古鏡 : le Vieux Miroir

若杉 鳥子 : Wakasugi Toriko

古鏡

le Vieux Miroir

若杉 鳥子

Wakasugi Toriko

source: https://www.aozora.gr.jp/cards/000331/files/2229.html

暗い野路を歩いて來た者の眼に、S遊廓の灯は燦爛と二列に輝いてゐた。けれども、少し光りに馴れた者の眼には、莫迦に燈火の乏しい、喪に服してゐるやうな街だつた。處々に深い闇が溜つてゐた。

格子の中では赤い裾が金魚のやうに泳ぎ、ざわめき、黴と酒とアンモニアの醗酵したやうな臭ひがしみじみと浮動してゐる。そこに男の群像が、野犬のやうに喚めき、うろつき或はさゝやき、影繪のやうに交錯する。

その暗い街を、私は腦裡に呼び覺しながら、一人の女の肉體を描いてゐた――そしてふと氣がついて見ると、お房さんはもうずつとその先へ話を進めてゐた。

「ねえ、女つてものは、なんぼうつまらないものだか……」

お房さんは時々さういつて溜息を吐いた。お房さんは、昔ともえやのお女郎だつた。それまでも方々の宿場を渡つて來てゐた。

だが私が知つたのは、隣村の村長の後妻になつてからである。

お房さんはいつも赤い顏をして襷がけで先妻の遺していつた大勢の子供達を對手に、まめまめしく働いてゐた。

その家は川に臨んでゐて、昔から廻船問屋と農業を兼ねてゐたが、交通機關の發達した今では、殆んど店に積荷など見る事がなくなつた。

奥深いがらんとした家の前に、いつも長閑に鷄が餌を拾つてゐた。

「小母さん、花をおくれ」私はよくそんな事をいつて庭先きから入つて行つた。

「酸漿をとるときかんぞ」そんな風に私は毎日遊びに行つた。從つて私の親達もお房さんと親しくなつた。しかしそれから長い年月が經つた。お房さんの事など思ひ出して見るやうな機會さへなくなつてゐた。

Aux yeux de celui qui venait de parcourir des rues obscures, les lumières du quartier des plaisirs S brillaient en deux rangées éblouissantes. Mais pour quiconque s'était habitué à leur éclat, cette rue paraissait misérablement pauvre en éclairage, comme une rue en deuil. Des poches d’ombre profonde s’y accumulaient par endroits.

Derrière les grilles, les jupes rouges ondulaient comme des poissons rouges, glissaient, remuaient dans un bruissement confus, et une odeur persistante, mélange de moisi, d’alcool et d’ammoniac, flottait dans l’air. Là, des groupes d’hommes s’agitaient, vociféraient comme des chiens errants, rôdaient, chuchotaient ou s'entrecroisant tels des ombres chinoises.

Tout en évoquant dans mon esprit cette rue obscure, je dessinais le corps d'une femme - quand soudain, je réalisai que Ofusa-san avait déjà bien avancé dans son récit.

"Tu sais, la vie de femme, c’est terriblement peu de chose…"

Ofusa-san soupirait parfois ainsi. Elle avait été autrefois une prostituée dans une maison close. Avant cela, elle avait voyagé de relais en relais.

Mais je ne l'ai connue que lorsqu'elle était devenue la seconde épouse du maire du village voisin.

Le visage toujours rougeaud, arborant une écharpe croisée, Ofusa-san s'affairait avec diligence autour des nombreux enfants laissés par la première épouse.

Leur maison donnait sur la rivière et, de tout temps, faisait à la fois office de comptoir fluvial et de ferme, mais avec les progrès des transports modernes, on ne voyait presque plus de marchandises entreposées dans la boutique.

Devant la vaste et profonde maison désormais vide, des poules picoraient paisiblement.

"Tante, donne-moi des fleurs !" C'est ainsi que j'entrais souvent dans la cour pour jouer.

"Tu veux des lanternes chinoises ?" C'est de cette manière que je venais chaque jour. Mes parents en étaient venus à apprécier Ofusa-san. Mais de longues années avaient passé depuis. Les occasions de me souvenir d'Ofusa-san s'étaient faites rares.

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夏ももう、衰へて、秋らしい白い風の吹く日だつた。一人の老女が私の家の格子先に立つて、家の中を窺いてゐた。白地の單衣に黒い帶を締めてゐる。物乞ひでもない樣子だつた。老女は眼を患つてゐると見えて、何か少さい紙片を、眼にくつつくやうに近づけて、格子の上の標札と見較べながら、

「百十四番地はこの邊でございませうか」

獨り言のやうにいつてゐた。

「えゝ百十四番地なら此處ですよ」

私は赤ん坊に乳房を含ませたまゝさう答へた。

「片山さんてのは――」

「片山はうちですけれど……」

私は赤ん坊を抱いたまゝ立ち上つた。格子の鍵を外さうとして、その時ふと、老女の顏を私は見た。

「まあ、小母さん――」

重苦しい記憶の塊りそのものゝやうに、私はお房さんの顏を發見したのだつた。お房さんは上へあがると重荷をおろしたといふ風に、私の前へぺちやんこと坐つて、疊[#底本では「暮」と誤記]へ默つて眼をおとしてゐた。この二三年間私の居所を探し歩いてゐたといふのだつた。

L'été touchait à sa fin, et ce jour-là soufflait un vent blanc annonciateur d'automne. Une vieille femme se tenait devant la grille de notre maison, scrutant l'intérieur. Vêtue d'un kimono clair ceint d'une ceinture noire, elle n'avait pas l'air d'une mendiante. Les yeux visiblement malades, elle approchait un petit morceau de papier tout contre son visage, pour comparer avec l'inscription sur la grille.

"Le 114, ce serait bien par ici ?" murmura-t-elle comme se parlant à elle-même.

"Oui, le 114 c'est ici", répondis-je tout en allaitant mon bébé.

"La famille Katayama..."

"Katayama c'est bien chez nous, mais..."

Je me levai, le bébé dans les bras, pour ouvrir la grille, et c’est là que je reconnus son visage.

"Oh, Tante...!"

Comme un bloc de souvenirs oppressants, je reconnus le visage d'Ofusa-san. Elle monta et s'assit devant moi avec un soupir de soulagement, comme délestée d’un fardeau, gardant les yeux baissés en silence sur les tatamis. Elle me confia avoir passé deux ou trois ans à chercher où j'habitais.

「あゝ何からお話をしたらいゝのやら……」

困憊し切つたといふ風にお房さんは頸を垂れた。それが決して誇張には見えない位、昔その人の持つてゐた色々のもの、意地とか誇りとか意氣とかいふやうなものを沮喪させてしまつてゐた。

「今となつて見ますと、立派な事だと思つて私のして來たことは、みんな餘計な骨折だつたといふ氣がします」

お房さんの兩親は、まだ小娘のお房さんの手に、幼い妹を一人遺して死んでしまつた。お房さんが躯を賣つたのも、その妹の爲だし、それから借金を負つて轉々したのも、その妹の養育料の爲だつた。にも拘らず今となつては、寄邊のない自分に、妹の一家は、堪え切れない侮辱と虐待をするのだと、お房さんは袖口を眼頭に時々あてゝ、くどくどと訴へた。

「そして今、小母さんは何處に身を置いてゐるんですの」

「やつぱしその妹の家に……ほんとに時には死んだ方がましだと思ふんですよ」

「ぢやあ何故、田舍の方へ小母さんは歸らないんですの、田舍では、譬へ肉親でなくても小母さんの育てた娘さんや息子さん達が、立派になつてゐるでせう」

「それがあなた……田舍にゐられる位なら、何で邪慳で貧乏の妹になんかに手頼らうと思ひますものか」

わたしは眼の前に白帆のゆるやかに流れるT河を泛べてゐた。その河岸の堤防の際に並んでる、白壁の倉を思ひ出してゐた。それは曾てお房さんが、村長の後妻として棲んでゐた家だつた。それからその邊には珍らしく艶めかしい女房だつたお房さんの、女盛りの姿を描いてゐた。

"Ah, par où commencer..."

Elle baissa la tête d’un air accablé, mais rien de forcé dans ce geste : tout ce qui autrefois la caractérisait, l'entêtement, la fierté, l'énergie, semblait s'être effondré.

"Aujourd'hui que j’y repense, je croyais bien faire, mais je vois que tout ce que j'ai fait n'était que peine inutile."

Ses parents étaient morts alors qu'elle n'était qu'une enfant, lui laissant une petite sœur à charge. Si elle avait vendu son corps, c’était pour cette sœur, si elle avait accumulé les dettes, c’était aussi pour l’élever. Pourtant aujourd'hui, cette même sœur et sa famille la couvrent d’humiliations et de mauvais traitements, disait-elle, s’essuyant parfois les yeux de sa manche.

"Et maintenant, où vivez-vous Tante ?"

"Chez cette même sœur... Parfois je pense que la mort serait préférable."

"Mais pourquoi ne pas retourner au village ? Même si vous n’avez plus de parents, les enfants ou beaux-enfants que vous avez élevés sont sûrement devenus de braves gens…"

"Voyons… si j'avais pu rester au village, crois-tu que je serais allée mendier auprès de cette sœur avare et misérable ?"

Je voyais mentalement la rivière T où glissaient lentement des voiles blanches, me rappelant les entrepôts aux murs blancs alignés sur la digue. C'était la maison où Ofusa-san avait vécu. Je revis aussi son allure florissante d'époque, elle qui faisait figure d'épouse exceptionnellement séduisante.

「商賣の女……と何かにつけていはれるのは辛いから、私はどんなに働きましたことか、朝は星のある中に起き、子育てから田の草取りまでしましたに、誰に一體感謝されたんでせうか、その頃は末の男の子が三つ、その上が五つに七つといふ風です。長男は十四になつてゐましたが、それが今では嫁を貰つて、嫁と二人で私をまるで生みの親の讐だといふやうな仕打ちをします。それがまだ、良人(やど)のゐる中は兎も角、亡くなつてからといふものは一層露骨になつてきたのです。三つの時から育て上げた彼奴までがさうなんです。この眼の惡いのもみんな先妻の罸だといふんです」

女の子も男の子も悉く反逆者だといふ事を知つた時は、躯一つの他に何もなかつた。その躯だつて、眼は惡し、脚も不自由になつてゐた――とお房さんは話しても話しても盡きさうもない事を話しつゞけた。

その中に日が暮れた。その晩もお房さんは話しつゞけた。たうとう泊つてしまつた。

"Femme de mauvaise vie... Entendre ça à tout propos était si douloureux que je travaillais comme une forcenée - levée avant l'aube, m'occupant des enfants comme désherbant les champs. Qui m'a jamais remerciée ? À l'époque, le plus jeune garçon avait trois ans, les autres cinq et sept ans. L'aîné en avait quatorze - aujourd'hui marié, lui et sa femme me traitent comme si j'étais pire qu'une marâtre. Quand mon mari vivait encore, c'était supportable, mais depuis sa mort c'est devenu flagrant. Même celui que j'ai élevé depuis ses trois ans ! Ils disent que mes yeux malades sont un châtiment de la première épouse."

Quand elle comprit que tous ses enfants, filles comme garçons, s'étaient retournés contre elle, il ne lui restait plus que son corps - et encore, des yeux malades, des jambes infirmes. Ofusa-san parlait, parlait sans fin.

Le jour déclina pendant qu'elle parlait. La nuit tomba. Elle parla encore. Finalement, elle resta dormir.

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ねんねんねやまの小兎は

なあぜにお耳がなあがいのう

榧の實椎の實たべたからあ

そおれでお耳がなあがいのう

"Dors, dors, petit lapin des montagnes

Pourquoi as-tu de si longues oreilles ?

C'est d'avoir mangé noix de torréya et glands

Voilà pourquoi tes oreilles sont si longues"

お房さんは赤ん坊を抱いて、家の中を搖すぶり歩いた。しかし何處か調子が異ふと見えて、赤ん坊は反り返つて泣き喚めいてお房さんを反撥した。毎日、朝の用事が片附くと、お房さんは私の前へ來て坐つて、懐舊談を始めた。娼妓時代から、否その以前から、まるで他人の事のやうに雄辯に喋べる。喋つてゐる人は樂しさうだが、雜用を控へてる私は、それを聽かされることが、日一日と苦になつてゆく許りだつた。終ひにはお房さんの追憶の泥水が、私の新しい日々を氾濫させてしまひさうにさへ思つた。

過去に生きる人だ、せめてそれを聽いてやらう――さう思つて辛抱してゐた私は、何時の間にか彼女のエゴを惡み出してゐた。

しかしまだ私は何にも氣がつかずにゐた。

お房さんは働く時も喋つてゐる時も、白い襷をかけてゐた。夜もそれをとらずに、蚊帳も吊らず部屋の隅に、ごろりと横になつてゐた。夜も餘り睡れないらしい。

夜半に赤ん坊が泣きでもすると、彼女は物々しい姿で、私の蚊帳の中へ飛び込んで來た。

「何でもないんですのよ、どうか小母さんそんな風をしないで、あたりまへに床をとつて寢て下さいね」

Ofusa-san berçait le bébé en marchant dans la maison, mais l’enfant, dérangé par sa façon de faire, se cambrait en pleurant. Chaque matin, une fois ses tâches accomplies, elle venait s'asseoir devant moi et évoquait ses souvenirs. De son temps comme prostituée, et même d'avant, elle parlait avec éloquence comme s'il s'agissait d'une autre personne. Cela semblait lui plaire, mais pour moi, occupée par le quotidien, cela devenait chaque jour plus pénible de l'écouter. J'en vins à craindre que les eaux boueuses de ses souvenirs ne viennent submerger mes journées.

"C'est une femme qui vit dans le passé, au moins écoutons-la", pensais-je en patientant, jusqu'à ce que, sans m'en rendre compte, je me mette à lui reprocher son égoïsme.

Pourtant, je n’en étais pas encore consciente.

Qu’elle travaille ou qu’elle bavarde, Ofusa-san portait toujours une bande d'étoffe blanche en travers du corps. Elle ne l'enlevait même pas la nuit, dormant à même le sol dans un coin de la pièce sans moustiquaire, semblant peu dormir.

Si le bébé pleurait au milieu de la nuit, elle faisait irruption sous ma moustiquaire avec un air dramatique.

"Ce n'est rien, Tante. Je vous en prie, cessez ces manières et dormez normalement."

毎晩さういつても決して彼女は、きかなかつた。火事場のやうに慌たゞしい氣分が、晝も夜も私を驅り立てゝゐた。

彼女を見てゐると、始終自分の傍で火が燃えてゐるやうな氣がした。看てゐないと、飛んでもない處に燃えつきさうだ、私も全く弱り切つてしまつた。

「小母さん、あなたはもう妹さんの處へお歸りになるつもりはないんですか」

私は散々考へた末、たうとう切り出した。

「家でも廣ければ、小母さんに何時までもゐて戴きたいんですけど、この通りの生活でせう……」

お房さんは默つてこつくりと頷いた。空虚な顏つきをしてゐた。

縋つてくる者を突き放したやうに、私は寂しかつたが、どうともしやうがなかつた。

「妹の處へ歸るのは、しみじみ私は厭なんです、それよか一層、派出婦人會にでも入つて働いて見ようかと思ふんです」

その夕方新聞の廣告欄を見てゐた彼女は急にこんなことをいひ出した。

「でも、それはあなたに骨が折れ過ぎはしないでせうか」

一人の女の生涯が、玄翁か何かで粉碎されたやうに私は感じた。しかし他によい方法があるではなし、極力それを止めさせるだけの強い事もいへなかつた。

午後、小さい風呂敷包を持つて出て行く、お房さんの後姿を默つて私は見送つた。

Mais chaque nuit, elle n'en faisait qu'à sa tête. Une atmosphère d'incendie, jour et nuit, ne cessait de me tourmenter.

À la regarder, j'avais l'impression qu'un incendie brûlait constamment à mes côtés. Si je détournais le regard, les flammes semblaient gagner des endroits improbables. J'étais à bout.

"Tantie, vous ne voulez vraiment pas retourner chez votre sœur ?", lui dis-je enfin, après mûre réflexion.

"Si nous avions plus de place, je vous garderais volontiers, mais vous voyez comment nous vivons..."

Ofusa-san acquiesça en silence, le visage vide.

La repousser alors qu’elle cherchait un refuge me rendait triste – mais je n’y pouvais rien.

"Je déteste l'idée de retourner chez ma sœur. Je pense plutôt essayer de travailler comme femme de journée." C'est ce qu'elle déclara soudain ce soir-là, alors qu'elle parcourait les petites annonces.

"Mais cela ne sera-t-il pas trop dur pour vous ?"

J'eus l'impression que la vie d'une femme venait d'être brisée par un marteau-piqueur, mais n'ayant pas de meilleure solution, je ne pus me résoudre à l'en dissuader.

L'après-midi suivant, je la regardai partir, un petit baluchon à la main.

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一週間ばかりすると、お房さんはやつて來た。相變らず漬け梅のやうな赤い顏をしてゐた。

「會長さんといふのは、まだ若い方でしたが、なかなか物事の解るらしい落ちついた方でして、それに私はいつたんですよ、片山とし子樣の御紹介ですつて」

「えツ、何故そんな事をいつたんです」

「片山とし子樣、片山とし子樣つて……」

私は少し妙だなあと思つた。片山とし子等といつたつて、こんな裏街に赤ん坊と二人で暮してゐる、下級サラリーマンの妻でしかない自分を、有力この上もない紹介者などゝ思ひ込んでゐる彼女の常識を、疑はないわけにはゆかなかつた。勿論新聞廣告をする派出婦會だから、紹介者も何も必要なわけはないんだ。

「骨が折れませうね、小母さん――」

自分にもその責任を感じながら私はいつた。

「えゝ、頼む程の家でしたら、入つて行くともう、洗濯物が山のやうに出してあるんですよ」

私は彼女の手を見てゐた。骨組みの頑丈な手をしてゐた。それによつて、幾らか氣持ちが輕くさせられた。

Une semaine plus tard, Ofusa-san revint, son visage toujours aussi rouge qu'une prune saumurée.

"Le président est encore jeune, mais très compréhensif et posé. Je lui ai dit : 'C'est sur recommandation de Madame Katayama Toshiko'."

"Quoi ? Pourquoi avoir dit cela ?"

"Madame Katayama Toshiko, Madame Katayama Toshiko..."

Je trouvai cela étrange : comment pouvait-elle s’imaginer que moi, simple épouse d’un employé vivant avec son bébé dans une ruelle sordide, je serais une recommandation de poids ? Évidemment, il n’y avait pas besoin de recommandation pour ce genre d’emploi.

"Ce doit être épuisant, Tante..." , lui dis-je, me sentant en partie responsible.

"Oh oui ! Dans certaines maisons, le linge sale s'accumule comme une montagne !"

Je regardai ses mains - solides, aux os robustes - ce qui me soulagea quelque peu.

「かうして毎日方々歩いてゐますと、隨分妙な事にぶつかるもんですね」

「それはさうです。いろんな家庭がありませうからね」

「いゝえね、あなた、愕いちまふやうな恐い事に出つくわしたんです」

「どうしたんですの、恐いことつて」

「私はもう派出婦なんて商賣は止めてしまはうかと思ふんです、どうもあんな事に出會つて見ると堪らなく心配になつて來たんです。それがねあなた、妻君に死なれて子供と二人でゐる人の處にやられたんです。どうも男といふものは全く油斷も何も出來るものぢやありません」

もう五十に手の屆きさうなお房さんは、何か面白くて堪らない事でも話すやうに、胸へ溜つてくる襟を、時々首を突き出して上へしごいてぬきえもんを作つた。

その動作が、商賣をした人間の一生ぬけ切れない嬌態であるやうに厭味だつた。

そんな時私が默つて赤ん坊を見つめてゐると、彼女はさつさと歸つて行つた。

そして忘れた時分にふらりとやつて來た。

"En faisant le tour des maisons chaque jour, on tombe sur des choses bien étranges."

"C'est normal, vous devez voir toutes sortes de foyers."

"Non, ma chère, j'ai vécu quelque chose de terrifiant, à vous glacer le sang."

"Qu'est-il donc arrivé de si effrayant ?"

"Je pense arrêter ce travail de femme de journée. Après une telle expérience, je ne peux m'empêcher de m'inquiéter. Figurez-vous que j'ai été envoyée chez un veuf vivant seul avec son enfant, et tu sais, on ne peut jamais faire confiance à un homme. "

Ofusa-san, qui devait frôler la cinquantaine, remontait parfois le col de son kimono d'un mouvement de cou caractéristique, comme si elle s'apprêtait à raconter quelque chose d'irrésistiblement drôle. Ce geste trahissait une coquetterie indélébile, séquelle gênante de son ancien métier.

Quand je restais silencieuse, les yeux fixés sur le bébé, elle repartait précipitamment.

Puis revenait à l'improviste, quand on l'avait oubliée.

一度など、風呂敷包みを抱へて入つて來た。中から竹の皮づつみを出した。

「あなたのお好きなものを買つて來ましたよ」さういつて皮を開くのを見ると、鮪のおすしが累々と四人や五人で食べ切れない程入つてゐた。處分に困つてゐると、

「あなたは此間お好きだといつたではありませんか」

顏中腫れぼつたくして彼女は怒つた。

その頃から私はやつと彼女に異常を認め出した。

ある日、「今日こそは永のお袂れに上りました」

さういつて爪さぐるやうな足許をして上つて來た。眼の惡い彼女を見ると、すつかり髮を切つて坊主頭になつてゐた。

「永のお袂れなんて、まあどうしようといふんです」

「これから私は汽車賃のある處まで行きます、多分、京都あたりまでゆけるでせう、それから先は何處といふ事もなく歩いて見たいと思ふのです」

Une fois, elle arriva avec un fuoshiki sous le bras. Elle en sortit un paquet enveloppé de feuilles de bambou.

"J'ai acheté ce que tu aimes tant !" En dépliant l'emballage, je découvris des sushis au thon - assez pour quatre ou cinq personnes. Alors que j'hésitais devant cette quantité embarrassante :

"Mais l'autre jour tu as dit que tu adorais ça !" s'emporta-t-elle, le visage bouffi.

C'est à cette époque que je commençai à percevoir son étrangeté.

Un jour, elle monta l'escalier en titubant : "Aujourd'hui je viens te faire mes adieux définitifs." Ses cheveux, coupés ras, révélaient son crâne maladif.

"Des adieux définitifs ? Mais que comptez-vous faire ?"

"Je vais prendre le train aussi loin que mon argent me le permettra - Kyoto peut-être. Puis je continuerai à pied, sans destination."

「だつて生活はどうするのです」

「何か賣つても好いし……」

「行商なんて小母さんにそんな事できるもんですか」

「いゝえ大丈夫ですよ、乞食をしたつて構ひはしないんですから」

「駄目、駄目、若い人ぢやあるまいし」

「なあに、だい丈夫」

お房さんは娘のやうな嬌態を作つて、反抗的に自信ありさうな顏をして見せた。

「ほんとにね、小母さん、あんまり無謀な事は、なさらないでねえ」

私はしみじみとしていつた。

彼女はその新しい漂泊の旅といふ思ひ立ちによつて、何か血路を開かうと考へるらしかつた。止めても止まりさうもないやうな熱情を見せて、そゝくさと外へ出ていつた。孤立した墓標のやうに、その青い襟髮の剃り痕を、私は立つて見送つたのだつた。

外には鋭い初冬の風が吹いてゐた。

"Mais de quoi vivrez-vous ?"

"En vendant quelques affaires..."

"Le colportage ? À votre âge ?"

"Oh, je m'en sortirai. Je mendierai s'il le faut."

"Non, c'est impossible ! Vous n'êtes plus une jeune fille !"

"Mais si, tout ira bien."

Ofusa-san prit un air mutin de jeune fille, affichant une confiance rebelle.

"Sérieusement, Tante, ne faites pas d'imprudences."

Ma voix tremblait d'émotion.

Son nouveau projet de voyage errant semblait être une tentative désespérée pour s'ouvrir un chemin. Rien ne pouvait arrêter sa détermination fiévreuse. Je la regardai partir, debout comme devant une stèle funéraire isolée, contemplant la trace bleutée de ses cheveux rasés.

Dehors, soufflait un vent aigu de début d'hiver.

ある日、小包が屆いた。差出人の名がなかつた。開けて見ると、それはみんな手紙の反古だつた。封筒にも何にも入れずに、一束に括つてあつた。テープを切つて中を讀んで見ると、そのどれにも一々、片山とし子樣と私の名が書いてあつて、どうも差出人はお房さんに違ひないと思つた。

それは一々私宛ての手紙體に卷紙に書いた、日記のやうなものだつた。どれにも殆んど同じ事が繰り返してある。

一つ一つ開いてゐる中に、どさりと中から疊の上に落ちたものがある、長さ三寸ばかりの長方形の鏡だつた。

枠がとれて、水銀が處々剥げてこわれた壁畫のやうに黄色く平板に物の象を映してゐた。

――私は、何故とも知れぬある衝撃をうけた。手紙の一節を私は讀んで見ると、

「この前、大雪が降りましたらう。あの日でございます、覺悟をしたのは。就きましてあなたに何や彼とお世話になりましたから、何か形見を差し上げたいと存じましたが、たゞ今私の持つてゐるものとては、着換の肌着もございません始末です。あの此の鏡だけは、若い時から大切に身につけて來ました品でございますから……」

私は此處まで讀んで何故とも解らない嫌惡を感じた。自分に纒はつてくる、他人の暗影を拂い除けよう除けようとあせりながら、しかも自分まで引き摺りこまれてゆく、他人なのか自分なのか、その影は無數に絡みあひ縺れあつて擴大してゆく。また一方には溺れようとする者の掴みかゝる一握の藁、丁度またそれ程のものでしかない私を、差し出した無數の手が冷笑してゐた――僞善者ざまあ見ろ!と。

Un jour, un colis arriva - sans nom d'expéditeur. À l'intérieur, des brouillons de lettres, simplement ficelés sans enveloppe. En déliant le ruban, je vis mon nom et celui de Katayama Toshiko sur chaque page : c'était forcément Ofusa-san.

Ces lettres-journaux, écrites sur du papier roulé, répétaient toutes à peu près la même chose.

En les dépliant, un objet tomba : un miroir rectangulaire d'environ neuf centimètres. Son cadre absent, son mercure écaillé reflétait les images comme une fresque jaunie et endommagée.

Une inexplicable secousse me traversa. Je lus un passage :

"Vous rappelez-vous cette journée de forte neige ? Ce jour-là, j'ai pris ma décision. Comme vous avez tant fait pour moi, je voulais vous laisser un souvenir. Mais je ne possède plus rien, pas même des sous-vêtements de rechange. Ce miroir est le seul objet que j'ai conservé de ma jeunesse..."

Une répulsion incompréhensible m'envahit. Je m'agitais pour chasser cette ombre qui me collait à la peau, tout en me sentant entraînée dans son sillage. Était-ce son ombre ou la mienne ? Ces ombres s'emmêlaient, se multipliaient.

Et là, comme la poignée de paille à laquelle s'accroche un noyé, j'aperçus mon propre reflet - ce reflet que des mains innombrables me tendaient en ricanant : "Hypocrite, regarde-toi donc !"

--

古着屋と米屋の路地の左側の長屋の奥に私は一軒の家を尋ねあてた。

玄關と並んで開け放たれた臺所の上り口には、家族が多いと見えて、午飯(ひる)の食器の汚れものがずらりと置き並べてあつた。

二三度聲をかけると、中から四十餘りの女が出て來た。何處か面ざしがお房さんに似てゐた。女は辯解的な口調で、警戒と探索の眼を私の胸もとに閃めかせながらいつた。

「全く姉には困り果てましてねえ――姉は何處か遠方へゆくとか、二三年前から申して居りましたが、いゝえあなた、皆でとめたのでございますよ、どうしてとめた位できくやうな姉の氣象ではござんせんからね。好いやうにさせたがいゝと思つていますとあなた、十日許り前に出たつきり、姉からは何ともいつて參りません。多分あなたさまの處にでも御厄介になつてる事と思つてゐたんでございますの……」

それからお房さんの妹は冷然と他人の事のやうにいつた。

「それにあなた商賣をした者は、年を老つても何となしにその癖が脱けませんですね、年寄りの癖にあの媚態(しな)が厭らしいつて、息子達が嫌ふんでございますよ」

お房さんのその妹の最後の言葉が、私に始めて、全く身の置き所のない彼女であつたといふことを、ほんとに知らしめた。

Au fond d'une maison longue (nagaya) située dans une ruelle entre un fripier et un marchand de riz, je finis par trouver le logis que je cherchais.

À l'entrée, près de la porte d'entrée grande ouverte, la cuisine révélait une famille nombreuse : les ustensiles du déjeuner, encore sales, s'alignaient en rang.

Après avoir appelé plusieurs fois, une femme d'une quarantaine d'années apparut. Une certaine ressemblance avec Ofusa-san se lisait dans ses traits. D'un ton plein d'excuses, tout en m'observant avec un mélange de méfiance et de curiosité, elle déclara :

"Ma sœur nous a vraiment mis dans l'embarras... Voilà deux ou trois ans qu'elle parle de partir au loin. Nous avons tout fait pour la retenir, bien qu'elle n'ait jamais écouté personne. Nous pensions qu'elle finirait par se calmer, mais voilà dix jours qu'elle est partie sans un mot. Je me disais qu'elle devait être chez vous..."

Puis, la sœur d'Ofusa-san ajouta avec une froideur détachée :

"Et puis, vous savez, celles qui ont fait ce métier... Même vieilles, elles gardent ces manières. Ces simagrées de vieille femme, mes fils ne peuvent pas les supporter."

Ces derniers mots me firent enfin comprendre à quel point Ofusa-san n'avait nulle part où aller.

それから半年ばかり經つたある日、買物の包み紙になつてゐた、餘り有名でない日刊新聞の社會面の下の方に、街の出來事といふ欄を發見した。老女の自殺といふ四行ばかりの記事であつた。

三十日午前五時谷中天王寺町四五淨光院殿内墓標裏に、年齡五十歳位頭髮五分刈の女の屍體發見さる檢視の結果自殺と判明す身元不詳。

頭髮五分刈といふ活字が鋭く私の胸を刺した。暇ごひに來た時のお房さんの姿が眼に泛んで來て、消さうとしても消えない。一生放れないものゝやうに纒はりついてくる。

だが、日が經つにつれて、新聞の雜報欄等を煩はさない自殺者が日々に幾らあるか知れないのに、たまたま新聞に載つたそれが、必ずしも彼女だと斷定することはできないやうに思はれて來た。

そして今では、坊主頭のお房さんの姿も、生活に押し流されて行つた自殺者の大群と一緒にしか考へられなくなつた。

鏡は、上を向いたまゝ茶棚の隅に、白い埃に掩はれてゐる。

Environ six mois plus tard, je tombai sur un entrefilet dans les pages locales d'un journal peu connu que j'utilisais comme papier d'emballage. Quatre lignes à peine sur le suicide d'une vieille femme :

"Le 30 à 5h du matin, derrière une stèle du temple Jōkō-in, 4-5 Tōno-ji-chō, Yanaka, découverte du corps d'une femme d'environ 50 ans aux cheveux coupés ras. Le médecin légiste conclut au suicide. Identité inconnue."

Les mots "cheveux coupés ras" me transpercèrent la poitrine. L'image d'Ofusa-san lors de sa dernière visite me revint, impossible à chasser, comme une ombre indélébile.

Pourtant, avec le temps, alors que tant de suicidés anonymes ne font même pas les faits divers, je me mis à douter qu'il s'agisse d'elle.

Aujourd'hui, je ne peux plus penser à Ofusa-san la tête rasée qu'en l'imaginant emportée dans le flot anonyme des désespérés.

Le miroir, toujours face au ciel, repose dans un coin de l'étagère à thé, recouvert d'une épaisse couche de poussière blanche.

底本:「帰郷」小山書店

1938(昭和13)年9月20日初版発行

1938(昭和13)年9月15日北川武之輔印刷

底本の親本:月刊誌「女人芸術」8月号

1928(昭和3)年8月1日女人芸術社発行

入力:林幸雄

校正:大野裕

ファイル作成:野口英司

2000年12月31日公開

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