、十三の年に小学校だけは卒業して仕舞った。

Quand j'eus neuf ans, dame Ochiyo devint enseignante à l’École normale des filles et cessa de donner des leçons particulières. Mes parents la consultèrent alors pour décider où m’envoyer, et il fut décidé de m’inscrire à l’école primaire rattachée à l’École normale d’Ochanomizu. À l’époque, l’école primaire était divisée en huit classes supérieures et huit classes inférieures. Je n’ai pas passé d’examen, mais on m’a placé en classe inférieure sept. Comme j’étais bien moins doué que les autres élèves, j’ai fini par être rétrogradé en classe huit. Il n’y avait pas d’enfants de neuf ou dix ans dans cette classe, et j'avais vraiment honte d’être le plus grand parmi les petits, au point de ne rien dire à la maison. Mais ce n’était que parce que je n’étais pas habitué à l’école, car je me suis vite amélioré. À cette époque, l’école pratiquait beaucoup le système de promotion accélérée : les élèves qui progressaient plus vite étaient rapidement promus. Grâce à cela, j’ai pu rattraper les autres et, à treize ans, j’avais déjà terminé l’école primaire.

この小学校に通って居る間に種々の可笑しい話があるので。同級の生徒の中に西勃平というのと細川順太郎というのと私と、先ず此三人が年も同じ十一二歳で、気が合った朋友であった。この西勃平というのは、ああ今でも顔を能く覚えて居る。肥った饅頭面の、眼の小さい、随分おもしろい盛んな湾泊者で、相撲を取って負かして置いて罵って遣ると、小さい眼からポロポロと涙を溢しながら非常な勢いで突かかって来るというような愉快な男でした。それで、己は周勃と陳平とを一緒にしたんだなどと意張るのです。すると私が、何だ貴様が周勃と陳平とを一緒にしたのなら己は正成と正行とを一緒にしたのだと云って互に意張り合って、さあ来いというので角力を取る、喧嘩をする。正行が鼻血を出したり、陳平が泣面をしたりするという騒ぎが毎々でした。細川はそういうことは仕ない大人のような小児でした。此二人は後にまた中学校でも落合ったことがあるので能くおぼえて居ました。

Pendant que je fréquentais cette école primaire, il m’est arrivé toutes sortes d’histoires amusantes. Parmi mes camarades de classe, il y avait Nishi Boppē, Hosokawa Juntarō et moi-même : tous trois avions à peu près onze ou douze ans, et nous étions de bons amis. Je me souviens encore très bien du visage de Nishi Boppē : un garçon jovial, au visage rond et potelé, aux petits yeux, toujours plein d’entrain, et qui, quand il avait perdu un combat de sumo et s’était fait insulter, se jetait sur vous en pleurant à grosses larmes, mais avec une énergie incroyable. Il se vantait en disant qu’il réunissait en lui les qualités de Shū Boppé et de Chinpei. Alors je lui rétorquais : « Si tu es Shū Boppé et Chinpei, moi, je suis Masanari et Masayuki réunis ! » Et nous nous disputions, nous luttions, nous nous battions. Masayuki finissait souvent avec le nez en sang, Chinpei en pleurs : c’était notre lot quotidien. Hosokawa, lui, était un enfant sérieux, presque adulte, qui ne participait pas à ces jeux. J’ai retrouvé ces deux-là plus tard au collège, et je m’en souviens très bien.

また此外に矢張りこれも同級の男で野崎というのがありましたが、此野崎の家は明神前で袋物などをも商う傍、貸本屋を渡世にして居ました。ところが此処は朝夕学校への通り道でしたから毎日のように遊びに寄って、種々の読本の類を引ずり出しては、其絵を見るのと絵解を聞くのを楽しみにしました。勿論草双紙の類は其前から読み初めました。初めの中は変な仮名文字だから読み苦くって弱りましたが、段々読むに慣れてスラスラと読めるようになった。それから後は親類の家などへ往って、児雷也物語とか弓張月とか、白縫物語、田舎源氏、妙々車などいうものを借りて来て、片端から読んで一人で楽んで居た。併し何歳頃から草双紙を読み初めたかどうも確かにはおぼえません、十一位でしたろうか。此頃のことでした、観行院様にお前は何を仕て居たいかと問われたとき、芋を喰って本を読んで居ればそれで沢山だと答えたそうですが、芋ぐらいが好物であったと見えます、ハハハハ。猶学校友達の中に清川というのがありました。これは少し私より年長で、家は蒔絵職でした。仲の好い友達でしたから折々遊びにもゆきましたが、これが読本を家で読んで来ては、学校の休息時間に細川や私なぞに九紋龍史進、豹子頭林冲などという談しを仕て聞かせたのでした。

Il y avait aussi, dans notre classe, un garçon nommé Nozaki. Sa famille tenait une boutique de sacs et de location de livres devant le sanctuaire Myōjin. Comme ce magasin se trouvait sur le chemin de l’école, j’y passais presque tous les jours, tirant des livres illustrés des étagères pour en admirer les images ou écouter les histoires racontées. J’avais déjà commencé à lire des kusazōshi (livres populaires illustrés) avant cela, mais au début, l’écriture étrange me rebutait ; à force de persévérer, je m’y suis habitué et j’ai fini par les lire couramment. Ensuite, je me rendais chez des parents pour emprunter des ouvrages comme Jiraiya Monogatari, Yumiharizuki, Shiranuimonogatari, Inaka Genji, Myōmyōsha, et je les dévorais tous, seul, pour mon plaisir. Je ne me souviens plus exactement à quel âge j’ai commencé à lire les kusazōshi : sans doute autour de onze ans. C’est aussi à cette époque que, lorsque Kangyō-in-sama me demandait ce que je voulais faire, je répondais que manger des patates et lire des livres me suffisait amplement — preuve que j’aimais les patates, ha ha ha. Parmi mes camarades, il y avait aussi Kiyokawa, un peu plus âgé que moi, dont la famille était spécialisée dans la laque. Nous étions de bons amis, et il lui arrivait de venir jouer chez moi. Il lisait des livres chez lui et, à l’école, pendant les récréations, racontait à Hosokawa et à moi des histoires comme celle de Shishin le dragon à neuf marques ou Lin Chong la tête de léopard.

前に申したように御維新の後は財産を亡くしたという訳では無かったですが、家は非常に質素な生活を仕て居て、どうかすれば大工の木ッ葉拾いにでも遣られようという勢いでしたから、学校へ遣って貰うのさえ漸々出来たような始末で、石筆でも墨でも小さくなったからとて浪りに棄てたおぼえは無い。指に持ちにくくなった鉛筆などは必らず少し太い筆の軸へ挟んで用いて居て、而もこれを至当の事と信じて居ました。種善院様(祖父)も非常に厳格な方で、而も非常に潔癖な方で、一生膝も崩さなかったというような行儀正しい方であったそうですが、観行院様もまた其通りの方であったので、家の様子が変って人少なになって居るに関わらず、種善院様の時代のように万事を遣って往こうというので、私は毎朝定められた日課として小学校へ往く前に神様や仏様へお茶湯を上げたりお飯を供えたりする、晩は灯明をも上げたのです。それがまた一ト通のことなら宜いが、なかなかどうしてどうして少なくないので、先ず此処で数えて見れば、腰高が大神宮様へ二つ、お仏器が荒神様へ一つ、鬼子母神様と摩利支天様とへ各一つ宛、御祖師様へ五つ、家廟へは日によって違うが、それだけは毎日欠かさず御茶を供えて、そらから御膳をあげるので、まだ此上に先祖代々の忌日命日には仏前へ御糧供というを上げねばならぬ。これはたとえ味噌汁に茄子か筍の煮たのにせよ御膳立をして上げるのだから頗る手間がかかるので、これも過去帳を繰って見れば大抵無い日は無い位のもの。また亥の日には摩利支天には上げる数を増す、朔日十五日二十八日には妙見様へもという工合で、法華勧請の神々へ上げる。其外、やれ愛染様だの、それ七面様だのと云うのがあって、月に三度位は必らず上げる。まだまだ此外に今上皇帝と歴代の天子様の御名前が書いてある軸があって、それにも御初穂を供える、大祭日だというて数を増す。二十四日には清正公様へも供えるのです。御祖母様は一つでもこれを御忘れなさるということはなかったので、其他にも大黒様だの何だのがあるので、如何な日でも私が遣らなくてはならない務めは随分なものであった。勿論厳格に仕付けられたのだから別に苦労には思わなかったが、兎に角余程早く起き出て手捷くやらないでは学校へ往く間に合うようには出来ないのみならず、この事が悉皆済んで仕舞わないうちは誰も朝飯を食べることは出来ないのでした。斯のように神仏を崇敬するのは維新前の世間の習慣で、ひとり私の家のみのことではなかったのだが、私の家は御祖母様の保守主義のために御祖父様時代の通りに厳然と遣って行った、其衝に私が当らせられたのでした。畢竟祖父祖母が下女下男を多く使って居た時の習慣が遺って居たので、仏檀神棚なども、それでしたから家不相応に立派でした。しかし観行院様はまた洒落たところのあった方で、其当時私に太閤が幼少の時、仏像を愚弄した話などを仕てお聞かせなさった事もありました。然し後年、左様私が二十一歳の時、旅から帰って見たら、足掛三年ばかりの不在中に一家悉く一時耶蘇教になったものですから、年久しく堅く仕付けられた習慣も廃されて仕舞って、毎朝の務も私を限りに終りました。こういう家庭のありさまでしたから、近来私の一家族の中に、学校へ行くのに眼が覚めぬなどというもののあるのを聞くと、思わず知らず可笑しく思う位です。

Comme je l’ai déjà dit, après la Restauration, ma famille n’avait pas perdu toute sa fortune mais nous menions une vie très frugale, au point que j’aurais pu être envoyé ramasser des copeaux de bois chez les charpentiers ; même aller à l’école était déjà un effort pour la famille. Je n’ai jamais jeté une craie ou un bâton d’encre simplement parce qu’il était devenu trop petit. Les crayons trop courts étaient toujours insérés dans un manche de pinceau plus épais, et j’étais persuadé que c’était la chose la plus normale du monde. Tanezen-in-sama (mon grand-père) était un homme très strict et d’une propreté exemplaire, réputé pour n’avoir jamais croisé les jambes de sa vie. Kangyō-in-sama était du même acabit, si bien que, même si la maison était devenue moins animée, on tenait à perpétuer les habitudes de l’époque de Tanezen-in. Chaque matin, avant d’aller à l’école, j’avais pour tâche de faire des offrandes de thé ou de riz aux dieux et aux bouddhas, et le soir, d’allumer les lampes. Ce n’était pas une mince affaire : il fallait, par exemple, deux bols pour le sanctuaire principal, un pour le dieu du foyer, un pour Kishimojin, un pour Marishiten, cinq pour le fondateur du clan, et, selon les jours, pour l’autel des ancêtres. À chaque date anniversaire d’un défunt, il fallait préparer un vrai repas, même si ce n’était qu’une soupe miso avec des aubergines ou des pousses de bambou, ce qui demandait du temps, et il n’y avait pratiquement pas un jour sans cérémonie. Les jours du sanglier, il fallait faire des offrandes supplémentaires à Marishiten, les 1er, 15 et 28 du mois à Myōken, et trois fois par mois à d’autres divinités comme Aizen ou Nanamen. Il y avait aussi un rouleau avec les noms de l’empereur actuel et des souverains passés auquel on offrait la première gerbe de riz lors des grandes fêtes, et le 24, une offrande à Kiyomasa-kō. Kangyō-in-sama n’oubliait jamais une seule de ces tâches, et il y avait encore d’autres autels, comme celui de Daikoku. Bref, chaque matin, j’avais une quantité de tâches à accomplir, et personne ne pouvait prendre son petit-déjeuner tant qu’elles n’étaient pas terminées. Ce culte des dieux et des bouddhas était une habitude de l’époque d’avant la Restauration, et n’était pas propre à ma famille, mais chez nous, le conservatisme de ma grand-mère faisait que tout se poursuivait exactement comme du temps de mon grand-père, et c’est moi qui en étais chargé. Au fond, ces habitudes venaient du temps où mes grands-parents employaient de nombreux domestiques, d’où la splendeur disproportionnée des autels familiaux. Mais Kangyō-in-sama avait aussi de l’humour, et me racontait parfois l’histoire du jeune Taikō qui, enfant, avait manqué de respect à une statue de Bouddha. Pourtant, à vingt-et-un ans, à mon retour d’un voyage de trois ans, j’ai découvert que toute la famille s’était convertie au christianisme, et toutes ces habitudes strictes avaient disparu : mes devoirs matinaux s’arrêtèrent avec moi. Voilà pourquoi, aujourd’hui, lorsque j’entends dans une famille qu’un enfant ne se réveille pas pour aller à l’école, je ne peux m’empêcher de trouver cela amusant.

学校へゆくほど面白いことは無いと思って居たため、小学校へ通って居る間一日も欠席したことは無かったでした。家の中の方が学校よりも都て厳格で、山本町に居る間は土蔵位はあったでしたが下女などは置いて無かったのに、家中揃いも揃って奇麗好きであったから晩方になると我日課の外に拭掃除を毎日々々させられました。これに就いて可笑しい話は、柄が三尺もある大きい薪割が今も家に在りますが、或日それを窃に持出しコツコツ悪戯して遊んで居たところ、重さは重し力は無し、過って如何なる機会にか膝頭を斬りました。堪らなく痛かったが両親に云えば叱られるから、人前だけは跛も曳かずに痩我慢して痛さを耐えてひた隠しに隠して居ましたが、雑巾掛けのときになって前へ屈んで膝を突くのが痛くて痛くてほとほと閉口しました。然し終に其の為めに叱られるには至りませんでしたが、今でも其疵痕は膝に名残りを止めてあります。斯ういうように朝も晩もいろいろの事をさせられたのは、其頃下女も子守も居なかったのに、御父様は昼は家に居られないし、御母様は私の下に妹やら弟やらを抱えて居られたのでしたから是非もない事でした。然しこういうように慣らされたため今でも弟などのように気不勝ではありません、至ってまめな方です。

Je trouvais qu’il n’y avait rien de plus amusant que d’aller à l’école ; aussi, durant toute ma scolarité primaire, je n’ai jamais manqué un seul jour. La maison était bien plus stricte que l’école. Lorsque nous vivions à Yamamotochō, il y avait bien un entrepôt, mais pas de servantes ; pourtant, toute la famille était d’une propreté scrupuleuse, si bien que, chaque soir, en plus de mes tâches habituelles, je devais faire le ménage et passer la serpillière. Il y a une anecdote amusante à ce sujet : il y a encore chez nous un gros maillet à fendre le bois, dont le manche fait près d’un mètre. Un jour, je l’ai discrètement pris pour m’amuser, mais, trop lourd pour mes forces, je me suis accidentellement entaillé le genou. C’était très douloureux, mais, de peur d’être grondé par mes parents, je faisais tout pour ne pas boiter devant eux, supportant stoïquement la douleur et cachant la blessure. Mais il m’était presque impossible de m’agenouiller lors du ménage : la douleur était insupportable. Finalement, je n’ai pas été puni pour cela, mais la cicatrice est encore visible aujourd’hui sur mon genou. J’étais ainsi chargé matin et soir de toutes sortes de tâches, car il n’y avait ni servante ni nourrice ; mon père n’était jamais à la maison le jour, et ma mère devait s’occuper de mes petits frères et sœurs, il n’y avait donc pas le choix. Mais, habitué à ce rythme, je ne suis pas devenu paresseux comme mon frère cadet ; au contraire, je suis resté très actif.

観行院様は非常に厳格で、非常に規則立った、非常に潔癖な、義務は必らず果すというような方でしたから、種善院様其他の墓参等は毫も御怠りなさること無く、また仏法を御信心でしたから、開帳などのある時は御出かけになり、柴又の帝釈あたりなどへも折々御出でになる。其時に自分は連れて往って頂く、これはまあ折々の一つの楽みであったのです。其他に慰みとか楽みとかいって玩弄物を買うて貰うようなことは余り無かったが、然し独楽と紙鳶とだけは大好きであっただけそれ丈上手でした。併し独楽は下劣の児童等と独楽あてを仕て遊ぶのが宜くないというので、余り玩び得なかったでした。紙鳶は他の子供が二枚も三枚も破り棄てて仕舞う間に自分は一枚の紙鳶を満足に※(「風にょう+昜」、第3水準1-94-7)げて遊んで居た程でした。これは紙鳶を破るような拙なことを仕無いのと、一つは破れた紙鳶でも繕うことが上手であったからで、今でも私の手にかければ何様な紙鳶でも非常に良い紙鳶に仕て見せます、ハハハ。で、糸目の着加減を両かしぎというのにして、右へでも左へでも何方へでも遣りたいと思う方へ紙鳶が傾くように仕た上、近傍に紙鳶が揚って居ると其奴に引からめて敵の紙鳶を分捕って仕舞うので、左様甘く往くことばかりは無かったが、実に愉快で堪えられないほどの事におもって居たのです。

Kangyō-in-sama était d’une rigueur extrême, très méthodique, d’une propreté exemplaire, et ne manquait jamais à ses devoirs. Elle n’oubliait jamais d’aller se recueillir sur la tombe de Tanezen-in-sama et des autres ancêtres, et, fervente bouddhiste, elle assistait aux cérémonies d’ouverture des temples et se rendait parfois à Taishaku à Shibamata. J’avais la chance qu'on m'emmène avec elle, et c'était pour moi un vrai plaisir. Elle ne m’achetait pas souvent de jouets, mais j’adorais les toupies et les cerfs-volants et j’étais assez habile dans leur maniement. Mais comme il n’était pas bien vu de jouer à la toupie avec des enfants mal élevés, je n’y jouais pas souvent. Quant aux cerfs-volants, pendant que d’autres enfants en déchiraient deux ou trois, moi, je parvenais à faire voler le même pendant longtemps car j’étais soigneux et habile à les réparer. Encore aujourd’hui, je peux faire d’un simple cerf-volant un excellent cerf-volant, ha ha ha. J’attachais la ficelle de façon à pouvoir le faire pencher à droite ou à gauche, et, lorsqu’il y avait d’autres cerfs-volants dans le voisinage, j’essayais de les attraper en croisant les fils : ce n’était pas toujours un succès, mais c’était un plaisir immense.

家庭は世の常を越えて厳重でありましたが、確にこれは私の益になったに相違無いです。別に家庭の教育などという論は無い頃のことでしたが、先ず毎日々々復習を為し了らなければ遊べぬということと、朝は神仏祖先に対して為るだけの事を必ず為る、また朝夕は学校の事さえ手すきならば掃除雑巾がけを為るということと、物を粗末にしてはならぬという事とで責め立てられたのは、私の幸福になったに相違ないと思います。また観行院様は至って注意深い方で、例えば星は四時地位の定まらないものであるのに一寸戸外へ出て天を仰いで星を御覧になると、ああ彼星が彼辺に在るから最う何時であるなぞと、ちゃんと時を知って居られた。そういう調子であったから子供心にも時々驚いて服した。また植物にしても左様である、庭の雑草などの名や効能なんぞを教えて下すった事が幾度もある。私の注意力はたしかに其為に養われて居るかと思います。

小学校を了えて後は一年ばかり中学校を修めたが、それも廃めて英学を修める傍、菊地松軒という先生に就て漢学を修めました。併し最うそれからの談は今は御免を蒙りたいです。

La maison était d’une sévérité peu commune, mais cela m’a sans doute beaucoup apporté. À l’époque, il n’existait pas de théorie sur l’éducation familiale, mais on m’inculquait chaque jour qu’il fallait avoir fini ses révisions avant de jouer, qu’il fallait accomplir chaque matin les rites envers les dieux, les bouddhas et les ancêtres, que, matin et soir, si j’avais du temps, je devais faire le ménage, et qu’il ne fallait jamais gaspiller quoi que ce soit. Je pense que cela a été une grande chance pour moi. Kangyō-in-sama était aussi très attentive : par exemple, même si la position des étoiles change au fil des saisons, il lui suffisait de jeter un œil au ciel pour savoir l’heure exacte. Cela m’impressionnait beaucoup, même enfant. Elle m’a aussi appris à de nombreuses reprises le nom et les vertus des mauvaises herbes du jardin. Je suis certain que c’est grâce à elle que j’ai développé mon sens de l’observation.

Après l’école primaire, j’ai fait environ un an de collège, mais j’ai arrêté pour étudier l’anglais, tout en apprenant le chinois classique auprès du professeur Kikuchi Shōken. Mais pour la suite, je préfère m’arrêter là.

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底本:「露伴全集 第29巻」岩波書店

1954(昭和29)年12月4日発行

初出:「今世少年 10月増刊号 今世英傑少年時代」

1900(明治33)年10月

※初出時の表題は、「小説家幸田露伴君」です。

※「旧字、旧仮名で書かれた作品を、現代表記にあらためる際の作業指針」に基づいて、底本の表記を次の通りあらためました。

1.旧仮名づかいを現代仮名づかいにあらためました。

2.常用漢字表、人名漢字別表に掲げられている漢字を新字にあらためました。

ただし、人名については底本のままとしました。

3.ひらがな・カタカナの繰り返し記号は、そのまま仮名を繰り返すようあらためました。

入力:地田尚

校正:今井忠夫

2001年6月18日公開

2009年9月15日修正

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