播州平野 :: la Plaine de Banshû – 11-17

宮本百合子 :: Miyamoto Yuriko

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播州平野

La Plaine de Banshû -11-17

宮本百合子

Miyamoto Yuriko

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宮本百合子全集 第六巻

Table of Contents

table 2

播州平野 - 2 3

十一 3

十二 21

十三 32

十四 46

十五 61

十六 80

十七 100

** 110

夜なかにあんな騒ぎがあったそれを信じかねるような快晴の朝になった。

山門から下って新道の上へ出、それを横切って短いダラダラ坂を石田の家もある一かたまりの部落の往来へ入りかかって、ひろ子は惨澹たる有様におどろいた。とっつきの家では、壁をおとされている。一夜に竹こまいばかりの家になり前の往来に水漬り泥まびれになった家財道具、衣類が乱雑にとり出されている。泥田の中からひっぱり出したような子供の派手な友禅模様のチャンチャンが放り出してあるわきに、溺死した二羽の白色レグホンが、硬直した黄色い脚をつき出してころがされている。

三角地にあった朝鮮人の農家はほとんど家の土台まで土地が崩壊した。そこを流れる川の水量はもう減っているが、杙のようなもの、コモ、あらゆる雑物でせかれている。四五人の年とった男たちが、それのとりのけ作業をやっていた。

雨の深夜の空明りで二階から見おろした黒い水は、あんなに滔々と沢田の軒下を走っていた。かりものの駒下駄でひろ子が歩いてゆく今朝の街道は、あの水の下から地べたがあらわれて、部落じゅうのありとあらゆる臓物が、それぞれ家の表、裏、屋根の上まで拡げられていた。太陽に照らされて部落じゅうに不潔な水蒸気が立ちこめ、穢物のとけこんだべた土の臭気が昇っている。ゆうべのあの水嵩と、けさのこの往来と、ひろ子は、不自然に低いところを歩いているような奇妙な錯覚におそわれながら、一歩ごとに見なれない障碍物がころげ出て、見なれながらふだんと全く景色のちがう往還を通って来た。

Le matin se leva sur un ciel d'une clarté telle qu'on peinait à croire au tumulte de la nuit.

En descendant du portail du temple pour rejoindre la nouvelle route, puis en traversant une courte pente douce pour s'engager dans la rue du hameau où se trouvait la maison des Ishida, Hiroko fut pétrifiée par le spectacle de dévastation qui s'offrait à elle. À l'entrée, la première maison avait perdu ses murs. En une seule nuit, elle avait été réduite à son armature de bambous tressés ; devant, dans la rue, les meubles et les vêtements trempés et maculés de boue étaient sortis et entassés dans un désordre indescriptible. À côté d'une veste d'enfant aux motifs colorés, qu'on aurait dite extraite d'une rizière de fange, gisaient deux poules Leghorn blanches noyées, leurs pattes jaunes raidies pointées vers le ciel.

Sur le terrain en triangle, la terre s'était effondrée sous les fermes coréennes jusque sous leurs fondations. Le débit de la rivière qui coulait là avait déjà diminué, mais le cours restait obstrué par des débris de toutes sortes, des pieux et des nattes de paille. Quatre ou cinq hommes âgés s'affairaient déjà à les déblayer.

À la lueur livide de cette nuit de pluie, l'eau noire vue de l'étage courait avec une telle impétuosité sous l'avant-toit des Sawada. Ce matin, sur cette même route où Hiroko avançait chaussée de sandales de bois d'emprunt, la terre ferme avait reparu sous les flots, révélant les entrailles de tout le hameau, étalées devant les maisons, derrière, et jusque sur les toits. Sous l'ardeur du soleil, une vapeur d'eau fétide stagnait sur tout le village, exhalant l'odeur de la terre visqueuse où s'étaient dissoutes toutes les immondices. Entre le niveau de l'eau d'hier et l'aspect de cette rue ce matin, Hiroko était assaillie par l'étrange sensation de marcher à une profondeur contre nature ; à chaque pas surgissaient des obstacles méconnaissables, alors qu'elle parcourait cette route familière dont le paysage n'avait plus absolument rien de commun avec l'ordinaire.

石田の店の先に、大きな角材がひっかかって道をふさいでいた。そこへ空のドラム罐、どこからか流されて来た古床几、箱、砕けた茶ダンス、木の枝をはじめ、あらゆるごもくたが積って、自転車さえかついでやっとそこをふみ越してゆくような山が出来ていた。そこでも、巣箱ぐるみ鶏が数羽流されて来て、死んでいた。やはり体が白くて、鶏冠の赤いレグホンの雌たちであった。

部落の非常時用として木炭数十俵、薪が何百束か、配給所である石田の物置に保管されていた。薪は、夜じゅうまるでおがらにでもなっていたようにふわふわぞろぞろ物置の入口へ浮き出たまま水にひかれ、今は足の踏場もなければ、女手で直せる代ものでもなくなっている。

「こりゃ百束は流れよりましたで」

登代が目分量で調べて云った。

「まだそこいらにひっかかっていやしませんかしら」

「なんで! いまごろまで……」

そう云われて、ひろ子は生計のために配られている神経の迅さに思い当った。寺の本堂の掃除をして最後にひき上げたのは、母とひろ子だけであった。夜が白みかかるのを待ちかねて、まだすこしずつ降っている雨の中を沢田の一家三人も、子供を囲んでかたまって或るものは睡り、或るものはうつらうつらしている石田のみんなの横から、そっと起き出して出て行った。

Juste devant la boutique des Ishida, une énorme poutre s’était coincée, barrant la route. Tout un amas s’y était accumulé : des fûts vides, un vieux banc emporté on ne sait d'où, des caisses, un buffet à thé fracassé, des branches d’arbres et des débris de toutes sortes, formant un monticule tel qu’il fallait porter son vélo à bout de bras pour espérer le franchir. Là encore, plusieurs poules avaient été emportées avec leur nichoir et gisaient sans vie. C’étaient, elles aussi, des poules Leghorn au plumage blanc et à la crête rouge.

En tant que point de distribution, la remise des Ishida abritait les réserves d'urgence du hameau : des dizaines de sacs de charbon de bois et des centaines de fagots de bois de chauffage. Durant la nuit, les fagots avaient flotté vers l'entrée de la remise comme s'ils n'étaient plus que de frêles tiges de chanvre ; avec le retrait des eaux, ils s'étaient échoués en un tel chaos qu'il n'y avait plus un endroit où poser le pied, et aucune main féminine ne pouvait espérer remettre cela en ordre seule.

— Il y en a bien une centaine qui sont partis au fil de l'eau, estima Toyo d'un simple coup d'œil.

— Ne sont-ils pas restés coincés quelque part dans les environs ? demanda Hiroko.

— Penses-tu ! À l'heure qu'il est...

À cette réponse, Hiroko prit conscience de la vivacité des réflexes de survie dès qu'il s'agissait des moyens de subsistance. Sa mère et elle avaient été les dernières à quitter le temple après en avoir nettoyé le bâtiment principal. Dès l'aube, alors qu'une pluie fine tombait encore, les trois membres de la famille Sawada s'étaient levés sans bruit et étaient partis, s'extirpant du groupe des Ishida qui, restés soudés autour des enfants, dormaient encore ou somnolaient.

亡くなった石田の父親の写真が、額ぶちに入れて長押に飾られていた。そのすこし下まで水があがった。

しげのの同僚が手伝いに来てくれて、床下から、土間から一通りかきのけられたべた土が、忽ち背戸に盛上げられた。床板もはずして川で洗われなければならない。水を吸って化物のように重くなったすべての畳がもち出され、干されなければならなかった。米も濡れた。漬物も水の下になった。塩と味噌とは流れてしまった。永年棚の奥に煤けていた古い書類が、行李ごとしずくをたらしてもち出された。

ひろ子は二階の窓から屋根へ出て、濡れた衣類、布類を干す役にまわった。今までどこにあったのか、いつ、何の役に立つのか、ひっそり歳月の流の底にしずんでいた一切の古布どもが、一片たりとも、びしゃびしゃに濡れて、臭くなってその存在を主張した。

今朝は秋晴れというにふさわしい澄んだ青空の下の、部落の屋根屋根に女や男が出ていた。濡布団、衣類、何かの穀物をむしろの上にひろげたもの。往来にも部落じゅうのものが出て動いていた。みんな不機嫌で、黙って、忙しく、重いものをかついで川との間を往来しているのであった。

午ごろ、あちこちから噂がつたわって来た。川下では家が何軒も流失した。人死もあった。トンネルが潰れて山陽線が不通となり、宮島近くの海軍療養所は崖ごと崩れて海へはまった。

「泣くにも涙も出んようじゃある!」

母は働きながら、顔にかかるおくれ毛をかき上げてはつぶやいた。

Le portrait du défunt beau-père de Hiroko, encadré, était accroché à la solive de plafond. L’eau s’était élevée jusqu'à quelques centimètres en dessous.

Des collègues de Shigeno étaient venus prêter main-forte ; la boue visqueuse évacuée des dessous du plancher et de la pièce de terre battue fut aussitôt amassée en un monticule derrière la maison. Il fallait aussi démonter les planches du sol pour les laver à la rivière. Tous les tatamis, qui avaient absorbé l’eau et pesaient désormais un poids monstrueux, durent être sortis pour sécher. Le riz était détrempé. Les salaisons avaient été submergées. Le sel et le miso avaient été emportés par le courant. De vieux documents, qui s’étaient encrassés de suie au fond d’une étagère durant des années, furent sortis dans leurs malles d'osier, dégoulinants.

Hiroko s’installa sur le toit, passant par une fenêtre à l’étage, pour s'occuper de faire sécher les vêtements et les tissus mouillés. Toute une foule de vieux linges, dont on ignorait jusqu'à l’existence ou l’utilité, et qui reposaient silencieusement au fond du fleuve du temps, affirmaient soudain leur présence, chaque lambeau étant trempé, puant et lourd d'eau.

Ce matin-là, sous un ciel d'un bleu limpide digne d'un bel automne, hommes et femmes s'activaient sur tous les toits du hameau. On y étalait sur des nattes de paille des futons détrempés, des habits ou des céréales. Dans la rue aussi, tout le village était dehors, en mouvement. Les gens étaient d'humeur sombre, silencieux, occupés à transporter de lourdes charges dans un va-et-vient incessant avec la rivière.

Vers midi, les rumeurs commencèrent à circuler de toutes parts. En aval, plusieurs maisons avaient été emportées. Il y avait des morts. Un tunnel s'était effondré, coupant la ligne Sanyo, et près de Miyajima, un sanatorium de la Marine avait été emporté par un glissement de terrain et s'était abîmé dans la mer.

— On en vient à ne même plus avoir de larmes pour pleurer ! murmura la mère tout en travaillant, repoussant d'un geste une mèche de cheveux rebelle sur son visage.

部落に立って、地勢を観ればこの出水の直接な原因が、軍用新道であることは明瞭だった。周防の深い山襞が、南に向って次第にゆるやかにわかれ、低まり、やがて砂の白い彎曲した海岸となる。その手前、大きい水無瀬川の河床に沿うて東と西とに山並をひかえ、上と下とのこの部落がある。部落の家々の屋根ほどの高さで、東の山並沿いに四五里ほどの間を軍用新道は堤防のように築かれた。従来は、山の奥から部落までの間に段々畑、田圃、沼、数限りない溝流れがあり、それは天然の水はけとなっていた。新道は、そういう細々として工合のよい自然の作用を一息に圧し潰し、朝鮮人夫のトロッコで、赤土を堤ともり上げ、砂利をぶちまいた。無計画な伐採、根っこほり、もう何年もなげやりのままの地方治水工事は、僅か数日の豪雨が山から水を押し出すのだが、高い丈夫な軍用新道が出来たおかげで、部落は何のてだてもなく、溝の底へ縦におかれたかたちになってしまった。これまでは、水無瀬川が氾濫して周囲の麦畑を水につけることはあっても、少し高みにある人家にさわりはなかった。今度は、西よりの川床が溢れるか溢れない時に、新道にせかれ、一時にどっとそこを越す奥山からの出水が、東からも全部落を洗い、水漬りにしたのであった。

その新道の上に、石田の家では家じゅうの畳をもち出して干した。古びて貧しげな仏壇も崩れかけたまま持ち出された。杙をうちこみ、綱をはり、そこへ濡れしょぼれたものをかけた。

En observant la topographie depuis le hameau, il apparaissait clairement que la cause directe de cette inondation était la nouvelle route militaire. Ici, les profonds replis montagneux de la province de Suō s'écartent et s'abaissent progressivement vers le sud, pour finir par rejoindre une côte de sable blanc aux courbes sinueuses. En deçà, longeant le lit majeur de la large rivière Minase, les deux villages — celui d'en haut et celui d'en bas — s'étendent, nichés entre deux chaînes de collines à l'est et à l'ouest. Or la route militaire avait été bâtie à hauteur des toits des maisons et faisait comme une digue sur une vingtaine de kilomètres le long du versant oriental. Autrefois, entre le cœur de la montagne et le village, s'égrenaient des champs en terrasses, des rizières, des marais et d'innombrables rigoles qui servaient de déversoirs naturels. La nouvelle route avait écrasé d'un coup ces mécanismes naturels, aussi subtils qu'efficaces ; des ouvriers coréens y avaient, à l'aide de wagonnets, accumulé de la terre rouge en remblais et déversé du gravier. Entre le déboisement sauvage, l'arrachage des souches et les travaux d'aménagement hydraulique laissés à l'abandon depuis des années, il ne fallut que quelques jours de pluies torrentielles pour que l'eau dévale des sommets. Mais à cause de cette route militaire, haute et massive, le hameau s'était retrouvé sans défense, comme déposé au fond d'un fossé. Jusqu'alors, la rivière Minase débordait parfois et inondait les champs d'orge environnants, mais les habitations, situées en hauteur, n'étaient jamais touchées. Cette fois-ci, alors que le lit de la rivière à l'Ouest débordait à peine, les eaux venues des hautes montagnes, entravées par la route, avaient soudain franchi l'obstacle en une déferlante venue de l'Est, balayant et submergeant tout le hameau.

C’est sur cette route même que la famille Ishida transporta et étala tous les tatamis de la maison pour les faire sécher. L'autel bouddhique, vieux et misérable, fut lui aussi sorti, à moitié disloqué. On planta des piquets, on tendit des cordes, et l'on y suspendit tout ce qui n'était plus que loques trempées.

部落じゅうが湯気を立てていたべた土の臭いを立てた。その日炊出しがされ、溺死した鶏が煮られた。

登代は、昔からの顔なじみの広さと信用とで、翌日から大工をたのみ、男を数人よび集めた。登代らしい着実さで、先ず必要な便所から修繕がはじめられた。毎日、新道の上に畳が運び出され、綱に物が干され、その間に床下が清潔に洗われ、床板が洗われ、墜ちた壁土がかきのけられて、左官がよばれた。しげのや縫子が、左官屋の女房と一緒に手伝いに働いた。

ひろ子からみれば、これらすべての手配はおどろくべき迅速さであった。母のきっぱりしたやりかたでこれらは進捗している。登代は、治郎をおぶって、重吉たちの子守をしてくれた婆さんの孫のところへ、守りをたのみに自分で行った。

ひろ子は、二階で、愈々どっさりになって来た布類、衣類の干ものをしつづけた。しげののつましい親たちが、何年か前にこしらえてやった派手すぎる銘仙の晴着や、結婚前の縫子の四季のよそゆき。紅絹がにじみ、染色の流れた若い女ものは、拡げて一枚干すごとにひろ子に哀れを感じさせた。直次とつや子、子供らのものはほとんど一枚も濡れなかった。

Tout le hameau fumait, exhalant cette odeur de terre visqueuse. Ce jour-là, on organisa une distribution de nourriture et l'on fit cuire les poules qui s'étaient noyées.

Grâce à l’étendue de ses relations et à son crédit, Toyo fit appel dès le lendemain à un charpentier et réunit plusieurs hommes. Avec le pragmatisme qui la caractérisait, elle commença les réparations par le plus urgent : les latrines. Chaque jour, on transportait les tatamis sur la route militaire, on tendait du linge sur les cordes, tandis qu’on nettoyait de fond en comble le dessous du plancher et les lattes de bois, et qu’on évacuait la terre des murs effondrés avant de faire venir le plâtrier. Shigeno et Nuiko travaillaient de concert avec la femme de l'artisan.

Aux yeux de Hiroko, toute cette organisation était d'une rapidité stupéfiante. Les travaux progressaient sous la direction tranchante de sa belle-mère. Toyo, portant Jirō sur son dos, se rendit elle-même chez la petite-fille de la vieille femme qui avait autrefois gardé Shigekichi et ses frères pour lui demander de s'occuper des enfants.

Hiroko, restée à l'étage, continuait d'étendre la quantité toujours plus impressionnante de linges et de vêtements. Il y avait là les habits de fête en soie meisen, bien trop voyants, que les modestes parents de Shigeno lui avaient confectionnés des années plus tôt, ou encore les tenues de sortie pour chaque saison que Nuiko possédait avant son mariage. En dépliant ces vêtements de jeunes femmes dont la doublure de soie rouge avait déteint et dont les teintures avaient coulé, Hiroko ne pouvait s'empêcher de ressentir une profonde pitié. En revanche, les affaires de Naotsuji, de Tsuyako et des enfants étaient presque toutes restées sèches.

ひろ子が買って送った母の細かいお召の羽織がちぢみあがって黒く臭くなっている。それを軒下にほしていると、一段、一段、大儀そうな跫音をたてて母が二階へ上って来た。立ったままぐるりと、障子がはずされている両側の窓々と、その前にひろがる屋根の上とを眺めた。

「まあまあ、ようこんだけボロがあったもんじゃ」

煙草を吸わない老年の母は、こういうときひろ子同様、いくらか手持無沙汰らしく、そこにただ坐って見まわしていたが、やがて、

「ひろ子はんも、遠方来たのにえらい目見せて、ほん気の毒でありますよ」

と云った。

「どうして? お母さん。わたしは一番役に立たないから、却ってすまないと思っているのに」

「あんたがいるけに、どんだけ心づよいかしれん」

登代は、心に何か切ないものがあって、皆の働いている午後、こうしてひろ子一人の二階へ上って来た。二三日の間に憔悴のあらわれた顔を新道へ向け、その長い道の上にちょこんと滑稽に干されている仏壇を眺めていたが、

「ほん、ふのわるいことばかりつづくのう」

しんから気落ちした調子で、涙を浮べた。

Le fin haori en soie omeshi que Hiroko avait acheté et envoyé à sa belle-mère avait rétréci ; il était tout noirci et dégageait une odeur fétide. Alors qu'elle l'étendait sous l'avant-toit, elle entendit la mère monter à l'étage, ses pas résonnant l'un après l'autre comme s'ils lui coûtaient un effort immense. Toyo embrassa du regard les fenêtres des deux côtés, dont les cloisons coulissantes avaient été retirées, et l'étendue des toits qui se prolongeait devant elle.

— Eh bien, eh bien... dire qu'on avait accumulé autant de guenilles.

À son âge, et comme elle ne fumait pas, la mère semblait un peu désœuvrée dans ces moments-là, tout comme Hiroko ; elle resta assise un moment à regarder autour d'elle, puis finit par dire :

— Hiroko, tu es venue de si loin pour te retrouver dans une telle galère... j'en suis vraiment navrée pour toi.

— Pourquoi dites-vous cela, Maman ? C'est moi qui m'en veux, car j'ai l'impression d'être la moins utile de toutes ici.

— Tu n'imagines pas à quel point ta présence nous donne du courage.

Toyo avait le cœur lourd d'une peine indicible et c'est pour cela qu'elle était montée rejoindre Hiroko, seule à l'étage, alors que tout le monde travaillait en bas. Tournant son visage, marqué par l'épuisement de ces derniers jours, vers la route militaire, elle contempla un long moment l'autel bouddhique, posé là au milieu de la chaussée, dérisoire et presque grotesque dans son dénuement.

— Vraiment, le sort s'acharne sur nous, murmura-t-elle, la voix brisée par le découragement, les yeux baignés de larmes.

「直次は、ああいうことになる。水はつきよる――ほん。このうちは、ふのええことはないようなうちになった」

水の出た夜からきょうまで、登代もつや子も、直次がいたらば、ということはついぞ口に出さなかった。そういう歎きの間もないほど、臭い家、濡れた家財が女たちを追い立てた。疲れ切って今、西日の座敷で悲しくなっている母を、ひろ子は心から痛わしく思った。

「ほん、どうしていいやら、わたしには分らんようになった……」

「どうして? おかあさん」

ひろ子は、おどろいて母の顔をのぞいた。

「これまでお母さんに分らないということは、一つだってなかったことよ。こんどだって、立派に、壁までもうつけはじめたじゃないの」

「つや子は、わたしのすることが気に入らんと、きつうおこりよって。おばあちゃんのように、人ばかり頼んでも、たべさせる御飯だけでもせんないいうてじゃが、男たのまいで、どう、なろうかいの。女ばかりで……」

つや子は、そろそろとうちのものばかりで片づけて行こう、というのだった。入費もかからないように、と。しかし、実際にそれは不可能であった。つや子は、落ちた上瞼を蒼ませ、一つも笑わず、頬をひきつらせて、しげのや縫子に指図をして働き、母の意見をうけ入れなかった。子供たちが、不潔なぬれたべた土の往還や土間に、裸足で腹をむき出して遊んでいる。それを見かねて、せめて下駄をはかせて、と云っても、とり合わなかった。自分が裸足であった。直次に死なれた悲しみに重ねて起った災難を体のよわいつや子が、細い自分の二つの肩だけで担わなければならぬように思っている。つや子が良人のいない一家の主婦として自分の権威と責任とを感じれば感じるほど、母の登代が積極的な気質なのとは反対の気立てがつよくあらわれ、そこに切ない空気がかもされるのであった。

— Naotsuji nous a quittés... et maintenant l'inondation... Vraiment, cette maison est devenue un lieu où plus rien de bon n'arrive.

Depuis la nuit de la crue jusqu’à aujourd’hui, ni Toyo ni Tsuyako n’avaient une seule fois formulé l'idée : « Si seulement Naotsuji était là ». L’odeur fétide de la maison et les biens détrempés les avaient talonnées sans leur laisser le moindre répit pour de telles lamentations. Voyant sa belle-mère, ainsi épuisée, sombrer dans la tristesse dans ce salon baigné par le soleil couchant, Hiroko ressentit pour elle une immense compassion.

— Vraiment, je ne sais plus... Je ne sais plus quoi faire...

— Comment cela, Maman ?

Surprise, Hiroko scruta le visage de sa mère.

— Jusqu'ici, il n’y a jamais eu une seule chose que vous ne sachiez pas gérer. Cette fois encore, regardez, vous avez déjà admirablement commencé à faire refaire les murs.

— Tsuyako s’emporte violemment contre moi, tout ce que je fais lui déplaît. Elle dit que je suis comme une vieille femme qui ne fait que compter sur les autres, et que rien que pour nourrir tous ces gens, c'est peine perdue... Mais comment ferions-nous sans demander l'aide des hommes ? Entre femmes seules, comment...

Tsuyako, elle, voulait déblayer petit à petit, seulement entre membres de la famille. Pour ne pas engager de frais. Mais en réalité, c'était impossible. Ses paupières tombantes blêmes de fatigue, sans un sourire, les traits crispés, Tsuyako donnait ses ordres à Shigeno et Nuiko et refusait d’écouter les avis de sa belle-mère. Les enfants jouaient le ventre nu et pieds nus dans la boue visqueuse de la rue et du vestibule. Quand Toyo, ne pouvant supporter ce spectacle, lui disait de leur mettre au moins des sandales, elle ne l'écoutait pas. Elle-même était pieds nus. Tsuyako, à la santé fragile, avait l'impression de devoir porter seule sur ses frêles épaules ce nouveau désastre qui s'ajoutait au malheur d'avoir perdu son mari. Plus elle ressentait son autorité et sa responsabilité de maîtresse de maison privée d'époux, plus son tempérament s'opposait violemment à la nature active de Toyo, créant entre elles une atmosphère étouffante.

ちょっとしたくつろぎの雰囲気も、瞼に剣の出たつや子の顔を見ると、おのずから消散した。気のつまる昼間の労働でつかれ果てた四人の老若の女が、燈心の明りでぼんやり照らされ、枕を並べて何の情趣もなく睡っている夜中、ひろ子の眼は冴え、心は重く圧せられた。

山陽線、呉線、山陰線、どれも水害を蒙り開通の見込たたず、ひろ子は東京にかえるどころか縫子と直次の調査にゆく望みさえも失った。

毎日一定の時刻になると、干しものだらけの部落のむこうを、線路沿いに徒歩連絡する旅客の群がバスケットを下げた子供まじりに通って行った。列車不通で、重吉への手紙もとだえた。大阪から配達される新聞も来なかったし、ラジオも水に漬って駄目になった。

日毎に生活のしぼりがちぢまり、不自然な敏感さが生じ、ひろ子は自分まで、過労な女ばかりの心理葛藤に絡まりそうに感じた。

沈んだこころもちで、裏に出ていたら、濡縁の下に大籠が一つ放り出してあった。濡れた反古がつまって腐りかけている。一つの封筒の上書の字が、ひろ子の目についた。それは、特徴のある大柄な重吉の筆蹟であった。石田隆吉様と、亡くなった父親宛にかかれている。二ヵ月あまり重吉からのたよりをうけとらず、こちらからの音信さえ絶たれているひろ子は、傾きかかるような親愛の思いで、丁寧に手紙をとり出して見た。原稿用紙にかかれている一通は、送金をたのんでいる文面であった。ほかの一通は、帰省をのばすことを知らしていた。三通目は、大学に入った重吉が上京して寄寓した親戚の家での生活を耐えがたく感じている書簡であった。若く、ひそかな誇りにみちている青年が、卑屈な境遇に抵抗しているその手紙の調子が、年月をへだてて読みかえしているひろ子のこころを動かした。全く金がなく、ただ青春と限りない未来とがあるだけだった二十一歳の重吉。今全く自由を喪って網走にやられている三十八歳の重吉。その重吉にのこされているのは何であろう。ひろ子は、やはりそこに限りない未来しか思うことが出来ないのであった。

La moindre atmosphère de détente se dissipait d'elle-même dès que l'on croisait le regard de Tsuyako, dont les paupières semblaient pétrifiées par une sévérité d'acier. Au milieu de la nuit, alors que les quatre femmes, jeunes et vieilles, épuisées par le labeur harassant de la journée, dormaient sans la moindre grâce côte à côte, vaguement éclairées par la lueur d'une mèche, Hiroko gardait les yeux grands ouverts, le cœur lourd d'une oppression indicible.

Les lignes Sanyō, Kure et San'in ayant toutes subi les assauts de l'inondation, aucun espoir de réouverture n'était en vue. Hiroko perdit non seulement tout espoir de rentrer à Tokyo, mais aussi celui de partir avec Nuiko à la recherche de Naotsuji.

Chaque jour, à heure fixe, au-delà du hameau couvert de linge qui séchait, on voyait passer, marchant le long des rails, des groupes de voyageurs en correspondance, des enfants portant des paniers mêlés à la foule. Le trafic ferroviaire étant interrompu, la correspondance avec Shigekichi cessa. Les journaux livrés depuis Osaka n'arrivaient plus, et la radio, qui avai été submergée par les eaux, était hors d'usage.

Jour après jour, l'étau du quotidien se resserrait, engendrant une sensibilité maladive. Hiroko sentait qu'elle risquait de se retrouver elle-même prise au piège des conflits psychologiques de ces femmes exténuées.

C'est avec l'esprit sombre qu'en sortant à l'arrière de la maison, elle remarqua un grand panier abandonné sous la galerie extérieure. Il était rempli de vieux papiers mouillés qui commençaient à pourrir. L'écriture sur une enveloppe attira son regard. C'était la calligraphie de Shigekichi, reconnaissable à ses grands caractères si particuliers. Elle était adressée à Monsieur Takichi Ishida, le père défunt. Hiroko, qui n'avait reçu aucune nouvelle de Shigekichi depuis plus de deux mois et dont les propres messages ne parvenaient plus à destination, retira les lettres avec une infinie tendresse. L'une d'elles, écrite sur du papier à manuscrit, demandait un envoi d'argent. Une autre annonçait qu'il reportait son retour au pays. La troisième était une lettre où Shigekichi, alors étudiant à l'université, confiait combien il lui était insupportable de vivre chez les parents qui l'hébergeaient à Tokyo. Le ton de cette lettre, où un jeune homme fier et secret luttait contre une condition servile, émut Hiroko, qui la relisait à des années de distance. Shigekichi à vingt et un ans : absolument sans argent, mais possédant la jeunesse et un avenir sans bornes. Shigekichi à trente-huit ans : privé de toute liberté, envoyé au bagne d'Abashiri. Que restait-il donc à cet homme-là ? Hiroko ne pouvait s'empêcher de penser que, pour lui aussi, il ne restait rien d'autre qu'un avenir sans bornes.

こうして古い手紙などを見るにつけ、ラジオも新聞もなく、汽車さえ通らないここに暮していることが、激しい不安に感じられて来た。八月十五日このかた、日本に新しい潮がさしはじめた。それは全国の刑務所の塀をとりまいて流れはじめていた。思想犯のためには、決して動くことの予期されなかった扉の蝶番を、きしませはじめているのであった。

縫子が、洗ものをかかえて新道から下りて来た。ひろ子がひろげているものを肩越しに見て、

「まあ」

と云った。

「きのう、わざわざのけておいたのに!」

ひろ子は、

「いい、いい」

と、小声で、なだめるように囁いた。扉は、いつ重吉のために開かれるであろうか。それは、ひろ子にとって生々しい切迫感であった。自分よりはるかに若いつや子にとって、待つべき人は永久に失われてしまっているという意識は、ひろ子の声を喉につまらせるのであった。

水が出て四日目に、二階での干しものは大体かたづいた。母親のセルをたたみながら、

「これであらかたすみましたのう」

すみましたというところにアクセントのつく地方の言葉で縫子が云った。

À mesure qu'elle parcourait ces vieilles lettres, le fait de vivre ici, sans radio, sans journaux, et sans même le passage d'un train, commença à lui inspirer une violente inquiétude. Depuis ce 15 août, une marée nouvelle avait commencé à déferler sur le Japon. Elle s'écoulait désormais autour des murs de toutes les prisons du pays. Pour les prisonniers d'opinion, elle faisait déjà grincer les charnières de portes que l'on n'avait jamais imaginé voir bouger.

Nuiko, chargée de linge propre, descendit de la nouvelle route. Regardant par-dessus l'épaule de Hiroko les papiers que celle-ci étalait :

— Oh ! s'exclama-t-elle. Et dire que je les avais mis de côté exprès hier !

— Ce n'est rien, ce n'est rien, murmura Hiroko d'une voix basse et apaisante.

Quand donc la porte s'ouvrirait-elle pour Shigekichi ? C'était pour Hiroko une obsession brûlante, un sentiment d'urgence absolue. Mais la conscience que pour Tsuyako, bien plus jeune qu'elle, l'homme qu'elle aurait dû attendre était à jamais perdu, lui nouait la gorge.

Le quatrième jour après l'inondation, le séchage à l'étage touchait à sa fin. Tout en pliant le vêtement de serge de la mère :

— Voilà, cette fois, c'est pratiquement terminé, dit Nuiko, en marquant l'accent sur le dernier mot comme on le fait dans le parler de la région.

「夕方までに、わたし帰ります」

「そうする?」

ほんの一二泊のつもりで来た縫子は、水で足どめされたばかりか、窓をこえて逃げ出すときも荒っぽいあと片づけにも、力になりたすけてくれた。縫子をこの上はとめられなかった。

「わたしも一緒に行っちゃおうかな」

いくらかきまりの悪そうな子供っぽい眼つきをして、ひろ子が云い出した。ひろ子にそう感じさせる日々の空気があるのであった。

「そうおしませ! それがようあります。さわ子もどんなによろこぶかしれんし」

「ね、本当に行っちゃおう」

そんな話をしたのは午前中であった。昼飯につや子が上ってきて、干しものがとりこまれてあいている軒先の綱に目をとめた。

「はや、干しものすんででありますの」

「どうやら乾くだけは乾いたらしいわ。まだまだあとが一仕事だけれど……」

食後休みをしているときつや子が訊いた。

— Je rentrerai chez moi d'ici ce soir.

— Tu penses faire ainsi ?

Nuiko, qui n'était venue que pour une nuit ou deux, s'était retrouvée bloquée par les eaux ; elle avait été d'une aide précieuse, que ce soit lors de leur fuite éperdue par la fenêtre ou pendant le déblaiement acharné qui s'en était suivi. Hiroko ne pouvait décemment pas la retenir davantage.

— Et si je partais avec toi ? lança soudain Hiroko, avec une lueur enfantine et un peu confuse dans le regard.

C'était l'atmosphère pesante de ces derniers jours qui lui dictait cette envie.

— Oh oui, faites donc cela ! Ce serait la meilleure chose à faire. Sawako serait tellement ravie de vous voir !

— C'est décidé, je pars avec toi.

Cette conversation eut lieu dans la matinée. À l'heure du déjeuner, Tsuyako monta à l'étage et remarqua que les cordes, sous l'avant-toit, étaient désormais vides de tout linge.

— Tiens, le séchage est déjà terminé ?

— On dirait que tout est enfin sec. Même s'il reste encore une montagne de travail après cela...

Alors qu'elles se reposaient après le repas, Tsuyako posa une question.

「縫子はん、こんどは、えらい目にあわせて、すみませなんだのう。いつお帰ってでありますか。――もうこちらはよろしうありますから」

ひろ子が苦笑いに笑い出した。

「もうよろしい、はあんまり正直ね」

「きょう、そろそろいにましょういの」

「ね、つや子さん、私縫子と一緒に田原へ行って来ようと思うけれど、どうかしら」

「ほん、不自由させつめて、すみませんの。田原じゃったら家もきれいし、御馳走もあってじゃから……」

「そういうわけじゃないのよ。汽車が不通でどうせ動けないからね。今のうち田原へ行って置こうと思うのよ」

「ほん、それがよろしうあります」

全く念頭になかった家のことだの食物のことだのにふれられて、ひろ子は閉口した。ひろ子がおばたちの家で欲したのは、罪のない一つ二つの笑いだけだったのに。――

三時頃、まだ決心しずにいるひろ子のところへ、つや子がわざわざあがって来た。そして、

「縫子はん、何時頃、おかえりますの」

待ちかねる表情をむき出しに尋ねた。

— Nuiko, je suis vraiment navrée de vous avoir infligé une telle épreuve. Quand comptez-vous rentrer chez vous ?... Ne vous inquiétez plus, ici, nous nous en sortirons très bien désormais.

Hiroko ne put s'empêcher de laisser échapper un rire amer. — « Nous nous en sortirons très bien »... Voilà qui est d'une honnêteté presque brutale !

— Je pense m'en retourner aujourd'hui, répondit Nuiko.

— Dites-moi, Tsuyako, je pensais accompagner Nuiko à Tahara pour quelques jours, qu'en pensez-vous ?

— Oh, vraiment, je m'en veux de vous avoir ainsi privée de tout confort. À Tahara, la maison est impeccable et on vous servira de bons petits plats, alors...

— Ce n'est pas pour cela, vous savez. Puisque les trains sont de toute façon bloqués et que je ne peux pas bouger, je me disais que c'était le moment idéal pour aller là-bas.

— Vraiment, c'est ce qu'il y a de mieux à faire.

Hiroko resta interdite en voyant Tsuyako ramener tout à des questions de confort domestique ou de nourriture, alors que de telles pensées ne lui étaient même pas venues à l'esprit. Tout ce qu'elle espérait trouver chez ses tantes, c'étaient simplement un ou deux éclats de rire sans arrière-pensée. —

Vers trois heures, alors que Hiroko n'avait pas encore arrêté sa décision, Tsuyako monta exprès à l'étage pour la trouver.

— Nuiko, à quelle heure repartez-vous ? demanda-t-elle, affichant sans fard son impatience de la voir partir.

「――田原へはおいきませんの?」

「どうしたのさ、つやちゃん。そんなにせっつかなくたっていいのに――。お母さんに伺わなくちゃきめられないわ、そうでしょう?」

ひろ子は、まだところどころしか床板のはられていない階下へ下りて行った。戸棚の前で母に相談した。

「おいきませ、おいきませ。却ってそれがよろしうあります。ああいう気分の者じゃけ、ほん、いけんのう」

縫子とつれ立って出がけに、つや子は台所の土間にいた。

「じゃ、行って参ります」

こちらの廊下からひろ子が大きく声をかけたが、つや子は横顔を見せたまま返事をしなかった。

— ... Alors, vous n'allez plus à Tahara ?

— Qu'est-ce qui vous prend, Tsuya-chan ? Vous n'avez pas besoin de me presser ainsi. Je ne peux rien décider sans avoir consulté Maman, n'est-ce pas ?

Hiroko descendit au rez-de-chaussée, où les planches du sol n'avaient encore été reposées que par endroits. Elle alla trouver sa belle-mère devant un placard pour lui demander conseil.

— Pars, pars ! Ce sera même mieux ainsi. Avec le tempérament qu'elle a ces temps-ci, vraiment, c'est au-dessus de mes forces...

Au moment de sortir avec Nuiko, Hiroko aperçut Tsuyako qui se tenait dans la pièce de terre battue de la cuisine.

— Bon, j'y vais ! lui lança Hiroko d'une voix forte depuis le couloir.

Tsuyako ne tourna pas la tete et ne lui répondit pas.

何となし足早に小一丁ほど歩いて、段々ひろ子の気分は諧謔的になって来た。しまいに笑い出し、足どりも緩やかになって、ひろ子はユーモラスに、

「ああ、おどろいた」

と云った。

「二個の南瓜、裏道へ蹴出さる、と云う工合ね」

ひきしめられていた神経の反動という笑いかたで、縫子も歩きながらときどき立ちどまって笑った。

「駄目よ、縫子、やめなさい。そんな笑いかたすると、体がぐにゃぐにゃして、頭痛がすることよ」

二人は、部落にとってすべての悲しみと災害との象徴である軍用新道を歩いて行った。

石田の家の裏あたりでは一応完成しているように見える新道は、しばらく行って部落を出はずれ、製材所の在る辺から、次第に、粗雑な工事の弱点をあらわしはじめた。バラスが十分入れられていない赭土道が、乱暴なトラックの往来で幾条も車軸がめりこむほどの深さにほじくりかえされている。新らしい切通しの左側が崩壊して、大きい立木が根こそぎ道端まですべり落ちていた。左右に切通しの石だたみを見上げてその下を通りぬけるとき、ひろ子は恐怖を感じた。地盤のゆるんだ崖にはられている高い石畳みが信用出来ないばかりでなかった。人目の届かないその山の上で、どんな工事をしかけていたのか、巨大な石柱が横に赭土の中から、宙に突出たままにされていた。

Après avoir marché d'un bon pas sur une centaine de mètres, Hiroko sentit son humeur se dérider peu à peu. Elle finit par éclater de rire et, ralentissant la cadence, elle s'exclama avec humour :

— Ah, j’ai eu mon compte ! On dirait bien deux citrouilles qu'on vient de flanquer à la porte par la porte de derrière !

Cédant à un rire qui trahissait le relâchement soudain de ses nerfs trop longtemps tendus, Nuiko s’arrêtait parfois au milieu du chemin pour rire à son tour.

— Arrête, Nuiko, ça suffit ! Si tu ris comme ça, tu vas finir toute flagada et tu vas attraper mal à la tête.

Toutes deux s'avancèrent sur la route militaire, ce symbole même de tous les malheurs et de tous les désastres qui avaient frappé le hameau.

Si, aux abords de la maison des Ishida, la nouvelle route semblait à peu près achevée, elle commença, une fois qu'on avait quitté le village et dépassé la scierie, à révéler progressivement les failles d'un chantier bâclé. La chaussée de terre ocre, insuffisamment empierrée, avait été labourée par le passage brutal des camions, qui avaient creusé des ornières si profondes qu'un essieu aurait pu s'y enfoncer. Sur la gauche, le flanc d'une tranchée récente s'était effondré, entraînant dans sa chute, jusqu'au bord de la route, de grands arbres déracinés. En passant au pied des hauts murs de soutènement en pierre qui surplombaient la tranchée, Hiroko fut saisie d'effroi. Ce n'était pas seulement que ces parois de pierre, plaquées sur une falaise au sol meuble, lui semblaient peu fiables ; au sommet de la colline, hors de vue, on ignorait quels travaux avaient été entrepris, mais d'énormes piliers de pierre émergeaient horizontalement de la terre rouge, comme suspendus dans le vide.

切通しをぬけたところの谷間に、迷彩をほどこした二棟の飯場のような急ごしらえの建物が低く見えた。上の道の草堤に沿って、軍用トラックが八台、片方のタイヤを溝の中へおとして、雨ざらしのまま並べられている。

新道の風景は、一丁ごとに荒々しく、人間ばなれして見えて来た。

三方を低い山に囲まれた山懐の奥に、板のつき上げ窓が並んだ真新しい建物が四棟も建て捨てられてあった。立木を伐採したままの赭い地肌、真新らしいのにもう羽目がそりくりかえって、或るものは脱れている粗末な工事。西日ばかりは午後から暗くなるまでさし込むかわり、どんな夏の夕風もそこまでは決して入って来ることのなさそうな山懐に、せまい板のつき上げ窓が無数に並んで見えている光景は、通りがかりのものをさえ息苦しくした。

「あすこへ、人間を入れるつもりだったんだろうか!」

「徴用で地方から来る若い者の宿舎にするつもりでありましたろう」

「どこの?」

「そりゃ、工廠でありますよ」

縫子は落付いた嫌悪にみちた声で答えた。

Au débouché de la tranchée, dans le creux d'un vallon, on apercevait deux bâtiments bas à l'aspect de baraquements provisoires, recouverts de peinture de camouflage. Le long du talus herbeux de la route supérieure, huit camions militaires étaient alignés, abandonnés aux intempéries, les roues embourbées dans le fossé.

À chaque centaine de mètres, le paysage de cette nouvelle route paraissait plus sauvage, plus étranger à toute humanité.

Au fond d'un repli de terrain, encerclé de trois côtés par des collines basses, quatre bâtiments de construction récente avaient été laissés à l'abandon. Sur ce sol ocre dénudé par l'abattage sauvage des arbres, ces constructions, bien que récentes, montraient déjà les signes d'un travail bâclé : les planches des parois extérieurs se gondolaient déjà sous l'effet de l'humidité et certaines s'étaient même détachées. Dans ce creux de vallon où le soleil de l'après-midi frappait sans relâche jusqu'au crépuscule, mais où aucune brise estivale ne semblait jamais pouvoir s'aventurer, la vue de ces innombrables et étroites lucarnes de bois alignées suffisait à donner au passant un sentiment de suffocation.

— Avaient-ils vraiment l'intention d'enfermer des êtres humains là-dedans ?

— C'était sans doute destiné à servir de dortoirs pour les jeunes gens mobilisés venant d'autres régions, répondit Nuiko.

— Pour travailler où ?

— Mais à l'Arsenal, bien sûr, répliqua-t-elle d'une voix empreinte d'un dégoût glacial.

「この辺で工廠に関係ないものは一つもありません」

それは、ありませんというより、あり得ませんという風に響くのであった。

低く高く遠近の山を見晴らし、すがすがしい松林を眺め、四周は温和な海近い山あいの自然だから、その真中に暴力的に出現している高い新道は、いかにも一路がむしゃらというこころもちを与えた。旧道は、この地域の人々が昔からその生活の必要につれておとなしく、細く、山裾をまわり、川に沿い、坂をのぼり下って踏みかため、ずっと低い地点にうねっているのであった。

「ひどいねえ」

眺め眺めて、歩きながらひろ子は心から歎息した。

「人間の歩く道じゃあない」

その歎息は、再び石田の家の内部をさえ、この一本の軍用道路が直線に貫いてしまったのだという悲痛な思いと結ばれた。

「ね、縫ちゃん、よくきいておくれ」

ひろ子は悲しみにみちた眼の色で話した。

— Dans cette région, il n'existe absolument rien qui ne soit lié à l'Arsenal.

Ses paroles sonnaient moins comme un constat que comme une impossibilité absolue qu'il en fût autrement.

Tout autour d'elles, les montagnes s'étageaient au loin, les pinèdes offraient un spectacle rafraîchissant ; la nature environnante, faite de vallons proches de la mer, était d'une douceur tempérée. Au milieu de ce paysage, cette haute route surgie par la violence donnait l'impression d'une trouée aveugle et acharnée. La vieille route, elle, serpentait bien plus bas ; elle était l'œuvre des gens d'ici qui, depuis des temps immémoriaux et selon les nécessités de leur existence, l'avaient patiemment tracée et tassée de leurs pas, contournant humblement la base des monts, longeant les rivières, épousant les montées et les descentes.

— C’est effroyable...

Hiroko soupira du fond du cœur tout en observant le panorama au fil de leur marche.

— Ce n'est pas un chemin fait pour les hommes.

Ce soupir rejoignait la pensée douloureuse que cette route militaire unique avait, d'un trait rectiligne, transpercé jusqu'à l'intimité même de la maison des Ishida.

— Écoute-moi bien, Nuiko, commença Hiroko, le regard empreint d'une immense tristesse.

「つやちゃんはああいう人で、きっと、田原の人たちも不満足だろうと思う。きょうなんかだって普通じゃなかったわ、けれどもね、考えてみれば、あのひとは、お母さんがお選びになった人だからね、お母さんは自分で切ないたんびに、どんなにか自分の責任も感じていらっしゃるにちがいないのよ、そう思うだろう?」

「ええわかります」

「わたしはね、お母さんが辛がっていらっしゃるのを見ると、むらむらして来るのさ。あの、おばあちゃん、という声きくと、背中が強ばってしまうさ。でもね、わたしは、お母さんが辛棒していらっしゃる以上、もう決してとやかく云わないことにきめたの、わかる?」

「わたしも、おばさんが余りお気の毒で。……」

「お母さんの忍耐に敬意をはらって、もう決してかげでとやかくは云わないことにきめた。いい?」

「よろしうあります」

「つやちゃんの人生だって、ほんとに気の毒だもの。いくさなんて、何てひどいんだろう――女の神経でつやちゃんを刺戟しまい、ね?」

「ほんそうでありますのう」

— Tsuya-chan est ainsi, et je me doute que même les gens de Tahara doivent en être mécontents. Aujourd'hui encore, elle n'était pas dans son état normal. Mais au fond, tu sais, c'est Maman qui l'a choisie pour épouse pour son fils ; chaque fois que Maman en souffre, elle doit sûrement ressentir tout le poids de sa propre responsabilité. Tu ne crois pas ?

— Si, je comprends.

— Pour ma part, quand je vois Maman peiner ainsi, je sens monter ma colère. Dès que j'entends ce cri de « Grand-mère ! », je sens mon dos se crisper. Pourtant, j'ai décidé une chose : puisque Maman endure tout cela sans faillir, je ne dirai plus jamais un mot contre Tsuyako. Tu comprends ?

— Moi aussi... j'ai tellement de peine pour ma tante.

— Par respect pour la patience de Maman, j'ai décidé de ne plus jamais critiquer Tsuyako dans son dos. C'est entendu ?

— C'est entendu.

— Après tout, la vie de Tsuya-chan est elle aussi bien digne de pitié. Quelle horreur que cette guerre... Ne l'agressons pas avec nos sensibilités de femmes, d'accord ?

— Oui, vous avez bien raison.

二人はだまってしばらく歩いた。永年の戦争は、この土地から、ここに生れ、ここに育った若者たちを、根こそぎよそへ運び出してしまった。その代り、見知らぬ他国から、これまでそこで生活し働いていた場所から否応いわせずひきはがされて来た男の群を、新道沿いの部落部落に氾濫させた。良人を奪われた妻たち、息子を失った母親たち、結婚しようとして相手をもち去られた娘たちは、夫々の思いで、その見知らぬ男の大群を見守った。男の群が膨脹するにつれて、物価が騰貴して行った。そして、どの男の眼にも、心の飢えが感じとられた。女たちの瞳の中に複雑な警戒の色があらわれ、同時に、どっさりの若い娘たちが、機会を失うのをおそれるような遑しさで、入りこんで来た男たちの妻となった。だが、そういう偶然によって男たちの妻になって行くことを考えられない娘もたまになくはなかった。縫子はその一人であった。縫子の住む界隈にのこっているのは、ほんの小娘の十七八がらみのものばかりであった。二十四五になって家にいる娘は、縫子一人とさえ云えた。兄を出征させているその縫子は、空襲の余波で瓦がみんなずりこけたわが家の屋根に登ってそれを修復した。

新道が山の切通しを抜け切ったところに、新しい朝鮮人部落が出来ていた。長いきせるをくわえた二人の老人が、部落のはずれにしゃがんで、のんびりした声で話している。一人の方が珍しく紗の冠をつけて、黒い紐を黄麻の服の胸の前に垂らしていた。そこだけ眺めていると、いつか絵で見た京城かどこかの町はずれのような印象である。

Elles marchèrent un moment en silence. Des années de guerre avaient arraché de cette terre, jusqu'au dernier, les jeunes gens qui y étaient nés et y avaient grandi. En échange, des foules d'hommes venus de provinces lointaines, arrachés sans ménagement à leurs lieux de vie et de travail, avaient reflué dans les hameaux le long de la nouvelle route. Les épouses privées de mari, les mères ayant perdu leur fils, les jeunes filles dont les prétendants avaient été emmenés, observaient cette marée d'inconnus, chacune avec ses propres pensées. À mesure que cette masse d'hommes gonflait, les prix s'envolaient. Et dans le regard de chacun d'eux, on sentait la faim du cœur. Une lueur de méfiance apparut dans les yeux des femmes ; en même temps, une multitude de jeunes filles, pressées par la peur de laisser passer leur chance, devinrent les épouses de ces nouveaux venus. Cependant, il restait quelques rares jeunes femmes pour qui il était impensablede devenir par pur hasard la femme d'un de ces hommes. Nuiko était de celles-là. Dans les environs où elle vivait, il ne restait plus que des fillettes d'à peine dix-sept ou dix-huit ans. On pouvait dire que Nuiko était la seule fille de vingt-quatre à vingt-cinq ans encore au foyer. Son frère étant au front, c’était elle qui était montée sur le toit de leur maison pour le réparer, un jour où les tuiles avaient toutes glissé à la suite d'un raid aérien.

Là où la nouvelle route débouchait de la tranchée montagneuse, un nouveau quartier coréen s'était formé. Deux vieillards, une longue pipe à la bouche, étaient accroupis à l'orée du village et discutaient d'une voix paisible. L'un d'eux portait, chose rare, une coiffe traditionnelle en gaze, dont les cordons noirs pendaient sur sa tunique de jute. À ne regarder que cette scène, on se serait cru dans les faubourgs de Séoul ou d'une autre cité vue autrefois en image.

田を埋め、山を切って一直線にのびて来た新道は、一里余来たところで東西に走る新設の大道路と丁字形に合した。トラックの轍の跡でほじくりかえされている泥濘の道は、ここから堂々アスファルトの大道となって、工廠のぐるりにめぐらされ夫々の門に向っているのである。が、

「これからは、道がようなりますよ」

と縫子が教えた大道路へ出て、おどろきは却って深められた。

五年前、ひろ子が懐しく眺めてとおった山峡の三つの小さい沼はどこにもなくなって、赭むけにされた山頂に掘立小舎と官舎があり、その頂上に貯水池が、作られていた。そのすこし先に、発電所があった。そこは完全に爆破されて、廃墟になっている。道路ばたに、その発電所用らしい大きなモーターのようなものが厚いカンバス覆をかけられていくつも並べられていた。そのあたりは、右手がずっと工廠の灰草色の暗鬱な高塀だが、その高塀のところどころは崩れて、通行人の足もとまで松の樹がこけ出している。アスファルト大道と云うものの、その二十間道路の上には、どこもかしこも多量の泥が流れていて、勾配の計算が杜撰にされた証拠に、あるところでは、大水溜りがあった。

La route militaire, qui s’était étirée en ligne droite en comblant les rizières et en entaillant les montagnes, finit après quatre kilomètres par rejoindre en un carrefour en T une nouvelle et vaste artère courant d’est en ouest. Ici, le chemin de boue labouré par les ornières des camions se transformait en une majestueuse avenue asphaltée qui faisait le tour de l’Arsenal et desservait chacune de ses portes. Pourtant, alors qu’elles débouchaient sur cette grande route dont Nuiko lui avait promis qu'elle « serait meilleure », la stupéfaction de Hiroko ne fit que croître.

Où étaient passés les trois petits étangs de la vallée que Hiroko avait contemplés avec tant de nostalgie cinq ans plus tôt ? Ils avaient disparu. Sur les sommets écorchés vifs, on avait bâti des baraquements et des résidences officielles, et tout au sommet, un réservoir d'eau avait été aménagé. Un peu plus loin se trouvait une centrale électrique ; elle avait été totalement dynamitée et n'était plus qu'un amas de décombres. Le long de la route, de grosses machines ressemblant à des moteurs destinés à la centrale étaient alignées, dissimulées sous d'épaisses bâches de toile. Sur la droite s'étirait à perte de vue le haut mur de l'Arsenal, d'un gris d'herbe séchée, sombre et lugubre. Par endroits, ce mur s'était effondré, laissant des pins s'écrouler jusque sous les pieds des passants. Quant à cette grande avenue asphaltée, bien qu'elle fût large d'une trentaine de mètres, elle était recouverte d'une épaisse couche de boue charriée par les eaux ; preuve d'un calcul de déclivité totalement bâclé, d'immenses flaques d'eau stagnaient ici et là.

看板ばかりが大きい下宿屋、飲食店、あとは、××工務所出張所と云った風のバラック建が、大道路に向って並んでいる。八月十五日以来、これらのあらゆる箱の中から、利慾でうごめいていた人間の姿が消えた。ひろ子たちが歩いてゆく今、それらのある窓は板を釘づけにされたまま、或る建ものは看板をかけたまま空屋となっていた。前の歩道では、四五日前の暴風雨のせいか、それとも空襲のときにそうなったのか、根っ子をむき出してプラタナスの並木が数丁に亙ってなぎ倒されていた。倒れたままプラタナスの青葉は、泥によごれながら緑の葉をしげらせていた。

面白くない顔をした男たちが歩いて来る。一つのロータリーのところへ出て、ひろ子は思わず、

「何だろう!」

憤りを声に出した。

「まるで、こうじゃないの」

右手で、盤の上の駒を荒々しく刷きのける恰好をした。縫子の家は、そこからじきなのであったが、土着の住民たちの生活は、全く無視されて、横丁のどぶ端へせせこましく追いこまれている。ここでは清潔なアスファルト大通りの上は、迷彩がほどこされ、空虚に、一直線に工廠の門へ通じている。そのロータリーに、安田銀行が、目立つ角店を出していた。

Des pensions aux enseignes démesurées, des gargotes et des baraquements de fortune servant de succursales à des entreprises de travaux publics s'alignaient face à la grande avenue. Depuis le 15 août, de toutes ces "boîtes", les silhouettes humaines qui s'y agitaient par cupidité avaient disparu. Tandis que Hiroko et Nuiko avançaient, elles voyaient ici des fenêtres condamnées par des planches clouées, là des bâtiments laissés à l'abandon avec leurs enseignes encore suspendues. Le long de l'avenue, des platanes, déracinés par la tempête d'il y a quelques jours ou par des raids aériens, gisaient sur le trottoir sur plusieurs centaines de mètres. Malgré leur chute et la boue, leurs feuilles restaient d'un vert dru.

Des hommes à l'air maussade venaient en sens inverse. Arrivée à un rond-point, Hiroko ne put s'empêcher de s'exclamer, la voix vibrante d'indignation :

— Mais qu'est-ce que c'est que ça !

Elle fit de la main droite un geste brusque, comme pour balayer des pièces sur un échiquier.

— C’est exactement cela, non ?

La maison de Nuiko était tout près, mais la vie des habitants autochtones avait été totalement méprisée, refoulée sans ménagement dans les ruelles étroites, au bord des égouts. Ici, l'avenue asphaltée large et propre, recouverte de peinture de camouflage, filait, vide, en ligne droite jusqu'aux portes de l'Arsenal. À l'angle de ce rond-point, la banque Yasuda affichait avec ostentation sa succursale de quartier.

「閉めてるの?」

「いいえ、やっちょります」

つきあたりに、古鉄の紙屑籠のようになった工廠の大廃墟がそびえているのであった。

この大通りから一歩横丁に曲ると、この十何年来ひろ子が愛着をもって時折歩いた林道、昔少年だった重吉が祭礼の列について走った村の道が、ぼろの布はじのように溝端に押しつけられてのこっていた。ガタガタになっているその町並の中でもまず目に入るのは、ガラス張りの近代風な銀行であった。それは、三和銀行であった。このせまい界隈に、いくつの銀行ができたというのだろう。工廠そのものはひしゃげた鉄屑の大集積になってしまった。しかし、これらの銀行はまだまだ生きて音も立てずにその活動をつづけている。

ロータリーのあたりから、旧い村町が蒙った変化を観れば、空襲でこの大工廠が跡かたもなく破壊されたことなどは、むしろ、かえって整理の方向への第一段のようにさえ思われた。人々の生活の安定は、とっくにその前に壊されていた。抵抗しがたい暴力がのたうちまわり、住民の生活をはねとばし、直線の大道路をひきまわし、しかも何一つとして完成させないで、突然その狂暴な力は虚脱した。みるすべての人々を絶望させる子供だましの壮大さと、虚勢の尻切れとんぼとがあった。無意味なものとなり、空虚なさびしさを示すばかりのアスファルト二十間道路。ひっくりかえって起すもののないプラタナス並木の青葉。やたらに建物ばかり大きく建ててみたが、全部つかい切れないでその一階で不活溌に執務している郵便局。

— C’est fermé ? — Non, ils sont encore en activité.

Au bout de la perspective, les ruines gigantesques de l'Arsenal se dressaient comme une immense corbeille à papier de ferraille rouillée.

Dès que l'on quittait cette grande avenue pour s'engager dans une ruelle, on retrouvait ce qui restait du chemin forestier que Hiroko avait parcouru avec affection de temps à autre depuis plus de dix ans ; ce vieux chemin de village où Shigekichi, alors enfant, courait pour suivre les processions des jours de fête, n'était plus là qu'en lambeaux, comme un bout de chiffon écrasé au bord d'un fossé. Au milieu de ces rangées de maisons délabrées, ce qui frappait d'abord le regard, c'était une banque moderne aux parois de verre. C'était la banque Sanwa. Combien de banques avaient donc surgi dans ce périmètre si étroit ? L'Arsenal lui-même n'était plus qu'un amoncellement titanesque de ferraille tordue. Pourtant, ces banques, elles, étaient bien vivantes et poursuivaient leurs activités sans un bruit.

À observer, depuis le rond-point, les mutations subies par ce vieux village, on en venait à penser que la destruction totale de ce grand arsenal par les raids aériens n'était, au fond, qu'une première étape vers une forme de remise en ordre. La stabilité de la vie des gens avait été brisée bien avant cela. Une violence irrésistible s'était déchaînée, balayant l'existence des habitants, traçant ces grandes routes rectilignes, et brusquement, sans avoir rien achevé, cette force furieuse s'était effondrée dans la léthargie. Il y avait là une grandeur de pacotille qui désespérait quiconque la contemplait, une fanfaronnade qui s'était terminée en queue de poisson. Cette avenue asphaltée de quarante mètres de large ne montrait plus qu'une solitude vide, privée de sens. Les feuilles vertes des platanes gisant à terre que personne ne relevait. Ce bureau de poste, au bâtiment démesuré, dont on n'utilisait qu'une partie du rez-de-chaussée pour des tâches sans vigueur.

ここにおびただしい人間が集められ、生きていた。しかし、生活らしい生活は無かった。五月頃から

ニッポンよい国 花の国

七月八月 灰の国

九月十月 よその国

そういううたが、街上でうたわれた。一台のバスにきっと憲兵が一人はのってはしりまわっている。その街路で、このうたが流行し、うたわれた。生活にかぶせられている愚弄と穢辱に腹立つ感じが、人々の間に、そのうたの辛辣さが共感されたのであった。

Ici, des foules immenses d'êtres humains avaient été rassemblées, et ils y vivaient. Pourtant, il n'y avait là rien qui ressemblât à une vie véritable. Vers le mois de mai, on commença à entendre chanter dans les rues :

Le Japon est un beau pays, un pays de fleurs

En juillet et août, c'est un pays de cendres

En septembre et octobre, c'est le pays des autres

Dans chaque bus qui sillonnait la ville, il y avait immanquablement un membre de la police militaire (la Kenpeitai). Et pourtant, c'est dans ces mêmes rues que cette chanson se propageait et était entonnée. Si l'amertume et le sarcasme de ces vers trouvaient un tel écho parmi les gens, c'était parce qu'ils ressentaient jusqu'à la rage le mépris et l'humiliation dont leur propre existence était ainsi recouverte.

いかにも、熱心で向上心にみちた若い女教師がつかうらしく、その机の上は整理されていた。きちんとおかれた赤とブルーブラックのインク。硯箱、和英、英和と漢和の字書。まとめて綴られている書類。教育、心理、物象などの参考書。そのわきに少女っぽい花瓶がおかれ、白いえぞ菊の花が飾ってある。

反対側の縁側に、脚のこわれかけた食卓があり、そこを見ると、つつましくパフや紅刷毛があって、さわ子の化粧台となっている。ととのったなかに、若々しいととのわなさがこぼれて、愛嬌となっている部屋の空気は、ひろ子のこころをやわらげ、おちつかせた。

毎日仕事のためにつかわれ、そのために手入れされている机の居心地よさ。東京で、ひろ子が一人留守居していた弟の家のある地域は、一月下旬から空襲をうけはじめた。壕の中で食事をする生活では、机はそこにただ置かれているというばかりであった。食事をしたちゃぶ台で、茶碗を片よせて、重吉への手紙は書かれた。

福島の田舎の家では、机はあってなかった。ひろ子は、そこにいて、毎日、北のことばかり考え、青函連絡船の恢復を待ち、網走へ、網走へ、とばかり思いつめていたから。その思いは、云わば膝の上に板一枚のせただけでも、あらわせるものだったし、更にその板を奪われても、なお書きつづけられるようなものなのであったから。

Le bureau était parfaitement rangé, comme on pouvait s'y attendre de la part d'une jeune institutrice pleine de zèle et du désir de s'accomplir. Les encres rouge et bleu-noir étaient disposées avec soin. Il y avait là un coffret à pinceaux, des dictionnaires japonais-anglais, anglais-japonais et de kanjis. Des dossiers étaient proprement reliés. On voyait aussi des ouvrages de référence sur l'éducation, la psychologie ou les sciences physiques. À côté d'eux, un vase au charme juvénile accueillait un bouquet d'asters blancs.

À l'opposé, sur la galerie extérieure, une table à manger au pied chancelant faisait office de coiffeuse pour Sawako ; on y trouvait, disposés avec simplicité, une houppette à poudre et des pinceaux à fard. Ce mélange d'ordre rigoureux et de désordre juvénile apportait à la pièce une atmosphère pleine d'agrément qui apaisa le cœur de Hiroko et lui rendit sa sérénité.

Quel confort de retrouver un bureau utilisé quotidiennement pour le travail et entretenu à cet effet ! À Tokyo, dans le quartier où se trouvait la maison de son frère dont elle avait la garde, les raids aériens avaient commencé dès la fin janvier. Dans cette vie où l'on devait prendre ses repas au fond d'un abri, le bureau n'était plus qu'un meuble posé là, sans fonction. C'est sur la table basse où elle mangeait qu'elle écrivait, après avoir repoussé les bols, ses lettres à Shigekichi.

Dans la maison de campagne de Fukushima, le bureau existait sans exister vraiment. Car là-bas, jour après jour, Hiroko ne songeait qu'au Nord, guettant le rétablissement de la liaison maritime entre Aomori et Hakodate, l'esprit tout entier tendu vers Abashiri, encore et toujours Abashiri. Ce sentiment était tel qu'elle aurait pu l'exprimer avec une simple planche posée sur ses genoux : et même si l'on m'avait arraché cette planche, j'aurais continué à écrire malgré tout.

古びてラックもはげたさわ子の机のまわりにある雰囲気は、きょうはきのうから生れ、明日はきょうの中からぬけ出てそうして続いてゆくものであるという生活の真実をそのままうけとって生きている者の単純な落付きであった。

半歳の間、東京での生活はサイレンの音ごとに苦しく遑しく寸断されていた。どっちを向いてみてもひろ子の、内心をつらぬいて流れている未来へのつよい確信と、調和するものを見出せない苦悩があった。

福島の暮しでは、ひろ子の明日への感覚は、船へ乗れる日を待ちかねるこころもちと不可分に結びつけられて、前のめりになったきりであった。そのひろ子を一員として営なまれている生活で、小枝のまるい、成熟した女としての眼は、明日が来ざるを得ないことを知ってはいるが、その明日の意義は彼女にとって、何であろうかときかれれば、困惑におちいる表情をただよわせていた。そこでの一家の生活は、大水に根太ごと浮いた一軒の家に似ていた。水の流れにつれて、その家は、形をくずさず、微かにまわりながら流されていた。何かにぶつかって急に崩れるまでそれはどうやらそれとしての形を保ったまま流されていた。

家の裏を、象徴的な軍用道路につっきられ、生計も破壊された重吉の家で、明日というものはむこうから、昨日と同じようでいて違ったあれこれの心配ごとを運んで、けなげにそれに立ち向っている母とつや子の生活に押しかけて来るもののようである。

L'atmosphère qui régnait autour du bureau de Sawako, bien que celui-ci fût vieux et que son vernis s'écaillât, reflétait le calme serein de celui qui accepte cette vérité fondamentale de l'existence : aujourd'hui naît d'hier, et demain s'extraira d'aujourd'hui, dans une continuité ininterrompue.

Pendant six mois, à Tokyo, la vie de Hiroko avait été hachée, rendue pénible et fébrile par le hurlement des sirènes. Où qu'elle portât son regard, elle ne trouvait rien qui pût s'accorder avec la détresse qu'elle éprouvait ni avec la certitude inébranlable en l'avenir qui l'habitait.

Lors de son séjour à Fukushima, la perception que Hiroko avait du lendemain était indissociable de l'attente impatiente du jour où elle pourrait enfin monter à bord du ferry ; elle vivait comme projetée en avant. Dans ce foyer dont elle faisait partie, les yeux ronds de Koeda, femme à la maturité accomplie, semblaient savoir que demain viendrait nécessairement ; mais si on l'avait interrogée sur le sens de ce lendemain, son visage n'aurait exprimé qu'un trouble profond. La vie de cette famille ressemblait à une maison soulevée par une inondation, emportée avec ses solives. Au gré du courant, la bâtisse dérivait sans se désagréger, tournoyant imperceptiblement sur elle-même. Elle flottait ainsi, gardant tant bien que mal son apparence de maison, jusqu'à ce qu'elle heurte un obstacle et s'effondre soudainement.

Quant à la maison de Shigekichi, dont l'arrière avait été transpercé par cette route militaire si symbolique et dont les moyens de subsistance avaient été anéantis, le lendemain semblait s'y imposer brutalement à la mère et à Tsuyako ; il déferlait sur elles en apportant son lot d'inquiétudes, à la fois semblables et différentes de celles de la veille, tandis qu'elles lui faisaient face avec courage.

さわ子の机の居まわりには、廃墟の堆積物の間から咲き出ている一本のたんぽぽのような風情があった。それは本当に小さい、単純な存在だけれども、その単純さの完璧は、満目の荒廃の中にあって通りがかるものを優しく感動させ、いのちあるものへの信頼をよみがえらせる。

さわ子は、空襲のときでも、上空の音響をきいていて、母さん、きょうはここにいていいね、と云うような気立ての娘であった。おのずからの若さばかりでなく、彼女の若さには、伸びようとする一筋の押えがたいものがこめられていた。それは、知らず知らずのうちにさわ子の生きてゆく日々に一貫した生活のよろこびをそよがせているのであった。さわ子が若さの中に感じている未来というものの図どりは、どういうものか。ひろ子とそういうことを話し合ったこともなかった。この前来た頃のさわ子は、海風に腕まで日やけした短い下げ髪の女学生であった。師範の寄宿舎でおなかがすくことを話して笑いこけていた。今度来てみれば、早春の枝のようにコチンとしていたさわ子のからだは、はればれと二十一歳の愛くるしさにみちて、声も美しく深まった。浅黒い面立ちのうちにあるおとなしさと熱意とは、つつましく身だしなみのよい若い女教師の表情に、独特な味わいを与えている。

Le coin où se trouvait le bureau de Sawako avait le charme d'un pissenlit fleurissant au milieu d'un amoncellement de ruines. C'était une existence en vérité minuscule et simple, mais la perfection de cette simplicité, au cœur de la dévastation qui s'étendait à perte de vue, touchait avec douceur le passant et faisait renaître en lui la foi en tout ce qui est vivant.

Sawako était une jeune fille d'un tempérament tel que, même lors des raids aériens, elle écoutait le fracas dans le ciel et disait : « Maman, on est bien ici, aujourd'hui, n'est-ce pas ? ». Sa jeunesse n'était pas seulement naturelle ; elle recelait une force irrépressible, un élan vers la croissance. Cela faisait souffler, à son insu, un frémissement de joie constante sur les jours de sa vie. Quelle forme prenaient les contours de l'avenir que Sawako ressentait au plus profond de sa jeunesse ? Hiroko n'en avait jamais discuté avec elle. Lorsqu'elle l'avait vue la fois précédente, Sawako n'était qu'une écolière aux cheveux courts et aux bras brunis par le vent marin, qui riait aux éclats en racontant comment elle mourait de faim au dortoir de l'école normale. Cette fois-ci, son corps qui autrefois ressemblait à une branche de début de printemps, toute raide et noueuse, s'était épanoui dans le charme radieux de ses vingt et un ans, et sa voix s'était faite plus belle et plus profonde. La réserve et l'ardeur qui se lisaient sur son visage basané donnaient une saveur unique à l'expression de cette jeune institutrice, à la tenue modeste et soignée.

ひろ子は、さわ子の若い女に珍しいそういう自然の故の沈厚さ、なだらかな故の威厳とでもいう雰囲気を愛した。ひろ子の精神をその底からつかんでいる近い未来への待ち望みには、希望の面にも不安の面にも、ポツダム宣言とか、刑法とか、あれこれの解釈、あれこれの条項というようなものが絡み合っていた。細かい事態の起伏、執拗な相互関係をたたみこんだものとして、明日が見えている。泳ぐ人が一つ一つのなみをのりこしながら、なお大きい海面のひろがりを全感覚の上にうけとっているように、ひろ子は、重吉が示すひろやかな展望を確信し、そこに身をすてまかせて、すべての細かい状況をしのぎ越して来た。

さわ子が若さとともにもっている雰囲気には、ひろ子にとって必要な、精神の音楽のようなその諧音がきこえた。さわ子に感じるその調和は、従兄である重吉のもっている精神の諧音に似てもいる。

ひろ子は、久しぶりに集注して数冊のアメリカの小説をよみ、そのノートをこしらえた。数年来、日本には、外国作品についてさえ、批評らしい批評は存在し得なかったのであった。

ひろ子が、中庭ごしの室で、例の机に向いそろそろ五時かと思うころ、

「ただいま!」

いかにもいそいで帰って来たというさわ子の声が、台所の土間の方で聞えた。

Hiroko aimait chez Sawako cette atmosphère de gravité naturelle, cette sorte de dignité paisible si rare chez une jeune femme. L'attente du futur proche qui habitait l'esprit de Hiroko dans ses tréfonds était, qu'il s'agît d'espoir ou d'anxiété, indissociable d'un entrelacs de considérations : la Déclaration de Potsdam, le Code pénal, telle ou telle interprétation de tel ou tel article. Elle percevait le lendemain comme une succession de vagues d'événements complexes et d'interactions obstinées. Tel un nageur qui franchit chaque lame tout en restant pleinement conscient de l'immensité de la mer, Hiroko s'était jetée à corps perdu dans les vastes perspectives que lui offrait Shigekichi, et c'est cette conviction qui lui avait permis de surmonter chaque épreuve.

Dans l'aura de jeunesse que dégageait Sawako, Hiroko percevait une harmonie, une sorte de musique de l'esprit dont elle avait besoin. Cet accord qu'elle ressentait chez elle ressemblait à la consonance spirituelle de son cousin Shigekichi.

Pour la première fois depuis longtemps, Hiroko put se concentrer sur la lecture de plusieurs romans américains, en prenant des notes. Depuis des années, il n'avait pu exister au Japon la moindre critique digne de ce nom, même au sujet des œuvres étrangères.

Alors que Hiroko, installée à ce fameux bureau dans la pièce donnant sur la cour intérieure, sentait qu'il était bientôt cinq heures, elle entendit la voix de Sawako retentir du côté de la cuisine en terre battue :

— Je suis rentrée !

Sa voix laissait deviner qu'elle s'était dépêchée de revenir.

「お姉さんは?」

「おってじゃ」

叔母が、おかしそうに答えている。

「どこへ、行かりょういの」

「ああ、よかった」

しばらくして、ふだん着にきかえ、ふだん着では女教師というよりもゆったり大柄な娘らしいさわ子が、

「ただいま!」

机のわきに膝をついた。

「御苦労さま。――どうだった?」

すると、さわ子は、きもちよい栗色の顔をふり仰げ、

「ふ――」

と鼻声を立てて、淡白さと甘えを一緒に笑った。

「そんな工合なの? じゃまあお目出度う」

さわ子の受持学級は、五年生であった。福島の田舎で国民学校に通っている伸一が五年生である。伸一たちは、八月十五日以後になっても、歴史や国語、地理をどう教えてよいかまだ分らないからという理由で、農事の作業ばかりやらされていた。

農作は、さわ子の学級でもやっていて、薯のとり入れの配給をもってかえった。

「甘いけれど、貧弱なおいもでありますのう」

姉の縫子はからかった。

— Et ma sœur ? demanda Sawako.

— Elle est là, répondit sa mère d'un ton amusé. Où veux-tu qu'elle aille ?

— Ah, tant mieux !

Peu après, Sawako apparut. Elle s'était changée et elle paraissait, dans ses vêtements de tous les jours, moins une institutrice qu'une grande et solide jeune fille à l'aise dans ses mouvements.

— Je suis rentrée ! lança-t-elle en venant s'agenouiller près du bureau.

— Bon travail. Alors... comment ça s'est passé ?

Sawako leva vers Hiroko son joli visage basané et poussa un petit « Hunf ! » du nez, riant avec un mélange de détachement et de coquetterie.

— C'est donc comme ça ? Eh bien, toutes mes félicitations alors.

Sawako avait en charge une classe de cinquième année. C'était précisément le niveau de Shin-ichi, qui fréquentait l'école nationale dans la campagne de Fukushima. Or, même après le 15 août, Shin-ichi et ses camarades n'avaient fait que des travaux agricoles, sous prétexte que l'on ne savait pas encore comment enseigner l'histoire, le japonais ou la géographie.

Les travaux des champs étaient également pratiqués dans la classe de Sawako, et celle-ci rapporta sa part de la récolte de patates douces.

— Elles sont sucrées, mais elles ont bien piètre mine, vos patates ! la taquina sa sœur aînée, Nuiko.

「いいのは、みんな子供にやったんだもの。ほん、うれしそうじゃったよ」

六年生になると、上級学校への内申問題があって教師の立場は複雑になった。

「私、とても、ようやれんもの。私、ほん、ほん、子供はすき。可愛うてしようがないの。ぴたっと注目して、先生のいうことをようきいているときの子供ら、涙が出るようじゃわ。父兄とは外交みたいで、子供ら教えるのと全くちがうじゃもの」

さわ子の教えている国民学校は爆破されて、工廠が、宿舎につかっていた建物のせま苦しい食堂に五十三人もの小さくない学童がつめこまれていた。机もなく、椅子もなかった。板張の床の上にギッチリつまって坐った。ものを書く時、児童たちはつくばって、前の列の子供の尻に頭をぶつけて書かなければならなかった。

「ほん、あまりえろうて見ていられんの。三十分もたつと子供ら赤い顔して苦しうなって、よう落付いていられんのよ」

さわ子たち若い教師は、校長に交渉し、工廠に交渉し、市にまで交渉して、保管されている床几を学童たちに使わせるように、そして、食堂の板壁をぬいて拡げ、そこを教室らしいものにするようにたのんだ。校長は工廠に責任をゆずり、工廠は、工廠所属のすべての建造物は、接収されるまでは市に移管されていると説明した。市役所へ、教員たちが行ったらば、市は大蔵省とかにその責任をゆだねられているとのことで、その大蔵省は東京にあるのであった。

— J’ai donné toutes les plus belles aux enfants. Ils avaient l'air vraiment si heureux !

Dès la sixième année, la question des dossiers scolaires pour l’entrée au collège se posait, et la position des enseignants devenait complexe.

— Moi, j'en serais bien incapable. J'aime les enfants, vraiment, de tout mon cœur ; je ne peux pas m'en empêcher. Quand ils sont là, tout attentifs, à écouter ce que dit leur maîtresse, j'en ai presque les larmes aux yeux. Mais avec les parents, c'est comme faire de la diplomatie, ça n'a plus rien à voir avec l'enseignement.

L'école nationale où enseignait Sawako avait été détruite par les bombes. Les cinquante-trois élèves, qui n'étaient plus de petits enfants, s'entassaient dans le réfectoire exigu d'un bâtiment que l'Arsenal utilisait autrefois comme dortoir. Il n'y avait ni bureaux, ni chaises. Ils étaient assis par terre, serrés les uns contre les autres sur le plancher. Pour écrire, les écoliers devaient se mettre à quatre pattes, la tête cognant contre le derrière des enfants du rang de devant.

— C'est vraiment trop dur, je ne peux pas supporter de voir ça. Au bout de trente minutes, les enfants ont le visage tout rouge, ils souffrent et n'arrivent plus à rester tranquilles.

Sawako et les autres jeunes enseignants avaient entamé des négociations avec le directeur, avec l'Arsenal, et même avec la municipalité. Ils demandaient que les bancs de bois entreposés soient mis à disposition des écoliers et que l'on abatte les cloisons du réfectoire pour l'agrandir et en faire quelque chose qui ressemble à une salle de classe. Le directeur se défaussa sur l'Arsenal ; l'Arsenal expliqua que tous les bâtiments lui appartenant avaient été transférés à la ville en attendant d'être officiellement réquisitionnés. Et quand les enseignants se rendirent à la mairie, la ville leur répondit que la responsabilité incombait désormais au ministère des Finances, lequel se trouvait à Tokyo.

さわ子は、工夫して、時間割のやりくりをはじめた。半数の学童が算数をやるような時間に、半数は外へ出て体操や作業をするようにした。これは、教師の負担を多くすることであったが、子供らは救われた。今では、そこにつめこまれているすべての学級が、そのやりくりで運営されているのであった。

田原ではラジオがどうやらきこえた。女ばかりの一家ではあるがみんなが、九時のニュースを大抵かかさずきいた。ある晩さわ子は読本をもって来て、ひろ子に相談した。大東京という題目で書かれた一章であった。

「こんなにいろいろ書いてあるけれど、今の東京はまるで違っちょろうと思うの。どの辺がのこっているのか、よう分らんのよ。子供らに、もう本当のこと教えなければ、すまんと思うの」

福島にいる伸一が、丁度休業中の宿題にそこを出されていた。ひろ子は、地図を出して一九四五年のその夏、現実に在った東京を説明してやった。さわ子が、赤い麻の服を着て、姉の縫子につれられて、子供らしくむく犬のついたブックエンドを伊東屋で買って貰った頃、東京は、たしかに読本にかかれているような東京であったのだ。

大阪からの新聞がやっと配達されるようになった。呉線まわりで運ばれた。山陽線は不通のままで、特にひろ子にとって困ったことは、広島までが山崩れ、トンネル崩壊でふさがっていることであった。

「困っちゃった。いつになったら三次に行けるのかしら――私、あきらめちゃいないのよ」

「まあ、いそがんことでありますよ」

叔母が慰めた。

Sawako, faisant preuve d'ingéniosité, commença à réorganiser l'emploi du temps. Elle fit en sorte que, pendant qu'une moitié des élèves étudiait l'arithmétique, l'autre moitié sorte pour faire de la gymnastique ou des travaux manuels. Cela augmentait la charge de travail des enseignants, mais c'était un soulagement pour les enfants. Désormais, toutes les classes entassées là fonctionnaient selon ce système de rotation.

À Tahara, on parvenait tant bien que mal à capter la radio. Bien que ce foyer ne fût composé que de femmes, toutes écoutaient presque sans faute les informations de neuf heures. Un soir, Sawako apporta un manuel et demanda conseil à Hiroko. Il s'agissait d'un chapitre intitulé « Le Grand Tokyo ».

— Il y a toutes ces descriptions, mais je pense que le Tokyo d'aujourd'hui est devenu tout autre. On ne sait même plus quels quartiers tiennent encore debout. Je sens que je ne peux plus faire autrement que d'enseigner la vérité aux enfants.

C'était précisément le chapitre que Shin-ichi, à Fukushima, avait reçu comme devoir pendant les vacances. Hiroko sortit une carte et lui expliqua ce qu'était réellement devenu Tokyo en cet été 1945. À l'époque où Sawako, vêtue d'une robe de lin rouge et accompagnée de sa sœur Nuiko, s'était fait offrir chez Itōya un serre-livres orné d'un caniche, Tokyo ressemblait effectivement encore à ce que décrivait le manuel.

Les journaux en provenance d'Osaka commençaient enfin à être livrés. Ils arrivaient par la ligne Kure. La ligne Sanyō, elle, restait coupée, et ce qui inquiétait particulièrement Hiroko, c'était que la voie vers Hiroshima soit obstruée par des glissements de terrain et l'effondrement de tunnels.

— C'est terrible. Quand pourrai-je enfin me rendre à Miyoshi ?... Je n'ai pas l'intention de renoncer, pourtant.

— Allons, ne soyez pas si pressée, la consola sa tante.

「たまには、ゆうにおしませ。いつ来ても、三日と泊っておられんじゃったもの。ゆうにおしませ」

「あっちで、かまわないかしら」

母のことが気にかかるのであった。田原の生活がしっくり感じられれば感じられるほど、ひろ子は、母もこちらに来させて、ぽってり柔かい掌でつかれた腰をなでられるような思いをさせたかった。

「今はつや子さんの妹が来ておってでありますもの、あちらもゆうにありましょうよ」

呉線が、一部徒歩連絡で開通しはじめたことは、ひろ子を落付かなくさせた。早く、三次へ行くなら行って調べて、ここを動き出したい心になった。遮断されていた鉄道地図の北のはてが、気がかりになりはじめた。

— Pour une fois, restez donc à votre aise. Chaque fois que vous veniez, vous ne pouviez jamais rester plus de trois jours. Restez donc tranquille un moment. — Je me demande si tout va bien, là-bas...

Elle s'inquiétait pour sa mère. Plus elle se sentait en harmonie avec la vie à Tahara, plus Hiroko souhaitait faire venir sa mère ici, pour qu'elle aussi puisse connaître ce soulagement, comme si une paume potelée et douce venait masser ses reins fatigués.

— Puisque la sœur de Tsuyako est là-bas en ce moment, elle ne doit manquer de rien, vous savez.

L'annonce de la réouverture partielle de la ligne Kure, avec quelques tronçons à effectuer à pied, rendit Hiroko nerveuse. Elle brûlait d'envie de partir enfin pour Miyoshi, d'y faire ses recherches, puis de quitter ces lieux. À nouveau, l'extrémité nord de cette carte ferroviaire si longtemps coupée commençait à hanter ses pensées.

気休めと自分でもわかっているような網走への手紙を、大アスファルト通りの郵便局から書留にした。財布を手に握って、横丁をゆっくり来た。朝の十時すぎで、ほうき草の生えた魚やの竹垣のところに、きれいな白魚が干してある。新造の銀行が、そこだけの覚醒した抜けめなさで臆面もなくごたごたした角に立っているかなたに、あかちゃけた大笊の形で、工廠の鉄骨が見晴せた。そちらから、九月も末の海の風が吹いて来た。鈍青色の工廠の塀にかこまれた海岸の松並木が焦がされているのも遠目にみえた。その浜つづきに、板三枚ほどの幅の埠頭が入江に向って突出ていた。一見釣舟の出入りするようなその埠頭へ、夜になると、そっと軍人が集った。そして、人間魚雷が発射された。夜毎、そうして発射された。搭乗した特攻隊員で還るものは決してなかったし、大洋まで行ったものさえもなかった。人間魚雷の多くは粗製で途中で爆発し、沈んだ。しかし、夜になると、数人の者が、またそこに集った。住民たちは、それらのことをすっかり知っていた。が、雨戸をしめて、何も知らなかった。何故なら、その附近は厳重に立入禁止であったし、すべては、知ってはならないことなのであったから。

Hiroko posta en recommandé, au bureau de poste de la grande avenue asphaltée, une lettre pour Abashiri dont elle savait pourtant, au fond d'elle-même, qu'elle n'était qu'un piètre réconfort. Son portefeuille serré à la main, elle remonta lentement la ruelle. Il était un peu plus de dix heures du matin ; contre la palissade en bambou d'une poissonnerie où poussaient des kochias, de beaux appâts blancs séchaient au soleil. Au-delà de la banque flambant neuve, qui se dressait avec une lucidité impudente à cet angle de rue encombré, on apercevait la charpente métallique de l'Arsenal, semblable à un immense panier d'osier rouillé. De ce côté, un vent marin de fin septembre se mit à souffler. On voyait au loin les aiguilles brûlées des pins qui bordaient le rivage, enserrés derrière les murs gris bleuâtre de l'Arsenal. Dans le prolongement de cette plage, un quai étroit, large d'à peine trois planches, s'avançait dans la baie. Vers ce quai, qui ressemblait à s'y méprendre à un abri pour barques de pêche, des militaires se rassemblaient furtivement à la nuit tombée. C'est de là que les torpilles humaines étaient lancées. Nuit après nuit, on les lançait ainsi. Parmi les membres de ces unités d'attaque spéciale qui y prenaient place, aucun n'en revint jamais ; aucun n'atteignit même le grand large. La plupart de ces torpilles humaines, de fabrication rudimentaire, explosaient ou coulaient en chemin. Pourtant, chaque soir, quelques hommes se rassemblaient là de nouveau. Les habitants savaient parfaitement tout cela. Mais ils fermaient leurs volets de bois et ne savaient rien. Car les environs étaient strictement interdits d'accès, et tout ce qui s'y passait appartenait au domaine de ce qu'il ne fallait pas savoir.

ここには人口二十万の大都市がつくられる筈であった。その架空の計画が崩れた途端、この土地に愛着をもたずに集められていた人々は、工廠官舎がまず空屋になるとともに、いそがしく退いて、三万にも足りない住民がのこった。崩されかけたまま工事中止になった崖の下、埋立てられ雑草がしげりっぱなしの田圃の真中まで延びて来て、そこでとぎれたままの大道路の横に、ちょぼちょぼとのこされた。そして、退職金をくいはじめた。

家の前通りへ曲って来ると、道に一尾、ひろ子が名を知らない白っぽい細長い形の魚が落ちていた。その魚は、漁師の籠からでも落ちたものらしく、活がよかった。海近い村の通りの落しものらしくて面白いと眺めていると、ひろ子を追いこして、背広に折カバンをもった男が、その落ちている魚のところへ通りがかった。その男は、すぐ落ちているものに目をとめた。立ちどまって、それを眺めた。それから、かがんで尻尾をもって魚をひろい上げ、やや離れたところに立っているひろ子に曖昧な笑い顔を向けた。

「活がよさそうだもの。持っていらっしゃれば……」

ひろ子が笑いながらそういうと、背広の男は、黙ったままもっと高く手をあげて、魚を見た。そして、遂に決心したように、その思いがけないひろいものを下げて行った。その男よりも先にはんてん着ではだしの爺さんが一人通った。魚は、もうそこに落ちていただろう。爺さんの眼ではそれが見えなかったのだろうか。ともかく、それを発見し、ひろ子の同意をもとめて臆病に笑ってひろって行ったのは、背広を着て、夏帽子をかぶり、書類鞄をかかえた男であった。

門口に、縫子が出ていた。ひろ子が見たのを待ちかねて、手招きをした。いそいで手招きした。

「なんなの」

「――はよ、おいでませ」

On avait prévu de bâtir ici une métropole de deux cent mille habitants. Dès que ce projet chimérique s'était effondré, les gens que l'on avait rassemblés là sans qu'ils aient aucune attache à cette terre s'étaient hâtés de partir, laissant derrière eux les logements de fonction de l'Arsenal bientôt vides. Il ne restait plus que trente mille résidents à peine. Ils demeuraient là, éparpillés au pied des falaises où les chantiers avaient été abandonnés en plein milieu, ou le long de ces grandes avenues qui s'étiraient jusqu'au cœur de rizières remblayées et envahies par les mauvaises herbes, avant de s'interrompre brutalement. Et ils commençaient à entamer leurs indemnités de licenciement.

En tournant dans la rue qui menait à la maison, Hiroko aperçut par terre un poisson longiforme et blanchâtre dont elle ignorait le nom. Il semblait être tombé du panier d'un pêcheur et paraissait encore très frais. Alors qu'elle observait cette trouvaille, trouvant amusant ce genre d'objet égaré dans une rue de village proche de la mer, un homme en costume, une serviette sous le bras, la dépassa et arriva à la hauteur du poisson. Il repéra immédiatement l'objet au sol. Il s'arrêta et l'observa. Puis, se baissant, il ramassa le poisson par la queue et se tourna vers Hiroko, qui se tenait un peu plus loin, avec un sourire indécis.

— Il a l'air bien frais. Vous devriez le prendre... dit Hiroko en riant.

L'homme en costume, sans un mot, leva la main un peu plus haut pour inspecter le poisson. Puis, comme s'il s'était enfin décidé, il s'en alla en emportant cette aubaine inattendue. Avant lui, un vieillard pieds nus, vêtu d'une veste hanten, était pourtant passé par là. Le poisson devait déjà s'y trouver. Ses yeux ne l'avaient-ils pas vu ? Quoi qu'il en soit, celui qui l'avait découvert et qui, après avoir cherché l'assentiment de Hiroko d'un sourire timide, l'avait ramassé pour l'emporter, c'était cet homme en costume, coiffé d'un chapeau d'été et serrant son cartable de documents contre lui.

Nuiko se tenait sur le seuil. Dès qu'elle aperçut Hiroko, elle lui fit signe de la main. Elle lui faisait signe de se dépêcher, avec impatience.

— Que se passe-t-il ?

— Venez, vite, entrez !

いぶかしそうに入るひろ子の背をかかえるようにして、縫子は上り端まで一緒に来た。そこの畳の上に新聞がおいてあった。縫子は、それをひろげ、

「どうであります!」

一つの記事を指さした。

ひろ子は、名状出来ない衝動を感じてその記事をよんだ。ポツダム宣言によって、日本の治安維持法は近日中に撤廃され、治安維持法によって処罰されていた思想犯人はすべて釈放される、という報道なのであった。

「こりゃ、重吉さんも案外早うに帰られますで。――うれしやのう」

手をふきながら叔母も上機嫌で台所から出て来た。

「駅にも、はア今ごろは新聞がついちょろうから、おばはんも大抵よろこんででありましょうよ」

天真爛漫な叔母のよろこびに、ひろ子は笑顔で応えることも出来なかった。縫子が、びっくりした表情でその顔を見直したほど沈痛な口調で呟いた。

「もうすこし様子をみてからでないと、何にも云えないわね」

Accompagnant Hiroko, qui entrait d'un air dubitatif, Nuiko la soutint par le dos jusqu'au rebord du plancher surélevé. Un journal était posé là, sur les tatamis. Nuiko le déplia et, désignant un article du doigt, s'exclama :

— Regardez-moi ça !

Hiroko ressentit un choc indescriptible en lisant l'article. Il annonçait qu'en vertu de la Déclaration de Potsdam, la Loi de Préservation de la Paix serait abrogée dans les jours à venir, et que tous les prisonniers d'opinion condamnés sous son autorité allaient être libérés.

— Pour le coup, Shigekichi rentrera bien plus tôt que prévu. Quelle joie, n'est-ce pas !

La tante sortit de la cuisine, rayonnante, tout en s'essuyant les mains.

— À la gare aussi, le journal doit être arrivé maintenant, alors ma tante doit être bien joyeuse elle aussi !

Face à la joie ingénue de sa tante, Hiroko ne put même pas répondre par un sourire. Elle murmura d'un ton si grave que Nuiko en parut stupéfaite et scruta son visage :

— Il faut attendre de voir comment les choses évoluent avant de pouvoir dire quoi que ce soit.

立ったまま、ひろ子はくい入るように紙面に目を据えた。

「ああいうところでは世間とまるでちがった風にものごとが運ばれるんだから。……重吉さんは治安維持法一つじゃないんだもの――もり沢山な目にあわされているんだから……」

治安維持法関係の思想犯は解放される、とはっきり語られている数行の文字は、ひろ子の心を捩りあげた。重吉の事件は、党組織の中に特高課が計画的に何年間にも亙って入れていたスパイの摘発に関していた。偶然、スパイの一人が特異体質の男で、変死した。事件の性質から、この裁判は全く復讐的なものであった。公判ではじめて内容を知ったひろ子は、支配権力の法律というものが、本来の性質である公正だの面目などをもはやかまっていられないほど、兇猛になっているのをその目で見たし、耳できいた。道理は常識が判断するのとは、全く逆につけられた。重吉に対しては、ことさら苛酷で、同一の事件、同一の立場、経歴においては却ってより軽い重吉ばかりが、数人の同志たちの中で、一人だけ無期懲役を宣告された。一個の姓名のわきに、書き並べることが出来るかぎりの罪名がつらねられた。ひろ子には、その一つ一つが、重吉の躯をしばって一足ごとに重い響を立てる鉄の鎖の環の数として、その重みとして感じられた。事実をとりあげて、社会生活の歴史の中におこった一つの現実としてみれば、そこに何一つ犯罪らしいことは行われていなかった。政治的なたたかいの方法において卑劣であり、非道義的な腐敗を示したのは、スパイと、それを飼い、計画を与えた権力者たちの行動であった。人生に経験は浅いかもしれないが、それだけ無私に社会の不合理を改善しようと熱中する若者たちの試みは、歴史の当然の足どりであるものを罪人にするそもそもが、ひろ子には、納得しかねた。

Toujours debout, Hiroko gardait les yeux rivés sur le papier comme si elle voulait le dévorer.

— Dans ces endroits-là, les choses se passent de manière totalement différente du reste du monde... Et pour Shigekichi, il n'y a pas que la Loi de Préservation de la Paix. Ils lui ont fait subir tellement de choses, ils l'ont chargé de tant de motifs...

Ces quelques lignes affirmant clairement que les prisonniers d'opinion liés à la Loi de Préservation de la Paix seraient libérés lui tordaient le cœur. L'affaire de Shigekichi était liée au démasquage d'un espion que la Police Spéciale (Tokkō) avait, pendant des années, infiltré méthodiquement au sein de l'organisation du Parti. Par malheur, cet espion, de constitution fragile, était décédé accidentellement. En raison de la nature de l'affaire, le procès avait été purement vindicatif. Ayant découvert le fond du dossier lors des audiences publiques, Hiroko avait vu de ses propres yeux et entendu de ses propres oreilles à quel point le Droit, entre les mains du pouvoir, était devenu féroce, au point de ne plus se soucier ni d'équité, ni même de sauver les apparences. La raison y était invoquée de manière totalement opposée au bon sens. Ils s'étaient montrés particulièrement impitoyables envers Shigekichi : alors que sa situation et son parcours auraient dû lui valoir une peine plus légère, il fut le seul parmi plusieurs camarades à être condamné à la prison à perpétuité. On avait aligné en face de son nom tous les chefs d'accusation imaginables. Pour Hiroko, chacun d'eux était comme un anneau de la chaîne de fer qui entravait le corps de Shigekichi et résonnait lourdement à chacun de ses pas. Pourtant, si l'on considérait les faits comme une réalité inscrite dans l'histoire de la vie sociale, rien de criminel n'avait été commis. Ceux qui s'étaient montrés vils dans leurs méthodes de lutte politique, faisant preuve d'une corruption morale absolue, c'étaient l'espion et les puissants qui l'avaient employé et dirigé. Que l'on puisse traiter de criminels des jeunes gens qui, malgré leur possible manque d'expérience, s'efforçaient avec abnégation de corriger les injustices de la société — ce qui est le mouvement naturel de l'Histoire — restait pour Hiroko une chose inconcevable.

この理不尽な法律が、有罪とすれば、たとえば重吉の母にしろ、やはりそれはわるいこと、こわいことと考えずにはいられなくて、そのなげきを和らげ、息子への信頼と希望をたもたせるために、ひろ子はこれまで十何年もの間、どんなに数々の言葉と心づくしを重ねて来ただろう。

今、治維法関係の思想犯は解放するという記事をよんで、ひろ子は自分にとって最後の、そしてもっとも耐えるに難い苛責がここに在ることを感じた。ポツダム宣言が受諾されたばかりのとき、ひろ子は、簡明率直な歓喜にうたれた。ふるえる思いで、このニュースをうけとった重吉の心のうちを思いやり、いつ帰れるか、いつ帰るだろう、網走へ迎えに行って、一緒に海をわたって帰って来て見たい。そう思いつめた。

時がたち、一ヵ月もすると、第一、ポツダム宣言を実行するにしては余りいかがわしい政府が居すわりつづける事に懐疑をもちはじめた。本当に、治安維持法は廃止され得るのだろうか。いつ? どのようにして? 永年苦しめられている日本のあらゆる進歩的な人々が、同じ感じをもった。そして、渇望のあらわれた数千万の目で、前途を見守っていたのである。

Puisque cette loi insensée l’avait déclaré coupable, même la mère de Shigekichi, par exemple, ne pouvait s’empêcher de considérer que ce qu’il avait fait était mal et effrayant. Pour apaiser son chagrin et préserver sa confiance et son espoir en son fils, combien de mots et d'attentions Hiroko avait-elle dû accumuler durant ces dix dernières années ?

À présent, en lisant cet article annonçant la libération des prisonniers d'opinion liés à la Loi de Préservation de la Paix, Hiroko sentit poindre ce qui serait pour elle l'ultime et la plus insupportable des épreuves. Au moment même où la déclaration de Potsdam avait été acceptée, elle avait été saisie d'une joie simple et directe. L'esprit frémissant, elle avait songé à ce que Shigekichi devait ressentir en recevant cette nouvelle : quand pourrait-il rentrer ? Quand reviendrait-il ? Elle s'était mise en tête d'aller le chercher jusqu'à Abashiri pour traverser la mer et revenir ensemble.

Mais le temps avait passé, et un mois plus tard, elle commençait à nourrir des doutes en voyant ce gouvernement, bien trop suspect pour mettre en œuvre ladite déclaration, s'incruster au pouvoir. La Loi de Préservation de la Paix pourrait-elle vraiment être abolie ? Quand ? Et de quelle manière ? Partout au Japon, tous ceux qui souffraient depuis des années pour leurs idées progressistes éprouvaient ce même sentiment. Et c'est avec des dizaines de millions d'yeux emplis de soif qu'ils scrutaient l'avenir.

治安維持法という壁の、どこの扉があく、ということが明らかになった瞬間、ひろ子は、火焔のうちに救い出されず、のこされそうになっている我子を呼ぶ母親の気持になった。重吉は? 重吉は? みんな出て来る。だが、重吉は?

しかし、ひろ子は狂乱する相手を目前にもたなかった。重吉の、かえがたく、いとしい命を滅ぼそうとしている焔は、誰の目にもその危険をまざまざ示す焔の色としては映っていないのである。

ひろ子は、その新聞を手にもったまま、のろのろと、いつもの机の前へ戻った。叔母も縫子も気の毒げに黙って、ちりぢりにわかれた。

小一時間ほどして、

「縫ちゃん、いる?」

坐ったところから呼ぶひろ子の声がした。

「はい、はい。何ぞ用でありますか」

「すまないけれど郵便局まで行って貰えるかしら」

二つの書留速達と赤インクで書いた封筒を出した。

À l'instant même où l'on sut quelle porte allait s'ouvrir dans le mur de la Loi de Préservation de la Paix, Hiroko se sentit comme une mère appelant son enfant resté prisonnier des flammes, sans espoir de secours. Et Shigekichi ? Et Shigekichi ? Tous allaient sortir. Mais Shigekichi ?

Pourtant, Hiroko n'avait devant elle aucun adversaire contre lequel décharger sa déraison. Les flammes qui menaçaient d'anéantir la vie irremplaçable et chérie de Shigekichi n'avaient pas, pour le regard des autres, l'éclat manifeste d'un incendie dont on perçoit le péril.

Tenant toujours le journal à la main, elle retourna d'un pas traînant vers son bureau habituel. Nuiko et sa mère s'éclipsèrent chacune de leur côté, gardant un silence empreint de pitié.

Près d'une heure plus tard :

— Nui-chan, tu es là ? appela Hiroko depuis l'endroit où elle était assise.

— Oui, oui. Tu as besoin de quelque chose ?

— Je teprie de m'excuser, mais pourrais-tu aller jusqu'au bureau de poste pour moi ?

「ともかく塚本さんと永田さんに、頼もうと思うの。様子によっては永田さんにあっち迄行って貰って、いい加減なことを、されないようにしなくちゃね。そう思うでしょう?」

塚本さんというのは、一家のみんなも親密な重吉の幼ななじみの親友であった。永田さんは弁護士で、永年煩雑な事務的な仕事をたゆまず取りはからってくれた。これらの人々に、ひろ子は、新聞記事のことをかき、重吉に対しては具体的にどう取りはからわれようとしているのか、調べて貰うように依頼した。永田さんには、御判断によって網走に行って下さる必要があるなら、即刻、塚本氏から旅費をうけとって出発して欲しいと書いた。自分が、どういう理由にしろ東京にいない間のとっさの用のために、いくらかの金が用意してあった。

縫子は、すぐ出かけた。

ひろ子は、自分がここにいて、目下の事情の中で、しのこされていることはないだろうかと思いめぐらした。重吉の予審と公判の行われていた数年の間、法律を知らないひろ子は、誰でもが持ち合わせている常識と小説をかくものの自然な洞察、想像力、構成の能力とでもいうようなものだけをたよりに、判断し、行動して来た。いくつもの粗忽をし、手ちがいをし、重吉に不便をかけた。

— Quoi qu'il en soit, j'ai décidé de solliciter Messieurs Tsukamoto et Nagata. Selon l'évolution de la situation, il faudra que M. Nagata se rende là-bas pour s'assurer qu'ils ne commettent aucune irrégularité. Tu ne penses pas ?

M. Tsukamoto était un ami d'enfance de Shigekichi, un intime que toute la famille appréciait. M. Nagata était un avocat qui, pendant des années, s'était occupé avec une patience inlassable des formalités administratives les plus complexes. Hiroko écrivit à ces deux hommes pour leur faire part de l'article de presse et les charger de vérifier quelles mesures concrètes allaient être prises concernant Shigekichi. Elle demanda à M. Nagata, s'il jugeait nécessaire de se rendre à Abashiri, de bien vouloir partir sur-le-champ après avoir récupéré les frais de voyage auprès de M. Tsukamoto. Pour parer à toute urgence, quelle qu'en fût la raison, durant son absence de Tokyo, elle avait mis de côté une certaine somme d'argent.

Nuiko partit aussitôt.

Hiroko se demanda alors s'il n'y avait rien d'autre qu'elle puisse faire, là où elle se trouvait, compte tenu des circonstances. Durant les années où s'étaient déroulées l'instruction et les audiences du procès de Shigekichi, Hiroko, qui ne connaissait rien au droit, n'avait eu pour guide que son bon sens, ainsi que cette intuition naturelle, cette capacité d'imagination et de construction propres à l'écrivain qui lui permettatient de juger de la situation et d'agir. Elle avait commis bien des étourderies et des méprises, et cela avait causé des désagréments à Shigekichi.

八畳の室に、ひろ子一人がねていた。二三日で十月になるのに、ここでは蚊帳がいった。おそい月が出た。大名竹の黒い影がガラス越しに縁側の障子にさしている。

昔、田端に、天然自笑軒という茶料理があった。そこの中庭の白壁に、酔余に大観が描いたという竹の墨絵があった。

自笑軒で、芥川龍之介の年忌の句会が毎年もよおされた。重吉が、はじめて発表した労作は、芥川龍之介の文学とその死とが語る日本の知識人の一つの歴史的転換についての究明であった。

ひろ子が、重吉のその論文の出ている雑誌を読んだのは、遠い外国の質素なホテルのテーブルの上であった。その時分のひろ子は、どんな気持で暮していただろう。そのようにして名だけを知った重吉が、こんなにとけこんで自分の生涯にない合わされて来ようと、思ってもいたろうか。重吉自身、若々しい精根をきざみこんでそれらの論文をかいていたとき、僅か三年後に牢獄の生活がはじまり、やがて無期懲役というような宣告が与えられようと、想像もしなかったであろう。

だが、もしかしたら、重吉は、あらゆる可能に向って用意されたこころもちで生きて働き、ひろ子を妻としていたとも思える。

かすかな風で葉のそよぐ大名竹の影絵を眺めながら、枕の上で大きく眼をあいているひろ子に、四月下旬の昼ごろの日光に照し出されたほこりっぽい公判廷の光景がよみがえって来た。

Hiroko dormait seule dans la pièce de huit tatamis. Alors qu'on allait être, dans deux ou trois jours, au mois d'octobre, la moustiquaire était ici encore nécessaire. Une lune tardive s'était levée. L'ombre noire des bambous daimyō se projetait, à travers les vitres, sur les shōjis de la galerie.

Il y avait autrefois à Tabata un restaurant, le Ten-nen Jishō-ken, spécialisé dans la cuisine du thé. Sur le mur blanc de sa cour intérieure se trouvait un lavis de bambou à l'encre de Chine que Taikan, dit-on, avait peint alors qu'il était ivre.

On organisait chaque année au Jishō-ken une réunion de haïkus pour l'anniversaire de la mort d'Akutagawa Ryūnosuke. Le premier travail d'envergure publié par Shigekichi était précisément une étude sur le tournant historique des intellectuels japonais, tel que le révélaient la littérature et la mort d'Akutagawa.

C'est sur la table d'un hôtel modeste, dans un lointain pays étranger, que Hiroko avait lu la revue où paraissait cet article de Shigekichi. Dans quel état d'esprit vivait-elle donc à cette époque ? Aurait-elle pu imaginer que ce Shigekichi, dont elle ne connaissait alors que le nom, s'entrelacerait un jour si intimement à sa propre existence ? Shigekichi lui-même, lorsqu'il gravait toute son énergie juvénile dans ces essais, n'aurait sans doute jamais imaginé que trois ans plus tard seulement commencerait pour lui la vie carcérale, et qu'il se verrait bientôt condamné à la prison à perpétuité.

Et pourtant, il lui semblait parfois que Shigekichi avait vécu et travaillé avec un esprit préparé à toutes les éventualités, tout en faisant d'elle sa femme.

Tandis qu'elle contemplait les ombres chinoises des bambous dont les feuilles frémissaient sous une brise légère, Hiroko, la tête sur l'oreiller et les yeux grands ouverts, vit resurgir en elle la vision d'une salle d'audience poussiéreuse, inondée par la lumière du soleil d'une fin d'avril vers l'heure de midi.

判決言渡しが予定されていたその日、午前十時頃から東京は小型機の編隊におどかされた。定刻までに裁判所へ行っていた永田さんから、中止の電話がかかった。ひろ子は、持てあつかっていた鉄兜を肩からおろし、もんぺをはきかえた。そのうち、空襲警報が警戒警報にかわった。すると、またベルが鳴って、裁判所では、急に開廷することにきめたからいそいで来るようにと知らせて来た。

「何と意地わるなんでしょう。家族が間に合わないと知れているのに――」

「私の方で出来るだけ時間をはかっていますから、ともかく早くおいで下さい」

ひろ子の住居から裁判所までは一時間かかった。歩いて、それから都電にのって、また歩いて、その間にかかる時間は、ちぢめようにもほかにてだてはないのであった。ひろ子は、本当に息をきらして、裁判所の三階にある公判廷に入って行った。

開廷されていて、ほそおもての裁判長が何かを読み上げていた。最前列に重吉がかけていた。いつもは離れたところにいる二人の看守が、きょうは左右について同じベンチにいる。ひろ子は、永田さんのうしろにかけた。ガランとした公判廷にいるのは、それぎりの人数であった。

Le jour où le verdict devait être rendu, Tokyo fut mise en alerte, dès dix heures du matin, pour une attaque par des escadrilles d'avions légers. M. Nagata, qui s'était rendu au tribunal à l'heure convenue, téléphona pour annoncer que l'audience était annulée. Hiroko retira le casque d'acier qui l'encombrait et changea de monpe. Entre-temps, l'alerte aérienne fut rétrogradée en simple avertissement. C’est alors que la sonnerie du téléphone retentit à nouveau : le tribunal venait de décider l'ouverture immédiate de la séance ; elle devait se hâter de venir.

— Quelle malveillance ! Ils savent pertinemment que la famille n'aura pas le temps d'arriver…

— De mon côté, je vais essayer de gagner autant de temps que possible, mais venez vite, quoi qu'il en soit ! répondit l'avocat.

Il fallait une heure pour se rendre du domicile de Hiroko au tribunal. Entre la marche, le tramway et la marche à nouveau, il n'y avait aucun moyen de raccourcir ce délai. C’est véritablement à bout de souffle que Hiroko pénétra dans la salle d'audience, au deuxième étage du tribunal.

L'audience avait déjà commencé. Le président du tribunal, un homme au visage étroit, était en train de lire un document. Shigekichi était assis au premier rang. Les deux gardiens qui, d'ordinaire, se tenaient à distance, étaient assis aujourd'hui sur le même banc, de part et d'autre. Hiroko prit place derrière M. Nagata. Ils étaient le seul public présent dans cette vaste salle d'audience

裁判長が読み上げているのは、判決言渡しの理由をのべた文章であった。きいていて、ひろ子は、奇怪な気がした。数年にわたる予審や公判は何のために行われたのであったろう。重吉や同志たちが事理をつくし、客観的状況を明らかにして抗争した事件の本質や、現象の内容は、その文章の中では、十二年前に書かれた一方的な告訴の理由とほとんど変更されていなかった。わずかにあくどい形容詞がとりのぞかれ、故意に計画的に行われた殺傷のように説明されていた部分が、偶発の事実として認められているばかりであった。重吉の努力や陳述がどうであろうと、よしんばそれがどんなに条理のとおったものであろうとも、この事件はこちらとしてこう扱うときめているのだ。そう云う頑固さが文章にみちている。

ひろ子は、それを素朴としりながら、あらたに驚歎を感じた。仮にも大学を卒業し一個の良人であり父親でもある五十がらみの男が、こうも非条理の文章を読みあげ、それを妻子に見せられた姿であろうか、と。

裁判長は、理由をよみ終った。主文と、区切って、声を高め、無期懲役に処す、と読んだ。つづけてすぐ事務的に、この判決に不服ならば一週間以内に控訴するように、と早口に云い添えて、裁判所関係のものは一斉に並んだ椅子から立ち上った。重吉も立った。ひろ子は、自分の知らないうちに起立して、こちらをふりかえった永田さんの実直な色白い顔がひどく紅潮しているのを見た。

Ce que le président lisait était l'énoncé des motifs du verdict. En l'écoutant, Hiroko fut saisie d'un sentiment d'étrangeté. À quoi avaient donc servi ces années d'instruction et d'audiences ? L'essence même de l'affaire, le contenu des faits pour lesquels Shigekichi et ses camarades s'étaient battus en épuisant chaque argument et en clarifiant les circonstances objectives, n'avaient pratiquement pas changé, dans ce texte, par rapport aux motifs unilatéraux de l'acte d'accusation rédigé douze ans plus tôt. Tout juste avait-on retiré quelques adjectifs trop infamants, et la partie qui présentait les faits comme des blessures infligées de manière délibérée et préméditée était-elle désormais reconnue comme un incident accidentel. Quels que fussent les efforts ou les déclarations de Shigekichi, aussi logiques et fondés fussent-ils, ce texte transpirait une obstination absolue : « nous avons décidé de traiter cette affaire ainsi, et pas autrement ».

Hiroko, tout en sachant sa réaction naïve, en ressentit une stupeur nouvelle. Comment un homme d'une cinquantaine d'années, qui avait tout de même fait l'université, qui était lui-même un mari et un père, pouvait-il lire à haute voix un texte aussi irrationnel et s'exposer ainsi, dans une telle posture, au regard d'une épouse et d'un fils ?

Le président finit de lire les motifs. Après avoir marqué une pause en prononçant le mot « Dispositif », il éleva la voix et lut : « Condamné à la réclusion à perpétuité. » Aussitôt après, d'un ton machinal, il ajouta précipitamment qu'en cas d'insatisfaction, il était possible de faire appel dans un délai d'une semaine ; puis, tous les membres du tribunal se levèrent d'un bond de leurs sièges alignés. Shigekichi se leva aussi. Hiroko se retrouva debout sans même s'en rendre compte et vit le visage honnête et pâle de M. Nagata, qui s'était retourné vers elle, devenir extrêmement rouge.

裁判長を先頭にして、一同ぞろぞろ控室に入って行く。その間に、重吉がふりかえってひろ子を見て、笑った。それはいつもの重吉の笑いかたであった。快活に、口元をゆるめその唇の隅にすこし皮肉な皺をよせ、それは重吉のいつもの笑顔であった。それに誘われて、ひろ子も笑顔になった。が、ひろ子の笑顔は一瞬だけのものであった。ひろ子は、つかつかとベンチをよけて、重吉に近づいた。左右からはさんでいる看守は、せき立てるように歩きかけている。ひろ子の身ごなしとその顔つきが、全体で示している感情を重吉はうけとり、理解し、それを鎮めるような、もう一つの笑顔をした。そして、弁護士へともひろ子へともとれる云いかたで、

「じゃ、あさって、又」

と云い、大きな手錠のはめられている手で編笠を頭へのっけて出て行った。その日は、土曜日であった。

そのとき、ひろ子はどんな眼色になっていただろう。それは見えなかったけれども、正直な永田さんの顔が、あんなにもぱっと赤くなったのと、重吉が、永年の病気と日光不足の生活とで、滑らかな蒼い顔をしながら、黒く柔かく、しかも屈することのない眼ざしで、ほとんど滑稽を感じているような笑顔をしたのとは、生涯忘れることはないだろう。

Le président du tribunal en tête, tous s'engouffrèrent en file indienne dans la chambre du conseil. Avant de disparaître, Shigekichi se retourna vers Hiroko et sourit. C’était son sourire habituel. Franc, les traits détendus, avec cette petite ride légèrement ironique au coin des lèvres ; c’était bien là son visage de tous les jours. Entraînée par lui, Hiroko sourit à son tour. Mais son sourire ne dura qu’un instant. D’un pas vif, elle contourna les bancs pour s'approcher de lui. Les gardiens, qui l’encadraient de chaque côté, s'étaient mis en marche pour le presser de sortir. Shigekichi reçut et comprit toute l’émotion que dégageaient l’allure et l'expression de Hiroko, et il lui adressa un second sourire, comme pour l’apaiser. Puis, d'un ton qui s'adressait autant à l'avocat qu'à elle, il dit :

— Alors, à après-demain.

Et, de ses mains entravées par de larges menottes, il posa son chapeau d'osier tressé sur sa tête et sortit. C’était un samedi.

Quelle lueur pouvait-il y avoir dans les yeux de Hiroko à cet instant ? Elle ne pouvait le voir, mais jamais elle n'oublierait le visage de l'honnête M. Nagata devenant soudainement pourpre, ni celui de Shigekichi — ce visage lisse et livide après des années de maladie et d'une vie privée de soleil — affichant, sous un regard sombre, doux et pourtant indomptable, ce sourire qui semblait presque s'amuser de l'absurdité de la situation.

その重吉の眼と笑顔とが、その夜更け、大名竹の影のうつっている広い秋の蚊帳のなかにあった。白い覆いのかけられた小さい枕のところにあり、ひろ子の二つのてのひらの間にあった。重吉のまだ短く刈られていない髪は、すこし長く額の上に乱れかかって、それをかきあげるとき、指に軽かった。その髪に、ひろ子の指がふれてから、何年が過ぎたことだろう。

無慚、という言葉がある。そして、無慚な事実、というものもある。もし、今度、治安維持法撤廃によって思想犯が解放されるとき、重吉やその同志が、ほかに罪名をつけられているのを理由に出獄させられないとしたら、それは、無慚である。無慚すぎる。

無慚すぎるそのことを、決してあり得ないことだと考えられない権力の発動のしかたの無慚さこそ、無慚そのものではなかろうか。

重吉にひかれ、あこがれる情感のふかいはげしい濤のうねりと、無慚な権力の重さにあらがう思いとで、ひろ子は、もえる床の上におき上った。

Le regard et le sourire de Shigekichi étaient là, au cœur de cette nuit profonde, sous la vaste moustiquaire d’automne où se reflétait l'ombre des bambous. Ils étaient là, près du petit oreiller recouvert d'une taie blanche, nichés entre les deux paumes de Hiroko. Les cheveux de Shigekichi, qui n’avaient pas encore été coupés court, retombaient en désordre sur son front ; lorsqu'elle les avait écartés, ils étaient légers sous ses doigts. Combien d'années s'étaient écoulées depuis que les doigts de Hiroko avaient effleuré cette chevelure pour la dernière fois ?

Il existe un mot : muzann — l'atroce, le cruel. Et il existe des réalités atroces. Si, à présent, alors que les prisonniers d'opinion sont libérés suite à l'abrogation de la Loi de Préservation de la Paix, Shigekichi et ses camarades n'étaient pas relâchés sous prétexte qu'on leur a imputé d'autres chefs d'accusation, ce serait atroce. Bien trop atroce.

Et cette cruauté même du pouvoir, cette manière d'exercer l'autorité dont on ne peut écarter l'idée qu'elle commettrait une telle infamie, n'est-elle pas l'essence même de l'atrocité ?

Portée par le déferlement des vagues profondes et violentes de son émotion, de son aspiration vers Shigekichi, et par sa volonté de résister au poids d'un pouvoir cruel, Hiroko se redressa sur son lit brûlant.

これまで十二年の間、面会に行った五分か十分の間、重吉の顔の上に混乱や苦悩があらわれていたことは一遍もなかった。その顔をうちみれば、ひろ子は苦しさを忘れるすがすがしさがあった。腸結核をわずらって、やっと接見室まで出て来た夏の日、重吉は、椅子にちゃんとかけている体の力さえまだ無かった。ねまきを着て、ずり落ちたように椅子にもたれこんでいる重吉の髪がすっかり脱けおちて、テーブル一つをへだてたひろ子のところから見ると、生え際がポーとすいて見えた。それは、絵にかく幽霊の髪の生えかたそっくりであった。ああ、これはお化けの絵にある髪だ。ひろ子は目を見開いてそれを見つめた。そんなに、死にかかったとき、重吉は、やはりひろ子の救いとなる笑顔をもっていた。そして、その笑顔をみれば、おのずからそれにこたえて、ひろ子の丸い顔も、いつしか爽やかな、さざなみのようなこころがうつった。

けれども、ひろ子は、時々自分にどんな夜があるかを知っていた。おのずから、重吉にもそういう夜が、或はそういう永い昼間があることを感じていた。様々な夜と昼をとおして、自分たちが不思議な一艘の船であることを感じて来た。夜と昼とは、あてどもなく繰りかえされる海の波のようなものではなく、進む船にとってはそこにあと戻りすることのない時間の経過があり、歴史の推移があるのであった。

月が西にまわって、蚊帳の上に大名竹の影が少し移った。どこか遠くの山よりで、故郷へかえる朝鮮人の酒盛りがあり、かすかに謡う声や手拍子の音が風に運ばれて来た。

Pendant ces douze années, au cours des entretiens qui duraient à peine cinq ou dix minutes, pas une seule fois le visage de Shigekichi n'avait laissé paraître le moindre signe de confusion ou de détresse. Il suffisait à Hiroko de contempler ce visage pour qu'une sensation de fraîcheur lui fasse oublier sa propre souffrance. Un jour d'été, alors qu'il souffrait d'une tuberculose intestinale et qu'il s'était traîné avec peine jusqu'au parloir, il n'avait même plus la force de se tenir droit sur sa chaise. Vêtu de son vêtement de nuit, affaissé contre le dossier, ses cheveux étaient si clairsemés qu'en le regardant de l'autre côté de la table, Hiroko voyait l'implantation de son cuir chevelu comme à travers un voile diaphane. C'était l'image exacte de la chevelure des fantômes tels qu'on les peint. « Ah, c'est ainsi que l'on dessine les cheveux des spectres », pensa Hiroko en écarquillant les yeux, le regard fixe. Pourtant, même alors qu'il frôlait la mort, Shigekichi gardait ce sourire qui était le salut de Hiroko. Et en voyant ce sourire, son propre visage s'illuminait naturellement en réponse, et son cœur se mettait à refléter, comme de légères ondulations à la surface de l'eau, une sérénité retrouvée.

Pourtant, Hiroko savait quelles nuits elle traversait parfois. Et elle sentait que pour Shigekichi aussi, il y avait de telles nuits, ou peut-être de tels jours interminables. À travers la succession des jours et des nuits, elle avait fini par sentir qu'ils étaient comme un étrange navire. La nuit et le jour n'étaient pas comme les vagues de la mer qui se répètent sans but ; pour le navire qui avance, ils marquaient l'écoulement d'un temps sans retour, la marche même de l'Histoire.

La lune tourna vers l'ouest, et l'ombre des bambous sur la moustiquaire se déplaça légèrement. Quelque part, du côté des lointaines montagnes, des Coréens rentrant dans leur pays festoyaient ; le vent apportait par bribes des chants étouffés et le son des battements de mains.

重吉のうちへ来たとき、リュックを背負って、女学生靴をはいたひろ子は、やせて、色も黒くやつれていた。

田原へ来て、笑うこともふえて、ひろ子はいくらか、ふくよかになった。朝起きて、鏡を見て、

「ほら、又すこし美人になった」

と冗談を云った。

しかし、今眠られない夜がはじまった。ひろ子は、眠った夜については、話したが、その夜々が眠りを失ったとき、決して誰にも訴えなかった。眠れない夜をもたないで生きて来ている人々というものが此の世の中にあるだろうか。まして、戦争がはじまってから。――ましてや、戦争は終ったが、幾百万のかえらぬ人々があって、その母や妻たちが、すっかり相貌の変じた彼女たちの人生について、不安をもって思いめぐらしているとき。――

重吉が獄中生活をはじめた初めの間、ひろ子と同じ立場の留守の妻たちは、少くなかった。思想犯の妻たちは、良人の入れられている拘置所の待合室でいつの間にか知り合い、事件について話し合い、互に元気を与え合った。

数年たつうちに、待合室に来る女たちの顔ぶれが変化した。次第に、思想犯の妻や母の姿がまばらになった。その変化は、日本の侵略戦争の進度に応じるものであった。そしてだんだん贅沢な身なりをして、傲然としながら動きのない瞳をした商人の妻たちがふえた。

Lorsqu’elle était arrivée dans la maison de Shigekichi, Hiroko, son sac à dos sur les épaules et chaussée de ses souliers d’étudiante, était amaigrie, épuisée, et le teint sombre.

Depuis qu’elle s’était installée à Tahara, elle riait plus souvent et avait un peu repris des formes. Le matin, en se regardant dans le miroir, elle plaisantait :

« Regarde, je suis devenue encore un peu plus belle ! »

Pourtant, une nouvelle période de nuits blanches venait de commencer. Hiroko parlait volontiers des nuits où elle avait bien dormi, mais, si le sommeil l'abandonnait, elle n'en disait rien à personne. Existe-t-il en ce monde des êtres qui vivent sans connaître de nuits d'insomnie ? D'autant plus depuis que la guerre a éclaté. Et plus encore maintenant que la guerre est finie, alors que des millions d'hommes ne reviendront jamais et que leurs mères, leurs épouses, s'interrogent avec angoisse sur une existence dont le visage a radicalement changé.

Au tout début de l'incarcération de Shigekichi, les épouses qui, comme Hiroko, restaient seules n’étaient pas rares. Les femmes de prisonniers d'opinion finissaient par se reconnaître dans les salles d’attente des centres de détention ; elles discutaient de l'avancement des procès et s'encourageaient mutuellement.

Mais au fil des années, les visages des femmes fréquentant ces salles d'attente changèrent. Peu à peu, les silhouettes des mères et des épouses de prisonniers politiques se firent plus rares. Ce changement suivait précisément le rythme de la guerre d'agression menée par le Japon. À leur place, on vit apparaître, de plus en plus nombreuses, des femmes de marchands, vêtues de façon luxueuse, à l’allure hautaine mais au regard fixe et sans vie.

思想犯の妻として、留守暮しをするひろ子のやや特殊であった妻としての生活は、いつともなく極めて微妙な相似性で、日本じゅうの、数千数百万の妻たちの思いと共通なものとなりはじめた。その妻たちの良人は、みんな外からの力で、いや応なし軍隊に入れられた。どこに進むのか本人にさえ知らされない輸送船につめられて、海峡をこえたり、太平洋をわたって赤道を通ったりさせられた。重吉を、うちからつれて行った力も、それと全く同じ強権であった。自分ののせられた自動車の行先について、説明を与えるものはいなかった。銃を与えられ、背嚢を負わされてそれらの良人たちは運ばれた。重吉は鉄の手錠をかけられ、編笠をかぶせられ、そして運ばれた。自分の意志や希望で行先が選べないことも同じであったし、行ったら自由に帰れないことも本当にそっくりそのままであった。思うままの心もちを披瀝し、話したい日常の経験についてあからさまな手紙をかくことが許されないことも、そっくりそのままである。そこには、素人に分らない規則があった。外界から遮断された独特の官僚主義と情実。不正腐敗のあることも同じであった。つよく生きぬくものしか、まともに生きにくい。その境遇の荒々しさも同様である。

自分たちの心痛さえ思うようには伝えられず、その能力が与えられていようと、いなかろうと、妻が一家の支柱とならざるを得ない事情を、ひろ子は自分ばかりか日本じゅうの妻たちの上に発見したのであった。

L'existence de Hiroko, comme femme de prisonnier d'opinion vivant dans l'absence de son mari, était jusque-là singulière. Pourtant, une subtile similitude commença insensiblement à apparaître entre son sort à celui de millions d'autres femmes à travers tout le Japon. Leurs maris, à toutes, avaient été enrôlés dans l'armée, qu'ils le veuillent ou non, par une puissance extérieure. Entassés dans des navires de transport dont la destination, même pour eux, restait secrète, ils avaient été contraints de franchir des détroits, de traverser le Pacifique ou de passer l'Équateur. La force qui avait arraché Shigekichi à son foyer était exactement ce même pouvoir arbitraire. Personne n'avait donné d'explication sur la destination de la voiture où on l'avait fait monter. Ces maris-là étaient transportés, un fusil à l'épaule et le havresac au dos ; Shigekichi, lui, était transporté les poignets serrés dans des menottes de fer, le visage caché sous un chapeau de paille tressée. C'était la même impossibilité de choisir sa destination selon sa propre volonté ou ses désirs ; l'impossibilité de revenir librement une fois parti était, en tout point, strictement la même. Il était également interdit d'épancher son cœur ou d'écrire des lettres sincères sur les expériences du quotidien. Partout régnaient des règlements qui restaient obscurs au commun des mortels. Un bureaucratisme singulier, coupé du monde extérieur, fait de favoritisme, d'injustice et de corruption. Partout, il était difficile de survivre dignement sans une force de caractère hors du commun. La rudesse de leur condition était la même.

Hiroko découvrit alors que l'impossibilité de transmettre ses propres tourments, et la nécessité pour l'épouse de devenir le pilier de la famille — qu'elle en ait ou non les capacités — n'étaient pas seulement son lot, mais celui de toutes les femmes du Japon.

ひろ子が小説に描きたいと思う女のこころもちは、いわば日本のあらゆる女性の感情のテーマとなって来たのであった。

ところが、たった一点、ひろ子の小説が、どうしても禁止されなければならないわけがあった。ひろ子の人間として、女としての訴えが真実であり、その表現が万人の女性のものであればあるほど、禁止されなければならない理由があった。それは、ひろ子が、天皇と愛国心と幸福の建設のためにと称して行われている戦争に対して、信頼できないこころをもっている女であるということであった。侵略戦争と民衆生活の上に加えられる破壊に対して抵抗している思想犯の妻である、ということであった。

ひろ子の文学が、最も真実に恋愛を失った若い娘たち、生活の柱を失った妻たちのものとなろうとしたとき、ひろ子が書くあらゆるものは発表を許されなくなった。ひろ子のすべての熱意、すべての表現の欲望は、ひたすら重吉への手紙へばかり注ぎつくされた。

そういう明暮になってみて、ひろ子は、自分が一人の妻として、今の日本にあふれている数千万の妻たち愛人たちよりも、むしろ幸福な者であることを痛感した。ひろ子は、重吉の居どころをはっきり知っていることが出来た。規則が許す範囲の面会が出来た。未決のうちは、自分で心をくばった衣類をきせておくことが出来た。そして、何よりも重大なことは、ひろ子には手紙が書けることであった。重吉もひろ子に手紙の書けることであった。

Le sentiment féminin que Hiroko désirait dépeindre dans ses romans était devenu, pour ainsi dire, le thème émotionnel commun à toutes les femmes du Japon.

Pourtant, sur un point unique, il existait une raison pour laquelle les romans de Hiroko devaient impérativement être interdits. Plus ses appels en tant qu'être humain et en tant que femme étaient empreints de vérité, et plus son expression rejoignait celle de milliers de femmes, plus les raisons de l'interdire se renforçaient. C'était parce que Hiroko était une femme dont le cœur ne pouvait accorder aucune confiance à cette guerre prétendument menée pour l'Empereur, le patriotisme et la construction du bonheur. C'était parce qu'elle était la femme d'un prisonnier d'opinion qui résistait à la guerre d'agression et à la destruction imposée à la vie du peuple.

Au moment précis où la littérature de Hiroko était sur le point de devenir celle des jeunes filles ayant perdu leur amour ou celle des épouses ayant perdu le pilier de leur existence, tout ce qu'elle écrivait fut interdit de publication. Toute l'ardeur de Hiroko, tout son désir d'expression, furent alors exclusivement déversés dans ses lettres à Shigekichi.

En vivant ainsi ses jours et ses nuits, Hiroko finit par ressentir avec acuité qu'en tant qu'épouse, elle était finalement plus heureuse que les dizaines de millions de femmes et d'amantes dont regorgeait le Japon d'alors. Hiroko, elle, pouvait savoir avec certitude où se trouvait Shigekichi. Elle pouvait lui rendre visite dans les limites permises par le règlement. Tant qu'il était en détention préventive, elle pouvait veiller à ce qu'il porte les vêtements qu'elle avait elle-même choisis. Et, chose plus importante que tout, Hiroko avait la possibilité de lui écrire des lettres. Et Shigekichi pouvait lui aussi écrire à Hiroko.

数万の妻たちの条件はそれとはちがっていた。彼女たちの良人は何処にいるのだろう。妻たちにそれさえはっきりとは知ることが出来なかった。今来たこの手紙をよんでいる、この瞬間、良人のいのちは果して安全であるかどうか。誰が知っていよう。

その心配に焦点さえ与えられない。絶対なそのへだたりの感覚さえ、遙かにぼやかされてしまっているはかない別離。ひろ子はその現実のむごたらしさを想うと耐えがたかった。そして、たとえその妻たちの留守居はまだ二三年であり、或は四五年であり、自分の独りぐらしは十余年であるにしろ、ひろ子は自身の苦痛において謙遜になった。

何かの意味で眠れない夜々をもたない女は、日本にいないのであった。

四日ばかりたった日、ひろ子をひとしお衝き動かす記事が出た。外人記者が府中刑務所の一部にこしらえられているナチスまがいの予防拘禁所へ行って、徳田球一、志賀義雄その他の思想犯と対談したニュースである。

Tokuda Kyūichi et Shiga Yoshio : Leaders historiques du Parti Communiste Japonais, emprisonnés pendant 18 ans et libérés par les forces d'occupation alliées en octobre 1945.

Les conditions de vie de milliers d'autres épouses étaient bien différentes. Où donc leurs maris pouvaient-ils se trouver ? Ces femmes ne pouvaient même pas le savoir avec certitude. À l'instant même où elles lisaient la lettre qu'elles venaient de recevoir, la vie de leur mari était-elle encore sauve ? Qui pouvait le dire ?

Elles ne pouvaient même pas fixer leur inquiétude sur un point précis. Une séparation si précaire que le sentiment même de leur absence absolue s'en trouvait flouté, lointain. Hiroko trouvait la cruauté de cette réalité insupportable. Et bien que ces femmes n'aient vécu dans l'attente que depuis deux, trois ou cinq ans, alors que sa propre solitude durait depuis plus de dix ans, Hiroko se fit humble face à sa propre douleur.

Il n'existait plus une seule femme au Japon qui n'ait connu, pour une raison ou une autre, de nuits d'insomnie.

Environ quatre jours plus tard, un article parut qui bouleversa profondément Hiroko. C'était la nouvelle d'un correspondant étranger qui s'était rendu à la prison de Fuchū, dans ce centre de détention préventive calqué sur le modèle nazi, pour s'entretenir avec Tokuda Kyūichi, Shiga Yoshio et d'autres prisonniers d'opinion.

ひろ子は、くりかえし、くりかえし、その記事をよんだ。冷静な報道のかげに、はやまり高まっている獄中の人々の鼓動が脈うっていた。大なる精力をもってほとばしる談話。殺されなかった人間性の奔流が感じられた。鉄格子の際の際までひしめき出てその間から外を見、待っている人間の群がある。その眼の光がある。ひろ子は、涙が流れて、とどまらなかった。

たしかにこれらの人々の声は、きこえはじめた。――だが、あの一つの声は? そして、遠くにあるあの眼は?

縫子が、となりの座敷で、ひっそりと縫物をしていた。うしろに、叔母の古風な大箪笥が置かれて、側面に、ひなびたかけ鏡がかかっている。ひろ子は立って行って、涙のおさまった自分の顔をつくづくとその上に眺めた。そして、縫子に声をかけた。

「ねえ、縫ちゃん」

「なんでありますか」

「どうも、この調子だと、わたしは一番綺麗でいたいとき、一番みっともなくなってしまいそうだわ」

「あら」

「だってそうじゃないの。もし、かりに重吉さんが帰るときまったら――かりに、そうときまったらよ」

ひろ子は、その仮定をしつこく繰返した。

Hiroko lut et relut cet article, encore et encore. Derrière la froideur du reportage, on sentait battre le pouls de ces hommes dont le cœur s'accélérait entre les murs de la prison. Leurs paroles jaillissaient avec une énergie immense. On y percevait le torrent d'une humanité que l'on n'avait pas réussi à briser. Il y avait là une foule d'hommes qui se pressaient contre les barreaux de fer, scrutant l'extérieur à travers les fentes, dans l'attente. Il y avait l'éclat de leurs regards. Les larmes de Hiroko coulèrent, sans pouvoir s'arrêter.

Certes, les voix de ces hommes commençaient enfin à se faire entendre. — Mais, qu'en était-il de cette voix-là ? Et de ce regard, si lointain ?

Dans la pièce d'à côté, Nuiko cousait silencieusement. Derrière elle se dressait la vieille commode démodée de sa tante, sur le côté de laquelle était accroché un miroir rustique. Hiroko se leva, s'approcha et contempla longuement dans le miroir son propre visage dont les larmes s'étaient apaisées. Puis elle interpella Nuiko.

— « Dis-moi, Nui-chan. »

— « Oui, qu'y a-t-il ? »

— « J'ai bien l'impression qu'à ce rythme, au moment où j'aurais voulu être la plus belle, je serai devenue la plus pitoyable. »

— « Oh ! »

— « Mais n'est-ce pas vrai ? Si jamais le retour de Shigekichi était décidé... Je dis bien, si c'était décidé. »

Hiroko répéta cette supposition avec une insistance presque obstinée.

「わたしは歩いたって東京へゆくわ。そうでなくたって、もうこの四五日で大分あやしくなってしまったんだもの――へこたれねえ」縫子は、年かさの娘のものわかりのよさで優しく力づけた。

「心配はいりませんよ。汽車もそろそろ通じているし――大丈夫でありますよ」

十月六日、例によって正午近く新聞がくばられた。縫子と叔母とは、ドーナッツを御馳走すると云って、台所の七輪のところにいた。

ひろ子は新聞をもって来て机の前へ坐った。見出しを先ずたどって行って、紙面の中ごろへかかったとき、ひろ子の顔つきが突然変った。そこに思想犯解放の予告が示されていた。連合軍の命令によって十月十日までに解放さるべき思想犯の氏名が列記されている。(府中)と拘置されている地名の上に、先日外人記者とインタービューした徳田球一の名が筆頭に明記されている。ひろ子の視線はつき刺さる矢のように、それに続くたくさんの姓名の上を飛んだ。石田重吉(網走)と出ている。出ている。出ている。網走、石田重吉と出た。これで、重吉は帰る、ひとりでに呼び声となった。

「縫ちゃん! 縫ちゃん!」

廊下の途中で、手をふきふき来る縫子の腕をつかみしめた。

「縫ちゃん、これ見て!」

「おお! 出ちょる、出ちょる!」

「さあ、もうたしかよ」

ひろ子は、

「ああ、たすかった」

心からうめいて、目に涙を浮べながら笑顔になった。声をききつけて、白い粉にまびれた手のまま、叔母もかけて来た。

— « J'irai jusqu'à Tokyo à pied s'il le faut. De toute façon, ces quatre ou cinq derniers jours, je ne tiens plus en place... Je ne flancherai pas ! »

Nuiko, avec la sagesse bienveillante d'une jeune fille mûre pour son âge, tenta de la rassurer avec douceur :

— « Ne vous inquiétez pas. Les trains recommencent peu à peu à circuler... Tout ira bien. »

Le 6 octobre, comme à l'accoutumée, le journal fut livré vers midi. Nuiko et la tante étaient à la cuisine autour du shichirin (réchaud à charbon), annonçant qu'elles allaient préparer des beignets.

Hiroko prit le journal et s'installa à son bureau. Elle parcourut d'abord les titres, mais lorsqu'elle arriva au milieu de la page, son expression changea soudainement. L'annonce de la libération des prisonniers d'opinion y figurait. la liste des noms des prisonniers devant être libérés, sur l'ordre des forces alliées, avant le 10 octobre était dressée. En tête de liste, sous la mention du lieu de détention (Fuchū), apparaissait clairement le nom de Tokuda Kyūichi, celui-là même qui avait été interviewé l'autre jour par le journaliste étranger. Le regard de Hiroko, tel une flèche lancée, survola la multitude de noms qui suivait.

Ishida Shigekichi (Abashiri). C'était écrit. C'était écrit. C'était bien écrit. Abashiri, Ishida Shigekichi. « Ça y est, Shigekichi revient », cette pensée devint d'elle-même un cri intérieur.

— « Nui-chan ! Nui-chan ! »

Au milieu du couloir, elle saisit fermement le bras de Nuiko qui arrivait en s'essuyant les mains.

— « Nui-chan, regarde ça ! »

— « Oh ! Il y est, il y est ! »

— « Ça y est, c'est certain maintenant. »

Hiroko laissa échapper un profond gémissement venu du cœur :

— « Ah... il est sauvé. »

Et, les larmes aux yeux, son visage s'illumina d'un sourire. Alertée par leurs voix, la tante accourut elle aussi, les mains encore couvertes de farine.

「どうでありますか? 出ちょってでありますか」

「ほれ、こんに」

縫子がその記事をさした。

「どれ、どれ」

さし出された新聞を、都合のよいところまでもう一遍はなして叔母は読んだ。

「ほんに。こんどは確実でありますよ」

「私、こうしてはいられない」

ひろ子は、にわかに困ったような、たよりなげな表情になった。

「十日までというから、仮に八日か九日網走を出るとして、東京に着くのは十三、四日でしょう。すぐ立たなくちゃ」

「福島へよってでありますまいか」

一時に、いろいろの可能が考えられ話し出された。そのどれもが、西から帰って行くひろ子と行きちがいそうに思えるのであった。

「ともかく東京まで帰りましょう」

最後に決心して、ひろ子が云った。

「東京に、連絡事務所が出来たらしいし」

重吉が依頼していた弁護士の一人の事務所が連絡所として発表されているのであった。

— « Alors ? Est-ce qu'il y est ? Est-ce que son nom y est ? »

— « Regarde, juste là ! »

Nuiko pointa l'article du doigt.

— « Voyons, voyons… »

La tante prit le journal, l'écarta à la distance nécessaire pour ses yeux et lut une nouvelle fois.

— « C'est bien vrai. Cette fois, c'est certain ! »

— « Je ne peux pas rester plantée là ! »

Hiroko prit soudain une expression tourmentée, presque désemparée.

— « Ils disent d'ici le dix ; à supposer qu'il quitte Abashiri le huit ou le neuf, il arrivera à Tokyo vers le treize ou le quatorze. Je dois partir immédiatement ! »

— « Ne passerait-il pas d'abord par Fukushima ? » suggéra la tante.

Soudain, toutes sortes de possibilités furent envisagées et discutées. Chacune d'elles faisait craindre à Hiroko de croiser son mari sans le voir, alors qu'elle remonterait vers l'est depuis cette région de l'ouest.

— « Quoi qu'il en soit, je rentre à Tokyo », finit par décider Hiroko. « Apparemment, un bureau de liaison y a été ouvert. »

Le cabinet de l'un des avocats dont Shigekichi avait sollicité les services venait en effet d'être désigné comme centre de coordination.

「はあ、すぐ駅へおかえりませ。今夜の汽車にでも乗れたら乗ることが。のう、あんた」

「じゃあ、ドーナッツ、持たせましょう。もうそれどころでないわ」

「それ、それ」

さわ子によろしくを言伝るのがやっとで、ひろ子は又縫子とつれ立って、家を出た。

来たときのとおりの道を、今度はこちらから歩いてゆく。ひろ子は、自分がどんなに物も云わず、出来るだけの速力を出し、むきになって歩いているか心付かなかった。ときどき縫子が、

「もうちとゆうに行きましょうか」

と、歩調をゆるめた。ひろ子は、それを従妹が自分の脚の速さを気がねするのだと、とった。

「大丈夫よ、この位」

「ここまで来れば、三分の一は来よりましたよ」

しばらく進んで、来るときも通った切通しにかかったとき、縫子は、

「もうあと四十分ばかりでありますのう」

と云った。

— « Oui, retournez tout de suite à la gare ! Si vous pouviez monter dans le train de ce soir, ce serait l'idéal. N'est-ce pas ? »

— « Dans ce cas, je vais lui préparer des beignets à emporter. On n'a plus une minute à perdre ! »

— « Allez, vite ! »

Hiroko eut à peine le temps de laisser un message de salutations pour Sawako qu'elle quittait déjà la maison, de nouveau accompagnée par Nuiko.

Elles empruntèrent le même chemin qu'à l'aller, dans l'autre sens. Hiroko ne se rendait pas compte à quel point elle marchait à toute allure, comme possédée par son but. De temps à autre, Nuiko ralentissait la cadence et demandait :

— « Et si nous marchions un peu plus tranquillement ? »

Hiroko crut que sa cousine s'inquiétait simplement de savoir si elle pouvait suivre ce rythme qu'elle même s'imposait.

— « Ne t'en fais pas, ça va aller à ce rythme ! »

— « Arrivées ici, nous avons déjà fait un bon tiers du chemin », remarqua Nuiko.

Après avoir progressé un moment, alors qu'elles atteignaient la tranchée qu'elles avaient traversée en venant, Nuiko ajouta :

— « Plus que quarante minutes environ et nous y serons. »

「一足一足、歩くのって、何て手間のかかることだろう!」

一足の幅の小ささと道のりの長さとを、ひろ子は苦しく対照して感じるのであった。同じ道を往きに通ったとき、ひろ子は一つ一つとこまかに周囲を眺め、自分たちの歩いている新道の、無慈悲な直線がその左右に展開している生活破壊に目をとめた。今、同じ道の上を逆行してゆくひろ子に、近い田畑、飯場、つらなり重った西国の山々は、まるで一様の緑色にとけ流れて感じられた。ひたすら歩いているひろ子の足は、思う三分の一もはかどらないのに、正面にすわった眼の左右を、遠近の景色は青く流れて、うしろへ、うしろへと速く通過してゆく感じなのであった。

部落の入りかかりの小山の頂上に、多賀さんという社がある。その石段わきの崖が、この間の大雨と出水とで、大きな地すべりをおこしていた。部落の男の子たちが、そこへかたまって、サンダワラを尻の下に敷いて、ウォータ・シュートのように辷りっこをしている。昭夫がそこに混って遊んでいた。癇のきつい浅黒い顔に大亢奮を燃えたたせて、ドタリと下へすべりついたとたん、昭夫の目に、通りがかっているひろ子と縫子は入りようもない。

— « Faire un pas, puis encore un pas... Comme c'est laborieux de marcher ! »

Hiroko ressentait avec une amertume douloureuse le contraste entre l'étroitesse d'une seule enjambée et la longueur interminable du chemin. Lorsqu'elle avait emprunté cette même route à l'aller, elle avait observé chaque détail des environs avec minutie, remarquant comment la ligne droite et impitoyable de cette voie nouvelle éventrait la vie tout autour d'elle. Désormais, alors qu'elle la parcourait en sens inverse, les champs voisins, les baraquements de chantier et les montagnes du Pays de l'Ouest qui se chevauchaient semblaient se fondre en un vert uniforme et fuyant. Alors que ses jambes, malgré tous ses efforts, ne progressaient pas au tiers de la vitesse souhaitée, les paysages lointains et proches défilaient de chaque côté de son regard fixe, comme un flot bleuâtre s'écoulant de plus en plus vite vers l'arrière.

Au sommet de la petite colline qui marquait l'entrée du village se trouvait un sanctuaire appelé Taga-san. Sous l'effet des récentes pluies diluviennes et des inondations, le talus longeant l'escalier de pierre s'était affaissé en un vaste glissement de terrain. Les garçons du village s'y étaient rassemblés ; utilisant des sandawara en guise de luge sous leurs fesses, ils se livraient à des concours de glissade comme sur un toboggan aquatique. Akio était parmi eux, se mêlant à leurs jeux. Son visage basané, aux traits nerveux, brûlait d'une immense excitation ; au moment où il atterrissait brusquement en bas de la pente, il était bien incapable de remarquer le passage de Hiroko et de Nuiko.

Sandawara (サンダワラ) : Couvercles ronds en paille de riz tressée qui servaient à boucher les extrémités des ballots de riz (tawara)

"Water Chute" (ウォータ・シュート) : attraction de parcs de loisirs (toboggan aquatique)

「まあ、あの泥!」

縫子は、笑ってちょっと立ち止った。この昭夫の姿を見、そこからもう新道の下に見えはじめた屋根屋根を眺めたとき、ひろ子は我を忘れて前のめりになっていた感情のはやりから、急にひき戻された。この屋根屋根は、「後家町」の屋根屋根であった。決して還ることのない人々への悲しさと壊れた生活の思いのなまなましい屋根屋根である。今まで吹きつける火焔のようにはばかりなくほとばしっていた自分の熱中が、この屋根屋根の下から動きようもなく暮す女たちにとって、どう感じられるであろうか。ひろ子は、自分から正気を失わせそうな歓喜と期待、勇躍の輝やかしさに対して、萎縮した。これらの悲しい妻に対して、もっともしのぎやすい形でこの歓びを表現するのが、ひろ子の義務ではないだろうか。

「お姉さん、どうして? 疲れてでありますか? あんまりいそいで歩かれたけ」

本当にくたびれの出た顔つきで、ひろ子はゆっくり裏から石田の土間に入って行った。裏座敷にだけ畳が入っていた。店の間は、まだ床板も入れてない。

声をききつけて、行く前には無かった下見窓が明るく一つ切りひらかれた戸棚の前から母が出て来た。

「どうも御苦労さまでした。随分きれいになったこと!」

ひろ子は、挨拶した。

« Ah, cette boue ! »

Nuiko s’arrêta un instant en riant. À la vue d'Akio dans cet état, puis en découvrant les toits qui commençaient à apparaître en contrebas de la nouvelle route, Hiroko fut soudain rappelée à elle-même, arrachée à l’élan d’émotion qui l’avait emportée. Ces toits, c’étaient ceux du quartier « Gokemachi » — le quartier des veuves. Ils évoquaient pour elle la tristesse de ceux qui ne reviendraient jamais, et la vive réalité d’existences brisées. Son propre enthousiasme, qui jaillissait jusqu'alors sans retenue comme une flamme au vent, que pourrait-il bien signifier pour ces femmes qui vivaient là, prostrées sous ces toits ? Hiroko sentit se contracter en elle la joie trop vive, l’attente exaltée qui menaçait presque de lui faire perdre la raison.

N’était-ce pas son devoir, envers ces tristes épouses, d’exprimer sa joie de la manière la plus discrète, plus supportable pour elles ?

« Grande sœur, que se passe-t-il ? Vous êtes fatiguée ? Vous avez marché un peu trop vite, je crois… »

C’est avec un visage marqué par une fatigue réelle que Hiroko pénétra lentement par l’arrière dans l’entrée de terre battue des Ishida. Seule la pièce du fond était pourvue de tatamis. La pièce servant de boutique n'avait pas encore retrouvé son plancher.

Ayant entendu leurs voix, la mère sortit de devant un bahut dont une lucarne — absente avant le départ de Hiroko — avait été nouvellement découpée et laissait entrer une vive clarté.

« Eh bien, merci pour tout votre travail. Comme c’est devenu propre ! » salua Hiroko.

「お母さん、けさの新聞を御覧になりましたか?」

「重吉が帰りよりますのう。早う、田原へ知らさにゃと云っとったところいの。電話は通ぜんし……はよ戻ってよかった」

「あれに十日迄とあったでしょう。きょう立ってやっと位でしょうね」

「それいの――でも、どうにありましょう。一人で戻らりょかのう、あんた」

そのことをひろ子も気にかけた。十二年とりこめられて暮した病身の重吉が、一人で網走から、あの恐ろしい汽車にかきのってどうせ食べるものもろくに持たされず帰って来ることを思うと、いたいたしかった。

「東京から誰かに行って貰うにしろ、何しろ今のことで、どうせ間に合いっこなし。何とかなさるでしょう。そう思うしか方法がない。――お金は十分おもちです」

「そやったら、まあ、ええわの」

そこへつや子が、治郎を抱いて表から入って来た。土間の床几に縫子と並んでかけているひろ子を見て、受け口の口許をほころばした。

— « Maman, avez-vous vu le journal de ce matin ? »

— « Shigekichi va revenir, n'est-ce pas ? On se disait justement qu'il fallait prévenir les Tahara au plus vite. Mais le téléphone ne passe pas... C'est une bonne chose que tu sois rentrée si tôt. »

— « Le journal indiquait "jusqu'au dix". En partant aujourd'hui, il arriverait tout juste à temps, je suppose. »

— « C'est bien ça... Mais dis-moi, qu'en penses-tu ? Pourra-t-il faire le voyage de retour tout seul, à ton avis ? »

C’était un point qui inquiétait Hiroko également. Quand elle songeait à Shigekichi, à sa santé fragile après douze années d'enfermement, revenant seul depuis Abashiri entassé dans ces trains effroyables, sans doute sans presque rien à manger sur lui, elle en avait le cœur serré.

— « Même si quelqu'un partait de Tokyo pour aller le chercher, avec la situation actuelle, de toute façon, il arriverait trop tard. Il se débrouillera bien d'une manière ou d'une autre. C'est la seule façon de voir les choses. Et puis... il a suffisamment d'argent sur lui. »

— « S'il en est ainsi, alors, ça ira. »

C’est alors que Tsuyako, portant Jirō dans ses bra,s entra par le devant de la maison. En voyant Hiroko assise sur un banc dans l’entrée de terre battue aux côtés de Nuiko, son visage à la mâchoire légèrement proéminente s'éclaira d'un sourire.

「新聞見てでありましょう? ほん、よろしうありましたのう。おめでとうございます」

「よかったわねえ。みんなのために、本当によかったわ、ありがとう」

つや子はもうはだしではなく、下駄をはいて、やつれながらもいくらか安堵した様子であった。

「おばあちゃん、切符何とかせにゃいけますまい」

「それ、それ。一寸駅へいって来よう」

母は、駅長にあって、重吉が解放される事情を話し、特別許可で八日にはじめて開通する呉線まわりの列車の切符を一枚とってくれた。万一の場合を考えて、ひろ子はその切符を、青森までのに頼んだ。七日が呉進駐で、列車の運転は禁止されているのであった。

「仕様がない。まあ、あした一日お待ちませ」

登代は、満足そうに微笑んだ。

「駅長はんも、永年御苦労様なことじゃあったとお祝い云うてでありましたよ」

重吉という名が、母にとってよろこびをもたらすものでなくなってから、幾何かの歳月がすぎたろう。世間の沢山の人同様、母は恐ろしい虚偽の報道に辱しめ苦しめられ、正義のない正義の法律によっておびやかされつづけて来たのであった。

— « C'est parce que vous avez vu le journal, n'est-ce pas ? Oh, quelle excellente nouvelle ! Toutes mes félicitations. »

— « Quel soulagement... C’est une si bonne chose pour tout le monde, vraiment. Merci. »

Tsuyako n'était plus pieds nus ; elle portait des geta et, bien que ses traits fussent tirés, elle semblait quelque peu apaisée.

— « Grand-mère, il va falloir faire quelque chose pour le billet, sinon ça n'ira pas. »

— « C'est vrai, c'est vrai. Je vais faire un saut à la gare. »

La mère de Shigekichi alla voir le chef de gare. Elle lui expliqua les circonstances de la libération de son fils et, par une autorisation spéciale, parvint à obtenir un billet pour le premier train qui circulerait le 8 sur la ligne Kure, alors en cours de réouverture. Par prévoyance, Hiroko demanda que le billet soit pris jusqu'à Aomori. Le 7 marquait l'entrée des troupes d'occupation à Kure, et la circulation des trains était interdite ce jour-là.

— « On n'y peut rien. Attendez donc encore toute la journée de demain », dit Toyo avec un sourire satisfait. « Le chef de gare lui-même m'a présenté ses vœux, en disant que vous aviez enduré de bien longues années de souffrance. »

Combien d'années s'étaient écoulées depuis que le nom de Shigekichi avait cessé d'être, pour sa mère, porteur de joie ? Comme tant d'autres personnes dans ce pays, elle avait été humiliée et tourmentée par des informations mensongères et terrifiantes, sans cesse menacée par une loi prétendument juste, mais dépourvue de toute justice.

「ほん、お父はんをきょうまで生かしておきたかったのう」

夕飯のあと、母はしみじみ述懐した。

「田原の叔父さあも、どんなによろこうでかしれんのに。直次は、兄さんが戻ったらほん大切にして暮さすのに、といつも云うちょった、のう、つや子はん」

「ほん、よう、そう云うとでありましたのう」

「ひろ子はん、あんた、こんど重吉が戻ったら、もうどこにも行かさんことでありますよ」

云いつけるように真心こめて云った。

「ここにおいませ。何年でもここに二人でおいませ。あなたは二階で小説かいて、重吉は市役所へなりつとめりゃ退屈せんわいの。水こそつきよるが、この田舎もようありますよ」

十余年も牢やでがんばった重吉を、今度こそ市役所へつとめさせるという考えは、云い出した母親自身さえ、笑い出すおかしみに溢れていた。そして、情愛にあふれている。

つや子が、こういう笑声の中にも一座し、明日の弁当、途中の用意と、縫子と二人で世話をやいてくれることを、ひろ子はいじらしく思った。力相応の平穏な暮しの中でなら、こわくも、おそろしくもならない若い弱いつや子が、しばしば、体力的にも生活の重荷を感じて、何か近よりにくいひとになる。しかも、それをさけることは出来ない境遇の現実である。ひろ子はそこに、つや子の哀れを感じた。

— « Ah, j'aurais tant voulu que ton père vive assez longtemps pour voir ce jour ! »

Après le dîner, la mère se laissa aller à ses souvenirs avec émotion.

— « L’oncle de Tahara, lui aussi, quel bonheur ce serait pour lui ! Quant à Naoji, il disait toujours que si son frère revenait, il prendrait le plus grand soin de lui pour le restant de ses jours. N'est-ce pas, Tsuyako ? »

— « C'est vrai, il le disait souvent, en effet. »

— « Hiroko, écoute-moi bien : quand Shigekichi sera de retour, ne le laisse plus repartir nulle part ! »

Elle avait dit cela avec une sincérité telle que cela sonnait comme un ordre.

— « Restez ici. Restez tous les deux ici autant d'années qu'il vous plaira. Tu écriras tes romans à l'étage, et Shigekichi, lui, pourra travailler à la mairie, il ne s'y ennuiera pas. L’eau vient parfois à manquer, mais notre campagne est un bon endroit, tu sais. »

L’idée de faire travailler à la mairie ce Shigekichi qui avait tenu bon pendant plus de dix ans en prison était d'une telle drôlerie que la mère elle-même éclata de rire en l'énonçant. Pourtant, c’était un rire débordant d’affection.

Hiroko était touchée de voir Tsuyako prendre part à cette gaieté et s'affairer avec Nuiko pour préparer le bento du lendemain et ses affaires de voyage. Dans le cadre d'une vie paisible et à la mesure de ses forces, la jeune et fragile Tsuyako n'était ni effrayante, ni redoutable ; mais souvent, écrasée par le fardeau physique et matériel de l'existence, elle devenait une personne difficile à aborder. Et c’était là une réalité inévitable de sa condition. Hiroko ressentait pour elle une profonde pitié.

母と二人きりになったとき、ひろ子は母の膝に手をかけて、

「お母さん」

と云った。

「お母さんのお心を思うと、わたしは、何とも云えないの。何てひどい物々交換でしょう。ね、お母さんは、大切な一人の息子とひきかえに、やっと一人の息子をとりかえしなさったのよ。何てことでしょう」

「ほんにのう」

母は、深い息をついた。そして、遠い山の頂の松を眺めながら、

「――進三がまだのこっちょる」

やさしい愛着にみちた母親の声でつぶやいた。

「あれのおるところに、食べるものはあってのじゃろうか……」

Lorsqu’elle se retrouva seule avec la mère, Hiroko posa ses mains sur les genoux de celle-ci et lui dit :

— « Maman... »

— « Quand je pense à ce que vous devez ressentir, je ne trouve pas les mots. Quel terrible marché, n'est-ce pas ? En échange d’un fils qui vous était si cher, vous n’en récupérez finalement qu’un seul. C’est une chose atroce. »

— « C'est bien vrai... »

La mère poussa un profond soupir. Puis, le regard perdu vers les pins qui couronnaient les cimes lointaines, elle murmura d’une voix d'une tendresse infinie :

— « ... Il reste encore Shinzo. »

— « Là où il se trouve... je me demande s'il a au moins de quoi manger... »

Traduire en français:

目じるしにビロードの小切れを結びつけられたリュックが、再び頭の上の網棚にのっている。そのリュックの中には、お握りの弁当があり、丈夫な二つの紙袋があり、中ぐらいの大さの丸罐も一つ入っていた。紙袋の一つは万一の用心のための米であった。もう一つの紙袋には、挽きたてのハッタイ粉が入っていた。重吉からの手紙の中で、故郷のハッタイ粉をなつかしんで話していたのが思い出された。第一に、それを食べさせたい。じかにそれをつや子に云いかねて、ひろ子は縫子にそっとささやいた。縫子は、自分の思いつきとして、麦を焙じ、もち米を加え、みんなで挽いたのであった。丸罐には、白砂糖が入っていた。直次の友達が、重吉の帰りをきいて、祝いにくれた。そして、一足の靴も入っていた。進三が中支にいたとき買って送ったのを、重吉のために、母がくれた。それらが、網棚のリュックのなかみである。

ひろ子は、来たときのままの装で、紺絣のモンペをつけ、さきの丸まっちい女学生靴をはき、東に向って進む座席にかけていた。

こういう事情になってみれば、ひろ子が網走へ行けなかったということも、あながち不便ばかりではなかった。そして、東京の弟の家が焼けのこっていることも、重吉とひろ子にとっての大きな仕合わせと云えた。その家は、北側の垣根一重むこうまで焼けて、浅い庭木越しには何里とその先に続く焼野原であった。水道が出ないにしろ、まるっきりガスが出ないにしろ、そこには、住むところがある。二人で、住むところがある。何と馴れない、痛いように新鮮な感じだろう――二人で暮す、という言葉は。ひろ子が重吉の妻になって、一つ家に住んだのは、二ヵ月足らずであった。その二ヵ月足らずの、いそがしい、出入りの多い朝夕を送った小さな細長い二階家は、今残っている弟の家から西北数丁のところにあった。そこは焼けてしまった。

一人暮しの永い年月の間に、ひろ子は、巣をかけてはそれをこわされ、又巣をかけては、それを持ち切れないような目に会わされて、幾度か引越しをした。それらの屋根の小さい家々も一九四五年の春から夏までの間にみんな焼けてしまった。重吉は、おそらく小さなふろしき包み一つを下げて帰って来るだろう。世間ばなれのした和服を着て、下駄さえも重吉はもっていないのだからおそらく公判につかった草履をはいて。ひろ子にあるものは、困難な時々に売って大分内容の変ってしまった本棚と机とふとんと、それから、もし家をもつときは、と思って、網走行の荷物にそえて集めておいたいくらかの世帯道具と。ろくな家財さえない。

しかし、ひろ子には、自分たちに何にもない、ということが、いわば、最もあることの逆現象のような気がした。それでこそ、自分たちとしては自然であると思えた。これらの十余年の二人の生活を思えば、そこに何があり得たろう。今、解放がある。それでつきている。

ひろ子は、何も考えず、しかも無限に去来する思いの上にただよいながら、のっていた。車輪がレールの接続をこすたびに、カッ、カッと規則正しく、なめらかな響で鳴っている。それは進んでいる証拠である。確実にひろ子の渇望に向ってはしっているしるしである。

ところが、午後四時頃になって車内に不安な噂がつたわって来た。呉まで来る間にも、まだ出水の被害がのこっていて、大分おくれたその列車はおそらく須波より先へは行くまい、というのである。須波とその次の三原駅の間に大鉄橋があり、それがおちているのだがまだ恢復の見込がついていないというのであった。

「弱ったなあ。――その何とかいうところから次の駅まで、何里ぐらいあるんでしょうな」

「半里ぐらいなもんでしょう」

「何時頃つくでしょう、この分じゃ大分おくれますなあ」

「本来は六時すぎの筈だが、わるくすると九時になりますね」

雨が降りはじめた。ひろ子は、その噂をきいたとき、単純に考えた。どうせ、みんな徒歩連絡をするのだろう。重吉の家の窓から眺めた人々の歩きぶりを思い浮べた。その列について自分も歩いて、三原という駅で夜明しでもしよう。

弱った、とくりかえして、雨が降り次第に暗くなる窓外をしきりに見ている前の席の男が、

「奥さん、あなた、どうされます?」

ひろ子に向ってきいた。

「さア、私は、その三原という駅まで歩いて、ベンチへでもねようと思って居ますけれど……」

「そんなことが出来るもんですか!」

とんでもないこととして、否定した。

「どんだけの人間がたまっているかしれんのに、第一、ベンチなんかあるものですか。あなた、どうされます?」

ひろ子と並んでかけている男に言葉をかけた。

「さあ――どうにかなりましょう。私は、仕事の関係で、この辺はよく往復していますから」

なるたけ、煩雑になりそうなことにかかわるまいとする調子で答えた。あから顔の、快活なところと弱気なところとが不思議にまじりあっている小柄な男は、須波が近づくにつれ、困却を示した。

「須波やったら、私の知っている家もあるし、多分そこで、宿やの世話をしてくれまっしゃろ。奥さん、わるいことは云わんから、一緒にその家へよって見ませんか」

熱心なすすめかたには、本当に、三原の駅でとまることなんか思いもよらないという状況がうかがわれた。一人旅をしているひろ子への親切とか、好奇心とかよりも、何かもっとその身に切迫した熱心さをあらわしている。

「その家も駅からすぐのところやさかい、もしお気に入らなんだら、駅へじき行かれます。若い男がいるさかえ、送らします」

徐行、徐行して、須波の駅へ列車が入り、どやどやと不満な旅客の大群がそれぞれの大荷物を背負ったり、さげたりして真暗な雨の車外に溢れ出したとき、ひろ子は、自分に道づれの出来ていたことをうれしく思った。

須波の駅は真暗闇で、たった一つ駅夫のもって歩くカンテラが、妙な高いところで小さい光の輪をつくっている。駅員が道の案内をするでもなければ、道しるべになる提灯がつけてあるでもない。雨の暗い駅にたった一つのそのにぶい光は乗客が影を重ねてこぼれ出た露天ホームまでは届かず、たちまち混乱がおこった。

「どっち行くんや!」

「見えへんじゃないか」

「こっちだ、こっちだ!」

「千代ちゃーん! 千代ちゃーん!」

あわてた女の叫び声が雨の暗闇をつんざいた。

ひろ子は、暗くて足もとが全く見えない中を滑りながら、人々が我がちに登ってゆく右手の崖の横木へ足をかけた。つれの男が、

「大丈夫ですか? わかりますか?」

ひろ子によりすがった。

「眼の見えんものは、こいうことになると実に困ります。――ここでいいんでしょうか」

法外に足かけの幅の遠い滑るだんだんをやっと崖上へ出た。そこは、人家の裏の細道らしく、小流れの音が片側にきこえた。雨にうたれながら荷物を背負った人々は、真暗闇の中に、びしゃびしゃ泥濘の音を響かせ、

「こっちか?」

「まっすぐだ!」

「てんで見えやしねえ」

不機嫌に時々よびかわし、雨傘をさしたひろ子とつれとを追い越した。徒歩連絡らしい列は、どこにも出来ていなかった。足のはやい、力のつよい男たちが、自分たちだけでぐんぐん先へ行った。ひろ子のつれとなった男は、緑内障で、ほとんど両眼の視力が失われているのであった。

それをきいてひろ子にはその快活そうでひどく気弱な男のとりなしの万端が諒解された。ひろ子は脚がよわい。その男には視力がない。その二人が、それぞれの目的で、須波と三原の間の、雨の夜道を歩こうとしているのであった。壮年にかかわらず視力の弱い男が、一種の勘で、丈夫でないひろ子を道づれとして見つけたことを、面白くも思えた。

月夜ならばそれが桜の樹だとわかりそうな並木のある堤のような道も、アスファルトで舗装されている広い大通りも通って行く道はみんな暗かった。ひどい降りになった雨と、びしゃびしゃ通る素性の知れない夜の歩行者とに向って、人家の雨戸は用心ぶかくとざされていた。すきま洩れる明りばかりが、時々繁い雨脚とぬれて光る道とを照した。

ひろ子は、一度ならずトラックがこしらえた深い穴ぼこの水たまりにはまった。

「ひどい水たまりですよ」

「や、すみません」

道路の半分ばかりが、くずれているようなところもあった。

「そっち側は駄目ですよ、まるっきり崩れているから」

「――目のよう見えんというのは、ほんに難儀なものです、いちいち、ひとに云うてもおれんし……おかげさんで大助りします」

そんな工合に雨の中をひろ子とその道づれとは歩いて、一つの長い橋をわたった。何年か前、呉線まわりで東京へ帰ったことがあった。そのとき、呉のさきに、長い鉄橋があり、そこを通る汽車の窓から、同じ長さでむこうにかけられている橋の直線的な眺めが、大変美しかったおぼえがある。その長い美しい橋は河口にかけられていた。海は遠くなかった。吹き降りの雨を傘にうけかねて、上体を前かがみに、リュックを背負った二人がわたるのはその橋で、鉄橋がここで落ちているのであった。

やっと三原の町へ入った。どこもかしこも町のそとと同じように暗い。四辻で、つれが、雨傘からしずくを垂らしながら立ち止った。

「えらいすんませんが、右手に活動小屋が見えませんやろか」

「ああ、それらしいものがあります」

「白いような建物でしょうか」

すかしてみて、ひろ子は、

「そうらしいわ。――アーチみたいなものがついていますよ」

と云った。

「じゃいよいよ来ました。ついそこです。こっちだったと思うが……」

うろ覚えの街角の一つを、さぐるように先立ってまがった。ガラスから灯のもれているところを見つけて、つれは、番地と姓名を云ってたずねた。

「ああ、そうでしたか。すんませんでした――こっちです」

さらに露路に入った。関西風な表格子のはまった人家が左右に建てこんでいる。急にバシャバシャと水がひろ子の女学生靴へ入った。その露路一帯、くるぶしほどの深さに浸水していた。水かさが一歩ごとにますようでこの先へ行くのは不安になったとき、つれの男は、一つの狭い入口の前で止った。

「多分ここでしょう……村川みきと書いてありませんか?」

「――標札あるのかしら。――暗くて見えませんよ」

「いや、ここでしょう」

確信ありげに声をかけて、土間に入ったつれの男を認めて、

「まあ! 支店長はん」

五十がらみの単衣をきた女が、一目で見とおせる次の間の茶箪笥の前から、とりいそいで立って来た。

「どうおしやして……今頃……でも、まあ御無事で……お珍しい。さアさアお上りやしておくれやす」

「さあ、どうか奥さん、ちっとも御遠慮はいりませんから」

一間に三間ほどのその土間までは水が入って来ていなかった。直接ひろ子に向っては用心ぶかく口を利かず、目はしだけを働かしている細君に向って、つれは、道づれとしてひろ子をひき合わせ、泊ったことのあるらしい旅館の名を云って世話をたのんだ。

「何しろ、みんな、ここのところ歩きやはりましょう、六時ごろにはどこももう満員どすわ」

濡れしおたれて、きしむ靴をやっとぬぎ、もんぺをぬぎ、今晩はここに泊めて貰うことになった。支店長、支店長と云って、女は、その男の靴下を干し、ぬれたシャツを土間の竿にかけた。が、ひろ子に向っては、雨水のたれるもんぺを、そこの竿にかけろ、と云うこともしない。寧ろつれの男が、ひろ子に向って、主婦の云うべきことを云った。

それは二間だけの家であった。永年のつましさと世間ていに対する神経とが入るなり感じられる様子であった。話のはこび工合から、ひろ子はつれの男を、月掛無尽会社か何かそういう種類の会社の支店長であり、女はその部下の女集金人と判断した。工場へ出ているという二十四五の息子も帰って来た。女手一本でどうやら嫁入りさせたばかりという娘の噂が出た。

ひろ子は、急用で東京へ是非ともかえらなければならない者として自分を紹介した。質素ななりをして、札びらを切るような風もないひろ子に対して、浮世しのぎに肉のつく暇もなかったらしい細君が冷淡なのを、ひろ子は、当然なことと思った。須波、三原間の徒歩連絡がはじまってから三原の町には毎日一万から二万の旅客が停滞した。空襲をうけなかった三原の町は、呉やそのほか大きい町々の買出し場所であった。その上、水が出てからは毎晩、一人二人ひとを泊めていない家はないとのことだった。そうきけば、須波の駅から崖をよじのぼって人家の裏道へ出たとき、いち早くくりのこされた雨戸から洩れる燈火に黒く群れ、頻りに家内の女と交渉している復員兵たちがあった。

一番の汽車に間に合うように三原の駅へ来て、ひろ子は、ともかく昨夜女集金人の家に泊れたことをよろこんだ。小さい田舎の駅でしかない三原は、構内の広場から往来まで旅客で溢れ、まだ降りつづいている早朝の雨の中に、泥濘をこねかえしている。ひろ子が、そこで夜明しが出来るだろうと思っていた駅の待合室の中は、ぎっしり詰った人々が立っているさえようようの有様であった。ベンチなどは、群集と荷物の下に埋められて、ひとわたり見まわすひろ子の目にさえ入らなかった。乗りこんだ列車は構内の群集のすさまじさの割に案外すいていた。昨夜十一時すぎに三原を発車する予定だった列車が、とうとう動かず今朝までそこにいたのであった。四人一組の復員兵たちが、飯盒で炊いた飯を、はしゃぎながら食べていた。

ひろ子は、まだ濡れて重いもんぺをぬいで窓のわきの物かけ金具にかけ、ズクズクの女学生靴もぬいで、座席の上に坐った。

「大分ぬれましたね、どこまでです?」

兵士のひとりがたずねた。

「東京までかえるんですが――この汽車、動くのかしら」

「さあ、そいつあ、神様ばかりが御存じだ」

洋酒の名も知っていてダンスもするという顔立ちに無精髭の生えたその兵士が、襟元をはだけたなりで皮肉に笑った。

「何しろ、ゆうべ動いた筈のところが御覧のとおりなんですからね――やれ、やれ、人間万事しんぼうが大切さ」

ところが、思いがけず定刻の六時半に、その列車は三原駅を出た。

「出ましたよ!」

支店長は、しんからうれしそうな笑顔になって上体をのり出した。

「これでよろし。――大分運のええ方や。――これでよし、と」

彼は大阪まで帰りつけばよいのであった。安心して、座席へもたれこみ、素人目では異常の分らない両眼をとじた。

ひろ子のこころは一途に東京に向っていた。その途中でおこって来るいろいろなこと、たとえば昨夜、見も知らない女集金人のうちへ泊めて貰ったというようなことも、大して苦にならなかった。ひろ子が一途なこころもちだから、そうであるばかりでなくその頃の日本にまともな旅行というものが無かったのであった。

列車が岡山にさしかかる前後から、沿線の風景はただごとではなくなって来た。徐行しはじめた列車の左右は広大な浸水地帯であった。既に何日間も動かない水の下になっている田圃から、一粒の実もはらんでいない稲が、白穂となって悲しく突たっていた。白穂は水面に立って、薄のように風にそよぎ、細雨に空しくゆれている。水の中に、農家が点在して見えた。それらの農家と農家との間には、小舟ででも通行するしかない水の深さに見えた。少し山よりの高みでは、重吉の家でもそうだったように家のめぐりに、ありとあらゆるべた土まびれの家財が運び出されていた。運び出されたままきょうの雨に濡れている。

物音一つしなかった。一望濁水に浸されて人影のない風物は、住民の絶望の深さを語った。

両手をしぼるように握り合わせ、窓外の景色から目を離せずにいるひろ子をのせて、列車は一時不時停車をし、それからは最徐行で進んだ。線路が全く水の下になってしまっているのであった。

進行する列車の車輪の下から、大きい水しぶきがあがった。ほとばしる水の音は、不安に殺している苦しい息を一時に吐き出すようなボボッ、ボボボという機関車の乱れた排気音に交った。

どうにか姫路駅まで辿りついた。緊張している乗客たちは、窓から首を出してプラットフォームを通りがかる駅員に、先の模様を訊いていた。ところへ、もうこれから先へは行けないそうだという噂が前部からつたわって来た。みんな立ち上って、騒然となった。その車の外を、若い駅員が、ちっとも親切気のない無関心な声で、

「みんな出て下さい。この列車は先へ行きませんよウ」

片手で帽子をうしろへずらしながら呼んで通りすぎかけた。すると、ひろ子の向い側の座席にいた四十がらみの痩せぎすの男が、さっと立って、

「おい君! 君!」

思いがけず野太い、人を服従させつけている者の調子で窓ごしにその駅員をよびとめた。

「そんな誠意のない物の云いかたがあるか! みんな長い旅行で難儀しているんじゃないか。――中へ入って来、そして、説明したまえ」

あちこちから賛成の声が起った。暗いプラットフォームの屋根の下に停っている上、すべての乗客がざわついて立ち上っているためなお薄暗い車内に、その駅員が入って来た。そして、改めて、

「この列車は、水害のため、姫路止りであります。どなたもお降り下さい」

と告げた。乗客たちが駅員をとりまいた。が、結局、姫路の先の水害故障というのはいつ恢復するのか、どこの地点が故障なのかさえもはっきりしなかった。

「仕様がない、降りましょう」

背広も、合外套も渋い好みで、スーツ・ケースと大きいボール箱を下げたその男が、今度は新しい道づれに加った。

雨でよごれたプラットフォームに、覆布をかけた郵便行嚢の高い山がいくつも出来ている。ひろ子が、田原の家で、網走から解放されようとしている重吉のために書いた速達も手紙も、恐らくは、みんなこの湿っぽくて陰気な、いつ発送されるか見とおしもない郵便物の山につっこまれているのだろう。

プラットフォームは大体もとのままであった。が、駅舎から全市街の大半が焼かれていた。眼のわるい支店長、ひろ子、新らしい道伴れ、三人は、人群にまじって荒板づくりの仮事務所の前に立った。姫路駅では正確な故障箇所の告知板さえ出してなかった。いつ恢復する見込なのか。そんなことを知る必要もないという駅員の態度である。

「君たち、商売なのにそんなだらしないことってあるものか。鉄道電話は何のためにあるんだ」

「電話なんてあらへんよ、焼けしもうて。――」

頓馬! というような眼付をして、新しい道づれをジロジロ眺めながら若い駅員は平然と答えた。

「もうとっくに、電信不通や!」

これでも文句があるか、というように答えて、雨の降っている地べたへ煙草の吸殼を投げすてた。

「――鉄道ラジオ一つないんだから……。外へ出ましょう、こうしていたってきりがない」

新しい伴れが、警察に宿屋を斡旋させようと提案した。数百人の旅客が、白鷺城跡の見える駅前の仮小舎にかたまって途方にくれた。

焼跡の大通りを、大分歩いて市庁の建物のあるところへ出た。ジープや大型トラックが、雨水をしぶかせて、城下町の通りを疾駆している。M・P本部の玄関で若い白ヘルメットが、金色の長い睫毛を伏せるようにして日本のヒメジの十月の雨脚を眺めていた。

三人は警察の大玄関をのぼって行った。背の高い新しい伴れは、「案内」と英語の札が出ているところへ斜に片肱をかけて、用件を話し出した。年輩の巡査が、

「さあ、どうも……お気の毒さまですが、何しろ日に何万という旅客のことでして……」

うしろを向いて、同僚と何かうち合わせ、いやあすこは、もう入れまい、というような話をした。多くの旅館は、昨今慰安所になっているのだった。

「ひとつ、何とか御配慮願いたいもんですな……」

片肱をかけて話している伴れは、チョッキのポケットから巻煙草入れを出し、一本ぬいてゆっくり火をつけた。それはいかにも、相手にも、さア一本、と出すことになれている者らしい素ぶりである。全体が酒場の脚高椅子のわきに立っている身ごなしである。ひろ子は、すこしはなれた床の上にリュックをおろしてそれを眺め、好奇心を動かされた。几帳面で、渋ごのみの服装と、その男のどこやら伝法な裏の裏まで知っているとりなしとは不調和なようで、調和している。何を商売とする男なのだろう。

案内係との交渉が、望みうすなのを見ると、赧ら顔の支店長は、小柄な体を心配そうに動かしながら、誰にともなく、

「この辺に、第一建物会社の事務所ありませんやろか」

と云った。

「もとは、ここのついねきにあったんですが……」

「第一建物会社?」

「その会社やったら、元のところに仮事務所建てています」

若い女の事務員が、人だすけの出来ることを自分も愉快に思う明るい善良な声で口を挾んだ。

「元のところにありますか!」

いかにも助かった、という風にききかえした。

「第一建物ですやろ?」

「そうです」

「そやったら、ほんと。元のところです」

「開けてまっしゃろか」

「ええ、事務はとっておられますわ」

支店長は、あわてて、

「ありがたい、ありがたい」

リュックを背負いあげた。

「あなたがた、ここ動かんと待っとって下さい。事務所さえあったら、きっと宿ぐらいなんとかさせますから……ここ動かんと待っとって下さい」

案内係は、没義道につっぱねないが、積極的な助力は出来かねた。

じき、支店長が戻って来た。

「お待たせしました。さあ、事務所へ行きましょう。大丈夫です、宿は何とかなります」

警察から七八間先の並びに、第一建物会社と大きい看板をかかげたバラックがあった。

奇妙な組み合わせの三人の道づれが、一列になって入ってゆき、狭い机と床几の間で、姫路支店長というのに挨拶した。

「石田と申します、思いがけず大変御厄介になりまして……」

「いやいや、わたしの方が、どんだけお世話になったかしれません」

眼の不自由なその人は、広島辺の、同じ会社の支店長をしているのであった。

案内の若い者につれられて、三人は白鷺城の濠について、人通りのない雨の道を、旧城下町へ入って行った。白鷺城は、遠目に見る天守閣の姿が空に浮きたって美しく、往復の汽車から眺めて通るひろ子の目にのこった。古い濠の水は青みどろに覆われていた。濠端の古い柳が、しずかに雨にもまれている。一つの橋をわたった。河に添った横通りの方に水が出ていて、女が番傘をさし、高く裾をかかげて、ザブ、ザブあちら向きに通ってゆく。一行は、水の出ていない方の通りを真直にゆき、二つばかり角を折れて、狭い通りにある一軒のしもたやの土間に入った。

土間まで入ってみれば、上り端の畳に衝立があったりして、人を泊める家らしい。通りすがりの外見では、それらしい様子がうかがわれず荒廃のあらわれたなみの家なのであった。先着した三人の若い復員兵が、濡れた皮革の匂いをさせながら、上り口いっぱいになって靴をぬぎかけている。

ひろ子らのとおされたのは裏二階の六畳であった。日頃は家族の誰か若い女の室となっているらしかった。友禅メリンスの覆いのかかった鏡台があった。その上に白粉の箱が出したままである。古びた三尺の縁側の外は手摺で、そこに迫って裏の篠笹山が見上げられた。番小屋のようなものが、輪郭の柔かなその頂に建てられている。

狭い裏梯子から、風呂場や厠に行くようになっていた。その裏梯子に雨洩りがしていたし厠への廊下は、しぶきをとばして雨が落ちかかっている。階下には、様々の年齢の多勢の家族が格別客に気がねするでもなく暮しているらしかった。

姫路という町の、破れ屋のようになった宿やに泊る端目になったことに、興をもってひろ子はあたりを眺めた。その日は、十月九日であった。きょうあたり網走の刑務所を出たとしても、重吉が四五日かかって東京へ着くまでには、まさか自分も帰りついていられるであろう。その安心が一つあった。東北本線は、山陽線とちがって、被害をうけていない、それも、ひろ子を安堵させた。リュックの中には一升五合ばかり米がある。これがまた更にひろ子の気を楽にさせるのであった。

次々とこんな故障を征服して、一歩一歩、東京へ向って近づいてゆく。そのことは、却って、ひろ子の心を鎮める作用があった。網走から重吉も一人で、不便にあいながら、その困難を克服しながら東京へ向って来ている。二人は東京の家で逢う。ひろ子は平静にその瞬間を想うことが出来なかった。平静にそれまでの一日一日を待ちこすことも出来にくかった。もし、汽車が一夜ですーっと自分を東京まで運んでしまったとしたら、ひろ子は、重吉が来る迄の時間を、どうして過したらよかったろう。じっとしていられず青森まで出かけ、さて、そこでゆきちがったりしたら。――

新しい故障、新しい道づれ。それらは、ひろ子の精神を、当面の必要のために落付かせ、ひきしめた。一つ一つ、こういう段どりを重ねて、東京。そして重吉というひろ子にとっての絶頂に達する。一つ一つ過程の曲折を、入念に力いっぱいに経てゆくこと、それこそひろ子にとって、十余年の忍耐のうち、身も心も傾けつくしてうたおうとする歓びのうたに、ふさわしい序曲の展開と感じられるのであった。

ひろ子の一行が案内された当座しずまっていた隣室が、自然な騒々しさをとり戻した。隣室には、裏の縁側まで荷物をひろげて、朝鮮から復員した五人の兵士たちが降りこめられていた。もう一室、表側の室の復員兵たちと、ゆき来していて、なかに一人おっつぁん、おっつぁんと皆から呼ばれる、高声の慷慨家が交っていた。

ひろ子らがつくと間もなく、割烹服のかみさんが上って来た。宿帳をつけるでもなかった。

「ほんに、屋根の下にいるだけましと思っていただきます。御布団も何も疎開してしもうて、久しゅう廃業しとりますのに、皆さん、難儀なさかい、とめるだけ泊めえ、おっしゃりまして――」

三人分の米を出しあい、かみさんはそれをもっておりて行った。新しい道づれの持っていた大きいボール箱には、ひろ子の口に珍しい松茸がつまっていた。

「きょう中に大阪へつく予定だったんで、米をもっていません、すみませんが……あした何とかしますから……」

岡山から乗ったその男の松だけが、お菜になって出た。

膳が運ばれたとき、新しいつれは、

「どうです、一口」

そう云いながら立って床の間のスーツ・ケースをあけた。

「一口って――あるんですか」

支店長が、きらいでもなさそうに、そっちを見た。

「ありますとも。――私は、人の機嫌をとる商売でしてね」

アルコールの壜を出した。それを注いで水をわった。

「案外いいですよ、さっぱりして」

支店長は、うたがわしそうに小コップをとりあげ、日本酒ののみかたで、チビリと流し込んだ。

「何や……こう……えろうカーッとしますなあ」

「そうですか、馴れるといいもんだがな」

一方は、ブランデーをのむように、パッと口の中へあけるようにのんだ。

「――奥さんいかがです」

「私は無調法なんです、本当に駄目」

新しい道づれは、名を云えば大抵のものは知っているらしい大阪のキャバレーの持ち主であった。ひろ子は、文楽以外に大阪をよく知らず、そのキャバレーがどんなに大規模なのかも知らなかった。慶大かどこかを出たその男は、惰勢とか卑俗とかいう字句をつかって自分の商売を客観的に、時には自嘲的に語りながら、やはりとことんのところではそれにひかれ、そういう面での敏腕をたのしんでもいるらしかった。

表の三畳間に、一人永逗留の女客がいた。ひろ子は、そのひとの布団に入れて貰って、朝まで熟睡した。

部屋へ帰って見て、ひろ子は思わず笑い出した。

一枚のきたない掛布団をしき、二人の男が、行儀よく並んで仰向いて、パチパチ天井を見ている。上に一枚かかっているのも薄い掛布団だが、それは二人にかかるように横にしてあった。小柄な支店長の方はまだよかった。けれども、背のぐっと高いキャバレーの主人のやせた両脛は、白いズボン下を見せて殆んどむき出しになっていた。

「お寒かったでしょう、それじゃあ」

「いや、なに」

そういうものの、二人ながらそれぞれに閉口していることは一目瞭然であった。

又米を出しあって朝飯をして貰った。終ると男二人は前後して、降ったりやんだりの雨の中を駅まで様子みに行った。

一人になった部屋でひろ子は、くつろいだ。そして、きょうは十月十日だ、と思った。無期懲役だった重吉は自分の前にひらかれる扉の間を、どんな思いで通るだろう。自由になって、初めて踏む土は、重吉の草履の底からどんな工合にその心臓へ伝わることだろう。小一年監禁生活をさせられて急に外へ出たとき地べたが足の裏になじまなかった異様な感じを、ひろ子は思いおこした。そして、看守という伴のつかない一から十までの行動もその伸び伸びさが特別な感じであった。すべては重吉にとって新しく、世間そのものが十余年そこから生活を遮断されていた重吉にとっては新しいのだ。ひろ子には、その亢奮と、自覚するよりも大きい重吉の疲労とが、手にとるようにわかった。いのちに漲り、危険な疲れを潜め、而も一点曇りなき頭をあげて、重吉は東京へ帰って来る。

――帰って来る重吉は、ひろ子のところへ帰ってくる。――それにちがいないのだけれど――ひろ子は隣室の退屈した兵士たちが、代る代る裏廊下へ出て、空模様を見ては天候に悪態をついているのをききながら考えるのであった。ひろ子が、東京へ、重吉のところへと帰ってゆくこころもちとは、どこかちがうところがあり、その相異は決定的な相異であると思えた。今東京への途中にいてひろ子の念頭にあるのは重吉ばかりであった。重吉のことだけ思いつめて行動していれば、ひろ子にとって必要な生活の諸部面は、それにつれて拓けひろがって来た。重吉は、東京へ、ひろ子のところへと、いそぐ跫音がきこえるように帰りつつあるにしても、ひろ子は自分の存在が、重吉がそれに向って帰って来つつあるもの全体の中の核の一つとでも云うようなものであると考えた。

これまでの十幾年の生活を思ってみれば、それは明かだった。ひろ子は、重吉というものなしに、自分のその間の生きかたを考えることは不可能であった。しかし、重吉はひろ子というものがいようといなかろうと、本質において、決してちがった生きようをする人間ではなかった。ひろ子は、これまでの平坦ならざる長い月日の間に、一度ならずそれを痛感した。

例えば七年前、ひろ子はプロレタリア文学運動に参加したという理由で、起訴された。三年の懲役、五年の執行猶予が言い渡された。そのとき、ひろ子は文学にある階級性を最後まで主張しきれなかった。重吉は、自分の公判準備のとき、ひろ子に関する書類をすっかり読んだ。そして不自由な手紙の中で、数通に亙ってその批評をした。ひろ子が、どの点では譲歩しすぎている、どの点では、健気に理性を防衛しようと努力している、と。そのとき、ひろ子は学んだ。ひろ子にとって最小限だったそれらの譲歩は、重吉としてみれば、妻としてのひろ子に寛容し得る最も大きい限度に近いものであったのだ、ということを。

ひろ子に対する重吉の寛容、堪忍づよさは、ひろ子なしではやってゆけない重吉だからそうなのではなかった。全くその反対であった。重吉はひろ子なしでもやってゆけるが、ひろ子のまともな生きかたにとって重吉は不可欠である。それを重吉が知りつくしているからのことである。そして、ひろ子との関係をそのように血肉のものとして理解しているのは、重吉の愛によるのであった。

隣室の兵たいは、あーあ、と退屈のやりどころない伸びをして、

「チェッ! 底ぬけでやがら」

舌うちした。

「きょうも、涙の雨がふる、か」

「冗談じゃねえよ。あの思いで遙々朝鮮くんだりから還って来てよ、内地へついて吻っと出来るかと思いゃ、大阪を目の前に見て足どめだ。二日だぜ、もう!」

むきになって云っているおっさんの声をききながら、ひろ子は、熱心に思いつづけた。ひろ子が、きょうこんなよろこびで二人の暮しを想うことが出来る、その可能を、あのとき、この折と、根気づよく導き出しながら困難な永い歳月を通って来たのは、何のおかげによるのだろう。それほどひろ子の愛は常に深いおもんぱかりに充ち、一本だちで、歴史の発展を見ぬいたものであったろうか。知らないうちに重吉が手をとって、いくつかの暗礁をこさせて来てくれていた。

ひろ子は、東京ではじめて重吉にあうとき、自分として第一に云うべき言葉は、彼の永年の辛苦に対する心からのねぎらいと、同じ心からの感謝であると思った。二人でここまで生きて来られたことに対して。

いきなり隣の部屋で、バタンと畳にぶっ倒れる音がした。

「大阪じゃ、家族の居どころさえわかっちゃいねえ。――俺あ、戦争には愛想もくそもつきはてたぞ」

「…………」

「どうだ無理かよ。――無理じゃあるめえ」

「うん」

「貴様らあ、まだ若いからいいさ。俺あじき五十だぜ、考えてみろ。ぶっ殺されたってもう二度と戦争なんぞへ出てやるもんか」

「もう戦争は、しねえことになったんだとよ」

「ふん」

そうなったのが、おそすぎるのをさも軽蔑するように、おっさんは鼻であしらった。

考え耽り、或は隣室の話声に耳をかし、ひろ子が時のたつのを忘れていたところへ第一建物会社の若い者が、使に来た。キャバレーの主人は、岡山までの汽車があるうち逆行することにしたから、スーツ・ケースをわたしてくれ。松だけは、のこしておくからよいように、というのであった。

その使いが去って、ひろ子は荒れた宿にまた一人のこった。障子をあけて手摺ごしに見ていると、裏の篠笹山に、薄すり日が照って来て、どこか見えない屋根のあっちで、鳶が舞いながら澄んだ声で鳴くのがきこえた。うすら日に白く光る両脚が段々まばらになり、鳶は高く舞い鳴き、そのまま晴れるのかと思う間もなく風立って、篠笹山にさーっと音を立てて雨がかかって来る。その眺めには、変化があった。

肌寒くなって、ひろ子はリュックから羽織を出してセルに重ねた。そこへ、素早い道づれにおき去られた支店長が、失望の表情で帰って来た。

「困ったことになりましたな、どうも」

入るなり云った。

「今のところ恢復の見込みは全然ないんだそうです。明石から先はいいんだそうだが、そこまでが駄目なんです。もとだったら徹夜をかけて四五日で直したところを、今は何しろ人を動かす米がない、酒がない、資材がないので、まるで見とおしも立たんそうです――弱りましたなあ」

支店長は大阪府下の家族のところから電報が来て帰る途中なのであった。広島へ引かえすにしても、岡山までの汽車さえ、キャバレー主人の乗ったのが最後で不通になってしまった。

「明石まで何とかしてゆけばいいんですね」

「そうどす、明朝トラックを心配して貰うことにしました。もし何やったら、おとなりの兵たいさんがたをのせて上げてもよろしいから。――そのトラックが、果して明石まで行けるやどうやしら。加古川辺が大浸水だそうです」

いよいよとなれば、途中で泊りながら明石まで歩くしかないとなった。それにしても天候が不安定であった。晴れたり降ったりしていた雨は夜に入って、本降りになって来た。その中を、昼間の若い者が支店長宅からと云って迎えに来た。

「おさしつかえなかったら、今晩はお泊りやすようにということであります」

ともかく、と云って伴れが出て行ってしばらくすると、停電になった。真暗闇で坐っている耳に、裏の篠笹山をそよがして横なぐりの豪雨が降りかかるのがきこえ、はげしくガラス戸が鳴った。部屋の中に雨洩りがはじまった。畳におちる滴の重い柔かい音がする。ややしばらくして、階段をのぼって来る影法師を大きくうしろの壁に写しながら、かみさんが燈明皿をもって来た。そして、どの部屋へもいくらか間接の明りが行くように、廊下の本箱の上にそれをおいた。ひろ子の部屋の雨もりに、大盥がもちこまれた。

ひろ子は、また昨夜の女客の室へ入れてもらった。同じ布団の中で自分の鼻に馴れない化粧料の匂いを感じながらうとうとしかけると、この天井からも雨がもりはじめた。

「まあ、どないしましょう! 眠られしやへんわ」

「大丈夫よ。この雨では、伴れの方、帰らないでしょうから自分のところへ行きますから。そっち側へずっとよって、布団の端を折ればおねられになりますよ」

「そうどっしゃろか」

「すこしなんですもの、まだ……」

横なぐりの豪雨はいくらかしずまった。が、大盥にしたたる雨洩りは、暗い室の中で繁くきこえている。ひろ子は、足さぐりで畳のしめっていない床の間よりの一隅を見つけた。廊下に出してあった布団をもって来て、そこにのべた。

ほかの部屋では、早い宵の口から眠れもせず、廊下に向った唐紙をあけて燈明の灯の暗い明るみの中に寝そべりながら喋っている。やがて、隣室の復員兵の一人が唄をうたいはじめた。おそらく頭の下に両手をかって仰向き、膝立てした脚を重ねて、朝鮮の兵舎の草原でもそうやって唄ったのだろう。今雨もりのする、列車不通の姫路の宿の暗がりで、その男は、次から次へと、いろいろの唄をうたった。レコード覚えの流行唄ではなくて、何々音頭、何々甚句という種類の唄である。

廊下の燈明の、弱い黄色い光が襖の立て合わせから、ひろ子の布団の裾にさしこんでいる。たいして声がいいというのではなかったが、唄に心をいれて唄っているその気分が、聴くものをうるさがらせず、ひきつけた。おっつぁんがときどき、陽気に景気づけようとして、手拍子を入れたり、口三味線で合の手をいれたりしている。佐渡おけさのときは、五人の一行がみんなで唄った。

「――これに替歌があるんだぜ、知ってるかい」

そう云って、また、その男が一人で、別のうたを唄った。一時間の上、そうやってうたっていた。兵隊らしい猥褻なうたはひとつも出なかった。ひろ子は、うたの終らないうちに眠ってしまった。

きょうこそ、どうしてもここを出発する。そう思って、ひろ子は十一日の七時前に床をはなれ、布団を片づけた。二階の廊下から見ると、豪雨の翌朝らしい秋空が、碧く篠笹山の上に輝いた。しかし、空模様は不安で、西の方には煤色の雲がよどんでいる。

「さあ、きょうは出かけるぞ」

隣室の一行も、金具の音を立てて荷物のしまつを始めている。

「おい、早く飯にしてくれるように、おばさんに云って来い」

顔洗いのついでに、ひろ子は、東京までの弁当も勘定に入れた分量の米をもって下りた。入口から細長く土間のつづいた関西風の台所に、宿の嫁さんと娘とが素人めいたとりなしで働いている。小さな竈で、小さな釜で、一行ずつの飯を別々にたいているのであった。

けさ、出発することを話し、食事も早くするようにたのんで、ひろ子は室に戻った。そして、リュックの中を整理しているところへ、支店長が、艶のいい顔色で帰って来た。

「やあ、どうも、昨夜は失礼しました。私はおかげさんで、立派な夜具にねかせてもらってぐっすり眠って大助りしましたが……」

まだそこに置かれている大盥に目をとめた。

「こんなに洩ったんですか」

「ええ。夜じゅう、電燈なしだったし。あっちへ泊っていらして、却ってこちらもよかったわ。ところで、トラック、どういう工合です?」

「ああ、トラック」

なぜか、支店長はかすかにあわてた。

「我々が店まで行けば、すぐ何とかすることになっています」

「じゃあ、早く御飯たべなくちゃ」

「ああ、私はもうすんで来たですよ」

「それじゃ、なお大変だわ。下じゃ、一部屋ずつの御飯を別々にたいている始末なんですから……」

台所へ下りて見た。五つばかりの孫娘がおき出して、甘えながら何かせびっている。野菜売りの女が来ている。その土間の隅で、ひろ子の分の飯はやっとふきはじめたところである。

「御飯が出来るまでに、すっかり仕度してしまいましょう」

三十分ばかりすると、若い者が、支店長の荷物とひろ子のリュックとを自転車にのせて店まで運んだ。

ひろ子は自分で、炊き上った飯を釜ごと二階へもち上った。急いで、食べ、あつい飯を二つの茶碗の間でころがし丸めて、握り飯をこしらえた。

勘定をはらって、雨こそあがったが、まだ十分晴天にもなり切っていない往来へ出た。橋の手前の横通りの出水はもうひいていた。白鷺城の濠に沿ってた大通りは、今朝も森閑として、長雨に洗い出されたかたい小石がちのひろい路が、清潔に寂しく通っている。

第一建物の店で、トラックの心配が出来るというのも、明石の手前が通れないというのなら現実性のないことである。結局、十一時に姫路を出て加古川までゆく汽車にのることとなった。

加古川から明石まで歩くとすれば七里あった。

「どうです、奥さんに七里歩けますか」

「七里はとても駄目ですね。――けれどもね、あなたは大阪までだから、明石まで七里、元気を出して一日にお歩けなさるでしょう。先へ行って下すって本当に結構です。おかげさまでどんなにかたすかったのですもの」

列車がひどくおくれているのに気をもみ、しきりに線路の前方をのぞきながら、善良な支店長は、更に一層明石までの道のりが、ひろ子に歩けそうもないことを苦にした。

「折角、愉快に道づれになってもろうて、途中で妙なことせたら、寝ざめ悪うてかないませんよ」

「そういう風にお思いにならないでいいのよ。折角気もちよく道づれになったんだから、これから先は私の足相応に、あなたはあなたの足の力で、お帰りになっていいんですよ。全くそうよ。愉快な道づれが、しまいにお互の荷厄介になるのは、こういうとき、つまらない遠慮でやりかたを間違えるからですよ」

加古川の駅でみんな汽車からおろされた。不安な顔つきを揃えて改札口を流れ出た旅客の群は駅前の広場にトラックが二台待機しているのを見て、歓声をあげた。

「まあ、よかったこと!」

ひろ子も、しんからうれしかった。明石まで一人で歩くということは、云うよりもはるかに辛いことなのであった。

二台ともマル通のトラックで、加古川の青年たちが、旅客整理に出ていた。三列で十人。三十人一組一台のトラックに割当てて、二円ずつの料金をあつめた。秩序のあるそのやりかたも、皆を満足させた。

「のこった方は、すぐひきかえしでお送りします」

ひろ子らは、二台目のトラックにのった。加古川の駅前は、船が通るほどの浸水だったと姫路にはつたわっている。それほど水の出た気配もない古い宿場町をぬけて、トラックは左右に明るく展望のある一本の国道へ出た。これで、明石まで行けるのかと、料金のやすさを怪訝に思い浮べているとき、トラックは、急に速力をおとして、畑の横に停った。

「どなたも、このトラックはここまでです。先はまた別に連絡があります」

「なーんだ」

がっかりして云うものがある。

「何丁ぐらい歩くのかね」

「二三町です、橋が一つ落ちているだけなんですから」

先の連絡におくれまいとして、旅客たちは我がちにいそいで歩きはじめた。小さいが、流れの急な川のところで、石橋が落ちていた。棒杙と、横板、俵などで、あぶなっかしく一時の足がかりが出来ている。一区ぎりずつ区切って、こちらからゆくものが渡り、あちらからの通行人がわたる仕組みにしてある。郵便配達が、赤塗の自転車をかついで、用心しながら、こちらへこして来た。ジープが二台むこう側に止って、車と車との間で声高に喋りながら、種々様々の風体をし、しかもどれ一つとしてまとまった服装をしているもののない日本人が、ありとあらゆる荷物をかついで、落ちた橋をぎごちなくわたって往復している光景を眺めている。

次のトラック連絡は、やや混乱して、四人一列のところだの、三人一列のところだのが出来た。整理員が、ここでは不馴れなのであった。

ひろ子は、踏台としておかれている空箱からトラックの床に片膝をつき、やっと這い上った。街道のこのあたりへかかると、ぽつぽつ遠い路を歩いて来たらしい人の群にすれちがいはじめた。ひろ子が、立って揺られているすぐ前に、運転手台の屋根にむこう向きに並んで、ぴったりより添って立っている若い一組があった。女は、ふわふわと髪の房をたらし、軽い水色の絹糸のスウェターに、踵の高い、旅行向きでないエナメル靴をはいている。無帽の青年の方は、新しい秋の背広で、二人でおもやいらしいスーツ・ケースを足許においていた。いかにもあやうげな一組ではあるけれど、若い二人は、大勢かたまった人群の真中で、全く自分たちきりのこころもちでいる。向い風がひどく、青年は自分の上衣をぬいで女の肩にかけてやった。娘は片手で、喉の前にその上着を抑え、青年は娘の腰に腕をまわし、二人きりの世界のようにがんこに前方だけ見て揺れてゆく。ひろ子は、トラックの上で小さいふくさを出し、髪の毛が吹きちらされる頭を結えた。

このトラック道中は僅か十分足らずで、道路崩壊のためにまた途切れた。二里たっぷり歩かなければ、次の連絡がない。そう分って、旅客たちは不機嫌になった。

「あれっくらい、二日もありゃ直せちまうじゃないか、馬鹿馬鹿しい。土台、不親切だ。乗せるときにゃ、まるで先のことを教えないで、乗せときやがって」

それはひろ子も同感した。先のことを決してあるとおりみんなに知らせない。おさきまっくらのまま、目前の一寸きざみで釣ってひっぱってゆく。この街道のトラック連絡がそうであるどころか、到るところの役所、軍隊、監獄、すべてが同じやりかたでやられている。日本人は、この日本流のやりかたで、各自の運命のどたんばまでひきずられて来たのであった。ひろ子は、心に憤りを感じた。

支店長は、父子づれの荷車挽きをつらまえ、一ケ十円ずつで荷物を載せさせた。土地のものが徒歩連絡者の荷運びに稼いでいるのであった。

姫路をはなれれば離れるほど、空は本極りの秋晴れとなった。彼等が後にして来た姫路あたりにだけ、特別しまりのない雨袋が天にかかっていたのかと思う快晴になった。一筋の国道はゆるやかな勾配で上り、また下って秋の日に輝やき、歩いてゆく男たちの白シャツをその道の上に目立たせた。土埃は雨に洗い流され、影はくっきりと濃く、かたい道路の上にある。

ひろ子は、女学生靴をはいた自分の歩幅のぎりぎりで歩いた。

「奥さん、その荷車のうしろへつらまって歩く方がいいですよ。――はなすと、ズッとおくれてしまいますぜ」

明石が近くなると思うにつれ、従って彼の家が間近くなるにつれ、支店長は熱心にひろ子を督励した。荷物をのせた一かたまりの人々が、その一台の荷車のぐるりを囲んで歩いた。そういう群が、前にもうしろにも、やって来る。あっちからこちらへ来る通行人は益々殖え、そこにも、ひろ子のように荷車を中心とするかたまりが歩いているのである。

「日に、よっぽどの稼ぎだろうなあ、この塩梅だと」

鉢巻をした荷車ひきは、格別汗もかかず、ゆるい下りで足早になりながら、用心ぶかく、

「さあな」

と云った。

「なんせ、こんだけの人数が歩くんだからね……」

体力に合わせては速く、大股に日向を歩きすぎて、ひろ子は胸が苦しくなって来た。もうついて歩けないと思ったとき、荷車ひきは、街道ばたへよって行って、そこへ梶をおろした。幾台もの荷車がとまって、人がたかり、荷の上げおろしをしていた。半丁ほど先に、トラックを待っている長いひろがった列があった。

「ここまでなんか」

意外そうに支店長がきいた。

「あこからトラックが出る」

「そうか、なるほどね、これが『三里』だったか」

実際に歩いたのは一里あるかなしの距離であった。しかし、ひろ子にとっては、それが半里だろうと、三里だろうと、もうそれより先は歩かないでいい、というのがありがたかった。

「さあ、もうこんどのったら明石までバタバタせんでええのやから楽です」

ここでトラックを待っている列は、妙な列で、一つもしまりがなかった。七人も八人も一列に押し並んでいるところがあるかと思うと、三四人パラパラと荷物の上にしゃがんで梨をかじったりしている。数台のトラックが真面目に往復しなければ、さばけそうもない人数であった。だが、人々は道端にもう一時間以上、そうやって只待っているのであった。

時々、むこうから復員兵を満載した大型トラックが疾走して来た。ぎっしりつまって四角く突立ってのっている若い兵士たちは、道ばたにだらしなく動くあてのない列をつくって待っているひろ子らの群とすれちがうとき、ワーと賑やかに声をあげ、通過して行った。そういうトラックはどれもが、おしげなくスピードを出しているのであった。忽ち小さくなってゆく後かげを見送りながら、

「チェッ!」

羨望と嫉妬で舌うちする男があった。

「――あいつら、みんな朝鮮人なんだぜ」

朝鮮の若者たちは、戦争の間志願という名目で、軍務を強制された。志願しない若者の親たちは投獄されたりした。そういう話はひろ子もきいていた。今、彼等のトラックが、どうしてフール・スピードで駛らずにいられよう! この秋晴れの日に。その故郷へ向う日本の道の上を。

午後の影が、斜めに街道の上に落ちはじめた。トラックはまだ来ない。それなのに、見ているとずっとむこうの方で停って、そこから人をのせ、そのまま折返してしまうトラックなどがある。そういう無秩序全体の中に、何かさっぱりしないものがあった。だらしがないというばかりでなく、阪神地方の大都市周辺らしい、何かさっぱりしないものがある。しかも、根気づよく列をつくっている数百人の旅客たちは、トラックが何故こんなにおくれているのか、一つの理由も知ることが出来ずにいるのであった。

支店長が、腕時計をみては、大阪から支線へのりかえる時間を気にしはじめた。九時半までに大阪駅へつかなければ、きょう、ここまで辿りついたことが意味をなさなかった。

「待っていても、どうもきりがなさそうですな。あなた、すんませんが、私の荷物をおたのみしますぜ」

列をはなれて支店長が、荷馬車のたまっている後方へ行った。そのとき、ひろ子は、街道の上に異様な列を発見した。それは、顔も土気色、服も青土色の、小人の一隊であった。まるで、地べたから湧いて出たように、ひろ子らの横にあらわれたその小人の一隊は、どれも十二三から十四五どまりの少年たちである。頭をこす大荷物を細い背中にくくりつけて、太い綱をへこんだ子供の胸元でぶっちがえ、重さにひしがれて、両腕をチンパンジーのように垂らして体の前でゆすぶりながら、本当によち、よち、歩いて来る。どうして、こんな体不相応な大荷物を皆が皆かついでいるのだろう。明らかにこの土気色の小人群は、その荷物を背負って明石から何里かの道をここまで歩いてやって来たのだ。困憊が、同じようにやつれ、同じように瞳のどろんとした子供の顔に漲っている、見るも薄気味わるいこの小人たちが、その上みんな揃って軍服を着せられている、そのことは、トラックを待っている人群を愕かした。

「なんだい、こりゃ!」

わざわざ列をはなれてそばへよってゆく男たちもあった。

すると、白開襟シャツに国防色のズボン、巻ゲートルの三十がらみの大柄の男が、あっち向きにひろ子のついわきに佇んでいたのが、不意に、大声をあげて、板でも叩くように二言三言まるで意味のわからないことを叫んだ。そして、手にもっている竹のステッキをあげて、一人一人と土色の小人の背中の荷をたたいた。荷をたたかれた泥きのこのような小人は、鞭を感じた驢馬の仔のように歩調をはやめ、ほとんど駈け出したそうにした。が、途方もない荷は彼等の足に重しを加えている。小人らはチンパンジーの腕を一層ふりたくり、首だけを前にのばし、その伸した垢だらけの細頸に太くうねうねと静脈のふくれ出ているのがひろ子の目にとまった。

数百、千余の視線が、このおそろしい小人の一隊の上に注がれた。あとからあとから同じような二列縦隊がつづいた。やっと列が行きすぎたとき、

「――少年兵だ」

一言そう呟く声がした。

ひろ子は、体が震え出すような気がした。少年兵。――少年兵。どうぞ一人も途中で死ぬことがないように。

爽やかな午後の街道を暫く暗くして小人群が通りすぎたとき、支店長は、全くその光景には心付かなかったらしく、交渉に亢奮した顔色で列に戻って来た。

「奥さん、早うおいで。馬車がでけましたよ。これで明石まで行きましょう、さ!」

リュックをかたげてひろ子も小走りに後方へ行った。もうあらかた荷物や人が積まれている。ひろ子は、車輪の軸に靴をかけ、ようようよじのぼって箱のようなものの上へ腰をおろした。六十前後の母親と若い娘が、並んでかけた。支配人は、荷車の前部へのった。

「のれましたか、折角ここまで来て落ちたらあきまへんで!」

ともかく乗りもの、動いてゆけるものを捕えて、機嫌のよくなった人達がみんな笑った。

人と荷物をもりあげて、荷馬車はのろのろ動き出し、ちっとも変化のない列のわきを通った。

「ほう、見い! これやもの、トラックは来ん筈じゃ」

五六丁行った先に、おそらく二倍も三倍もの料金をはらう人たちだろう、一団のかたまりがあって、今、小型トラックが来て、その人たちを運ぼうとしているところなのであった。

「列に待っとったら、夜になりよるで」

一日の稼ぎである幾往復かをしてその荷馬車は、帰り車であった。馬は首をたれ、折々尻尾で蠅を追いのんきな運びで進んだ。徒歩でゆく馬子は、それをせかせる気もちもない。ゆっくり六時までには明石につける。人々は、すっかりそれで安堵しているのであった。

姫路を出てから、一日じゅうトラックをよじのぼり、這い下り、荷車にすがっていそいで歩いたひろ子は子供のように疲れた両脚をぶら下げて、荷馬車にゆられて行った。

国道の両側に、すき透るような秋の西日に照らされてのびやかな播州平野がひろがっていた。遠く西に六甲あたりかと思われる山並が浮んでいる。空に軽い白雲が綺麗に漂っていて、荷馬車にゆられながらそれを眺めているひろ子の心をしずめた。

こういう秋の午後、思いもかけない播州平野の国道を、荷馬車にのって、かたりことりと東へ向って道中する。重吉に向って、進んでゆく。ひろ子には、その時代おくれののろささえ快適に感じられた。ひろ子が住みなれている関東平野、東北本線で見なれている那須野あたりの原野とちがって、播州の平野には、独特の抑揚があった。一面耕されているし、耕されている畑土は柔かく軽そうで、それは遠望する阪神の山々の嶺が、高く鋭いのにかかわらず、どこか軽々と夕空に聳えている、その風光と調和している。ところどころにキラリと閃く浅い湖のような水面もある。

その荷馬車に荷物だけのせて、自分たちは国道を歩いて来る二人の若者があった。背広の上衣をぬいで腕にかけ、なれて来たら、口笛をふきながら歩いている。

二人とも元気な、歯の美しい若者同士である。ちょいちょい冗談を云い合って笑う。彼等の言葉は朝鮮の言葉であった。ひろ子が、この旅の往き来で見かけた朝鮮人たちは、すべて西へ西へ、海峡へ海峡へ、と動いていた。だがこの若者たちは、東へ向っている。

若者たちにはうれしいことが行手に待っているらしく、殆どはしゃぐ仔犬のようにふざけたり追っかけっこのようなことをしたりして、あいだには歌をうたい、しかし車からは離れずついて来る。

微風に梳かれる秋陽は、播州の山々と、畑、小さい町とそこの樹木を金色にとかし、荷馬車は、かたり、ことりと一筋の国道の上を、目的地に向って、動いてゆく。かた、ことと鳴る轍の音は不思議に若者たちの陽気さと調和した。そしてひろ子の心に充ち溢れる様々の思いに節を合わせた。この国道を、こうして運ばれることは、一生のうちに、もう二度とはないことであろう。今すぎてゆく小さな町の生垣。明石の松林の彼方に赤錆て立っている大工場の廃墟。それらをひろ子は消されない感銘をもって眺めた。日本じゅうが、こうして動きつつある。ひろ子は痛切にそのことを感じるのであった。

底本:「宮本百合子全集 第六巻」新日本出版社

1979(昭和54)年1月20日初版発行

1986(昭和61)年3月20日第5刷発行

底本の親本:「宮本百合子全集 第十巻」河出書房

1952(昭和27)年6月発行

初出:第1〜11節「新日本文学」

1946(昭和21)年3月創刊号(第1節)

4月第二号(第2〜5節)

10月第五号(第6〜11節)

第16・17節「潮流」(「国道」と題して発表)

1947(昭和22)年1月号

第1〜17節「播州平野」河出書房

1947(昭和22)年4月

※「B29」の「29」は縦中横。

入力:柴田卓治

校正:松永正敏

2002年6月25日作成

2003年7月5日修正

青空文庫作成ファイル:

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