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国境
la frontière
黒島伝治
Kuroshima Denji
source: https://aozorashoin.com/title/50113
日本文学全集44
あらすじ
黒竜江を挟んで対峙するソ連のブラゴウエシチェンスクと、中国の黒河。凍てつく冬の間、氷結した川上を自由に渡り歩く人々。しかし、その自由の裏には、社会主義国家への密輸が横行していました。贅沢品を求める者、金儲けを企む者、それぞれの思惑が渦巻く中で、国境警備隊は、狡猾な密輸者たちとの緊張感あふれる攻防を繰り広げます。禁断の欲望と、国境を守る者の戦いが、冷酷な冬の夜空の下で繰り広げられます。
ブラゴウエシチェンスクと黒河を距てる黒竜江は、海ばかり眺めて、育った日本人には馬関と門司の間の海峡を見るような感じがした。二ツの市街が岸のはなで睨み合って対峙している。
河は、海峡よりはもっと広いひろがりをもって海のように豊潤に、悠々と国境を流れている。
対岸には、搾取のない生産と、新しい社会主義社会の建設と、労働者が、自分たちのための労働を、行いうる地球上たった一つのプロレタリアートの国があった。赤い布で髪をしばった若い女が、男のような活溌な足どりで歩いている。ポチカレオへ赤い貨車が動く。河のこちらは、支那領だ。
黒竜江は、どこまでも海のような豊潤さと、悠々さをたたえて、遠く、ザバイガル州と呼倫湖から、シベリアと支那との、国境をうねうねとうねり二千里に渡って流れていた。
十一月の初めだった。氷塊が流れ初めた。河面一面にせり合い、押し合い氷塊は、一度に放りこまれた塵芥のように、うようよと流れて行った。ある日、それが、ぴたりと動かなくなった。冬籠もりをした汽船は、水上にぬぎ忘れられた片足の下駄のように、氷に張り閉されてしまった。
舷側の水かきは、泥濘に踏みこんで、二進も三進も行かなくなった五光のようだった。つい、四五日前まで船に乗って渡っていた、その河の上を、二頭立の馬に引かれた馬車が、勢いよくがらがらと車輪を鳴らして走りだした。防寒服を着た支那人が通る。
Pour un Japonais qui avait passé son enfance à contempler la mer, le fleuve Amour, qui sépare Blagovechtchensk de Heihe, donnait l'impression de voir le détroit entre Shimonoseki et Moji. Les deux villes, postées face à face sur leurs rives respectives, semblaient se regarder avec défi.
Le fleuve, bien plus large que le détroit, coulait avec l'abondance majestueuse d'une mer, traçant une frontière naturelle.
Sur la rive opposée se trouvait le seul pays du prolétariat sur terre, où existait une production sans exploitation, où l'on bâtissait une nouvelle société socialiste, où les travailleurs pouvaient travailler pour eux-mêmes. Une jeune femme, les cheveux noués dans un foulard rouge, marchait d’un pas vif et énergique, presque comme un homme. Des wagons de marchandise rouges circulaient vers Petchkaïevo. Ici, sur notre rive, c'était la Chine.
L'Amour, avec toute l'opulence et la tranquillité d'une mer, serpentait sur deux mille lieues, depuis la région de Transbaïkalie et le lac Hulun, dessinant la frontière entre la Sibérie et la Chine.
C'était début novembre. Les premiers blocs de glace avaient commencé à dériver. Ils se heurtaient et se pressaient les uns contre les autres, flottant sur toute la surface du fleuve, pareils à des débris jetés à l’eau. Un jour, tout cela s'immobilisa. Les navires, confinés pour l’hiver, étaient pris dans les glaces, comme des geta oubliées sur l’eau.
Les roues à aubes, enfoncées dans la boue glacée, ressemblaient à des éventails brisés. Là où quelques jours auparavant on traversait en bateau, des charrettes tirées par des chevaux circulaient maintenant avec fracas. Des Chinois en tenue d'hiver passaient.
サヴエート同盟の市街、ブラゴウエシチェンスクと、支那の市街黒河とを距てる「海峡」は、その日から埋められた。黒橇や、荷馬車や、徒歩の労働者が、きゅうに檻から放たれた家畜のように、自由に嬉々として、氷上を辷り、頻ぱんに対岸から対岸へ往き来した。
「今日は! タワーリシチ! 演説を傍聴さしてもらうぞ」
支那人、朝鮮人たち、労働者が、サヴエート同盟の土を踏むことをなつかしがりながら、大きな露西亜式の防寒靴をはいて街の倶楽部へ押しかけて行った。
十一月七日、一月二十一日には、労働者たちは、河を渡ってやって行く。三月八日には女たちがやって行く。
「僕、日本人、行ってもいいですか?」
「よろしい」
その日本人は、二十歳を過ぎたばかりだった。モスクワへ行きたい希望を抑えることができなかった。黒河に住んで一年になる。いつか、ブラゴウエシチェンスクにも、顔見知りが多くなっていた。
Ce jour-là, le "détroit" séparant Blagovechtchensk, la ville soviétique, de Heihe fut comblé. Traîneaux, charrettes et travailleurs à pied se déplaçaient librement sur la glace, joyeux comme des animaux libérés de leur enclos, allant et venant d'une rive à l'autre.
"Bonjour, camarade ! Permettez-moi d’assister au discours !"
Des Chinois, des Coréens, des ouvriers, nostalgiques de fouler le sol de l’Union soviétique, chaussés de grandes bottes russes, se pressaient vers les clubs de la ville.
Le 7 novembre, le 21 janvier, les travailleurs traversaient le fleuve. Le 8 mars, c'était le tour des femmes.
"Je suis Japonais, puis-je venir aussi ?"
"Bien sûr !"
Ce Japonais avait à peine vingt ans. Il ne pouvait contenir son désir d'aller à Moscou. Il vivait à Heihe depuis un an, et connaissait déjà beaucoup de monde à Blagovechtchensk.
黒竜江にはところどころ結氷を破って、底から上ってくる河水を溜め、荷馬車を引く、咽頭が乾いた馬に水をのませるのを商売とする支那人が現れた。いくら渇を覚えても、氷塊を破って馬に喰わせるわけには行かない。支那人は一回、銅片一文を取って馬に水を飲ませるのだ。水が凍らないように、長い棒でしょっちゅう水面をばしゃばしゃかきまぜ、叩いていた。白鬚まじりの鬚に氷柱をさがらした老人だった。
税関吏と、国境警戒兵は、そのころになると、毎年、一番骨が折れた。一番油断がならなかった。黒河からやってくる者たちは、何物も持たず、何物をも求めず、ただプロレタリアートの国の集団農場や、突撃隊の活動や、青年労働者のデモを見たいがためにやってくる。そういう風に見える。しかし、なかには、大褂児の下に絹の靴下を、二三十足もかくしていた。帽子の下に天子印の、四五間さきの空気をくんくんさせる高価な化粧品をしのばせていた。そして、彼らが市街のいずれかへ消えて行って、今夜ひっかえしてくる時には、靴下や化粧品のかわりに、ルーブル紙幣を、衣服の下にかくしている。そんな奴があった。
Sur l'Amour, on voyait par endroits des Chinois briser la glace pour puiser de l'eau qu'ils donnaient aux chevaux des charrettes. Il n’était pas possible de faire manger de la glace directement à un cheval, même assoiffé. Un vieil homme à la barbe mêlée de blanc et parsemée de glaçons remuait constamment l'eau avec un long bâton pour l'empêcher de geler ; il prenait une pièce de cuivre pour chaque cheval abreuvé.
Pour les douaniers et les gardes-frontières, cette période de l'année était la plus éprouvante, celle où il fallait être le plus vigilant. La plupart des visiteurs venant de Heihe ne transportaient rien, ne demandaient rien, ils venaient seulement pour voir les fermes collectives du pays prolétarien, les activités des brigades de choc, ou la manifestation des jeunes ouvriers. Mais certains cachaient des dizaines de paires de bas de soie sous leurs manteaux, ou des parfums précieux sous leur chapeau. Lorsqu’ils repartaient le soir, après avoir disparu dans la ville, ils rapportaient sous leurs vêtements des roubles au lieu des chaussettes et des cosmétiques.
北方の国境の冬は、夜が来るのが早かった。
にょきにょきと屋根が尖った、ブラゴウエシチェンスクの市街は、三時半にもう、デモンストレーションのような電灯の光芒に包まれていた。
郊外には闇が迫ってきた。
厚さ三尺ないし八尺、黒竜江の氷は、なおその上に厚さを加えようとして、ワチワチ音を立て、底から表面へ瘤のようにもれ上ってきた。警戒兵は、番小屋の中で、どこから聞えてくるともない、無慈悲な寒冷の音を聞いた。
二重硝子の窓の外には、きつきつたる肌ざわりの荒い岩のような、黒竜江の結氷が星空の下に光っていた。
番小屋は、舟着場から、約一露里(約九丁)上流にあって建てられていた。夏は、対岸から、踵の高い女の白靴や、桜色に光沢を放っている、すき通るような薄い絹の靴下や、竹の骨を割った日傘が、舟で内密で持ちこまれてくる。ここは、流れが最も緩慢であった。そして、対岸の河岸が、三十メートル突きだして、ゆるく曲線を描いている関係から、舟は、流れの中へ放りだせば、ひとりでに流れに押されて、こちらの河岸へ吸いつけられるようにやってくる。地理的関係がめぐまれていた。支那人は、警戒兵が寝静まったころを見はからって、その自然を利用した。
L'hiver sur cette frontière nord voyait la nuit tomber très tôt.
Dès trois heures et demie de l’après-midi, la ville de Blagovechtchensk, hérissée de toits pointus, baignait dans la lumière électrique, telle une manifestation
Aux abords de la ville, l’obscurité avançait.
Les glaces de l'Amour, épaisses de trois à huit pieds, continuaient à s’accumuler, en craquant et gonflant en surface. Dans le poste de garde, les sentinelles entendaient les bruits impitoyables du froid.
Derrière les doubles vitres, la glace du fleuve luisait sous les étoiles, rugueuse comme de la pierre.
Le poste de garde, situé à environ une verste en amont de l'embarcadère, était l'endroit où l'été, on faisait passer clandestinement par bateau, depuis l'autre rive, des bottes blanches à talons, des bas de soie transparents d’un rose lustré, ou des ombrelles de bambou. Le courant était ici le plus lent. Grâce à une avancée de trente mètres sur l’autre rive, qui formait une courbe douce, il suffisait de mettre sa barque à l’eau pour qu’elle vienne d’elle-même accoster sur l'autre berge. Les Chinois profitaient de cet avantage naturel, en particulier la nuit, lorsque les gardes dormaient.
かつては、この地点から、多くの酒精が、持ちこまれてきた。ウオッカの製造が禁じられていた、時代である。支那人は、錻力で特別に作らせた、コルセット様の、ぴったりと人間の胴体に合う中が空洞となった容器に、酒精を満し、身肌につけて、上から服を着、何食わぬ顔で河岸からあがってきた。酒精に水をまぜて、火酒として売りつけた。資本主義時代から、飲んだくれることが労働者的であるように思いこんでいるルンペンを酒に酔わしてしまった。酒のために、困難な闘争を忘れさせた。そして、ゼーヤから掘りだしてきた砂金を代りにポケットへしのばして、また、河を渡り、国外へ持ち去った。
今は酒は珍らしくはない。国内で作られている。
今は、五カ年計劃の実行に忙がしかった。能率増進に、職場と職場が競争した。贅沢品や、化粧品をこしらえているひまはなかった。そんなものをかえりみているどころではなかった。
寒気が裂けるように、みしみし軋る音がした。
ペーチカへ、白樺の薪を放りこんだワーシカは、窓の傍によって聴き耳を立てた。二重硝子を透して遠くに、対岸の黒河の屋根が重い支那家屋の家なみが、黒く見えた。すべてがかたまりついた雪と氷ばかりだ。部分部分が白く、きらきらと光っていた。
Autrefois, à l'époque où la production de vodka était interdite, on avait fait passer beaucoup d'alcool par cet endroit. Les Chinois remplissaient d'alcool des récipients métalliques en forme de corset, moulés sur le corps, qu'ils portaient sous leurs vêtements, et débarquaient sur la rive nord l’air de rien. Ils coupaient ensuite l’alcool à l’eau pour le vendre comme eau-de-vie. Les lumpen étaient convaincus, à l’époque capitaliste, que boire était « ouvrier ». L'alcool les rendait ivres et leur faisait oublier la difficulté de leurs luttes. Les Chinois troquaient parfois l'alcool contre de la poussière d'or extraite de la Zeïa, qu'ils ramenaient de l’autre côté du fleuve.
Aujourd’hui, l’alcool n’est plus rare, il est produit dans le pays.
Aujourd’hui, chacun était affairé à la réalisation du plan quinquennal. Les ateliers rivalisaient entre eux pour améliorer le rendement. On n’avait pas de temps à perdre à fabriquer des articles de luxe ou des cosmétiques.
Le froid, déchirant, faisait craquer tout avec violence.
Vashka, qui avait jeté des bûches de bouleau dans le poêle russe (pechka), se pencha vers la fenêtre et prêta l’oreille. A travers le double vitrage, on voyait au loin les toits des lourdes maisons chinoises de Heihe, sombres sous la neige. Tout n'était que glace et neige durcie, étincelant par endroits.
また、きしきしという軋りが聞えて、氷上蹄鉄を打ちつけられた馬が、氷を蹴る音がした。
「来ているぞ。また、来ているぞ」
ワーシカは、二重硝子の窓に眼をよりつけるようにして、外をうかがった。「偉大なる転換の一年」を読んでいたシーシコフは、頭を上げて、スヰッチをひねった。電灯が消えた。番小屋は真暗になった。と、その反対に、外界の寒気と氷の夜の風景が、はっきりと窓に映ってきた。
河を乗り起してやってくる馬橇が見えた。警戒兵としての経験からくるある直感で、ワーシカは、すぐ、労働組合の労働者ではなく、密輸入者の橇であると神経に感じた。銃をとると、彼は扉を押して、戸外へ躍りでた。扉が開いたその瞬間に、刺すような寒気が、小屋の中へ突き入ってきた。シーシコフもつづいて立ちあがった。
「止れ! 誰れだ?」
支那人は、抑圧せられ、駆逐せられてなお、余喘を保っている資本主義的分子や、富農や意識の高まらない女たちをめがけて、贅沢品を持ちこんでくるのだ。一足の絹の靴下に五ルーブルから、八ルーブルの金を取って帰って行く。そして国境外では、サヴエート同盟に物資が欠乏していると、でたらめを飛ばした。
一方では、飲酒反対、宗教反対のピオニールのデモを見習った対岸の黒河の支那の少年たちが、同様のデモをやったりするのに、他方どうしても、こちらの、すきを伺っては、穀物のぬすみ喰いにたかってくる雀のように、密輸入と、ルーブル紙幣の密輸出を企てる支那人があるのを、ワーシカはいまいましく思った。
On entendit à nouveau un grincement aigu [kishi-kishi], puis le bruit des sabots d’un cheval dont les fers heurtaient la glace.
« Ils arrivent. Encore une fois, ils arrivent », dit Vashka, collant presque son visage contre le double vitrage pour scruter l’extérieur. Sishikov, qui lisait « L’Année du grand tournant », leva la tête et tourna l’interrupteur. La lumière s’éteignit et l’abri de garde se retrouva plongé dans l’obscurité. À l’inverse, cela fit ressortir avec netteté sur la fenêtre le froid du dehors et le paysage nocturne glacé.
Il aperçut un traîneau à cheval s’approcher sur la rivière. Par une sorte d’intuition née de son expérience de garde-frontière, Vashka sentit immédiatement, nerveusement, qu’il ne s’agissait pas d’un traîneau d’ouvriers du syndicat, mais bien de contrebandiers. Saisissant son fusil, il poussa la porte et se précipita dehors. Dès que la porte s’ouvrit, un froid mordant pénétra violemment dans la cabane. Sishikov se leva à son tour.
« Halte ! Qui va là ? »
Les Chinois étaient ceux qui apportaient des produits de luxe pour les éléments capitalistes survivants, pourchassés, mais continuant tant bien que mal à survivre, comme les koulaks ou les femmes à la conscience peu éveillée. Ils retournaient ensuite en Chine avec entre cinq et huit roubles pour une simple paire de bas de soie. Ils colportaient aussi à l’étranger le mensonge selon lequel l’Union Soviétique manquait de biens de consommation.
Alors que, d’un côté du fleuve, les jeunes Chinois de Heihe imitaient les défilés des pionniers soviétiques contre l’alcool ou la religion, il y avait toujours, aussi, des Chinois qui, tels des moineaux guettant la moindre occasion pour voler du grain, se glissaient en cachette pour faire de la contrebande ou exporter illégalement des roubles. Cela agaçait prodigieusement Vashka.
「止れ! 誰れだ!」
防寒帽で、すっかり、耳から鼻までかくしてしまった橇の上の男は、声で警戒兵が出てきたことを知るより先に、眼で危険を見て取った。
「止れ! 止らなけゃ打つぞ!」
ワーシカは氷を踏んで進んだ。シーシコフは彼につづいていた。彼らと橇の距離はもう六七間になった。一人が馭者台で鞭を持ち、二人が、その後に坐っていた。馬は二頭だ。橇はちょっと止ったように見えた。と、馭者台から舌打ちがして、馬はくるりと反対にまわってしまった。鞭が、はげしく馬の尻をしばく音がした。
「逃げるな!」
ワーシカは、すぐ折敷をして、銃をかまえた。命令をきかず、逃げだす奴は打ってもいいことになっているのだ。
何か、橇の上から支那語の罵る声がきこえた。ワーシカは引鉄を引いた。手ごたえがあった。ウーンと唸る声がした。同時に橇は、飛ぶような速力を出した。つづいて、シーシコフが発射した。
銃の響きは、凍った闇に吸いこまれるように消えて行った。
「畜生! 逃がしちゃった!」
« Halte ! Qui va là ! »
L’homme sur le traîneau, le visage entièrement recouvert par sa chapka, perçut le danger d’abord du regard, avant même d’entendre la voix du garde.
« Arrêtez ! Arrêtez ou je tire ! »
Vashka avançait sur la glace. Sishikov le suivait. Il ne restait déjà plus que six ou sept ken* entre eux et le traîneau. Un homme était assis sur le siège du cocher, tenant un fouet, et deux autres étaient assis derrière. Il y avait deux chevaux. Le traîneau sembla s’arrêter un instant. Puis, on entendit un claquement de langue du cocher, les chevaux firent demi-tour d’un coup, et le fouet claqua rageusement sur leurs flancs.
« Ne vous enfuyez pas ! »
Vashka se mit aussitôt en position de tir et arma son fusil. Ceux qui tentaient de fuir malgré les sommations pouvaient être abattus sur place.
On entendit dans le traîneau quelqu’un jurer en chinois. Vashka appuya sur la détente. Il sentit le recul ; un cri rauque s’éleva. Simultanément, le traîneau prit une vitesse folle, et Sishikov tira à son tour.
Le bruit de la détonation s’absorba lentement dans l’obscurité glacée.
« Bon sang ! Ils se sont échappés ! »
戸外で蒙古馬が嘶いた。
馭者の呉はなだめるような声をかけて馬を止めた。
ぶるぶる身慄いして、馬は、背の馬具を揺すぶった。今さっき出かけたばかりの橇がひっかえしてきたらしい。
外から頼むように扉を叩く。ボーイが飛んで行った。鍵をはずした。
きゅうにドカドカと騒がしい音がして、二人の支那人が支那服を着た田川を両方から助け肩にすがらしてはいってきた。
「大人、露西亜人にやられただ」
支那人の呉清輝は、部屋の入口の天鵞絨のカーテンのかげから罪を犯した常習犯のように下卑た顔を深沢にむけてのぞかした。深沢は、二人の支那人の肩のあいだにぶらさがって顔をしかめている田川を睨めつけた。
「何、貴様が、ボンヤリしているんだ! 今どき夏じゃあるまいし、警戒兵の網にひっかかるなんて、わざわざ小屋のある方を選って馬の頭をむけて行ったんだろう?」
「このごろ、大人、川凍ったばかりで道がない。まるで、山の岩のよう。夜、なお行きにくい」
「嘘言え、横着をしてもっと上流の方を廻らんからだ」
「大人、行ったことがない。どんなにあぶないか、どんなに行きにくいか知らない。何もしない者、何も知らない」
危険をくぐってやる仕事にかけては、俺の方がうわ手だ。ということを言いたげに呉は、安楽椅子に、ポンと落ちこんでチューインガムをしがんでいる深沢をチラと見て、にたにたと笑った。
Dehors, un cheval mongol hennit.
Le cocher Wu s’adressa à la bête d’une voix douce pour la calmer.
Elle s’ébroua, faisait tinter le harnais sur son dos. Il semblait que le traîneau à peine parti venait déjà de revenir.
Quelqu’un frappa à la porte, comme pour supplier d’entrer. Le garçon de service se précipita pour ôter le verrou.
Brusquement, dans un grand vacarme, deux Chinois en houppelandes bleues entrèrent, encadrant et soutenant aux épaules un homme, Tagawa.
« Patron, un Russe m’a tiré dessus… »
Le Chinois Wu Qinghui, avec son air de délinquant récidiviste, passa la tête à l’entrée, en écartant le rideau de velours, et regarda Fukazawa. Fukazawa dévisagea Tagawa, qui grimaçait de douleur, suspendu entre les épaules des deux Chinois.
« Quoi ! Tu n’as rien fait d’insensé, j’espère ? Ce n’est pas la saison pour se faire prendre dans le filet des gardes, tu t’es dirigé exprès vers la cabane, c’est ça ? »
« Patron, la rivière vient à peine de geler, il n’y a pas encore de chemin, c’est comme traverser des rochers de montagne. De nuit, c’est très difficile… »
« Menteur. Tu aurais dû faire le tour plus en amont, paresseux. »
« Patron, je n’y étais jamais allé, je ne savais pas à quel point c’était dangereux, ni combien c’était difficile. Ceux qui ne tentent rien ne savent rien. »
Wu, comme pour montrer qu’il était le meilleur dans ces affaires à risques, jeta un coup d’œil narquois à Fukazawa qui mâchait du chewing-gum affalé dans son fauteuil, et sourit avec une malice silencieuse.
「そうだ。何もしない者、何も知らないそうだ」
田川は唸く声の間から、とぎれとぎれに繰りかえした。弾丸のあたった腰は、火がついたように疼きほてついていた。
「チッ! しようがないね。貴様ら、呉と郭と二人で、それじゃ夜明に出かけろ、今度はうまくやらないと荷物を没収されちゃ、怺えせんぞ!」
「ああで」
荷物を積んだ橇は、門から厩の脇にひっぱりこまれた。橇の毛布には、田川の血が落ちて、凍りついていた。支那人はボール箱の荷物をおろすと、脂ぎった手で無神経にその毛布をめくり上げた。相変らず、おかしげににやにや独りで笑っていた。
「イーイーイイイ!」という掛声とともに、別の橇が勢いよく駈けこんできた。手綱が引かれて馬が止ると同時に防寒帽子の毛を霜だらけにした若いずんぐりした支那人がとびおりた。ひと仕事すまして帰ってきたのだ。
「どうしたい?」
毛布を丸めている呉清輝にきいた。
« Voilà. Ceux qui ne font rien ne savent rien. »
Tagawa répéta faiblement ces mots, entrecoupés de gémissements. La balle l’avait touché à la hanche, et il sentait une douleur cuisante comme si on le brûlait.
« Tsk ! On ne peut vraiment pas compter sur vous. Wu et Guo, partez avant l’aube cette fois, et faites bien attention : si la marchandise est à nouveau confisquée, je ne pourrai plus rien pour vous ! »
« Entendu. »
Le traîneau chargé fut tiré à l’abri, près de l’écurie. Sur la couverture du traîneau, le sang de Tagawa avait gelé. Les Chinois déchargèrent la caisse, et, de leurs mains grasses, soulevèrent sans ménagement la couverture déjà raidie, toujours souriants d’un air étrange.
« I-i-i-i ! » On entendit ce cri et un autre traîneau fonça dans la cour. Dès qu'il eut arrêté le cheval en tirant sur les rênes, le cocher, un jeune Chinois râblé, la chapka couverte de givre, sauta au sol. Il revenait d’une expédition.
« Qu’est-ce qui s’est passé ? » demanda-t-il à Wu Qinghui qui roulait la couverture.
「田川がうたれただよ」と呉は朗らかに笑った。「時にゃうたれることもあろうでか。これがおもしれえんだ」
「俺れら、こら、これだけやってきたぞ」
若い男は、一と握りの紙幣束を紙屑のようにポケットから掴みだしてみせた。そして、また、ルーブル相場がさがってきたと話した。
「さがれゃ、さがって、こちとらは、物を高く売りつけりゃええだ。なに、かまうこっちゃねえだ」
呉清輝は、実際、かげにかくれてこそこそと、あぶない仕事をやるために産れてきたような男だった。してはならぬ、ということがある。呉は、そのしてはならぬことを、かげにかくれて反対にやってみせる、それに快よさを覚えるようなたちの男だ。掏摸が一度、豪勢な身なりをしている男の懐中物をくすねて鼻をあかしてやると、その快味が忘れられず、何回もそれを繰りかえし、かっぱらう。そして、そのことのおもしろ味を享楽する。彼は、ちょうど、その掏摸根性のような根性を持っていた。
密輸入商人の深沢洋行には、また、呉清輝のごとき人間がぜひ必要なのであった。
深沢は、シベリアを植民地のように思って、利権を漁って歩いた男だ。
« Tagawa s’est fait tirer dessus ! », répondit Wu en riant franchement. « Ça arrive, non ? C’est ça qui rend le boulot excitant. »
« Nous, regarde, voilà ce que j’ai ramené ! »
Le jeune homme sortit de son manteau une liasse de billets froissés. Il ajouta que le taux du rouble avait encore baissé.
« Qu’il baisse, ça ne change rien pour nous, on n'a qu'à vendre plus cher notre marchandise. On s’en fout pas mal, hein ! »
Wu Qinghui était, en vérité, un homme né pour faire ce genre de boulot louche et clandestin. Il éprouvait du plaisir à faire en cachette tout ce qui était interdit. Comme un pickpocket qui, après avoir réussi à détrousser un homme bien habillé, ne peut plus se passer de cette sensation grisante et recommence encore et encore, savourant le frisson du vol, Wu avait précisément cette nature de chapardeur.
Pour le trafiquant Fukazawa et sa compagnie Fukazawa Yôkô, des hommes comme Wu Qinghui étaient absolument nécessaires.
Fukazawa était un homme qui considérait la Sibérie comme une colonie, un terrain à exploiter pour la chasse aux concessions et aux profits.
ルーブル紙幣は、サヴエート同盟の法律によって国外持出しを禁じられていた。そこでまた、国外から国内へ持ちこむこともできなかった。旅行者は、国境で円をルーブルに交換して行く、そして国外へ出る時には、ルーブルを円に交換してもらう。それは、一ルーブルが一円四銭の割合で交換された。ところが、ある時、深沢は、一ルーブル二十一銭で引きとった多くの紙幣を、国外から国内へ持ちこんで行った。そして、出てくる時、一円四銭で換えてもらって、ほくほくと逃げてきた。いっぱい喰わされたのはサヴエート同盟だった。彼は、昔から、こんな手段を使っていた。日本が出兵していたころ、御用商人に早変りして、内地なら三円の石油を一と鑵十二円で売りつけた。一ちょうの豆腐を十五銭に勘定した。ロシア人の馬車を使って、五割の頭をはねた。女郎屋のおやじになった。森林の利権を買って、それをまた会社へ鞘を取って売りつけた。日本軍が撤退すると、サヴエート同盟の経済力は、シベリアにおいても復旧した。社会主義的建設が行われだした。シベリアで金儲けをしようとする人間は駆逐された。それでも深沢は、どこまでもシベリアに喰いさがろうとした、黒竜江のこちら側へ渡った。火酒の密輸入をやった。火酒がだめになると、今度は贅沢品でサヴエート同盟の資本主義的分子を釣った。
さまざまな化粧品や、真珠のはまった金の耳輪や、蝶形のピンや、絹の靴下や、エナメル塗った踵の高い靴や、――そういう嵩ばらずに金目になる品々が、哈爾賓から河航汽船に積まれて、松花江を下り、ラホスースから、今度は黒竜江を遡って黒河へ運ばれてきた。それらの品々は、一時、深沢洋行の倉庫の中で休息した。それからおもむろに、支那人の手によって、国境をくぐりぬけ、サヴエート国内へもぐりこんで行った。
Il était interdit par la loi de sortir des billets de rouble du territoire soviétique. Il était également interdit d'en faire entrer depuis l’étranger. Les voyageurs devaient échanger leurs yens contre des roubles quand ils entraient, puis échanger les roubles restants contre des yens à leur sortie : le taux était d’un rouble pour un yen et quatre sen. Or, un jour, Fukazawa fit entrer illégalement de l’étranger une grande quantité de billets qu’il avait obtenus à un taux de un rouble pour vingt et un sen. En sortant du pays, il les échangea au taux officiel de un yen quatre sen, et s’en retourna tout content avec son gain illicite. C’est l’Union Soviétique qui s’était fait rouler. Il avait toujours agi de la sorte. À l’époque de l’expédition japonaise en Sibérie, il s’était reconverti en marchand « patriote », vendant douze yens un bidon de pétrole que l’on trouvait à trois yens en métropole. Il facturait quinze sen un bloc de tofu. Il utilisait des voitures russes et prélevait une commission de cinquante pour cent. Il était devenu tenancier de maison close. Il achetait des concessions forestières pour les revendre ensuite à sa propre compagnie en faisant une marge. Quand l’armée japonaise se retira, la puissance économique de l’Union soviétique se rétablit également en Sibérie, et la construction socialiste commença. Ceux qui venaient en Sibérie pour faire de l’argent furent chassés, mais Fukazawa s’accrocha et passa du côté chinois de l’Amour. Il se lança dans la contrebande d’alcool. Quand cela devint trop risqué, il se tourna vers les articles de luxe qui intéressaient les éléments capitalistes encore présents en Union Soviétique.
Divers articles faciles à transporter mais de grande valeur — cosmétiques, boucles d’oreilles en or ornées de perles, épingles en forme de papillon, bas de soie, chaussures à talons laqués — étaient chargés sur des bateaux à vapeur à Harbin, descendaient le Songhua, puis, à Lahasusu, remontaient l’Amour jusqu’à Heihe. Ces marchandises demeuraient un temps dans les entrepôts de Fukazawa, puis, graduellement, passaient la frontière grâce aux Chinois, pour finir par se retrouver sur le territoire soviétique.
これは二重の意義を持っていた。密輸入につきものの暴利をむさぼるだけではなかった。
肉色に透き通るような柔らかい絹の靴下やエナメルを塗った高い女の靴の踵は、ブルジョア時代の客間と、頽廃的なダンスと、寝醒めの悪い悪夢を呼び戻す。花から取った香水や、肌色のスメツ白粉や、小指のさきほどの大きさが六ルーブルに価する紅は、集団農場の組織や、労働者の学校や、突撃隊の活動などとは、およそ相反するものだ。それをわざわざ持ちこんで行くのは意味がなければならなかった。社会主義的社会の建設に恐怖しているブルジョア国家の手がそこに動いていた。警戒兵たちがいまいましがっている支那人の背後には、×××がいた。
商品とかえられて持ちだされてきいたルーブル紙幣は、十二銭内外で、サヴエート国内でただ一カ所密売買をやっている、浦潮の朝鮮銀行へ吸収されて行った。
鮮銀はさらに、カムチャッカ漁場の利権を買ってる漁業会社へ、一ルーブル十八銭――二十銭で売りつけた。
そこで、漁業会社は、普通相場の五分の一にあたる安いルーブル紙幣を借区料としてサヴエート同盟へ納めるのだった。そして、ぬくらんと懐を肥やして、威張っていた。
Ce trafic avait un double effet, il ne s’agissait pas seulement de profiter des énormes marges offertes par la contrebande.
Les bas de soie transparents à la teinte chair, ou les talons laqués des chaussures féminines évoquaient les salons bourgeois d'antan, les danses décadentes et les cauchemars au réveil amer. Les parfums, les poudres de riz pour le teint couleur chair, ou les bâtons de rouge à lèvres gros comme un petit doigt et vendus six roubles pièce étaient à l’opposé de la vie collective des kolkhozes, des écoles ouvrières ou de l’activité des brigades de choc. Il y avait une raison à cette introduction délibérée : derrière tout cela se mouvait la main des États bourgeois terrorisés par la construction de la société socialiste. Derrière les Chinois dont les gardes soviétiques se méfiaient, il y avait les ×××.
Les roubles sortis du pays en échange de ces marchandises étaient rachetés à douze sen environ par la Banque coréenne de Vladivostok, seul endroit où s’effectuait ce trafic sur le sol soviétique.
La banque revendait ensuite ces billets à des compagnies de pêche qui détenaient des concessions au Kamtchatka, au prix de un rouble pour dix-huit à vingt sen.
Ainsi les compagnies de pêche payaient leurs redevances à l’Union Soviétique avec des roubles acquis à seulement un cinquième de leur taux normal. Elles s’enrichissaient au passage et s'en montraient fières.
密輸入者の背後には、その商品を提供する哈爾賓のブルジョアが控えているばかりではなかった。資本主義××が控えていた。
どうすれば、こういう側面からのサヴエート攻撃の根を断つことができるか!
呉清輝は、警戒兵も居眠りを始める夜明け前の一と時を見計って郭進才と橇を引きだした。橇は、踏みつけられた雪に滑桁を軋らして、出かけて行った。
風も眠っていた。寒気はいっそうひどかった。鼻孔に吸いこまれる凍った空気は、寒いという感覚を通り越して痛かった。
十五分ばかりして、橇はひっかえしてきた。
呉は、左の腕を捩じ曲げるように、顎の下に、も一方の手で抱き上げ、額にいっぱい小皺をよせてはいってきた。
「早や行ってきたのかい?」
腰の傷の疼痛で眠れない田川は、水を飲ましてもらいたいと思いながら声をかけた。
Derrière les contrebandiers, il n’y avait pas seulement les bourgeois de Harbin qui fournissaient la marchandise : le capitalisme xxx était également à l’œuvre.
Comment donc couper à la racine cette offensive menée contre l’Union Soviétique par cette voie détournée ?
Wu Qinghui, avec Guo Jincai, attela le traîneau juste avant l’aube, à l’heure où les gardes-frontières commencent à somnoler. Le traîneau s’ébranla en grinçant dans la neige durcie. Le vent aussi s’était endormi. Le froid était pire que jamais. L’air gelé aspiré dans les narines était plus que simplement froid, il était douloureux.
Environ un quart d’heure plus tard, le traîneau était de retour.
Wu, son bras gauche tordu sous le menton et tenu de l’autre main, entra, avec le front plissé de mille petites rides.
"— Déjà de retour ?" demanda Tagawa, incapable de dormir à cause de sa hanche blessée, et qui s'apprêtait à demander qu'on lui donne de l'eau.
「火酒は残っていねえか? チッ! 俺れもやられた!」
「やっぱし、あしこのところからはいろうとしたのか?」
「いや、ずっと上へ廻ったんだ。ところがそこにも警戒兵がいた」
「どこにだって警戒兵はいるさ。番をするのはあたりまえだ」
「ふーむ、ふーむ、みごとにうたれちゃった」
呉清輝はうたれたのが愉快だというような声を出した。
火酒は、戸棚の隅に残っていた、呉は、それを傷口に流しかけた。酒精分が傷にしみた。すると、呉は、歯を喰いしばって、イイイッと頸を左右に慄わした。
「何て、縁儀の悪いこっちゃ、一と晩に二人も怪我をしやがって! 貴様ら、横着をして兵タイのいるいい道を選って行っとるんだろう。この荷物は急ぐんだぞ。これ、こんな催促の手紙が来とるんだぞ!」
朝、深沢洋行のおやじは、ねむげな眼に眼糞をつけて支那人部屋にはいってきた。呉清輝と田川とは、傷の痛さに唸りながら、半ば、うつらうつらしつつ寝台に横たわっていた。おやじは、いきなり、ペーチカの横の水汲みの石油鑵を蹴とばした。
「この荷物は急ぐんだぞ。これ、こんな催促の手紙が来とるんだぞ!」
クヅネツォフからの暗号の手紙を田川の頭のさきで振りまわした。それには、アルファベットとアラビア数字がきれぎれに、一字一字、全部で三十字ほど折れ釘のように並んでいた。クヅネツォフは、対岸の、北の村に住んでいる富農だ。パン粉を買い占めたり、チーズを買い占めたり、そして、それを労働者に高くで売りつける。そんなことを常習のようにやっている男だ。みんなに毛ぎらいされていた。
— Il ne reste pas un peu de vodka ? Tsk ! Moi aussi, je me suis fait avoir !
— Tu as encore essayé de passer par le même endroit, hein ?
— Non, j’ai fait un grand détour en amont. Mais il y avait aussi des gardes là-bas.
— Il y a des gardes partout. C’est normal, ils montent la garde.
— Humm, humm, je me suis fait avoir en beauté …, dit Wu Qinghui, en laissant échapper un rire comme s’il trouvait amusant de s’être fait tirer dessus.
Il restait un peu d’alcool dans un coin du placard. Wu en versa sur sa blessure. L’alcool brûlait sa plaie. Il serra les dents et secoua la tête de douleur.
— Quelle poisse, deux blessés dans la même nuit ! Vous avez pris exprès les routes bien gardées pour vous la couler douce, pas vrai ? Cette cargaison est urgente, vous savez. Regardez, on a reçu une lettre de rappel !
Au matin, le patron de la maison Fukazawa entra dans la chambre des Chinois, les yeux ensommeillés et encore collés de sommeil. Wu Qinghui et Tagawa, trop souffrants, étaient allongés, à demi endormis sur les lits. Le patron donna un coup de pied au bidon pétrole près du poêle.
— Cette marchandise est pressée, vous comprenez ? Regardez, une lettre de relance comme celle-ci !
Il brandit au-dessus de la tête de Tagawa une lettre cryptée de Kouznetsov. Les lettres de l’alphabet latin et des chiffres arabes y dessinaient une trentaine de signes tels des clous tordus. Kouznetsov était un koulak du village au nord, de l’autre côté de la rivière. Il achetait tout le pain, tout le fromage, pour les revendre au prix fort aux ouvriers. Il en avait fait son habitude et tout le monde le détestait.
「へへ、自分で持って行くがええや」
おやじが去ったあとで、呉清輝は呟いた。
田川は、これまで生きてきた日本の生活よりも、また、北満の河の北方側の生活よりも、河のかなたの生活の方がはるかにいいと心から思うことがたびたびあった。理屈ではなかった。街を歩いていると彼と同年くらいのロシアの青年たちの暗い影がちっともない顔を見てそう思うのだ。大またに、のしのしとまったく心配なげな歩きッぷりで歩いている。それを見てそう思うのだ。あの顔と較べて、いつも、じろじろ気を配って歩かなければならない罪人のような俺の境遇はどうだ!
彼れらは、銭を持っていることがいらない。仕事を失う心配がない。食うものも着るものも必要なだけ購買組合からあてがわれる。俺らは、ただ金を取るために、危いことだって、気にむかないことだって、何だってやっている。内地でだってそうだ。満州でだってそうだ。ところが、彼れらは、金を取るためではなく、自分たちの生活を築きあげるために働いている。他人のために働いているんではなく、自分のために働いているんだ!
— Héhé, tu n’as qu’à y aller toi-même, alors ! murmura Wu Qinghui après le départ du patron.
Tagawa, lui, pensait souvent du fond du cœur que la vie de l’autre côté de la rivière, en territoire soviétique, valait bien mieux que celle qu’il avait connue au Japon ou même en Mandchourie au nord du fleuve Songhua. Ce n’était pas une question de raisonnement. En marchant en ville, il regardait les visages sans ombre des jeunes Russes de son âge, insouciants, marchant d’un pas tranquille, presque joyeux, et il se disait : « Comparé à ça, moi, je vis comme un criminel qui doit toujours être sur ses gardes. »
Eux n’avaient pas besoin d’argent. Ils n’avaient pas peur de perdre leur emploi. Ils trouvaient à acheter tout ce dont ils avaient besoin au magasin coopératif. Tandis que nous, nous faisons n’importe quoi, y compris des choses risquées ou déplaisantes, juste pour gagner de l’argent. C’était pareil au Japon, pareil en Mandchourie. Mais eux, ils ne travaillent pas pour l’argent : ils travaillent pour construire leur propre vie. Ils ne travaillent pas pour les autres, mais pour eux-mêmes !
むつまじげに労働学生が本をかかえて歩いている。それだけが、もう、彼をすばらしく引きつけるのだった。
夜になると、怪我をしない郭と、若いボーイが扉のかげで立話をした。倉庫の鍵を外套から氷の上へガチャッと落した。やがて、橇に積んだボール紙の箱を乾草で蔽いかくし、馬に鞭打って河のかなたへ出かけて行った。
「あいつ、とうとう行っちゃったぞ!」
呉清輝は、田川の耳もとへよってきて囁いた。
「どうしてそれが分るかい!」
「どうしても、こうしてもねえ。あいつだってばかじゃねえからな」
呉清輝は、腹からおかしく、快よいもののようにヒヒヒと笑った。
翌朝、おやじが、あたふたと、郭を探しにはいってきた。郭の所有物を調べた。ズックの袋も、破れ靴も、夏の帽子も何一つ残っていなかった。
「くそッ! 畜生! 百円がところ品物を持ち逃げしやがった!」おやじは口をとがらしていた。
呉清輝と田川とはおやじが扉の外に見えなくなると、吹きだすようにヒヒヒヒと笑いだした。
Vor ces étudiants travailleurs, les bras chargés de livres, marchant dans une atmosphère de franche camaraderie, rien que cela suffisait à l’attirer irrésistiblement.
La nuit venue, le Chinois non blessé et un jeune garçon discutaient debout à l’ombre d’une porte. Le trousseau de clés de l’entrepôt tomba de son manteau sur la glace avec un bruit sec. Bientôt, ils camouflèrent une caisse en carton, chargée sur le traîneau, sous de la paille, fouettèrent le cheval, et prirent la direction de l’autre rive du fleuve.
« Il est finalement parti, lui ! »
Wu Qinghui vint susurrer à l’oreille de Tagawa.
« Comment peux-tu en être sûr ? »
« Bah, c’est évident. Il n’est pas idiot, tu sais. »
Wu Qinghui rit, un rire venant du ventre, comme quelque chose de savoureux : « Hihihi ».
Le lendemain matin, le patron entra tout affolé, à la recherche du contremaître chinois. Il examina ses affaires. Il ne restait rien : ni le sac en toile, ni les chaussures trouées, ni le chapeau d’été.
« Bon sang ! Ce salaud ! Il s’est enfui avec pour cent yens de marchandises ! » grommelait le patron, en faisant une moue amère.
Dès que le patron hors de vue, Wu Qinghui et Tagawa éclatèrent de rire : « Hihihihi ! ».
三日たった。呉清輝は、一方の腕を頸にぶらさげたまま、起て橇に荷物を積んだ。香水、クリイム、ピン、水白粉、油、ヘアネット、摺り硝子の扇形の壜、ヘチマ形の壜。提灯形の壜。いろいろさまざまな恰好の壜がはいったボール箱が橇いっぱいに積みこまれた。呉は、その上へアンペラを置いた。そして、その上へ、秣草を入れた麻袋を置いた。傷ついた腕はまだ傷そうであった。しかし、人には、もうだいじょうぶだ、癒った、と言った。
「一人で出かけるのかい!」
田川は訊ねた。
「うむ、お前も行きたいか? 連てってやろうか」
呉清輝は、小鼻でくッくッと笑って、自分の所有物を纏めた。河のかなたへ𨻶ってしまうのだ。
「俺ゃ、まだ起られねえ」
晩が来ると、夜がふけるのを待たずに呉は出発した。
田川は、ベットに横たわっていた。
「気をつけろよ」
呉は出かけに言った。
「ああ」
Trois jours passèrent. Wu Qinghui, le bras toujours en écharpe, chargeait des colis sur le traîneau. Parfums, crèmes, épingles, poudre blanche, huiles, filets à cheveux, flacons en verre dépoli en forme d’éventail, flacons en forme de concombre, en forme de lanterne. Des cartons remplis de toutes sortes de flacons furent empilés sur le traîneau. Wu posa une bâche dessus. Par-dessus encore, il mit un sac en jute rempli de foin. Son bras blessé était encore douloureux, mais il disait aux autres que tout allait bien, que c’était presque guéri.
« Tu pars tout seul ? » demanda Tagawa.
« Ouais, tu veux venir aussi ? Je peux t’emmener, si tu veux. »
Wu Qinghui ricana doucement par le nez, et rassembla ses affaires. Il allait s’enfuir de l’autre côté du fleuve.
« Moi, je peux pas encore me lever… »
Le soir venu, sans attendre que la nuit soit trop avancée, Wu partit.
Tagawa était allongé dans son lit.
« Fais attention, hein. » lui dit Wu en partant.
« Ouais. »
一時間して、おやじが支那人部屋へとびこんできた。おやじは、また、郭進才の場合のように呉の床箆子の附近をさがしまわって、破った、虱のいる肌着が一枚丸めて放ってあるのをつまみ上げ、舌打ちをした。
「チッ! まったく、油断もすきもならん! 貴様は、こらッ、田川! ここに寝ていて呉が何をしていたか分ったであろうが!」
田川は、毛布をひっかむって眠ったふりをしていた。そして、おやじが出て行った後で声をあげて愉快げに笑った。
だが、数日の後、おやじは、別の支那人をつれてきた。保証金を取った。そして、倉庫に休んでいる品々を別の橇に積みこませた。
Une heure plus tard, le patron débarqua dans la chambre des Chinois. Comme dans le cas du contremaître Guo, il fouilla autour du lit de Wu, trouva un unique débardeur couvert de poux jeté en boule, et claqua la langue de mécontentement.
« Tss ! On ne peut vraiment pas baisser la garde une seconde ! Toi, là, Tagawa ! Allongé ici, tu devais bien voir ce que Wu a trafiqué, non ? »
Tagawa, tirant la couverture vers lui, fit semblant de dormir. Puis, une fois le patron parti, il éclata de rire avec une joie mal contenue.
Mais quelques jours plus tard, le patron ramena un autre Chinois. Il lui demanda une caution, puis fit charger les marchandises stockées dans l’entrepôt sur un autre traîneau.
黒竜江の結氷が轟音とともに破れ、氷塊は、濁流に押し流されて動きだす春がきた。
河蒸汽ののどかな汽笛が河岸に響きわたった。雪解の水は、岸から溢れそうにもれ上がっている。帆をあげた舟、発動汽船、ボート、櫓で漕ぐ舟、それらのものが春のぽかぽかする陽光をあびて上ったり下ったりした。
黒河からブラゴウエシチェンスクへは、もう、舟に乗らなければ渡ってくることはできない。しかし、警戒兵は、油断がならなかった。税関の船着場以外へ、毎晩、支那人の舟が闇に乗じてしのびよってきた。舟は、暗い。霧がおりた流れを、上流にむかって漕ぎのぼって行く。三四丁のぼると、すきを伺って、相手の頸もとへひらりと飛びこんでくるシャモのように、舳の向きをかえ、矢のように流れ下りながら、こちらへ泳ぎついてきた。そして、河岸へ這い上ると、それぞれの物を衣服の下や、長靴の中にしのばして、村の方へ消えて行った。
哈爾賓から運ばれたばかりのものを持ちこんでいるのだ。
警戒兵は見のがすわけには行かなかった。
Le printemps arriva, et la couverture de glace du fleuve Amour se brisa dans un fracas assourdissant. Les blocs de glace se mirent à dériver, poussés par le courant boueux.
Les sifflements paisibles des vapeurs fluviaux résonnaient sur les rives. Les eaux de fonte débordaient presque des berges. Barques à voile, vedettes à moteur, et barques à rames montaient et descendaient sous les doux rayons du soleil printanier.
De Heihe à Blagovechtchensk, on ne pouvait plus traverser qu'en bateau. Mais les soldats de garde restaient vigilants. Chaque nuit, des embarcations chinoises profitaient de l’obscurité pour accoster en dehors de l'embarcadère de la douane. Les bateaux, plongés dans l’ombre, remontaient le courant dans la brume nocturne. Quand ils avaient progressé de 300 à 400 mètres, ils viraient de bord à la moindre opportunité, et, comme un coq de combat fondant sur la nuque de son adversaire, filaient vers la rive, nageant vers ce côté-ci en profitant de la vitesse du courant. Une fois accostés, les hommes grimpaient sur la berge, leurs marchandises dissimulées sous les vêtements ou dans leurs bottes, puis ils disparaissaient en direction du village.
Ils transportaient des produits tout juste arrivés de Harbin.
Les soldats de garde ne pouvaient pas les ignorer.
彼れらは、まったく手ぶらで、ただ、衣服を着けただけで上がってくる。たんなる労働者か、百姓のように見えた。ところが、上衣を引きはぐと、どこにどうしてかくしているのか、五十足の靴下が、ばらばらと足もとへ落ちてきた。一人の少年が三十七個の化粧品の壜を持っていた。逃げる奴は射撃した。
それは、一時途絶えたかと思うと、また、警戒兵が気を許している時をねらって、闇に乗じてしのびよってきた。
五月にもやってきた。六月にもやってきた。七月にもやってきた。
「畜生! あいつらのしつこいのには根負けがしそうだぞ!」
ワーシカは、夜が短い白夜を警戒した。涼しかった。黒竜江の濁った流れを見ながら、大またに、のしのしと行ったりきたりするのは、いい気持のものだ。
八月に入って、密輸入者はどうしたのか、ふッと一人も発見されなくなった。「しかし、これで油断をしていると、またきゅうに、ドカドカと押しよせてくるんだぞ!」と警戒兵は考えた。
ある日だ。太陽が没して、まだ、あたりが白く見えていた。対岸の三十メートル突きだした一番地理にめぐまれた地点から、三艘の舟が列をなして、こちらの岸へ吸いつけられるように流れてきた。ワーシカがこれを見た。彼れは身をひそめて待ちかまえた。
Ils arrivaient les mains vides, habillés comme de simples ouvriers ou paysans. Mais en leur ôtant la veste, on voyait apparaître d’on ne sait où des dizaines de paires de chaussettes qui tombaient à leurs pieds. Un jeune garçon portait trente-sept flacons de cosmétiques. Ceux qui tentaient de fuir étaient abattus.
Parfois l’activité cessait un moment, puis reprenait dès que la vigilance des gardes faiblissait.
Ils venaient en mai. Ils venaient en juin. Ils venaient aussi en juillet.
« Bon sang ! Ces salauds sont d’une ténacité à toute épreuve ! »
Vashka, posté lors des nuits blanches, restait sur ses gardes. C’était agréable d'aller et venir à grands pas le long du fleuve Amour, observant le courant boueux.
Mais en août, subitement, plus aucun contrebandier ne fut aperçu. « Mais attention, c’est dans ces moments-là qu’ils font mine d’être calmes avant de débarquer en masse ! » se disait le garde.
Un soir, alors que le soleil venait de se coucher et que la clarté subsistait encore, trois barques formant une file quittèrent le rivage d’en face, à 30 mètres du point le plus avancé, et furent entraînées ici, vers la rive. Vashka les aperçut. Il se tapit, prêt à intervenir.
舟は、矢のように岸へ流れ着いた。支那語で笑い喋りながら、六七人の若者がごそごそとあがってきた。ワーシカは、一種の緊張から、胸がドキドキした。
「待て!」
彼れは、小屋のかげから着剣した銃を持って踊りでた。
若者は立止った。そして、
「何でがすか? タワリシチ!」
馴れ馴れしい言葉をかけた。倶楽部で顔見知りの男が二人いた。中国人労働組合の男だ。
「や!」
ワーシカは、ひょくんとして立止った。
「今晩は、タワーリシチ! 倶楽部で催しがあるんでしょう? 行ってもいいですか」
「ああ、よろしい」
青年たちは愉快げに笑いながら番小屋の前を通りすぎて行った。ワーシカは、ポカンとして、しばらくそこに不思議がりながら立っていた。密輸入者はどうしたんだろう。
Les barques atteignirent le rivage comme des flèches. Six ou sept jeunes, bavardant gaiement en chinois, débarquèrent en chahutant. Vashka, soudain, sentit son cœur s’accélérer.
« Halte ! »
Il surgit, armé de son fusil à baïonnette, depuis l’ombre d’une cabane.
Les jeunes s’arrêtèrent net.
« Qu’est-ce qu’il y a, camarade ? » lui lancèrent-ils familièrement. Deux hommes qu’il reconnut aussitôt comme membres du syndicat chinois apparurent.
« Oh ! »
Vashka s’arrêta surpris.
« Bonsoir, camarade ! Il y a une fête au club ce soir, non ? On peut y aller, alors ? »
« Oui, allez-y. »
Les jeunes gens passèrent en riant devant la guérite. Vashka, interloqué, resta un moment debout, songeur. Que sont donc devenus les contrebandiers… ?
だが、間もなく、ワーシカの疑問は解決された。朝鮮銀行がやっていた、暗黒相場のルーブル売買が禁止されたのが明らかになった。密輸入者が国外へ持ちだしたルーブル紙幣を金貨に換える換え場がなくなったのだ。
日本のブル新聞は、鮮銀と、漁業会社に肩を持って、ぎょうぎょうしげに問題を取り上げていた。
しかし、「そうだ、もっと早くから、ルーブル紙幣の暗黒売買を禁止しとかなけゃならなかったのだ! これさえ抑えとけば、香水をつけたり、絹の靴下をはいたりして、封建時代の気分を呼び戻そうとするような、反動分子に何も手にはいれゃしなかったのだ! プロレタリアの国に喰い下ろうとするブルジョアどもも何も手出しができやしなかったのだ!」と考えていた。
「よろしく、今のうちにその根から掘取りおくべしだ!」
了
Cependant, la réponse ne tarda pas : la banque coréenne, qui alimentait le trafic des roubles, venait d’être interdite. Les contrebandiers n’avaient plus de débouché pour changer leurs roubles exportés contre des pièces d’or.
La presse japonaise, prenant le parti de la banque et des compagnies de pêche, ébruitait l’affaire de façon tapageuse.
Pourtant, il le fallait, pensait-on : « Dès le début, on aurait dû empêcher le trafic des roubles ! Si seulement cela avait été contrôlé, ces réactionnaires qui essaient de raviver l’esprit du féodalisme avec des parfums et des bas de soie n’auraient rien pu obtenir ! Les bourgeois qui tentent de s’incruster dans le pays du Prolétariat n’auraient rien pu faire ! »
« Il faut, maintenant, déraciner cela, jusqu’à la racine ! »
Fin
底本:「日本文学全集 44」集英社
1969(昭和44)年10月11日発行
初出:「戦旗」
1931(昭和6)年2月
入力:岡本ゆみ子
校正:noriko saito
2009年10月6日作成
青空文庫作成ファイル:
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