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雪たたき
yuki-tataki
幸田露伴
Koûda-Rohan
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source: https://www.aozora.gr.jp/cards/000051/card3557.html
武士や女中が奇妙な建物に迷い込み、恐怖と緊張感の中で主人とやり取りする中、人間関係や忠義というテーマが描かれる。また、ある娘と福々爺の間で始まった問題に対し、娘の切なさと悲しみ、福々爺の困惑などが描かれる。さらに、損得勘定について論じられる中で、修羅道の世を反省し、真の生き方について考察がなされる。異なる世界の交わりや信念を曲げない強さが描かれ、城が奪われる衝撃的な結末へと続く。
+目次
鳥が其巣を焚かれ、獣が其窟をくつがえされた時は何様なる。
悲しい声も能くは立てず、うつろな眼は意味無く動くまでで、鳥は篠むらや草むらに首を突込み、ただ暁の天を切ない心に待焦るるであろう。獣は所謂駭き心になって急に奔ったり、懼れの目を張って疑いの足取り遅くのそのそと歩いたりしながら、何ぞの場合には咬みつこうか、はたきつけようかと、恐ろしい緊張を顎骨や爪の根に漲らせることを忘れぬであろう。
応仁、文明、長享、延徳を歴て、今は明応の二年十二月の初である。此頃は上は大将軍や管領から、下は庶民に至るまで、哀れな鳥や獣となったものが何程有ったことだったろう。
此処は当時明や朝鮮や南海との公然または秘密の交通貿易の要衝で大富有の地であった泉州堺の、町外れというのでは無いが物静かなところである。
夕方から零ち出した雪が暖地には稀らしくしんしんと降って、もう宵の口では無い今もまだ断れ際にはなりながらはらはらと降っている。片側は広く開けて野菜圃でも続いているのか、其間に折々小さい茅屋が点在している。他の片側は立派な丈の高い塀つづき、それに沿うて小溝が廻されている、大家の裏側通りである。
今時分、人一人通ろうようは無い此様なところの雪の中を、何処を雪が降っているというように、寒いも淋しいも知らぬげに、昂然として又悠然として田舎の方から歩いて来る者があった。
Qu’adviendrait-il si l’on mettait le feu au nid d’un oiseau ou si l’on renversait la tanière d’une bête ?
L’oiseau, incapable de pousser un cri bien articulé, ne ferait entendre qu’un gémissement muet ; ses yeux vides ne bougeraient plus que sans but. Il enfouirait sa tête dans les buissons de sasa ou dans les hautes herbes, attendant avec une angoisse déchirante l’aube qui tarde à poindre dans le ciel. Quant à la bête, saisie d’une terreur panique, tantôt elle s’enfuirait en courant éperdument, tantôt elle avancerait lentement, méfiante, les yeux écarquillés par la peur, les pas hésitants. Et même dans ces moments d’effroi, elle n’oublierait pas de tendre ses mâchoires et d’armer ses griffes, prête à mordre ou à frapper si jamais l’occasion se présentait, tout son être vibrant d’une tension redoutable.
Depuis les époques d’Ōnin, de Bunmei, de Chōkyō jusqu’à celle d’Entoku, nous voici maintenant au début du douzième mois de la deuxième année de l’ère Meiō (1493). En ces temps troublés, combien d’êtres humains — des plus hauts, tels les shōgun et les kanrei, jusqu’aux plus humbles roturiers — n’ont-ils pas été réduits à l’état misérable de ces oiseaux et de ces bêtes ?
L’endroit où nous sommes se situe dans la province d'Izumi, à Sakai, une cité alors riche et prospère, car c'est un carrefour essentiel des échanges commerciaux, officiels ou clandestins, avec la Chine Ming, la Corée et les régions de la Mer du Sud. Ce n’est pas tout à fait en périphérie de la ville, mais plutôt dans un quartier paisible et retiré.
Depuis le crépuscule, une neige inhabituelle pour ces régions méridionales tombe dru et sans discontinuer. Même maintenant, bien après le début de la nuit, elle continue de voleter doucement, bien qu’avec moins d’intensité. D’un côté de la route s’étend un vaste espace découvert — probablement une succession de potagers — parsemé çà et là de petites huttes de chaume. De l’autre côté, une haute et solide muraille s’étire à perte de vue ; une mince rigole la longe : c’est l’arrière-ruelle d’une demeure seigneuriale.
À cette heure tardive, nul ne devrait normalement arpenter un tel lieu sous la neige. Pourtant, quelqu’un vient justement d’apparaître, marchant tranquillement depuis la campagne. Il avance avec une fierté tranquille et une sérénité indifférente, comme s’il ne savait ni le froid ni la solitude, comme si la neige qui tombe autour de lui ne concernait aucun autre endroit que celui-ci.
こんなところを今頃うろつくのは、哀れな鳥か獣か。小鳥では無いまでも、いずれ暖い洞窟が待っているのでは無い獣でもあるか。
薄筵の一端を寄せ束ねたのを笠にも簑にも代えて、頭上から三角なりに被って来たが、今しも天を仰いで三四歩ゆるりと歩いた後に、いよいよ雪は断れるナと判じたのだろう、
「エーッ」
と、それを道の左の広みの方へかなぐり捨てざまに抛って了った。如何にも其様な悪びれた小汚い物を暫時にせよ被ていたのが癇に触るので、其物に感謝の代りに怒喝を加えて抛棄てて気を宜くしたのであろう。もっとも初から捨てさせるつもりで何処ぞで呉れ、捨てるつもりで被て来たには相違無いわびしいものであった。
少し速足になった。雪はもとよりべた雪だった。ト、下駄の歯の間に溜った雪に足を取られて、ほとほと顛びそうになった。が、素捷い身のこなし、足の踏立変えの巧さで、二三歩泳ぎはしたが、しゃんと踏止まった。
「エーッ」
今度は自分の不覚を自分で叱る意で毒喝したのである。余程肚の中がむしゃくしゃして居て、悪気が噴出したがっていたのであろう。
Qui donc rôderait par un tel endroit à cette heure ? Ne serait-ce pas quelque oiseau ou quelque bête misérable ? Ce n’est certes pas un petit oiseau, mais peut-être une bête qui, au moins, sait qu’un doux refuge l’attend quelque part.
Il avait noué un coin de son mince tapis de paille, en guise à la fois de chapeau et de cape, et s’en était couvert la tête en formant un triangle. Mais à peine eut-il levé les yeux vers le ciel et fait trois ou quatre pas tranquilles qu’il dut juger que la neige allait enfin cesser :
« Hé là ! »
Et, d’un geste rageur, il lança ce couvre-chef improvisé vers l’espace dégagé sur le côté gauche de la route, l’abandonnant là sans plus d’égards. Sans doute ce vil objet, sale et informe, l’avait-il irrité d’avoir dû le porter, ne fût-ce qu’un instant ; aussi, au lieu de lui témoigner quelque gratitude, il l’avait rejeté avec une exclamation coléreuse, comme pour se soulager l’esprit. Pour tout dire, c’était bien là un objet pitoyable, donné quelque part précisément dans l’intention qu’on s’en débarrasse, et qu’il avait porté lui-même en sachant pertinemment qu’il le jetterait bientôt.
Il pressa légèrement le pas. La neige, naturellement, était de cette neige humide qui colle. « Toc ! » — un amas de neige coincé entre les dents de ses geta le fit trébucher, au point qu’il faillit tomber à la renverse. Toutefois, grâce à ses réflexes vifs et à la souplesse avec laquelle il replaça aussitôt son pied, il réussit, après deux ou trois pas chancelants, à se redresser fermement.
« Hé là ! »
Cette fois, ce cri furieux s’adressait à lui-même, reproche adressé à sa propre maladresse. Il devait être terriblement contrarié au fond de lui, tant son humeur maussade bouillonnait et cherchait à s’échapper.
叱咤したとて雪は脱れはしない、益々固くなって歯の間に居しこるばかりだった。そこで、ふと見ると小溝の上に小さな板橋とおぼしいのが渡っているのが見えたので、其板橋の堅さを仮りてと橋の上にかかったが、板橋では無くて、柴橋に置土をした風雅のものだったのが一ト踏で覚り知られた。これではいけぬと思うより早く橋を渡り越して其突当りの小門の裾板に下駄を打当てた。乱暴ではあるが構いはしなかった。
「トン、トン、トン」
蹴着けるに伴なって雪は巧く脱けて落ちた。左足の方は済んだ。今度は右のをと、左足を少し引いて、又
「トン、トン」
と、蹴つけた。ト、漸くに雪のしっかり嵌り込んだのが脱けた途端に、音も無く門は片開きに開いた。開くにつれて中の雪がほの白く眼に映った。男はさすがにギョッとしない訳にはゆかなかった。
が、逃げもしなかった、口も利かなかった。身体は其儘、不意に出あっても、心中は早くも立直ったのだ。自分の方では何とすることもせず、先方の出を見るのみに其瞬間は埋められたのであった。然し先方は何のこだわりも無く、身を此方へ近づけると同時に、何の言葉も無く手をさしのべて、男の手を探り取ってやさしく握って中へ引入れんとした。触った其手は暖かであった、なよやかであった。其力はやわらかであった、たしかに鄙しく無い女の手であった。これには男は又ギョッとした。が、しかし逃げもしなかった、口もきかなかった。
「何んな運にでもぶつかって呉りょう、運というものの面が見たい。」
というような料簡が日頃定まって居るので無ければ斯様は出来ぬところだが、男は引かるるままに中へ入った。
Le fait de gronder ne faisait pas tomber la neige ; au contraire, elle durcissait encore davantage, s’incrustant plus solidement entre les dents de ses geta. Alors, jetant un regard alentour, il aperçut soudain un petit pont de planches enjambant la rigole. Comptant sur la solidité de ce pont, il y monta — mais dès le premier pas, il comprit que ce n’était pas du tout une simple passerelle de planches : c’était un pont rustique fait de branchages recouverts de terre, une construction pleine de grâce poétique. « Cela ne va pas du tout ! » pensa-t-il — et, plus vite encore que cette pensée ne lui était venue à l’esprit, il traversa le pont d’un bond et, arrivé juste en face, cogna violemment la semelle de ses geta contre le seuil de la petite porte.
C’était certes brutal, mais il s’en moquait bien.
« Ton, ton, ton ! »
Chaque coup de pied fit habilement tomber la neige accumulée. Le pied gauche était maintenant dégagé. Il recula légèrement le pied gauche, puis, pour le droit :
« Ton, ton ! »
Il frappa de nouveau. Et justement au moment où la neige, solidement coincée, se détacha enfin, la porte s’ouvrit silencieusement, pivotant sur un seul vantail. En s’ouvrant, elle laissa apparaître vaguement, à l’intérieur, la blancheur pâle de la neige. L’homme ne put s’empêcher de sursauter.
Pourtant, il ne s’enfuit pas, ne prononça pas un mot. Son corps resta figé sur place, mais son esprit, malgré la surprise, s’était déjà ressaisi. Il ne fit rien de sa propre initiative ; il se contenta d’attendre, dans cet instant suspendu, de voir quelle serait la réaction de l’autre.
Or, celui-ci — ou plutôt celle-ci — n’eut aucune hésitation. Sans un mot, elle s’approcha de lui et lui tendit la main, cherchant doucement la sienne, qu’elle prit avec douceur pour l’inviter à entrer. La main qu’il sentit était chaude, délicate. Sa poigne était souple, indubitablement celle d’une femme de bon rang, non point d’une paysanne. Là encore, l’homme fut pris d’un nouveau saisissement. Mais, une fois de plus, il ne s’enfuit pas, ne dit mot.
Sans une résolution habituelle du genre : « Quel que soit le sort qui m’attend, j’aimerais voir enfin le visage même de la Fortune », il n’aurait pu agir ainsi. Pourtant, se laissant conduire, il pénétra à l’intérieur.
女は手ばしこく門を鎖した。佳い締り金物と見えて音も少く、しかもぴったりと厳重に鎖されたようだった。雲の余りの雪は又ちらちらと降って来た。女は門の内側に置いてあった恐ろしい大きな竹の笠、――茶の湯者の露次に使う者を片手で男の上へかざして雪を避けながら、片手は男の手を取って謹まやかに導く。庭というでは無い小広い坪の中を一ト筋敷詰めてある石道伝いに進むと、前に当って雪に真黒く大きな建物が見えた。左右は張り出たように、真中は引入れてあるように見えたが、そこは深廂になっていて、其突当りは中ノ口とも云うべきところか。其処へかかると中に灯火が無く、外の雪明りは届かぬので、ただ女の手に引かるるのみの真暗闇に立つ身の、男は聊か不安を覚えぬでは無かった。
然し男は「ままよ」の安心で、大戸の中の潜り戸とおぼしいところを女に従って、ただ只管に足許を気にしながら入った。女は一寸復締りをした。少し許りの土間を過ぎて、今宵の不思議な運を持来らした下駄と別れて上へあがった。女は何時の間に笠を何処へ置いたろう、これに気付いた時は男は又ギョッとして、其のさかしいのに驚いた。板の間を過ぎた。女は一寸男の手を上げた。男は悟った。畳厚さだけ高くなるのだナと。それで躓くことなども無しに段々進んだ。物騒な代の富家大家は、家の内に上り下りを多くしたものであるが、それは勝手知らぬ者の潜入闖入を不利ならしむる設けであった。
幾間かを通って遂に物音一ツさせず奥深く進んだ。未だ灯火を見ないが、やがてフーンと好い香がした。沈では無いが、外国の稀品と聞かるる甘いものであった。
La femme ferma prestement la porte. On devinait à son mécanisme de fermeture qu’il s’agissait d’un bel ouvrage : à peine un bruit, et pourtant la porte se scella avec une rigueur parfaite. Les nuages, encore chargés de neige, recommencèrent à en laisser tomber quelques flocons épars.
À l’intérieur, la femme prit d’une main un énorme chapeau de bambou — de ceux que les amateurs de cérémonie du thé utilisent lorsqu’ils traversent les jardins sous la pluie — et le tint au-dessus de la tête de l’homme pour le protéger de la neige, tout en lui tenant l’autre main pour le guider avec une discrète solennité.
Ils avancèrent le long d’un sentier de pierres disposées en ligne droite, traversant une petite cour spacieuse qui ne pouvait vraiment s’appeler « jardin ». Devant eux se dressait un grand bâtiment, apparaissant tout noir sous la neige. Ses ailes semblaient s’étendre latéralement, tandis que la partie centrale paraissait en retrait, formant un profond auvent. C’était sans doute ce qu’on appelait ici « la porte intérieure ».
Arrivés là, ils se trouvèrent plongés dans une obscurité totale : aucune lampe ne brillait à l’intérieur, et la clarté extérieure, celle de la neige même, ne pénétrait pas jusqu’ici. L’homme, ne se fiant qu’à la main de la femme qui le tirait doucement, ne put s’empêcher de ressentir une légère inquiétude.
Pourtant, se disant intérieurement « tant pis, advienne que pourra », il suivit la femme sans hésiter, franchissant ce qui devait être une petite porte coulissante nichée dans la grande porte d’entrée, tout en veillant scrupuleusement à ne pas trébucher. La femme referma un instant derrière eux. Après avoir traversé un minuscule espace de terre battue, ils se débarrassèrent des geta — ces sabots qui leur avaient apporté ce soir-là une destinée si étrange — et montèrent à l’intérieur.
L’homme remarqua soudain que le grand chapeau de bambou avait disparu. Il ne savait ni quand ni où la femme l’avait posé. Cette rapidité discrète le fit encore une fois sursauter d’étonnement.
Ils traversèrent une pièce au sol en plancher. La femme souleva légèrement la main de l’homme ; celui-ci comprit aussitôt : il y avait là une légère marche, haute d’à peu près l’épaisseur d’un tatami. Ainsi prévenu, il avança sans trébucher. En ces temps troublés, les riches demeures prenaient soin d’installer de nombreux niveaux et dénivelés à l’intérieur même de leurs maisons — une disposition destinée à désavantager tout intrus ignorant des lieux.
Ils traversèrent ainsi plusieurs pièces, progressant toujours en silence jusqu’aux profondeurs de la demeure. Aucune lumière n’était encore visible, mais bientôt un doux parfum flotta dans l’air — non point celui du jinkō (encens précieux), mais une senteur suave, de ces essences exotiques et rares dont on disait qu’elles venaient de pays lointains.
女はここへ坐れと云うように暗示した。そして一寸会釈したように感じられたが、もの静かに去った。男は外国織物と思わるる稍堅い茵の上にむんずと坐った。室隅には炭火が顔は見せねど有りしと知られて、室はほんのりと暖かであった。
これだけの家だ。奥にこそ此様に人気無くはしてあれ、表の方には、相応の男たち、腕筋も有り才覚も有る者どもの居らぬ筈は無い。運の面は何様なつらをして現われて来るものか、と思えば、流石に真暗の中に居りながらも、暗中一ぱいに我が眼が見張られて、自然と我が手が我が左の腰に行った。然し忽ち思返して、運は何様な面をしておれの前に出て来るか知らぬが、おれは斯様な面をして運に見せて遣れ、とにったりとした笑い顔をつくった。
其時上手の室に、忍びやかにはしても、男の感には触れる衣ずれ足音がして、いや、それよりも紅燭の光がさっと射して来て、前の女とおぼしいのが銀の燭台を手にして出て来たのにつづいて、留木のかおり咽せるばかりの美服の美女が現われて来た。が、互に能くも見交さぬに、
「アッ」
と前の女は驚いて、燭台を危く投げんばかりに、膝も腰も潰え砕けて、身を投げ伏して面を匿して終った。
「にッたり」
と男は笑った。
主人は流石に主人だけあった。これも驚いて仰反って倒れんばかりにはなったが、辛く踏止まって、そして踏止まると共に其姿勢で、立ったまま男を憎悪と憤怒との眼で睨み下した。悍しい、峻しい、冷たい、氷の欠片のような厳しい光の眼であった。しかし美しいことは美しい、――悪の美しさの眼であった。
La femme lui fit un signe discret, comme pour lui dire : « Asseyez-vous ici. » Puis, il eut l’impression qu’elle inclinait légèrement la tête en guise de salut, avant de s’éloigner silencieusement.
L’homme s’assit lourdement sur un coussin assez ferme, qui semblait tissé d’étoffes étrangères. Dans un coin de la pièce, bien qu’il n’en vît pas la flamme, il sentait clairement la présence d’un brasero au charbon ; la pièce était doucement réchauffée.
« Une maison de cette importance… songea-t-il. Même si les quartiers intérieurs sont aussi déserts, il est impossible que la partie extérieure ne soit pas gardée par des hommes dignes de ce nom — robustes, habiles et pleins d’ingéniosité. Quel visage aura donc le Destin lorsqu’il se montrera à moi ? »
À cette pensée, malgré l’obscurité totale, il eut soudain le sentiment que des yeux invisibles le scrutaient de partout dans les ténèbres. Instinctivement, sa main glissa vers la gauche de sa ceinture.
Mais aussitôt, il se reprit : « Quel que soit le visage que le Destin me présente, moi, je lui montrerai le mien ainsi ! » Et il composa sur ses lèvres un large sourire tranquille et assuré.
À cet instant précis, dans la pièce voisine, un froissement d’étoffe accompagné d’un léger bruit de pas — discret, certes, mais perceptible à son oreille exercée — se fit entendre. Non, ce n’était pas cela qui le frappa d’abord : c’était plutôt la lueur soudaine d’une bougie rouge qui jaillit dans l’obscurité. Derrière cette lumière apparut d’abord la servante précédente, tenant un chandelier d’argent, puis, la suivant aussitôt, une femme d’une beauté éblouissante, vêtue d’un somptueux kimono dont le parfum de camphre était presque étouffant.
Pourtant, avant même qu’ils ne se regardent clairement l’un l’autre :
« Ah ! »
La servante poussa un cri de surprise, faillit lâcher le chandelier, et, les genoux et les hanches comme brisés d’un coup, se jeta aussitôt à terre, le visage caché dans ses mains.
« Ni-ta-ri… » (« Comme je m’y attendais… »)
L’homme éclata de rire.
Quant à la maîtresse des lieux, elle montra bien qu’elle était digne de ce titre. Bien qu’elle fût elle aussi saisie de stupeur au point de chanceler en arrière, elle parvint tout juste à se retenir de tomber. Et dès qu’elle eut retrouvé son équilibre, debout dans cette même posture, elle fixa l’homme d’un regard empreint de haine et de colère.
C’était un regard farouche, impitoyable, glacé — une lumière aussi tranchante qu’un éclat de glace. Pourtant, il était indéniablement beau : la beauté même du mal.
「にッたり」
と男は笑った。曇った鏡が人を映すように男は鈍々と主人を見上げた。年はまだ三十前、肥り肉の薄皮だち、血色は激したために余計紅いが、白粉を透して、我邦の人では無いように美しかった。眼鼻、口耳、皆立派で、眉は少し手が入っているらしい、代りに、髪は高貴の身分の人の如くに、綰ねずに垂れている、其処が傲慢に見える。
夜盗の類か、何者か、と眼稜強く主人が観た男は、額広く鼻高く、上り目の、朶少き耳、鎗おとがいに硬そうな鬚疎らに生い、甚だ多き髪を茶筅とも無く粗末に異様に短く束ねて、町人風の身づくりはしたれど更に似合わしからず、脇差一本指したる体、何とも合点が行かず、痩せて居れども強そうに、今は貧相なれども前には人の上に立てるかとも思われ、盗賊の道の附入りということを現在には為したのなれど、癇癖強くて正しく意地を張りそうにも見え、すべて何とも推量に余る人品であった。その不気味な男が、前に
「にッたり」
と笑ったきり、何時までも顔の様子をかえず、にッたりを木彫にしたような者に「にッたり」と対っていられて、憎悪も憤怒も次第に裏崩れして了った。実に怒る者は知る可し、笑う者は測るべからず、である。求むる有るものは弱し、恐るるに足らず、求むる無き者は強し、之を如何ともする能わず、である。不可解は恐怖になり、恐怖は遁逃を思わしめるに至った。で、何も責め立てられるでも無く、強請されるでも無いが、此男の前に居るに堪え無くなって、退こうとした。が、前に泣臥している召使を見ると、そこは女の忽然として憤怒になって、
「コレ」
と、小さい声ではあったが叱るように云った。
« Ni-ta-ri… »
L’homme rit doucement. Il leva vers la maîtresse des lieux un regard aussi terne qu’une glace embuée. Elle n’avait pas encore trente ans ; sa peau, tendue sur une mince couche de chair, était d’autant plus rouge qu’elle était émue, mais sous le fard blanc, elle possédait une beauté presque étrangère, comme si elle n’était pas née au Japon. Ses yeux, son nez, sa bouche, ses oreilles — tout était admirablement dessiné. Ses sourcils semblaient légèrement épilés, mais ses cheveux, au contraire, tombaient librement, non noués comme ceux des femmes de haute naissance, ce qui lui donnait un air d’arrogance.
La maîtresse, les yeux perçants, scrutait cet homme en se demandant s’il était un vulgaire voleur ou quelque mystérieux inconnu. Lui, front large, nez aquilin, yeux légèrement relevés vers les tempes, oreilles petites, menton ferme et pointu, portait une barbe clairsemée mais rude. Ses cheveux abondants étaient grossièrement rassemblés en une courte queue, sans aucun soin, d’une manière bizarre et négligée. Bien qu’il fût vêtu à la mode bourgeoise, cela ne lui allait nullement. Il portait à la ceinture un seul wakizashi, et rien en lui n’inspirait la moindre certitude : maigre, certes, mais robuste ; misérable en apparence, mais donnant l’impression d’avoir jadis commandé à d’autres. On aurait pu croire qu’il avait choisi la voie du brigandage par nécessité, non par nature ; pourtant, son tempérament semblait entêté, fier, prompt à la colère. Bref, c’était un personnage absolument insaisissable.
Or, cet homme inquiétant, après avoir simplement murmuré « Ni-ta-ri… », gardait depuis lors le même visage figé, comme une statue de bois sculptée dans un éternel sourire narquois. Face à ce sourire immuable, la haine et la fureur de la maîtresse commencèrent peu à peu à s’effriter, puis à s’effondrer tout à fait. En vérité, celui qui se met en colère se trahit, mais celui qui rit demeure impénétrable. Celui qui désire quelque chose est faible — on n’a rien à craindre de lui ; celui qui ne désire rien est fort — on ne peut rien contre lui. L’incompréhensible engendre la peur, et la peur pousse à fuir.
Ainsi, sans qu’il l’ait ni accusée ni menacée, ni exigé quoi que ce fût, elle sentit qu’elle ne pouvait plus supporter sa présence et voulut s’éloigner. Mais en apercevant sa servante toujours prosternée, sanglotant au sol, elle fut soudain prise d’une colère féminine et impulsive :
« Toi là ! »
s’écria-t-elle d’une voix basse, mais sévère.
「…………」
「…………」
「…………」
であって、短い時間では有ったが、非常に長い時間のように思われて、女は其の無言無物の寂寞の苦に、十万億土を通るというのは斯様いうものででもあるかと苦んでいたので、今、「コレ」と云われると、それが厳しい叱咤であろうと何であろうと、活路を死中に示され、暗夜に灯火を得たが如く、急に涙の顔を挙げて、
「ハイ」
と答えたが、事態の現在を眼にすると、復今更にハラハラと泣いて、
「まことに相済みませぬ疎忽を致しました。御相図と承わり、又御物ごしが彼方様其儘でござりましたので、……如何様にも私を御成敗下さりまして、……又此方様は、私、身を捨てましても、御引取いただくよう願いまして、然よう致しますれば……」
と、今まで泣伏していた間に考えていたものと見えて、心有りたけを澱みなく言立てた。真実はおもてに現われて、うそや飾りで無いことは、其の止途無い涙に知れ、そして此の紛れ込者を何様して捌こうか、と一生懸命真剣になって、男の顔を伺った。目鼻立のパラリとした人並以上の器量、純粋の心を未だ世に濁されぬ忠義一図の立派な若い女であった。然し此女の言葉は主人の昨日今日を明白にして了った。そして又真正面から見た
「にッたり」
の木彫に出会って、これが自分で捌き得る人物だろうかと、大に疑懼の念を抱かざるを得なくなり、又今更に艱苦にぶつかったのであった。
« ………… »
« ………… »
« ………… »
Bien que ce silence n’eût duré qu’un bref instant, il sembla interminable. La maîtresse, accablée par cette solitude muette et vide, souffrait comme si elle traversait les « dix mille myriades de mondes bouddhiques » — cette expression même devait évoquer une telle épreuve. Aussi, lorsqu’elle entendit soudain : « Toi là ! », fût-ce sous forme d’un reproche sévère, ce fut pour elle comme si, au cœur même de la mort, une issue venait de s’ouvrir, ou comme si, dans une nuit sans fin, une lampe venait de s’allumer. Elle leva aussitôt son visage baigné de larmes et répondit d’une voix claire :
« Hai ! »
Mais dès qu’elle eut contemplé la situation présente, elle se remit à pleurer, tremblante :
« Je vous demande humblement pardon de mon impardonnable négligence. J’avais reçu vos instructions précises, et comme cet honorable visiteur demeurait justement tel que vous l’aviez décrit… je… je vous en supplie, punissez-moi comme il vous plaira… Quant à lui, je suis prête à sacrifier ma propre vie pour qu’il daigne bien vouloir repartir… Si seulement vous acceptez cela… »
Il était évident qu’elle avait préparé ces paroles pendant qu’elle restait prosternée en larmes. Elle les prononça sans la moindre hésitation, du fond du cœur. La sincérité transparaissait clairement sur son visage, sans aucune feinte ni artifice — ses larmes incessantes en étaient la preuve. Elle fixait maintenant l’homme avec une gravité intense, cherchant désespérément comment résoudre cette intrusion inattendue.
C’était une jeune femme d’une beauté supérieure à la moyenne, aux traits fins et harmonieux, au cœur encore pur, intact des souillures du monde — une âme loyale et droite, dévouée corps et âme.
Pourtant, ses paroles venaient de révéler clairement à la maîtresse ce qui s’était passé la veille ou ce matin même. Et lorsqu’elle se retrouva de nouveau face à ce sourire figé — ce « Ni-ta-ri… » sculpté dans le bois — elle ne put s’empêcher d’être saisie d’un profond doute et d’une vive inquiétude : « Est-ce là un homme que je puisse réellement maîtriser moi-même ? » Elle se heurtait de nouveau, plus durement que jamais, à une épreuve des plus pénibles.
主人の憤怒はやや薄らいだらしいが、激情が退くと同時に冷透の批評の湧く余地が生じたか、
「そちが身を捨てましても、と云って、ホホホ、何とするつもりかえ。」
と云って冷笑すると、女は激して、
「イエ、ほんとに身を捨てましても」
とムキになって云ったが、主人は
「いや、それよりも」
と、女を手招きして耳に口を寄せて、何かささやいた。女は其意を得て屏風を遶り、奥の方へ去り、主人は立っても居られず其便に坐した。
やがて女は何程か知れぬが相当の金銀を奉書を敷いた塗三宝に載せて持て来て男の前に置き、
「私軽忽より誤って御足を留め、まことに恐れ入りました。些少にはござりますれど、御用を御欠かせ申しましたる御勘弁料差上げ申しまする。何卒御納め下されまして、御随意御引取下されまするように。」
と、利口に云廻して指をついて礼をすると、主人も同時に軽く頭を下げて挨拶した。
すると「にッたり」は「にッたり」で無くなった。俄に強く衝き動かされて、ぐらぐらとなったように見えたが、憤怒と悲みとが交り合って、ただ一ツの真面目さになったような、犯し難い真面目さになって、
「ム」
と行詰ったが如くに一ト息した。真面目の顔からは手強い威が射した。主人も女も其威に打たれ、何とも測りかねて伏目にならざるを得なかった。蝋燭の光りにちらついていた金銀などは今誰の心にも無いものになった。主人にも女にも全く解釈の手がかりの無い男だった。
La colère du maître semblait s’être quelque peu apaisée, mais peut-être cette accalmie avait-elle justement laissé place à une critique glaciale et lucide. Il lança donc avec un sourire sarcastique :
« Tu dis que tu sacrifierais ta propre personne… hé hé hé… Qu’as-tu donc l’intention de faire au juste ? »
La femme, piquée au vif, répliqua avec obstination :
« Non, vraiment, je suis prête à tout sacrifier ! »
Mais le maître l'interrompit aussitôt :
« Non, plutôt… »
Et il lui fit signe d’approcher, posa sa bouche contre son oreille et lui murmura quelques mots. La femme, comprenant aussitôt son intention, contourna le paravent et disparut vers l’intérieur. Le maître, incapable de rester debout plus longtemps, en profita pour s’asseoir.
Peu après, la femme revint, portant sur un plateau laqué recouvert d’un papier de riz (hōsho) une somme d’argent – on ne sait combien exactement, mais appréciable – qu’elle posa devant l’homme. Puis elle s’inclina poliment, joignant les doigts avec grâce :
« Par mon imprudence et ma légèreté, j’ai osé vous retenir, ce que je regrette profondément. Bien que ce soit bien peu, je vous prie d’accepter ce modeste présent, en guise d’excuse et de compensation pour les contrariétés que je vous ai causées. Je vous serais extrêmement reconnaissante de bien vouloir le recevoir et de vous retirer librement selon votre bon plaisir. »
Le maître inclina légèrement la tête en retour, accomplissant ainsi une courtoise salutation.
Or, à ce moment précis, le ricanement du visiteur – « nittari » – cessa brusquement d’être un ricanement. Il parut soudainement secoué, vacillant comme sous l’effet d’un violent choc. La fureur et la tristesse se mêlèrent en lui, fusionnant en une gravité absolue, une sincérité presque intimidante :
« Mmm… »
Il soupira, comme quelqu’un qui, au comble du désarroi, vient de toucher une vérité inébranlable. Son visage, empreint d’une austère détermination, dégageait une force redoutable. Le maître et la femme, frappés par cette force, n’eurent d’autre choix que de baisser humblement les yeux, incapables d’en mesurer l’ampleur. L’éclat de l’argent et de l’or qui, à l’instant encore, scintillait dans la lueur des bougies, avait totalement disparu de l’esprit de chacun. Pour le maître comme pour la femme, cet homme restait absolument insondable, échappant à toute interprétation.
「おのれ等」
と、見だての無い衣裳を着けている男の口からには似合わない尊大な一語が発された。然し二人は圧倒されて愕然とした、中辺の高さでは有るが澄んで良い声であった。
「揃いも揃って、感心しどころのある奴の。」
罵らるべくもあるところを却って褒められて、二人は裸身の背中を生蛤で撫でられたでもあるような変な心持がしたろう。
「これほどの世間の重宝を、手ずからにても取り置きすることか、召使に心ままに出し入れさすること、日頃の大気、又下の者を頼みきって疑わぬところ、アア、人の主たるものは然様無うては叶わぬ、主に取りたいほどの器量よし。……それが世に無くて、此様なところにある、……」
二人を相手にしての話では無かった。主は家隷を疑い、郎党は主を信ぜぬ今の世に対しての憤懣と悲痛との慨歎である。此家の主人はかく云われて、全然意表外のことを聞かされ、へどもどするより外は無かった。
「しかし、此処の器量よしめの。かほどの器量までにおのれを迫上げて居おるのも、おのれの私を成そうより始まったろう。エーッ、忌々しい。」
« Vous autres ! »
ces mots étaient d’une majesté surprenante dans la bouche d’un homme vêtu d’habits si ordinaires. Pourtant, les deux hommes en demeurèrent stupéfaits et saisis : c’était une voix claire, bien timbrée, quoique d’ampleur moyenne.
« Tous les deux, vous n’êtes pas sans mérite, ma foi. »
Là où ils s’attendaient à des injures, ils reçurent au contraire un éloge, et l’effet fut si troublant qu’ils ressentirent les frissons qu'auraient produits le frôlement d’un dos nu par la chair froide d’une palourde vivante.
« Une richesse aussi précieuse en ce monde, la garder de vos propres mains ? Ou bien la confier au bon vouloir de vos domestiques ? Voilà qui révèle un grand sang-froid, et une confiance entière envers vos gens. Ah, un véritable maître ne saurait être autrement ! Oui, un maître digne de ce nom, tel que j’aimerais servir … Mais hélas, on n’en trouve point dans le monde d’aujourd’hui, et les voilà relégués en de tels lieux… »
Ce n’était pas à ces deux hommes qu’il s’adressait. C’était un cri d’indignation et de douleur contre ce temps où les maîtres soupçonnent leurs serviteurs, et où les serviteurs ne croient plus en leurs maîtres. Le maître de cette maison, interpellé de la sorte, resta abasourdi, incapable de dire un mot.
« Cependant, cette femme-là, d’une si belle prestance ! Si elle s’est élevée à un tel degré de valeur, c’est sans doute qu’elle a voulu d’abord affirmer sa propre personne. Ha ! exaspérante créature… »
眼の中より青白い火が飛んで出たかと思われた。主人は訳はわからぬが、其一閃の光に射られて、おのずと吾が眼を閉じて了った。
「この女めも、弁口、取りなし、下の者には十二分の出来者。しかも生命を捨ててもと云居った、うその無い、あの料簡分別、アア、立派な、好い侍、かわゆい、忠義の者ではある。人に頼まれたる者は、然様のうては叶わぬ。高禄をくれても家隷に有ちたいほどの者ではある。……しかし大すじのことが哀れや分って居らぬ、致方無い、教えの足らぬ世で、忠義の者が忠義でないことをして、忠義と思うて死んで行く。善人と善人とが生命を棄てあって、世を乱している。エーッ忌々しい。」
Il sembla qu’une flamme bleuâtre jaillît de ses yeux. Le maître, sans comprendre pourquoi, se sentit aveuglé par cet éclair et ferma les yeux malgré lui.
« Et cette femme encore — fine de parole, adroite en conciliations, experte autant qu’il se peut l’être parmi les gens de maison. Et pourtant, elle disait vouloir donner sa vie sans mensonge. Quelle droiture, quelle belle âme, quelle loyauté ! Ah oui, un bon et brave serviteur, attendrissant par sa fidélité. On voudrait en avoir un tel, même à prix d’or, comme domestique privilégié. Mais… le plus tragique, c’est qu’elle ne comprend pas la grande marche des choses. Que voulez-vous ? C’est un monde où l’enseignement fait défaut : les gens de fidélité agissent sans discernement, croient mourir pour le devoir, et meurent en vérité dans l’erreur. Les bons s’entretuent, chacun sacrifiant sa vie, et le monde s’en trouve bouleversé. Ha ! misérable absurdité ! »
全然二人の予期した返答は無かったが、ここに至って、此の紛れ入り者は、何の様な者かということが朧気に解って来た。しかし自分達が何様扱われるかは更に測り知られぬので、二人は畏服の念の増すに連れ、愈々底の無い恐怖に陥った。
男はおもむろに室の四方を看まわした。屏風、衝立、御厨子、調度、皆驚くべき奢侈のものばかりであった。床の軸は大きな傅彩の唐絵であって、脇棚にはもとより能くは分らぬが、いずれ唐物と思われる小さな貴げなものなどが飾られて居り、其の最も低い棚には大きな美しい軸盆様のものが横たえられて、其上に、これは倭物か何かは知らず、由緒ありげな笛が紫絹を敷いて安置されていた。二人は男の眼の行く方を見護ったが、男は次第に復「にッたり」に反った。透かさず女は恐る恐る、
「何卒わたくし不調法を御ゆるし下されますよう、如何ようにも御詫の次第は致しまする。」
と云うと、案外にも言葉やさしく、
「許してくれる。」
と訳も無く云放った。二人はホッとしたが、途端にまた
「おのれの疎忽は、けも無い事じゃ。ただし此家の主人はナ」
と云いかけて、一寸口をとどめた。主人と云ったのは此処には居らぬ真の主人を云ったことが明らかだったから、二人は今さらに心を跳らせた。
La réponse qu’ils avaient prévue ne vint pas. Parvenus à ce point, les deux hommes commencèrent à saisir confusément quelle sorte d’homme pouvait bien être cet intrus. Mais ils étaient encore plus incapables de deviner comment eux-mêmes allaient être traités ; et, à mesure que leur sentiment de respect mêlé d’effroi croissait, ils s’enfonçaient dans une terreur sans fond toujours plus profonde.
L’homme promena lentement son regard autour de la pièce. Les paravents, les écrans, le tabernacle, les ustensiles — tout n’était que luxe et magnificence. Le rouleau suspendu dans la niche représentait une grande peinture chinoise aux couleurs éclatantes ; sur les étagères latérales étaient disposés de petits objets précieux, sans doute d’origine chinoise, qu’il ne pouvait bien discerner. Sur l’étagère la plus basse reposait un large plateau finement ouvragé, et, dessus, une flûte d’un air ancien, de provenance inconnue — peut-être japonaise — soigneusement posée sur une étoffe de soie violette.
Les deux suivirent du regard la direction des yeux de l’homme ; celui-ci, peu à peu, esquissa un sourire où perçait quelque chose d’étrangement ironique. Alors la femme, surmontant sa crainte, dit d’une voix tremblante :
« Je vous supplie de bien vouloir pardonner ma maladresse. Je suis prête à présenter mes excuses de quelque manière qu’il vous plaira. »
Contre toute attente, il répondit avec douceur :
« Je te pardonne. »
Les deux poussèrent un soupir de soulagement. Mais aussitôt, il ajouta :
« Ta négligence n’est pas chose grave. Mais… le maître de cette maison, lui… »
Il interrompit soudain sa phrase. Le mot “maître” avait désigné, cela ne faisait plus de doute, non pas quelqu’un présent ici, mais le véritable propriétaire des lieux. C’est pourquoi les deux sentirent de nouveau leur cœur bondir d’inquiétude.
「実は、我が昵懇のものであるでの。」
と云い出された。二人は大鐘を撞かれたほどに驚いた。それが虚言か真実かも分らぬが、これでは何様いう始末になるか全く知れぬので、又新に身内が火になり氷になった。男はそれを見て、「にッたり」を「にたにたにた」にして、
「ハハハ、心配しおるな、主人は今、海の外に居るのでの。安心し居れ。今宵の始末を知らそうとて知らそう道は無い。帰って来居る時までは、おのれ等、敵の寄せぬ城に居るも同然じゃ。好きにし居れ、おのれ等。楽まば楽め。人のさまたげはせぬが功徳じゃ。主人が帰るそれまでは、我とおのれ等とは何の関りも無い。帰る。宜かろう。何様じゃ。互に用は無い。勝手にしおれおのれ等。ハハハハハハ、公方が河内正覚寺の御陣にあらせられた間、桂の遊女を御相手にしめされて御慰みあったも同じことじゃ、ハハハハハハ。」
と笑った。二人は畳に頭をすりつけて謝した。其間に男は立上って、手早く笛を懐中して了って歩き出した。雪に汚れた革足袋の爪先の痕は美しい青畳の上に点々と印されてあった。
« En vérité, je suis un intime du maître de cette maison. »
Ces mots tombèrent sur eux comme le son d’une grande cloche frappée à pleine force. Était-ce mensonge, était-ce vérité ? Ils n’en savaient rien. Mais dans un cas comme dans l’autre, ils ignoraient comment les choses allaient tourner ; le feu et le froid leur gagnèrent tout le corps tour à tour.
Voyant cela, l’homme — son sourire s’élargissant du nittari à un nita nita nita — se mit à rire et dit :
« Ha ha ha ! Ne vous tourmentez pas. Votre maître est pour l’heure au-delà des mers. Soyez donc tranquilles. Nul moyen qu’il apprenne ce qui s’est passé ici ce soir. Tant qu’il ne sera pas de retour, vous êtes comme retranchés dans une forteresse qu’aucun ennemi ne peut atteindre. Faites à votre guise, vous deux. Amusez-vous si bon vous semble. Rien n’est plus méritoire que de ne pas troubler autrui. D’ici au retour du maître, il n’y a, entre vous et moi, nul lien d’obligation. Je m’en vais. Cela vous convient-il ? Nous n’aurons plus affaire ensemble. Faites selon votre bon plaisir, vous autres. Ha ha ha ha ha ! »
Et il éclata d’un rire prolongé :
« C’est comme lorsque le shogun, campé à Kawachi Shōkakuji, prenait pour compagne de délassement la courtisane de Katsura ! Ha ha ha ha ha ! »
Les deux se prosternèrent, le front contre le tatami, pour lui présenter leurs excuses. Entre-temps, l’homme s’était levé, et d’un geste rapide avait glissé la flûte dans sa manche avant de s’éloigner. Sur les nattes d’un vert azur, restaient çà et là les empreintes des orteils de ses kawabaki tabi (tabi de cuir) souillées par la neige.
南北朝の頃から堺は開けていた。正平の十九年に此処の道祐というものの手によって論語が刊出され、其他文選等の書が出されたことは、既に民戸の繁栄して文化の豊かな地となっていたことを語っている。山名氏清が泉州守護職となり、泉府と称して此処に拠った後、応永の頃には大内義弘が幕府から此地を賜わった。大内は西国の大大名で有った上、四国中国九州諸方から京洛への要衝の地であったから、政治上交通上経済上に大発達を遂げて愈々殷賑を加えた。
大内は西方智識の所有者であったから歟、堺の住民が外国と交商して其智識を移し得たからである歟、我邦の城は孑然として町の内、多くは外に在るのを常として、町は何等の防備を有せぬのを例としていたが、堺は町を繞らして濠を有し、町の出入口は厳重な木戸木戸を有し、堺全体が支那の城池のような有様を持っていた。乱世に於けるかかる形式は、自然と人民をして自ら治むることの有利にして且喫緊なことを悟らしめた。当時の外国貿易に従事する者は、もとより市中の富有者でもあり、智識も手腕も有り、従って勢力も有り、又多少の武力――と云ってはおかしいが、子分子方、下人僮僕の手兵ようの者も有って、勢力を実現し得るのであった。それで其等の勢力が愛郷土的な市民に君臨するようになったか、市民が其等の勢力を中心として結束して自己等の生活を安固幸福にするのを悦んだためであるか、何時となく自治制度様のものが成立つに至って、市内の豪家鉅商の幾人かの一団に市政を頼むようになった。木戸木戸の権威を保ち、町の騒動や危険事故を防いで安寧を得せしむる必要上から、警察官的権能をもそれに持たせた。民事訴訟の紛紜、及び余り重大では無い、武士と武士との間に起ったので無い刑事の裁断の権能をもそれに持たせた。
Depuis l’époque des dynasties du Nord et du Sud, Sakai était déjà un centre prospère. En la dix-neuvième année de l’ère Shōhei (1364), un certain Dōyū de cette ville y publia un exemplaire des Entretiens de Confucius ainsi que d’autres ouvrages tels que le Wenxuan ; témoignage que ce lieu comptait déjà une population nombreuse et florissante, et jouissait d’une culture développée.
Lorsque Yamana Ujikiyo devint gouverneur militaire de la province d’Izumi et fit de Sakai son siège, appelée alors Senpu (la résidence d’Izumi), le développement ne fit que s’accroître. Plus tard, vers l’époque Ōei (1394-1428), Ōuchi Yoshihiro reçut cette place du shogunat. Grand seigneur de l’Ouest, dominant les routes reliant Shikoku, Chūgoku et Kyūshū à la capitale de Kyōto, il fit bénéficier la ville d’une florissante expansion politique, commerciale et économique.
Était-ce parce que Ōuchi possédait des connaissances avancées venues d’Occident ? Ou bien parce que les habitants de Sakai, commerçant activement avec les pays étrangers, surent assimiler ces savoirs ? Quoi qu’il en soit, contrairement aux usages du Japon d’alors où les châteaux se dressaient isolés, hors des villes, lesquelles restaient sans défenses propres, Sakai entourait toute son enceinte d’un large fossé. Ses portes de bois massives, gardées avec rigueur, donnaient à l’ensemble l’aspect d’une cité fortifiée semblable aux villes fortifiées de Chine.
Dans une époque troublée, un tel aménagement fit comprendre naturellement aux habitants l’avantage et la nécessité d’une administration autonome. Ceux qui exerçaient alors le commerce extérieur étaient déjà les plus riches de la cité. Ils joignaient à la fortune l’intelligence, l’adresse et l’influence ; ils disposaient même, dirait-on, d’une certaine force armée : compagnons, familiers et serviteurs pouvaient servir aux besoins de la défense. Ce pouvoir social en vint donc à dominer la population patriote et industrieuse ; ou bien ce furent les citadins eux-mêmes qui, par attachement à leur bien-être et à la sécurité commune, s’unirent autour de ces hommes d’influence.
Ainsi se forma peu à peu une sorte d’institution municipale : une commission de notables et de grands marchands prit la responsabilité de l’administration urbaine. Pour maintenir l’autorité aux portes fortifiées, prévenir les désordres et assurer la tranquillité publique, on leur conféra aussi des prérogatives de type policier ; et, pour démêler les affaires civiles litigieuses comme les petites causes pénales ne mettant pas en jeu des samouraïs, ces mêmes autorités reçurent encore un pouvoir limité de jugement.
公辺からの租税夫役等の賦課其他に対する接衝等をもそれに委ねたのであった。実際に是の如き公私の中間者の発生は、栄え行こうとする大きな活気ある町には必要から生じたものであって、しかも猫の眼の様にかわる領主の奉行、――人民をただ納税義務者とのみ見做して居る位に過ぎぬ戦乱の世の奉行なんどよりは、此の公私中間者の方が、何程か其土地を愛し、其土地の利を図り、其人民に幸福を齎らすものであったか知れぬのであった。それで足利幕府でも領主でも奉行でも、何時となくこれを認めるようになったのである。
此等の人々を当時は、納屋衆、又は納屋貸衆と云い、それが十人を定員とした時は納屋十人衆などと云ったのであった。納屋とは倉庫のことである。交通の便利は未だ十分ならず、商業機関の発達も猶幼稚であった時に際して、信頼すべき倉庫が、殆んど唯一の此の大商業地に必要で有ったろうことは云うまでも無い。納屋貸衆は多くの信ぜらるる納屋を有していて之を貸し、或は其在庫品に対して何等かの商業上の便宜を与えもしたで有ろうから、勿論世間の為にもなり、自分の為にも利を見たのであろう。
夙に外国貿易に従事した堺の小島太郎左衛門、湯川宣阿、小島三郎左衛門等は納屋衆の祖先となったのか知れぬ。しかも納屋衆は殆ど皆、朝鮮、明、南海諸地との貿易を営み、大資本を運転して、勿論冒険的なるを厭わずに、手船を万里に派し、或は親しく渡航視察の事を敢てするなど、中々一ト通りで無い者共で無くては出来ぬことをする人物であるから、縦い富有の者で無い、丸裸の者にしてからが、其の勇気が逞しく、其経営に筋が通り、番頭、手代、船頭其他のしたたか者、荒くれ者を駕馭して行くだけのことでも相当の人物で無くてはならぬのであったろうから、町の者から尊敬もされ、依信もされ、そして納屋衆と人民とは相持に持合って、堺の町は月に日に栄を増して行ったものであろう。
Les autorités lui avaient également confié les rapports avec l’extérieur – tels que la perception des impôts et des corvées publiques – ainsi que d’autres formes de contact avec les instances officielles. En réalité, la naissance de ces intermédiaires entre le public et le privé était un phénomène rendu nécessaire par la vitalité et le développement d’une grande cité en plein essor. Et, comparés aux gouverneurs féodaux ou aux magistrats des temps troublés, qui ne voyaient dans le peuple que de simples contribuables, ces hommes du « milieu » témoignaient peut-être d’un attachement plus sincère à leur terre, cherchaient davantage son avantage et apportaient à ses habitants plus de bien-être. C’est pourquoi, aussi bien le shogunat des Ashikaga que les seigneurs ou les magistrats finirent par reconnaître leur utilité.
Ces gens étaient appelés à l’époque naya-shū ou nayakashigashū. Lorsqu’ils étaient organisés en groupes de dix, on les nommait naya jūnin-shū. Le mot naya signifie « entrepôt » ou « dépôt ». À une époque où les communications demeuraient imparfaites et où les institutions commerciales étaient encore dans l’enfance, il va de soi que des entrepôts fiables étaient indispensables dans une grande place de commerce. Ces prêteurs d’entrepôts possédaient plusieurs naya réputés, qu’ils louaient, et offraient probablement aussi, sur les marchandises qu’ils gardaient, diverses facilités commerciales. Ils servaient ainsi à la fois l’intérêt public et leurs propres bénéfices.
Des hommes tels que Kojima Tarōzaemon, Yukawa Sen’a ou Kojima Saburōzaemon, qui s’étaient très tôt engagés dans le commerce extérieur à Sakai, furent peut-être les ancêtres des naya-shū. D’ailleurs, ceux-ci commerçaient presque tous avec la Corée, la Chine des Ming et les îles du sud, maniant d’importants capitaux et n’hésitant pas, dans un esprit d’entreprise audacieux, à envoyer leurs navires à travers les mers ou à se rendre eux-mêmes en voyage d’inspection. Il fallait pour cela des hommes hors du commun : même dépourvus de fortune, ceux qui se distinguaient par la vigueur de leur courage et la cohérence de leur gestion, capables de diriger des intendants, des commis, des capitaines ou d’autres fortes têtes, étaient dignes d’être respectés. Aussi ces naya-shū gagnaient-ils l’estime et la confiance des habitants, et grâce à cette entraide mutuelle entre eux et le peuple, la cité de Sakai voyait sa prospérité croître de jour en jour.
後に至って、天正の頃呂宋に往来して呂宋助左衛門と云われ、巨富を擁して、美邸を造り、其死後に大安寺となしたる者の如きも亦是れ納屋衆であった。永禄年中三好家の堺を領せる時は、三十六人衆と称し、能登屋臙脂屋が其首であった。信長に至っては自家集権を欲するに際して、納屋衆の崛強を悪み、之を殺して梟首し、以て人民を恐怖せしめざるを得無かったほどであった。いや、其様な後の事を説いて納屋衆の堺に於て如何様の者であったかを云うまでも無く、此物語の時の一昨年延徳三年の事であった。大内義弘亡滅の後は堺は細川の家領になったが、其の怜悧で、機変を能く伺うところの、冷酷険峻の、飯綱使い魔法使いと恐れられた細川政元が、其の頼み切った家臣の安富元家を此処の南の荘の奉行にしたが、政元の威権と元家の名誉とを以てしても、何様もいざこざが有って治まらなかったのである。安富は細川の家では大したもので、応仁の恐ろしい大乱の時、敵の山名方の幾頭かの勇将軍が必死になって目ざして打取って辛くも悦んだのは安富之綱であった。又打死はしたが、相国寺の戦に敵の総帥の山名宗全を脅かして、老体の大入道をして大汗をかいて悪戦させたのは安富喜四郎であった。それほど名の通った安富の家の元家が、管領細川政元を笠に被て出て来ても治まらなかったというのは、何で治まらなかった歟、納屋衆が突張ったからで無くて何であろう。
Plus tard, à l’époque Tenshō, celui qui faisait la navette avec Luçon et qu’on appela Ruoson Sukezāemon, homme immensément riche, qui fit bâtir une splendide demeure devenue après sa mort le temple Daian-ji, appartenait lui aussi à la classe des naya-shū. Dans les années Eiroku, lorsque la maison des Miyoshi dominait Sakai, ces marchands influents étaient appelés les «Trente-Six Personnages» (sanjūroku-nin-shū), et leurs chefs étaient Notoya et Enjiya.
Quand vint Nobunaga, qui désirait établir son propre pouvoir centralisé, il prit ombrage de la puissance grandissante des naya-shū et, les considérant comme une menace, il en fit exécuter plusieurs et exposa leurs têtes, afin de frapper le peuple de terreur. Mais nul besoin de rappeler de tels événements postérieurs pour dire ce que furent les naya-shū à Sakai : les faits que je rapporte appartiennent à une époque antérieure de deux ans, sous l’ère Entoku.
Après la mort et la ruine d’Ōuchi Yoshihiro, Sakai devint un domaine de la maison Hosokawa. Le chef d'alors, Hosokawa Masamoto, homme rusé et hautement perspicace, redouté pour son caractère froid et tranchant, soupçonné de sorcellerie et qu’on disait pratiquer les arts occultes d’Iizuna-tsukai, confia l’administration du territoire méridional à son fidèle vassal Yasutomi Motouji. Cependant, ni sous l’autorité redoutée de Masamoto ni sous le prestige du nom Yasutomi, la situation ne parvint à se pacifier : des troubles éclataient malgré tout.
Dans la maison Hosokawa, les Yasutomi étaient pourtant une lignée illustre. Durant la terrible guerre d’Ōnin, c’est Yasutomi Yukitsuna qui s’était distingué en abattant plusieurs vaillants généraux du camp adverse des Yamana, exploit dont il se félicita avec justesse. Et même si l’un de ses descendants, Yasutomi Kishirō, y trouva la mort, c’est lui qui, lors de la bataille du temple Shōkoku-ji, terrifia le chef ennemi Yamana Sōzen, ce vieux moine-guerrier, qui ruisselait de sueur sous l’effort du combat. Une maison aussi renommée que celle des Yasutomi, forte du prestige du chef Hosokawa Masamoto lui-même, ne parvint pourtant pas à rétablir l’ordre à Sakai : on se demande bien pourquoi, sinon parce que les naya-shū tinrent tête à toute autorité.
それほどの誇りを有った大商業地、富の地、殷賑の地、海の向うの朝鮮、大明、琉球から南海の果まで手を伸ばしている大腹中のしたたか者の蟠踞して、一種特別の出し風を吹出し、海風を吹入れている地、泣く児と地頭には勝てぬに相違無いが、内々は其諺通りに地頭を――戦乱の世の地頭、銭ばかり取りたがる地頭を、飴ばかりせびる泣く児のように思っている人民の地、文化は勝れ、学問諸芸遊伎等までも秀でている地の、其の堺の大小路を南へ、南の荘の立派な屋並の中の、分けても立派な堂々たる家、納屋衆の中でも頭株の嚥脂屋の奥の、内庭を前にした美しい小室に、火桶を右にして暖かげに又安泰に坐り込んでいるのは、五十余りの清らな赭ら顔の、福々しい肥り肉の男、にこやかに
「フム」
とばかりに軽く聴いている。何を些細な事という調子である。これに対して下坐に身を伏せて、如何にもかしこまり切っている女は、召使筋の身分の故からというばかりでは無く、恐れと悲しみとにわなわなと顫えているのは、今下げた頭の元結の端の真中に小波を打っているのにも明らかであり、そして訴願の筋の差逼った情に燃えていることと見える。
Cette grande cité commerçante, ce lieu de richesse et d’opulence, où s’entassent des marchands rusés au ventre prospère venus non seulement de Corée, de la grande Ming et des îles Ryūkyū, mais étendant leur emprise jusqu’aux confins de la mer du Sud ; cette cité où souffle un vent particulier, mêlé aux brises marines ; cette terre où, certes, ni les pleurs d’un enfant ni les seigneurs locaux ne peuvent être vaincus — mais dont le peuple, en son for intérieur, pense précisément comme le dit le proverbe : il considère ces seigneurs, ces « jitō », propres à une époque troublée par les guerres, avides d’argent sans fin, exactement comme des enfants geignards quémandant sans cesse des friandises. C’est en ce lieu, réputé pour sa culture raffinée, son érudition et ses talents artistiques — y compris dans les arts du théâtre et du divertissement — que, remontant vers le sud les ruelles étroites et larges de Sakai, puis pénétrant au cœur du quartier méridional parmi de belles demeures alignées, on découvre une maison particulièrement imposante, celle d’un riche marchand de graisses animales, membre influent parmi les naya-shū. Dans une gracieuse petite pièce donnant sur le jardin intérieur, assis confortablement près d’un brasero placé à sa droite, se tient un homme d’une cinquantaine d’années au teint clair légèrement rosé, au visage rond et prospère, qui écoute paisiblement et sereinement en murmurant simplement, d’un air détaché :
« Hmm… »
comme s’il s’agissait d’une affaire sans importance. Face à lui, une femme prosternée au sol, visiblement d’origine modeste, n’est certes pas humble uniquement en raison de sa condition de servante ; elle tremble visiblement, secouée par la peur et la tristesse — ce que trahit nettement la petite ondulation tremblante au centre même de la mèche de ses cheveux, juste là où son chignon retombe. Pourtant, dans le même temps, elle paraît animée d’une ardeur pressante, consumée par la détresse de sa requête.
「…………」
「…………」
双方とも暫時言葉は無かった。屈託無げにはしているが福々爺の方は法体同様の大きな艶々した前兀頭の中で何か考えているのだろう、にこやかには繕っているが、其眼はジッと女の下げている頭を射透すように見守っている。女は自分の申出たことに何の手答のある言葉も無いのに堪えかねたか、やがて少し頭を擡げた。燐みを乞う切ない眼の潤み、若い女の心の張った時の常の血の上った頬の紅色、誰が見てもいじらしいものであった。
「どうぞ、然様いう訳でございますれば、……の御帰りになりまする前までに、こなた様の御力を以て其品を御取返し下さいまするよう。」
と復一度、心から頭を下げた。そして、
「御帰りの近々に逼って居りますことは、こなた様にも御存知の通り。御帰りになりますれば、日頃御重愛の品、御手ならしの品とて、しばらく御もてあそび無かった後ゆえ、直にも御心のそれへ行くは必定、其時其御秘蔵が見えぬとあっては、御方様の御申訳の無いはもとより、ひいては何の様なことが起ろうも知れませぬ。御方様のきつい御心配も並一通りではござりませぬ。それ故に、御方様の、たっての御願い、生命にもかかることと思召して、どうぞ吾が手に戻るようの御計らいをと、……」
生命にもかかるの一語は低い声ではあったが耳に立たぬわけには行かなかった。
「ナニ、生命にもかかる。」
Tous deux gardèrent le silence pendant un moment. Le vieil homme à l’air bonasse paraissait absorbé dans ses pensées, son large crâne luisant, aussi poli qu’un crâne rasé de moine. Malgré son apparente sérénité, ses yeux fixaient intensément la tête inclinée de la jeune femme, comme s’ils voulaient la percer à jour. Celle-ci, n’obtenant aucune réponse à sa requête, semblait ne plus pouvoir supporter ce silence et finit par relever légèrement le front. Ses yeux humides, implorants comme ceux d’un enfant en détresse, ses joues empourprées — cette rougeur si caractéristique des jeunes femmes dans les moments de tension intérieure — tout en elle évoquait une touchante vulnérabilité, visible aux yeux de tous.
« Je vous en conjure, puisque les choses en sont ainsi… avant le retour de notre maître, je vous prie de mettre tout votre pouvoir à retrouver cet objet », dit-elle en s’inclinant profondément une seconde fois, du fond de l’âme. Puis elle ajouta :
« Vous savez comme moi que son retour est tout proche. Lorsqu’il rentrera, il pensera assurément à ce bien qu’il chérit tant, ce compagnon familier de ses loisirs – et s’il venait à ne pas le trouver là, ce ne serait pas seulement pour votre épouse une honte inexpiable, mais nul ne peut dire quelles conséquences cela pourrait avoir. Sa préoccupation serait extrême, hors du commun. Voilà pourquoi, prenant sa prière pour une question de vie ou de mort, je vous supplie d’user de vos bons offices pour que ce bien me revienne… »
Les mots « question de vie ou de mort » furent prononcés d’une voix basse, mais ils ne pouvaient manquer d’atteindre l’oreille.
« Quoi ? Une question de vie ou de mort ? »
最高級の言葉を使ったのを福々爺は一寸咎めた迄ではあるが、女に取ってはそれが言葉甲斐の有ったので気がはずむのであろう、やや勢込んで、
「ハイ、そうおッしゃられたのでござりまする。全く彼の笛が無いとありましては、わたくし共めまでも何の様な……」
「いや、聟殿があれを二の無いものに大事にして居らるるは予て知ってもおるが、……多寡が一管の古物じゃまで。ハハハ、何でこのわし程のものの娘の生命にかかろう。帰って申せ、わしが詫びてやる、心配には及ばぬとナ。女は夫を持つと気が小さくなるというが、娘の時のあれは困り者のほどな大気の者であったが、余程聟殿を大事にかけていると見えて、大層女らしくなり居ったナ。好いわ、それも夫婦中が細やかなからじゃ。ハハハハ。」
「…………」
Le vieil homme à l’air bonasse réprimanda légèrement la jeune femme pour avoir employé des termes aussi solennels, mais celle-ci, justement parce que ses paroles avaient porté leurs fruits, semblait encouragée et reprit avec un peu plus d’ardeur :
« Oui, c’est exactement ce qu’elle m’a dit. Si jamais cette flûte venait à manquer, même nous autres, nous ne savons vraiment pas ce qui pourrait arriver… »
« Allons, je sais bien depuis longtemps que ton époux tient cette flûte comme un trésor incomparable… Mais enfin, ce n’est après tout qu’un vieux pipeau ! Haha ! Comment une chose pareille pourrait-elle mettre en danger la vie de ma propre fille ? Retourne lui dire de ma part que je m’excuserai moi-même et qu’elle n’a aucune raison de s’inquiéter. On dit souvent que les femmes deviennent craintives dès qu’elles sont mariées. Pourtant, du temps où elle était fille, ma fille était justement ce qu’on appelle une tête forte, pleine d’aplomb ! Mais à présent, on dirait qu’elle chérit énormément son époux — elle est devenue tout à fait féminine, ma foi ! C’est très bien ainsi : cela montre simplement que l’entente entre époux est pleine de délicatesse. Hahaha ! »
« ………… »
「分らぬか、まだ。よいか、わしが無理借りに此方へ借りて来て、七ツ下りの雨と五十からの芸事、とても上りかぬると謗らるるを関わず、しきりに吹習うている中に、人の居らぬ他所へ持って出ての帰るさに取落して終うた、気が付いて探したが、かいくれ見えぬ、相済まぬことをした、と指を突いてわしがあやまったら聟殿は頬を膨らしても何様にもなるまい。よいわ、京へ人を遣って、当りを付けて瘠公卿の五六軒も尋ね廻らせたら、彼笛に似つこらしゅうて、あれよりもずんと好い、敦盛が持ったとか誰やらが持ったとかいう名物も何の訳無う金で手に入る。それを代りに与えて一寸あやまる。それで一切は済んで終う。たとえ聟殿心底は不足にしても、それでも腹なりが治まらぬとは得云うまい。代りに遣る品が立派なものなら、却って喜んで恐縮しようぞ。分ったろう。……帰って宜う云え。」
« Tu ne comprends donc toujours pas ? Écoute bien : c’est moi-même qui l’ai empruntée à ton époux, malgré ses réticences. Pendant que j’étais ici, malgré les critiques — « à son âge, vouloir apprendre à jouer sous la pluie, après sept descentes à la cour, et avec plus de cinquante ans de métier derrière lui, c’est peine perdue ! » — je m’appliquais à m’exercer assidûment. Or, un jour où je l’avais emportée chez quelqu’un d’autre, je l’ai égarée en rentrant. Je m’en suis rendu compte et j’ai tout fouillé, mais en vain : elle avait disparu. Alors, j’ai joint les index et je me suis humblement excusé. Que pouvait-il faire, même s’il gonflait les joues d’agacement ? Rien du tout ! Voilà pourquoi je vais envoyer quelqu’un à Kyōto, faire des recherches et visiter cinq ou six maisons de nobles appauvris ; il y aura sûrement là-bas une flûte qui ressemble à celle-ci, voire même bien plus belle — une pièce célèbre, celle qu’aurait possédée Atsumori ou quelque autre illustre personnage. Je l’achèterai sans difficulté pour une somme raisonnable et je la lui offrirai en remplacement, accompagnée de mes excuses. L’affaire sera ainsi réglée une bonne fois pour toutes. Même si, au fond du cœur, ton époux n’était pas entièrement satisfait, il ne pourrait tout de même pas refuser d’accepter. Et si l’objet que je lui propose en échange est de qualité supérieure, il sera probablement même touché et me remerciera. Tu comprends, maintenant ? Retourne donc lui dire cela. »
話すに明らさまには話せぬ事情を抱いていて、笛の事だけを云ったところを、斯様すらりと見事に捌かれて、今更に女は窮して終った。口がききたくても口がきけぬのである。
「…………」
何と云って宜いか、分らぬのである。しかし何様あっても此儘に帰ったのでは何の役にも立たぬ。これでは何様あっても帰れぬのである。苧ごけの中に苧は一杯あるのだが、抽出して宜い糸口が得られぬ苦みである。いや糸口はハッキリして居て、それを引っぱり出しさえすれば埒は明くのだが、それを引出すことは出来なくて、強いて他の糸口、それは無いに定まっている糸口を見出さなくてはならぬので、何とも為方の無い苦みに心が※(「足へん+宛」、第3水準1-92-36)かれているのである。
「…………」
La jeune femme portait en elle une situation qu’elle ne pouvait clairement exprimer ; elle n’avait parlé que de la flûte, et voilà que le vieil homme l’avait résolue aussi aisément et brillamment. Elle se retrouvait désormais complètement acculée, incapable de prononcer un mot, même si elle en avait eu le désir.
« ………… »
Elle ne savait tout simplement plus quoi dire. Pourtant, quoi qu’il arrive, rentrer ainsi ne servirait strictement à rien. Elle ne pouvait absolument pas repartir dans ces conditions. C’était comme si, face à une touffe d’écorces de ramie pleine de fibres, elle n’arrivait pas à en tirer le moindre fil exploitable — une situation frustrante au possible. Non, en vérité, le fil existait bel et bien, bien visible même : il suffirait de le saisir pour tout dénouer. Mais elle ne parvenait pas à le tirer, et se voyait contrainte de chercher désespérément un autre fil, qui, elle le savait pertinemment, n’existait pas. Son cœur était ainsi tiraillé par une impuissance cuisante, comme s’il était broyé sous le poids de cette impossibilité.
« ………… »
頭も上げ得ず、声も出し得ず、石のようになっている意外さに、福々爺も遂に自分の会得のゆかぬものが有ることを感じ出した。其感じは次第次第に深くなった。そして是は自分の智慧の箭の的たるべき魔物が其中に在ることは在るに違無いが何処に在るか分らないので、吾が頼むところの利器の向け処を知らぬ悩みに苦しめられ、そして又今しがた放った箭が明らかに何も無いところに取りっぱなしにされた無効さの屈辱に憤りを覚えた。福々爺もやや福々爺で無くなった。それでも流石に尖り声などは出さず、やさしい気でいじらしい此女を、いたわるように
「そうしたのではまずいのか。」と問うた。
Immobile comme une pierre, incapable de lever les yeux ni d’émettre le moindre son, elle déconcertait tant le vieil homme qu’il commençait à sentir confusément qu’il existait là quelque chose qui échappait à sa compréhension. Cette impression s’approfondissait peu à peu. Il pressentait clairement qu’un démon — une énigme qui aurait dû être la cible idéale de sa sagacité — se cachait quelque part en cet embarras, mais il ne parvenait pas à en localiser la présence précise. Ne sachant plus où diriger l’arme redoutable de son intelligence, il souffrait de cette impuissance. Pire encore, il éprouvait une vive humiliation, car la flèche qu’il venait tout juste de décocher avait visiblement atteint le vide, révélant son entière inefficacité. Le vieil homme, jusque-là si serein, perdait un peu de sa bonhomie. Pourtant, fidèle à lui-même, il ne laissa échapper aucun cri aigu ni aucune parole acerbe. Avec douceur, ému par la touchante détresse de la jeune femme, il lui demanda presque tendrement :
« Alors… ce que je propose ne convient pas ? »
Translate in french this text by 幸田露伴
驚くべき処世の修行鍛錬を積んだ者で無くては出ぬ語調だった。女は其の調子に惹かれて、それではまずいので、とは云兼ぬるという自意識に強く圧されていたが、思わず知らず
「ハ、ハイ」
と答えると同時に、忍び音では有るが激しく泣出して終った。苦悩が爆発したのである。
「何も彼も皆わたくしの恐ろしい落度から起りましたので。」
自ら責めるよりほかは無かったが、自ら責めるばかりで済むことでは無い、という思が直に胷の奥から逼り上って、
Ce ton de voix ne pouvait émaner que d’un homme ayant acquis, par une ascèse et une pratique étonnantes dans l’art de vivre, une maîtrise exceptionnelle du monde. La jeune femme, attirée malgré elle par cette douceur apaisante, se sentait pourtant lourdement oppressée par la conscience qu’elle ne pouvait décemment répondre « oui, cela ne convient pas ». Pourtant, sans même y penser, elle laissa échapper :
« H-hai… » [Ou-oui ...]
Et aussitôt, bien qu’étouffés, des sanglots violents l’emportèrent. Sa souffrance venait d’éclater.
« Tout cela… tout cela provient de ma propre, terrible négligence. »
Elle n’avait d’autre issue que de s’en vouloir, mais elle savait au plus profond d’elle-même que s’en vouloir ne suffirait pas à régler la situation. Une pensée urgente monta aussitôt du tréfonds de son cœur :
「おかた様のきつい御難儀になりました。若し其の笛を取った男が、笛を証拠にして御帰りなされた御主人様におかた様の上を悪しく申しますれば、証拠のある事ゆえ、抜差しはならず、おかた様は大変なことに御成りなされまする。それで是非共に、あれを、御自由のきく此方様の御手で御取返しを願いに、必死になって出ました訳。わたくしめに死ねとなら、わたくしは此処ででも何処ででも死んでも宜しゅうございます、どうぞ此願の叶えられますよう。」
と、しどろもどろになって、代りの品などが何の役にも立たぬことをいう。潜在している事情の何かは知らず重大なことが感ぜられて、福々爺も今はむずかしい顔になった。
「ハテ」
と卒爾の一句を漏らしたが、後はしばらく無言になった。眼は半眼になって終った。然しまだ苦んだ顔にはならぬ、碁の手でも按ずるような沈んだのみの顔であった。
« Madame subit maintenant une cruelle épreuve. Si jamais l’homme qui a volé cette flûte s’en servait comme preuve pour nuire, auprès de Monsieur qui va bientôt rentrer, à la réputation de Madame, alors, puisque la preuve existerait bel et bien, il n’y aurait plus moyen d’y remédier, et Madame se trouverait dans une situation terrible. C’est pourquoi j’ai risqué ma vie pour venir ici supplier instamment votre respectable personne — dont l’influence est si grande — de bien vouloir récupérer cette flûte. Si l’on m’ordonnait de mourir, je mourrais, ici même ou n’importe où ailleurs, sans hésiter. Je vous en supplie : exaucez cette prière. »
Elle balbutiait, confuse, insistant avec désespoir sur le fait qu’un objet de remplacement ne servirait absolument à rien. Bien qu’elle ne révélât pas clairement les circonstances sous-jacentes, le vieil homme sentait confusément qu’une affaire d’une gravité extrême se cachait là. Son visage habituellement serein prit soudain une expression sérieuse.
« Hum… », laissa-t-il échapper, puis il demeura longuement silencieux. Ses yeux se plissèrent à demi. Pourtant, son visage n’exprimait pas encore l’angoisse : il ressemblait plutôt à celui d’un joueur de go absorbé dans le calcul silencieux de son prochain coup.
「取った男は何様な男だ。其顔つきは。」
「額広く鼻は高く、きれの長い末上りのきつい目、朶の無いような耳、おとがい細く一体に面長で、上髭薄く、下鬚疎らに、身のたけはすらりと高い方で。」
「フム――。……して浪人か町人か。」
「なりは町人でござりましたなれど、小脇差。御発明なおかた様は慥に浪人と……」
問わるるままに女は答えた。それを咎めるというのではなく、
「娘もそなたもそれほど知ったものに、何で大切な物を取らせた。」
と、おのずから出ずべき疑をおのずからの調子で尋ね問われて、女はギクリと行詰まったが、
「それがわたくしの飛んでも無い過ちからでござりまして。」
と、悪いことは身にかぶって、立切って終う。そして又切なさに泣いて終う。福々爺の顔は困惑に陥り、明らかに悶えだした。然し、
「よいよい、そなたを責めるのでは無い。訳が分らぬから聞くまでじゃ。では面は見知っても、名はもとより知らぬものじゃナ。前々から知った者でも無いナ。」
と責めるでは無いと云いながら責め立てる。
「ハイ。ハイ。取られました其夜初めて見ました者で。」
と答える。
「フム――。そなた等で承知して奪らせよう訳は無いことじゃ。忍び入ることなどは叶わぬようにしてもあるし、又物騒の世なれば、二人三人の押入り者などが来るとも、むざとは物など奪られぬよう、用心の男も飼うてある家じゃ。それじゃに、そなた等、おもては知ったが、知らぬ者に、大事なものを奪られたというのか。フム――。そして何も彼もそなたの恐ろしい落度から起ったというのじゃナ。身の罪に責められて、そなたは生命を取られてもと云い居るのじゃナ。」
「ハイ、あの有難いお方様のために、御役に立つことならば只今でも……」
真紅になった面をあげて、キラリと光った眼に一生懸命の力を現わして老主人の顔を一寸見たが、忽ちにして崩折れ伏した。髪は領元からなだれて、末は乱れた。まったく、今首を取るぞと云われても後へは退かぬ態に見えた。
心の誠というものは神力のあるものである。此の女の心の誠は老主人の心に響いたのであろう。主人の面には甘さも苦さも無くなって、ただ正しい確乎とした真面目さばかりになった。それは利害などを離れて、ただ正しい解釈と判断とを求めようとする真剣さの威光の籠り満ちているものであった。
「して其男が聟殿に何事を申そうという心配があるのか。何事。何事を……」
的の真ただ中に箭鏃のさきは触れた。女は何とすることも出来無かった。其儘に死にでもするように、息を詰めるより外はなかった。
「…………」
「…………」
恐るべき沈黙はしばし続いた。そして其沈黙はホンノしばしであったに関らず、三阿僧祇劫の長さでもあるようだった。
「チュッ、チュッ、チュ、チュッ」
庭樹に飛んで来た雀が二羽三羽、枝遷りして追随しながら、睦ましげに何か物語るように鳴いた。
「告口……証拠……大変なことになる……フム――」
と口の中で独りつぶやいて居た主人は、突然として
「アッ」
と云って、恐ろしいものにでも打のめされたように大動揺したが、直ちに
「ム」
と脣を結んで自ら堪えた。我を失ったのであった。大努力したのであった。今や満身の勇気を振い起したのであった。勇気は勝った。顔は赤みさした。
「アア」
という一嘆息に、過ぎたことはすべて葬り去って終って、
「よいわ。子は親を悩ませ苦めるようなことを為し居っても、親は子を何処までも可愛く思う。それを何様とも仕ようとは思わぬ。あれはかわゆい、助けてやらねば……」
と、自分から自分を評すように云った。たしかにそれは目の前の女に対って言ったのでは無かった。然し其調子は如何にもしんみりとしたもので、怜悧な此の女が帰って其主人に伝え忘れるべくも無いものであった。
一切の事情は洞察されたのであった。
女の才弁と態度と真情とは、事の第一原因たる吾が女主人の非行に触れること無く、又此家の老主人の威厳を冒すことも無く、巧みに一枝の笛を取返すことの必要を此家の主人に会得させ、其の力を借ることを乞いて、将に其目的を達せんとするに至ったのである。此家の主人の処世の老練と、観照の周密と、洞察力の鋭敏とは、一切を識破して、そして其力を用いて、将に発せんとする不幸の決潰を阻止せんとするのである。しかも其の中でも老主人は人の心を攬ることを忘れはし無かった。
「分った。言う通りにして計らってやる。それにしてもそちは見上げた器量じゃ。過ちは時の魔というものだ、免してやる。口も能く利ける、気立も好い、感心に忠義ごころも厚い。行末は必ず好い男を見立てて出世させて遣る。」
と附足して、やさしい眼で女を見遣った時は、前の福々爺になっていた。女はただ頭を下げて無言に恩を謝するのみであった。
「ただナ、惜いことは其時そちが今一ト働きして呉れていたら十二分だったものを。其様に深くは、望む方が無理じゃが。あれも其処までは気が廻らなかったろうか。」
「ト仰ありまするのは。」
「イヤサ、少し調べれば直に分ることだから好いようなものの、此方は何の何某というものの家と、其男めには悟られて了って居ながら、其男めを此方では、何処の何という者と、大よその見当ぐらいも着かぬままに済ませたは、分が悪かったからナ。」
と余談的に云うと、女は急に頭を上げて勇気に充ちた面持で、小声ではあるが、
「イエ、其事でございまするなら、一旦其男を出して帰らせました後、直に身づくろい致しまして、低下駄の無提灯、幸いの雪の夜道にポッツリと遠く黒く見えまする男のあとを、悟られぬようつけてまいりました。」
と云いかくるに、老主人は思わず知らず声を出して、
「ナニ、直に其後をつけたというのか。」
「ハイ、悟られぬよう……、見失わぬよう……、もし悟られて逆に捉えられましたならば何と致しましょうか、と随分切ない心遣いをいたしながら、冷たさに足も痛く、寒さに身も凍り縮みましたなれど、一生懸命、とうとう首尾好くつけおおせました。」
主人は感心極まったので身を乗出して、
「オオ。ヤ、えらい奴じゃ。よくやり居った。思いついて出たのもえらいが、つけ果せたとは、ハテ恐ろしい。女にしては恐ろしいほどの甲斐性者。シテ……」
「イエ何、御方様の御指図でござりましたので、……私はただ私の不調法を償いましょうばっかりに、一生懸命に致しましたことで。それに全く一面の雪の明るさが有ったればこそで、随分遠く遠く見失いかねませぬほど隔たっても、彼方の丈高い影は見え、此方は頭上から白はげた古かつぎを細紐の胴ゆわいというばかりの身なりから、気取られました様子も無く、巧くゆきましたのでございまする。」
「フム。シテ其男の落着いたところは。」
「塩孔の南、歟とおぼえまする、一丁余りばかり離れて、人家少し途絶え、ばらばら松七八本の其のはずれに、大百姓の古家か、何にせよ屋の棟の割合に高い家、それに其姿は蔵れて見えずなりましたのでございまする。ばらばら松の七八本が動かぬ目処にございまする。」
「ム、よし。すぐに調べはつく。アア、峻しい世の中のため、人は皆さかしくなっているとは云え、女子供までがそれほどの事をするか。よし、厭なことではあるが、乃公も何とかして呉れいでは。」
と、強い決意の色を示したが、途端に身の周囲を見廻して、手近にあった紙おさえにしてあった小さなものを取って、
「遣る。」
と、女に与えた。当座の褒美と思われた。それは唐の※(「けものへん+俊のつくり」、第3水準1-87-75)猊か何かの、黄金色だの翠色だのの美しく綺え造られたものだった。畳に置かれた白々とした紙の上に、小さな宝玩は其の貴い輝きを煥発した。女は其前に平伏していた。
「チュッ、チュッ、チュ、チュ」
雀の声が一霎時の閑寂の中に投入れられた。
舳の松村の村はずれ、九本松という俚称は辛く残りながら、樹々は老い枯び痩せかじけて将に齢尽きんとし、或は半ば削げ、或は倒れかかりて、人の愛護の手に遠ざかれるものの、自然の風残雪虐に堪えかねたる哀しき姿を現わしたる其の端に、昔は立派でも有ったろうが、今は不幸な家運を語る証拠物のように遺っているに過ぎぬというべき一軒屋の、ほかには母屋を離れて立腐れになりたる破れ厩、屋根の端の斜に地に着きて倒れ潰れたる細長き穀倉などの見ゆるのみの荒廃さ加減は、恐らくは怨霊屋敷なんど呼ばれて人住まずなった月日が、既に四五年以上も経たものであろう。それでも、だだ広い其の母屋の中の広座敷の、古畳の寄せ集め敷、隙間もあれば凸凹もあり、下手の板戸は立附が悪くなって二寸も裾があき、頭があき、上手の襖は引手が脱けて、妖魔の眼のように※(「穴かんむり/目」、第3水準1-89-50)然と奥の方の灰暗さを湛えている其中に、主客の座を分って安らかに対座している二人がある。客はあたたかげな焦茶の小袖ふくよかなのを着て、同じ色の少し浅い肩衣の幅細なのと、同じ袴。慇懃なる物ごし、福々しい笑顔。それに引かえて主人は萎え汚れて黒ばめる衣裳を、流石に寒げに着てこそは居ないが、身の痩の知らるる怒り肩は稜々として、巌骨霜を帯びて屹然として聳ゆるが如く、凜として居丈高に坐った風情は、容易に傍近く寄り難いありさまである。然し其姿勢にも似ず、顔だけは不思議にもにッたりと笑を含んで、眼にも嶮しい光は見せて居らぬが、それは此人が此頃何処からか仮りて来て被っている仮面では無いかと疑われる、むしろ無気味なものであった。
座の一隅には矮い脚を打った大きな折敷に柳樽一荷置かれてあった。客が従者に吊らせて来て此処へ餉ったものに相違無い。
突然として何処やらで小さな鈴の音が聞えた。主人も客も其の音に耳を立てたというほどのことは無かったが、主人は客が其音を聞いたことを覚り、客も主人が其の音を聞いたことを覚った。客は其音が此家へ自分の尋ねて来た時、何処からか敏捷に飛出して来て脚元に戯れついた若い狗の首に着いていた余り善くも鳴らぬ小さな鈴の音であることを知った。随って新に何人かが此家へ音ずれたことを覚った。しかし召使の百姓上りのよぼよぼ婆が入口へ出て何かぼそぼそと云っていたようだったが、帰ったのか入ったのか、それきりで此方へは何も通じは仕無かった。
主人は改めて又にッたりとして、
「ヤ、了休禅坊の御話といい、世間の評話といい、いろいろ面白うござった。今日はじめて御尋をいただいたなれど十年の知己の心持が致す。」
「左様仰あって頂き得て、何よりにござる。人と人との気の合うたるは好い、合いたがったるは悪い、と然る方が仰せられたと承わり居りまするが、まことに自然に、性分の互に反りかえらぬ同士というはなつかしいものでござる。」
「反りかえった同士が西と東とに立分れ、反りかえらぬ同士が西にかたまり、東にかたまり、そして応仁の馬鹿戦が起ったかナ。ハハハハ。」
「イヤ、そればかりでもござりますまい。損得勘定が大きな分け隔てを致しましたろう。」
「其の損得という奴が何時も人間を引廻すのが癪に障る。損得に引廻されぬ者のみであったなら世間はすらりと治まるであろうに。」
「ハハハ。そこに又面白いことがござりまする。先ず世間の七八分までは、得に就かぬものは無いのでござりまするから、得に就いた者が必定に得になりましたなら、世間は疾く治まりまする訳でござりまするが、得を取る筈の者が却って損を取り、損をする筈の者が意外に得をしたり致しますことが、得て有るものでござりまするので、二重にも三重にも世間は治まり兼ぬるのではござりますまいか。」
「おもしろい。されば愈々損得に引廻わされぬ者を世間の心にせねばならぬ。」
「ところが、見す見す敗けるという方に附く者は今の世――何時の世にも少いでござりましょう。されば損得に引廻されないような大将の方に旗の数が多くなろう理は先ず以て無いことでござれば、そこで世の中は面倒なのでござる。」
「癪に触る。損得勘定のみに賢い奴等、かたッぱしからたたき切るほかは無い。」
「しかし、申しては憚りあることでござれど」
と声を落して、粛然として、
「正覚寺の、さきだっての戦の如く、桃井、京極、山名、一色殿等の上に細川殿まで首となって、敵勢の四万、味方は二三千とあっては、如何とも致し方無く、公方、管領の御職位、御権威は有っても遂に是非なく、たたき切ろうにも力及ばず、公方は囚われ、管領は御自害、律儀者の損得かまわずは、世を思切って、僧になって了休となるような始末、彼などは全く損得の沖を越えたものでござる。人柄はまことになつかしいものでござるが、世捨人入道雲水ばかり出来ても善人が世に減る道理。又管領殿御臣下も多人数御切腹あり、武士の行儀はそれにて宜敷けれど、世間より申せば、義によって御腹召すほどの善い方々が、それだけ世間に減った道理。そういうことで世間の行末が好くなって行こう理窟はござらぬ。これは何としても世間一体を良くしようという考え方に向わねば、何時迄経っても鑓刀、修羅の苦患を免れる時は来ないと存じまする。」
主人は公方や管領の上を語るのを聞いている中に、やや激したのであろう、にッたりと緩めて居た顔つきは稍々引緊って硬ばって来たが、それを打消そうと力むるのか、裏の枯れたような高笑い、
「ハッハッハ。其通り。了休がまだ在俗の時、何処からか教えられてまいったことであろうが、二ツの泥づくりの牛が必死に闘いながら海へ入って了う、それが此世の様だと申居った。泥牛、泥人形、みんな泥牛、泥人形。世間一体を良くしようなどと心底から思うものが何処にござろう。又仮令然様思う者が有ったにしても、何様すれば世間が良くなるか、其様な道を知っているものが何処にござろう。道が分らぬから術を求める。術を以て先ずおのが角を立派にし、おのが筋骨を強くし、おのが身を大きくしようとする。其段になればやはり闘だ。如何に愛宕の申子なればとて、飯綱愛宕の魔法を修行し、女人禁制の苦を甘ない、経陀羅尼を誦して、印を結び呪を保ち、身を虚空に騰らせようなどと、魔道の下に世をひれ伏さしょうとするほどのたわけ者が威を振って、公方を手づくねの泥細工で仕立つる。それが当世でござる。癪に触らいでか。道も知らぬ、術も知らぬ、身柄家柄も無い、頼むは腕一本限りの者に取っては、気に食わぬ奴は容赦無くたたき斬って、時節到来の時は、つんのめって海に入る。然様したスッキリした心持で生きて、生きとおしたら今宵死んでも可い、それが又自然に世の中の為にもなろう。ハハハハハハ。」
「それで世の中は何時迄も修羅道つづきで……御身は修羅道の屈原のような。」
「ナニ、屈原とナ。」
「心を厳しく清く保って主に容れられず、世に容れられず、汨羅に身を投げて歿くなられた彼の。」
「フ、フ。ヤ、それがしはおとなしくは死なぬ、暴れ屈原か。ハハハハ。」
「世を遁れて仏道に飛込まれた彼の了休禅坊はおとなしい屈原で。」
「ハハ、ハハ。良い男だが、禅に入るなど、ケチな奴で。」
「失礼御免を蒙りまするが、たたき斬り三昧で、今宵死んで悔いぬとのみの暴れ屈原も……」
「貴様の存分な意見からは……」
「ケチではござらぬかナ。と申したい。」
「アッハッハ。何でまた。」
「物さしで海の深さを測る。物さしのたけが尽きても海が尽きたではござらぬ。今の武家の世も一ト世界でござる、仏道の世界も一ト世界でござる、日本国も一ト世界でござる。が、世界がそれらで尽きたではござらぬ。高麗、唐土、暹羅国、カンボジャ、スマトラ、安南、天竺、世界ははて無く広がって居りまする。ここの世界が癪に触るとて、癪に触らぬ世界もござろう。紀伊の藤代から大船を出して、四五十反の帆に東々北の風を受ければ、忽ちにして煩わしい此の世界はこちらに残り、あちらの世界はあちらに現われる。異った星の光、異った山の色、随分おもしろい世界もござるげな。何といろいろの世界を股にかける広い広い大きな渡海商いの世界から見ましょうなら、何人が斬れるでも無い一本の刀で癇癪の腹を癒そうとし、時節到来の暁は未練なく死のうまでよと、身を諦めて居らるる仁有らば、いさぎよくはござれど狭い、小さい、見て居らるる世界が小さく限られて、自然と好みも小さいかと存ずる。大海に出た大船の上で、一天の星を兜に被て、万里の風に吹かれながら、はて知れぬ世界に対って武者振いして立つ、然様いう境界もあるのでござりまするから」
と言いかけたる時、狗の鈴の音しきりに鳴りて、又此家に人の一人二人ならず訪い来れる様子の感ぜらる。
此時主人は改めて大きくにッたりと笑って、其眼は客を正目に見ながら、
「如何にも手広い渡海商いは、まことに心地よいことでござろう。小さな癇癪などは忘るるほどのことでもござろう。然しナ、其の大海の上で万里の風に吹かれながら、真蒼の空の光を美しいと見て立っている時、これから帰り着くべき故郷の吾が家でノ、最愛の妻が明るうないことを仕居って、其召使が誤って……あらぬ男を引入れ、そして其のケチな男に手証の品を握って帰られた……と知ったなら、広い海の上に居ても、大腹中でも、やはり小さな癇癪が起らずには居まいがナ。」
と、三斗の悪水は驀向から打澆けられた。
客は愕然として急に左の膝を一ト膝引いて主人を一ト眼見たが、直に身を伏せて、少時は頭を上げ得無かった。然し流石は老骨だ。
「恐れ入りました。」
と、一句、ただ一句に一切を片づけて了って、
「了休禅坊とは在俗中も出家後も懇意に致居りましたを手寄りに、御尋致しましたるところ、御隔意無く種々御話し下され、失礼ながら御気象も御思召も了休御噂の如く珍しき御器量に拝し上げ、我を忘れて無遠慮に愚存など申上げましたが、畢竟は只今御話の一ト品を頂戴致したい旨を申出ずるに申出兼ねて、何彼、右左、と御物語致し居りたる次第、但し余談とは申せ、詐り飾りは申したのではござりませぬ、御覧の如くの野人にござりまする。何卒了休禅坊御懇親の御縁に寄り、私の至情御汲取り下されまして、私めまで右品御戻しを御願い致しまする。御無礼、御叱りには測り兼ねまするが、今後御熟懇、永く御為に相成るべき者と御見知り願い度、猶不日了休禅坊同道相伺い、御礼に罷出ます、重々御恩に被ますることでござりまする。親子の情、是の如く、真実心を以て相願いまする。」
と、顔を擡げてじっと主人を看る眼に、涙のさしぐみて、はふり墜ちんとする時、また頭を下げた。中々食えぬ老人には相違無いが、此時の顔つきには福々しさも図々しさも無くなって、ただ真面目ばかりが充ち溢れていた。ところが、それに負けるような主人では無かった。
「いやでござる。」
と言下に撥ねかえした。にッたりとはして居なかった、苦りかえっていた。
「おいやと御思いではござりましょうが、何卒御思い返し下されまして、……何卒、何卒、私娘の生命にかかることでござりまする。」
「…………」
「あの生先長いものが、酷らしいことにもなりまするのでござりまするから。」
「…………」
「何としても、私、このままに見ては居れませぬ。仏とも神とも仰ぎたてまつります。何卒、何卒、御あわれみをもちまして。」
「…………」
「如何様の事でも致しまする。あれさえ御返し下さりょうならば、如何様の事を仰せられましょうと、必ず仰のままに致しまする。何卒、何となりと仰せられて下さりませ。何卒何卒。」
「…………」
「斯程に御願い申上げても、よしあし共に仰せられぬは、お情無い。私共を何となれとの御思召か、又彼品を何となさりょう御思召か。何の御役に立ちましょうものでもござりますまいに。」
「御身等を、何となれとも、それがしは思っておらぬ。すべて他人の事に差図がましいことすることは、甚だ厭わしいことにして居るそれがしじゃ。御身等は船の上の人が何とか捌こうまでじゃ。少しもそれがしの関からぬことじゃ。」
「如何にも冷い厳しい……彼の品は何となさる思召で。」
「彼品は船の上の人の帰り次第、それがしが其人に逢い、かくかくの仔細で、かくかくの場合に臨んだ、其時の証として仮りに持帰った、もとより御身の物ゆえ御身に返す、と其人に渡す。それがしの為すべきことはそれだけのことじゃ。」
「何故に、然様なさりませねばならぬと固くは御思いになりまする?」
「表裏反覆の甚だしい世じゃ。思うても見られい、公方と管領とが総州を攻められた折は何様じゃ。総州が我を立てたが故に攻められたのじゃ。然るに細川、山名、一色等は公方管領を送り出して置いて、長陣に退屈させて、桂の遊女を陣中に召さするほどに致し置き、おのれ等ゆるゆると大勢を組揃え、急に起って四方より取囲み、其謀計合期したれば、管領は御自害ある。留守の者が急に敵になって、出先の者を攻めたでは出先の者の亡びぬ訳は無い。恐ろしい表裏の世じゃ。ましてそれがしが、御身の妻女はこれこれと、其の良からぬことを告げたところで、証拠無ければただ是讒言。女の弁舌に云廻されては、男は却ってそれがしをこそ怪しき者に思え、何で吾が妻女を疑い、他人を信としようぞ。惣じてかかる場合、たといそれがしが其家譜代の郎党であって、忠義かねて知られたものにせよ、斯様の事を迂闊に云出さば、却って逆に不埒者に取って落され、辛き目に逢うは知れた事、世上に其例いくらも有り。又後暗いことするほどの才ある女が、其迷いが募っては何ぞの折に夫を禍するに至ることも世に多きためし。それがしが彼人に証を以て告口せずに置かば、彼人の行末も空恐ろしく、又それがしは悪を助けて善を助けぬ外道魔道の眷属となる。此の外道魔道の眷属が今の世には充ち満ちている。公方を追落し、管領を殺したも、皆かかる眷属共の為たことである。何事も知らぬ顔して、おのが利得にならぬことは指一ツ動かさず、ぬっぺりと世を送りくさって、みずから手は下さねど、見す見す正道の者の枯れ行き、邪道の者の栄え行くのを見送っている、癇に触る奴めらが世間一杯。一々たたき斬って呉れたい虫けらども。其虫けらにそれがしがなろうや。もとよりとげとげしい今の此世、それがしが身の分際では、朝起きれば夕までは生命ありとも思わず、夜を睡れば明日まであたたかにあろうとも思わず、今すぐここに切死にするか、切り殺さるるか、と突詰め突詰めて時を送っている。殊更此頃は進んでも鎗ぶすまの中に突懸り、猛火の中にも飛入ろう所存に燃えておる。癪に触るものは一ツでも多く叩き潰し、一人でも多く叩き斬ろうに、遠慮も斟酌も何有ろう。御身は器量骨柄も勝れ、一ト風ある気象もおもしろいで、これまでは談も交したなれど、御身の頼みは聴入れ申さぬ。」
と感慨交りに厳しくことわられ、取縋ろうすべも無く没義道に振放された。
「かほどまでに真実を尽して御願い申しましても。」
「いやでござる。」
「金銀財宝、何なりと思召す通りに計らいましても。」
「いやでござる。」
「何事の御手助けなりとも致しましても。」
「いやでござる。」
「如何様にも御指図下さりますれば、仮令臙脂屋身代悉く灰となりましても御指図通りに致しまするが……」
「いやでござる。」
ここに至って客の老人は徐ろに頭を擡げた。艶やかに兀げた前頭からは光りが走った。其の澄んだ眼はチラリと主人を射た。が、又忽ちに頭を少し下げて、低い調子の沈着な声で、
「おろかしい獣は愈々かなわぬ時は刃物をも咬みまする、あわれに愚かしいことでござります。人が困じきりますれば碌でないことをも致しまする、あわれなことでござりまする。臙脂屋は無智のものでござりまする、微力なものでござりまする。しかし碌でないことなど致しまする心は毛頭持ちませぬが、何とか人を困じきらせぬように、何とか御燐み下されまするのも、正しくて強い御方に、在って宜い御余裕かと存じまするが……」
と、飽まで下からは出て居るが、底の心は測り難い、中々根強い言廻しに、却って激したか主人は、声の調子さえ高くなって、
「何と。求めて得られぬものは、奪うという法がある、偸むという法もある、手だれの者を頼んでそれがしを斬殺して了うという法もある、公辺の手を仮りて、怪しき奴と引括らせる法もある。無智どころでは無い、器量人で。微力どころではない、痩牢人には余りある敵だ。ハハハハ、おもしろい。然様出て来ぬにも限らぬとは最初から想っていた。火が来れば水、水が来れば土。いつでも御相手の支度はござる。」
と罵るように云うと、客は慌てず両手を挙げて、制止するようにし、
「飛んでも無い。ハハハ。申しようが悪うござりました。私、何でおろかしい獣になり申そう。ただ立チ端が無いまで困じきって、御余裕のある御挨拶を得たさの余りに申しました。今一応あらためて真実心を以て御願い致しまする。如何様の事にても、仮令臙脂屋を灰と致しましても苦しゅうござりませぬ、何卒彼品御かえし下されまするよう折入って願い上げまする。真実、斯の通り……」
と誠実こめて低頭するを、
「いやでござる。」
と膠も無く云放つ。
「かほどに御願い申しましても。」
「くどい。いやと申したら、いやでござる。」
客は復び涙の眼になった。
「余りと申せば御情無い。其品を御持になったればとて其方様には何の利得のあるでも無く、此方には人の生命にもかかわるものを……。相済みませぬが御恨めしゅう存じまする。」
「恨まれい、勝手に恨まれい。」
「我等の仇でもない筈にあらせらるるに、それでは、我等を強いて御仇になさるると申すもの。」
「仇になりたくばならるるまで。」
「それでは何様あっても。」
「いやでござる。もはや互に言うことはござらぬ。御引取なされい。」
「ハアッ」
と流石の老人も男泣に泣倒れんとする、此時足音いと荒く、
「無作法御免。」
と云うと同時に、入側様になりたる方より、がらりと障子を手ひどく引開けて突入し来たる一個の若者、芋虫のような太い前差、くくり袴に革足袋のものものしき出立、真黒な髪、火の如き赤き顔、輝く眼、年はまだ二十三四、主人の傍にむんずと坐って、臙脂屋の方へは会釈も仕忘れ、傍に其人有りともせぬ風で、屹として主人の面を見守り、逼るが如くに其眼を見た。主人は眼をしばたたいて、物言うなと制止したが、それを悟ってか悟らいでか、今度はくるり臙脂屋の方へ向って、初めて其面をまともに見、傲然として軽く会釈し、
「臙脂屋御主人と見受け申す。それがしは牢人丹下右膳。」
と名乗った。主人は有らずもがなに思ったらしいが、にッたりと無言。臙脂屋は涙を収めて福々爺に還り、叮寧に頭を下げて、
「堺、臙脂屋隠居にござりまする。故管領様御内、御同姓備前守様御身寄にござりますか、但しは南河内の……」
と皆まで云わせず、
「備前守弟であるわ。」
と誇らしげに云って、ハッと兀頭が復び下げられたのに、年若者だけ淡い満足を感じたか機嫌が好く、
「臙脂屋。」
と、今度ははや呼びすてである。然し厭味は無くて親しみはあった。
「ハ」
と、老人は若者の目を見た。若い者は無邪気だった。
「其方は何か知らぬが余程の宝物を木沢殿に所望致し居って、其願が聴かれぬので悩み居るのじゃナ。」
「ハ」
「一体何じゃ其宝物は。」
「…………」
「霊験ある仏体かなんぞか。」
「……ではござりませぬ。」
「宝剣か、玉か、唐渡りのものか。」
「でもござりませぬ。」
「我邦彼邦の古筆、名画の類でもあるか。」
「イエ、然様のものでもござりませぬ。」
「ハテ分らぬ、然らば何物じゃ。」
「…………」
主人は横合より口を入れた。
「丹下氏、おきになされ。貴殿にかかわったことではござらぬ。」
「ハハハ。一体それがしは宝物などいうものは大嫌い、鼻汁かんだら鼻が黒もうばかりの古臭い書画や、二本指で捻り潰せるような持遊び物を宝物呼ばわりをして、立派な侍の知行何年振りの価をつけ居る、苦々しい阿房の沙汰じゃ。木沢殿の宝物は何か知らぬが、涙こぼして欲しがるほどの此老人に呉れて遣って下されては如何でござる。喃、老人、臙脂屋、其方に取っては余程欲しいものと見えるナ。」
「然様でござりまする。上も無く欲しいものにござりまする。」
「ム、然様か。臙脂屋身代を差出しても宜いように申したと聞いたが、聢と然様か。」
「全く以て然様で。如何様の事でも致しまする。御渡しを願えますれば此上の悦びはござりませぬ。」
「聢と然様じゃナ。」
「御当家木沢左京様、又丹下備前守様御弟御さまほどの方々に対して、臙脂屋虚言詐りは申しませぬ。物の取引に申出を後へ退くようなことは、商人の決して為ぬことでござりまする。臙脂屋は口広うはござりまするが、商人でござりまする。日本国は泉州堺の商人でござる。高麗大明、安南天竺、南蛮諸国まで相手に致しての商人でござる。御武家には人質を取るとか申して、約束変改を防ぐ道があると承わり居りまするが、其様なことを致すようでは、商人の道は一日も立たぬのでござりまする。御念には及びませぬ、臙脂屋は商人でござる。世界諸国に立対い居る日本国の商人でござりまする。」
と暗に武家をさえ罵って、自家の気を吐き、まだ雛※(「奚+隹」、第3水準1-93-66)である右膳を激動せしめた。右膳は真赤な顔を弥が上に赤くした。
「ウ、ほざいたナ臙脂屋。小気味のよいことをぬかし居る。其儀ならば丹下右膳、汝の所望を遂げさせて遣わそう。」
「ヤ、これは何ともはや、有難いこと。御助け下さる神様と仰ぎ奉りまする。」
と真心見せて臙脂屋は平伏したが、ややあって少し頭を上げ、憂わし気に又悲しげに右膳を見て、
「トは仰あって下さりましても。」
と、恨めし気に主人の方を一寸見て、又急に丹下の前に頭を下げ、
「ヤ、ナニ。何分御骨折、宜しく願いまする。事叶わずとも、……重々御恩には被ますでござります。」
と萎れて云った。
雛※(「奚+隹」、第3水準1-93-66)は頸の毛を立てんばかりの勢になった。にッたりはにッたりで無くなった。
「木沢殿」と呼ぶ若い張りのある声と
「丹下氏」と呼ぶ緩い錆びた声とは、同時に双方の口から発してかち合った。
二人が眼々相看た視線の箭は其鏃と鏃とが正に空中に突当った。が、丹下の箭は落ちた。木沢は圧し被せるように、
「おきになされい、丹下氏。貴殿にかかわった事ではござらぬ。左京一分だけのずんと些細なことでござる。」
と冷やかに且つ静かに云った。軽く若者を払い去って了おうとしたのであった。然し丹下の第二箭は力強く放たれた。
「イヤ、木沢殿。御言葉を返すは失礼ながら、此の老人の先刻よりの申状、何事なりとも御意のまにまに致しまするとの誓言立、御耳に入らぬことはござるまい。臙脂屋と申せば商人ながら、堺の町の何人衆とか云われ居る指折、物も持ち居れば力も持ち居る者。ことに只今の広言、流石は大家の、中々の男にござる。貴殿御所持の宝物、如何ようのものかは存ぜぬが、此男に呉れつかわされて、誓言通り此男に課状を負わさば、我等が企も」
と言いかくるを、主人左京は遽ただしく眼と手とに一時に制止して、
「卒爾にものを言わるる勿。もう宜い。何と仰せられてもそれがしはそれがし。互に言募れば止まりどころを失う。それがしは御相手になり申せぬ。」
と苦りきったる真面目顔、言葉の流れを截って断たんとするを、右膳は
「ワッハハ」
と大河の決するが如く笑って、木沢が膝と我が膝と接せんばかりに詰寄って逼りながら、
「人の耳に入ってまこと悪くば、聴いた其奴を捻りつぶそうまで。臙脂屋、其方が耳を持ったが気の毒、今此の俺に捻り殺されるか知れぬぞ。ワッハハハ」
と狂気笑いする。臙脂屋は聞けども聞かざるが如く、此勢に木沢は少しにじり退りつつ、益々毅然として愈々苦りきり、
「丹下氏、おしずかに物を仰せられい。」
と云えども丹下は鎮まらばこそ、今は眼を剥いて左京を一ト睨みし、右膝に置ける大の拳に自然と入りたる力さえ見せて、
「我等が企と申したが御気に障ったそうナが、関わぬ、もはや関わぬ、此の機を失って何の斟酌。明日といい、明後日といい、又明日といい明後日と云い、何の手筈がまだ調わぬ、彼の用意がまだ成らぬと、企を起してより延び延びの月日、人々の智慧才覚は然もあろうが、丹下右膳は倦じ果て申した。臙脂屋のじじい、それ、おのれの首が飛ぶぞ、用心せい、そもそも我等の企と申すのはナ」
と云いかけて、主人の面をグッと睨む。主人も今は如何ともし難しと諦めてか、但しは此一場の始末を何とせんかと、※底[#「匈/(胃-田)」、U+80F7、1006-中-18]深く考え居りてか、差当りて何と為ん様子も無きに、右膳は愈々勝に乗り、
「故管領殿河内の御陣にて、表裏異心のともがらの奸計に陥入り、俄に寄する数万の敵、味方は総州征伐のためのみの出先の小勢、ほかに援兵無ければ、先ず公方をば筒井へ落しまいらせ、十三歳の若君尚慶殿ともあるものを、卑しき桂の遊女の風情に粧いて、平の三郎御供申し、大和の奥郡へ落し申したる心外さ、口惜さ。四月九日の夜に至って、人々最後の御盃、御腹召されんとて藤四郎の刀を以て、三度まで引給えど曾て切れざりしとよ、ヤイ、合点が行くか、藤四郎ほどの名作が、切れぬ筈も無く、我が君の怯れたまいたるわけも無けれど、皆是れ御最期までも吾が君の、世を思い、家を思い、臣下を思いたまいて、孔子が魯の国を去りかね玉いたる優しき御心ぞ。敵愈々逼りたれば吾が兄備前守」
と此処まで云いて今更の感に大粒の涙ハラハラと、
「雑兵共に踏入られては、御かばねの上の御恥も厭わしと、冠リ落しの信国が刀を抜いて、おのれが股を二度突通し試み、如何にも刃味宜しとて主君に奉る。今は斯様よとそれにて御自害あり、近臣一同も死出の御供、城は火をかけて、灰今冷やかなる、其の残った臣下の我等一党、其儘に草に隠れ茂みに伏して、何で此世に生命生きようや。無念骨髄に徹して歯を咬み拳を握る幾月日、互に義に集まる鉄石の心、固く結びてはかりごとを通じ力を合せ、時を得て風を巻き雲を起し、若君尚慶殿を守立てて、天翔くる竜の威を示さん存念、其企も既に熟して、其時もはや昨今に逼った。サ、かく大事を明かした上は、臙脂屋、其座はただ立たせぬぞ、必ず其方、武具、兵粮、人夫、馬、車、此方の申すままに差出さするぞ。日本国は堺の商人、商人の取引、二言は無いと申したナ。木沢殿所持の宝物は木沢殿から頂戴して遣わす。宜いではござらぬか、木沢殿。失礼ながら世に宝物など申すは、いずれ詰らぬ、下らぬもの。心よく呉れて遣って下されい。我等同志がためになり申す。……黙然として居らるるは……」
「不承知と申したら何となさる。」
「ナニ。いや、不承知と申さるる筈はござるまい。と存じてこそ是の如く物を申したれ。真実、たって御不承知か。」
「臙脂屋を捻り潰しなさらねばなりますまいがノ。貴殿の御存じ寄り通りになるものとのみ、それがしを御見積りは御無体でござる。」
「ム」
「申した通り、此事は此事、左京一分の事。我等一党の事とは別の事にござる。」
「と云わるるは。扨は何処までも物惜みなされて、見す見す一党の利になることをば、御一分の意地によって、丹下右膳が申す旨、御用い無いとかッ。」
目の色は変った。紫の焔が迸り出たようだった。怒ったのだ。
「…………」
「然程に物惜みなされて、それが何の為になり申す。」
「何の為にもなり申さぬ。」
と憎いほど悠然と明白に云って退けた。右膳は呆れさせられたが、何の為にもなり申さぬと云った言葉は虚言では無かったから仕方が無かった。
「何の為にもならぬことに、いやと申し張らるることもござるまい。応と言われれば、日頃の本懐も忽ち遂げらるる場合にござる。手段は既に十分にととのい、敵将を追落し敵城を乗取ること、嚢の物を探るが如くになり居れど、ただ兵粮其他の支えの足らぬため、勝っても勝を保ち難く、奪っても復奪わるべきを慮り、それ故に老巧の方々、事を挙ぐるに挙げかね、現に貴殿も日夜此段に苦んで居らるるではござらぬか。然るに、何かは存ぜず、渡りに舟の臙脂屋が申出、御用いあるべしと丹下が申出したは不埒でござろうや。損得利害、明白なる場合に、何を渋らるるか、此の右膳には奇怪にまで存ぜらる。主家に対する忠義の心の、よもや薄い筈の木沢殿ではござるまいが。」
と責むるが如くに云うと、左京の眼からも青い火が出たようだった。
「若輩の分際として、過言にならぬよう物を言われい。忠義薄きに似たりと言わぬばかりの批判は聞く耳持たぬ。損得利害明白なと、其の損得沙汰を心すずしい貴殿までが言わるるよナ。身ぶるいの出るまで癪にさわり申す。そも損得を云おうなら、善悪邪正定まらぬ今の世、人の臣となるは損の又損、大だわけ無器量でも人の主となるが得、次いでは世を棄てて坊主になる了休如きが大の得。貴殿やそれがし如きは損得に眼などが開いて居らぬ者。其損得に掛けて武士道――忠義をごったにし、それはそれ、これはこれと、全く別の事を一ツにして、貴殿の思わくに従えとか。ナニ此の木沢左京が主家を思い敵を悪む心、貴殿に分寸もおくれ居ろうか、無念骨髄に徹して遺恨已み難ければこそ、此の企も人先きに起したれ。それを利害損得を知らぬとて、奇怪にまで思わるるとナ。それこそ却って奇怪至極。貴殿一人が悪いではないが、エーイ、癪に触る一世の姿。」
「訳のよく分らぬことを仰せあるが、右膳申したる旨は御取あげ無いか。」
「…………」
「必ず御用いあることと存じて、大事も既に洩らしたる今、御用いなくば、後へも前へも、右膳も、臙脂屋も動きが取れ申さぬ。ナ、御返答は……」
「…………」
「主家のためなり、一味のためなり、飽まで御返辞無きに於ては、事すでに逼ったる今」
と、決然として身を少く開く時、主人の背後の古襖左右へ急に引除けられて、
「慮外御免。」
と胴太き声の、蒼く黄色く肥ったる大きなる立派な顔の持主を先に、どやどやと人々入来りて木沢を取巻くように坐る。臙脂屋早く身退りし、丹下は其人を仰ぎ見る、其眼を圧するが如くに見て、
「丹下、けしからぬぞ、若い若い。あやまれあやまれ。後輩の身を以て――。御無礼じゃったぞ。木沢殿に一応、斯様に礼謝せい。」
と、でっぷり肥ったる大きな身体を引包む緞子の袴肩衣、威儀堂々たる身を伏せて深々と色代すれば、其の命拒みがたくて丹下も是非無く、訳は分らぬながら身を平め頭を下げた。偉大の男はそれを見て、笑いもせねば褒めもせぬ平然たる顔色。
「よし、よし、それでよし。よくあやまってくれたぞ、丹下。木沢氏、あの通りにござる。卒爾に物を申し出したる咎、又過言にも聞えかねぬ申しごと、若い者の無邪気の事でござる。あやまり入った上は御免し遣わされい。さて又丹下、今一度ただ今のように真心籠めて礼を致してノ、自分の申したる旨御用い下されと願え。それがしも共に願うて遣わす、斯くの通り。」
と、小山を倒すが如くに大きなる身を如何にも礼儀正しく木沢の前に伏せれば、丹下も改めて、
「それがしが申したる旨御用い下さるよう、何卒、御願い申しまする木沢殿。」
という。猶未だ頭を上げなかった男、胴太い声に、
「遊佐河内守、それがしも同様御願い申す。」
と云い、
「エイ、方々は何をうっかりとして居らるる。敵に下ぐる頭ではござらぬ、味方同士の、兄弟の中ではござらぬか。」
と叱すれば、皆々同じく頭を下げて、
「杉原太郎兵衛、御願い申す。」
「斎藤九郎、御願い申す。」
「貴志ノ余一郎、御願い申す。」
「宮崎剛蔵……」
「安見宅摩も御願い申す。」
と渋い声、砂利声、がさつ声、尖り声、いろいろの声で巻き立って頼み立てた。そして人々の頭は木沢の答のあるまでは上げられなかった。丹下はむずむずしきった。無論遊佐の見じろぎの様子一ツで立上るつもりである。
「遊佐殿も方々も御手あげられて下されい。丹下右膳殿御申出通りに計らい申しましょう。」
人々は皆明るい顔を上げた。右膳は取分け晴れやかな、花の咲いたような顔をした。臙脂屋の悦んだのはもとよりだつたが、遊佐河内守は何事も無かったような顔であった。そして忽ちに臙脂屋に対って、
「臙脂屋殿。」
と殿づけにして呼びかけた。臙脂屋は
「ハ」
と恐縮して応ずると、
「只今聞かるる通り。就ては此方より人を差添え遣わす。貴志ノ余一郎殿、安見宅摩殿、臙脂屋と御取合下されて、万事宜敷御運び下されい。ただし事皆世上には知られぬよう、臙脂屋のためにも此方のためにも、十二分に御斟酌あられい。ハテ、心地よい。木沢殿、事すでにすべて成就も同様、故管領御家再興も眼に見えてござるぞ。」
というと、人々皆勇み立ち悦ぶ。
「損得にはそれがしも引廻されてござるかナ。」
と自ら疑うように又自ら歎ずるように、木沢は室の一隅を睨んだ。
其後幾日も無くて、河内の平野の城へ突として夜打がかかった。城将桃井兵庫、客将一色何某は打って取られ、城は遊佐河内守等の拠るところとなった。其一党は日に勢を増して、漸く旧威を揮い、大和に潜んで居た畠山尚慶を迎えて之を守立て、河内の高屋に城を構えて本拠とし、遂に尚慶をして相当に其大を成さしむるに至った。平野の城が落ちた夜と同じ夜に、誰がしたことだか分らなかったが、臙脂屋の内に首が投込まれた。京の公卿方の者で、それは学問諸芸を堺の有徳の町人の間に日頃教えていた者だったということが知られた。
底本:「昭和文学全集 第4巻」小学館
1989(平成元)年4月1日初版第1刷発行
底本の親本:「露伴全集 第六巻」岩波書店
1978(昭和53)年7月18日
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校正:今井忠夫
2003年5月18日作成
2012年5月15日修正
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「匈/(胃-田)」、U+80F7 997-上-1、1006-中-18
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