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ダミア
Damia
岡本かの子
Okamoto-Kanoko
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source: https://www.aozora.gr.jp/cards/000076/files/1290_7931.html
J’imagine que la véritable sensation qui se dégage du chant de Damia est qu’elle geint. Et pour pouvoir geindre, elle pousse toujours une sorte de force d’auto-dépréciation dans l’espace entre son nez et sa gorge avant chaque vers de la chanson, un genre de « Humph ».
« Humph ! C’est mon gigolo… ».
C’est ça qui crée son charme étrange. On sent la force d’une passion qui ne peut plus être étouffée, qu’on manie péniblement, de bas en haut, à l’envers, soutenant ainsi ce désespoir d’avoir été terrassé par le destin. La température de cette passion est aussi légèrement fatiguée, à la même température que le sang humain.
Au moment où elle s’est lancée, on utilisait comme décor de scène un taudis malfamé en périphérie de Paris, et on employait en second rôle un acteur se faisant passer pour un gigolo (l’amant d’une femme de plaisir parisienne). Elle-même portait des vêtements typiques de fille des bas-fonds : un châle rouge et une basque à carreaux. On complétait ainsi le contenu de sa chanson avec une mise en scène théâtrale. Mais dernièrement, lorsqu’elle se produit dans des lieux comme la Roulotte, spécialisé dans les chansons populaires, ce n’est plus nécessaire. Même si elle se produit en silence en robe de soirée noire, elle arrive à créer son atmosphère.
Certaines femmes ont un style de femme mûre dès leur jeunesse. Damia est de celles-là. De plus, Damia est maintenant une femme d’un certain âge, une grande femme d’un certain âge, comme une vache. Un visage aux pommettes saillantes. Un menton solide qui va avec. Son nez est discret. Les profonds sillons nasogéniens qui se rétrécissent des deux côtés en visant l’emplacement de son nez donnent à son visage une sensation crânienne et sinistre au centre. Mais ses yeux sont de grands yeux mélancoliques qui trahissent tout cela. Si on regarde bien, elle louche très légèrement. Quand ses pupilles bougent, on entrevoit une coquetterie attendrissante, comme le penchant d’une jeune fille. La cornée qui recouvre ses pupilles brille toujours comme si elle était remplie de larmes. Ce ne sont absolument pas des yeux dotés de la force ou de l’intelligence nécessaires pour porter le fardeau d’une grande femme d’un certain âge. En fin de compte, elle est probablement la détentrice d’une personnalité pleine de contradictions (comme si la contradiction était la caractéristique propre de Paris elle-même). Il y a une sorte de toxine putréfiée en elle, et qu’elle soit physique ou mentale, le gémissement de la vie d’une femme s’y opposant devient sa chanson. Elle ne devait pas avoir de formation musicale classique. C’est en gémissant dans la rue et en gémissant dans les cabarets que sa voix gémissante a pris naturellement son rythme, et qu’elle a fini par comprendre toute l’étendue de l’harmonie des gémissements humains. Ce qui, chez l’humain, ne peut s’empêcher de geindre est le professeur de chant de sa vie entière.
Ce qu’elle chante, c’est l’élégance du gigolo, de l’entremetteur. C’est la mélancolie lancinante des bas-fonds. Ce sont les cicatrices des brûlures d’un amour flétri. C’est le sinistre badinage avec la mort. Une ruelle sombre des bas-fonds est là tristement étalée. Une sinistre lumière bleuâtre est projetée, comme un feu follet Le souffle blanc d’une nuit glaciale et tardive… et aussitôt, des lamentations sauvages et désespérées s’envolent violemment, et les auditeurs sont torturés par les pauses de sa chanson jusqu’à exposer presque leurs entrailles, et les tourments de cœur des gens qui en sont extraits sont traînés sur les pavés désolés des ruelles de Paris, humiliés et transformés en jouets. Mais elle rit aussi hystériquement avec ses lèvres rouges, en disant que c’est le « bonheur ». Et à la fin, elle adoucit et apaise sa chanson avec douceur et souplesse. La chanson de Damia est comme si elle combinait torture et réconfort.
Elle est bien sûr une grande figure du monde du spectacle à Paris. Mais comme sa qualité artistique saisit l’humain en passant par le lumpenprolétariat, le cercle de ses clients est relativement restreint. Restreint, mais profond.
Si on enlève Mistinguett, les clients de Mistinguett auront d’autres moyens de se consoler. Si on enlève Damia, les clients de Damia n’auront aucun moyen de se consoler. Dans le même esprit, son art convient mieux à une petite baraque délabrée qui recèle profondément la tristesse et la solitude de Paris. La salle de la Roulotte est encore trop claire et trop grande. Il faudrait l’écouter au Bobino, un cabaret morose derrière Montparnasse. Une compagnie de cinéma française a mal calculé son coup et a fait d’elle une star dans un film à grand spectacle. Mais Damia ne s’est jamais épanouie.
うめき出す、といふのがダミアの唄ひ方の本当の感じであらう。そして彼女はうめくべく唄の一句毎の前には必らず鼻と咽喉の間へ「フン」といつた自嘲風な力声を突上げる。
「フン」「セ・モン・ジゴロ…………」である。
これに不思議な魅力がある。運命に叩き伏せられたその絶望を支へてじり/\下から逆に扱こき上げて行くもはや斬つても斬れない情熱の力を感じさせる。その情熱の温度も少し疲れて人間の血と同温である。
彼女の売出しごろには舞台の背景に巴里の場末の魔窟を使ひ相手役はジゴロ(パリの遊び女の情人)に扮した俳優を使ひ彼女自身も赤い肩巻に格子縞の Basque といふ私窩子じごく型通りの服装をして彼女の唄の内容を芝居がゝりで補つたものだが、このごろは小唄専門のルウロップ館あたりへ出る場合にはその必要は無い。墨一色の夜会服に静まつても彼女の空気が作れるやうになつた。
女は娘時代から年増の風格を備へてゐるものがある。ダミアはそれだ。しかもダミアは今は年齢からいつても大年増だ、牛のやうな大年増だ。頬骨の張つた顔。つり合ふがつしりした顎。鼻は目立たない。その鼻の位置を狙つて両側から皺み込む底の深い鼻唇線は彼女の顔の中央に髑髏の凄惨な感じを与へる。だが、眼はこれ等すべてを裏切る憂鬱な大きな眼だ。よく見るとごく軽微に眇すがめになつてゐる。その瞳が動くとき娘の情痴のやうな可憐ななまめきがちらつく。瞳の上を覆ふ角膜はいつも涙をためたやうに光つてゐる。決して大年増の莫蓮を荷つて行ける逞しさもまた智恵も備へた眼ではない。所詮は矛盾の多い性格の持主で彼女はあるだらう。(矛盾は巴里それ自身の性格でもあるやうに)何か内へ腐り込まれた毒素があつて、たとひそれが肉体的のものにしろ精神的のものにしろそれに抗素する女のいのちのうめきが彼女の唄になるのであらう。彼女は正統な音楽の素養は無かつたはずだ。町辻でうめき、酒場でうめきしてゐるそのうめき声にひとりで節が乗つてとう/\人間のうめきの全幅の諧調を会得するやうになつたのだ。人間にあつてうめかずにゐられないところのものこそ彼女の生涯の唄の師である。
彼女が唄ふところのものはジゴロ、マクロの小意気さである。私窩子のやるせない憂さ晴しである。あざれた恋の火傷の痕である。死と戯れの凄惨である。暗い場末の横町がそこに哀しくなすり出される。燐花のやうに無気味な青い瓦斯の洩れ灯が投げられる。凍る深夜の白い息吐といきが――そしてたちまちはげしい自棄の嘆きが荒く飛んで聴衆はほとんど腸を露出するまでに彼女の唄の句切りに切りさいなまれると、其処に抉出される人々の心のうづきはうら寂びた巴里の裏街の割栗石の上へ引き廻され、恥かしめられ、おもちやにされる。だが「幸福」だといつて朱い唇でヒステリカルに笑ひもする。そして最後はあまくしなやかに唄ひ和めてくれるのだ。ダミアの唄は嬲殺しと按撫とを一つにしたやうなものなのだ。
彼女はもちろん巴里の芸人の大立物だ。しかし彼女の芸質がルンペン性を通じて人間を把握してゐるものだけに彼女の顧客の範囲は割合に狭い。狭いが深い。
ミスタンゲットを取り去つてもミスタンゲットの顧客は他に慰む手段もあらう。ダミアを取り去るときダミアの顧客に慰む術は無い。同じ意味からいつて彼女の芸は巴里の哀れさ寂しさをしみじみ秘めた小さいもろけた小屋ほど適する。ルウロップ館ではまだ晴やかで広すぎる。矢張りモンパルナス裏のしよんぼりした寄席のボビノで聞くべきであらう。これを誤算したフランスの一映画会社が彼女をスターにして大仕掛けのフィルム一巻をこしらへた。しかしダミアはどうにも栄えなかつた。
底本:「日本の名随筆25 音」作品社
1984(昭和59)年11月25日第1刷発行
1999(平成11)年4月30日第17刷発行
底本の親本:「岡本かの子全集 第十一巻」冬樹社
1976(昭和51)年7月第1刷発行
入力:門田裕志
校正:林 幸雄
2002年12月4日作成