渦巻ける烏の群 :: une Nuée de Corbeaux

黒島伝治 :: Kuroshima Denji

1928

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黒島伝治---渦巻ける烏の群

昭和文学全集 第32巻

改造, Kaizō, février 1928

あらすじ

西伯利亜の兵営で暮らす日本兵たちは、厳しい寒さと食糧難に苦しんでいた。近くの露西亜人村の子供たちは、毎日兵営へやってきて、食べ残しの残飯を求める。兵士たちは、子供たちへの同情と、故郷への郷愁から、こっそり食べ物や物を与えるようになる。中でも、松木は、ある露西亜人女性に心を寄せるが、なかなか近づけずにいた。一方、他の兵士たちは、村の女性たちとの交流を楽しんでいた。しかし、ある日、兵営は、重要な守備任務のため、危険な地域への移動を命じられる。そして、松木と武石を含む一隊の兵士たちが、雪の曠野の中で消息不明となる。春が訪れ、残飯を求める子供たちも姿を見せなくなった。兵営では、行方不明になった兵士たちのことを、誰もが忘れかけていた。しかし、黒い烏の群が、雪の曠野を覆い尽くすように現れた。やがて、烏の群れの行動から、恐ろしい真実が明らかになる。

Dans un camp militaire en Sibérie, les soldats japonais vivaient dans des conditions extrêmement difficiles, souffrant du froid glacial et d’une grave pénurie de nourriture. Chaque jour, des enfants du village russe voisin se rendaient au camp pour quémander les restes des repas. Émus par leur misère et nostalgiques de leur propre patrie, les soldats commencèrent à leur donner en cachette de la nourriture et d'autres objets. Parmi eux, Matsuki éprouvait une attirance profonde pour une jeune femme russe, mais n’osait pas s’en approcher. D’autres soldats, en revanche, profitaient avec insouciance de leurs relations avec les femmes du village. Un jour, un ordre tomba : le camp devait être déplacé vers une zone dangereuse pour une mission de défense importante. Un détachement, comprenant Matsuki et Takeishi, fut envoyé à travers une vaste étendue enneigée — mais il disparut sans laisser de trace. Le printemps arriva, et même les enfants mendiants cessèrent de venir au camp. Peu à peu, le souvenir des soldats disparus s’effaça des mémoires. Jusqu’au jour où une nuée de corbeaux noirs envahit la plaine enneigée, recouvrant le paysage. Le comportement étrange de ces oiseaux finit par révéler une vérité terrifiante.

渦巻ける烏の群

一 - I

「アナタア、ザンパン、頂だい。」

子供達は青い眼を持っていた。そして、毛のすり切れてしまった破れ外套にくるまって、頭を襟の中に埋めるようにすくんでいた。娘もいた。少年もいた。靴が破れていた。そこへ、針のような雪がはみこんでいる。

松木は、防寒靴をはき、ズボンのポケットに両手を突きこんで、炊事場の入口に立っていた。

風に吹きつけられた雪が、窓硝子を押し破りそうに積りかかっていた。谷間の泉から湧き出る水は、その周囲に凍てついて、氷の岩が出来ていた。それが、丁度、地下から突き出て来るように、一昨日よりは昨日、昨日よりは今日の方がより高くもれ上って来た。彼は、やはり西伯利亜だと思った。氷が次第に地上にもれ上って来ることなどは、内地では見られない現象だ。

子供達は、言葉がうまく通じないなりに、松木に憐れみを求め、こびるような顔つきと態度とを五人が五人までしてみせた。

彼等が口にする「アナタア」には、露骨にこびたアクセントがあった。

« Anataa, zanpan, itadakai. »

(« Monsieur, des restes, s’il vous plaît. »)

Les enfants avaient les yeux bleus. Enveloppés dans des manteaux troués et usés jusqu’à la trame, ils étaient tassés sur eux-mêmes, le visage enfoui dans le col. Il y avait des filles, des garçons. Leurs chaussures étaient déchirées, laissant la neige, fine comme des aiguilles, s’y infiltrer.

Matsuki, chaussé de bottes d’hiver, les mains profondément enfoncées dans les poches de son pantalon, se tenait à l’entrée de la cuisine.

La neige poussée par le vent s'accumulait contre les vitres, menaçant de les briser. L’eau jaillissant d’une source de la vallée avait gelé tout autour, formant des rochers de glace. Ils donnaient l’impression de surgir du sous-sol, grandissant de jour en jour montant plus haut qu'avant-hier hier, et plus haut hier qu'aujourd'hui. Matsuki se dit qu’il était bien en Sibérie. Ce phénomène — cette glace montant peu à peu du sol — était inconcevable dans les terres japonaises.

Les enfants, incapables de bien se faire comprendre par les mots, suppliaient Matsuki avec un regard suppliant, des gestes et des expressions où se lisait toute leur détresse. Tous les cinq, chacun à sa manière, tentaient de l’attendrir.

cherchèrent la pitié de Matsuki, et tous les cinq, sans exception, affichèrent des expressions et des attitudes pleines de flatterie.

Dans leur « Anataa », il y avait un accent d’une soumission presque impudente.

「ザンパンない?」子供達は繰かえした。「……アナタア! 頂だい、頂だい!」

「あるよ。持って行け。」

松木は、残飯桶のふちを操って、それを入口の方へころばし出した。

そこには、中隊で食い残した麦飯が入っていた。パンの切れが放りこまれてあった。その上から、味噌汁の残りをぶちかけてあった。

子供達は、喜び、うめき声を出したりしながら、互いに手をかきむしり合って、携えて来た琺瑯引きの洗面器へ残飯をかきこんだ。

炊事場は、古い腐った漬物の臭いがした。それにバターと、南京袋の臭いがまざった。

調理台で、牛蒡を切っていた吉永が、南京袋の前掛けをかけたまま入口へやって来た。

武石は、ぺーチカに白樺の薪を放りこんでいた。ぺーチカの中で、白樺の皮が、火にパチパチはぜった。彼も入口へやって来た。

— « Zanpan nai ? » (Y a pas de restes ?), répétèrent les enfants.

— « … Anataa ! Itadakai, itadakai ! » (Monsieur ! S’il vous plaît, s’il vous plaît !)

— « Oui, j’en ai. Prenez-les. » répondit Matsuki.

Il inclina le seau de restes et le fit rouler vers l’entrée.

Il contenait du riz d’orge laissé par la compagnie. Des morceaux de pain y avaient été jetés pêle-mêle. Par-dessus, on avait versé les restes d’une soupe au miso.

Les enfants, ravis, laissèrent échapper des gémissements de joie tout en se disputant les restes à coups de mains arrachées les unes aux autres, les entassant dans une bassine émaillée qu’ils avaient apportée.

La cuisine empestait les vieux pickles pourris. Une odeur mêlée de beurre et de sacs de jute flottait dans l’air.

Yoshinaga, qui était en train de couper des racines de bardane sur le plan de travail, s’approcha de l’entrée, toujours vêtu de son tablier en toile de jute.

Takeishi, lui, jetait du bois de bouleau dans le pechka (le poêle russe). L’écorce crépitait vivement dans le feu. Il s’avança aussi jusqu’à l’entrée.

「コーリヤ。」

松木が云った。

「何?」

コーリヤは眼が鈴のように丸くって大きく、常にくるくる動めいている、そして顔にどっか尖ったところのある少年だった。

「ガーリヤはいるかね?」

「いるよ。」

「どうしてるんだ。」

「用をしてる。」

コーリヤは、その場で、汁につかったパン切れをむしゃむしゃ頬張っていた。

ほかの子供達も、或はパンを、或は汁づけの飯を手に掴んでむしゃむしゃ食っていた。

「うまいかい?」

「うむ。」

「つめたいだろう。」

— « Kolia. » dit Matsuki.

— « Quoi ? »

Kolia avait les yeux grands et ronds comme des grelots, toujours en mouvement, et son visage était marqué par une sorte de dureté pointue. C’était un garçon au regard vif et perçant.

— « Est-ce que Galia est là ? »

— « Oui. »

— « Que fait-elle ? »

— « Elle est occupée. »

Kolia, sur place, mâchait avidement un morceau de pain trempé dans la soupe.

Les autres enfants aussi, qui du pain, qui du riz imbibé de bouillon, mangeaient à pleines mains, goulûment.

— « C’est bon ? »

— « Mmm. »

— « C’est froid, non ? »

彼等は、残飯桶の最後の一粒まで洗面器に拾いこむと、それを脇にかかえて、家の方へ雪の丘を馳せ登った。

「有がとう。」

「有がとう。」

「有がとう。」

子供達の外套や、袴の裾が風にひらひらひるがえった。

三人は、炊事場の入口からそれを見送っていた。

彼等の細くって長い脚は、強いバネのように、勢いよくぴんぴん雪を蹴って、丘を登っていた。

「ナーシヤ!」

「リーザ!」

武石と吉永とが呼んだ。

「なアに?」

丘の上から答えた。

子供達は、皆な、一時に立止まって、谷間の炊事場を見下した。

「飯をこぼすぞ。」

吉永が日本語で云った。

「なアに?」

吉永は、少女にこちらへ来るように手まねきをした。

丘の上では、彼等が、きゃあきゃあ笑ったり叫んだりした。

そして、少し行くと、それから自分の家へ分れ分れに散らばってしまった。

Ils ramassèrent jusqu’au dernier grain de riz dans la bassine émaillée, puis, la serrant dans les bras, s’élancèrent vers leurs maisons à travers la colline enneigée.

— « Merci ! »

— « Merci ! »

— « Merci ! »

Leurs manteaux et les pans de leurs pantalons flottaient au vent.

Les trois soldats, debout à l’entrée de la cuisine, les regardaient partir.

Leurs jambes longues et fines, comme des ressorts puissants, bondissaient avec vigueur, projetant la neige tandis qu'ils montaient la colline.

— « Nashia ! »

— « Liza ! » appelèrent Takeishi et Yoshinaga.

— « Quoi ? » répondirent-ils du haut de la colline.

Tous les enfants s’étaient arrêtés d’un coup et regardaient en bas vers la cuisine dans la vallée.

— « Vous allez renverser votre bouffe ! » dit Yoshinaga en japonais.

— « Quoi ? » La fillette ne comprenait pas.

Yoshinaga lui fit signe de venir vers eux.

Là-haut, les enfants éclatèrent en rires et en cris.

Puis, après avoir avancé encore un peu, ils se séparèrent, chacun prenant le chemin de sa propre maison.

二 - II

山が、低くなだらかに傾斜して、二つの丘に分れ、やがて、草原に連って、広く、遠くへ展開している。

兵営は、その二つの丘の峡間にあった。

丘のそこかしこ、それから、丘のふもとの草原が延びて行こうとしているあたり、そこらへんに、露西亜人の家が点々として散在していた。革命を恐れて、本国から逃げて来た者もあった。前々から、西伯利亜に土着している者もあった。

彼等はいずれも食うに困っていた。彼等の畑は荒され、家畜は掠奪された。彼等は安心して仕事をすることが出来なかった。彼等は生活に窮するより外、道がなかった。

板壁の釘が腐って落ちかけた木造の家に彼等は住んでいた。屋根は低かった。家の周囲には、藁やごみを散らかしてあった。

処々に、うず高く積上げられた乾草があった。

荷車は、軒場に乗りつけたまま放ってあった。

室内には、古いテーブルや、サモ※(濁点付き片仮名ワ、1-7-82)ールがあった。刺繍を施したカーテンがつるしてあった。でも、そこからは、動物の棲家のように、異様な毛皮と、獣油の臭いが発散して来た。

それが、日本の兵卒達に、如何にも、毛唐の臭いだと思わせた。

La montagne descendait en pente douce, se divisant en deux collines qui s’étendaient ensuite en une vaste prairie s’ouvrant loin à l’horizon.

Le camp militaire était installé dans la gorge entre ces deux collines.

Par endroits sur les collines, ainsi que vers l’endroit où la prairie s’élargissait au pied de celles-ci, étaient disséminées quelques maisons russes. Certains habitants étaient des réfugiés qui, craignant la révolution, avaient fui leur région d’origine. D’autres vivaient en Sibérie depuis longtemps, ils y étaient établis depuis plusieurs générations.

Tous, sans exception, peinaient à survivre. Leurs champs avaient été saccagés, leur bétail pillé. Ils ne pouvaient plus travailler en toute tranquillité. Leur vie était marquée par la misère et la détresse.

Ils habitaient de vieilles maisons en bois, aux murs cloués et dont les clous rouillés menaçaient de tomber. Les toits étaient bas, et de la paille et des ordures étaient éparpillées autour des maisons.

Par endroits, des bottes de foin étaient entassées en grands tas.

Des charrettes restaient à l’abandon sous les auvents.

À l’intérieur, on trouvait de vieilles tables, des samovars, des rideaux brodés. Mais de là se dégageait une étrange odeur de peaux de bêtes et de graisse animale, qui évoquait davantage un repaire d’animaux qu’un foyer humain.

Pour les soldats japonais, cela représentait « l’odeur des barbares », étrangère et repoussante.

子供達は、そこから、琺瑯引きの洗面器を抱えて毎日やって来た。ある時は、老人や婆さんがやって来た。ある時は娘がやって来た。

吉永は、一中隊から来ていた。松木と武石とは二中隊の兵卒だった。

三人は、パン屑のまじった白砂糖を捨てずに皿に取っておくようになった。食い残したパンに味噌汁をかけないようにした。そして、露西亜人が来ると、それを皆に分けてやった。

「お前ンとこへ遊びに行ってもいいかい?」

「どうぞ。」

「何か、いいことでもあるかい?」

「何ンにもない。……でもいらっしゃい、どうぞ。」

その言葉が、朗らかに、快活に、心から、歓迎しているように、兵卒達には感じられた。

兵卒は、殆んど露西亜語が分らなかった。けれども、そのひびきで、自分達を歓迎していることを、捷く見てとった。

晩に、炊事場の仕事がすむと、上官に気づかれないように、一人ずつ、別々に、息を切らしながら、雪の丘を攀じ登った。吐き出す呼気が凍って、防寒帽の房々した毛に、それが霜のようにかたまりついた。

Chaque jour, les enfants venaient de ces maisons en portant des bassines émaillées. Parfois, c’étaient des vieillards ou des femmes âgées. Parfois encore, des jeunes filles.

Yoshinaga venait de la première compagnie ; Matsuki et Takeishi étaient soldats dans la deuxième compagnie.

Les trois prirent l’habitude de ne pas jeter le sucre blanc mêlé de miettes de pain, le gardant précieusement dans des assiettes. Ils évitaient aussi de verser la soupe miso sur le pain restant. Lorsque les Russes venaient, ils partageaient avec eux ce qu’ils avaient conservé.

— « Est-ce qu’on peut venir jouer chez toi ? »

— « Bien sûr. »

— « Il y a quelque chose de bien chez toi ? »

— « Non, rien du tout... mais viens, tu es le bienvenu. »

Ces mots, si simples, semblaient pour les soldats pleins de chaleur, de vivacité et d’un accueil sincère.

Ils ne comprenaient presque rien au russe, mais au ton, à l’intonation, ils percevaient clairement qu’ils étaient accueillis avec bienveillance.

Le soir, une fois les tâches de la cuisine terminées, ils grimpaient discrètement la colline enneigée, un par un pour ne pas être repérés par leurs supérieurs. Leur souffle gelait dans l’air glacial et formait une couche de givre sur les poils touffus de leurs bonnets d’hiver.

彼等は、家庭の温かさと、情味とに飢え渇していた。西伯利亜へ来てから何年になるだろう。まだ二年ばかりだ。しかし、もう十年も家を離れ、内地を離れているような気がした。海上生活者が港にあこがれ、陸を恋しがるように、彼等は、内地にあこがれ、家庭を恋しがった。

彼等の周囲にあるものは、はてしない雪の曠野と、四角ばった煉瓦の兵営と、撃ち合いばかりだ。

誰のために彼等はこういうところで雪に埋れていなければならないだろう。それは自分のためでもなければ親のためでもないのだ。懐手をして、彼等を酷使していた者どものためだ。それは、××××なのだ。

敵のために、彼等は、只働きをしてやっているばかりだ。

吉永は、胸が腐りそうな気がした。息づまりそうだった。極刑に処せられることなしに兵営から逃出し得るならば、彼は、一分間と雖も我慢していたくはなかった。――僅かの間でもいい、兵営の外に出たい、情味のある家庭をのぞきたい。そういう慾求を持って、彼は、雪の坂道を攀じ登った。

丘の上には、リーザの家があった。彼はそこの玄関に立った。

扉には、隙間風が吹きこまないように、目貼りがしてあった。彼は、ポケットから手を出して、その扉をコツコツ叩いた。

Ils étaient affamés de chaleur familiale et de tendresse humaine. Combien d’années s’étaient écoulées depuis leur arrivée en Sibérie ? À peine deux ans. Pourtant, ils avaient l’impression d’avoir quitté leur pays natal depuis dix ans. Comme les marins rêvent des ports et ont la nostalgie de la terre, ils rêvaient du Japon et regrettaient leur foyer.

Autour d’eux, il n’y avait qu’une interminable étendue enneigée, des casernes de briques anguleuses et des combats incessants.

Pour qui devaient-ils rester ensevelis sous la neige dans un tel endroit ? Ni pour eux-mêmes, ni pour leurs parents. Pour ceux qui, les mains dans les manches, les exploitaient sans pitié. Pour les ××××.

En somme, ils travaillaient gratuitement pour l’ennemi.

Yoshinaga sentait son cœur se putréfier. Il étouffait. S’il avait pu fuir la caserne sans risquer la peine capitale, il l’aurait fait sans hésiter une minute de plus. — Même pour un court instant, il voulait sortir de ces murs militaires, entrevoir un foyer empreint de tendresse humaine. Poussé par ce désir, il gravit la pente enneigée.

Au sommet de la colline se trouvait la maison de Lisa. Il se tint devant la porte d’entrée.

La porte avait été calfeutrée pour empêcher le vent de s’infiltrer. Il sortit la main de sa poche et frappa doucement à la porte.

「今晩は。」

屋内ではぺーチカを焚き、暖気が充ちている。その気はいが、扉の外から既に感じられた。

「今晩は。」

「どうぞ、いらっしゃい。」

朗らかで張りのある女の声が扉を通してひびいて来た。

「まあ、ヨシナガサン! いらっしゃい。」

娘は嬉しそうに、にこにこしながら、手を出した。

彼は、始め、握手することを知らなかった。それまで、握手をしたことがなかったのだ。何か悪いことをするように、胸がおどおどした。

が、まもなく、平気になってしまった。

のみならず、相手がこちらの手を強く握りかえした時には、それは、何を意味しているか、握手と同時に、眼をどう使うと、それはこう云っているのだ。気がすすまぬように、だらりと手を出せば、それは見込がない。等々……。握手と同時に現われる、相手の心を読むことを、彼は心得てしまった。

吉永がテーブルと椅子と、サモ※(濁点付き片仮名ワ、1-7-82)ールとがある部屋に通されている時、武石は、鼻から蒸気を吐きながら、他の扉を叩いていた。それから、稲垣、大野、川本、坂田、みなそれぞれ二三分間おくれて、別の扉を叩くのであった。

« Bonsoir. »

À l'intérieur, le poêle (pechka) chauffait la pièce et l’air était tiède. Cette chaleur, il la sentait déjà de l’extérieur.

« Bonsoir. »

« Entrez, je vous en prie. »

Une voix féminine claire et vibrante résonna à travers la porte.

« Oh, Yoshinaga-san ! Entrez donc. »

La jeune fille, rayonnante de joie, lui tendit la main en souriant.

Au début, il ne savait pas comment serrer la main. Il n'avait jamais fait cela auparavant. Son cœur battait comme s'il s'apprêtait à commettre une mauvaise action.

Mais bientôt, il se rassura.

Et quand la jeune femme lui serra la main avec force, il comprit ce que cela signifiait. Il apprit que, lors d’une poignée de main, on pouvait tout dire par le regard et la pression des doigts. Si l’on tendait la main mollement, sans énergie, cela voulait dire qu’il ne fallait rien espérer. Ainsi de suite... Il comprit comment lire les pensées de l’autre au travers d’une poignée de main.

Tandis qu’on faisait entrer Yoshinaga dans une pièce meublée d’une table, de chaises et d’un samovar, Takeishi, quant à lui, soufflant de la buée par le nez, frappait à une autre porte. Puis Inagaki, Ono, Kawamoto, Sakata : tous, à deux ou trois minutes d’intervalle, toquaient à d’autres portes.

「今晩は。」

そして、相手がこちらの手を握りかえす、そのかえしようと、眼に注意を集中しているのであった。

彼等のうちのある者は、相手が自分の要求するあるものを与えてくれる、とその眼つきから読んだ。そして胸を湧き立たせた。

「よし、今日は、ひとつ手にキスしてやろう。」

一人の女に、二人がぶつかることがあった。三人がぶつかることもあった。そんな時、彼等は、帰りに、丘を下りながら、ひょいと立止まって、顔を見合わせ、からから笑った。

「ソぺールニクかな。」

「ソぺールニクって何だい?」

「ソぺールニク……競争者だよ。つまり、恋を争う者なんだ。ははは。」

« Bonsoir. »

Et ils concentraient toute leur attention sur la façon dont leur main était serrée en retour, et sur le regard qui l'accompagnait.

Certains d'entre eux, à la lueur de ces yeux, comprirent que leur interlocutrice était prête à leur accorder ce qu'ils désiraient. Leur cœur s'emballait.

« Allez, ce soir, je vais pouvoir l’embrasser sur la main. »

Il arrivait que deux hommes se retrouvent face à la même femme. Parfois même trois. Dans ces cas-là, en redescendant la colline, ils s'arrêtaient soudain, échangeaient un regard et éclataient de rire.

« Un sopernik, hein ? »

« C'est quoi, un sopernik ? »

« Sopernik... un rival. Autrement dit, on est en concurrence amoureuse, haha. »

三 - III

松木も丘をよじ登って行く一人だった。

彼は笑ってすませるような競争者がなかった。

彼は、朗らかな、張りのある声で、「いらっしゃい、どうぞ!」と女から呼びかけられたこともなかった。

若しそれが恋とよばれるならば、彼の恋は不如意な恋だった。彼は、丘を登りしなに、必ず、パンか、乾麺麭か、砂糖かを新聞紙に包んで持っていた。それは兵卒に配給すべきものの一部をこっそり取っておいたものだった。彼は、それを持って丘を登り、そして丘を向うへ下った。

三十分ほどたつと、彼は手ぶらで、悄然と反対の方から丘を登り、それから、兵営へ丘を下って帰って来た。ほかの者たちは、まだ、ぺーチカを焚いている暖かい部屋で、胸をときめかしている時分だった。

「ああ、もうこれでやめよう!」彼は、ぐったり雪の上にへたばりそうだった。「あほらしい。」

丘のふもとに、雪に埋れた広い街道がある。雪は橇や靴に踏みつけられて、固く凍っている。そこへ行くまでに、聯隊の鉄条網が張りめぐらされてあった。彼は、毎晩、その下をくぐりぬけ、氷で辷りそうな道を横切って、ある窓の下に立ったのであった。

Matsuki faisait aussi partie de ceux qui montaient la colline.

Mais lui n’avait pas de rival dont il pouvait se moquer.

Jamais une femme ne l’avait accueilli d'une voix claire et joyeuse : « Entrez donc, je vous en prie ! »

Si cela s’appelait pouvait s'appeler de l'amour, alors son amour à lui était malheureux. Chaque fois qu’il montait la colline, il emportait du pain, des biscuits secs ou du sucre, emballés dans du papier journal. C’était une partie des rations destinées aux soldats, qu’il avait subtilisée. Il montait la colline avec ces provisions, puis la redescendait de l'autre côté.

Une demi-heure plus tard, il revenait les mains vides, l'air abattu, remontait la colline par le côté opposé, puis redescendait vers la caserne. Pendant ce temps, les autres étaient encore dans une chambre bien chauffée par un poêle, le cœur palpitant de bonheur.

« Ah, j’en ai marre ! » dit-il, prêt à s'écrouler de fatigue sur la neige. « C’est ridicule. »

Au pied de la colline s’étendait une large route recouverte de neige. La neige y avait été durcie par les traîneaux et les bottes. Avant d’y arriver, il fallait franchir le réseau de barbelés du régiment. Chaque soir, il rampait dessous, traversait la route glissante et gelée et se plaçait sous une certaine fenêtre.

「ガーリヤ!」

彼は、指先で、窓硝子をコツコツ叩いた。肺臓まで凍りつきそうな寒い風が吹きぬけて行った。彼は、その軒の下で暫らく佇んでいた。

「ガーリヤ!」

そして、また、硝子を叩いた。

「何?」

女が硝子窓の向うから顔を見せた。唇の間に白い歯がのぞいている。それがひどく愛嬌を持っている。

「這入ってもいい?」

「それ何?」

「パンだ。あげるよ。」

女は、新聞紙に包んだものを窓から受取ると、すぐ硝子戸を閉めた。

「おい、もっと開けといてくれんか。」

「……室が冷えるからだめ。――一度開けると薪三本分損するの。」

« Galiya ! »

Il tapotait doucement la vitre du bout des doigts. Un vent glacial à vous geler les poumons soufflait en rafales. Il restait un moment sous l'auvent.

« Galiya ! »

Il frappa de nouveau à la vitre.

« Quoi ? »

La jeune femme apparut derrière la fenêtre. Ses dents blanches brillèrent entre ses lèvres. C'était d'un charme irrésistible.

« Je peux entrer ? »

« Qu’est-ce que c’est ? »

« Du pain. Tiens. »

Elle prit le paquet de pain à travers la fenêtre, qu'elle referma aussitôt.

« Hé, ne ferme pas si vite ! »

« … La pièce va se refroidir. Impossible. – Chaque ouverture, c'est trois bûches de perdues. »

彼女は、桜色の皮膚を持っていた。笑いかけると、左右の頬に、子供のような笑窪が出来た。彼女は悪い女ではなかった。だが、自分に出来ることをして金を取らねばならなかった。親も、弟も食うことに困っているのだ。子供を持っている姉は、夫に吸わせる煙草を貰いに来た。

松木は、パンを持って来た。砂糖を持って来た。それから、五円六十銭の俸給で何かを買って持って来た。

でも、彼女の一家の生活を支えるには、あまりに金を持っていなすぎる。もっとよけいに俸給を取っている者が望ましい。

肉に饉えているのは兵卒ばかりではなかった。

松木の八十五倍以上の俸給を取っているえらい人もやはり貪慾に肉を求めているのであった。

「私、用があるの。すみません、明日来てくださらない。」

ガーリヤは云った。

「いつでも明日来いだ。で、明日来りゃ、明後日だ。」

「いえ、ほんとに明日、――明日待ってます。」

Elle avait une peau couleur rose comme une fleur de cerise. Lorsqu’elle souriait, des fossettes enfantines apparaissaient sur ses joues. Ce n’était pas une mauvaise fille, mais elle devait faire ce qu’elle pouvait pour gagner de l’argent. Ses parents et son jeune frère avaient faim. Sa sœur, qui avait un enfant, venait lui demander des cigarettes pour son mari.

Matsuki apportait du pain. Du sucre. Il achetait des choses avec sa maigre solde de cinq yens soixante sen, et les lui apportait.

Mais c’était bien trop peu pour subvenir aux besoins de toute la famille. Elle préférait quelqu’un avec une meilleure solde.

Les soldats n’étaient pas les seuls à avoir faim de chair.

Même les hauts gradés, qui gagnaient 85 fois plus que Matsuki, recherchaient avidement de la chair.

« Je suis occupée. Désolée, revenez demain, d’accord ? » dit Galiya.

« C'est toujours "reviens demain". Et quand demain arrive, c'est "après-demain". »

« Non, vraiment demain, – je vous attends demain. »

四 - IV

雪は深くなって来た。

炊事場へザンパンを貰いに来る者たちが踏み固めた道は、新しい雪に蔽われて、あと方も分らなくなった。すると、子供達は、それを踏みつけ、もとの通りの道をこしらえた。

雪は、その上へまた降り積った。

丘の家々は、石のように雪の下に埋れていた。

彼方の山からは、始終、パルチザンがこちらの村を覗っていた。のみならず、夜になると、歩哨が、たびたび狼に襲われた。四肢が没してもまだ足りない程、深い雪の中を、狼は素早く馳せて来た。

狼は山で食うべきものが得られなかった。そこで、すきに乗じて、村落を襲い、鶏や仔犬や、豚をさらって行くのであった。彼等は群をなして、わめきながら、行くさきにあるものは何でも喰い殺さずにはおかないような勢いでやって来た。歩哨は、それに会うと、ふるえ上らずにはいられなかった。こちらは銃を持っているとは云え、二人だけしかいないのだ。慄悍な動物は、弾丸をくぐって直ちに、人に迫って来る。それは全く凄いものだった。衛兵は総がかりで狼と戦わねばならなかった。悪くすると、腋の下や、のどに喰いつかれるのだ。

La neige s'épaississait.

Le chemin tracé par ceux qui venaient chercher les restes au réfectoire avait été recouvert par une couche fraîche, effaçant toute trace de passage. Mais les enfants, en le foulant à nouveau, avaient rétabli le sentier.

Puis la neige tomba encore.

Les maisons sur la colline ressemblaient à des pierres ensevelies sous la neige.

Là-bas, depuis les montagnes, les partisans surveillaient sans relâche le village. La nuit venue, les sentinelles étaient souvent attaquées par des loups. Dans la neige si profonde que leurs pattes disparaissaient complètement, ils se déplaçaient avec une rapidité terrifiante.

Affamés, n’ayant plus rien à se mettre sous la dent dans les montagnes, les loups profitaient de la moindre occasion pour attaquer les hameaux et emporter poules, chiots et cochons. Ils arrivaient en meute, hurlant, prêts à égorger et dévorer tout ce qui se trouvait sur leur passage. Les sentinelles tremblaient lorsqu’ils les rencontraient. Certes, ils étaient armés, mais ils n’étaient que deux. Ces bêtes féroces fonçaient sur eux, franchissant la grêle de balles. C’était effrayant. C’était vraiment terrifiant. Les gardes devaient s’y mettre à plusieurs pour les combattre les loups. Dans le pire des cas, ils étaient mordus sous les bras ou à la gorge.

薄ら曇りの日がつづいた。昼は短く、夜は長かった。太陽は、一度もにこにこした顔を見せなかった。松木は、これで二度目の冬を西伯利亜で過しているのであった。彼は疲れて憂欝になっていた。太陽が、地球を見棄ててどっかへとんで行っているような気がした。こんな状態がいつまでもつづけばきっと病気にかかるだろう。――それは、松木ばかりではなかった。同年兵が悉く、ふさぎこみ、疲憊していた。そして、女のところへ行く。そのことだけにしか興味を持っていなかった。

ガーリヤは、人眼をしのぶようにして炊事場へやって来た。古いが、もとは相当にものが良かったらしい外套の下から、白く洗い晒された彼女のスカートがちらちら見えていた。

「お前は、人をよせつけないから、ザンパンが有ったってやらないよ。」

「あら、そう。」

彼女は響きのいい、すき通るような声を出した。

「そうだとも、あたりまえだ。」

「じゃいい。」

黒く磨かれた、踵の高い靴で、彼女はきりっと、ブン廻しのように一とまわりして、丘の方へ行きかけた。

「いや、うそだうそだ。今さっきほかの者が来てすっかり持って行っちゃったんだ。」

松木はうしろから叫んだ。

「いいえ、いらないわ。」

Les jours gris et brumeux se succédaient. Les journées étaient courtes et les nuits longues. Le soleil ne montrait jamais un visage souriant. Matsuki en était à son deuxième hiver en Sibérie. Il était épuisé et abattu. Il avait l’impression que le soleil avait quitté la terre pour s’enfuir on ne sait où. Si cela continuait ainsi, il finirait par tomber malade. Et il n’était pas le seu : tous ses camarades de régiment étaient déprimés, épuisés, et n’avaient plus d’intérêt pour rien d’autre que d’aller voir les filles.

Galiya se faufilait discrètement jusqu’au réfectoire. Sous son vieux manteau, sans doute jadis de bonne qualité, on apercevait les frémissements de sa jupe blanchie par de nombreux lavages.

— Si tu repousses tout le monde, personne ne te donnera de pain, même s’il en reste.

— Oh, vraiment ? répondit-elle de sa voix claire et sonore.

— Mais oui, c’est normal.

— Alors tant pis.

D’un mouvement vif, comme une toupie, elle fit volte-face dans ses bottes noires à talons et se dirigea vers la colline.

— "Non, non, je plaisante ! Un autre est déjà venu et a tout pris !" lui cria Matsuki dans son dos.

— Non, ce n’est pas la peine, répondit-elle.

彼女の細長い二本の脚は、強いばねのように勢いよくはねながら、丘を登った。

「ガーリヤ! 待て! 待て!」

彼は乾麺麭を一袋握って、あとから追っかけた。

炊事場の入口へ同年兵が出てきて、それを見て笑っていた。

松木は息を切らし切らし女に追いつくと、空の洗面器の中へ乾麺麭の袋を放り込んだ。

「さあ、これをやるよ。」

ガーリヤは立止まって彼を見た。そして真白い歯を露わして、何か云った。彼は、何ということか意味が汲みとれなかった。しかし女が、自分に好感をよせていることだけは、円みのあるおだやかな調子ですぐ分った。彼は追っかけて来ていいことをしたと思った。

帰りかけて、うしろへ振り向くと、ガーリヤは、雪の道を辷りながら、丘を登っていた。

「おい、いいかげんにしろ。」炊事場の入口から、武石が叫んだ。「あんまりじゃれつきよると競争に行くぞ!」

Ses longues jambes, souples comme des ressorts, gravissaient la colline avec énergie.

— Galiya ! Attends ! Attends !

Il attrapa un paquet de biscuits secs et se lança à sa poursuite. Ses camarades, postés à l’entrée du réfectoire, le regardaient en riant.

Essoufflé, Matsuki la rattrapa et jeta le paquet de biscuits dans son seau vide.

— Tiens, prends ça.

Galia s’arrêta et le regarda. Ses dents d’une blancheur éclatante apparurent tandis qu’elle disait quelque chose. Il ne comprit pas ses mots, mais son ton doux et chaleureux lui fit comprendre qu’elle lui portait de l’affection. Il était content d’avoir couru.

En se retournant sur le chemin du retour, il la vit gravir la colline, glissant légèrement sur la neige.

— Hé, ne t’emballe pas trop ! cria Takeishi depuis le réfectoire. Si tu flirtes comme ça, je vais te faire concurrence !

五 - V

吉永の中隊は、大隊から分れて、イイシへ守備に行くことになった。

HとSとの間に、かなり広汎な区域に亘って、森林地帯があった。そこには山があり、大きな谷があった。森林の中を貫いて、河が流ていた。そのあたりの地理は詳細には分らなかった。

だが、そこの鉄橋は始終破壊された。枕木はいつの間にか引きぬかれていた。不意に軍用列車が襲撃された。

電線は切断されづめだった。

HとSとの連絡は始終断たれていた。

そこにパルチザンの巣窟があることは、それで、ほぼ想像がついた。

イイシへ守備中隊を出すのは、そこの連絡を十分にするがためであった。

吉永は、松木の寝台の上で私物を纏めていた。炊事場を引き上げて、中隊へ帰るのだ。

彼は、これまでに、しばしば危険に身を曝したことを思った。

弾丸に倒れ、眼を失い、腕を落した者が、三人や四人ではなかった。

彼と、一緒に歩哨に立っていて、夕方、不意に、胸から血潮を迸ばしらして、倒れた男もあった。坂本という姓だった。

La compagnie de Yoshinaga fut détachée du bataillon et envoyée pour assurer la défense d’Iishi.

Entre les villes de H et S, s’étendait une vaste région boisée, avec ses montagnes, ses larges vallées et une rivière qui la traversait. La géographie exacte de la région restait floue.

Mais les ponts ferroviaires y étaient constamment sabotés. Des traverses arrachées, des trains militaires attaqués par surprise.

Les lignes télégraphiques étaient systématiquement coupées.

Les communications entre H. et S. étaient sans cesse interrompues.

Tout laissait supposer que c’était dans cette zone que se trouvait le repaire des partisans.

Envoyer une compagnie en défense à Iishi visait à rétablir les liaisons.

Yoshinaga rangeait ses affaires sur la couchette de Matsuki. Il quittait le réfectoire pour rejoindre sa compagnie.

Il repensait aux nombreux dangers auxquels il avait déjà été exposé.

Plusieurs hommes étaient tombés sous les balles, perdant un œil ou un bras.

Un soir, un de ses camarades de faction, un certain Sakamoto, avait soudainement vomi un flot de sang avant de s’effondrer.

彼は、その時の情景をいつまでもまざまざと覚えていた。

どこからともなく、誰れかに射撃されたのだ。

二人が立っていたのは山際だった。

交代の歩哨は衛兵所から列を組んで出ているところだった。もう十五分すれば、二人は衛兵所へ帰って休めるのだった。

夕日が、あかあかと彼方の地平線に落ちようとしていた。牛や馬の群が、背に夕日をあびて、草原をのろのろ歩いていた。十月半ばのことだ。

坂本は、

「腹がへったなあ。」と云ってあくびをした。

「内地に居りゃ、今頃、野良から鍬をかついで帰りよる時分だぜ。」

「あ、そうだ。もう芋を掘る時分かな。」

「うむ。」

「ああ、芋が食いたいなあ!」

そして坂本はまたあくびをした。そのあくびが終るか終らないうちに、彼は、ぱたりと丸太を倒すように芝生の上に倒れてしまった。

吉永は、とび上った。

も一発、弾丸が、彼の頭をかすめて、ヒウと唸り去った。

「おい、坂本! おい!」

彼は呼んでみた。

軍服が、どす黒い血に染った。

坂本はただ、「うう」と唸るばかりだった。

Il se souvenait parfaitement de la scène.

La balle était venue de nulle part.

Ils étaient en poste près de la montagne.

La relève arrivait en formation depuis le poste de garde. Dans quinze minutes, ils seraient rentrés se reposer.

Le soleil couchant embrasait l’horizon. Des troupeaux de bœufs et de chevaux avançaient lentement dans la prairie, baignés de lumière. C’était la mi-octobre.

— J’ai faim, avait dit Sakamoto en bâillant.

— Si on était au pays, on rentrerait des champs avec la bêche sur l’épaule.

— Ah, c’est vrai. C’est l’époque des patates, non ?

— Ouais.

— Ah, j’aimerais tant en manger !

Et Sakamoto bâilla de nouveau. Avant même qu’il n’ait fini, il s’écroula comme une bûche sur l’herbe.

Yoshinaga sursauta.

Une autre balle lui frôla la tête en sifflant.

— Sakamoto ! Hé, Sakamoto !

Il l'appela.

L’uniforme était trempé d'un sang noirâtre.

Sakamoto ne pouvait qu’émettre un gémissement sourd.

内地を出発して、ウラジオストックへ着き、上陸した。その時から、既に危険は皆の身に迫っていたのであった。

機関車は薪を焚いていた。

彼等は四百里ほど奥へ乗りこんで行った。時々列車からおりて、鉄砲で打ち合いをやった。そして、また列車にかえって、飯を焚いた。薪が燻った。冬だった。機関車は薪がつきて、しょっちゅう動かなくなった。彼は二カ月間顔を洗わなかった。向うへ着いた時には、まるで黒ン坊だった。息が出来ぬくらいの寒さだった。そして流行感冒がはやっていた。兵営の上には、向うの飛行機が飛んでいた。街には到るところ、赤旗が流れていた。

そこでどうしたか。結局、こっちの条件が悪く、負けそうだったので、持って帰れぬ什器を焼いて退却した。赤旗が退路を遮った。で、戦争をした。そして、また退却をつづけた。赤旗は流行感冒のように、到るところに伝播していた。また戦争だ。それからどうしたか?……

雪解の沼のような泥濘の中に寝て、戦争をしたこともあった。頭の上から、機関銃をあびせかけられたこともあった。

Depuis le départ du Japon, l’arrivée à Vladivostok et le débarquement, le danger n’avait jamais cessé de planer sur eux.

La locomotive marchait au bois.

Ils avaient avancé de quatre cents lis environ. Parfois, ils descendaient du train pour échanger des coups de feu, puis remontaient pour préparer le riz. Le bois de chauffage fumait. C’était l’hiver. Faute de bois, la locomotive s’arrêtait fréquemment. Yoshinaga ne s’était pas lavé le visage depuis deux mois. À leur arrivée, il était noir comme du charbon. Le froid était suffocant. La grippe sévissait. Les avions ennemis survolaient les casernes. Des drapeaux rouges flottaient partout en ville.

Que firent-ils alors ? Finalement, leurs conditions étant désastreuses et la défaite proche, ils brûlèrent ce qu’ils ne pouvaient emporter et battirent en retraite. Les drapeaux rouges leur coupèrent la route. Ils combattirent. Puis continuèrent à reculer. Les drapeaux rouges se multipliaient comme une épidémie. Nouveau combat. Et ensuite ?...

Ils avaient dû dormir dans des marais produits par la fonte des neiges, sous la mitraille qui sifflait au-dessus de leurs têtes.

吉永は、自分がよくもこれまで生きてこられたものだと思った。一尺か二尺、自分の立っていた場所が横へそれていたら、死んでいるかもしれないのだ。

これからだって、どうなることか、分るものか! 分るものか! 俺が一人死ぬことは、誰れも屁とも思っていないのだ。ただ、自分のことを心配してくれるのは、村で薪出しをしているお母だけだ。

彼は、お母がこしらえてくれた守り袋を肌につけていた。新しい白木綿で縫った、かなり大きい袋だった。それが、垢や汗にしみて黒く臭くなっていた。彼は、それを開けて、新しい袋を入れかえようと思った。彼は、袋を鋏で切り開けた。お守りが沢山慾張って入れてある。金刀比羅宮、男山八幡宮、天照皇大神宮、不動明王、妙法蓮華経、水天宮。――母は、多ければ多いほど、御利益があると思ったのだろう! それ等が、殆んど紙の正体が失われるくらいにすり切れていた。――まだある。別に、紙に包んだ奴が。彼はそれを開けてみた。そこには紙幣が入っていた。五円札と、五十銭札と、一円札とが合せて十円ぐらい入っている。母が、薪出しをしてためた金を内所で入れといてくれたのだろう。

「おい、おい。お守りの中から金が出てきたが。」

吉永は嬉しそうに云った。

Yoshinaga se demanda comment il avait survécu jusqu’ici. Si, à tel ou tel moment, il s’était déplacé d’un mètre, il serait mort.

Et maintenant ? Qui savait ce qui l’attendait ? Personne ne se souciait de sa mort, sauf sa mère, là-bas, au village, en train de couper du bois.

Il portait contre sa peau l’amulette qu’elle lui avait confectionnée. Un sachet en coton blanc, assez grand, maintenant noirci et puant de sueur. Il voulut l’ouvrir pour le remplacer. Avec des ciseaux, il le décousit. Il était rempli à craquer de talismans : Kotohira-gu, Hachiman d’Otokoyama, Amaterasu, Fudō Myōō, le Sūtra du Lotus, Suitengū... Sa mère avait dû penser que plus il y en avait, plus ils seraient efficaces. Ils étaient si usés qu’on distinguait à peine le papier. Et puis, il y avait autre chose. Un petit paquet séparé. Il le déplia. À l’intérieur, des billets. Un billet de cinq yens, un de cinquante sen, un autre d’un yen, pour un total d’environ dix yens. Sa mère avait dû économiser sou par sou en vendant du bois et les avait cachés là.

— Hé, regardez ! De l’argent dans l’amulette !

Yoshinaga parlait avec excitation.

「何だ。」

「お守りの中から金が出てきたんだ。」

「ほんとかい。」

「嘘を云ったりするもんか。」

「ほう、そいつぁ、儲けたな。」

松木と武石とが調理台の方から走せ込んで来た。

札も、汗と垢とで黒くなっていた。

「どれどれ、内地の札だな。」松木と武石とはなつかしそうに、それを手に取って見た。「内地の札を見るんは久しぶりだぞ。」

「お母が多分内所で入れてくれたんだ。」

「それをまた今まで知らなかったとは間がぬけとるな。……全く儲けもんだ。」

「うむ、儲けた。……半分わけてやろう。」

吉永は、自分が少くとも、明後日は、イイシへ行かなければならないことを思った。雪の谷や、山を通らなければならない。そこにはパルチザンがいる。また撃ち合いだ。生命がどうなるか。誰れが知るもんか! 誰れが知るもんか!

— Quoi ?

— De l’argent dans l’amulette !

— Sérieux ?

— Pourquoi je mentirais ?

— Eh bien, ça c’est une aubaine !

Matsuki et Takeishi accoururent depuis les fourneaux.

Les billets, eux aussi, étaient noircis par la sueur.

— Voyons… Ce sont des billets du pays, dirent-ils avec nostalgie en les prenant. Ça fait longtemps qu’on n’en a pas vu.

— Ma mère les a probablement cachés là.

— Et tu ne t’en es pas aperçu avant ?... Quelle chance.

— Ouais, une aubaine... Je vous en donne la moitié.

Yoshinaga pensa qu’après-demain, il partirait pour Iishi. Il traverserait des vallées et des montagnes enneigées. Les partisans y rôdaient. Nouveaux combats. Qui savait s’il en reviendrait ? Qui pouvait le savoir ?

六 - VI

松木は、酒保から、餡パン、砂糖、パインアップル、煙草などを買って来た。

晩におそくなって、彼は、それを新聞紙に包んで丘を登った。石のように固く凍てついている雪は、靴にかちかち鳴った。空気は鼻を切りそうだ。彼は丘を登りきると、今度は向うへ下った。丘の下のあの窓には、灯がともっていた。人かげが、硝子戸の中で、ちらちら動いていた。

彼は歩きながら云ってみた。

「ガーリヤ。」

「ガーリヤ。」

「ガーリヤ。」

「あんたは、なんて生々しているんだろう。」

さて、それを、ロシア語ではどう云ったらいいかな。

丘の下でどっか人声がするようだった。三十すぎの婦人の声だ。それに一人は日本人らしい。何を云っているのかな。彼はちょいと立止まった。なんでも声が、ガーリヤの母親に似ているような気がした。が、声は、もうぷっつり聞えなかった。すると、まもなくすぐそこの、今まで開いていた窓に青いカーテンがさっと引っぱられた。

Matsuki était revenu du magasin militaire avec des pains fourrés à la pâte de haricots, du sucre, de l’ananas en conserve, des cigarettes et d’autres provisions.

La nuit était déjà bien avancée lorsqu’il emballa le tout dans du papier journal et se mit à gravir la colline. La neige, dure comme de la pierre, crissait sous ses bottes. L’air était glacial, à lui couper le nez. Arrivé au sommet, il commença à descendre de l’autre côté. Une lumière brillait à la fenêtre, en bas. Des ombres bougeaient derrière les vitres.

En marchant, il murmurait :

« Galiya. »

« Galiya. »

« Galiya. »

« Comme tu es vivante. »

Comment dirait-on ça en russe ?

Il lui sembla entendre des voix quelque part en contrebas. Celles d’une femme d’une trentaine d’années, et sans doute d’un Japonais. Que se disaient-ils ? Il s’arrêta un instant. La voix féminine ressemblait étrangement à celle de la mère de Galiya. Puis le silence revint. Peu après, le rideau bleu de la fenêtre, jusque-là ouvert, fut tiré d’un geste sec.

「おや、早や、寝る筈はないんだが……」彼はそう思った。そして、鉄条網をくぐりぬけ、窓の下へしのびよった。

「今晩は、――ガーリヤ!」

――彼が窓に届くように持って来ておいた踏石がとりのけられている。

「ガーリヤ。」

砕かれた雪の破片が、彼の方へとんで来た。彼の防寒外套の裾のあたりへぱらぱらと落ちた。雪はまたとんできた。彼の背にあたった。でも彼は、それに気づかなかった。そして、じいっと、窓を見上げていた。

「ガーリヤ!」

彼は、上に向いて云った。星が切れるように冴えかえっていた。

「おい、こらッ!」

さきから、雪を投げていた男が、うしろの白樺のかげから靴をならしてとび出て来た。武石だった。

松木は、ぎょっとした。そして、新聞紙に包んだものを雪の上へ落しそうだった。

彼は、若し将校か、或は知らない者であった場合には、何もかも投げすてて逃げ出そうと瞬間に心かまえたくらいだった。

« Bizarre, ils ne devraient pas se coucher déjà … »

Il passa sous les barbelés et s’approcha en silence de la fenêtre.

« Bonsoir… Galiya ! »

La pierre qu’il avait placée là pour atteindre le rebord de la fenêtre avait disparu.

« Galiya. »

Des éclats de neige, lancés depuis la fenêtre, tombèrent autour de lui, sur le bas de son manteau d’hiver. D’autres boules de neige le frôlèrent, touchant son dos. Mais il n’y prêta pas attention, fixant la fenêtre.

« Galiya ! »

Il cria vers le ciel, où les étoiles scintillaient, tranchantes.

« Hé, toi ! »

L’homme qui lui lançait de la neige depuis un moment émergea de derrière un bouleau en faisant claquer ses bottes. C’était Takeishi.

Matsuki sursauta, faillit lâcher son paquet.

S'il s'était gi d'un officier, ou d'un inconnu, il aurait tout abandonné pour fuir.

「また、やって来たな。」武石は笑った。

「君かい。おどかすなよ。」

松木は、暫らく胸がどきどきするのが止まらなかった。彼は、武石だと知ると同時に、吉永から貰った金で、すぐさま、女の喜びそうなものを買って来たことをきまり悪く思った。「砂糖とパイナップルは置いて来ればよかった。」

「誰れかさきに、ここへ来た者があるんだ。」と武石が声を落して窓の中を指した。「俺れゃ、君が這入ったんかと思うて、ここで様子を伺うとったんだ。」

「誰れだ?」

「分らん。」

「下士か、将校か?」

「ぼっとしとって、それが分らないんだ。」

「誰奴かな。」

「――中に這入って見てやろう。」

「よせ、よせ、……帰ろう。」

松木は、若し将校にでも見つかると困る、――そんなことを思った。

« Te revoilà encore », dit Takeishi en riant.

« C’est toi… Ne me fais pas peur comme ça. »

Son cœur battait à tout rompre. En reconnaissant Takeishi, il fut gêné à l’idée d’avoir dépensé l’argent reçu de Yoshinaga pour des cadeaux. « J’aurais dû laisser le sucre et l’ananas. »

« Quelqu’un est déjà passé avant toi », chuchota Takeishi en désignant la fenêtre. « J’ai cru que c’était toi qui étais entré, alors j’ai attendu pour voir. »

« C'est qui ? »

« Je ne sais pas. »

« Un sous-officier ? Un officier ? »

« J’étais trop loin pour distinguer. »

« Qui ça peut bien être… »

« On n’a qu’à entrer pour voir. »

« Non, non… Rentrons. »

Matsuki pensait aux ennuis s’ils tombaient sur un officier.

「このまま帰るのは意気地がないじゃないか。」

武石は反撥した。彼は、ガンガン硝子戸を叩いた。

「ガーリヤ、ガーリヤ、今晩は!」

次の部屋から面倒くさそうな男の声がひびいた。

「ガーリヤ!」

「何だい。」

ウラジオストックの幼年学校を、今はやめている弟のコーリヤが、白い肩章のついた軍服を着てカーテンのかげから顔を出した。

「ガーリヤは?」

「用をしてる。」

「一寸来いって。」

「何です? それ。」

コーリヤは、松木の新聞包を見てたずねた。

「こら酒だ。」松木が答えないさきに、武石が脚もとから正宗の四合罎を出して来た。「沢山いいものを持って来とるよ。」

武石は、包みの新聞紙を引きはぎ、硝子戸の外から、罎をコーリヤの眼のさきへつき出した。松木は、その手つきがものなれているなと思った。

「呉れ。」コーリヤは手を動かした。

でも、その手つきにいつものような力がなく、途中で腰を折られたように挫けた。いつも無遠慮なコーリヤに珍らしいことだった。

« Partir comme ça, c’est se dégonfler », rétorqua Takeishi, et il frappa assez fort contre la vitre.

« Galiya ! Galiya ! Bonsoir ! »

Une voix masculine grognonne résonna depuis la pièce voisine.

« Galiya ! »

« Quoi encore ? »

Le jeune frère de Galia, Kolya, qui avait quitté l’école militaire de Vladivostok, apparut derrière le rideau, vêtu de son uniforme aux épaulettes blanches.

« Où est Galiya ? »

« Occupée. »

« Dis-lui de venir un instant. »

« C’est quoi, ça ? », demanda Kolia en apercevant le paquet de Matsuki.

« De l’alcool », répondit Takeishi avant que Matsuki puisse répondre, sortant une bouteille de masamune de quatre gō. « On a apporté plein de bonnes choses. »

Takeishi déchira le papier du paquet et montra la bouteille à Kolya à la fenêtre. Matsuki trouva qu’il avait le geste habile des habitués.

« Donne », fit Kolia en tendant la main.

Mais son geste manquait de sa force habituelle, comme s’il se retenait. Étrange, pour ce garçon ordinairement si direct.

武石も、物を持って来て、やっているんだな、と松木は思った。じゃ、自分もやることは恥かしくない訳だ。彼はコーリヤが遠慮するとなおやりたくなった。

「さ、これもやるよ。」彼は、パイナップルの鑵詰を取出した。

コーリヤはもじもじしていた。

「さ、やるよ。」

「有がとう。」

顔にどっか剣のある、それで一寸沈んだ少年が、武石には、面白そうな奴だと思われた。

「もっとやろうか。」

少年は呉れるものは欲しいのだが、貰っては悪いというように、遠慮していた。

「煙草と砂糖。」松木は、窓口へさし上げた。

「有がとう。」

コーリヤが、窓口から、やったものを受取って向うへ行くと、

「きっと、そこに誰れか来とるんだ。」と、武石は、小声で、松木にささやいた。

「誰れだな、俺れゃどうも見当がつかん。」

「這入りこんで現場を見届けてやろう。」

Ainsi Takeishi aussi apporte des cadeaux, réalisa Matsuki. Alors je n’ai pas à avoir honte. L’hésitation de Kolia ne fit que l’encourager.

« Tiens, prends ça aussi. » Il sortit la conserve d’ananas.

Kolia hésitait.

« Allez, c’est pour toi. »

« Merci. »

Takeishi trouvait amusant ce garçon au regard sombre, comme marqué par une épée invisible.

« Tu veux encore quelque chose ? »

Le garçon, bien qu’ayant envie de tout accepter, hésitait à prendre davantage.

« Des cigarettes et du sucre. » Matsuki les lui tendit.

« Merci. »

Lorsque Kolia disparut avec les provisions, Takeishi murmura :

« Il y a vraiment quelqu’un d’autre ici. »

« Qui ? Je n’arrive pas à deviner. »

« On devrait entrer pour en avoir le cœur net. »

二人は耳をすました。二つくらい次の部屋で、何か気配がして、開けたてに扉が軋る音が聞えてきた。サーベルの鞘が鳴る。武石は窓枠に手をかけて、よじ上り、中をのぞきこんだ。

「分るか。」

「いや、サモ※(濁点付き片仮名ワ、1-7-82)ールがじゅんじゅんたぎっとるばかりだ。――ここはまさか、娘を売物にしとる家じゃないんだろうな。」

コーリヤが扉のかげから現れて来た。窓から屋内へ這入ろうとするかのように、よじ上っている武石を見ると、彼は急に態度をかえて、

「いけない! いけない!」叱るように、かすれた幅のある声を出した。

武石は、突然、その懸命な声に、自分が悪いことをしているような感じを抱かせられ、窓から辷り落ちた。

コーリヤは、窓の方へ来かけて、途中、ふとあとかえりをして、扉をぴしゃっと閉めた。暫らく二人は窓の下に佇んでいた。丘の上の、雪に蔽われた家々には、灯がきらきら光っていた。武石は、そこにも女がいることを思った。吉永が、温かい茶をのみながら、リーザと名残を惜んでいるかも知れない。やせぎすな、小柄なリーザに、イイシまで一緒に行くことをすすめているだろう。多分、彼も、何かリーザが喜びそうなものを買って持って行っているのに違いない。武石は、小皺のよった、人のよさそうな、吉永の顔を思い浮べた。そして、自から、ほほ笑ましくなった。――吉永は、危険なイイシ守備に行ってしまうのだ。

Ils tendirent l’oreille. Des bruits venaient de la pièce voisine, le grincement d’une porte, le cliquetis d’un fourreau de sabre. Takeishi agrippa le rebord de la fenêtre pour se hisser et regarder à l’intérieur.

« Tu vois quelque chose ? »

« Non, juste le samovar qui fume… Ils ne font tout de même pas commerce de leur fille, ici ? »

Kolia réapparut. En voyant Takeishi se pencher pour regarder à l’intérieur, il changea soudain d’attitude et, d’une voix rauque et autoritaire, s’exclama :

« Non, non ! C’est interdit ! »

Takeishi, saisi par ce ton, se sentit fautif et glissa promptement de la fenêtre.

Kolya s’approcha de la fenêtre, puis fit demi-tour pour fermer la porte d’un coup sec. Les deux jeunes hommes restèrent là, quelques instants sous la fenêtre, immobiles. Les maisons sur la colline brillaient de mille feux sous la neige. Takeishi songea qu’il y avait aussi des femmes dans ces maisons. Peut-être Yoshinaga, en train de siroter un thé chaud et de faire ses adieux à Lisa, la maigre et frêle Lisa, à qui il avait sûrement proposé de l’accompagner jusqu’à Iishi. Il devait sûrement, lui aussi, avoir acheté quelque chose de joli à offrir à Lisa. Takeishi se représenta son visage honnête et un peu ridé, et fut pris d’un attendrissement amusé. Yoshinaga allait partir bientôt pour une mission périlleuse.

丘の上のそこかしこの灯が、カーテンにさえぎられ、ぼつぼつ消えて行った。

「お休み。」

一番手近の、グドコーフの家から、三四人同年兵が出て行った。歩きながら交す、その話声が、丘の下までひびいて来た。兵営へ帰っているのだ。

不意に頭の上で、響きのいい朗らかなガーリヤの声がした。二人は、急に、それでよみがえったような気がした。

「ばあ!」彼女は、硝子戸の中から、二人に笑って見せた。「いらっしゃい、どうぞ。」

玄関から這入ると、松木は、食堂や、寝室や、それから、も一つの仕事部屋をのぞきこんだ。

「誰れが来ていたんです?」

「少佐。」

「何?」二人とも言葉を知らなかった。

「マイヨールです。」

「何だろう。マイヨールって。」松木と武石とは顔を見合わした。「振い寄ると解釈すりゃ、ダンスでもする奴かな。」

Une à une, les lumières s’éteignirent derrière les rideaux.

« Bonne nuit. »

De la maison la plus proche, celle des Gudkov, trois ou quatre soldats de leur classe sortirent. Leurs voix montaient jusqu’en bas de la colline sur le chemin du retour vers la caserne.

Tout à coup, au-dessus de leur tête, la voix claire et joyeuse de Galiya retentit. Les deux hommes crurent soudain revivre.

« Bouh ! » s’exclama-t-elle en riant derrière la porte vitrée. « Entrez donc ! »

Une fois à l’intérieur, Matsuki jeta un coup d’œil dans la salle à manger, les chambres, puis le bureau.

« Qui était là tout à l’heure ? »

« Le major. »

« Quoi ? » Ils ne comprenaient pas ce mot.

« Maior. »

« Maior ? » Matsuki et Takeishi échangèrent un regard. « Si on traduit à l’oreille, ça veut dire “celui qui danse” ? »

七 - VII

少佐は、松木にとって、笑ってすませる競争者ではなかった。

二人が玄関から這入って行った、丁度その時、少佐は勝手口から出て来た。彼は不機嫌に怒って、ぷりぷりしていた。十八貫もある、でっぷり肥った、髯のある男だ。彼の靴は、固い雪を蹴散らした。いっぱいに拡がった鼻の孔は、凍った空気をかみ殺すように吸いこみ、それから、その代りに、もうもうと蒸気を吐き出した。

彼は、屈辱(!)と憤怒に背が焦げそうだった。それを、やっと我慢して押しこらえていた。そして、本部の方へ大股に歩いて行った。……途中で、ふと、彼は、踵をかえした。

つい、今さっきまで、松木と武石とが立っていた窓の下へ少佐は歩みよった。彼は、がん丈で、せいが高かった。つまさきで立ち上らずに、カーテンの隙間から部屋の中が見えた。

そこには、二人の一等卒が、正宗の四合壜を立てらして、テーブルに向い合っていた。ガーリヤは、少し上気したような顔をして喋っている。白い歯がちらちらした。薄荷のようにひりひりする唇が微笑している。

彼は、嫉妬と憤怒が胸に爆発した。大隊を指揮する、取っておきのどら声で怒なりつけようとした。その声は、のどの最上部にまで、ぐうぐう押し上げて来た。

が、彼は、必死の努力で、やっとそれを押しこらえた。そして、前よりも二倍位い大股に、聯隊へとんで帰った。

「女のところで酒をのむなんて、全くけしからん奴だ!」

営門で捧げ銃をした歩哨は何か怒声をあびせかけられた。

衛兵司令は、大隊長が鞭で殴りに来やしないか、そのひどい見幕を見て、こんなことを心配した位いだった。

Le major n’était pas, pour Matsuki, un rival dont on pouvait se moquer.

Pour Matsuki, le major n’était pas un rival dont on pouvait se moquer.

Au moment précis où lui et Takeishi entraient par la porte principale, le major sortait par l’arrière-cuisine. Il était visiblement furieux, bouillonnant. C’était un homme énorme de plus de 70 kg, avec une barbe épaisse, ses bottes éparpillaient la neige durcie. Ses narines dilatées aspiraient l’air gelé comme pour le dévorer, puis rejetaient des nuages de vapeur.

Il avait l’impression que son dos brûlait sous l’humiliation (!) et la colère. Il luttait pour contenir ce sentiment. Puis il se mit à marcher à grandes enjambées vers l’état-major… Mais soudain, il fit demi-tour.

Il revint vers la fenêtre sous laquelle Matsuki et Takeishi s’étaient tenus quelques instants plus tôt. Grand et solidement bâti, il n’eut même pas besoin de se hisser sur la pointe des pieds pour voir, à travers l’interstice entre les rideaux, l’intérieur de la pièce.

Les deux soldats de première classe étaient attablés, une bouteille de masamune de quatre gō entre eux. Galia parlait, le teint légèrement coloré. Ses dents blanches étincelaient. Ses lèvres piquantes comme de la menthe esquissaient un sourire.

Le major sentit une explosion de jalousie et de colère lui envahir la poitrine. Il songea à hurler de sa voix de commandement réservée aux manœuvres du bataillon. Les mots remontèrent jusqu’à sa gorge, prêts à jaillir.

Mais, à grand-peine, il se contint. Et il repartit vers le régiment d’un pas deux fois plus rapide.

— C’est inadmissible ! Boire de l’alcool chez une femme !

La sentinelle qui présentait les armes à la porte du camp reçut ce cri de colère en pleine figure.

L’officier de garde, voyant son expression déchaînée, craignit un instant que le commandant ne le frappe avec sa cravache.

「副官!」

彼は、部屋に這入るといきなり怒鳴った。

「副官!」

副官が這入って来ると、彼は、刀もはずさず、椅子に腰を落して、荒い鼻息をしながら、

「速刻不時点呼。すぐだ、すぐやってくれ!」

「はい。」

「それから、炊事場へ露西亜人をよせつけることはならん。残飯は一粒と雖も、やることは絶対にならん。厳禁してくれ。」

「はい。」

「よし、それだけだ。」

副官が、命令を達するために、次の部屋へ引き下ると、彼はまた叫んだ。

「副官!」

「はい。」

「この点呼に、もしもおくれる者があったら、その中隊を、第一中隊の代りに、イイシ守備に行かせること、そうしてくれ、罰としてここには置かない。そうするんだ。――すぐだ、速刻やってくれ!」

"Officier d’ordonnance !", hurla-t-il dès qu’il entra dans la pièce.

"Officier d’ordonnance !"

Lorsque celui-ci apparut, le major, sans même ôter son sabre, s’affala sur une chaise en soufflant bruyamment par les narines :

— Appel immédiat ! Tout de suite, commencez immédiatement l’appel nominal !

— À vos ordres.

— Et interdiction absolue de laisser les Russes approcher des cuisines. Pas un grain de riz ne doit leur être donné. C’est un ordre strict.

— À vos ordres.

— Voilà, c’est tout.

Alors que l’officier se retirait pour transmettre les ordres, il cria à nouveau :

— Officier d’ordonnance !

— À vos ordres.

— Si un seul homme est en retard à cette appel, sa compagnie partira pour Iishi à la place de la première compagnie. Comme punition. Ils ne resteront pas ici. C’est compris ? Mets ça en œuvre immédiatement. Sans délai, tout de suite !

八 - VIII

一隊の兵士が雪の中を黙々として歩いて行った。疲れて元気がなかった。雪に落ちこむ大きな防寒靴が、如何にも重く、邪魔物のように感じられた。

雪は、時々、彼等の脛にまで達した。すべての者が憂欝と不安に襲われていた。中隊長の顔には、焦慮の色が表われている。

草原も、道も、河も悉く雪に蔽われていた。

枝に雪をいただいて、それが丁度、枝に雪がなっているように見える枯木が、五六本ずつ所々に散見する外、あたりには何物も見えなかった。どこもかしこも、すべて、まぶしく光っている白い雪ばかりだった。そして、何等の音も、何等の叫びも聞えなかった。ばりばり雪を踏み砕いて歩く兵士の靴音は、空に呑まれるように消えて行った。

彼等は、早朝から雪の曠野を歩いているのであった。彼等は、昼に、パンと乾麺麭をかじり、雪を食ってのどを湿した。

どちらへ行けばイイシに達しられるか!

右手向うの小高い丘の上から、銃を片手に提げ、片手に剣鞘を握って、斥候が馳せ下りて来た。彼は、銃が重くって、手が伸びているようだった。そして、雪の上にそれを引きずりながら、馳せていた。松木だった。

彼は、息を切らし、中隊長の傍まで来ると、引きずっていた銃を如何にも重そうに持ち上げて、「捧げ銃」をした。彼の手は凍って、思う通りに利かなかった。銃は、真直に、形正しく、鼻のさきへ持ち上げることが出来なかった。

中隊長は、不満げに、彼を睨んだ。「も一度。そんな捧げ銃があるか!」その眼は、そう云っているようだった。

Une colonne de soldats avançait en silence dans la neige. Épuisés, sans énergie. Leurs lourdes bottes d’hiver s’enfonçaient comme des boulets, gênantes au possible.

Parfois, la neige leur arrivait aux mollets. Tous étaient assaillis par l’angoisse et l’anxiété. Le visage du commandant de compagnie trahissait l’impatience et l’inquiétude.

La steppe, les chemins, la rivière — tout était enseveli sous la neige.

Il n’y avait rien à voir alentour, si ce n’est quelques arbres morts, par groupes de cinq ou six, avec leurs branches chargées comme de fruits blancs. Tout autour, ce n’était qu’un désert blanc, étincelant et aveuglant. Aucun son, aucun cri. Le bruit des bottes écrasant la neige était avalé par le ciel.

Ils marchaient depuis l’aube dans cette étendue glacée. À midi, ils grignotaient du pain et des biscuits secs et avalaient de la neige pour hydrater leurs gorges.

Vers où fallait-il aller pour atteindre Iishi ?

Un éclaireur dévala la colline sur leur droite, un fusil dans une main, le fourreau de son sabre dans l’autre. L’arme était si lourde que son bras semblait s'allonger. Il la traînait dans la neige en courant. C’était Matsuki.

Haletant, il rejoignit le commandant et, soulevant péniblement son fusil gelé, tenta de se mettre au garde-à-vous. Ses mains engourdies refusaient de lui obéir. Impossible de hisser le fusil bien droit devant son nez, comme l’exige le règlement.

Le commandant le foudroya du regard. "Recommence. Tu appelles ça présenter les armes ?" semblaient dire ses yeux.

松木は、息切れがして、暫らくものを云うことが出来なかった。鼻孔から、喉頭が、マラソン競走をしたあとのように、乾燥し、硬ばりついている。彼は唾液を出して、のどを湿そうとしたが、その唾液が出てきなかった。雪の上に倒れて休みたかった。

「どうしたんだ?」

中隊長は腹立たしげに眼に角立てた。

「道が、どうしても、」松木は息切れがして、つづけてものを云うことが出来なかった。「どうしても、分らないんであります。」

「露助は、どうしてるんだ。」

「はい。スメターニンは、」また息切れがした。「雪で見当がつかんというのであります。」

「仕様がない奴だ。大きな河があって、河の向うに、樅の林がある。そういうところは見つからんか、そこへ出りゃ、すぐイイシへ行けるんだ。」

「はい。」

「露助にやかましく云って案内さして見ろ!」

Matsuki, hors d’haleine, resta un moment incapable de parler. Ses narines, son larynx — tout était sec et raide comme après un marathon. Il tenta d’avaler sa salive pour s’humidifier la gorge, mais n’y parvint pas. Il aurait voulu s’effondrer dans la neige pour se reposer.

— Qu’est-ce qui se passe ? dit le capitaine, l’air furieux.

— Le chemin… c’est que… dit Matsuki, incapable de poursuivre entre deux souffles. On ne le trouve pas.

— Et le Russe ?

— Eh… Smetanin, dit-il encore à bout de souffle, il dit que la neige a tout recouvert, il n’y voit plus rien.

— Quel imbécile. Il doit y avoir une grande rivière, avec une forêt de sapins de l’autre côté. Si on la trouve, Iishi est juste après.

— À vos ordres.

— Serrez-le de près pour qu’il guide !

中隊長は歩きながら、腹立たしげに、がみがみ云った。「場合によっては銃剣をさしつけてもかまわん。あいつが、パルチザンと策応して、わざと道を迷わしとるのかもしれん。それをよく監視せにゃいかんぞ!」

「はい。」

松木は、若し交代さして貰えるかと、ひそかにそんなことをあてにして、暫らく中隊長の傍を並んで歩いていた。

彼は蒼くなって居た。身体中の筋肉が、ぶちのめされるように疲れている。頭がぼんやりして耳が鳴る。

だが、中隊長は、彼を休ませようとはしなかった。

「おい行くんだ。もっとよく探して見ろ!」

ふらふら歩いていた松木は、疲れた老馬が鞭のために、最後の力を搾るように、また、銃を引きずって、向うへ馳せ出した。

「おい、松木!」中隊長は呼び止めた。「道を探すだけでなしに、パルチザンがいやしないか、家があるか、鉄道が見えるか、よく気をつけてやるんだぞ。」

「はい。」

斥候は、やがて、丘を登って、それから向うの谷かげに消えてしまった。そこには武石と、道案内のスメターニンとが彼を待っていた。

Le commandant continua à marcher en grognant. "Et n’hésitez pas à lui mettre la baïonnette sous le nez au besoin. Il est peut-être de mèche avec les partisans pour nous égarer. Surveillez-le bien !"

— À vos ordres.

Matsuki resta un moment à marcher aux côtés du capitaine, dans l’espoir qu’on le relèverait bientôt.

Il était livide. Ses muscles le faisaient souffrir comme après une raclée. La tête lui tournait, ses oreilles sifflaient.

Mais le commandant ne songea pas à le laisser se reposer.

— Allez, repartez. Cherchez mieux !

Chancelant, Matsuki s’élança comme un vieux cheval forcé par la cravache à puiser dans ses dernières forces, traînant son fusil derrière lui.

— Hé, Matsuki !

Le commandant le rappela.

— Ne cherchez pas que le chemin. Soyez attentif aux partisans, aux habitations, aux voies ferrées.

— À vos ordres.

L’éclaireur gravit la colline et disparut bientôt dans la vallée opposée, où Takeishi et Smetanine, le guide russe, l’attendaient.

松木と武石とは、朝、本隊を出発して以来つづけて斥候に出されているのであった。

中隊長は、不機嫌に、二人に怒声をあびせかけた。

「中隊がイイシ守備に行かなけりゃならんのは誰れのためだと思うんだ! お前等、二人が脱柵して女のところで遊びよったせいじゃないか!」彼は、心から怒っているような眼で二人をにらみつけた。「中隊長は、皆んなを危険なところへは曝しとうない。中隊が可愛いいんだ。それを、危険なところへ行かなけりゃならんようにしたのは、貴様等二人だぞ! 軍人にあるまじきことだ!」

そして二人は骨の折れる、危険な勤務につかせられた。

松木と武石とは、雪の深い道を中隊から十町ばかりさきに出て歩いた。そして見た状勢を、馳け足で、うしろへ引っかえして報告した。報告がすむと、また前に出て行くことを命じられた。雪は深く、そしてまぶしかった。二人は常に、前方と左右とに眼を配って行かなければならなかった。報告に、息せき息せき引っかえすたびに、中隊長は、不満げに、腹立たしそうな声で何か欠点を見つけてどなりつけた。

雪の上に腰を落して休んでいた武石は、

「まだ交代さしてくれんのか。」ときいた。

「ああ。」松木の声にも元気がなかった。

「弱ったなア――俺れゃ、もうそこで凍え死んでしまう方がましだ!」

武石は泣き出しそうに吐息をついた。

Depuis le départ de la compagnie du corps principal, Matsuki et Takeishi avaient été continuellement envoyés en reconnaissance.

Le commandant de compagnie, furieux, les invectivait :

« Vous savez pourquoi c'est notre compagnie qui doit aller défendre Iishi ? C’est à cause de vous deux ! Parce que vous avez désobéi pour aller vous amuser chez des femmes ! » Il les fixait d’un regard visiblement plein de colère. « Je ne veux pas exposer la compagnie à des dangers. J’aime ma compagnie. Mais c’est à cause de vous deux que nous devons aller dans ces terrains hostiles ! Ce que vous avez fait, c’est indigne d’un soldat ! »

lls furent ainsi affectés tous les deux à cette tâche épuisante et périlleuse.

Matsuki et Takeishi avancaient à environ un quart de lieue devant la compagnie, dans la neige profonde. Après avoir observé la situation, ils revenaient en courant faire leur rapport. Une fois le rapport terminé, ils devaient repartir à l’avant. La neige était profonde et aveuglante. Ils devaient constamment surveiller les alentours. À chaque retour, après leur rapport, le commandant de compagnie trouvait toujours un prétexte pour les réprimander d’une voix irritée.

Takeishi, assis dans la neige pour se reposer, demanda :

— Ils ne nous relaient toujours pas ?

— Non…, répondit Matsuki, sans énergie.

— C’est trop… Je préférerais crever de froid ici plutôt que de continuer !

Takeishi soupira, presque en larmes.

二人は、スメターニンと共に、また歩きだした。丘を下ると、浅い谷があった。それから、緩慢な登りになっていた。それを行くと、左手には、けわしい山があった。右には、雪の曠野が遥か遠くへ展開している。

山へ登ってみよう、とスメターニンが云いだした。山から見下せば地理がはっきり分るかもしれなかった。それには、しかし、中隊が麓へ到着するまでに登って、様子を見て、おりてきなければならなかった。そうしなければ、また中隊長がやかましく云うのだ。

山のひだは、一層、雪が深かった。松木と武石とは、銃を杖にしてよじ登った。そこには熊の趾跡があった。それから、小さい、何か分らぬ野獣の趾跡が到るところに印されていた。蓬が雪に蔽われていた。灌木の株に靴が引っかかった。二人は、熱病のように頭がふらふらした。何もかも取りはずして、雪の上に倒れて休みたかった。

山は頂上で、次の山に連っていた。そしてそれから、また次の山が、丁度、珠数のように遠くへ続いていた。

遠く彼方の地平線まで白い雪ばかりだ。スメターニンはやはり見当がつかなかった。

中隊は、丘の上を蟻のように遅々としてやって来ていた。それは、広い、はてしのない雪の曠野で、実に、二三匹の蟻にも比すべき微々たるものであった。

「どっちへでもいい、ええかげんで連れてって呉れよ。」二人はやけになった。

「あんまり追いたてるから、なお分らなくなっちまったんだ。」

スメターニンは、毛皮の帽子をぬいで額の汗を拭いた。

Avec Smetanin, ils se remirent en marche. En bas de la colline, ils trouvèrent une vallée peu profonde, suivie d’une montée en pente douce. Sur la gauche s’élevait une montagne abrupte, sur la droite, la plaine enneigée s'étendait à perte de vue.

Smetanin proposa de gravir la montagne : de là-haut, on pourrait mieux s’orienter. Mais il faudrait monter puis redescendre rapidement, pour être là avant l’arrivée de la compagnie, sinon le commandant ferait encore des reproches.

Les replis de la montagne accumulaient encore plus de neige. Matsuki et Takeishi grimpèrent en s’aidant de leurs fusils comme d’une canne. Ils aperçurent des traces d’ours, puis, partout, de petites empreintes d’animaux indéterminés. L’armoise était ensevelie sous la neige ; leurs bottes s’accrochaient aux racines des arbustes. Leurs têtes tournaient comme s'ils avaient la fièvre. Ils auraient volontiers tout abandonné pour s’effondrer là et se reposer dans la neige.

Le sommet de la montagne en rejoignait une autre, puis une autre encore, et tout cela formait comme un chapelet qui s'étendait de loin en loin.

Jusqu’à l’horizon, ce n’était qu’un désert de neige. Même Smetanine était désorienté.

La compagnie avançait lentement sur la colline, pareille à une file de fourmis. Sur l’immense plaine, ils ressemblaient à de minuscules insectes.

"Peu importe où, mais qu’on nous emmène quelque part," disait l’un des deux, désespéré.

"Plus on nous presse, moins on comprend."

Smetanin ôta sa toque de fourrure pour essuyer la sueur de son front.

九 - IX

薄く、そして白い夕暮が、曠野全体を蔽い迫ってきた。

どちらへ行けばいいのか!

疲れて、雪の中に倒れ、そのまま凍死してしまう者があるのを松木はたびたび聞いていた。

疲労と空腹は、寒さに対する抵抗力を奪い去ってしまうものだ。

一個中隊すべての者が雪の中で凍死する、そんなことがあるものだろうか? あってもいいものだろうか?

少佐の性慾の××になったのだ。兵卒達はそういうことすら知らなかった。

何故、シベリアへ来なければならなかったか。それは、だれによこされたのか? そういうことは、勿論、雲の上にかくれて彼等、には分らなかった。

われわれは、シベリアへ来たくなかったのだ。むりやりに来させられたのだ。――それすら、彼等は、今、殆んど忘れかけていた。

彼等の思っていることは、死にたくない。どうにかして雪の中から逃がれて、生きていたい。ただそればかりであった。

雪の中へ来なければならなくせしめたものは、松木と武石とだ。

そして、道を踏み迷わせたのも松木と武石とだ。――彼等は、そんな風に思っていた。それより上に、彼等に魔の手が強く働いていることは、兵士達には分らなかった。

彼等が、いくらあせっても、行くさきにあるものは雪ばかりだった。彼等の四肢は麻痺してきだした。意識が遠くなりかけた。破れ小屋でもいい、それを見つけて一夜を明かしたい!

だが、どこまで行っても雪ばかりだ。……

Le crépuscule pâle et blanc enveloppait peu à peu la plaine.

Dans quelle direction devaient-ils aller ?

Matsuki avait entendu dire à plusieurs reprises qu'il arrivait que des soldats épuisés s’effondrent dans la neige et meurent de froid là où ils étaient tombés.

La fatigue, la faim, vous privent de toute résistance au froid.

Est-il possible qu’une compagnie entière gèle à mort dans la neige ? Et même si ça arrivait, est-ce bien grave ?

Ils étaient les jouets des désirs du major. Les soldats ignoraient même cela.

Pourquoi avaient-ils dû venir en Sibérie ? Qui les avait envoyés ? Évidemment, tout cela leur était caché, bien au-delà de leur portée.

Ils n’avaient pas voulu venir. On les y avait forcés. Mais même cela, ils l’avaient presque oublié.

La seule chose à laquelle ils pensaient : ne pas mourir, à tout prix échapper à cette neige, survivre. Rien d’autre.

C’était la faute de Matsuki et Takeishi s’ils étaient là. C’était leur faute si la compagnie s’était égarée. — C’est ce que pensaient les soldats. Ils ne comprenaient pas que des forces plus sombres les manipulaient.

Malgré leurs efforts, seule la neige les attendait. Leurs membres s’engourdissaient. Leur conscience s’évanouissait. Une cabane en ruine aurait suffi pour passer la nuit !

Mais, où aller ? Partout, rien que la neige…

最初に倒れたのは、松木だった。それから武石だった。

松木は、意識がぼっとして来たのは、まだ知っていた。だが、まもなく頭がくらくらして前後が分らなくなった。そして眠るように、意識は失われてしまった。

彼の四肢は凍った。そして、やがて、身体全体が固く棒のように硬ばって動かなくなった。

……雪が降った。

白い曠野に、散り散りに横たわっている黄色の肉体は、埋められて行った。雪は降った上に降り積った。倒れた兵士は、雪に蔽われ、暫らくするうちに、背嚢も、靴も、軍帽も、すべて雪の下にかくれて、彼等が横たわっている痕跡は、すっかり分らなくなってしまった。

雪は、なお、降りつづいた。……

Celui qui tomba le premier fut Matsuki, puis Takeishi.

Matsuki sentit son esprit s’engourdir, mais il en était encore conscient. Bientôt, cependant, sa tête se mit à tourner et il ne savait plus où était l’avant ou l’arrière. Puis, comme s'il s'endormait, sa conscience s’évanouit.

Ses membres se figèrent, puis, peu à peu, ce fut tout le corps, raide comme un barreau, incapable du moindre mouvement.

…La neige tomba.

Sur la plaine blanche, les corps de couleur jaune jonchant l’étendue étaient peu à peu ensevelis. La neige tombait, s’accumulait. Les soldats effondrés étaient recouverts ; en peu de temps, leurs sacs, leurs bottes, leurs casquettes disparurent sous la neige, et toute trace de leur présence disparut complètement.

Il continuait de neiger, sans fin…

一〇 - X

春が来た。

太陽が雲間からにこにこかがやきだした。枯木にかかっていた雪はいつのまにか落ちてしまった。雀の群が灌木の間をにぎやかに囀り、嬉々としてとびまわった。

鉄橋を渡って行く軍用列車の轟きまでが、のびのびとしてきたようだ。

積っていた雪は解け、雨垂れが、絶えず、快い音をたてて樋を流れる。

吉永の中隊は、イイシに分遣されていた。丘の上の木造の建物を占領して、そこにいる。兵舎の樋から落ちた水は、枯れた芝生の間をくぐって、谷間へ小さな急流をなして流れていた。

松木と武石との中隊が、行衛不明になった時、大隊長は、他の中隊を出して探索さした。大隊長は、心配そうな顔もしてみせた。遺族に対して申訳がない、そんなことも云った。――しかし、内心では、何等の心配をも感じてはいない。ばかりでなく、むしろ清々していた。気にかかるのは、師団長にどういう報告書を出すか、その事の方が大事であった。

一週間探した。しかし、行衛は依然として分らなかった。少佐は、もうそのことは、全然忘れてしまっているようだった。彼は、本部の二階からガーリヤの家の方を眺めて、口笛で、「赤い夕日」を吹いたりした。

Le printemps arriva.

Le soleil, resplendissant entre les nuages, se mit à briller gaiement. La neige disparut, tombant sans bruit des arbres morts. Les moineaux s’agitaient, pépiaient entre les fourrés, voletant de joie.

Jusqu'au grondement du train militaire, franchissant le pont de fer, qui paraissait plus léger.

La neige accumulée fondit, les gouttières chantaient sans arrêt le doux bruit des gouttes tombantes.

La compagnie de Yoshinaga était détachée à Iishi. Ils occupaient un bâtiment en bois sur la colline. L’eau qui tombait de la gouttière traversait la pelouse et formait un petit torrent dans la vallée.

Lorsque la compagnie de Matsuki et Takeishi fut portée disparue, le chef de bataillon envoya une autre compagnie à sa recherche. Il prit un air inquiet, déclara même que c’était regrettable pour les familles. — Mais, au fond, il ne s’en souciait pas vraiment. Au contraire, il ressentait presque un certain soulagement. Ce qui le préoccupait, c’était le rapport à rédiger pour le général de division.

Les recherches durèrent une semaine. Mais les disparus restèrent introuvables. Le major, lui, semblait avoir déjà oublié l’affaire. Depuis l'étage du quartier général, il contemplait la maison de Gariya en sifflotant « Le Soleil couchant est rouge ».

Translate in french this text by Kuroshima Denji

春が来た。だが、あの一個中隊が、どこでどうして消えてしまったのか、今だにあとかたも分らなかった。

吉永は、丘の上の兵営から、まだ、すっかり雪の解けきらない広漠たる曠野を見渡しながら、自分がよくも今まで生きてこられたものだ、とひそかに考えていた。あの時、自分達の中隊が、さきに分遣されることになっていたのだ。それがどうしたのか、出発の前日に変更されてしまった。彼の中隊が、橇でなく徒歩でやって来ていたならば、彼も、今頃、どこで自分の骨を見も知らぬ犬にしゃぶられているか分らないのだ。

徒歩で深い雪の中へ行けば、それは、死に行くようなものだ。

彼等をシベリアへよこした者は、彼等が、×××餌食になろうが、狼に食い×××ようが、屁とも思っていやしないのだ。二人や三人が死ぬことは勿論である。二百人死のうが何でもない。兵士の死ぬ事を、チンコロが一匹死んだ程にも考えやしない。代りはいくらでもあるのだ。それは、令状一枚でかり出して来られるのだ。……

丘の左側には汽車が通っていた。

河があった。そこには、まだ氷が張っていた。牛が、ほがほがその上を歩いていた。

右側には、はてしない曠野があった。

Le printemps était arrivé. Pourtant, on ne savait toujours pas où ni comment une compagnie entière avait disparu sans laisser la moindre trace.

Yoshinaga, regardant, depuis le camp bâti sur la colline, l’immense plaine encore en partie couverte de neige, pensait en secret : « Comment ai-je donc pu survivre jusqu’à maintenant ? »

À cette époque, sa propre compagnie devait être envoyée d’abord en détachement. Mais pour une raison inconnue, cela fut modifié la veille du départ. Si sa compagnie était venue à pied plutôt qu’en traîneau, qui sait où ses os auraient fini, rongés par des chiens inconnus.

Marcher à pied dans la neige profonde, c’est aller vers la mort.

Ceux qui les avaient envoyés en Sibérie se fichaient bien que leurs hommes deviennent la proie de ××× ou dévorés par les loups. La mort de deux ou trois personnes, bien sûr, ne leur faisait ni chaud ni froid. Même si deux cents mouraient, ça n’aurait rien changé pour eux. La mort d’un soldat ne comptait même pas pour eux autant que celle d’un vulgaire rat ; il suffisait d’un simple ordre écrit pour en mobiliser d’autres…

Sur la gauche de la colline, le train passait.

Il y avait une rivière, encore prise par la glace ; des vaches marchaient paisiblement dessus.

À droite, s’étendait la plaine sans fin.

枯木が立っていた。解けかけた雪があった。黒い烏の群が、空中に渦巻いていた。陰欝に唖々と鳴き交すその声は、丘の兵舎にまで、やかましく聞えてきた。それは、地平線の隅々からすべての烏が集って来たかと思われる程、無数に群がり、夕立雲のように空を蔽わぬばかりだった。

烏はやがて、空から地平をめがけて、騒々しくとびおりて行った。そして、雪の中を執念くかきさがしていた。

その群は、昨日も集っていた。

そして、今日もいる。

三日たった。しかし、烏は、数と、騒々しさと、陰欝さとを増して来るばかりだった。

或る日、村の警衛に出ていた兵士は、露西亜の百姓が、銃のさきに背嚢を引っかけて、肩にかついで帰って来るのに出会した。銃も背嚢も日本のものだ。

「おい、待て! それゃ、どっから、かっぱらって来たんだ?」

「あっちだよ。」髯もじゃの百姓は、大きな手をあげて、烏が群がっている曠野を指さした。

「あっちに落ちとったんだ。」

「うそ云え!」

「あっちだ。あっちの雪の中に沢山落ちとるんだ。……兵タイも沢山死んどるだ。」

Des arbres morts se dressaient, la neige en train de fondre laissait des taches sombres.

Un vol de corbeaux noirs formait de vastes tourbillons dans le ciel sombre, leurs croassements lugubres résonnaient jusqu’aux casernes sur la colline. On aurait dit que, sortis de tous les coins de l’horizon, tous les corbeaux du monde s’étaient rassemblés, noircissant le ciel comme avant un orage.

Bientôt, les corbeaux descendirent bruyamment vers l’horizon, fouillant obstinément la neige. Ils étaient là hier, on les retrouvait aujourd’hui.

Trois jours étaient passés, et leur nombre, leur vacarme et leur sinistre agitation ne faisaient qu’augmenter.

Un jour, un soldat en patrouille au village vit un paysan russe revenir, un sac à dos japonais accroché au bout de son fusil qu’il portait à l’épaule.

— Hé, attends ! D’où as-tu volé ça ?

— Là-bas, répondit le paysan barbu, levant ses grandes mains et montrant la plaine grouillante de corbeaux.

— C’est tombé là-bas.

— Menteur !

— Là-bas, je te dis. Il y en a plein qui sont tombés dans la neige… plein de soldats sont morts là-bas.

「うそ云え!」兵士は、百姓の頬をぴしゃりとやった。「一寸来い。中隊まで来い!」

日本の兵士が雪に埋れていることが明かになった。背嚢の中についていた記号は、それが、松木と武石の中隊のものであることを物語った。

翌日中隊は、早朝から、烏が渦巻いている空の下へ出かけて行った。烏は、既に、浅猿しくも、雪の上に群がって、貪慾な嘴で、そこをかきさがしつついていた。

兵士達が行くと、烏は、かあかあ鳴き叫び、雲のように空へまい上った。

そこには、半ば貪り啄かれた兵士達の屍が散り散りに横たわっていた。顔面はさんざんに傷われて見るかげもなくなっていた。

雪は半ば解けかけていた。水が靴にしみ通ってきた。

やかましく鳴き叫びながら、空に群がっている烏は、やがて、一町ほど向うの雪の上へおりて行った。

兵士は、烏が雪をかきさがし、つついているのを見つけては、それを追っかけた。

烏は、また、鳴き叫びながら、空に廻い上って、二三町さきへおりた。そこにも屍があった。兵士はそれを追っかけた。

烏は、次第に遠く、一里も、二里も向うの方まで、雪の上におりながら逃げて行った。

— Menteur ! dit le soldat, en giflant le paysan. Viens donc avec moi, jusqu’à la compagnie !

Il fut alors certain que des soldats japonais étaient ensevelis sous la neige.

Le numéro inscrit sur le sac indiquait qu’il appartenait à la compagnie de Matsuki et Takeishi.

Le lendemain, dès l’aube, la compagnie partit sous le ciel noirci par les nuées de corbeaux.

Les oiseaux, déjà installés là, grouillaient et fouillaient sans relâche la neige de leurs becs avides.

Dès qu’ils aperçurent les soldats, les corbeaux poussèrent des cris stridents, s’envolèrent telles des nuées vers le ciel.

Là, éparpillés, gisaient les cadavres déchiquetés de soldats — leur visage méconnaissable, horriblement mutilé.

La neige commençait à fondre à moitié, l’eau s’infiltrait dans les chaussures.

Les soldats poursuivirent les corbeaux qui se rassemblaient au loin, les chassant quand ils les trouvaient occupés à fouiller la neige.

Les corbeaux s’envolaient alors à nouveau dans le ciel en criant, puis se posaient deux ou trois kilomètres plus loin — là aussi, il y avait des cadavres. Les soldats les suivaient encore.

Les corbeaux, de plus en plus loin, s’enfuyaient toujours, se posant ici et là sur la neige, jusqu’à une ou deux lieues dans la plaine.

***

底本:「昭和文学全集 第32巻」小学館

1989(平成元)年8月1日初版第1刷発行

底本の親本:「黒島伝治全集 第1巻」筑摩書房

1970(昭和45)年4月発行

入力:大野裕

校正:Juki

2000年3月22日公開

2006年3月25日修正

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